Julien DEMBELE


Al Gore, je te tire mon chapeau

Al Gore par openDemocraty, via Flickr CC
Al Gore par openDemocraty, via Flickr CC

La Journée Mondiale de l’Environnement 2014 a été commémorée ça et là par les gouvernements, des institutions, des organisations de la société civile. C’est formidable de leur part mais il y a des gens qui ont fait personnellement de la lutte en faveur de l’environnement leur quotidien. Ces derniers méritent d’être salués sincèrement pour leur engagement. Je tire mon chapeau, particulièrement, à l’un d’eux : voici sont portrait.

Homme aux multiples casquettes d’homme d’Etat, d’homme d’affaires et humanitaire, c’est d’Al Gore qu’il s’agit ; l’ancien Vice-président des Etats-Unis et prix Nobel de la paix.

Il a connu une vie aisée, puisque né d’un père Sénateur de l’Etat du Tenessee durant deux décennies environ. Il était d’une classe sociale qui a certainement contribué à lui ouvrir les portes des meilleures écoles pour ses parcours scolaire et universitaire.

Diplômé d’un « Bachelor of Art » (équivalent de la Licence) à la prestigieuse Université d’Harvard en 1969, Al Gore s’est engagé immédiatement pour un parcours militaire bref, avec un séjour au Viet-Nam en 1971. Durant ce parcours, il a subi une formation en journalisme, ce qui l’a amené à devenir à la fin, un reporter au Tennessean.  Concomitamment à cette nouvelle fonction Al Gore suit des cours de droit. Dès 1976, il commence sa carrière politique dans le Parti Démocratique, qui le mène successivement aux fonctions de Député du Tennessee dans la Chambre des Représentants pendant quatre mandats successifs jusqu’en 1982, de Sénateur pendant deux mandats 1984 et 1990 et de Vice-président des Etats-Unis  du 20 janvier 1993  au 20 janvier 2001, pendant la présidence Bill Clinton.

Au cours de ses fonctions politiques, Al GORE a été très influent et très actif. A la maison blanche, il était toujours le mieux informé sur une situation et avait très peu d’hésitation lors des décisions. Après une tentative de briguer la magistrature suprême par la voix des urnes, échouée de justesse face à Georges W. BUSH en novembre 2000, Al GORE se penche désormais progressivement vers les affaires.

Il est cofondateur de plusieurs entreprises, Generation Investment Management LPP, un fonds d’investissements à long terme dans l’économie durable (en 2004), Current TV , une chaîne télévisée américaine qu’il crée le 1er août 2005 et destinée au public jeune et aux internautes, puis vendue à Al Jazeera Media en 2013. Il est membre du conseil d’administration du géant de l’électronique Apple et est aussi un important actionnaire et en même temps conseiller du moteur de recherche sur internet Google. Il est aussi un important associé à Kleiner Perkins Caufield & Byers, une société américaine de Capital risque.

Son parcours scolaire, ses expériences en politiques et dans les affaires, ne sont pas aussi extraordinaires, car cela peut arriver à plus d’un, issu ou pas d’une classe sociale similaire à la sienne. Ce qui m’inspire en lui c’est la casquette d’homme humanitaire, son engagement pour la cause de tous, c’est le protecteur de l’environnement.

Oser faire face aux grands industriels, aux hommes les plus puissants mais aussi plus grands destructeurs de l’environnement et de la santé, pour le bien être de tous, c’est le dernier des rêves d’un homme d’affaire. C’est la dernière des choses auxquelles on pourrait s’attendre d’un fils bercé dans la politique pour faire la politique. Cette personnalité s’est forgée peu à peu en Al Gore parallèlement à sa vie politique. Dès qu’il accédé à l’apogée de sa vie politique, on l’a observé dans ses actes, quand il s’est manifesté favorablement à la signature du Protocole de Kyoto à la convention-cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques et en s’investissant activement pour la lutte contre les grandes compagnies de tabac. Il a œuvré aussi pour le développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) dans les écoles et les bibliothèques et aussi pour la création d’un centre de recherche sur les NTIC.

Finalement, Al GORE s’est déchargé de toute ambition politique et se consacre à la défense de l’environnement contre les comportements humains qui engendrent le réchauffement climatique. Sa première action qui eu un impact d’envergure mondiale est son rôle d’acteur et d’orateur dans le film documentaire de Davis Guggenheim, An Inconvenient truth (en français, Une vérité qui dérange), sorti en 2006. Ce documentaire qui s’appuie en partie sur les recherches du Groupe Intergouvernemental d’Experts sur l’évolution du Climat (GIEC), une institution de l’ONU, a eu un succès planétaire. Il a reçu deux Oscars en 2007, celui du meilleur film documentaire et celui de la meilleure chanson originale. Cet engagement semble lui donner plus de reconnaissance, puis qu’en 2007, il devient co-récipiendaire avec le GIEC du prix Nobel de la paix pour leurs efforts de collecte et de diffusion des connaissances sur les changements climatiques provoqués par l’Homme et pour avoir posé les fondements pour les mesures nécessaires à la lutte contre ces changements.

En plus de « Une vérité qui dérange » transcrit aussi en livre, Al GORE est l’auteur d’une liste assez vaste d’ouvrages à découvrir sur son site personnel, où il aborde à chaque fois une facette de la problématique environnementale et aussi des questions sociales et des NTIC. The Next Generation of Digital Books est un de ses ouvrages numérique et révolutionnaire dans la façon d’aborder la lecture électronique. Dans ce livre, il est possible d’interagir avec les informations lues, comme par exemple d’avoir accès à des vidéos illustrant le texte, d’avoir un commentaire audio pour chaque photographie, d’avoir la position du lieu sur une carte du monde ou d’autres informations. Son implication dans le développement des NTIC a valu à Al GORE d’être inscrit dans temple de la renommée d’Internet (en anglais Internet Hall of Fame), dans la catégorie des connecteurs globaux, qui récompense des personnes qui on fait des contributions significatives au développement et à l’avancement de Internet.

Al GORE est aussi un homme plein de compassion et de reconnaissance ; il poste régulièrement sur son site web personnel, ses condoléances et ses sentiments pour les grands leaders et visionnaires disparus. Notamment pour Nelson Mandela.

Aujourd’hui, Al GORE se consacre à sa fondation « The Alliance for Climate Protection », à laquelle il avait versé l’entièreté de la somme reçu pour le prix Nobel de la Paix en 2007. Il passe une grande partie du temps en tant que Président de son projet à but non lucratif : The Climate Reality Project, dévoué à résoudre la crise climatique. Il milite fortement en faveur de l’adoption par les politiques, lors de la Conférence de Paris sur le Climat en décembre 2015, d’une règlementation limitant  les émissions de carbone.

Par Julien DEMBELE, MSc.


Tops 10 des raisons de proteger l’environnement

Logo de la Journée Mondiale de l'Environnement 2014, par le PNUE
Logo de la Journée Mondiale de l’Environnement 2014, par le PNUE

Aujourd’hui 5 juin, c’est la célébration de la Journée Mondiale de l’Environnement. Elle a été instituée et régulièrement commémorée pour inciter à une action positive en faveur de l’environnement. Le thème retenu cette année est : « Elevez votre voix, pas le niveau de la mer ». Ce thème s’inscrit dans le cadre de la célébration de l’année 2014 comme année internationale des petits insulaires en développement.

J’ai juste concocté quelque chose qui n’est pas forcement en lien direct avec le thème de la journée. Mais ça invite au changement de comportement en faveur d’autres facettes de l’environnement, car la problématique de l’environnement est vaste. D’abord, de façon standard, on entend par environnement, l’ensemble des éléments physiques, chimiques et biologiques naturels ou artificiels et des facteurs économiques, sociaux, politiques et culturels, qui ont un effet sur le processus de maintien de la vie, la   transformation et le développement du milieu, les  ressources naturelles ou non et les activités  humaines. C’est un système dynamique du fait des interactions continuelles entre les différents éléments. Voici 10 des raisons de le protéger :

1. L’interdépendance de l’ensemble des éléments constitutifs de l’environnement : l’environnent c’est un maillage  harmonieux d’éléments ; il y va de soit que lorsque vous portez atteinte à un des éléments, cela perturbe l’équilibre de tout le système.

2. Seuls les éléments qui résistent aux perturbations de l’équilibre subsistent plus longtemps : Seuls ceux qui supportent les conditions extrêmes sont retenus par la nature. Alors, il faut œuvrer dans le sens de créer moins de perturbations.

3. Les éléments biologiques sont les plus sensibles aux perturbations de l’équilibre : Les effets du déséquilibre de l’environnement se manifestent jusque dans les gènes des êtres vivants. Alors que le gène c’est l’unité la plus sensible pour l’intégrité d’un être vivant.

4. L’homme est le seul être biologique doté de raison : Parmi tous les éléments qui constituent l’environnement, il est donc le seul capable de prendre des mesures en vue de sauvegarder l’environnement. S’il ne fait rien, aucune action ne viendra aussi d’ailleurs, alors il subira les conséquences  de son inaction.

5. Les conséquences de la dégradation de l’environnement sont très pénibles pour l’homme : Dans la chaîne alimentaire, l’homme fait partie des êtres hétérotrophes qui dépendent des autres êtres pour se nourrir. Il ne peut synthétiser sa propre matière organique qu’à partir de matière organique préexistante, obtenue donc en consommant d’autres êtres. La difficulté d’obtenir de la matière lui sera très pénible.

6. Nul n’est épargné des conséquences de dégradation de l’environnement : Que ce soit celui qui contribue ou ne contribue pas à la dégradation, tous ressentiront les effets négatifs. Par exemple, les polluants rejetés dans l’air ne se limitent pas seulement à la zone de rejets ; ils se répandent autant que possible dans l’espace selon les mouvements du vent. Il y a aussi que, les produits chimiques que l’autre à rejeter dans la mer, dans l’autre pays de l’autre continent, vont se retrouver dans mon assiette ici. Parce que grâce à la mondialisation, je peux avoir à manger demain le poisson ou les crevettes qui ont été pêchés hier, loin là-bas !

7. Un environnement sain égal une santé assurée : Les conditions de l’environnement jouent un rôle important dans l’état de santé des populations. En 2003, l’OMS a rapporté que 21% des maladies de l’homme étaient directement liés à l’environnement. Trois facteurs principaux ont été identifiés comme responsables de près des trois quarts des maladies dues à l’environnement. Il s’agit de – l’eau, l’assainissement et l’hygiène ; – la pollution de l’air domestique ; – les traumatismes d’origine physique. Des actions sur ces trois facteurs permettront une réduction importante des maladies liées directement à l’environnement, ainsi que sur d’autres qui le sont indirectement.

8. Un environnement sain égal sécurité assurée : La notion d’insécurité n’est plus seulement limitée aux menaces politiques et militaires pour la souveraineté nationale. L’OTAN a indiqué dans un de ses rapports sur l’environnement, qu’aujourd’hui, la dégradation de l’environnement et la raréfaction des ressources naturelles sont à l’origine des tensions dans de nombreuses régions du monde. En effet, la dégradation des sols, le changement climatique, la qualité et la quantité des eaux, ainsi que la gestion et la répartition des ressources naturelles (pétrole, forêts, minéraux) sont des facteurs qui peuvent contribuer directement à un conflit ou y être liés en aggravant d’autres causes, comme la pauvreté, les migrations, les maladies infectieuses, une gestion déficiente des affaires publiques et la  diminution de la productivité économique.

9. Un environnement sain égal un plus pour le développement économique : la qualité des ressources de l’environnement contribue au développement économique des populations en augmentant leur capacité à subvenir à leur besoin.

10. L’amélioration de la santé environnementale est essentielle à l’atteinte des objectifs du Millénaire pour le Développement.

11 (Bonus). C’est une chance que les décideurs et les investisseurs reconnaissent le fait que l’environnement est en danger : Aidons-les pour que leurs actions ne soient pas vaines.

Par Julien DEMBELE, MSc.

 


Lettre au Directeur de la Radiodiffusion Télévision du Sénégal (RTS Télévision)

Cher Monsieur le Directeur de la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise (RTS-Télévision), je vous écris cette lettre, suite la publicité qui a été diffusée sur vos antennes dans la nuit du 02 juin 2014 autour de 21 h 43 min TU. Il s’agit de la publicité sur l’insecticide « YOTOX ».

Me réservant de me  prononcer sur la formulation de ce produit ainsi que sur son efficacité à tuer les insectes (moustiques), je ne peux cependant pas laisser inaperçue la manière de véhiculer le message de cette publicité.

Les insecticides ou pesticides, quels qu’ils soient sont des produits chimiques ; s’ils sont capables de tuer les moustiques ou tout autre insecte, ils ne sont donc pas inoffensif pour l’Homme. Ce constat a amené les autorités politiques, sous recommandations d’experts scientifiques et da la santé, à mettre en place des traités et accords internationaux ou sous-régionaux. Le Sénégal a même ratifié tous les textes internationaux réglementant l’utilisation des produits chimiques. Certains traités ont même été transcrits en lois nationaux pour faciliter leur application. Des structures nationaux ont également été mises en place pour veiller au respect de ces textes qui ne visent que la protection de l’environnement et de la santé de l’Hommes et des animaux. A titre d’exemple, je cite le Code de l’environnement, la Réglementation commune CILSS,  le Code international de conduite pour la distribution et l’utilisation des pesticides, l’Approche stratégique de la gestion internationale des produits chimiques.

Alors, pour faire l’économie sur le contenu des traitées, je me permets de dire que cette publicité ne répond pas aux dispositions des textes juridiques réglementant l’utilisation des produits chimiques aux Sénégal. En ce sens qu’elle pourrait inciter à une utilisation inappropriée et abusive du produit publié, ce qui mettra à risque la santé de l’utilisateur et son environnement.

J’attire donc votre attention par cette lettre, cher Monsieur le DG si vous lisez , et vous invite à revoir vos critères qui ont permis valider et de diffuser cette publicité, afin qu’ils prônent la protection de l’environnement et de la santé humaine et animale au Sénégal.

Par Julien DEMBELE, MSc.


Ces bestioles qui nous pourrissent la vie à Dakar

Des blattes aux Sénégal/crédit photo : Julien
Des blattes aux Sénégal/crédit photo : Julien Dembélé

Des bestioles en sa compagnie, c’est la dernière chose que l’on puisse se souhaiter dans sa chambre. Pourtant, à Dakar,  c’est les premiers compagnons qui s’invitent dans les appartements sans protocole. Eux, c’est les blattes ; des cafards existant en plusieurs espèces très répandues dans tous les environnements et dans le monde.

Etant au Sénégal depuis maintenant deux ans, j’ai commencé à apercevoir les blattes dans ma chambre il y a de cela quelques mois. Quand je veux m’en débarrasser, elles me jouent au cache-cache. Ça me met hors de moi. Mais que faire contre une minuscule bête qui élit domicile dans les endroits sombres de ta maison et ne se pointe à la lumière que quand elle sent tout calme autour. En plus, elle est douée de camouflage rapide au su du moindre bruit provoqué par mes mouvements répressifs. Difficile d’avoir une capture d’elle pour une image à la une de mon billet !

La pire des situations qu’elles peuvent faire vivre à quelqu’un c’est de se livrer à leur défilé au moment où on reçoit des invités, comme on les assimile à un signe de mauvaise hygiène. On s’imagine être le seul à les avoir en compagnie, donc, on n’en parle pas, même aux voisins. Le seul souhait est qu’elles se tiennent à l’écart des cadres de rencontre.

J’ai déménagé de mon appartement dans un autre quartier, mais pas à cause des blattes. Et qui m’y offre l’accueil le plus vibrant ? Des blattes ! Qu’elles sont partout, ces bestioles ! Elles nous pourrissent la vie.

Des échanges avec mes colocataires, j’apprends que ces bestioles les importunent depuis très longtemps. Auparavant, juste avant mon déménagement, j’avais eu à constater chez un ami, après que ce dernier ait vidé sa chambre de ses effets pour un local dans un autre quartier, que les blattes étaient en une colonie inimaginable dans une demeure pour humain. Mais, que diable nous veulent-elles ? Leur croissante dans la ville de Dakar est craintive.

Le comble est que, en plus d’être désagréables à découvrir chez soi, ces bestioles constituent un problème de santé et d’environnement, elles sont des vecteurs d’infections et d’allergènes à l’homme. Quand elles ont accès aux denrées alimentaires, elles y déposent leurs excréments et leurs sécrétions salivaires qui constituent des allergènes et attirent aussi des germes toxiques. Une étude marocaine a démontré aussi que les blattes sont des porteuses d’une diversité de bactéries pathogènes. Leur charge bactérienne est même plus grande que celle des mouches.

Ce sont de grands envahisseurs très résistants aux insecticides. Les gens ont honte d’en parler. Alors dans un immeuble, si un appartement est infesté, il en est probablement autant pour tous les autres. Au risque de s’empoisonner par les insecticides utilisés quotidiennement sans succès pour les tenir loin de chez soi, il est conseiller de trouver une solution globale viable pour l’immeuble entier.

Par Julien DEMBELE, MSc.


Découvrir le visage culturel du Burkina Faso

Mask, Nuna peoples, Burkina Faso, Mid-20th century, Wood, pigment, metal par cliff1066, via Flickr
Mask, Nuna peoples, Burkina Faso, Mid-20th century, Wood, pigment, metal par Cliff, via Flickr

 

Enclavé au cœur de l’Afrique de l’Ouest, le Burkina Faso regorge d’énorme richesse culturelle. Il n’y a aucune crainte à y aller car c’est « le pays des hommes intègres ». Je liste ci-dessous quelques bons moments où tout le monde peut venir découvrir l’intégrité du burkinabé.

C’est des moments de convivialités, pleins d’émotion, qui non seulement  mettent la joie dans les cœurs des populations, mais leur permettent aussi de se frotter à d’autres venant des quatre coins du monde et contribuent aussi à redorer l’image de ce pays classé parmi les pays dits les moins avancés. L’ampleur de ces manifestations fait du Burkina Faso, le pays « la capitale » africaine des événements cinématographiques, culturels et touristiques. N’importe qui rêve de prendre part à un de ses événements, au moins une fois, dès qu’il en entend parler et il est certain qu’après il voudra ne plus en manquer. Les voici :

FESPACO (Festival Panafricain du Cinéma de Ouagadougou) : c’est l’événement où les cinéphiles se réunissent, certains pour exposer d’autres pour découvrir le vrai visage de l’Afrique et sa manière d’être. Pendant une semaine à Ouagadougou, cinéastes africains et de la diaspora noire de l’Amérique et dans les Îles, acheteurs et distributeurs professionnels se font du profit, mais la population aussi se donne du plaisir dans les nombreuses salles de cinéma. C’est la découverte des nouveaux films africains ; soyez parmi les premiers à le faire. Le FESPACO débute le dernier samedi du mois de février des années impaires. Quand vous manquez le FESPACO, ne vous lamentez trop car vous n’aurez pas à attendre deux ans pour voir les films africains au Burkina Faso, il y a les Journées Cinématographiques de la Femme Africaine (JCFA) juste l’année suivante.

JCFA (Journées Cinématographiques de la Femme Africaine) : Ces journées se tiennent en alternance avec le FESPACO et font autant vivre que le FESPACO le fait, sauf  qu’elles ne font que la promotion de la femme cinéaste. Au Burkina Faso, on magnifie beaucoup la femme. Les JCFA se tiennent d’ailleurs la première semaine du mois de mars, juste avant la journée internationale de la femme. Ça vous vous dit d’aller voir exclusivement la femme à l’honneur et de mieux voir la place qui lui est réservée ?!

SIAO (Salon International de l’Artisanat de Ouagadougou) : C’est un moment où on valorise l’artisanat qui constitue un souffle autant que l’agriculture pour les économies des pays africains. Le SIAO réunit tous les deux ans surs son site à Ouagadougou, des artisans avec leurs œuvres, des commerciaux et des visiteurs de tout horizon. Quand vous allez au SIAO, vous n’aurez pas à vous satisfaire  que les yeux et l’esprit ; sur le site il y a aussi un espace restauration où vous pourrez satisfaire la curiosité du tube digestif avec les divers mets succulents du Burkina Faso. J’avoue qu’au début, j’allais au SIAO à cause de l’espace restauration surtout. Rendez-vous à la 14ème édition, du 31 du octobre au 09 novembre 2014.

SNC (Semaine Nationale de la Culture) : C’est le plus grand festival de l’agenda culturel du Burkina. Elle se tient tous les deux ans à Bobo-Dioulasso, la capitale économique du pays. A l’affiche de chaque édition d’SNC il y a des compétitions dans différents arts : spectacle, plastiques, littérature francophone, culinaire et les sports professionnels. Il y a aussi et surtout le marché des arts, un cadre de mise en valeur de tous les produits et potentialités culturelles, artistiques et littéraires. On y trouve des animations culturelles, des expositions littéraires et muséales, la foire commerciale, la foire gastronomique, le village des communautés, des visites touristiques guidées dans la ville historique de Bobo Dioulasso. Le marché des arts est toujours plein à craquer, tant il y a des délices à découvrir. Je n’oublierai jamais les recettes culinaires à base de chenilles.  A vrai dire, à chaque SNC Bobo Dioulasso refuse du monde, donc prévoyez assez tôt votre voyage si vous voulez participer à la SNC. Rendez-vous à 2016 pour la 18ème édition.

NAK (Nuits Atypiques de Koudougou) : Vous voulez voir les plus célèbres artistes africains prester en live et dans leur diversité ; c’est le bon moment. Cette manifestation se tient chaque année au dernier trimestre à Koudougou (troisième grande ville du Burkina).

Le Festival Warba de Zorgho : Ce Festival se tient tous les deux ans à Zorgho, une ville située à une centaine de kilomètres à l’Est de Ouagadougou. Il rassemble les meilleures troupes de la danse Warba. Une danse où les sons des instruments et les pas de danse véhiculent des messages codés. C’est très divertissant et plein d’émotion. Cette danse occupe une place culturelle si importante au pays des hommes intègres, qu’un musée a été construit spécialement pour la conserver.

FECHIBA (Festival Culturel et Hippique de Barani) : Barani est une ville Burkinabè située à la frontière avec le Mali, dont population est majoritairement constituée de Peulhs. Cette une ville qui regorge historiquement de chevaux. La fête du cheval y est une pratique ancestrale d’allégeance à leur chef traditionnel. C’est aussi une expression de paix et de coexistence pacifique entre les populations agropastorales, frontalières du Mali et du Burkina Faso. A cette fête, les Bwaba et les Bobo, ethnies qui sont les maîtres des peulhs sont impérativement invités. Le programme du FECHIBA est riche en compétitions. Le jour,  il y a la lutte traditionnelle, des courses hippiques, des concours de maîtrise de l’art équestre dont l’entretien et le dressage du cheval. Des moments pleins d’émotion pour voir des hommes communiquer avec des chevaux. Durant les soirées, il y a des animations culturelles des différentes communautés. Le FECHIBA a lieu chaque année.

FESTIMA (Festival International des Masques et des Arts de Dédougou) : C’est un cadre de dialogue entre les cultures afin de contribuer à leur sauvegarde et leur revitalisation. Cette manifestation biennale regroupe des sociétés de masques de plusieurs d’Afrique et de l’Europe. A l’Affiche, il ya le festival masque (exhibitions, musiques et danses de masques), des conférences internationales sur les masques, des expositions sur les masques, une foire artisanale, et les nuits au village (musiques et danses du terroir).  Il y a toujours au rendez-vous, le « dolo » ou « tchapalo », la bière locale faite à base de sorgho ou de maïs ou de mil. C’est vraiment un moment de convivialité entre les visiteurs. A découvrir absolument !

FESDIG (Festival Dilembu au Gulmu) : C’est la fête des récoltes en Pays Gulmantché (l’Est du Burkina Faso). Il a lieu une fois par an et vise à la revalorisation de la pratique traditionnelle « Dilembu » (Goûter le nouveau mil), jadis fête des récoltes, occasion de remercier les mânes des ancêtres d’avoir offert une saison généreuse  et demander la permission de goûter la nouvelle récolte et de rester en bonne santé.  C’est un moment où on ne pas sentir de creux dans le ventre. C’est aussi un moment pour découvrir le riche patrimoine artistique, culturel, touristique et agropastoral de la région de l’Est du Burkina Faso appelée Gulmu. C’est un cadre d’échange culturelle entre le Burkina et des pays du Nord ; déjà avec la Belgique, la France et l’Allemagne.

SITHO (Salon International du Tourisme et  de l’Hôtellerie de Ouagadougou) : C’est un cadre qui rapproche les tours opérateurs du Nord, des professionnels africains du secteur du tourisme et de l’hôtellerie et bien sûr les amateurs du tourisme. Le SITHO est très riche en manifestations. Entre autres, les concours de meilleur stand, de la meilleure gastronomie, du meilleur serveur, qui enregistrent beaucoup de participants talentueux et des expositions (de professionnels du tourisme, de l’hôtellerie et des métiers connexes). Il y a aussi une foire gastronomique consacrée aux mets typiquement burkinabé et africains. Le SITHO, une vraie occasion pour faire les affaires !

SNAC (semaine nationale des arts culinaires) : C’est l’événement où les mets burkinabé à 100% sont à l’honneur. C’est un événement que vous voudriez plus manquer après une première participation, heureusement d’ailleurs qu’il a lieu chaque année. Si vous voulez venir au Burkina Faso, c’est un moment propice à cibler. La dernière édition s’est tenue du 25 janvier au 2 février 2014 à Ouagadougou. A l’affiche, il y a les spécialités des différentes ethnies ; le pays compte une soixantaine, comprenez donc que vous aurez à déguster à n’en pas finir. Par exemple, le tô gras, le bandji, la salade de Zamnin, le couscous de fleurs de nénuphar, la viande sauvage (buffle, buballes, cobales), etc. Ah, que ça donne l’eau à la gorge !

FESTIGRILL (Festival des Grillades de Ouagadougou) : Ceux qui ont entendu parler du Burkina Faso à travers ses« poulets télévisés »,  « poulets bicyclettes » « poulets flambés », « poulets grillés », « poulets sautés au rabilé ou à l’ail », c’est votre évènement. Une semaine durant, les « poulets télévisés » et les « poulets bicyclettes » et plein d’autres types de grillages défilent et nagent dans la bière. Et notez bien, le prix du poulet est le moins cher que partout ailleurs au monde : 2500 francs CFA, 3000 francs CFA ! Je l’aime bien, ce FESTIGRILL ; c’est l’un des événements qui font grouiller plus de monde. Au delà du cadre festif pour les visiteurs, ce festival a aussi pour but de promouvoir l’activité des éleveurs et des grilleurs, de permettre un échange de connaissances en matière de transformation des produits de l’élevage et de booster les ventes pendant le festival. Ce festival qui se tient chaque année au dernier trimestre à Ouagadougou, accueille aussi des grilleurs venus de plusieurs pays d’Afrique. J’ai manqué la dernière édition (la 4éme) qui s’est tenue du 29 octobre au 3 novembre 2013 ; quel mal je me suis fait ?!

JAAL (Journées Agro-Alimentaires) : C’est un cadre de concertation pour favoriser les échanges entre les acteurs et les partenaires du développement, de la promotion des produits agroalimentaires locaux ainsi que la dynamisation du secteur des industries agroalimentaires. C’est une excellente occasion à ne pas manqué, car vous avez la possibilité de découvrir en un seul lieu et au même moment, les potentialités agroalimentaires de plusieurs pays d’Afrique.

Foire du fonio de Bomborokuy : Bomborokuy  est un département située à 45 Km de Nouna et à environ 30  Km de la frontière du Mali. L’objectif de la Foire du fonio est de promouvoir la production, la transformation et la commercialisation du fonio du Burkina Faso, une céréale tant appréciée à travers le monde.  La foire du fonio se tient chaque année après les récoltes. A l’affiche, il y a des conférences multithématiques sur le fonio, des expositions d’équipements de battage, décorticage et nettoyage du fonio, des expositions vente de fonio, des concours de mets à base de fonio, des activités culturelles et sportives. A cette occasion c’est le régal aux mets faits à base de fonio et pleins d’autres mets spécifiques de la localité ; je n’oublie pas le tchapalo, c’est un compagnon fidèle des mets à base de fonio.

La Foire nationale du sésame à Nouna : Nouna est une ville, chef-lieu de la province de la Kossi, située à une cinquantaine de Km de Dédougou, au Nord-Ouest de Ouagadougou. Cette manifestation entend valoriser davantage la filière sésame en plein essor de nos jours dans cette région dite « grenier du Burkina », mieux organiser les quelque 50 000 producteurs qu’elle mobilise et faire la promotion économique de cette filière et des échanges commerciaux en mettant l’accent sur les opportunités d’accroissement des exportations. Vous voulez vous investir dans les business de cet oléagineux, c’est l’occasion pour venir au Burkina Faso.

FILO (Foire internationale du Livre de Ouagadougou) : Le livre à l’honneur à Ouagadougou ! Elle est consacrée à l’exposition-vente de livres de tous les genres littéraires. Elle se tient à Ouagadougou au Burkina Faso tous les ans en fin novembre. Elle dure une semaine. C’est le cadre de rencontre des acteurs du livre. Au programme des expositions-ventes, des panels et des conférences. La FILO c’est un des événements phares des étudiants et des élèves. Vous voulez rencontrer vos écrivains préférés, le FILO vous donne une occasion !

Le Tour du Faso : le rendez-vous des amoureux de la petite reine. C’est une course cycliste par étapes disputée au Burkina Faso. Il enregistre la participation d’équipes de cyclisme venant du monde entier. La première édition a eu lieu en 1987. Le Tour du Faso est devenu depuis l’une des courses cyclistes les plus importantes d’Afrique. C’est un événement qui mobilise aussi son monde ; car à l’occasion la population emplit les alentours des artères des villes qui servent de pistes pour la course. En dehors du Tour du Faso, d’autres courses sont aussi organisées régulièrement pour les cyclises nationaux.

CITO (Carrefour International de Théâtre de Ouagadougou) : le CITO n’est pas une manifestation isolés, mais un centre pour les amateurs du théâtres et de la chorégraphie. La vision du CITO est de vouloir et pouvoir continuer à proposer au public Ouagalais un théâtre d’expression africaine de qualité associant à la fois l’héritage de la tradition culturelle à la modernité du monde dans lequel nous vivons. Il est animé par une quarantaine de compagnies et de troupes. Au cours de toute l’année, le CITO offre des programmes de formations et de spectacles durant desquels vous n’allez jamais somnoler.

Voici donc, une partie du visage culturel du Burkina Faso. Commencer à établir votre programme de séjour, pour la grande découverte.

Par Julien DEMBELE, MSc.

 


Interdit de fumer dans les lieux publics

Affiche Interdit de fumer/ Crédit photo : Kpénahi
Affiche Interdit de fumer/ Crédit photo : Kpénahi

« Interdit de fumer dans les lieux publics » ou « interdit de fumer « , ces phrases ou d’autres semblables ne sont pas rares à rencontrer sur des affiches dans les lieux publics comme les hôpitaux, les restaurants, les hôtels, les services, les établissements scolaires et universitaires, les transports en commun, …  A l’appui de ces affiches qui sont beaucoup parlant et présentes en temps réel dans les lieux ciblés, il y a aussi par moment des publicités dans les médias (radios, télévision, presse écrite, …). Ces messages témoignent de la volonté de nos autorités de se conformer à un appel international de l’OMS, en vue de préserver la santé des populations et leurs environnements contre le tabagisme. Mais qu’en est-il de leur application ?

On voit de plus en plus pays qui font voter des lois contre le tabagisme. A ma connaissance, la Côte d’Ivoire dispose d’une loi anti-tabac depuis 2012, le Décret n°2012-480 du 10 octobre 2012. Le Burkina Faso aussi en dispose depuis 2010. Celle du Sénégal est presque fin prête, puis qu’il ne manque plus que sa promulgation par le Président de la République, SEM Macky SALL, un homme très dynamique. La loi anti-tabagisme est généralement soutenue par un programme national comme le Programme National de Lutte contre la Drogue et le Tabagisme de la Côte d’Ivoire. C’est l’organe exécutif de toute la politique anti-tabagisme de l’Etat. Mais malgré son existence, on ne cesse d’observer des dérives criardes par rapport aux prescriptions contre le tabagisme.

J’ai été choqué de constater à Abidjan, que dans un hôtel où on ne peut entrer sans constater l’affiche collée à la porte et portant les mentions : « Interdit de fumer » et « fumer tue les fumeurs et les non-fumeurs », des fumeurs de cigarettes ont le loisir de n’adopter aucun comportement en vue de respecter la législation. A qui la faute dans cette situation ?

Certainement que les responsables de l’hôtel ne prennent pas les mesures idoines pour faire respecter la loi, peut-être que c’est les clients qui sont aussi trop je ne sais comment le dire, ou même que initialement, c’est le programme de lutte contre le tabagisme qui n’a pas mis assez le paquet.

A vrai dire, je m’y suis fait violence pour ne pas perturber une ambiance qui m’était nécessaire dans les circonstances.

Par Julien DEMBELE, MSc.


L’Europe n’est-elle pas le principal pollueur de l’environnement en Afrique ?

e-Waste par Curtis Palmer, via Flickr CC
e-Waste par Curtis Palmer, via Flickr CC

L’intégrité de l’environnement et de notre santé est menacée par de nombreux polluants chimiques d’origines anthropique et naturelle. Les émissions naturelles de polluants chimiques sont difficiles à maîtriser et ça devrait l’être moins pour ceux émanant de l’activité de l’homme. Malheureusement, ce n’est pas le cas, car on rencontre encore aujourd’hui d’énormes difficultés prévenir la diffusion dans la nature, de nombreux articles et équipements qui contiennent des composés chimiques nocifs pour l’environnement et la santé. Certains des composés chimiques restent stables dans l’environnement pendant plusieurs années ; ils sont communément appelés polluants organiques persistants (POP). Leur impact négatif sur l’environnement est déjà démontré, c’est pourquoi leur production a fait l’objet d’interdiction. Tous les efforts d’aujourd’hui devraient concourir à l’élimination écologiquement rationnelle de ces composés chimiques qui se retrouvent dans beaucoup d’articles et d’équipements que nous utilisons quotidiennement.

Les articles et équipements de seconde main que l’on désigne souvent par le terme « France au revoir » n’arrêtent pas de franchir par tonnes, les frontières des pays africains en provenance de l’Europe. Leur flux est difficile à estimer à cause de défauts de déclaration ou de renseignements erronés par beaucoup d’exportateurs, mais les chiffres disponibles se situaient à plus de 200 000 tonnes en Afrique de l’Ouest, durant 2008 et 2009, selon un rapport du secrétariat de la Convention de Bâle. Ce rapport intitulé « DEee en Afrique : Etat des lieux ». Au nombre de ces articles et équipements, on peut citer par exemple, la majorité des vieux téléviseurs, des vieux réfrigérateurs et congélateurs, des vieux ordinateurs, des vieilles imprimantes, des vieilles mousses, des vieilles moquettes, des vieux véhicules, des vieux équipements électriques et électroniques… qui datent d’avant l’année d’interdiction de la production des composés chimiques cibles. Les polluants que contiennent ces articles et équipements sont des plus craints pour l’intégrité de l’environnement et de la santé. On a les hydrofluorocarbone (HFC), les perfluorocarbones (PFC), les polybromodiphényléthers (PBDE) interdits depuis 2004, le sulfonate de perfluorooctacne (SPFO) et ses dérivés interdits depuis 2002. Ils sont responsables de la destruction de la couche d’ozone, de plusieurs maladies dont les cancers.

Des conventions existent les mouvements de ces produits entre les frontières des pays et sur leur rejet dans l’environnement. La plupart pays exportateurs et importateurs ont signé et ratifié ces conventions ; il devrait s’ensuivre un arrêt ou à défaut une réduction considérable du flux de ces articles vers les pays qui ne disposent pas de technologies permettant leur élimination écologiquement rationnelle. Mais l’état actuel du flux reste davantage inquiétant. Des mesures réglementaires sont bien sûr prises au niveau des pays européens pour montrer leur volonté d’interdire les exportations, mais sans aucune volonté manifeste de les appliquer. Nous savons que les détruire tout en respectant l’environnement, coûte plus cher que les envoyer dans les pays en développement où ils sont accueillis même à bras ouverts. Alors, qui n’est pas tenté d’emprunter le chemin le plus facile ? Ainsi, les substances chimiques dangereuses de l’Europe se retrouvent facilement sur le sol africain. L’Europe n’est-elle donc pas le principal pollueur de l’environnement en Afrique ?

Maintenant, il est exigé aux pays en développement, en respect des conventions internationales qui protègent l’environnement, d’identifier les substances chimiques dangereuses pour l’environnement et la santé et de les faire éliminer de façon écologiquement rationnelle. Cependant, lorsque des équipements contenant ces composés y sont identifiés, il faut les faire détruire dans les pays occidentaux qui ont la technologie requise et les opérations de transport et d’élimination sont effectuées aux frais du contribuable.

Des mesures concrètes et viables doivent être prises pour empêcher l’entrée illicite de ces polluants sur le sol africain. Chacun a sa part à y jouer, que ce soit le gouvernement ou la population.

Par Julien DEMBELE, MSc.


Journée mondiale de la santé 2014 : attention aux maladies à transmission vectorielle

Health par 401 (K)2013, via Flickr CC
Health par 401 (K)2013, via Flickr CC

La santé est célébrée le 7 avril de chaque année. Cette journée a été instituée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour permettre d’orienter l’attention particulièrement sur un des problèmes majeurs de santé publique dans le monde.

Cette année, le problème de santé publique, prioritaire selon l’OMS, c’est les maladies à transmission vectorielle. Ces maladies ont été choisies parmi d’autres qui sont toutes aussi d’actualité ; notons par exemple qu’en 2013 le thème choisi était l’hypertension artérielle. Nous devons tous soutenir les actions qui seront menées pour atteindre les objectifs fixés pour cette journée ; cela ne doit pas se limiter au seul jour du 7 avril, mais doit l’être au quotidien et toutes les années à venir.

Les maladies à transmission vectorielle sont celles provoquées par des agents pathogènes ou pour des parasites qui sont transmis d’un sujet (ou animal) infecté à un autre sain par un vecteur. Les vecteurs sont des insectes que l’on retrouve dans l’environnement immédiat, comme les moustiques. Ces vecteurs et les maladies occasionnées sont rencontrés dans les régions tropicales et dans les endroits où l’accès à l’eau potable et aux systèmes d’assainissement pose problème. Parmi ces maladies, on peu citer le paludisme, la dengue, le chikungunya, la fièvre jaune, etc. Des maladies transmises par les moustiques.

Comme l’OMS l’a dit, les problèmes environnementaux, la mondialisation du commerce et des voyages impactent sur la transmission de ces maladies et contribuent à les répandre dans les régions du monde où elles n’existaient pas. C’est d’ailleurs pourquoi, il y a panoplie de protocoles de vaccination à suivre pour aller d’un pays à un autre, afin d’éviter de répandre ces maladies. En tous cas, pour venir dans un pays d’Afrique de l’Ouest, vous devez faire le vaccin contre la fièvre jaune et il vous est fortement recommandé de suivre un traitement préventif contre le paludisme. Les objectifs visés par l’OMS lors de cette journée, s’inscrivent dans ce sens. C’est entre autres, sensibiliser les familles vivant dans des régions à risques, afin qu’elles sachent comment se protéger. De même que les voyageurs sachent se protéger lorsqu’ils se rendent dans les pays où sévit cette menace.

En Afrique de l’Ouest « ya moustique dèh ! donc faut te blinder avant de venir» ! , pour dire qu’il y a beaucoup de moustiques et il faut prendre ses précautions au risque de tomber malade du paludisme dans les jours qui suivent votre arrivée, ou même de ramener le parasite chez vous.

A ceux qui continuent la célébration de la journée jusqu’aujourd’hui, je souhaite « Bonne journée mondiale de la santé ». A tous, faisons attention aux maladies à transmission vectorielle et faisons étendre la sensibilisation à nos proches !


La consommation de fruits et légumes frais contre l’obésité et les caries dentaires

Frutas Mercado Municipal de São Paulo par Rafael Acorsi, via Flickr CC
Frutas Mercado Municipal de São Paulo par Rafael Acorsi, via Flickr CC

Il n’est plus à démontrer que la consommation d’aliments avec trop de sucres ajoutés contribue fortement à la montée en flèche du surpoids, de l’obésité et des caries dentaires. Des études commanditées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) l’ont déjà confirmé. Il s’agit d’études dont les intitulés sont les suivants : « Dietary sugars and body weight : systémic review and meta-analyses of randomised controlled trial and cohort studies » et « Effect on caries of restricting sugar intake : Systemic reviw to nform WHO guidelines », publiées dans des revues scientifiques célèbres. L’OMS a commandité ces études dans le cadre de l’élaboration de ses Lignes Directrices sur les apports en sucre pour les enfants et les adultes, actuellement en consultation publique jusqu’au 31 mars 2014.

Ce fléau de l’obésité est en passe de devenir mondial, alors qu’il était jadis considéré comme problème des Occidentaux. Pendant que les statistiques de l’obésité sont régression chez les Américains, chez les Européens on observe une évolution contraire. Dans les pays en développement et surtout en Afrique, la progression est pire selon un récent rapport de l’ONG Overseas Development Institute (ODI). Ce n’est qu’une facette de la mondialisation, bref !

Parmi les recommandations concrètes à la population pour lutter contre cette « épidémie », figure la consommation de fruits et légumes tout en réduisant celle des aliments transformés avec trop de sucres ajoutés. Pourquoi faut-il privilégier la consommation des fruits et légumes, surtout à leur état frais ?

Il faut savoir que la technologie des aliments fut développée par nos ancêtres pour rendre les aliments disponibles à toute période de l’année. Cela a permis donc d’avoir à goûter par exemple un fruit ou son produit de transformation, à une période que le fruit n’atteindrait pas sans pourrir. Elle permet aussi que tout Européen ou Asiatique puisse goûter à la purée de mangue biologique de Orodara produite par Dafani, au Burkina Faso. Cependant, la technologie des aliments a aussi permis aujourd’hui à certains de fabriquer et de mettre sur le marché des aliments synthétiques (des aliments non naturels) ayant exactement le goût et autres caractéristiques de l’aliment naturel. Ces aliments de synthèse sont les plus bourrés en sucres ajoutés, pour donner plus d’envie au consommateur. Ils sont aussi les moins chers face aux produits naturels sur le marché. Malheureusement, il se trouve que les gens préfèrent consommer ces produits transformés alors que le fruit frais naturel est encore disponible.

Il faut aussi savoir que la technologie des aliments ne permet pas de conserver tous les constituants de l’aliment ayant des vertus nutritives ou sanitaires. Pour le cas des vitamines, le simple fait même de couper ou entailler un fruit ou un légume amorce leur destruction par oxydation au contact de l’air. Les vitamines d’un fruit peuvent dans ce cas se détruire complètement en quelques heures. Ce n’est donc pas le fait de le transformer en purée ou autre produit conservé durant des mois ou des années qui gardera ses nutriments intacts. Néanmoins, on peut renforcer par ajout de certains nutriments de l’aliment, mais le plus souvent ce renforcement se fait avec des nutriments synthétiques dont on ne peut nier l’innocuité à 100 % pour l’organisme. La consommation des fruits frais peut donc éviter l’absorption des sucres ajoutés et de substances de synthèse. Ça permet en même temps d’éviter l’exposition aux substances toxiques comme le Bisphénol A (BPA) qui passe des emballages vers les aliments qu’ils contiennent.

Il donc clair que privilégier la consommation des fruits et des légumes frais va contribuer à réduire le surpoids, de l’obésité et les caries dentaires.

Par Julien DEMBELE, MSc.


Essais nucléaires français au Sahara en 1960 : affectent-ils ma santé aujourd’hui ?

 

ONE OF THE MOST IGNORANT TESTS EVER--NOT MY PHOTO par Robert Huffstutter, via Flickr CC
ONE OF THE MOST IGNORANT TESTS EVER–NOT MY PHOTO par Robert Huffstutter, via Flickr CC

Des révélations sur les essais nucléaires français de 1960 on fait couler beaucoup d’encre en mi-février passé. Certainement que l’encre coulera encore plus dans les mois à venir, vu l’importance de l’intérêt que ces révélations suscitent. En effet, le journal « Le Parisien » a publié le 14 février 2014, un article intitulé ainsi : « Le document choc sur la bombe A en Algérie. Des documents secret-défense montrent l’étendue des retombées radioactives des essais nucléaires français dans le Sahara au début des années 1960 « . Le quotidien algérien « Liberté » rétorqua que « C’est pire que ce qui a été dit et même imaginé ». La nouvelle s’est ainsi vite répandue à travers le monde. La première des bombes A de la série des essais, surnommée « Gerboise bleue » par la France a été lancée le 13 février 1960. A en croire « Jeune Afrique« , elle serait six fois plus puissante que la bombe larguée à Hiroshima en 1945 par les Etats-Unis. La cartographie de la zone touchée par la Gerboise bleue, jadis classée secret-défense, montre que toute l’Afrique du Nord, toute l’Afrique de l’Ouest, une partie de l’Afrique centrale et la partie sud de l’Europe ont été touchées par les retombées radioactives. Tous les pays de l’Afrique de l’Ouest ont été atteints dès le 8e jour, dont le Niger, le Nigeria, le Mali, le Burkina Faso, le Bénin, le Togo et le Ghana dans les 4 premiers jours.

Avant ces révélations, seuls les vétérans français desdites campagnes d’essais nucléaires et l’Algérie avaient soulevé des questions d’indemnisation de la part des autorités françaises. Ces révélations ouvrent donc la voie éventuellement à d’autres plaintes et réclamations de dédommagement, venant de tous les pays atteints par les retombées radioactives. L’Algérie ne veut donc plus perdre le temps, et pense même à exploiter l’opportunité de coopérer avec les pays voisins touchés pour avoir gain de cause.

La question de savoir si les retombées radioactives de ces essais affectent la santé de la population d’aujourd’hui, amène à revoir un peu la période de radioactivité, la portée et quelques mécanismes de toxicité des éléments radioactifs contenus dans cette bombe A.

La période d’un élément radioactif, c’est la période durant laquelle il reste radioactif. C’est-à-dire simplement, le temps durant lequel il est capable d’émettre des rayonnements. Lorsqu’une explosion nucléaire a lieu, plusieurs radionucléides sont émis,  mais ceux-ci ont des périodes variables dont dépendra leur devenir dans l’environnement. Ceux qui ont des périodes courtes disparaissent rapidement, tandis que ceux qui ont des périodes longues subsisteront aussi longtemps en fonction de la période. Les radionucléides qui subsistent sont par exemple le césium 137 (période 30 ans), le strontium (29,12 ans), le tritium (12,35 ans), le krypton 85 (10,4 ans) et les isotopes du plutonium de période 87,7 ans à 24 100 ans. Ces radionucléides auront donc suffisamment de temps pour nuire à l’environnement et à la santé. Mais, l’ampleur de leur impact pourra aussi dépendre de leur portée.

La portée d’un radionucléide, c’est la distance à laquelle il peut retomber du point de rejet. Elle détermine la dispersion des radionucléides et est dépendante de ses caractéristiques physicochimiques et de la météorologie. Les produits volatils comme l’iode 131 et le césium 137 peuvent parcourir de très longues distances (voire des centaines de kilomètres) avant de se déposer. On peut supposer que ces radionucléides font partie des principales retombées qui ont atteint les pays situés loin de l’Algérie, la zone de rejet. En considérant les périodes, 8,04 jours pour l’iode 131  et 30 ans pour césium 137, on est sûr que ces éléments ont tous atteint tous les pays de l’Afrique de l’Ouest et ont exercé leur toxicité.

Les éléments radioactifs ont généralement deux types de toxicités. Une toxicité due à la radioactivité (radiotoxicité) et l’autre due à la structure chimique de l’élément (toxicité chimique ou chimiotoxique). La radiotoxicité est due à l’exposition aux rayonnements ionisants émis par les radioéléments et se manifeste par l’irradiation. L’exposition aux rayonnements ionisants se fait soit par voie externe, soit par voie interne. L’exposition externe c’est lorsqu’on est irradié par les rayonnements de sources extérieures, qui arrivent au contact de la peau. Quant à l’exposition interne, c’est lorsqu’on est irradié par les rayonnements émis à l’intérieur de l’organisme par les radioéléments qu’on a ingérés (à travers les aliments contaminés) ou inhalés (à partir de l’air pollué). Un élément dont la radioactivité est dépassée ne peut plus être radiotoxique. La radiotoxicité peut, en dehors des brûlures mortelles, se traduire par des modifications du génome conduisant à des maladies génétiques transmissibles ou des cancers et par des affections de certaines fonctions comme la fécondité, la mortalité, la morbidité et le comportement. L’iode 131 et le césium 137 possèdent tous des radiotoxicités. L’organe cible de l’iode radioactif est la thyroïde ; pour certaines doses élevées chez l’enfant il peut augmenter le risque du cancer de la thyroïde et le risque d’hypothyroïdie radio-induite définitive. La distribution du césium 137 se fait dans tout le corps, dans les parois artérielles et les surrénales. A forte dose, le césium 137 est responsable du syndrome aigu d’irradiation avec aplasie médullaire. Toutes les personnes qui vivaient sur les zones touchées par les retombées radioactives à l’époque des essais et jusqu’à 30 ans après (jusqu’en 1980), ont certainement dues être exposées aux rayonnements ionisants. Mais les effets se sont produits en fonction de la dose reçue et de la sensibilité de chaque individu.

La toxicité chimique, enfin, elle est liée à l’affinité qu’ont les radioéléments avec certaines molécules de l’organisme. Les radioéléments reconnus pour leur toxicité chimique sont par exemple l’uranium (période 246 000 à plus de 4 milliards d’années), le cobalt (période 70,8 jours à 5,27 ans), le bore, le sélénium (période 1,1 million d’années), le technétium et l’iode. Le cobalt se fixe sur les molécules du patrimoine génétique, avec possibilité d’induire des cancers. L’iode 131 se fixe naturellement sur la thyroïde et le césium-137 se distribue dans tout le corps. La concentration du césium 137 dans le muscle cardiaque par exemple peut y engendrer des pathologies cardiaques, comme des arythmies. Le césium 137 peut perturber plusieurs autres fonctions physiologiques et métaboliques conduisant à des malformations congénitales, des troubles neurologiques et autres pathologies non cancéreuses.

En résumé, l’iode 131 de période 8 jours et le césium 137 de période 30 ans sont les principaux radioéléments de longue portée en cas d’essai nucléaire. Aujourd’hui, leur  contribution à la radioactivité dans l’environnement est nulle (NB : il existe une radioactivité naturelle à laquelle nous sommes quotidiennement exposés). Les populations vivantes dans les pays relativement reculés de l’Algérie ne sont plus exposées aux radiations de cette bombe. Seules les populations qui vivent dans les zones proches du site de l’essai, restent exposées aux radiations des radionucléides de longue période (par exemple les isotopes du plutonium) et de portée faible qui y persistent. Mais si nous tenons compte de la transmissibilité des maladies provoquées, certaines personnes aujourd’hui seraient porteuses d’anomalies dues à l’exposition de leurs géniteurs aux radiations de la Gerboise bleue française.

Par Julien DEMBELE, MSc.


La situation politico-sociale actuelle de ma chère patrie m’alarme

Burkina_Faso-Pos, via Google images, CC
Burkina_Faso-Pos, via Google images, CC

J’ai réfléchi par mille fois avant de prendre le clavier et de transcrire mon sentiment.

J’en ai assez de regarder ma chère patrie (le Burkina Faso) passer jours et nuits à la frontière du feu et du sang et espérant qu’elle ne la franchisse jamais. La situation politico-sociale actuelle de ma patrie m’alarme. Quand bien même elle est le «pays des hommes intègres» (signification de son nom «Burkina Faso» en langue nationale), admirée, enviée et félicitée pour sa stabilité. Stabilité dont elle jouissait depuis maintenant un quart de siècle et qui faisait profiter à d’autres (signe de son intégrité) politiques. Elle nous offre aujourd’hui une situation complètement à l’opposé de ce qui est digne des hommes intègres. Nous n’avons pas besoins de ça !

Je suis indigné, quand des gens me disent que «vous aviez une bombe prête à exploser chez vous alors que vous venez jouer aux pompiers chez les autres». Ça me fait mal de voir un pouvoir qui à réussi à faire asseoir la paix pendant un quart de siècle et la laisser s’effriter à l’échéance de son mandant.

Les autorités politiques burkinabé ne manquent quand même pas de cas sur lesquels ils doivent s’inspirer, surtout des cas dans la sous-région où le Président Blaise COMPAORE a eu à faire valoir ses qualités de bon dirigeant, de partisan de la paix. Je me demande, où sont passées ses qualités dont nous burkinabé ne pouvons plus bénéficier ? Le Burkina Faso enseigne la bonne gouvernance au-delà de ses frontières, il est donc temps de le prouver par un exemple concret chez soi.

J’en appelle au bons sens de tous les hommes politiques burkinabé et à leur amour pour la patrie, afin qu’ils prennent les bonnes décisions pour épargner le pays d’une crise. La population en souffre suffisamment déjà assez et l’administration aussi. Et ce, faute de pouvoir disposer de tous ses esprits pour remplir sa fonction. Mais il faut éviter que le pire n’advienne. La situation risque aussi de fragiliser les frontières du pays ; le pire c’est de voir un jour des intrus venir revendiquer une partie du territoire pendant que les dignes fils et filles du pays se disputent.

Il faut que le Burkina Faso soit meilleur que ce qu’il fut hier et que ce qu’il est aujourd’hui et continuer à briller haut à jamais, par sa bonne gouvernance.

Par Julien DEMBELE, MSc.


Des plans nationaux pour lutter contre le cancer

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Célébrée le 4 février de chaque année, la lutte contre le cancer attire de plus en plus d’attention et gagne une part dans les programmes de santé des Etats. En effet, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a lancé en 2000 une stratégie mondiale de  lutte contre les maladies non transmissibles qui invite à donner la priorité aux maladies non transmissibles surtout dans les pays en développement et fixe les rôles des différents acteurs dont les Etats membres. A la suite de cette stratégie mondiale, l’OMS a adopté une série de conventions, de résolutions et plans d’action pour la mise en pratique de la stratégie mondiale. Entre autres on peut citer la résolution WHA58.22 du 25 mai 2005 : Prévention et lutte anticancéreuses et le plan d’action 2008-2013 pour la stratégie mondiale de lutte contre les maladies non transmissibles ; dans ces différents documents des recommandations concrètes sont adressées aux Etats membres afin de pouvoir mettre en place ou de renforcer leurs plans nationaux de lutte contre les cancers.

A partir d’aujourd’hui, chacun peut faire un bilan. A ma connaissance la France adopte un plan cancer quinquennal depuis 2003 ; elle est à son 3ème plan (plan cancer 2014-2019) lancé par le Président François Hollande à l’occasion de la journée mondiale du cancer cette année. Dans les pays en développement, principalement concernés (plus de 60% des cas de cancers et plus de 70% des décès dus aux cancers), les choses semblent avancer à pas de caméléon à mon sens. Au Burkina Faso, le plan stratégique national de lutte contre le cancer n’est entré en gestation  qu’en janvier 2013, puis valider le 30 avril 2013, pratiquement à l’échéance du plan 2008-2013 de l’OMS. Au Sénégal, un plan opérationnel de lutte contre le cancer a été présenté ce 4 février 2014, lors d’une conférence de presse à l’occasion de la Journée mondiale du cancer.

J’invite chacun à jeter un coup d’œil sur ce qui est fait dans son pays.

Nous avons plutôt intérêt à nous y mettre, surtout à mobiliser les efforts et nos faibles moyens sur la prévention, car, certes il est vrai que le cancer c’est un problème mondial, mais ne nous attendons pas à recevoir autant de soutien comme ce fut et est toujours pour le cas du SIDA le cancer est, comme on l’appelle « maladie non transmissible », donc les occidentaux ne craignent pas que nous franchissons leurs frontières avec.

Par Julien DEMBELE, MSc.


Les cancers sonnent à nos portes (à l’occasion de la journée mondiale du cancer)

Les cancers sonnent à nos portes ; si nous n’y prenons garde, ils nous envahiront.  Selon l’organisation mondiale de la santé, les  maladies  non transmissibles (maladies cardiovasculaires, cancers et maladies respiratoires chroniques) étaient responsables de 63% des décès survenus dans le monde en 2008. D’après ses projections, le nombre de décès correspondant à ce pourcentage qui était de 17 millions s’élèvera 25 millions en 2030, particulièrement les décès dus aux cancers devraient augmenter de 7,6 millions à 13 millions, alors que pour la même période, on prévoir une réduction des décès dus aux maladies transmissibles. Selon les estimations de l’OMS, des facteurs de risques d’ordre comportemental, dont le tabagisme, l’inactivité physique, la mauvaise alimentation et l’usage nocif de l’alcool, son les principaux responsables des maladies cardiovasculaires ; ces facteurs sont aussi valables pour les cancers (Statistique sanitaire mondiale 2012, OMS). A cela, il faut ajouter les facteurs environnementaux qui d’ailleurs sont à l’origine de 90% des cancers humains (Thierry Soussi et collaborateurs dans « L’analyse des mutations du gène p53 dans les cancers humains : le lien entre l’épidémiologie et la carcinogenèse, médecine/science 2000 ; n° 16 : 1387-1396 »). L’OMS, elle attribue 19% des cancers à l’environnement et le milieu professionnel. Ces données sont alarmantes et devraient nous pousser à la recherche de stratégies et moyens de préventions sûres et durables. Miser essentiellement dans la prévention sera la politique la plus salutaire pour les pays en développement, car il y a un véritable défaut de moyens de prise en charge du cancer et cela se traduit par le taux de décès observés, soit deux tiers des décès par cancer dans le monde (Statistique sanitaire mondiale 2012, OMS). Les politiques de santé de nos gouvernements doivent intégrer des programmes d’éducation santé, afin d’aider la population à prévenir le cancer et l’ensemble des maladies non transmissibles. Cela semble d’autant plus faisable que les scientifiques ont réussi à déterminer de façon plus ou moins précis l’implication de facteurs environnementaux à la survenue des différents types de cancers. Selon l’OMS, les atteintes cancéreuses majoritairement à l’origine des décès dans les pays à revenue faible ou intermédiaire sont les cancers du poumon, du sein, du colon ou du rectum, de l’estomac ou du foie. Tentons de relever quelques cancérigènes environnementaux contribuant à la survenue des certains cancers.

Le tabagisme est un facteur contribuant à la survenue de presque tous les cancers (poumon, œsophage, colon et du rectum, sein, col de l’utérus, rein). La fumée de tabac est « le tombeau » de la majorité des cancérigènes de l’homme. En effet, elle contient une multitude de composés chimiques toxiques reconnus comme soit cancérigènes avérés, soit cancérigènes probable soit cancérigènes possibles, selon la classification OMS des substances cancérigènes. La majorité de ces composés sont des composés aromatiques, des composés nitrosaminés, des métaux lourds. On dénombre le benzène (cancérigène avéré),  (les Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques dont le Benzo (a)pyrène (cancérigène probable), le benzo (a)anthracène (cancérigène probable), le dibenzo (a, h) anthracène (cancérigène probable) ; des amines aromatiques dont le 4-aminobiphényl (cancérigène avéré), le 2-naphtylamine (cancérigène avéré), l’ortho Toluidine (cancérigène probable) ; les métaux lourds comme le cadmium, berylium, l’arsenic, le chrome 6 et le nickel, tous des cancérigènes avérés et des centaines d’autres composés cancérigènes potentiels pour l’homme.

Le fumeur est alors exposé à ces centaines de composés ; mais  comme la fumé reste dans notre environnement immédiat, tous les non fumeurs non loin de là sont aussi exposés, c’est qu’on appelle tabagisme passif. Ce phénomène de tabagisme passif est d’autant plus important aujourd’hui car certains fumeurs fument dans des lieux clos, au service ou à domicile, exposant ainsi collègues de service et membres de sa famille. Tous ces composés se retrouvent aussi dans les fumées issues d’autres combustions, telles que les fumées des moteurs des véhicules, des industries, des combustions domestiques.

Autre voie d’exposition aux cancérigènes environnementaux, l’alimentation. La plupart des métaux lourds parviennent à l’organisme par le biais des aliments. Le cadmium, l’arsenic, le mercure, etc, provenant des rejets industriels dans la mer s’accumulent dans les produits de pêche et finissent par se retrouver dans notre assiette et dans le ventre. Le riz ou le maïs cultivés sur un sol pollués par des substances toxiques ou irrigués par de l’eau contaminée, accumulera ses dites substances qui se retrouveront donc dans notre assiette. Les mycotoxines, substances sécrétés par des moisissures (champignons) et impliquées dans plusieurs cancers chez l’homme, nous sont parvenus à travers les aliments essentiellement. La liste est longue, et nous sommes exposés à tous ces composés !

Nous pouvons tous être exposés aux cancérigènes, mais tous n’allons pas développer de cancer. Plusieurs facteurs expliquent cela. Soit le polymorphisme génétique de certaines enzymes de métabolisation. Certaines personnes ont une défaillance ou une malformation des enzymes qui permettent l’élimination des substances toxiques, ces personnes sont d’offices susceptibles de développer les maladies causées par les substances correspondantes. Soit la bonne hygiène alimentaire apportant suffisamment d’antioxydant et de substances protectrices contre les cancers. Les antioxydants sont des substances contenues dans les aliments, si nous les consommons, ils aideront notre organisme à se débarrasser des substances responsables du développement des cancers.

Prenons donc garde, en prenant les dispositions nécessaires pour éviter le cancer.

Par Julien DEMBELE, MSc.


La communauté scientifique a du mal à se convaincre sur l’innocuité du Bisphénol A

Le Bisphénol A (BPA) est une substance chimique entrant dans la fabrication d’un grand nombre des ustensiles de cuisine en polycarbonate (plastique rigide) y compris le biberon et les bonbonnes d’eau. Il est aussi utilisé dans la fabrication des films recouvrant l’intérieur des canettes et autres contenants pour conserves alimentaires, ainsi que plusieurs autres revêtements. De très petites quantités du BPA peuvent migrer du contenant vers l’aliment qu’il contient, ainsi le consommateur de cet aliment est exposé au BPA ; le BPA n’étant pas inoffensif pour la santé.

Le BPA est utilisé depuis les années 1960. Comme toute substance pouvant entrer en contact avec l’homme, ses effets sur la santé sont étudiés. La toxicité du BPA est liée à la structure de la molécule pouvant lui permettre d’interagir avec les récepteurs des hormones œstrogènes essentiellement. Autres effets sont suspectés, mais l’état des données scientifiques ne permet pas de les prendre en compte dans la définition de la toxicité du BPA. Sur  la base de ses effets observés et des doses responsables, additionner aux quantités de BPA qui peut migrer dans les aliments et parvenir à l’homme, en grosso modo, les institutions nationales et intergouvernementales ont fixé une DJT (Dose Journalière Tolérable) de 50 µg/Kg poids corporel/jour (DJT d’une substance toxique est la dose à laquelle une personne peut être exposé tous les jours et durant toute sa vie, sans risque de dommage sur sa). Cependant, suite à la veille d’informations sur le BPA, l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire des Alimentation, Environnement, Travail (ANSES), institution française, a pu identifier en 2009, de nouvelles publications scientifiques soulevant des interrogations sur les effets du BPA.

L’ANSES a lancé une alerte suite aux nouvelles données sur la toxicité du BPA. Dans son rapport de 2011, l’agence pointe du doigt les effets du BPA sur la santé, notamment sur la femme enceinte et l’enfant à naître et sur le développement du système nerveux. Elle a poursuivie la veille et a réalisé une évaluation de risque qui a confirmé les effets du BPA à des doses inférieure à la DJT fixé (rapport publié en 2013). Elle a par ailleurs révélé d’autres voies potentielles d’exposition (respiratoire et cutanée) et d’autres matériels d’exposition (tickets de caisse, reçus de cartes bancaires, …). Les travaux de l’ANSES ont abouti à l’adoption en 2012 par l’Assemblée Nationale française, d’une loi sur la réduction de l’exposition au BPA en réduisant la fabrication, l’importation et l’exportation de matériels contenant du BPA.  Cependant, l’Autorité européenne en charge de la sécurité sanitaire des aliments (EFSA), les institutions homologues américaines, ainsi que le comité conjoint FAO/OMS en charge de la question, ont jugé irrecevables les conclusions de l’agence française. Ces institutions émettent des doutes sur la qualité scientifique des protocoles et des conditions d’études des études utilisées par l’ANSES. En plus, ces institutions avancent que les quantités de BPA auxquelles l’homme peut être exposé sont si rapidement éliminées de l’organisme au point que le BPA ne puisse produire les effets signalés. Toutefois, compte tenu des incertitudes sur la question, l’EFSA a revue à la baisse la DJT de 50 µg/Kg de poids corporel et par jour à 5 µg/Kg de poids corporel et par jour (en cours de validation), soit réduction par un facteur de 10 alors que l’ANSES s’attendait à une réduction plus importante.

Les Etats-Unis n’ont toutefois pas apporté de modification à leurs valeurs toxicologiques, mais ont édité des conduites à suivre pour réduire  l’exposition au BPA en attendant que les institutions de recherche en charge de la question mènent des études dans le but de confirmer ou d’infirmer les inquiétudes sur l’innocuité du Bisphénol A.  A noter même que la Food and Drug Administration des Etats-Unis (organisme chargé de la réglementation) n’a jamais fixé de DJT pour le BPA, car elle jugeais les risques trop faible.

Un bras de fer s’ait ainsi crée au sein la communauté scientifique sur l’innocuité du BPA. Est-il des scientifiques si souciant de la santé humaine au point de faire des conclusions trop hâtives et biaisées? Est-il des scientifiques des scientifiques moins souciant de la santé humaine ? Est-il des scientifiques peu rigoureux ou plus rigoureux ? Est-il des scientifiques dont l’avis est motivé par autre chose que l’intérêt pour la santé humaine ? Voici autant d’interrogations que cette situation suscite en attendant que le National Toxicology Program des Etats-Unis (NTP) livre ses résultats pour confirmer ou infirmer que le  BPA est à l’origine des effets sur la femme enceinte et son enfant et sur le développement du système nerveux.

Désormais, il est recommandé à chacun de faire attention au contact avec les matériels contenant du BPA. L’une des mesures de conduite les plus importantes conseillées par la Food and Drug Administration des Etats-Unis est de reconnaître les matériel contenant du BPA. Le pictogramme du code de recyclage indiqué (généralement sur le bas) sur les ustensiles en plastique, permet de savoir facilement s’il contient du BPA. Les codes de 1, 2, 4, 5, 6 ne contiennent probablement pas du BPA, mais le code 3 ou 7 contient du BPA.

Par Julien DEMBELE, MSc.


N’amenez pas les armes chimiques syriennes dans mon village

Les catastrophes engendrées par les déchets et produits chimiques toxiques ne  finissent pas de rendre notre environnement invivable, de nous priver de nourriture et d’eau de bonne qualité, de nous enlever la vie. Les cas ne manquent pas, le plus récent à ma connaissance est la soit disant « fuite  de méthycyclohexane» dans la rivière fournissant l’eau aux populations de la Virginie Occidentale, aux Etats-Unis. Comme conséquence, des milliers de personnes ont souffert de privation d’eau pendant plusieurs jours. Le cas qui a été le plus proche de moi est l’affaire du Probo Koala en Côte d’Ivoire, en 2006. Dieu seul sait avec exactitude le nombre total de victime qu’a fait ou fera ces déchets toxiques déversés auprès des populations ivoiriennes. Ces déchets toxiques qui n’ont pas été produits en Côte d’Ivoire, ont été transportés d’ailleurs pour venir compromettre la vie des populations ivoiriennes, quand bien même une convention existe sur la gestion des déchets chimiques dangereux, signées et ratifiées par la majorité des Etats. Il s’agit de la Convention de Bâle sur le contrôle des mouvements transfrontières de déches dangereux et de leur élimination, en vigueur depuis mai 1992. Nos autorités n’inspirent plus confiance ; envoûtés par le gain de profit personnel immédiat, certains sont capables de sacrifier la vie d’innocentes gens. J’ai donc une crainte par rapport à la destination finale des déchets issus de la destruction des armes chimiques syriennes.

Les sociétés privées sont aujourd’hui à la course pour le marché de la destruction finale. En effet, la destruction des armes chimiques syriennes est prévue se dérouler en 2 étapes ; un premier traitement dans les eaux internationales océaniques, sur un navire américain équipé de la technologie nécessaire. Les produits obtenus à partir  de cette étape seront ensuite retraités, mais cette fois ci par des entreprises privés. A voir le volume de sous produits issus du premier traitement (8 millions de litres), on peut estimer que beaucoup d’entreprises se verront accorder une partie du marché. Ces sous-traitants ont l’obligation selon la Convention de Bâle, d’éliminer les déchets chimiques sans porter de dommage à la santé humaine et à l’environnement surtout dans les pays en développement. Cependant, on peut fonder le doute que certains sous-traitants ne viennent nous « offrir en cadeaux » des déchets  toxiques. A ce sujet, ayons un regard attentif sur notre environnement, contre tout éventuel rejet suspect de déchets inconnus dans notre environnement et mettons en garde toute personne responsable de ce type d’acte.

Par Julien DEMBELE, MSc.


Les fêtes de fin d’année, l’alcool et le risque d’intoxication mortelle

Si les festivités de fin d’année sont l’un des moments les plus importants et émouvants de l’année, elles peuvent aussi constituées des moments désagréables quant au dénouement, au pire elles peuvent nous confronter à des risques mortels.

C’est des moments de retrouvailles en famille, entre camarades de la même génération, entre habitant d’une même localité, etc. Mais il ne manque jamais l’élément catalyseur la boisson, et le catalyseur historique le plus connue est l’alcool. Il est le compagnon des fêtes le plus à craindre, dont il faut se méfier. Pendant ces moments joyeux de commémoration d’un évènement unique dans l’année ou de transition entre une année qui s’achève et une nouvelle année, on boit, on saute et on parle beaucoup plus qu’habituellement -pour ne pas parler des modifications que l’alcool provoque dans notre comportement. L’utilisation de l’alcool peut nous causer plusieurs dommages et mettre nos vies en risques à différents niveaux.

Nul besoin d’insister sur le fait que les changements engendrés par l’alcool, dans notre comportement peuvent nous amener à poser des actes très regrettables ; les niveaux de risque dont je voudrais faire cas ici se situent dans le choix du type d’alcool et dans la gestion des effets secondaires. En ce qui concerne le choix du type d’alcool, il faut savoir que deux types d’alcool sont d’usage courant, l’éthanol ou alcool éthylique qui est l’alcool de boisson et le méthanol qui est l’alcool de laboratoire. Ce dernier comme son nom l’indique est destiné aux travaux de laboratoire ou pour la combustion ; il est toxique pour l’organisme.

L’alcool éthylique est obtenu par fermentation microbienne (levure), en utilisant des souches de levures spécifiques (Saccharomyces). Mais, il se trouve que souvent, lors de certains processus de fermentation non bien contrôlés, les conditions se réunissent  pour permettre la production de méthanol en plus de l’éthanol recherché. C’est notamment si les levures utilisées comme ferment sont contaminées par d’autres souches de microbes qui, au lieu de produire l’éthanol, vont produire le méthanol comme produit final. Le risque ici, c’est le fait que lors des festivités aussi importantes que celles de fin d’années et bien d’autres, certaines personnes s’adonnent à produire leur propre alcool de boisson. Comme résultat, beaucoup obtiennent de l’alcool avec un taux important de méthanol ou carrément du méthanol. La consommation d’un tel alcool aboutit à des cas d’intoxications massives, sans oublier les personnes qui sous l’emprise de l’alcool éthylique, finissent par boire l’alcool de laboratoire mal disposé à la maison. Le méthanol ou alcool de laboratoire est dangereux, car sa métabolisation (transformation) dans l’organisme, aboutit à la formation d’un composé le folate dont le métabolite intermédiaire qui est le formaldéhyde  est toxique pour les yeux.

Lorsque nous avons eu la chance de nous ravitailler au bon endroit et de passer les festivités avec le bon alcool (l’alcool éthylique), et bien-sûre agréablement, nous nous retrouverons avec des maux de têtes à la fin ou le lendemain matin. Dans ce cas, généralement le premier reflexe c’est de prendre la Paracétamol pour soulagement le mal ; ceci est l’erreur à ne pas commettre. En effet, l’alcool et la Paracétamol empruntent pratiquement la même voie de métabolisation dans l’organisme. L’une des enzymes qui permett la métabolisation est le cytochrome CYP 450 2PE1 ; l’activité de cette enzyme produit des espèces réactives de l’oxygène (ERO) appelés radicaux libres, qui s’ils ne sont pas éliminer produisent le phénomène dit stress oxydatif. La quantité des ERO formées est fonction de la quantité d’alcool bu. Les ERO se lient à certaines molécules de notre organisme, provoquant beaucoup de maladies dont le cancer du foie. La métabolisation de la Paracétamol par les cytochromes P450 aboutit la formation d’un métabolite intermédiaire le N-acétyl-p-benzo-quinone imine  (NAPQI) qui doit être éliminé, si non il se lie à certaines macromolécules du foie (notamment les protéines, les lipides et l’ADN), ce qui peut produire une défaillance hépatique immédiate mortelle ou à la longue le cancer. Les ERO et le NAPQI formés doivent donc être éliminés de l’organisme ; leurs voies d’élimination respective utilisent la même enzyme appelée le Glutathion (GSH). Cependant, le GSH est en quantité limitée dans l’organisme. Le GSH peut être saturé par les ERO produites lors de la métabolisation de l’alcool éthylique, parce que nous avons bu trop d’alcool et donc produit trop d’ERO dépassant les capacités de votre GSH. Dans ce cas, la prise de Paracétamol à la suite de la prise excessive d’alcool éthylique, entrainera la production de NAPQI qui ne pourront pas être éliminé par le GSH.

En outre, la prise chronique d’alcool éthylique s’accompagne de la carence en antioxydants comme les vitamines C, E et A, le sélénium. Ces antioxydants aident le GSH nous débarrasser des ERO. Il nous sera donc plutôt  utile de ravitailler notre organisme en ces antioxydants, en consommant les aliments qui en sont riches (pas de comprimés de vitamines C, E ou A), cela nous aidera à supporter le mal. Les oranges, le citron, tous les fruits à chair orange et rouge et les huiles essentielles sont quelques aliments riches en ces vitamines.

Pour éviter les effets de l’alcool, certains prennent la résolution de consommer les boissons énergisantes, cas que j’ai déjà eu à aborder dans Affaire « Boissons énergisantes » ou « energy drink ».

Buvons avec modération ! Passons d’excellents moments de fêtes ! Mes vœux les meilleurs à tous pour le nouvel an !

Par Julien DEMBELE, MSc. Toxicologie Environnementale, Nutrition et Technologie Alimentaire


Le réchauffement climatique

vlcsnap-2013-08-18-21h47m13s201 Photo du Globe Terrestre (Extrait du film « An Inconvenient Truth »)

J’aime bien cette photo du Globe terrestre prise par la Mission Apollo 17 le 11 décembre 1972 ; je l’aime bien, non seulement parce qu’elle serait la seule photo populaire (prise pendant que la terre était bien éclairée par le soleil) qui présente le continent africain de vue aérienne. Faites bien attention quand vous regardez une photo du Globe terrestre prise par satellite, dans la majorité des cas ce n’est pas l’Afrique que vous verrez. Mais, j’aime cette photo, car elle me rappelle un de mes films documentaires préférés, intitulé « Une vérité qui dérange » (en Anglais « An Inconvenient Truth »). Ce film célèbre du Président Américain, Albert GORE (Al GORE), nous enseigne sur le phénomène du réchauffement climatique. Moi, je l’ai regardé et regardé et encore regardé ; je le conseil à tous, cherchez-le et regardez-le, c’est une véritable école, vous apprendrez énormément sur la détérioration de notre environnement et l’engagement d’un homme pour la cause de tous. Bonne séance de cinéma à tous !

Par Julien DEMBELE