Le voyage le plus inutile de l’année 2018

Les gens vous voient souvent bien faire les choses et pensent que c’est facile. Ils ignorent les nombreuses défaites, échecs, découragement, crises, conflits que vous avez enduré et surmonté pour en arriver là. Grace à cette expérience, je préparerai désormais mieux mes futurs voyages même s’ils ne sont qu’à quelques kilomètres de distance comme Mbanga-Loum (pour aller visiter mon arrière grande mère) ou Dschang-Bafoussam (pour aller dans mes mapanes 😊).

Ne pas condamner le viol conjugal, c’est être misogyne

Le viol est un acte odieux, dégradant, avilissant et de lâcheté. Je pense qu’il est temps de considérer le viol, même conjugal, comme une pratique moralement, éthiquement et religieusement condamnable. Il faut mettre fin à l’impunité et considérer le viol conjugal un crime qui mérite d’être puni par la loi. Les 5 questions rhétoriques ci-dessous vous permettront de comprendre pourquoi rester silencieux, c’est se rendre complice de l’objectivation sexuelle des femmes.

L’histoire de Noura Hussein, victime d’une société machiste et patriarcale et considérée comme criminelle

Un mari est-il propriétaire du corps de son épouse ? Les femmes doivent-elles accepter d’être instrumentalisées et considérées comme un objet, un objet de plaisir pour les hommes ? Tout le monde devrait se poser ces questions ! Il faut parler de ces sujets et les partager sur les réseaux sociaux ! Le pire c’est le silence. Si tout le monde se tait, alors l’injustice continue. Se taire c’est donc être complice de l’injustice. Dans le cas de Noura, nous devons briser le silence sur la condition des droits des femmes et des filles au Soudan. #JusticeForNoura

#JusticeForNoura : Noura, jeune soudanaise, mariée de force, aujourd’hui condamnée à la peine de mort pour avoir tué son mari qui la violait.

Selon l’indice d’inégalité de genre de l’ONU, le Soudan est classé 165 sur 188 pays. L’ONU souligne aussi qu’au Soudan, la violence contre les femmes et les filles est considérée comme répandue. En outre, le pays a des politiques faibles pour protéger ce groupe alors qu’il n’a pas signé la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes. Dernier point : le Soudan, pays où la population musulmane est majoritaire, ne considère pas le viol conjugal ni le mariage d’enfants comme un crime. #JusticeForNoura.

Pourquoi devons-nous soutenir les entreprises culturelles au Cameroun?

L’aspect économique du secteur culturel n’a pas été pris en compte à sa juste valeur au Cameroun. Pour certains, le rôle de la Culture consiste seulement à « éclairer » le public ou à le divertir. Son apport économique n’était pas considéré comme un élément important. D’où le déficit de données concernant l’activité et les performances des industries culturelles. Or il est important que le secteur se dote de statistiques claires visant à prouver au politique, sa contribution au développement national.

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Quand la bande dessinée kidnappe l’imaginaire des enfants africains

Des générations d’africains ainsi grandi sans pouvoir s’identifier ou se reconnaitre dans un super-héros africains. Mais avec la révolution numérique et technologique, les choses bougent et évoluent. Des artistes et créateurs africains frustrés par ces expériences sont désormais en action et créent de plus en plus de contenus qui s’inspirent de la tradition et culture africaine. L’émergence d’un univers de super-héros africains apparaît aussi comme une nouvelle étape dans le mouvement pour l’affirmation, par les Africains, de leurs cultures.

Les superhéros africains peuvent-ils rivalisés avec ceux des grands studios étrangers ?

Un phénomène très important qui endigue la reconnaissance de la BD africaine et sa croissance concurrentielle à l’endroit de Marvel ou DC Comics, est sans aucun doute l’omnipotence de la « lecture utile » au détriment de la « lecture plaisir ». Les gens ne lisent que par nécessité ou contrainte dans un cadre scolaire. Si un jeune n’a pas de devoir ou d’exercice littéraire dans une œuvre, il est rare de le voir lire. Or la lecture plaisir, surtout celle de la littérature jeunesse, est nécessaire au développement de la personnalité et à la réussite scolaire.

De ce fait, la bande dessinée reste assimilée à la littérature enfantine. Pourtant c’est un véritable paradoxe puisque l’essentiel de la production est plutôt orienté vers les adultes. Il est donc très rare de voir un adulte lisant un album, si ce n’est dans les milieux aisés et urbains. Les raisons en sont culturelles (un adulte ne lit pas de la « littérature pour enfants ») et financières (les albums de bande dessinée coûtent très cher).

A la rencontre de Jean Paul Lawson, un leader au service des autres

Jean Paul Lawson est un jeune béninois de 27 ans (et 6 jours) ayant une identité afropolitaine mais s’autoproclame « Citoyen du monde et des Cultures ». Il passionné par les technologies numériques, les voyages, l’écriture et surtout la gastronomie. Il fut un boursier en Gestion du Patrimoine Culturel de l’Université Senghor d’Alexandrie, où il a été respectivement Délégué de filière puis Président du Bureau des Etudiants (BEUS). Des fonctions bénévoles qu’il a pu gérer avec maestria et au travers desquelles on a découvert son charisme en tant que « servant-leader » et sa volonté à toujours mettre les intérêts collectifs avant les siens. Même lorsque l’on s’y attend le moins.

Les conditions éducatives favorables à l’autodirection dans une formation à distance?

Malgré les efforts de vulgarisation de la recherche menés par la communauté scientifique du domaine depuis plus de dix ans, il existe toujours une confusion dans les esprits entre « individualisation » et « autoformation ». Prévost (1994), simplifie cela sous deux axes de différentiation : une « individualisation de type institutionnel » et une autre à « visée autonomisante ». La première, dont la situation d’apprentissage dominante est l’autoformation, est un système de formation rigide, fortement hétérostructuré et contrôlé par l’institution, qui ferme à l’apprenant toute perspective de prise en charge de sa formation.

Et si la Chance et la Providence n’existaient pas ?

Personnellement, je pense qu’il s’agit de la Grâce. La chance pour moi n’existe pas. La chance est un concours de circonstances favorables. Beaucoup de gens utilisent des expressions mettant en scène la « chance », sans réaliser un instant (ou plutôt refusant d’accepter) que quelqu’un agit derrière tout cela et que les circonstances ne sont pas le fruit d’un supposé hasard. D’autres parleront aussi de « bonne étoile »… Eventuellement, quelqu’un mentionnera la « providence » ou, qui plus est, laissera échapper un « Dieu merci » mais sans réellement reconnaître le « Dieu » dont il est question… Par contre, quand tout va mal, « qu’est-ce que j’ai fait au bon dieu » (contradiction !).

How and why should we urgently instill patriotism to every African children?

If the present generation doesn’t have a strong affection for Africa, then we will all, soon enough be doomed. As we become more globalized, our children are more exposed and likely to live and work in different countries in the world, and with this arises the question of whether or not their patriotism to their motherland will survive. Do the present generation have the same passion for the continent as the older generation did? So how can we promote and sustain the love for the country into a child?

Pourquoi les élites africaines ne font qu’aboyer sans mordre depuis l’insulte raciste de Donald Trump ?

Après que Donald Trump ait tenu des propos « hautement irresponsables, répréhensibles et racistes », les personnalités et leaders africains n’ont fait qu’exprimer « verbalement » leur mécontentement sans prendre de mesures concrètes ou répressives pour manifester leur indignation. Alors ne gaspillons point notre énergie à nous indigner. Arrêtons de nous plonger la tête dans le sable comme l’autruche. Apprenons à faire face à la réalité. La meilleure réponse qu’on puisse donner à Trump au-delà des mots, ce sont des actes concrets. Par exemple, stopper ou limiter les relations commerciales (importations, exportations…) entre le continent et les USA, protester activement en arrêtant d’acheter et de consommer les produits des entreprises américaines présentes sur le continent (KFC, Mc Donald, iPhone, General Motors…) ; expulser les ambassadeurs américains ou fermer leurs ambassades tant qu’il n’aura pas présenter officiellement des excuses au peuple haïtien et africain. Ce ne sera qu’une maigre bataille de gagnée dans cette guerre symbolique, mais cela aura une importance historique. Limiter ou stopper les relations commerciales ou diplomatiques entre les USA et le continent sont quelques-unes des mesures concrètes que nos dirigeants africains auraient pu prendre. Mais le plus important, c’est de prendre notre destin en main, de cesser de nous évaluer au prisme de l’Autre, de nous regarder dans notre propre miroir et de travailler en synergie pour l’édification d’institutions fortes qui pourront accompagner la croissance du continent.