Seydou BADIANE

NdadjeTweetup #2, un rendez-vous à ne pas manquer !

ndadjetweetupEn partenariat avec Seneweb, le premier NdajeTweetup a été organisé le 1er août passé, par la communauté des blogueurs du Sénégal. Une rencontre qui avait réuni plusieurs  acteurs des TIC, entrepreneurs web, blogueurs, web activistes, etc. Ce qui avait permis aux participants de partager leurs innovations et créations sur les technologies de l’information et de la communication.

Le 1er octobre prochain, c’est l’ambassadeur des Pays-Bas au Sénégal, son Excellence monsieur Pieter Jan Kleiweg de Zwaa qui va accueillir la communauté web du Sénégal.

Son collègue ambassadeur, un diplomate et un utilisateur des réseaux sociaux, son Excellence monsieur John Marshall, ambassadeur de la Grande Bretagne au Sénégal sera présent pour partager son expérience dans l’utilisation de ces nouveaux outils du web 2.0.

Comme c’est une rencontre pour parler d’Internet, il serait intéressant d’avoir le représentant du pays où Internet, cette toile, a connu ses premiers pas, je veux nommer les USA. Ainsi, son Excellence monsieur Lewis Lukens, ambassadeur des États-Unis sera de la partie.

Avec trois thèmes, cette rencontre sera très riche dans son programme.

D’abord, les blogueurs aborderont « les techniques, les outils et les retombées du blogging »En effet, les contenus issus de cet outil occupent une place importante sur la toile.

Ensuite, un sujet qui est toujours d’actualité, sujet qui n’a pas encore trouvé un consensus, entre les principaux acteurs de l’information et de la communication en ce 21è siècle : journalistes et blogueurs.

Du coup, « quelle crédibilité » a cette information que ce passionné du web, ce blogueur ou encore ce journaliste citoyen met en ligne ? Des spécialistes essayeront de répondre à cette question, qui sera l’objet du deuxième thème.

Enfin, de nos jours, nous pouvons dire que dans toutes les activités de l’Homme, Internet peut y avoir une grande influence. Beaucoup d’opportunités existent sur  le web. Aujourd’hui, on entend de plus en plus parler de nouveaux métiers, des métiers d’avenir, tournés exclusivement sur internet.

C’est dans ce cadre que « les métiers du Web, une nouvelle façon de créer, promouvoir et vendre » sera aussi abordé par les créateurs de contenus web.

Avec un tel programme, et la participation de ces trois ambassadeurs, la deuxième édition du NdadjeTweetup est un rendez-vous à ne pas manquer, si vous êtes passionné des technologies de l’information et de la communication.

La participation est gratuite. Par contre, nous demandons juste de vous inscrire.

Pour rappel, vous pouvez suivre en live tweet l’événement ou participer avec  le mot-dièse #TewTweet.


Y’en a marre de la pénurie d’eau à Dakar !

eau dakar penurie« L’eau est revenue ! »   L’eau ! L’eau est là ! « 

Certains d’entre vous sauront que c’est pour rappeler un dessin animé : Kirikou et la sorcière

« Dans le village, l’eau et les hommes avaient disparu. Les femmes pleuraient et tremblaient devant la sorcière. Kirikou seul savait où trouver notre grand-père. Kirikou mon ami nous a redonné la vie. « 

Ce bébé avait redonné la vie à ces populations privées d’eau durant une longue période.

Ah oui, aujourd’hui, le Sénégal a besoin de ce bébé, le Sénégal a besoin de Kirikou.

Nous savons tous  que l’eau est indispensable à toute existence, à toute forme de vie. Sans eau, ni le monde animal, ni le monde végétal n’existera pas. Donc, l’eau est la source de toute vie.

« L’eau est un des quatre éléments classiques mythiques avec le feu, la terre et l’air, et était vue par Empédocle comme l’élément de base de l’univers. »

C’est cette eau, cet élément de base de la vie humaine, que la Société des eaux (SDE) a privé Dakar, la capitale sénégalaise depuis six jours.

L’eau ne coule plus dans la capitale du pays dirigé par Macky Sall.

Oui « Deuk bi dafa Macky » !

En effet, c’est le terme qu’utilisent, depuis des mois, les Sénégalais pour dire que « Le pays va mal », « Pas d’argent dans le pays », « Rien ne va dans le pays ». Du coup, Macky rime forcément, et sans rime, avec « vie dure ».

Actuellement, les gens à Dakar sont fatigués, épuisés, les gens en ont marre de cette pénurie d’eau.

Au lieu de dire la vérité, la SDE essaie de la dissimuler en nous promettant chaque jour le retour normal de l’eau au lendemain.

MANQUE D'eau dakarDu jamais vu dans la capitale sénégalaise

Personne ne pensait qu’à Dakar les femmes allaient parcourir des kilomètres à la recherche du liquide précieux dans des puits. Personne ne pensait qu’à Dakar on pouvait reculer si loin  dans le temps, pour vivre des situations qui existaient il y a de cela trente ans. Des situations que les Dakarois ne voyaient qu’à travers le petit écran.

Ces jours quand on se réveille, la première chose qui nous préoccupe, c’est d’aller parcourir la ville de quartier en quartier à la recherche d’un puits afin d’avoir un peu d’eau. Ce qui fait perdre beaucoup de temps à ceux qui doivent se rendre au travail. Les domestiques sont de plus en plus fatiguées, car obligées de trouver l’eau qu’elles utilisent.

Les femmes qui lavaient les habits dans différents coins de Dakar et y gagnaient leur vie n’arrivent plus à travailler, n’arrivent plus à encaisser un sou dans la journée.

Les jeunes qui lavaient les voitures partout dans la ville, n’arrivent plus à travailler correctement.

Les jeunes filles et les jeunes garçons qui vendaient de l’eau, de l’eau fraîche dans les rues restent du matin au soir les bras croisés. Plus d’espace dans les lingeries.

Ces jours-ci, tous les moyens sont bons pour avoir et transporter de l’eau : brouette, pousse-pousse, charrette, voiture, etc. L’essentiel c’est d’en trouver, quelle que soit la distance, elle sera transportée.

EAU DAKARMais ce qui est grave, c’est surtout le risque de maladies. En effet, l’eau utilisée durant ces jours n’est pas potable. Dans certains quartiers, les ménages se servent de l’eau issue de fosses non fonctionnelles.

Ce qui a sauvé un peu les familles, c’est la pluie. A  chaque fois, elles en profitent pour remplir tout ce qui est récipient dans la maison.

En conséquence, les populations sont exposées à toutes sortes de maladies, surtout au choléra. Dans ce cadre, les conséquences peuvent être graves et catastrophiques sur le plan  sanitaire.

Je me demande comment peut-on priver plus de 2 600 000 d’habitants d’eau pendant six jours. Et ne pouvoir donner aucune explication,  sinon, c’est à cause d’une panne, la situation va revenir à la normale, dans quelques heures ou demain, etc. Donner chaque matin le même discours.

Je dirai simplement que c’est de la négligence et un manque de respect de la population.

Un pays qui ne peut ne pas réparer une panne aussi grave de conséquences et avec un si grand impact social.

Mais ceci ne devrait pas être surprenant  si nous savons que tout ce que le pays dispose comme infrastructure date d’au moins  plusieurs dizaines d’années. Par conséquent, il est courant que ce matériel tombe souvent en panne ou qu’il ait des dysfonctionnements.

BUXdl0LIAAAdrB5Négligence et non-respect des populations

On peut se demander comment deux sociétés dans un seul domaine et pour un petit pays comme le nôtre ne peuvent pas gérer correctement la distribution d’eau?

Et pourtant, d’un côté, il y a « la SDE qui est chargée de l’exploitation des installations, de l’entretien de l’infrastructure et du matériel d’exploitation, du renouvellement du matériel d’exploitation ainsi que d’une partie du réseau de distribution d’eau potable. »

Et d’un autre côté, nous avons la SONES, Société nationale des eaux du Sénégal qui «est chargée de la gestion du patrimoine de l’hydraulique urbaine, du contrôle de la qualité de l’exploitation et de la sensibilisation du public. »

Comment ces deux soi-disant sociétés, avec les milliards de francs Cfa des Sénégalais ne peuvent –elles pas trouver rapidement une solution à un problème d’une telle ampleur.

Une véritable catastrophe, c’est cela que les Dakarois sont en train de vivre depuis six jours. Un crime de la part des responsables qui dirigent ces deux sociétés.

BUYhd_AIAAAiioKCette situation, permet aussi de constater l’absence de concurrents dans le domaine de l’eau. Avec une seule et unique distributrice, évidement, quand il y a problème, les conséquences seront ressenties par tous.

Il y a une énorme carence de sérieux chez le Sénégalais à qui on confie la chose publique. Partout où les agents de l’État travaillent, on y note un manque de sérieux, de rigueur. Or, ces mêmes personnes dans le privé n’oseraient pas se comporter ainsi. Ainsi, des secteurs comme l’eau et l’électricité devraient être confiés à des privés pour mettre fin à ces calvaires fréquents dans le pays.

Nous rappelons que les populations commencent à manifester dans différents quartiers. Et si ça continue, nous assisterons sûrement  à des insurrections.

On n’en peut plus !


Sénégal : quand les jeunes de Mbour se mobilisent pour dire STOP aux accidents de route

mbour_accident_marche des jeunesLe samedi 31 août, le collectif des jeunes de Mbour a organisé une marche pour dire stop aux accidents.

Au Sénégal, presque chaque jour on annonce des accidents mortels sur les routes. Et cela depuis une dizaine d’années. Malgré ces pertes humaines, les autorités ne font que des discours. Aucune mesure fonctionnelle n’est prise.

Par conséquent, les jeunes de Mbour ont décidé de se faire entendre par nos autorités, afin qu’elles prennent toutes les mesures adéquates et applicables qui permettront d’arrêter ces accidents.

Ces jeunes ont porté la voix de tous les autres jeunes et de toute la population sénégalaise. Car, même si le plus grand nombre d’accidents se passe dans le département de Mbour, les personnes qui y perdent leur vie viennent de diverses régions du Sénégal.

Ainsi, dans leur mémorandum, le Collectif des jeunes de Mbour a fait une liste de l’origine des accidents et aussi des propositions qui  permettront de les diminuer.

 « L’absence de ralentisseurs, de passages cloutés, de panneaux  de limitation de vitesse et d’éclairage. 

L’autre problème que nous constatons  est l’insuffisance d’éléments au niveau du dispositif sécuritaire sur la RN1 (Route nationale numéro 1). » Voilà quelques causes d’accidents notées.

En ce qui concerne les solutions, nous pouvons lire ceci :

La mise en place de « ralentisseurs, passages cloutés, panneaux à limitation de vitesse et l’éclairage de la voirie.

 La sécurité routière avec le renforcement du dispositif – éléments de circulation  – plus de présence pour le contrôle.

En outre nous demandons l’évaluation du programme PRECOL avec la voie de contournement, la qualité de l’ouvrage, et la nécessité de prolonger à partir de Malicounda pour contourner Mbour  et autres (agressions, modernisation de la ville). Les autres pistes de solution que nous proposons sont l’utilisation du transport fluvial et ferroviaire qui est une réelle solution pour régler les problèmes  routiers avec des milliers de morts par année. »

Le directeur des transports routiers rassure

M. Wade, directeur des transports routiers était venu participer à la mobilisation sous instruction du ministre des Infrastructures et des Transports.

Dans sons discours il a rassuré que « le président Macky Sall est en train de prendre en main cette affaire. Et c’est dans ce cadre que l’autoroute aéroport de Diass jusqu’à Mbour sera érigée, et c’est dans ce cadre aussi que la ville sera contournée par les véhicules qui auront à aller de Dakar vers Bamako. » Il confie que des solutions seront apportées du point de vue infrastructures mais les techniciens aussi joueront leur rôle. Des brigades mixtes seront mises en place et ils feront de telle sorte que les jeunes des différentes localités participent au contrôle et à la surveillance des routes qui traversent leurs cités.

accident senegal
Crédit-rewmi.com

Différents facteurs expliquent ces multiples accidents de la route au Sénégal

D’abord, c’est la vétusté du parc automobile. Presque toutes les voitures qui assurent le transport public au Sénégal  sont très vieilles, elles ne devraient pas circuler. Car d’après les statistiques du centre de contrôle technique des véhicules depuis 2011, pas moins de 992 982 véhicules ont été contrôlés. Et, 43% ont un problème de frein, 34% ont un problème de direction et 23%, un problème d’éclairage. Or, tous ces éléments sont incontournables pour le bon mécanisme d’une voiture. C’est le frein, la direction et la lumière qui font  un véhicule.

Et pourtant, quand on questionne  les conducteurs  ils répondent qu’ils ont effectué la visite technique. Donc, ce qui veut dire qu’ils peuvent circuler. Comment peut-on ne pas enregistrer chaque jour des morts par accident de la route ?

Mais aussi notons que, le plus grand nombre de ces personnes n’emmènent pas leurs voitures pour la visite technique. Elles donnent juste une somme d’argent pour s’acquérir d’un justificatif de visite technique. Ce qui veut dire qu’il y a des faussaires au sein et hors du Service de contrôle des automobiles.

Ensuite, il y a l’insouciance, l’indifférence des Sénégalais, conducteur comme piéton. On dit, Sénégal, pays de la Teranga mais, j’ajouterai, Sénégal pays de l’indiscipline. Ici, ni le conducteur, ni le piéton ne respecte le code de la route. Chacun ne se préoccupe que de ses intérêts personnels. Le chauffeur double les autres voitures comme il le veut ne se soucie jamais du code de la route. Il ne s’arrête jamais devant un feu rouge. Un Sénégalais dans la rue, marche comme il le veut, ne se soucie jamais du code de la route. Il traverse n’importe où, comme s’il n’existait pas de passage pour piéton  ou de passerelles.

Les chauffeurs sont indisciplinés, ils ne pensent qu’à arriver à destination. Les accidents qui causent le plus de morts, c’est avec les bus qui assurent le déplacement des populations de Dakar vers les autres régions du pays. Mais aussi de l’intérieur du pays vers la capitale sénégalaise. Et ce qui est inquiétant, c’est que ces bus sont conduits par des jeunes non expérimentés et indisciplinés qui n’ont aucune responsabilité.

Mais aussi, il faut signaler qu’il y a une manque de considération à l’égard des chauffeurs. En réalité,  ils ne sont pas assurés. Au Sénégal, seuls les passagers qui sont assurés en cas d’accident mais, pas le chauffeur qui conduit le véhicule.

 En 2002 après  le bateau Diola, tout le monde se disait : c’est fini pour ce phénomène de surcharge. Mais c’est encore pire actuellement. Chaque jour des véhicules super-surchargés passent devant les policiers et rien, aucune sanction.

Si vous ne le savez pas, sachez qu’au Sénégal, la corporation la plus corrompue c’est la police.

C’est pourquoi je dis que les policiers de la circulation routière occupent une grande part de responsabilité dans la cause des accidents. Au lieu de sanctionner, ils laissent partir les conducteurs qui ne sont pas en règle et qui commettent des infractions devant eux juste avec un billet de 1.000F CFA (1,5 € environ).

Tout Sénégalais le sait. Quand un policier te demande ton permis de conduire après une infraction, il suffit d’insérer ce billet à l’intérieur. Il te laissera partir sans problème.

Où est la morale professionnelle de ce métier, où est la dignité ? Néanmoins et heureusement qu’il y a des exceptions.

Et pourtant c’est à la police de régler cette indiscipline générale chez les conducteurs mais malheureusement, divinité argent est passée par là.

Le mauvais état des routes est aussi un facteur qui peut dégrader les voitures et causer des accidents quand les conducteurs y passent avec vitesse.

La route la plus désagréable, la plus déplorable, la plus lamentable est celle qui relie Kaolack et Fatick. Cela fait des années que des milliers de voitures y passent, et malgré les accidents, l’Etat sénégalais ne s’en soucie pas.

Les autorités doivent prendre des mesures appropriées pour régler cette situation. Car chaque année des centaines de jeunes, des soutiens de familles, des pères de familles, des femmes et des enfants nous quittent à causent du manque de discipline d’un chauffeur ou de la vétusté d’un véhicule. Le policier doit être plus digne pour effectuer correctement le travail qui fait que les Sénégalais le payent chaque fin du mois. Le chauffeur aussi doit être plus discipliné.


#NdadjeTweetup – Sénégal : Quand les créateurs de contenus web se réunissent

tewtweet

Pour la première fois au Sénégal, les créateurs de contenus sur la toile se sont réunis pour échanger sur leurs expériences et innovations dans le domaine des TIC.

Avec une blogosphère très active, la jeunesse sénégalaise a apporté des innovations remarquables en matière d’utilisation des réseaux sociaux.
Aujourd’hui, il inspire beaucoup de jeunes dans les pays environnants dans la manière de se servir  des nouveaux médias pour un apport plus bénéfique aux populations.
Par conséquent, il serait nécessaire que les acteurs se réunissent pour consolider toutes ces opportunités et toutes ces expériences.
La communauté des blogueurs en partenariat avec Seneweb, ont donné l’occasion à plusieurs utilisateurs des technologies de l’information et de la communication, dont des blogueurs et blogueuses d’autres nationalités de se retrouver à l’hôtel Villa Racine  pour partager leurs motivations dans la création de contenus « made in Sénégal ».
Ils sont des web-entrepreneurs, ils sont des innovateurs!
On a dit #NdadjeTweetup, rencontre entre les utilisateurs de Twitter, les blogueurs, etc. Donc, dans un tel lieu le micro ne chômera pas certainement. C’est pourquoi différents orateurs se sont succédé devant ce public de geek pour expliquer les activités qu’ils sont en train de mener sur la toile. Et parmi eux nous avons :
Innove4Africa
El Hadji Ahmadou Demba Ba nous a présenté Innove4Africa qui est « un programme de Fellowship pour les jeunes entrepreneurs sociaux africains qui apportent des solutions novatrices face aux défis que rencontrent nos communautés. Et c’est un programme qui récompense les meilleurs projets par un Prix de 4000 $ USD, une retraite de formation à Dakar, du coaching-mentoring et d’autres opportunités. »
Terangaweb
D’après le speaker Hamidou Anne, « Terangaweb -L’Afrique des Idées est un think tank qui promeut le débat d’idées sur l’Afrique et met la jeunesse au centre de son action.
Ce qui motive son engagement au côté des blogueurs, cyber-activistes et acteurs du web 2.0 qu’elle soutient et encourage notamment en les impliquant dans tous ses événements : en avril Amy Jeanne Diop a co-animé la conférence de lancement à Dakar et bientôt en septembre le journaliste Blogueur  Basile Niane ( @basileniane ) interviendra au Terangaweb Talk. »
Mackymetre
 El Hadji Daouda Diaw nous a parlé de sa plateforme du nom de Mackymetre.
 » Mackymetre.com est un outil de fact checking qui permet au peuple sénégalais de suivre l’état d’avancement des promesses électorales du Président Macky SALL, de noter leur niveau de satisfaction et d’échanger sur les questions concernant le Sénégal.  »
ITMag ou la veille technologique 

Mountaga Cissé ( @mountcisee ), consultant, formateur spécialisé en nouveaux médias nous a présenté Itmag.sn,   » un portail de veille technologique qui traite l’actualité des secteurs des télécommunications, de l’informatique et des médias »

Maketbi

Pape Lo a présenté Maketbi.com, « un site  qui permet de consulter et de déposer vos petites annonces gratuites d’achat et de vente d’occasion de toutes sortes au Sénégal. »

On-umami
Khaly Fall, quant à lui a expliqué les objectifs  d’On-umami.com « est une plate-forme bilingue qui permet aux blogueurs, chanteurs, écrivains, chauffeurs, photographes, stylistes, cinéastes, artistes, tweetists et Facebookeurs de définir et de partager ce qui est chaud, frais, fort et profond à travers le continent. On-umami vous permet de créer des communautés autour des questions auxquelles vous tenez, allant de la mode et de la beauté aux avancées technologiques et aux élections. »
#Kebetu, Sunu2012 et Sunucause
Ce sont trois noms  que vous avez certainement entendu parler ou même que vous avez utilisez à travers Twitter. On ne peut pas parler de blogging, de réseaux sociaux au Sénégal sans les évoquer. C’est pourquoi, Cheikh Fall ( @cypher007 ) est  revenu sur les motivations qui ont été à l’origine de ces trois noms célèbres sur la twistophère sénégalaise. Une intervention axée surtout sur la plateforme sunucause.com qui est une manière d’utiliser les réseaux autrement.
Social Net Link,  plateforme des nouveaux médias
Seydou Badiane a présenté Socialnetlink.org, qui « est une plateforme des nouveaux médias, mise en place par une équipe de blogueurs et de journalistes. C’est un portail que ces derniers utilisent pour informer les internautes, les geeks sur  les nouveaux médias et actu web au Sénégal avec des analyses, des dossiers, des reportages sur le terrain, des entretiens, etc.
Social Net Link est ouvert à tous, du coup chacun peut y participer en publiant des articles qui ont une relation avec les TIC. »
La liste des innovations présentées durant ce #NadjeTweetup  n’est pas exhaustive. Ainsi, noter que d’autres projets ont été présentés au public.
tewtweetsenegal La grande nouveauté, c’est que,  pour la première dans ces types de rencontres entre geeks, on voit des blogueuses spécialisées sur la mode. Des personnes qui bloguent pour une autre passion, différente de celles qui sont connues sur la blogosphère sénégalaise.
Ainsi, nous avons eu à écouter :
Gaëlle, blogueuse mode sénégalaise vivant à Paris
« Gaëlle Vanessa Prudencio surnomée  Vanoue est l’auteur du blog The Curvy.
Elle y partage depuis 2007 les aventures vestimentaires d’une femme ronde vivant dans la capitale de la mode : Paris.
A travers ses écrits, ses looks, le port des cheveux naturels et ses rencontres, Gaëlle a su faire de sa différence une force pour travailler sur l’acceptation de soi et passer outre le regard de l’autre. 
Vanoue a réussi à imposer son style et son énergie en devenant tantôt cover girl de Winkler Magazine, égérie pour Pauline et Julie ou encore invitée dans les clips de Passi et Inna Modja. 
Aujourd’hui désireuse de permettre à ses compatriotes sénégalaises d’accéder à une mode tendance et de qualité, Vanoue a lancé la Curvy Boutique à Dakar en juillet 2013: une boutique éphémère proposant des vêtements à partir de la taille 42. » 
Mya Gueye, Fashion Gourou
Mya Gueye, est chroniqueuse à la Radio Télévision Sénégalaise. Elle a évoqué ce qui lui a inspiré à se lancer dans le blogging via son projet Mya Studio dont la » mission exclusive est de réveiller votre style. »
En effet, c’est un  » studio virtuel spécialisé dans la vente d’articles de beauté et le conseil en image. »
Actuellement, suivie pas plus de 8.000 internautes, Mya a fait de sa page Facebook « un espace de rencontre entre la mode, la beauté et le bien être. »
Le partenaire, Seneweb.com, un géant de la presse en ligne de l’Afrique francophone
Ce grand rendez-vous avait démarré avec une présentation du partenaire Seneweb par le représentant Basile Niane, qui est journaliste –blogueur, en même temps initiateur de ce #NdadjeTweetup.
Dans sa présentation, nous pouvons retenir que ce portail  d’information est le plus visité de l’Afrique francophone. Ainsi, il enregistre plus de 8 millions de visites par mois et peut faire jusqu’à 5. 000 visites en temps réel. Des visiteurs  qui sont très actifs car ils commentent les articles et envoyaient leurs contributions pour qu’elles soient publiées.
C’est ce qui explique la création de plus de 1.400 blogs en quelques semaines, lorsque Seneweb.com a donné la possibilité aux lecteurs d’en créer. Aujourd’hui, la plateforme compte plus de 3.600 blogs. Et parmi ces derniers les meilleures productions, celles qui peuvent intéresser le plus aux internautes sont mis à la une sur le site.
Cependant, il y a un côté que les visiteurs n’apprécient pas beaucoup chez Seneweb, c’est l’absence de modération en ce qui concerne les commentaires. Evidemment, comme c’est sur le web, les visiteurs se cachent derrière des pseudonymes pour poster des commentaires pas du respectueux. Ils se permettent d’écrire n’importe quoi sur n’importe qui et sur tout ce qui est publié. C’est vrai que chacun a son mot à dire sur un sujet qu’il lit mais pas la manière dont ça se passe sur ce site.
944584_687157601301670_973702677_nLe Journal Rappé avec Xuman et keyti
Vous avez peut-être entendu parler du Journal Télévisé  Rappé qui a fait le tour de la toile et le tour des médias à travers le monde. Une initiative de deux célèbres rappeurs sénégalais, en l’occurrence, Xuman et Keyti qui sont venus eux aussi  partager leur expérience.
Cette innovation de taille dans la musique a incité l’assistance à se prononcer  lorsque Keyti a soulevé la question sur la procédure que Seneweb emprunte pour utiliser les vidéos des artistes, et particulièrement celles du célèbre JT Rappé. A cet effet, diverses explications ont été données pour clarifier  comment peut-on gagner de l’argent avec des vidéos sur Youtub, avec les types de comptes que nous pouvons créer,  comment le décompte des nombres de vus se faitet comment doit-on copier une vidéo sur un site sans pénaliser l’auteur qui la posté sur YouTube.
En revenant sur ce qui leur a inspiré à une telle initiative, Xuman explique que « c’est une manière de continuer à rapper mais surtout, et surtout une manière de survivre. Car maintenant c’est très difficile de réussir dans la musique que nous faisons mais on est appelé à survivre dans ce métier. Et le seul moyen que nous avons aujourd’hui c’est les médias sociaux qui nous servent de  lien entre la musique que nous faisons et les utilisateurs de ces outils. »
Ce que son collègue Keyti a confirmé en disant qu’on assiste à une crise de l’industrie de la musique et il faut d’autres moyens pour faire de la musique. C’est la question que doivent se poser les artistes, comment survivre dans cette crise ? Et pour eux le moyen c’est le net.
Mais il se pose un problème de rentabilité. En effet, « au Sénégal ceux qui travaillent avec internet, sur internet ne croient pas réellement à ce que internet pourrait apporter car ils ne font pas d’investissement dans ce domaine. Ils veulent que le produit remmène des sous mais ne veulent pas y mettre des sous pour le promouvoir. Il faut  investir sur un produit qui va sur le net et non attendre que ce produit fasse du buzz. »
En parlant de rap, notons aussi que le rappeur Simon était de la partie.
huawei sénégal La participation de Huawei Sénégal et de l’ADIE
La participation surprise a été celle de Huawei Sénégal qui a offert 10 modems routeurs wifi d’une valeur de 600.000 fcfa  à la communauté des blogueurs du Sénégal. D’après le représentant de la dite société ces modems permettront aux blogueurs de bien bloguer partout où ils seront.
Quant au représentant de l’Agence de l’Informatique de l’Etat (ADIE ), il a incité les blogueurs à la création de contenus. « Nous devons nous investir dans la création de contenus pour que l’Afrique participe à cette révolution numérique que nous assistons. »
Coders4africa et senejug
 Amadou Daffe de l’ong Coders4africa ainsi que Lamine BA de S enejug ont participé  via Hangout mais la connexion internet nous a fait faux bond.

Amnesty international
Amnesty a pris part au ndogoutweet et a présenté sa campagne de lutte contre l’impunité dénommée « Contre l’oubli, pour la justice ». La vidéo 100 coupables a été réalisée en partenariat avec 7 grands noms du hip hop sénégalais notamment Simon Bisbi Clan,Thiat Keur gui, Keyti, Drygun Yatfu, Books Sen Kumpe, Beydi Bideew bu bess,Djiby da brains Pour permettre aux internautes de donner leurs opinions sur la torture au Sénégal, le hashtag #sangcoupables a aussi été crée. Pour ceux qui sont plutôt Facebook, le groupe « Contre l’oubli, pour la justice » est mis à leur disposition.

Comme c’était la première fois, cette rencontre était initié sous le nom de #NdadjeTweet, hastag très long d’après les avis. Par conséquent, un vote a été organisé pour choisir un nom avec moins de lettres qui sera utilisé aussi sur Twitter.
Sur 24 propositions, #TewTweet, celle de Aboubacar Sadikh Ndiaye a remporté le plus grand nombre de voix. Désormais, la rencontre a pour nom, #TewTweet. Et les initiateurs comptent l’organiser chaque mois.


La communauté des blogueurs du Sénégal et Seneweb organisent le 1er #NdadjeTweetup

Blogueur-du-senegal

Le jeudi 1er août 2013, pour la première fois, la communauté de blogueurs du Sénégal organise un #NdadjeTweetup (rencontre des utilisateurs de twitter) avec un soutien mémorable de Seneweb.com.

 Une occasion qui permettra aux  blogueurs de discuter, d’échanger sur  leurs expériences pour ainsi découvrir toutes les opportunités du blogging.

Les blogs ont commencé à prendre de l’ampleur vers les années 1990. De nos jours, ils occupent une place importante en matière de contenus sur le web.

Sur cette toile mondiale libre et ouverte, où chacun s’exprime sur tout ce qu’il veut, le Sénégal ne doit pas être en reste dans ce rendez-vous du donner et du recevoir. Les blogueurs doivent mettre du contenu sénégalais, fait par des Sénégalais. Ainsi, informer, et partager leurs pensées, leurs sentiments, leurs expériences et leurs opinions avec  d’autres internautes à travers le monde.

Une remarque facile à faire, on voit les mêmes sujets revenir dans la presse classique. Ces médias reprennent les mêmes informations, avec les mêmes thèmes. Par conséquent, c’est aux blogueurs de changer la donne, de permettre aux internautes de lire et de découvrir autre chose que la politique, les faits divers et le people. C’est aux blogueurs de montrer l’autre partie du Sénégal, donner à voir la culture sénégalaise si nous pouvons le dire ainsi. C’est seulement cela qui permettra d’avoir du contenu made in Sénégal sur le web. Et il faut savoir que ce dernier a une influence capitale en matière d’information et de communication aujourd’hui. C’est un canal pragmatique dans le partage de contenu.

De nos jours, son rôle dépasse de loin ses objectifs premiers. En effet, c’est un instrument efficace dans la pluralité de l’information, la liberté d’expression et la démocratie. Il permet de partager une information autre que celle véhiculée par les médias classiques, qui sont, le plus souvent,  limités dans leurs analyses.  Par conséquent, le blogueur s’exprime, partage librement ses opinions et ses convictions sur les différents sujets d’actualités dans sa société.

C’est tout cela que Seneweb.com, premier site web de l’Afrique francophone le plus visité, a compris en soutenant la blogosphère sénégalaise dans l’organisation de cette rencontre qui permettra aux blogueurs de discuter largement de leurs activités sur la toile.
Vous le savez sans doute, Seneweb ce n’est pas seulement un portail d’information, c’est aussi une plateforme de blogging. Actuellement, on compte par milliers le nombre de blogs qui y sont créés.

Retenez que ce premier #NdadjeTweetup est aussi un #NdogouTweetup et il aura lieu à l’hôtel Villa Racine à partir de 16h.

Si vous voulez participer, il suffit de vous inscrire.

Internautes sénégalais, arrêtons d’être des consommateurs de contenus, soyons des producteurs de contenus. Et pour cela, il faut bloguer. Chacun à des tas de choses à partager. Partagez-les avec le reste du monde. Aujourd’hui, internet, c’est essentiellement le web 2.0, du coup pour être un vrai internaute, il faut être un adepte du web 2.0.


Sénégal : des internautes lancent une pétition pour la réduction des tarifs de téléphone et une meilleure qualité des services

pétition raac

 

SI TOI AUSSI TU TE SENS ARNAQUER PAR ORANGE !!! est le nom d’un groupe créé sur Facebook il y a de cela un an et qui compte aujourd’hui plus de 16.500 membres. Comme son nom l’indique, c’est un espace où se retrouvent des internautes qui sont clients d’Orange, premier opérateur de télécommunication au Sénégal.
Depuis une année, plusieurs utilisateurs partagent, contestent, par des commentaires, captures d’écrans et images les différentes formes « d’arnaques » qu’ils subissent chaque jour en utilisant les services de cet opérateur qui a fait un bénéfice consolidé de plus de 91 milliards de francs CFA  à la date du 30 juin 2013.

Suites aux discussions et demandes permanentes des membres qui ont souhaité que cette contestation en ligne soit transposée en actes concrets sur le terrain, les responsables du groupe ont réussi à obtenir un récépissé. Ainsi, à travers ce groupe, l’association dénommée Réseau Anti Arnaque aux Consommateurs (RAAC) est née au  mois d’avril passé.
Mais ces utilisateurs très frustrés vont encore plus loin, car depuis ce vendredi, 26 juillet, une pétition en ligne a été lancée «  pour la diminution des tarifs de téléphone, arrêt des pubs trompeuses, portabilité, etc. « 
Ce qui a motivé cette pétition
D’après les initiateurs :
 La nouvelle gamme qui, d’après Orange, permet à chacun des clients Prépayé, S’cool et Door Waar d’avoir un avantage spécifique adapté à son profil, n’est qu’une « grande campagne de hausse déguisée des tarifs. « 
« Expresso Sénégal fournit des offres de plus en plus avantageuse, mais avec une qualité de réseau qui se détériore de plus en plus. Il devient en effet impossible, à certaines heures de communiquer correctement via le réseau de cet opérateur. Il s’y ajoute un service clientèle qui est souvent injoignable. »
« Les clients du réseau Tigo décrient le débit de connexion internet de leur opérateur et le non respect de l’octroi du bonus lors de certaines campagnes de promotion. « 
L’objectif fixé de cette pétition, c’est de « récolter 5.000 signatures pour mettre fin aux abus et pour la diminution réelle des tarifs de téléphone au Sénégal. « 
Aujourd’hui, mal gré les tarifications élevées, mal gré la mauvaise qualité des services et mal gré les publicités mensongères, il sera difficile du côté des consommateurs, d’exclure l’utilisation du téléphone et de l’internet dans leurs vies à l’heure actuelle.
Par conséquent, la solution, c’est le refus, c’est l’engagement, etc.
Si tous les Sénégalais disent non ! Sûrement l’objectif sera atteint. Nous consommateurs, nous serons respectés par ces opérateurs.

Pour signer, c’est par ici.


UCAD2, le nouveau réseau social créé par un Sénégalais

ucad2
UCAD2 est un réseau social mis en place par Mamadou Diagne, un informaticien sénégalais et entrepreneur dans le domaine des technologies de l’information et de la communication.
Ce réseau « a pour objectif de créer une communauté virtuelle qui relie tous les étudiants sénégalais en leur donnant des outils de partage de l’information et de soutien. « 
Ainsi, les étudiants et professeurs ont la possibilité d’avoir leurs profils en tant que membres du réseau pour retrouver leurs amis et aussi l’opportunité de créer des blogs. Ces derniers permettront aux étudiants de parler de la vie dans les universités et campus sociaux. Pour les professeurs, c’est l’occasion de partager les cours dispensés dans les amphis avec plus d’étudiants, occasion aussi, de répondre à leurs questions via le forum.
D’après M. Diagne, la version 1.0 du projet UCAD2 offre à ses utilisateurs les fonctionnalités suivantes :
Création de profil, envoi de messages privés, discussion instantanée, création de groupes selon les centres d’intérêts et la création de blogs. Les membres ont aussi la possibilité de publier des annonces.
Mamadou Diagne ne s’arrête pas seulement à mettre à la disposition des internautes ce réseau social qui est spécial, il compte implanter des cellules dénommées UCAD2 dans les différentes universités du Sénégal avec l’organisation d’ateliers de formation aux outils web pour les étudiants et professeurs.
ucad2.com
A la question à savoir ce qui a motivé Genova sur un tel projet, voilà ce qu’il répond :
« L’Etat sénégalais doit rendre les universités plus performantes tout en faisant face à une augmentation fulgurante du nombre d’étudiants. L’utilisation des technologies de l’information et de la communication dans les stratégies pédagogiques peut être une alternative pour mieux élargir l’accès à l’enseignement supérieur, réduire les coûts de formation, améliorer la qualité de l’enseignement et à la réduction des effets négatifs dus aux surnombres dans les universités. C’est dans ce cadre et pour mieux accompagner l’Etat dans ses projets que nous avons créé UCAD2, qui se veut être un réseau social universitaire. « 
Un projet à soutenir
J’ai la conviction que le web a un rôle incontournable aujourd’hui. Des millions de personnes y partagent des millions de choses toutes les minutes. Les échanges les plus importantes se font à travers les réseaux sociaux. Et l’essentiel de ces internautes est composé de jeunes. Dans la plupart du temps, ils ne font que partager et commenter des photos sur Facebook. Sur Twitter, ce sont des bavardages sans importance pour la plupart des Twittos.
Peut-on les emmener à changer de comportement dans l’utilisation de ces réseaux sociaux ?
Sans doute, chose très difficile à l’heure actuelle.
Par contre, il serait plus simple d’avoir le même concept, mais avec des objectifs plus larges et un peu différents avec ceux des réseaux sociaux classiques.
En plus, je le dis, je ne cesserai jamais de le répéter : il faut que nous soyons des acteurs, des producteurs au lieu de rester de simples spectateurs et consommateurs sur tout ce qui se passe sur la toile. Créons des données, participons à alimenter le web.
Mieux, il n’y a pas plus docte que le web. Tout y est, il suffit de savoir trouver ce qu’on a besoin.

Vous êtes élèves, étudiants ou professeurs, allez rejoindre UCAD2, le réseau qui vous permet d’avoir des amis, d’apprendre, d’informer et de s’informer. En un mot, le réseau social qui vous permet de se former.


Entretien: Genova, un militant des logiciels libres et open source

Seydou_Badiane_Genova
Mamadou Diagne, plus connu sous le nom de Genova, est un informaticien, évidement, un geek et hacker. C’est un monsieur qui est très actif dans la communauté sénégalaise du Libre.
Depuis qu’il est dans ce métier, il a fait beaucoup de choses. Mais son objectif principal, c’est d’agrandir la communauté des utilisateurs des TIC, de montrer le savoir-faire des Africains, particulièrement des Sénégalais dans ce domaine. Genova est l’initiateur des Barcamps organisés au Sénégal. Il a créé aussi une application qui vous permet de twitter sans connexion internet.
 Pourquoi avez-vous choisi d’être informaticien ?
Genova : L’informatique pour moi, c’était avant tout une passion. Lorsque j’étais jeune, j’aimais tout ce qui se passait sur un écran. Je regardais des dessins animés, des films de fiction et d’autres séries télévisées. Je veux dire que j’étais plongé dans les technologies, dans l’univers du cyber. Et le premier ordinateur que j’ai découvert était un IBM que j’avais retrouvé quelque part. Ainsi, je l’ai récupérer pour le faire tourner  et commencer à écrire. Mon premier langage était du Basic. C’est cette passion qui m’a conduit à travailler aujourd’hui dans l’informatique et être un membre actif de la communauté open source.
Donc, vous avez commencé à coder avant d’étudier l’informatique ?
Genova : Oui, effectivement. Avant je ne savais même pas ce qui veut dire coder. J’ai trouvé cet ordinateur de marque IBM et à l’intérieur il y avait un guide qui expliquait comment faire un jeu qui s’appelait Monkey … avec du Basic? C’est avec ce guide que j’ai appris les premières manipulations de base. Donc, étant jeune, entre treize et quatorze ans, j’ai commencé à faire mes « premières applications », j’ai commencé à bricoler des choses que je montrais à papa et à maman qui  me demandaient c’était quoi ? Mes amis aussi ne comprenaient pas ce que je faisais.
 Vous le savez mieux que nous, les choses évoluent chaque jour dans les TIC. Aujourd’hui c’est surtout la création et l’innovation qui comptent. Qu’avez-vous apporté dans ce sens ?
Genova : Pour ne pas être prétentieux, je peux dire que j’ai juste apporté ma petite pierre. C’est surtout mes activités ici au Sénégal, dans les communautés. C’est surtout emmener les Sénégalais à mieux utiliser les outils informatiques et particulièrement les logiciels open source. ¨Pour moi, c’est cet apport qui a été plus marquant. Sinon, c’est avec ce métier que je gagne ma vie. Je conçois des applications, j’essaie de développer des logiciels, des systèmes d’information. Je contribue dans les communautés comme celle de Twitter où j’ai eu à développer une application  qui s’appelle Sn2twitterElle permet aux gens de twitter avec  un sms. On essaie toujours de trouver des solutions adaptées aux réalités sénégalaises pour trouver des solutions à certains obstacles liés à l’utilisation des TIC.
 Vous êtes un membre très engagé dans la communauté DakarLUG. Pouvez-vous nous parler un peu de cette communauté ?
Genova : DakarLUG, c’est Linux Users Group. Ce sont des personnes qui utilisent Linux qui se sont retrouvées dans une communauté pour s’entraider et aussi pour encourager d’autres personnes à les joindre. Nous essayons de former ou à aider les personnes pour une meilleure utilisation de ces logiciels.
Parmi les membres fondateurs je peux citer un monsieur qui s’appelle Thomas Noel et un autre du nom de Wilane.
Notre objectif principal c’est l’organisation d’activités autour des logiciels libres. Les activités sont diverses, de l’art, des mathématiques, des sciences, de l’infographie, etc. C’est tout ce que vous voulez, tant que vous utilisez des outils libres pour travailler, pour vous exprimer, vous êtes les bienvenus chez nous. On pense que l’outil libre est une alternative et surtout un moyen qui peut permettre aux Africains de se développer. Par exemple quand vous devez acheter un ordinateur ça un coût. Et si vous êtes obliger d’acheter les logiciels ou de les pirater, pour nous ce n’est pas un aspect valorisant. Ce qui important en tant que : Africain, artiste ou bricoleur, c’est de pouvoir faire comme on le sent avec ses propres outils. Pourquoi pas avec un logiciel wolof ou un autre  dialecte? Cela n’est possible qu’avec les outils libres. Ils vous permettent d’effectuer des personnalisations selon vos besoins.
Pour revenir à ta question, je veux dire qu’on essaie d’essaimer cette culture du libre ici au Sénégal et un peu partout en Afrique.
 Existe-il quelque chose qu’on peut dire que c’est une création de la communauté DakarLUG ? Ou bien vous vous limitez seulement à l’organisation d’activités ?
Genova : Ce qu’on fait c’est de travailler ensembles, de réfléchir sur des problématiques. La dernière fois, c’était le 23 février passé, on avait organisé une journée de l’open data. Actuellement, nous sommes en train de travailler sur le projet d’open data et de gouvernement ouvert. Ces projet ont été élaborés et fait par  les membres de notre communauté. Les travaux sont disponibles sur notre site internet. A l’heure actuelle c’est le projet sur lequel nous travaillons. Peut-être dans quelques années on verra beaucoup plus notre apport sur les TIC ici au Sénégal.
 Si on estimait, votre communauté compterait combien de membres ?
Genova : Elle compte à-peu-près 400 membres sur la mailing liste et près de 1200 internautes qui nous suivent sur Facebook. Le plus grand événement que nous avons organisé a enregistré 300 participants.
 Quel est votre analyse sur l’évolution du Libre au Sénégal et en Afrique ?
Genova : Comparer au reste du monde, je peux dire que nous sommes les derniers. Mais d’après les sondages, nous sommes assez représentatifs. Et il faut aussi comprendre que le libre a été toujours là. Peut-être c’était utilisé dans des secteurs un peu privés, par des gens un peu fermés. Ces dernières années certains ont pensé qu’il était nécessaire de partager avec les autres. Des communautés comme la nôtre existent dans d’autres pays en Afrique. Je peux parler des LUG qui sont : à Lomé, à Abidjan, en Afrique du Sud, au Maroc, en Tunisie, etc. Donc tous les gens qui sont au sein de ces communautés sont des travailleurs, des volontaires de l’open source. Certains, déjà, contribuent à l’élaboration de logiciels open source. A partir de là, si nous, communautés africaines, nous nous donnons la main, nous pouvons avoir un modèle économique propre à nos réalités.
 Quels sont vos projets personnels?
Genova : L’informatique est une passion pour nous. Ainsi nous voulons que nos jeunes frères comprennent les enjeux qui tournent autour des logiciels libres, du fonctionnement de l’internet. Il faut comprendre que le fait d’être membre de DakarLUG c’est du militantisme. Nous avons choisi utiliser l’outil informatique pour essayer de changer les choses. Il y a un slogan que j’utilise sur Twitter : changer votre monde avec les logiciels libres. Nous voulons changer l’évolution des choses pour que demain qu’on puisse donner des logiciels open source aux établissements, aux politiques, à l’administration pour qu’ils arrivent à mieux gérer leurs ressources.
 Si je nous vous comprenons  bien, le libre peut beaucoup apporter dans ce continent africain?
Genova : Oui, le libre a beaucoup de choses à faire en Afrique. Quand vous avez un ordinateur, je me dis que, c’est à nous d’apporter ce qui doit accompagner la machine. Nous sommes disponibles à contribuer avec toute communauté, organisation ou structure, afin de leur apporter le nécessaire en matière de logiciels libres.
 Nous ne pourrons pas vous quitter sans vous poser cette question : pourquoi avez-vous choisi ce pseudo qui est « dofbi » ? Nous rappelons, traduit en Wolof, ce mot veut dire « le fou ».
Comme je te l’avais dit, quand j’étais jeune, et que j’ai pris l’ordinateur que j’avais trouvé pour le dépoussiérer et commencer à l’utiliser  pour écrire  mes premières lignes de codes sur comment déplacer des objets … on m’avait traité de fou, « dofbi ». C’est pourquoi j’ai continué à utiliser ce pseudo sur internet. C’est marrant, mais il y a de cela vingt  ans quand on faisait de l’informatique, pour certains, ce n’était pas naturel. Ils pensaient que c’était une chose pour les blancs, ainsi ils nous traiter de fou.
 « Dofbi » ! Comment faire pour vous retrouver sur internet ?
Genova : C’est simple, il faut taper « dofbi » sur twitter, facebook, google, linked, etc pour me  retrouver. La communauté aussi il suffit d’aller visiter notre site web qui est dakarlug.org.
Merci!


Les TIC dans l’éducation : un remède au manque de formation des enseignants et à la baisse de niveau des apprenants

source image IFADEM

Internet est qualifié de toile d’araignée mondiale, ce qui donne ainsi  le www, World Wibe Web dans la langue de Shakespeare.

Aujourd’hui non seulement des milliards d’appareils sont reliés entre eux, mais cette toile virtuelle constitue, de nos jours, la plus grande réserve de savoir que le monde n’a jamais connu.

Internet c’est la plus grande bibliothèque mondiale. Bibliothèque où il y a une multiplicité de disciplines, de langues, de cultures…

Le web aussi, c’est la plus grande université du monde. L’université qui compte le plus grand nombre de professeurs et le plus grand  nombre d’étudiants.

Créé pour un groupe d’utilisateur très  restreint, le net est de nos jours devenu le lieu où l’on partage le plus. En effet, il est le meilleur moyen de partager l’information. Ainsi, nous avons ici une preuve de solidarité inconsciente qui est remarquable.

Derrière l’écran, il n’y a pas de riche ni de pauvre, encore moins de race.

Mais est-ce que cet outil qui permet de détourner inconsciemment les disparités sociaux est à la disposition de tous ? Une question qui aura certainement comme réponse un non.

Vu son importance dans ce siècle numérique, il ne serait pas mal si on ajoutait le droit à l’accès à l’internet de tout citoyen, dans la liste des droits de l’Homme. Car, il devient de plus en plus incontournable dans plusieurs domaines qui ont un rapport direct avec nos sociétés.  De ce fait, un accès accompagné d’un bon usage de l’internet peut jouer un rôle important dans la formation de la jeunesse d’un pays. Et quand un pays dispose de bonnes ressources humaines, il est sûrement dans la piste du développement.

Pour un usage bénéfique de l’internet

Au Sénégal, seules les familles nanties ou encore les familles qui ont des parents émigrés qui disposent d’une connexion internet à domicile. Bien sûr, avec les professionnels du domaine aussi. Et ce sont ces mêmes jeunes issus de ces familles qui détiennent des téléphones avec accès internet, autrement, des Smartphones. Ainsi, ce sont eux qui ont la possibilité de découvrir tous les avantages de l’internet.

La plupart des enseignants ne s’intéressent même pas à l’internet. Pour eux il faut être informaticien pour se connecter sur le web. Chose normale, parce qu’ils ne sont pas formés ni  informés là-dessus.

 Par conséquent, ils ne sauront jamais l’importance de cet outil qui est aujourd’hui incontournable pour la recherche du savoir. Qui dit enseignant ou étudiant, dit forcément apprendre continuellement. Nous pensons qu’une personne qui découvre tout l’intérêt et tout le savoir qui se trouvent derrière cet outil magique ne restera jamais sans essayer d’aller à sa découverte.

Aujourd’hui, ce sont les élèves, les étudiants qui se connectent  sur les réseaux sociaux. Et tout le monde sait le danger qui existe sur ces derniers pour quelqu’un qui n’est pas éduqué pour une bonne utilisation. Si l’enseignant même n’a aucune connaissance dans le domaine des TIC, comment pourra-t-il orienter ses élèves vers un usage bénéfique de l’internet.

Dans un pays comme le Niger, « les enfants ont une bonne liaison avec la technologie, car même ceux qui fréquentent seulement l’école coranique savent utiliser internet.  Ce que tous les enseignants ne savent pas faire », a indiqué Jean-Louis Branco, actuel Directeur Général Orange au Niger lors de la visioconférence ayant pour thème : « Quelles perspectives de partenariat public privé pour l’accès à l’éducation et à la formation par les TIC en Afrique subsaharienne ? » organisée depuis Paris par l’AFD, l’AUF, Orange et World Wibe Web Fondation.

Et l’Afrique?

En Afrique il manque de la technologie et surtout la recherche. Le continent est en retard en matière de recherche. Même s’il y a des chercheurs africains, mais ils travaillent pour d’autres pays. Vous comprenez ce phénomène de la fuite des cerveaux.

A cet effet, on se demande quand est- ce, le continent existera sur le plan de la création technologique. Pour que cela se réalise il nécessiterait une formation de qualité pour sa jeunesse.

C’est ce que  M. Branco a saisi,  » Il faut investir dans les ressources humaines. C’est ce qui fera le développement futur de l’Afrique. Le problème c’est l’usage, pourquoi  ne pas aller vers le libre accès aux ressources. »

De nos jours, on ne peut pas dire investir dans la formation et l’éducation sans investir dans les technologies de l’information et de la communication

Donc, le droit à l’accès à l’internet permettra d’inciter nos gouvernants à attribuer une place plus importante à la www. Les théories sont là, mais jamais de pratiques, jamais de concrétisations. Alors que les contenus se multiplient de jours en jours et en même temps, les utilisateurs augmentent à un rythme identique. Ces derniers ont besoin d’être éduquer afin qu’ils puissent tirer profit de l’internet. Car, une fois connectée, notre machine peut devenir un professeur agrégé virtuel autant qu’une dévergondée devant nous. Tout dépend de la finalité. Avec la liberté d’expression qu’on y note, chacun à son propre choix : acteur ou spectateur/consommateur. Le mieux c’est d’être les deux à la fois.

Avec l’événement du web 2.0, les utilisateurs génèrent les contenus. Cela explique un certain succès du blogging et du micro-blogging. Ainsi des milliards de commentaires et des millions de billets sont balancés chaque jour sur la toile renvoyant en même temps au web 1.0 (information partagée à travers la toile).

Tout le nécessaire pour acquérir ou dispenser du savoir est aujourd’hui disponible sur internet. L’interactivité qui existe dans les salles de cours est possible à traves l’ordinateur.

Un point frappant de cette connexion de millions d’ordinateurs, c’est la collaboration dans la construction d’un savoir collectif et gratuit autrement le web 3.0. Ce que nous pouvons nommer comme une révolution du savoir.

Des universités de renommées, pour la plupart américaines, dispensent via une plateforme,  des cours en lignes gratuitement. Bien vrai que ces derniers existaient depuis longtemps, mais la nouveauté en est l’accès libre.

IFADEM, un projet à étendre

En Afrique, l’initiative francophone pour la formation à distance des maîtres existe depuis 2008. En effet, elle a permis à des milliers d’instituteurs africains à accéder à la formation continue à distance mais aussi à utiliser l’outil informatique, avec la mise en place d’espaces numériques.

IFADEM est une initiative conjointe de l’Organisation Internationale de la Francophonie et l’Agence Universitaire de la Francophonie. Expérimentée dans quatre pays : Burundi, Madagascar, Haiti et Bénin.

Parmi ses objectifs, on peut noter : Améliorer les méthodes d’enseignement à la faveur de pratiques innovantes, de l’emploi de nouveaux outils didactiques et de nouvelles méthodes pédagogiques ;

Mettre en œuvre des dispositifs de formation hybride, en partie à distance, en introduisant progressivement l’usage des technologies de l’information et de la communication pour l’éducation (TICE).

D’après les initiateurs, 10 pays rejoindront le projet d’ici 2015. Seulement, un tel projet ne devrait pas se limiter seulement là, mais il devrait  être généralisé pour l’ensemble des pays africains.

A notre avis, le monde de demain appartient à ceux là qui savent manipuler, utiliser les TIC.

Avec une petite analyse, nous pouvons comprendre que l’internet deviendra un élément incontournable dans tous les domaines. Et nous précisons bien, tous les domaines de la vie sociale. Nous pensons que tout pays a pour ambition le développement, l’avancement, …

Et à l’heure actuelle, on ne peut pas parler de pays développé sans impliquer les technologies de l’information et de la communication.

L’utilisation des TIC  dans l’éducation peut être un remède au manque de formation des  enseignants et une solution réelle  pour la baisse de niveau notée chez  les apprenants.