Fabrice NOUANGA

Cameroun : Hôpitaux publics, ces « H » de la Honte

Il y a quelques mois, j’ai assisté une amie victime d’un violent et tragique accident de moto sur la voie publique. Son bras droit déchiqueté par la violence du choc pendait et n’attendait donc que d’être amputé pour qu’elle espère vivre. Une fois rendus dans un hôpital public de la place en urgence, le spectacle était désolant.

Au milieu du vacarme dans la salle d’attente, la jeune dame saignait abondamment. Les secouristes apeurés de lui couper le bras pour la « sauver de la mort » ont quand-même pu le faire et ont immédiatement fait un garrot.  La dame doit alors faire face à une autre réalité : les médicaments manquent et, autour d’elle, la mort rôde. Je vous épargne la suite par pudeur, car la fin était plutôt tragique.

Des cas comme ceux-là sont devenus monnaie courante au Cameroun. Certaines structures hospitalières du Mboa, sont affublées de surnoms indignes tels que “mouroirs”, voire plus méprisants, “boulevard des allongés”, ou encore “hospices de vieillards”, compte tenu de la mauvaise qualité des soins et autres prestations prodiguées…

Des malades. Crédit photo : pixabay

 

Nos hôpitaux sont en fait des grands malades chroniques qui suffoquent. Ils sont tellement mal soignés et nécessitent peut-être aussi des « évacuations ». Un tableau sombre, qui fait froid au dos. Voici la liste non-exhaustive de leurs principaux symptômes:
1- UNE CORRUPTION ET UNE ARNAQUE NAUSÉABONDES

 

 

La corruption dicte sa loi dans nos hôpitaux. Les infirmiers et les médecins, mal payés et heureux de se faire de l’argent facile, chercheront toujours à extorquer du fric aux malades avant de les soigner. Ici, rien n’est fait gratuitement. Du simple accueil, à l’hospitalisation, il faut débourser des sous, ou pour dire cru, il faut corrompre. En effet, nos hôpitaux ont été contaminés par les virus de la vénalité et de la corruption. On paye pour avoir un certificat médical même sans voir un médecin. On monnaye pour avoir de meilleurs soins.

On paye pour avoir l’attention des gardes-malades. On paye pour sa sécurité. On paye pour éviter qu’un nouveau-né ne soit volé ou que les organes d’un proche ne soient détournés à la morgue. Et donc, qui ne payent pas, s’expose au hasard du sort. Les malades sont ainsi rançonnés et arnaqués tous les jours, au détriment de leur santé. Ce qui passe en premier, c’est le fric. Le fameux serment d’Hippocrate est ainsi foulé au pied. L’incivisme dicte sa loi !
2- UN PERSONNEL MÉDICAL INCOMPÉTENT

 

 

Nos hôpitaux sont pleins de personnel incompétent et mal formé. Certains médecins et d’infirmiers n’ont pas une qualification digne de ce nom. On recrute parfois sur des bases douteuses et non pertinentes, telles que le népotisme, le favoritisme et le tribalisme. Certains médecins arrivent même carrément à se tromper: opérations ratées, erreurs de diagnostic, actes bâclés voire inutiles.

Chacun est devenu pharmacien par excellence. N’importe qui peut prescrire une ordonnance médicale. On observe un manque cruel de professionnalisme et une incompétence notoire. Des «tueurs» ont ainsi envahi nos centres hospitaliers et font librement leur mauvais boulot, sans foi ni loi, au grand dam des autorités sanitaires. L’usure des personnels s’accentue à mesure que l’hôpital se mue en véritable refuge, dernière soupape d’une société en voie de précarisation.

La dépouille de Monique Koumatékel transportée vers la morgue…

 

3- UN MARCHÉ NOIR DE VENTE DE MÉDICAMENTS

 

 

Plus grave, les pansements, les solutés de remplissage, les perfusions et les antibiotiques manquent dans les hôpitaux et se vendent plutôt dans les rues, sous le couvert des médecins et infirmières. L’hôpital est donc rapidement en rupture de stock. Les secours tardent à arriver. On vous envoie acheter quelque part chez son frère dans une rue.

Les patients se lancent alors à la recherche des revendeurs de médicaments issus du marché noir, entretenu par ces médecins. Dans les villages isolés comme dans les grandes villes, les médicaments normalement délivrés sur ordonnance sont vendus librement et partout à des prix dérisoires. En plus d’ignorer la composition, la posologie et les effets secondaires de ces médicaments de rue, beaucoup de paysans ou d’employés exerçant un travail pénible se procurent des analgésiques comme le Tramadol pour affronter des journées interminables au risque réel d’addiction et d’overdose. Triste !
4- UN PLATEAU TECHNIQUE DÉLABRÉ

 

 

Nos hôpitaux, très vieux et caducs, ne disposent malheureusement pas d’un plateau technique satisfaisant. Tout ou presque y est archaïque. Les équipements sont vétustes, délabrés, désuets et vieillis. On observe un manque de lits, d’appareils performants, de technologie innovante et moderne. A quelques exceptions près bien sûr. On nous parle pourtant tous les jours d’hôpitaux de référence. Mais de quelle référence donc, si pour le moindre petit AVC il faut procéder à une évacuation sanitaire?

Bien plus, les produits pharmaceutiques ne sont pas viables, beaucoup sont illicites et parfois périmés, mais sont quand même en vente dans tous les coins et recoins. Le plateau technique est donc si obsolète que le système sanitaire est non opérationnel et non performant.

 

 

5- UNE CLOCHARDISATION DES MÉDECINS ET LA FUITE DES CERVEAUX

 

 

Les conditions de travail de certains praticiens de la santé, qui sont encore sous serment d’Hippocrate et qui le respectent, laissent à désirer. Les médecins et les infirmiers n’ont aucun statut réel et sont parmi les plus défavorisés des couches professionnelles. Ils sont mal payés et ne bénéficient pas de bonnes conditions de travail. À certains, il manque parfois jusqu’au matériel de travail, pendant que des allocations sont détournées depuis le sommet.

Leurs conditions de travail sont si déplorables qu’ils n’ont parfois pas le choix. Comment voulez-vous que nos médecins bossent bien s’ils ne peuvent pas assurer le minimum vital à leurs familles, parce que sans salaire parfois. Certains sont affectés dans les bourgades sans aucun accompagnement financier possible. Mais on leur demande quand même de sauver des vies ! Les pauvres !

La plupart des médecins vont donc fuir leur pays et aller exercer à l’étranger, pour la recherche d’un meilleur cadre de vie afin de mieux pratiquer leur profession. Et ce sont les pauvres Camerounais qui en pâtissent. Un regard jeté dans les hôpitaux étrangers, montre qu’ils sont remplis de nos médecins camerounais, de très bons, tous en quête de meilleure santé professionnelle. On constate donc une fuite criarde de nos compétences. Les gars préfèrent partir, à la recherche de lendemains meilleurs.

Une vie avec les médicaments. Crédit photo : pixabay

 

 

Le grand H de l’hôpital au Cameroun, correspond en fait au grand H de la… honte. Indiscutable!

 

 

Les hôpitaux publics au Cameroun saignent. Leur hémorragie est drastique. Ils sont rongés par divers symptômes très avancés tels que: le manque d’écoute et de communication dans la relation soignant-malade, le recrutement « gabégique » et anarchique d’un personnel parfois non qualifié et incompétent, la mauvaise qualité des soins et particulièrement des urgences, le manque criard d’hygiène, les équipement défectueux, l’absence de certains médicaments essentiels au lit du malade, la limite de la maintenance hospitalière, l’absentéisme régulier, le retard chronique, les erreurs médicales flagrantes, entre autres… Ainsi, à voir l’état lamentable de nos centres hospitaliers, il y a de quoi se faire du mauvais sang.

C’est vrai, L’État fait de plus en plus des efforts pour améliorer les conditions dans nos hôpitaux publics; certaines mesures sont à féliciter et à encourager, mais le personnel, toujours plus en souffrance, tend à saquer ces efforts par son comportement et ses attitudes malheureuses, déconcertantes et indécentes. Heureusement, il existe quand même encore quelques rares cas d’hôpitaux de confiance chez nous, souvent privés, il faut le dire, où l’on peut retrouver le sourire, une fois qu’on y est entré. Mais beaucoup, beaucoup trop même d’efforts, restent encore à faire.

Il faut qu’on puisse sensibiliser tous les médecins et tous les soignants à la nécessité de prendre en compte le patient dans sa globalité. À faire comprendre que ce patient est d’abord et avant tout une personne avec des droits et qu’il mérite de vivre, quelque soit sa couche sociale et ses origines.

 

PARCE QUE LA SANTÉ DES CAMEROUNAIS EST UN DROIT, PAS UNE FAVEUR.

 

Fabrice NOUANGA

Contact WhatsApp:+237694658721


Les Camerounais(e)s et le sexe, c’est grave !

Il y a quelques jours, deux pages d’un ouvrage de Sciences inscrit au programme des classes de 5e ont défrayé la chronique. On reprocherait à l’ouvrage d’aborder des questions de sexe comme la fellation, le Cunnilingus, la zoophilie à un niveau aussi sensible comme la 5e vu que les apprenants y seraient encore trop gamins. Les débats étaient houleux massa. Un sujet n’a jamais autant suscité des réactions et des passions. C’est les commentaires que tu voulais entendre ? Ce sont les experts que vous vouliez écouter ?

 

Que ce soit à la Télé, radio, presse, réseaux sociaux, bars, hôtels, restaurants, marchés, partout, c’était le talk show, le branlebas général.  Les émotions étaient au comble. Les gens étaient surexcités. Chacun voulant te démontrer les avantages et les inconvénients de telle ou telle autre pratique sexuelle.

 

Ça m’a tout de suite rappelé le fameux livre « Revenge Porn » de la très célèbre Nathalie Nkoa. Eh oui, au pays du piment, tout baigne. Chez nous, le sexe gouverne.

Une des pages du livre à problème. Crédit photo :whatsapp images

Rassurez-vous, je ne reviens pas ici sur cette polémique sur ce manuel que je juge d’ailleurs inopportune hein. Mais, j’ai une fois de plus eu la preuve palpable que les affaires de sexe passionnent et excitent tant les Camerounais(e)s dans leur majorité. Le sexe est notre dada. On l’adore au Mboa. C’est notre premier hobby. C’est grave. On dirait qu’il y a une grande banalisation du sexe dans la société camerounaise. Et plus le temps avance, plus la situation empire.

L’internet aidant, les réseaux sorciers faisant, la pornographie au Mboa est à portée de main. Elle est présente dans chaque foyer, véhiculant une image dégradante de la femme réduite au simple objet sexuel. J’exagère? À peine. Une société qui aspire à défendre la dignité humaine, mais qui faillit cruellement à sa tâche à cause des histoires de bas ventre. La liberté sexuelle au Cameroun semble avoir des effets indésirables et, comme, toujours c’est les femmes et les enfants qui en subissent les conséquences. Pire, elles adorent baiser.

Conséquence, le sexe au Mboa est si banalisé que tout le monde en parle et le pratique. Je dis bien tout le monde. Des pubs, des clips vidéos, des chansons, des films, des revues, des émissions télé et radio, des discussions, des blagues (pas drôle la plupart du temps) qui ont pour sujet le sexe, des forums, des groupes facebook et whatsapp…en ont fait leur menu du jour au quotidien. Le sexe est partout. Il est dans toutes les conversations. Il est dans tous les pantalons. Il est sous toutes les robes et jupettes. Il est tellement banalisé. Il passionne et envoûte les Kamers.

 

Une société perverse et passionnée de sexe 

 

Mais bon Dieu, c’est quoi cette société de ouf ? C’est quoi cette société où la perversité et les plaisirs sexuels passent avant toute chose ? C’est quoi cette société où tout le monde ne rêve que de s’envoyer en l’air ? C’est quoi ces nanas de 14 ans qui se vantent devant leurs copines d’avoir couché une dizaine, voire plus de mecs?! Ces quoi ces mecs qui pensent que pour être un VRAI homme il faut tout simplement coucher avec le plus de filles possible?! C’est quoi ces femmes qui écument les hôtels et les motels à la recherche du pénis ? C’est quoi ces hommes qui s’envoient en l’air avec toutes catégories de pétasses ? C’est quoi ce peuple sexuel sans retenue ?

Le genre d’images qui nous passionnent. Crédit photo :Janasia page Facebook

Franchement c’est triste de voir qu’au Cameroun, au bout de deux jours de relation voir moins hein, on puisse passer au lit sans capote et sans se connaitre réellement car le but ultime de la relation étant le sexe. Car, pour certaines personnes, une relation amoureuse sans sexe, ce n’est pas une relation. Minalmi. Tant que l’on est pas passé au lit, ben il n’y a rien. Chacun est libre de penser comme il veut. Mais je dois avouer que c’est choquant.

Aujourd’hui au Cameroun, pour certain(e)s, être vierge ou puceau, c’est une tare, une vraie honte. Si t’es encore vierge à 25 ou même à 20 ans, c’est que t’as un problème. Les gens sont tellement obsédés de sexe et dans une quête irrationnelle de plaisirs et de perversions qu’ils sont prêts à vendre leur âme pour quelques minutes de jouissance sexuelle.

 

Certaines personnes (je ne veux pas généraliser) veulent toujours plus de sexe en pensant que cela va calmer leur frustration et leurs soucis. Ils multiplient ainsi les partenaires, les expériences les plus salaces, les positions les plus cochones, les pornos abracadabrants… Mais au final, ils sont toujours aussi vides qu’avant et se fanent comme des vieilles serpillières.

Le sexe gouverne au Cameroun. Crédit photo : groupe Facebook « Parlons d’amour »

Sérieux, je ne comprend pas comment on peut dévoiler son intimité aussi facilement à un inconnu hein. Comment peut-on ne pas se respecter à ce point ? Yeuch !

Dans notre société, les jeunes apprennent ce que leurs aînés leur montrent. Et ce qu’ils leur montrent, c’est que le sexe est partout et qu’il est sucré. Que le sexe est très fort et très nécessaire. Que le sexe c’est la vie. Foutaises.

 

Tant que ça va faire de l’argent et donner du plaisir, ça ne dérange pas. Le sexe, omniprésent, rassemble donc et divise. Nous en sommes là. Une sexualité qui s’expose partout et pour tout. Une sexualité débridée. Aujourd’hui au Mboa, tout est produit de consommation. Du Hamburger à la pipe en passant par la chatte.
Aujourd’hui, une jeune femme de 13 ans faisant l’amour et enceinte est normale. Une autre de 14 ans qui couche avec deux personnes en même temps ayant l’âge de son père est normale.  Une autre qui baise dans une partouze avec ses amis est normale. Une autre qui sort avec tous les frères d’une maison est très normale. Une autre qui touma avec plusieurs garçons et qui fait un enfant à chacun d’eux est trop normale. Mais sincèrement où va-t-on ? À l’époque, et je ne parle pas du moyen-âge, mais il y a 40 ans à peine, une femme avait des valeurs et ne couchait pas à droite à gauche. Mais aujourd’hui, c’est la pagaille.

La preuve, il est impossible, je dis bien impossible de trouver une personne vierge à 18 ans. Elles ont toutes fait l’amour déjà et toujours sans sentiments, ni amour ! Toutes ont des enfants, beaucoup d’enfants d’ailleurs. Ah oui, dans une République de piment, c’est ça la mode.

Elles se lancent bêtement dans des concepts débiles comme les « sexfriend », les « plan cul », les partouzes qu’elles adoptent toutes en pensant qu’elles font ça parce qu’elles sont libres, coquines et libertines alors qu’elles ne suivent qu’un mouvement imposé par cette stupide société qui me dégoûte au plus haut point.

Le sexe au menu partout. Crédit photo :groupe Facebook « Parlons d’amour »

 

Maintenant au Mboa, un jeune homme qui a des valeurs, qui ne veut pas faire l’amour avec une personne qu’il n’aime pas est considéré comme une « tapette », un « homelette ». Pour s’intégrer, il faut baiser avec le plus de personnes et le plus rapidement possible. Là, on te respecte.

 

C’est vraiment triste de voir cela et de se sentir impuissant, savoir que l’on ne peut rien y faire, savoir que la fille qu’on aime a déjà couché avec plusieurs personnes, 2, 3 , 4 ou 5. Et pire, à des enfants de pères différents et inconnus. Savoir qu’ils ont fait ça pour « s’éclater » juste.
Maintenant, chez nous, on apprend aux jeunes à vivre l’instant présent, c’est à dire se bourrer la gueule avec l’alcool, coucher avec n’importe qui, parce que soit disant « on n’a qu’une vie, il faut en profiter » sans se soucier du lendemain et des conséquences. On se retrouve donc en face d’une jeunesse sans responsabilité et dévergondée, un peuple sexuel déréglé qui oublie ses vrais défis.

 

Arrêtons le massacre !

 

Je voudrais donc dire aux vierges, puceaux par choix, aux gens qui ont décidé d’arrêter les relations sexuelles à tord et à travers, de se préserver… que vous n’êtes pas fous lol (ni les autres d’ailleurs). Je pense que vous avez juste compris le vrai cadeau qu’est le SEXE.

Une vraie république du « piment ».Crédit photo: groupe Facebook « parlons d’amour »

Voilà donc le Cameroun, un pays où on ne se passionne que de sexe. Le sexe le matin. Le sexe à midi. Le sexe le soir. Le sexe et encore le sexe. Soit tu le fais, soit il va te faire. La tentation est partout. N y a qu’à voir le trop grand nombre de bébés qui naissent au quotidien, certains cherchant parents ou trouvant parents irresponsables.

Drôle de pays hein ! Je vous le dit. Il faut vraiment une armée de psychologues pour que les habitants de ce pimentier de pays tournent changent de mentalité comme les autres pays…

Le sexe est vraiment une faim chez nous, ônong !

Fabrice NOUANGA


Mesdames, voici les neuf secrets magiques pour se marier rapidement

Une amie et confidente m’a rendu visite au boulot la semaine dernière, abattue et effondrée et presque en larmes. En fait,  elle vivait depuis près de deux ans avec son copain, mais, au moment où elle rêvait déjà qu’il s’engagerait à lui faire une demande en mariage et à consentir enfin à venir officiellement demander sa main, le gars l’a brusquement larguée, l’abondonnant ainsi avec deux enfants. Et c’est la troisième fois qu’un homme la quitte comme ça hein.  Aujourd’hui, elle est une véritable celibattante avec trois enfants en charge et sans boulot. Et pourtant, une si charmante femme oh, avec un gros diplôme d’ingénieur en poche.

Après quelques câlins de consolation, j’ai fait asseoir ma pote et je lui ai alors révélé qu’elle est victime de ses propres turpitudes. Comme beaucoup de ses consœurs solitaires, célibataires, abandonnées, désabusées, elle n’a certainement pas pu convaincre son homme à l’épouser, à travers certaines petites attitudes souvent anodines hein.

Femme mariée, que de bonheur ! Crédit photo :Page officielle Facebook de Créatives  Studios

 

Voici donc neuf secrets efficaces pour se marier 
Mesdames, oui mesdames les célibataires, vous vous consolez à dire tous les jours que le « mariage n’est pas une fin en soi ». Que non ! Le mariage est une vraie « faim à Soa ». Alors, pour convaincre un homme à vous épouser, suivez ce guide. Appliquez juste ces astuces et vous me direz.

 

1- Soyez naturelle. Laissez un peu les conneries

 

Les hommes apprécient les choses simples et les femmes na-tu-rel-les. C’est vrai que les publicités glamour à la TV font rêver. Mais, une femme préfabriquée avec une fausse poitrine, des faux cheveux, de faux ongles, un faux teint djansang, une fausse voix, des fausses fesses ne pourrait sincèrement pas séduire facilement et donc trouver le mariage. Nous les hommes, on n’aime pas ça. Les go, soyez naturelle et ne faites pas de manières.

 

 

2- Soyez sexy. Évitez un peu d’être djouksa

 

Bien que le sexe ne soit pas primordial dans une relation hein, mais c’est important d’être sexy, onong. Alors soyez romantique et sexy pour montrer à votre gars qu’il vous intéresse. Essayez de ne pas être trop prude ou introvertie. Habillez vous de manière à séduire. Être sexy ne veut pas dire être dénudée. Non. Mais, faites en sorte que même dans votre kaba ngondo, vos sublimes et ravissantes formes soient mises en valeur. Sexy, veut dire charmante, attirante, classe. Cela implique par exemple de belles petites tenues, de jolies coiffures, une démarche époustouflante, une voix envoûtante, un parfum de rose, un regard électrique, des sous-vêtements excitants et éclatants.  Les hommes qui veulent se marier, ne cherchent pas une colocataire hein.  Mais une femme de rêve.

 

 

3- Soyez affective. La douceur c’est pour les femmes

 

Montrez toujours à votre gars, votre affection avec distinction. Évitez d’être brutale et sauvage. On peut être une femme de caractère, sans forcément être impolie et méprisante. Être douce et affective est primordiale pour une femme. Je ne dis pas d’être môle hein. Un regard appuyé, une caresse dans le dos, de petits jeux dans la maison, un bisou langoureux aux lèvres, un petit baiser de temps en temps à ton gars, conviennent. Respectez donc votre partenaire, soyez douce, soyez soumise, soyez aimante, soyez tendre, prenez soin de lui. C’est votre bébé mais…. N’exagérez pas ! Oui vous direz qu’on peut tout faire pour les hommes, ils iront voir ailleurs… Mais il ne faut rien faire de « collant » ou de déplacé.

Une demande sublime en mariage. Crédit photo :Page Facebook African Wedding

 

4- Soyez amusante. Riez et faites rire dionc

 

Les go, cela paraît évident, mais c’est un critère décisif pour qu’un gars vous épouse. Ayez le sens de l’humour. Ne soyez pas coincée, aigrie, triste ou négative. Débordez de joie. Les femmes heureuses qui profitent de chaque minute de la vie exercent une attraction incroyable sur les hommes. Rayonnez donc. Si la chaleur de votre cœur se lit sur votre visage, si les sentiments que vous avez pour lui se lisent dans vos yeux, vous nous ferez fondre. Cela permet de lever tous les doutes, c’est le remède miracle. Le rire est synonyme d’harmonie. Bon, ne devenez pas aussi une « riri » hein. Genre qui rit de tout « kia kia kia ». Même quand ce n’est pas amusant.

 

5- Ne soyez pas chiches. Offrez lui aussi hein

 

Souvenez-vous que l’amour va dans les deux sens. Si vous voulez être respectée et traitée d’égale à égal, faites-en autant pour votre gars. Donnez-lui envie de s’impliquer dans la relation et de vous épouser. Les hommes aiment aussi les cadeaux et les surprises. Comment veux-tu que ton homme t’épouse, si, même un bonbon, tu ne lui as jamais offert ?! Ekié ! Soyez généreuse les go. Prétendre le contraire ne ferait que vous éloigner si loin du mariage. Onong !

 

 

6- Soyez fidèles. Laissez un peu la vente non officielle du « piment »

 

La fidélité est un gage pour trouver le mariage. Et sachez le mesdames, avoir plusieurs gars, c’est se prostituer. Ah oui hein. Si vous manquez de respect à un homme en flirtant ouvertement avec d’autres en sa présence ou pas, ne vous attendez pas à avoir son alliance au doigt. Nyet ! Respecter votre partenaire. Soyez lui fidèle. Onong, il vous épousera là là là. Sortir avec plusieurs hommes vous rend irresponsable et irrespectable et vous transforme en pute à ses yeux.
7- Soyez son amie, sa pote, sa confidente

 

Vous êtes sa petite amie, sa compagne…Apprenez à être son amie, sa pote, sa confidente, à devenir son indispensable,  à partager ses passions. Soyez joyeuse quand vous êtes ensemble. Conseillez-le. Ne soyez pas seulement une partenaire sexuelle, devenez plus. Comme dans toutes les  relations, il y aura des disputes. La clé n’est pas de se contenter de parler des problèmes mais de les résoudre efficacement. Eviter de reparler sans cesse des problèmes passés, c’est agaçant. Eviter d’être rancunière, vous allez avoir un ulcère pour rien. Profiter juste de votre homme dans le présent et votre futur sera merveilleux.

Quand le mariage rend tout ton entourage heureux et fier de toi. Crédit photo : Klala Photography

 

8- Soyez entreprenantes et ambitieuse

 

Oui on sait que les hommes aiment les femmes entreprenantes au lit… Oui mais çà c’était avant hein. Maintenant les hommes aiment les femmes actives, travailleuses, des working girls, des leaders, des femmes qui vont les épauler, une femme qui sait ce qu’elle veut, et qui sait où elle va. Une femme qui est capable de gérer son foyer et de gérer une entreprise.  Quel homme ne voudrait pas dans sa vie une femme entreprenante, travailleuse, une mère, une épouse, une conseillère, une working girl, une séductrice, une amoureuse, une partenaire ? Quel homme n’épouserait pas une femme entreprenante au bout de deux mois de relations ? Soyez une femme qui peut l’épauler financièrement.  Ne soyez plus une femme au foyer. Ne soyez plus femme qui demande l’argent à son homme. Ayez votre propre argent. Ça vous grandit jusqu’à.

 

9- Soyez une tigresse au lit. Faites monter la température

 

Le mariage commence et se gâte au lit hein les go. Alors, n’hésitez donc pas à libérer vos gestes, vos envies, vos pulsions… Quand le match s’approche, arrachez vos vêtements, faites un strip-tease, cambrez-vous, caressez-vous, mordez, sucez. Ne vous mettez aucun frein : personne n’est ridicule lorsque cela vient des tripes. On n’a pas honte de son gars, qui plus entre quatre murs.

Pendant l’acte, libérez votre parole. Ne faites pas l’amour en silence comme une sourde-muette. Alors oui, exprimez votre excitation, décrivez ce que vous lui faites ou allez lui faire avec des mots crus et cochons. Je vous assure les go, c’est est un aphrodisiaque redoutable. Et le mariage est garanti.

 

Le mariage se mérite…

 

Je n’ai même pas terminé de donner ces conseils que ma pote s’est levée et à sauté à mon cou pour me dire grandement merci et souhaiter d’ailleurs que je l’épouse. Hum, je réfléchis encore hein. Effectivement, elle s’est rendue compte qu’elle était le véritable problème dans toutes ses relations.

Éh oui, mesdames, comme cette dame, vous êtes parfois responsable de votre célibat endurci. Voici donc la solution. Ne dites plus jamais que vous ne saviez pas.

Bonne chance !

Fabrice NOUANGA (Whatsapp :+237694658721)

 


Cameroun : ces discriminations que les anglophones subissent

Il y a quelques jours, pendant que je prenais une bière en compagnie d’un de mes grands frères et amis, nous débâtions sur la crise anglophone en cours au Cameroun. Je m’inquiétais alors de la tournure terroriste et terrifiante que cette crise avait pris et surtout les nombreuses exactions commises, tant du côté des séparatistes que de l’État.

Il réussit quand même à me convaincre de la vraie origine du conflit. Deux petites anecdotes tellement anodines qu’il me raconta m’indignèrent : celle d’un justiciable anglophone, condamnable seulement parce qu’il était incapable de s’exprimer correctement en français, et l’autre, d’un enseignant francophone incapable de traduire un mot français en anglais correct à ses étudiants anglophones.

Un post sur Facebook qui parle de cette crise

Évidemment, ces deux cas et bien d’autres démontrent à suffisance les discriminations que subissent nos frères anglophones au quotidien au Cameroun. Pour nous autres francophones, nous ne ressentons pas vraiment le mal, mais les faits sont là.

Les anglophones représentent seulement 20 % de la population du Cameroun et vivent pour la plupart dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Lorsqu’en 2016 leur colère a été provoquée par le refus du gouvernement de répondre à des avocats anglophones, qui dénonçaient la nomination de magistrats ne parlant pas suffisamment bien anglais et non formés en common law [système juridique d’inspiration britannique], personne ne se doutait qu’une simple revendication comme celle-là dégénérerait en une grave crise sociale aujourd’hui incontrôlable.

Après des manifestations qui ont parfois été réprimées violemment par le pouvoir central, enseignants et étudiants ont rallié les avocats. Le mouvement a pris de l’ampleur, critiquant la transformation progressive des modes de vie sous l’influence francophone.  Eh oui, les francophones ont toujours dupé les anglophones.

 

L’histoire nous le rappelle 
Le 21 juillet 1961, lors de la conférence de Foumban, l’ex président francophone Ahidjo met sur la table une constitution ficelée par la France. Les Anglophones, qui ne s’y étaient pas préparés, ne font rien d’autre qu’y apporter des amendements dont une grande partie sera rejetée. Et comme si ça ne suffisait pas, un référendum presqu’illégal est organisé en 1972. Et au lieu d’organiser ce référendum uniquement dans le Cameroun anglophone pour mesurer objectivement le degré de réceptivité des populations locales à l’idée de vivre sous un régime unitaire et non fédéral, Ahidjo l’étend sur tout le territoire du Cameroun francophone qui représente pourtant 80% de la population, ouvrant ainsi les portes à un « oui » automatique.
L’histoire du Cameroun montre donc combien les francophones ont marginalisé les anglophones.

Un post sur la page Facebook de BBC qui explique l’origine de la grève des avocats anglophones

Un fonctionnement ardu de l’État 
Et à voir le fonctionnement de notre République actuelle, la mal-gouvernance de nos dirigeants depuis 1982 est venue renforcer ce mal. Les anglophones subissent donc tous les jours des frustrations parfois intolérables et flagrantes.

Dans la Constitution de 1961, « le français et l’anglais sont les langues officielles de la République fédérale du Cameroun … ». Celle de 1996 va plus loin en stipulant que « les langues officielles de la République du Cameroun sont le français et l’anglais, les deux langues étant d’égale valeur. » Mais, L’Etat ne garantira pas la promotion du bilinguisme dans le pays et ne s’efforcera pas de promouvoir et de protéger la langue anglaise au même titre que le français. Non seulement la loi du nombre donne une prééminence certaine au français, en consacrant une espèce de marginalisation de l’anglais, mais surtout, le bilinguisme officiel sert d’alibi à trois défaillances imputables à l’Etat au Cameroun.

C’est tellement étonnant de voir tant d’incongruités dans le fonctionnement de notre cher Cameroun. Dites-moi, pourquoi les textes officiels de notre pays sont-ils encore publiés uniquement en français ? Pourquoi la majorité des officiels (président, ministres, DG, et autres) francophones ne s’expriment-ils pas en anglais en situation formelle ? Faites un tour dans nos administrations pour vous rendre compte de la situation.

Pourquoi, dans le système éducatif camerounais par exemple, l’Etat s’est-il limité à une juxtaposition dans le pays de deux sous-systèmes (anglophone et francophone) au niveau du primaire et du secondaire, pour ne « tolérer » le bilinguisme que dans l’enseignement supérieur, alors que l’institution de la parité linguistique dès 1961, de la maternelle au supérieur, aurait à ce jour moulé des millions de Camerounais dans le bilinguisme intégral ? Regardez les plaques et enseignes publiques !  Tout est écrit en français. L’anglais est souvent écrit tout petit en dessous ou carrément inexistant.

Des posts sur Facebook se multiplient pour dénoncer les frustrations anglophones

Que de duperies !
Même lorsqu’ils sont nommés à des postes élevés dans l’administration pour des raisons d’intégration nationale, las anglophones disposent en réalité de peu de marge de manœuvre, et ne peuvent donc pas impacter (culturellement, entre autres) sur le système. Les ennuis quotidiens du Premier Ministre anglophone sur certains dossiers, le manque de respect chronique et ouvert dont il est l’objet de la part de certains membres du gouvernement, aggravent une situation déjà fort embarrassante.
Alors, je voudrais le dire ici. Ce n’est pas parce qu’au Cameroun, la communauté anglophone est minoritaire démographiquement, territorialement et économiquement qu’elle devrait être culturellement étouffée ou assimilée par la majorité francophone. Certaines attitudes ou faits objectifs confirment cette impression au quotidien, et cela aboutit inéluctablement à ce sentiment largement partagé par les anglophones d’être culturellement muselés, comprimés, marginalisés et finalement trompés et dupés au change par les Francophones, malgré tout le ramdam fait autour de la promotion officielle de leurs langue, l’anglais.

Un post sur Facebook au commencement de la crise

Je redis donc ici que leurs revendications de départ étaient légitimes et fondées. On aurait dû les prendre sérieusement en compte. Dommage qu’elles se soient plutôt transformées en revendications séparatistes et sécessionnistes, avec tous les pillages et tueries qu’elles engendrent. Bien dommage ! Vivement l’accalmie et que le problème anglophone soit donc enfin véritablement posé sur la table dans un dialogue franc et porteur d’espoir. Le prochain septennat au lendemain du 7 octobre prochain doit s’y pencher, absolument et catégoriquement. Peace in Cameroun !

Fabrice NOUANGA


Biya n’est pas le vrai problème du Cameroun

Un nom n’a jamais autant été vilipendé comme celui du Président du Cameroun Paul Biya. Du pousseur, au médecin, en passant par le call boxeur, Biya est devenu la brosse à dents de tous les Camerounais. Ils lui trouvent l’origine de tous leurs malheurs et de tous leurs déboires. Et avec l’arrivée des réseaux « sorciers » tels que Facebook et Twitter, l’homme lion est le refrain dans toutes les conversations. Que d’insultes ! Que de haine !

Alors, je dis non ! Biya n’est pas la cause de nos malheurs. D’ailleurs il ne fera aucun miracle pour développer le Cameroun tant que nous ne changerons pas nos mentalités abracadabrantes et rétrogrades. Le vrai problème du Cameroun, ce sont ses citoyens. Eh oui ! Je m’explique :

 

 

Les Camerounais sont trop mal intentionnés…

 

Sinon, comment comprendre que dans un monde en plein changement rapide, les seuls qui courent un grand risque à rester éternellement dans le caniveau, ce sont les Camerounais. Nous sommes les seuls qui ne menageons aucun effort pour changer de mentalité, se remettre en cause, s’adapter aux situations et contextes de la vie actuelle. Est-ce la faute de Biya ?

 

La jeunesse camerounaise est l’une des plus dévergondées du monde. Elle est sans force et puissance, désœuvrée, sans emploi, sans aucune activité, sans soutien, sans appui, livrée à elle-même et aux fins des politiques, juste pour les élections et servir de bétail électoral. Elle est au bord du gouffre, à l’agonie ! C’est toujours la faute de Biya ?

 

Il s’est greffé dans nos cerveaux, des habitudes héritées des années d’antiquité: la forte propension à la mendicité, le manque d’ardeur au travail, le goût des choses dérisoires (fête, cérémonies somptueuses), la bêtise, la cupidité, là paresse, la dépense, l’incivisme notoire, le retard systématique aux rendez-vous (le nègre étant fâché avec l’heure)…Toujours à cause dz Biya ?

C’est ainsi que les cabinets ministériels et les QG des sociétés, ressemblent plus à des conseils de famille qu’à des cercles de compétences. Les chefs d’entreprises embauchent en priorité sur des bases tribales au mépris de la compétence et de l’expérience des candidats. Le tribalisme et le régionalisme sont des dadas. Et on ose accuser Biya.

 

La multiplication des sectes et notamment des églises dites « réveillées », avec des croyances tribales sur la sorcellerie, favorisent l’obscurantisme et poussent leurs adhérents à croire que Dieu peut les transporter en Suisse sans obtenir de visa. Elles poussent ces adeptes à croire que la solution aux problèmes du Cameroun viendra de Dieu et non du travail ; d’où le développement des jeux de hasard et de la facilité. Après on indexe Biya.
On peut donc comprendre pourquoi un pouvoir arrogant et fier de piller les richesses du pays, n’est pas mis en difficulté depuis 36 ans, puisque le peuple camerounais, si fade, lâche et amorphe, attend que Dieu s’en occupe et préfère se morfondre et injurier ses gouvernants qu’ils ont eux-mêmes élus. Nous sommes victimes de nos imprudences et nos propres turpitudes. Biya se joue juste de notre mentalité pour mieux confisquer le pouvoir.

 

Il est de notoriété publique que le Camerounais soit paresseux, il arrive toujours en retard au travail, il prend toujours son temps et préfère le temps de loisirs à celui du travail. Au Cameroun, on arrive au boulot à 10H on en repart à 12H00.

En effet les fameux chefs d’entreprises camerounais gèrent leurs affaires de manière purement traditionnelle sans tenir compte des normes occidentales d’efficacité, de profit, de rentabilité etc. Ils se comportent avec leurs salariés comme des despotes. On nomme des parents et des frères à des postes sans qu’ils aient des compétences et des formations nécessaires.

 

Toutes ces entreprises créées en général par les proches du clan présidentiel n’ont pas d’objectifs de croissance, de rentabilité ; La comptabilité est à peine tenue. Par contre ‘l’ego social’ du patron est au zénith au point que certains se permettent même de laver leur voiture au champagne ou à la bière la plus cher du marché. C’est cela les méthodes managériales au Biyameroun.

Avec de telles méthodes, vous comprendrez chers compatriotes, que le développement du Cameroun ne peut dépendre seulement que de Biya. Mon indignation part de ce fait. Le vrai problème du Cameroun ce sont les Camerounais eux-mêmes et non Biya qui les gouverne.
Pour nous libérer de nos peurs, de nos appréhensions, de nos craintes, de nos doutes, de nos faiblesses ou de nos complexes, et ainsi libérer le Cameroun et le développer, nous devons donc accepter que nous sommes le problème et partir à zéro. En d’autres termes, nous devons impérativement changer notre façon de penser et d’agir au quotidien en changeant nos mentalités abracadabrantes et pernicieuses.
CHANGEONS DE MENTALITÉS. LAISSONS BIYA TRANQUILLE

 

Changer de mentalité, c’est se libérer de l’ignorance, de l’obscurantisme et de l’analphabétisme. Changer de mentalité, c’est se libérer des vilains sentiments tels que la facilité et le gain facile, la paresse, la corruption, l’impunité, la politique de la main tendue, CARACTÈRE quige, la calomnie, la haine, la jalousie, l’égoïsme, l’égocentrisme, la tricherie et la malhonnêteté.

 

Changer de mentalité, ce n’est pas tout attendre de Biya, mais c’est de créer Soi-même les conditions de sa survie dans certaines situations et de son existence.

 

 

OUI, PERSONNE NE VIENDRA NOUS AFFRANCHIR SAUF NOUS-MÊMES

 

Personne ne viendra nous affranchir de la misère, de la pauvreté, de la souffrance, du chômage, de la criminalité, des incessantes guerres politiques, si nous ne payons pas le prix de notre liberté. Et le prix de notre liberté passe nécessairement par l’éducation, l’effort et le travail. Les Camerounais doivent entreprendre, apprendre un métier, acquérir de très bonnes valeurs morales, intellectuelles, persévérer, patienter puis investir leur temps dans de bonnes actions au lieu de passer leurs journées entières à disperser leur énergie pour insulter Biya et son gouvernement dans les bars et les réseaux sociaux.

 

Si chacun de nous Camerounais, quel que soit son métier, son domaine d’expertise, sa compétence, unissons nos forces, nos talents et mettons à cœur le sens de l’engagement, de la responsabilité, de la dignité, de l’intégrité et de la dévotion dans ce que nous faisons ou dans ce que nous savons mieux faire et ce, à tous les niveaux et échelons de la hiérarchie sociale, nous cultiverons l’excellence à tous égards puis développerons notre environnement, notre espace de vie, notre communauté, notre vie sociale et culturelle, notre espace professionnel, notre pays, notre continent par une accumulation soutenue de notre capital travail en création de richesse…

 

Nous devons donc avoir un mental et un moral de roc. Sachons tirer le meilleur de notre ouverture sur le monde. Sachons analyser, observer. Soyons curieux et ayons un esprit vif.

SOYONS TOUT SIMPLEMENT INSPIRÉS, brillants, forts et courageux, audacieux, ambitieux et illuminés, créatifs, inventifs, résistants,persévérants et battants, fougueux, passionnés et dynamiques.
Allons-nous continuer à croiser les bras et observer de loin la décrépitude de notre pays en accusant Biya ? Il faut pourtant agir pour sauver ce pays d’un naufrage fatal et irrémédiable.

 

C’est désormais à nous de changer le Cameroun, plus à Biya !

 

Si on se sent encore les dignes fils du Cameroun et de vrais patriotes comme ceux qui ont donné leur vie pour ce pays, alors nous n’avons qu’à nous organiser pour prendre notre destin en main en changeant de mentalités pour chasser pacifiquement tous ces flibustiers et tous ces mercenaires de dirigeants qui détruisent notre pays devant nos yeux. Soyons le changement. Laissons donc un peu Biya et sa clic tranquille. C’est à nous de transformer le Cameroun. Alors laissons Biya tranquille. Chaque Camerounais a contribué à rendre notre pays nul !

Fabrice NOUANGA


Voici pourquoi je n’épouserai jamais une divorcée camerounaise

Le Prince Harry, 33 ans et l’actrice américaine Meghan Markle 36 ans se sont mariés ce samedi 19 mai 2018 à Londres. Evidemment ce fut le mariage de l’année. Mais la plus grosse particularité de ce mariage c’est que la comédienne américaine Meghan Markle, désormais princesse d’Angleterre est une divorcée et plus âgée que son époux Harry. A priori, Meghan Markle n’a pas du tout le pedigree pour plaire aux traditionalistes de Westminster. La jeune femme est non seulement roturière, mais en prime de confession catholique.

Le prince Harry et la princesses Meghan

J’ai alors entendu de nombreuses Camerounaises sauter sur l’occasion pour vanter les mérites du divorce et pire, encourager leurs sœurs mariées ou en couple à initier des divorces dès le moindre pépin dans leur couple. Sacrilège ! Pour elles, si Meghan Markle n’avait pas divorcé elle n’aurait certainement pas rencontré le prince charmant. Le divorce est donc désormais devenu une vertu au Mboa. Jai vraiment ri. Et je continue même à rire.

Je plains vraiment les divorcées camerounaises, onong !

Les camerounaises sont donc si naïves à ce point ? Comment peuvent-elles être aussi incultes ? Depuis quand le divorce a des vertus au Cameroun ? Depuis quand les divorcées sont à féliciter dans notre pays ? Les femmes ignorent-elles que le divorce a des laideurs inimaginables auxquelles aucune femme ne doit en principe céder ? Savent-elles que :

Les divorcées camerounaises sont des blessées ?

Si l’amour est un baume pour le cœur, ce sentiment merveilleux peut être également très destructeur après un divorce. Oui mesdames, vous le savez. Le divorce vous laisse des blessures qui minent votre confiance nécessaire à toute nouvelle relation amoureuse. Ces blessures profondes sont les plus difficiles à guérir. Elles sont des gangrènes que vous portez toute votre vie. Un plâtre, un onguent ou un antibiotique ne suffisent pas à les atténuer. Et dans un contexte pareil ; vous croyez vraiment que vous pouvez être heureuses après un divorce ? Arrêtez de vous mentir à vous-mêmes. Les plaies du divorce dans votre cœur ne pourront jamais vous faciliter un nouveau mariage heureux. Faux !
Les divorcées camerounaises ont trop d’enfants ?

Les camerounaises sont championnes en maternité. Tellement elles font les enfants dans les mariages. Certes, les enfants sont le cadeau le plus précieux hein, mais une fois divorcées mesdames, votre calvaire commence. Et connaissant mes frères kamers, une femme avec les enfants va rarement en mariage, pire si elle sort d’un autre mariage. Et naturellement, les enfants deviennent un obstacle qui nuit à la formation d’un couple nouveau. Les hommes chez nous ne sont pas prêts à recomposer une famille ; surtout si l’ex est omniprésent dans le décor familial. D’ailleurs, les chances de refaire sa vie sont inférieures de 5 % si les enfants ont moins de 10 ans. Et avec ça les femmes osent dire que le divorce les rendrait heureuses. Non arrêtez la sorcellerie mesdames.

Femme très malheureuse tel que le sont les divorcées

Les divorcées camerounaises croupissent avec l’âge ?

Depuis la nuit des temps, l’homme recherche une femme en bonne santé, vigoureuse, capable de procréer (même s’il ne veut pas d’enfant). Il tournera donc son regard vers des partenaires plus jeunes que lui. Or, une divorcée camerounaise est généralement trop âgée et amortie par l’esclavage vécu dans son ex mariage et surtout les nombreuses maternités qu’elle y a subies. Les hommes aiment les femmes féminines avec peau parfaite, courbes accentuées, teint éclatant, seins encore debout, fesses rebondies. Une divorcée n’a plus tout ça et doit donc s’armer de beaucoup de patience et mettre en valeur sa personnalité pour espérer dénicher un nouveau mec prêt à s’engager dans une relation à long terme. Et avec ça vous osez encourager le divorce mesdames. Tsuipps !

Les divorcées camerounaises sont perdues ?

Apres leur divorce, généralement les femmes camerounaises sont désespérées. Elles vont tout essayer pour retrouver l’amour : les rencontres de hasard, les journaux, les agences matrimoniales et même internet hein. Rien n’y fait. Elles ne vivront que des aventures douloureuses sans lendemain ! Les femmes divorcées, qu’elles aient choisi de quitter l’autre ou non, sont perdues. Elles recherchent ce qu’elles ne sont pas. Leur intimité ? Certaines voudraient un prince charmant, mais ne sont plus capables d’accepter les sentiments. Incapables de s’engager au réel, elles trichent et fuient. Beaucoup de femmes divorcées ont en fait perdu leur identité de femme.

La douleur du divorce

Les divorcées camerounaises sont dans la détresse ?

Oui elles sont dans la détresse. Non pas dans la forme des apparences, mais au fond d’elles-mêmes. Incapables d’aimer, elles errent dans le labyrinthe des aventures, des rêves et des rancunes passées. Leur véritable détresse est la cruelle solitude. Les futures rencontres se transformeront alors en échecs, miroir parfait de leurs côtés sombres. A la solitude s’ajoute la détresse matérielle car le mari n’est plus là pour tout offrir et la prendre en charge. Elle se retrouve alors à se battre pour survivre toute seule ; et à nourrir les nombreux enfants. Et dans ce genre de contexte, quel est le prince charmant qui viendrait la chercher pour un nouveau mariage ? Yeuch !

 

Mesdames, il faut tout supporter dans vos mariages

Alors mesdames, vous autres qui avez eu la grâce de rencontrer un homme qui vous a épousés, restez dans vos mariages quelque soient les soucis. C’est aussi pour le pire que vous vous êtes mariées et vous l’avez accepté. Que le mot divorce ne traverse pas votre esprit un seul instant. Il est fatal pour vous et vos enfants car vous n’aurez jamais la même chance que Meghan Markle. Elle est Américaine hein et vous Camerounaise oh. Cessez donc de rêver les yeux ouverts.

Dur dur d’élever toute seule les enfants après un divorce

Les femmes doivent retrouver leur féminité profonde faite de douceur et d’amour pour l’apporter à leur époux. L’homme en retour transmet sa raison et sa force à la femme. L’addition de ces deux composantes donne l’alchimie de l’équilibre du couple humain. Enlever l’un ou l’autre et le masculin retombe dans sa froide logique, le féminin dans le cyclothymique affectif.

En tout cas, moi je n’épouserai jamais une divorcée camerounaise âgée et avec plein d’enfants. Eh oui !

Fabrice Nouanga


Scandale: les Camerounaises prises en flagrant délit de faux et usage de faux

Mes yeux auront déjà vu tous styles de filles au Cameroun. Mes sœurs me dépassent. Elles sont toutes devenues fausses, et artificielles. Tout ça parce qu’elles veulent avoir toutes les qualités physiques d’une femme dans un seul corps. Alors, pour avoir toutes ces qualités, les Camerounaises n’hésitent plus à se dénaturer. Et il n y a pas d’âge hein. Toutes y passent ! Le faux est devenu une religion dans la beauté féminine. Il est quasiment impossible de rencontrer une seule femme authentique dans les rues de Yaoundé ou Douala. Tout sur elles est faux:
FAUX SEINS : elles veulent absolument cacher les seins « babouches » acquis, après trop d’allaitement et d’avortement. Ce sont donc les soutiens rembourrés qui prennent la relève pour garder les seins debout et donner l’impression qu’ils sont encore là. N’ayant pas les moyens pour des chirurgies esthétiques, elles se ruent dans les marchés et s’achètent ces soutiens bombés comme des bouts de pain. Il faut voir comment elles les trient à Mokolo. En fait, quand les gars voient ça dans la rue, ils bavent. Va alors déshabiller ! Juste du tissus. Très techniques mes sœurs !
FAUSSES FESSES : elles se sont dépêchées d’en posséder coûte que coûte. Toutes veulent les grosses fesses. Ah, apparemment ça tient mieux le string ! Certaines sont même allées jusqu’à se faire des implants hein ; d’autres utilisent carrément le suppositoire pour augmenter les fesses. Les plus trouillardes et pauvres, se contentent juste de renforcer leurs fessiers avec des chiffons et des cartons. Vous verrez alors gonfler bizarrement des grosses fesses surnaturelles à vous couper la respiration…Pourtant au fond, rien d’excitant. Attention AVC !

Exemple de protese « fausses fesses »

FAUX TEINT : la dépigmentation veut la mort des Camerounaises ; n’est-ce pas elles veulent toutes être « jaune » comme leur première dame. Il parait que quand tu es noire là, tu ne peux jamais épouser un chef d’Etat. Elles se dépigmentent donc de la tête aux pieds, quitte à être multicolores ou à devenir Fanta dans les endroits découverts et Coca Cola dans les recoins. Elles mêmes fabriquent leurs potions hein ! Tu vois une fille, tout le corps est jaune comme le taxi, mais curieusement les poignets, les chevilles, les coudes et les fesses sont d’une noirceur impossible. Et pour couronner le tout, elles t’ajoutent dessus un parfum de sallah malekum sans marque, aux odeurs graves, dont les senteurs t’accueillent à distance.

Femme noire décapée avec des crèmes.

FAUX CHEVEUX : elles en portent du 1er au 31 ; ces coiffures étouffantes et sans hygiène permanente, faites avec des mèches dites naturelles et d’origine controversée : brésiliennes, indiennes, tchadiennes, éthiopiennes, malaysiennes, chinoises…j’en sais plus trop quoi. Et puis, tant que qu’elles ont ça sur la tête, elles ne la lavent pas. Imaginez alors une tête qu’on ne lave pas pendant un mois ! À les voir, c’est comme si aucune n’est née avec les cheveux sur la tête voyons. C’est simple mes sœurs ? Et parfois on se retrouve même avec ces mèches dans la nourriture hein. Ce sont les condiments ?…Yaaah !
FAUX YEUX : avec les grosses lentilles, on dirait des lunettes et des faux cils, placés avec du super glue qui colle fort là jusqu’à. Terrible ça ! Il faut alors voir comment elles se colorient le visage et les yeux avec leurs boites de peintures spéciales, s’arrêtant dans la rue à toutes les secondes, pour se regarder avec des morceaux de miroir cassé. Ou c’est les déguisements de carnaval et de cirque ooooh. Elles appellent ça maquillage, mais malheureusement tellement disproportionnés qu’on dirait des ndjoundjou kalaba!
FAUX ONGLES : sur les doigts et les orteils, longo longo comme quoi là, avec de ces décorations bizaaaarres! Et c’est les hommes qui placent ça hein. Tu te demandes alors comment elles font pour cuisiner ou laver les habits avec des piquants pareils sur les doigts… Tellement c’est long comme pour un vautour. Et quand elles te griffent avec ça hein…maaama, hospitalisation directe. Des vraies armes de destruction massive !

Ongles artificiels

FAUSSE DÉMARCHE ; mes sœurs cassent les reins graaave quand elles marchent. Avec les manières ! Tu vas la voir se tordre les hanches, tourner les fesses, balancer et torturer le pauvre corps, comme un serpent. Et ça, surtout quand elles voient les hommes. Tellement elles exagèrent parfois, qu’elles finissent par se renverser au sol. Oui, beaucoup tombent par terre comme ça! N’est-ce pas elles veulent toutes marcher comme au défilé de mode…Même les grosses oh. Avec leur poids là. Ça les laisse ?
FAUSSE VOIX ; ah ah ah, toutes mes sœurs parlent comme les Blanches, les whites. Et elles savent tordre la bouche jusqu’à. Même celles qui n’ont même jamais accompagné quelqu’un à Nsimalen oh. C’est la whitisation que tu veux entendre ? Ce qui me wonda plus, c’est que, c’est parfois une whitisation dans un ton camerounais là un genre, avec des mots du patois hein….la nga te parle l’éwondo ou le bamiléké en français, toi-même tu dis Yes, la go, tu connais. Au téléphone alors, c’est la mort de la voix que tu veux écouter ? Si tu ne l’as jamais vue, t’es sûr que tu es tombé sur la fille de Ségolène Royale au bout du fil! Vient alors voir en face celle qui te parlait ! Tu vas que t’enfuir seul ! La voix n’a rien, je dis, rien à voir avec le visage. Un faussé grave !
Un vrai gâchis !
Mais je dis hein, qu’est-ce qui n’a même pas marché? Que comptent-elles même provoquer chez les hommes lorsqu’elles se dénaturent de cette manière? De l’excitation ou de l’amour ? Les Camerounaises sont-t-elles devenues la brocante, la seconde main, les plastiques biodégradables? C’est quoi ce pays où tu cherches une fille authentique, originale, naturelle avec un teint noir et naturel, un kaba au corps, des nattes sur la tête, des bijoux en collier et perle, te parlant dans son ton camer…mais tu ne vois nyett. Elles ont seulement honte de leur « camerounité » ou quoi ? Apparemment celles qui s’habillent comme ça sont des vraies djouksa n’est-ce pas ?

Utopie

Chères dames, comment est-ce possible d’avoir toutes les qualités d’une femme dans un seul corps ? C’est-à-dire, les lèvres d’Angelina, les lolos de Foning, les fesses de Majoie Ayi, le teint de Chantoux, le corps de Valérie Ayina, les reins de Shakira, les cheveux de Beyonce, la voix de Ségolène Royale, la démarche de Miss monde, les yeux de Rihanna…Tout ça sur une seule femmmmmme ! Vous aussi mes sœurs, c’est possible ça ? Ekiééééé !
Mais à l’allure là, je crois que bientôt, les Camerounaises auront également des faux nez, des fausses bouches, des fausses langues, des fausses oreilles et même et surtout… des faux sexes. Ah ouiii ! Qui sait ?
Fabrice NOUANGA


14 février au Cameroun : Cupidon, je ne te félicite pas

Mon cher Cupidon,

Dieu incontesté et incontestable de l’amour…
En ce 14 février, je me suis spécialement documenté sur ton compte et j’ai beaucoup appris de toi. J’ignorais certains aspects fondamentaux et discrets de ta vie.
Oui, aujourd’hui, c’est la Saint-Valentin. Tu le sais mieux que moi. Partout dans le monde la tendresse a envahi l’espace public ! Y compris dans mon cher pays, le Cameroun, qui vit depuis ce matin au rythme passionné de l’amour. Il y a du velours rouge et des cœurs partout. Les couples s’aiment, les célibataires dépriment. Tant de romantisme me fout franchement la migraine.

Cupidon,

En ce jour de l’amour exalté et des sentiments exacerbés, je pense à toi, Cupidon. Et j’ai tenu à t’écrire cette lettre froide. Certes, j’apprécie l’incroyable boulot que tu accomplis ce jour. Je pense aux flèches que tu décoches dans le cœur de tes innocentes victimes et qui les transportent vers les sommets de l’amour passionnel. Tu les fait rêver les yeux grands ouverts. Tout le monde sait qu’aujourd’hui, 14 février, c’est toi qui es dans le coup. C’est toi le boss. C’est ton jour. Soit heureux.

Cupidon,

Justement, je me suis promené dans les rues de la capitale ce matin. Yaoundé, je ne sais pas si tu connais. J’ai immédiatement senti que tu n’étais pas loin. Comment te rater ? J’ai vu des cœurs par centaines pendouiller tendrement le long de vitrines colorées. Comme pour rappeler à chacun que l’amour, c’est beau. C’est cool. C’est essentiel. J’ai aperçu de jolies flammes trembloter au bout de longs chandeliers baroques sur les tables de restaurants qui, ce soir, afficheront « complet ». J’ai croisé une jolie femme pressée. Un large sourire aux lèvres. Elle sortait d’un magasin de parfum et tenait sous son bras un gros paquet orné d’un impeccable nœud de velours rouge.

À tous les coins de rue, l’ambiance était au rouge vif, au rose framboise, à l’amour et à la passion. À la rose. Ça dégoulinait de romantisme de partout.

Et moi, le romantisme qui dégouline ainsi de partout, ça m’énerve Cupidon. Alors je ne te félicite pas.

Cupidon,

Le 14 février, c’est vrai, c’est le jour de l’amour fiévreux et des sentiments profonds. Mais sais-tu que cette date est un calvaire pour beaucoup autour de moi ? Sais-tu que chaque célibataire endurci, chaque femme cruellement seule, chaque célib-à-terre, chaque célibattante, chaque couple désespéré et meurtri, voudrait définitivement gommer et avec rage hein, ce fameux jour de son calendrier ?

Oui Cupidon,

Après avoir observé mes compatriotes célébrer le 14 février, je suis tellement déçu par toi… Je pensee que pour un ange chargé de nous aider à trouver l’amour, tu ne fais pas très bien ton boulot. Apparemment, tu l’ignores carrément. Le chômage t’aurait-il aussi touché là-haut comme les jeunes Camerounais?

Dis-moi franchement, de toi à moi, Cupidon, comment peux-tu autant faire galérer sentimentalement certains de mes congénères? Comment oses-tu faire cruellement souffrir des âmes si sensibles ? Je suis dans tous mes états.

Cupidon,

J’ai décidé de te parler directement : toi le petit Caïd des rencontres amoureuses, le représentant de l’amour, l’ange gardien des romantiques… Enfin, ça c’est ce qu’on raconte hein, je m’en moque éperdument moi. Mis à part te balader à moitié à poil et faire flasher mes chers compatriotes sur les mauvais mecs ou mauvaises meufs (en leur faisant croire que c’est de l’amour), mis à part ça, j’ai vraiment l’impression que tu ne sers pas à grand-chose ! Cupidon, tu nous es inutile au Cameroun.

Cupidon,

Alors écoute moi bien petit nain, j’en ai rien à faire moi, que tu sois le fils de Mars et de Vénus. Avoir des parents hauts placés ne te donne aucunement pas le droit de te la jouer, et de jouer de tant de coeurs solitaires et meurtris par le manque d’amour. Pauvres mortels qui cherchent désespérément l’amour, le véritable amour, mais qui ne le rencontrent pas !

Cupidon,

Comment peux-tu rendre tristes autant des gens ce jour ? Comment peux-tu mettre autant en peine les coeurs ? J’ai observé partout à Yaoundé. J’ai vu plein de nanas et de mecs seuls (et même en couple) en train de ramer à la quête du véritable amour ! Et Curieusement, il s’agissait de filles et de garçons supers, belles et mignons, pas des thons méga-jalouses et jaloux comme on en voit dans « confessions intimes » !

Alors je veux bien fermer les yeux pour aujourd’hui (j’imagine que tu as du boulot), mais à partir de demain, 15 février, tu te mets encore plus au boulot et ta mission sera de dégoter un mec ou une meuf extraordinaire à toutes ces personnes  célibataires, et à tous ceux qui sont malheureux dans leurs couples. Et ce, jusqu’au 14 février de l’an prochain.

Cupidon,

Tu es censé être un spécialiste de l’amour, alors agis. Tu sais ce que tu dois faire pour redonner le sourire à tous ces déchus de l’amour. Ceux qui n’ont jamais su dire « je t’aime » et ceux à qui on n’a jamais pu dire « je suis amoureux/se de toi ».

Et si par mégarde, tu plantes encore une flèche dans le cœur de certain(e)s pour un(e) bouseux/se qui ne sait pas ce qu’il/elle veut au juste, je te la planterai en retour là où tu penses ! OK ?
Je plaide ici pour la cause des déshérités de l’amour. Des infligés sentimentaux. Des désespérés affectifs. Des non-amoureux tout court. Ai-je bien été clair ? J’ai horreur de me répéter. Alors, fais ça bien qu’on ne soit pas emmerdés, de grâce. Merci.

Sur ce, remets-toi au boulot petit fainéant, car il y en a beaucoup des cœurs brisés et solitaires, qui t’attendent impatiemment. Donne leur l’amour pour toujours, l’amour avec un grand « A », afin que eux aussi te célèbrent le 14 février prochain.

Bonne fête frangin ! Faut pas se fâcher. Suis juste meurtri.

Au plaisir !

Fabrice Larry Nouanga, un garçon (célibataire) pas content !


Cameroun: voici donc la différence entre un homme marié et un célibataire endurci

J’ai une amie qui me demande tout le temps comment faire pour rencontrer un homme marié. Il paraît que son fantasme le plus fou, est de sortir avec ce genre de type. Je ne sais pas pourquoi hein. Elle même sait ce qui l’attire là-bas. Alors, pour l’aider à accomplir son fantasme, j’ai décidé d’écrire ce billet pour lui montrer les caractéristiques d’un homme marié et celles d’un célibataire.

Elle saura donc désormais reconnaître dans la rue, les comportements d’un homme qui vit officiellement en couple (pas ceux qui pratiquent l’esclavage du vient on reste oh) et ceux d’un homme qui est fatalement plongé dans son célibat endurci.

Câlins entre mariés. Crédit photo : mariage du net

 

Commençons par l’homme marié. Les gars ont des habitudes et des attitudes qui sautent à l’oeil nu. On les reconnaît très vite. Tenez :

 

 

1-L’homme marié, le vrai hein, aime exhiber son alliance

 

Ça, c’est commun chez tous les hommes mariés . Il paraît que quand un homme est marié, il a réussi sa vie ; c’est un modèle ; et est donc très respecté dans la société. Les mariés l’ont compris. Alors, leur alliance de mariage doit toujours apparaître aux yeux des gens. Ils adorent l’exhiber jusqu’à.

 

Et les gars se vantent avec hein. Alors que dedans, dans le couple, ils voient du feu. Bon, sauf les infidèles hein, qui mettent la leur dans la poche quand ils veulent séduire une panthère.

 

2- L’homme marié est très casanier et cachotier

 

L’homme marié est super casanier. Il a d’ailleurs le choix ? Il ne peut que rester chez lui dionc. Sinon, il va dire quoi au Général de dame qu’il a à la maison ? Ainsi, l’homme marié ne s’offre pas certains luxes comme pouvoir sortir sur un coup de tête, prendre un verre après le travail ou diner en compagnie de ses amis.

Ayant une famille, il n’a pas ce degré de liberté. En général donc, il rentre chez lui trop tôt retrouver la famille pour éviter les problèmes. Sinon, il va confirmer les appels intempestifs sur son téléphone. Du genre: « t’es où ? Je te donne encore 30min pour être ici ». Son couvre feu, c’est généralement 20h.

 

3- L’homme marié reçoit beaucoup de coups de fils de sa femme

 

Constatez que les habitudes téléphoniques d’un homme marié sont suspects. Elles ne sont pas normales. Le gars reçoit trop souvent plusieurs appels téléphoniques de sa femme en une seule journée. Elle est toujours entrain de lui soumettre un nouveau pb ou de vouloir savoir où il se trouve. Ces appels sont tellement répétitifs et ça finit par le rendre nerveux.

Car, généralement, c’est pour dire que le gaz est fini, l’enfant chauffe, la belle mère vient d’arriver, les contractions ont débutées. Son téléphone sonne donc constamment. C’est comme un standard.
4- L’homme marié est obèse et toujours avec un gros ventre

 

 

Voici alors sa principale qualité. Il paraît que quand on est marié, on prend beaucoup de poids car la femme s’occupe de vous et vous mangez donc désormais gloutonnement. Du coup, l’homme marié prend donc un poids incontrôlable et s’en vante même hein. Il exhibe ainsi son gros ventre partout où il passe et n’arrête pas de dire comment il est bien gardé par sa petite. Tsuipps !
6- L’homme marié a toujours les projets…fallacieux

 

 

Hum, l’homme marié est toujours entrain de vous parler de la nouvelle maison qu’il lui faut construire. Des enfants qui doivent aller à l’école. De l’entreprise qu’il lui faut fonder. Des voyages qu’il doit faire sur la lune. En fait, il tient à montrer qu’il est très responsable. Et vous casse donc les oreilles avec des projets parfois très fallacieux que lui seul maîtrise hein. Et jamais aucun n’aboutit, sauf celui de faire de milliers d’enfants à sa femme.

Homme avec gros ventre, exactement comme celui du marié. Crédit photo:africaguinee

 

Maintenant, voici les attitudes d’un célibataire. Je précise endurci.

 

Les célibataires développent souvent, à leur insu, un certain nombre de petites manies. Des manies qui peuvent parfois rebuter un éventuel partenaire. Voici six manies abracadabrantes de célibataires endurcis. À combattre absolument !

 

1- Le célibataire est très désordonné

 

Vieux cartons entassés près du canapé, habits qui traînent sur le sol au salon, restes de nourriture qui pourrissent à deux pas du lit, montagne de vaisselle puante qui s’empile dans l’évier, salle de bain et WC nauséabondes, lit mal dressé…: le gars célibataire a une notion hautement discutable de l’hygiène et de la propreté intérieure.

Souvent maître en matière de procrastination « Oh, ça va, ça peut attendre demain… », il perd vite l’habitude de faire des efforts, d’autant plus que personne n’est là pour le rappeler à l’ordre hein. Le gars vit donc dans un de ces désordre à nul autre pareil. Ou il se lave même oh. En tout cas.
2-Le célibataire est un je m’en foutiste hors pair

 

 

Dans le même esprit du désordre, le célibataire vit dans un laisser-aller vestimentaire et physique indescriptible : les pyjamas anti-sexe, les habits toujours froissés, les bermudas de grand-père, l’épilation approximative, les cheveux en broussailles : après tout, puisque qu’il est seul, autant en profiter. Mouais.

Son look de vieux garçon montre clairement qu’il ne sait pas prendre soin de lui et qu’il lui manque cruellement une moitié. Ah, le pauvre. Quand tu le croises dans la rue, tu n’as pas besoin de lui poser la question hein. Ça se voit qu’il est endurci.

Homme solitaire et pensif. Credit photo:hurbercfoto,pixabay

3- La déco chez un célibataire, c’est la pagaille.

 

Le gars a des goûts très prononcés et pour le moins douteux…en matière de décoration et de rangement intérieur. Entre les 45 coussins multicolores qui s’amoncellent sur le lit et la multitude de babioles décoratives qui ornent les murs, les bibliothèques, les rideaux mille tons,  les tables sales et chaque petit recoin poussiéreux de sa petite chambre ou de son studio, on se croirait parfois en 1914. Pourquoi cette manie ? Le gars veut juste compenser, un manque d’amour pour meubler sa vie. Une chose est sûre : sa maison peut effrayer quelques-uns de ses visiteurs, Onong.
4- Le célibataire se nourrit mal.

 

 

Le gars affectionne le surgelé, vite fait mal fait. Donc il est toujours entrain de réchauffer les restes. En plus, il mange beaucoup dehors et dans les tourne-dos et les beignetariats. Sa ration alimentaire est tellement disproportionnée qu’on va toujours le retrouver entrain de grignoter dans la rue. Et conséquence, il est bien maigre hein.

Tous les célibataires le savent : cuisiner pour manger tout seul est un vrai calvaire. C’est loin d’être rigolo. Pas étonnant, donc, que le meilleur ami du célibataire soit… le surgelé et du réchauffé. Certes très pratique, le surgelé n’a pourtant pas que des vertus, notamment au niveau nutritionnel : burgers, frites, pain chargé, poisson braisé, tapioca et autre spaghetti sauté à la minute ont tendance à venir se loger pile là où il ne faut pas. Bienvenue la constipation.
5- Le célibataire enchaîne les conquêtes féminines, un vrai don Juan

 

 

Le gars célibataire est toujours entrain de draguer à tord et à travers. Comme il vit seul, chaque soirée, il rentre avec une fille différente: élèves et petites filles sont ses préférées hein, car elles ne coûtent pas souvent grand chose. De temps en temps, il est chez les vendeuses de piment. Ce sont ses asso. Et curieusement, il semble toutes les aimer et en tombe même amoureux… c’est peut-être ça le problème d’ailleurs !

Sa dernière relation sérieuse remonte à très (très) longtemps. Des relations d’un soir, il en a eu un paquet… Mais sa relation sérieuse la plus longue ne semble pas excéder les 3 semaines. Et encore ! C’était il y a bien 4 ans ! Plutôt light comme palmarès amoureux… Mesdames les celibattantes, vous qui pensiez entamer une relation sérieuse avec lui, il va falloir s’accrocher.

 

6- Le célibataire a peur de l’engagement et aime le libertinage

 

Le mariage, les enfants ou emménager ensemble sont des caps importants qui sont légitimement effrayants pour un célibataire endurci. En revanche, le gars frisonne dès que tu lui parles de mariage!

Il enchaîne des soirées entre potes tous les jours. Il a d’ailleurs pris l’habitude d’organiser son emploi du temps en fonction de ses amis qui occupent une place prédominante dans sa vie. Difficile pour lui de s’imaginer manquer un charter de bières alors qu’il répond présent depuis toujours. Le gars là aime sa liberté massa.

Avec , sa petite, il conserve ses habitudes de célibataire… Une dispute ou une soirée manquée et sa go pourrait vite devenir synonyme de contrainte pour lui. Quand on fait cavalier seul depuis aussi longtemps, on a perdu l’habitude de faire des concessions ou de se forcer à quoi que ce soit. Ah oui hein.

Nostalgique ce papa célibataire. Vieux mais jeune dans la tête. crédit photo : Larry

 

La différence est donc bien faite

 

Voilà, ma chère amie est servie. Elle saura désormais faire la différence entre un homme marié et un célibataire endurci. J’espère hein. En fait, c’est deux mondes différents. Chacun vit sa vie. Mais comme ils sont tous des hommes, il ya forcément des habitudes qui leur ressemble.
Moi, en tout cas, je suis encore célibataire hein, même comme je m’apprête à me marier. Un célibataire-marié quoi. Ahahahaha. Je me reconnais donc dans les deux cas.
Fabrice Larry Nouanga


Cher Trump, non, tu ne t’es pas trompé

Cher Trump,
Excuse moi de te tutoyer. Non, ce n’est pas de la merde. Par ce billet, je souhaite juste mieux me rapprocher de toi et me faire facilement comprendre.

Ton fameux « shithole countries » – traduisons « pays de merde »- balancé par toi, le très célèbre et charismatique président américain à polémiques pour désigner Haïti, Salvador et les pays africains, n’en finit plus de faire couler beaucoup d’encre et de salive dans nos pays indexés. Tes grossiers propos ont ainsi défrayé la chronique et créé l’indignation partout. Les Africains se sentent par là humiliés et insultés.

Mon cher Trump,

Tu te plains de voir les Africains envahir ton Amérique avec leur merde de misère. Sans pour autant cautionner ces grossièretés que tu as débitées, je t’écris cette lettre pour te dire pourquoi les frères s’aventurent tant dans ton cher pays de marbre. Ils sont effectivement très nombreux, ces Africains, qui fuient la « merde » au quotidien et qui bravent les océans et les déserts à la recherche de l’eldorado occidental.

Cher président Donald,

Sais-tu seulement que, sur 10 informations concernant l’Afrique diffusées à CNN, là-bas aux USA, 8 informations concernent de tristes malheurs ? Oui, des informations qui ne te parleront que de coups d’État, d’épidémies, de guerres civiles, d’enfants soldats, de corruption, d’immigration clandestine, de noyades, de terrorisme, de famines, de pénuries, de faux médicaments…

Eh oui, tu le vois : le tableau est si sombre et délirant. Il est clair que d’innombrables personnes souffrent le martyr partout sur ce continent de merde. Ils broient du noir. Effectivement, c’est tellement indigeste, du coup, ils se ruent vers ton cher pays de rêve.

Président des USA Donald Trump

Cher Trump,

Sais-tu que chaque seconde, de milliers d’entre nous meurent à cause de la faim, des maladies, de la guerre et cela après des semaines et des mois d’une souffrance horrible ? Cette atroce souffrance qui ne se limite parfois pas à la simple douleur physique, mais qui inclut la détresse psychologique et mentale des concernés et de leurs proches, qui, souvent, doivent regarder étourdis, leurs enfants mourir dans leurs bras. Dans nos « pays de merde », la vie est parfois si difficile et mourir est devenu si courant, que la mort est finalement transformée en « bénédiction ». Ah oui !

Je voudrais te dire cher Trump,

L’Afrique elle-même dépeint donc un «continent de malheurs» ou si tu veux de « merde ». Les Africains ont tant «mal». Oui, ils saignent dans leur cœur et dans leur chair. Certains subissent des traumatismes et des douleurs indescriptibles, dus à des infections, des maladies et autres conditions invalidantes. Chaque fin d’année, le bilan est lourd et macabre : de millions de nouveaux orphelins à cause du SIDA, des déplacés de guerres, des corps mutilés, des handicapés graves, des réfugiés par milliers. Tout récemment encore, c’est Ebola qui est arrivé, tous les jours l’épidémie  décimait une bonne partie de la population dans les différents pays touchés. Le chômage, la pauvreté et la misère sont naturellement le plat exquis et quotidien de tout un peuple. Il s’en régale bien.

Cher Trump,

Ce manque du nécessaire, même le plus élémentaire (de l’eau en quantité suffisante, de l’électricité, l’hygiène quotidienne, les vêtements, un foyer et encore pire, de la nourriture), entraîne des souffrances incommensurables pour près de la totalité des personnes en Afrique. Et les conditions de vie ne font qu’empirer. Tout ne fait que s’aggraver. C’est ça notre merde.

Mon cher Trump,

Bien que les pays africains ont obtenu leur indépendance depuis plusieurs dizaines d’années, sais-tu qu’une grande majorité d’entre eux vivent toujours en dépendant des puissances étrangères comme la tienne et en particulier de celles qui l’ont colonisé dans le passé ? Cette nouvelle forme de «système colonial» handicape énormément ces pays puisqu’ils perdent toute autonomie et continuent de s’endetter toujours plus de jour en jour. Une grande partie des ressources produites servent ensuite à payer les intérêts de ces dettes. C’est ça notre merde.

Cher Trump,

En Afrique, peu nombreux sont les pays qui peuvent se vanter d’une stabilité sociopolitique. En effet, une grande majorité des pays africains souffre depuis des années de crises internes plus ou moins grave. Aussi, une fois au pouvoir, les chefs d’Etat africains finissent souvent par instaurer la dictature. C’est la raison pour laquelle, on entend toujours parler de coups d’Etat ou d’élections dont les résultats suscitent d’énormes contestations et mènent à des conflits désastreux. C’est ça notre merde.

Cher Trump,

De nombreux pays africains fondent leur développement sur l’agriculture, pourtant, ils ne font rien pour la moderniser et la développer. Le système agricole couramment utilisé n’a connu aucune évolution depuis l’âge de la pierre : les bœufs n’ont pas été remplacés par des machines, les agriculteurs n’utilisent pas de pesticides pour protéger les récoltes… Avec un tel système, les pays africains n’arrivent même pas à assurer l’autosuffisance alimentaire. C’est la raison pour laquelle ils se retrouvent souvent face à la famine quand ils sont frappés par des catastrophes naturelles, qui sont fréquentes. Voilà la merde dont tu parles.

Cher Trump,

Nos pays font de très mauvais choix économiques. Les pays africains importent beaucoup de produits de chez toi. Malheureusement, cette situation contraint souvent les producteurs locaux à abandonner leurs activités, augmentant ainsi le nombre de chômeurs.Voilà donc la merde mon cher Trump.

Mon cher Trump,

Nos pays affichent une négligence accrue de leur système éducatif. Pour beaucoup d’Africains, l’éducation reste encore un luxe. Les établissements scolaires publics sont souvent négligés par manque de moyens et par manque de volonté de la part des dirigeants. En outre, ceux qui ont la chance de terminer leurs études ont énormément de mal à trouver du travail ou en trouvent mais en inadéquation avec les études qu’ils ont suivies. Voilà la vraie merde.

Cher Trump,

Ignores-tu que nos pays souffrent d’une corruption galopante et perverse ?  C’est d’ailleurs la plus grande merde qui ravage l’Afrique depuis des générations et qui continue à la détruire. Généralement, les aides financières venant de la communauté internationale, dont ton pays fait partie, ne sont pas investies en faveur de la population : elles vont directement dans les poches des hauts responsables du pays. Voilà la pire des merdes.

Cher Trump,
Que te dire finalement ? Voilà le triste constat. Voilà pourquoi nous quittons par milliers l’Afrique de merde pour envahir ton pays de marbre. Voilà pourquoi nous venons en masse et de façon clandestine dans ton pays. Je comprends ta colère. Mais essaye de nous comprendre aussi. Nous ne le faisons pas expressément. La merde nous accable et nous fait finalement fuir.

Cher Trump,

Tu le vois donc, ma lettre met en scène la souffrance que vit le Grand Continent. L’Afrique, berceau de l’humanité, devient aujourd’hui le temple des souffrances, la terre des misères. L’Afrique, Continent riche, devient un désert. Les cadres et les intellectuels vivent leur misère dans le chômage et les enfants, à cause des affres de la guerre qui ne cesse jamais et des maladies sans soins ni médicaments, croient pouvoir construire leur avenir dans le service militaire ou trouver asile dans la rue. C’est cela notre merde, celle qui nous rend migrants.

Bien des choses à toi. Au plaisir et à bientôt pour une nouvelle polémique.
Un Africain dans la merde.

Fabrice Larry Nouanga

 


présidentielle 2018: après Biya ce sera « Biya »

Les déboires de notre opposition ces dernières années,me laissent finalement croire qu’en 2018, lors des présidentielles, Après Biya,  Ce sera « Biya ». Lui même ou un de ses proches resteront à Etoudi. Les attitudes de notre opposition, ont quelque fois frisé le ridicule.

 

Longtemps disparate et désorganisée, l’opposition camerounaise est en train de prouver aux yeux du monde qu’elle manque de maturité politique et est donc nulle et inutile. Depuis plusieurs années, elle a froidement entamé sa longue marche vers le cimetière politique. Elle s’est longtemps agitée sans jamais pouvoir coordonner ses forces. Que ce soit en période électorale ou non, notre opposition fait tout pour se décrédibiliser davantage auprès des potentiels électeurs. Elle ne s’engage nulle part dans les grands défis qui interpellent la Nation tout entière. Tellement amorphe et moribonde, elle ne fait rien de credible. Pour elle, la marche du pays, c’est seulement l’affaire des rdpcistes. Évidemment, l’opposition agonise. Elle suffoque. Il lui faut très vite de l’oxygène avant les multiples scrutins de 2018 car elle est quasiment mourante ! Et voici pourquoi.

Quelques opposants camerounais

UNE OPPOSITION TRIBALISTE ET EN JACHÈRE POLITIQUE

Notre opposition est effectivement en jachère. Elle ne se renouvelle pas. On note ainsi en son sein, une absence de nouvelles générations politiques vaillantes qui peuvent apporter un nouveau ton, des nouvelles idées et surtout un nouvel état d’esprit. À la tête de la majorité des partis dits d’opposition, trône, ad vitam æternam, des leaders déjà trop vieux, si croulants et si impopulaires. Ils ont confisqué leurs partis comme si c’était des entreprises privées et familiales. Ils trônent, tels des potentats et des rois thaumaturges, infaillibles et inamovibles, pire même que des chefs d’Etat.

Et ces partis, pour la plupart sont fondés sur des bases tribales, régionales ou communautaristes. Il y règne le culte de l’unanimisme. C’est le numéro un, qui décide de tout. C’est sa chose, vous voulez quoi ? Pas d’autocritique, mais une personnalisation du pouvoir exagérée.

DES DIRIGEANTS GRABATAIRES ET CROULANTS

Le Grand NI JOHN FRU NDI, le forcené solitaire de Ntarikon à Buea, affiche les dérives monarchiques et dictatoriales à nulles autres pareilles. Il a même crée tout un gouvernement fantôme: « Le shadow cabinet ». Lui seul sait quand il va le remanier. Il a ainsi confiné le SDF dans son Nord-Ouest natal. Mais curieusement là-bas, même lui-même est « mort ». Le gars y a perdu les sénatoriales il y a quelques temps. Il est d’ailleurs le leader d’opposition qui totalise plus de vingt ans à la tête de son parti, le Social Democratic Front.

Il ne s’illustre donc pas comme un vrai homme politique pouvant conduire le pays vers le changement et le destin auxquels il aspire. On le soupçonne même de plus en plus de copinage avec le régime en place. Info ou intox ? Hum !

A côté de lui, BELLO BOUBA MAÏGARI, et son compère, ISSA TCHIROMA BAKARY, mes frères du Nord ; grands pourfendeurs du régime hier, mais aujourd’hui, super ministres. Respectivement présidents de l’UNDP et du FNSC, ils ont les destins intrinsèquement liés aujourd’hui à celui de leur compagnon et nouveau mentor, le grand Boss d’Etoudi. Ils lui font allégeance ! Depuis qu’ils ont accepté d’entrer dans son gouvernement, ils ne font que son éloge. Lui qu’ils insultaient hier oh ! La vie ci hein !

Des militants du SDF

Ils sont ainsi devenus des « collaborateurs » du gouvernement, occupant ainsi des postes ministériels grâce au soutien qu’ils apportent au régime en place. Ils ont ainsi crée des alliances gouvernementales hasardeuses et alimentaires. Leurs partis sont comme inféodés au parti au pouvoir. On les confond même finalement au RDPC.

Des militants du MRC

Tout près d’eux, ADAMOU NDAM NJOYA, président de l’UDC, qui se contente du confinement de l‘Union Démocratique du Cameroun dans son Noun natal. On aura toujours dans le département du Noun des députés et sénateurs de l’Union Démocratique Camerounaise issus de la famille ou du département de leur leader. On peut alors reconnaître là, que des pratiques de tribalisme et de népotisme devenues systématiques, existent bel et bien dans nos partis d’opposition et qu’ADAMOU NDAM NJOYA pour ne citer que lui, et l’UDC, en sont les instigateurs pour n’avoir en majorité « coopté » dans ce parti que les représentants du grand Noun, mais surtout de sa famille. Le parti c’est pour lui et sa femme. Il adopte donc une approche quelque peu ethnique de la politique. On vit chez lui un militantisme alimentaire et familial.

On n’oubliera pas l’Union des Populations du Cameroun (UPC), presque morte et dont le seul rôle est d’agiter le panier à crabes. Mets alors ta main dedans. Tu vas voir ce que tu vas voir. Mes frères Basaa là hein! Ils aiment les palabres jusqu’ à ce n’est plus bon !

Dieu seul sait combien d’UPC existent au Cameroun. Ce parti ne cesse ainsi d’aller de divisions en divisions. Que de querelles intestines le gangrènent ! Ce parti jadis si puissant et historique, s’est tellement fragilisé qu’on se demande même s’il va encore vivre longtemps. De quoi faire retourner dans leurs tombes, les créateurs de ce mouvement si noble au départ. KODOCK lui au moins avait bien vu. Il est entré lui au gouvernement pour manger sa part! Paix à son âme !

A côté de tous ces noms connus et anciens, on va citer en vrac, d’autres tralala tels que, DAKOLE DAÏSSALA, le petit vieux et croulant sénateur ; GARGA MAHAN ADJI, le seul et rare ministre qui ait pu démissionné un jour au Cameroun, bavard à souhait; MAURICE KAMTO, le juriste mou-mou et son MRC moribond. Arrivé hier-hier, ayant fuit la vraie mangeoire du RDPC, il donne la fausse impression d’un leader politique charismatique.

Puis viennent JEAN JACQUES EKINDI, le chasseur de lions, mais chassé de l’Assemblée Nationale; YONDO MARCEL, le côtier, englouti dans les eaux de la Sanaga maritime ; KAH WALLA, la seule femme noyée parmi tant d’hommes. (Wèèèè la pauvre!) ; JEAN DE DIEU MOMO, l’avocat, mais non mûr ; FRITZ NGO, l’écologiste; et Dieu seul sait à quoi sa part là nous sert même hein; OLIVIER BILE, l’intello aux lunettes ; trop fort ce type ; il a pu prendre la mairie de Yabassi hein ; ANICET EKANE, le (mani) ndemeur, qui joue à la danse bafia avec le parti ; il part, il revient ; JEAN DJEUGA, l’humoriste; si tu veux rire politiquement, écoute juste ses sketches de campagne ; Fingon voit même le carreau ? ALBERT NZONGANG, l’ami des ben skineur ; lui, il ne fait que ses campagnes politiques agrippé sur les motos!

DES PSEUDOS LEADERS EN MANQUE DE CRÉDIBILITÉ

Voila là quelques noms de ces soient disant opposants, pour ne citer que ceux-là; ces pseudos hommes politiques, en manque de célébrité et dont le rôle et les actions politiques sont vraiment à interroger. Dieu seul sait comment ils se sont retrouvés là. Personne d’eux n’a curieusement une culture politique et démocratique fiables; tous brillent par une absence criarde d’idéologie, de projets de société et de programmes. Cela favorise ainsi une gestion opaque et patrimoniale de leurs partis. Après ils vont curieusement apparaître comme des fantômes lors des prochaines élections, sans aucunes stratégies concrètes.

L’opposition qui défile

UNE OPPOSITION EGOÏSTE ET EN QUÈTE DE LEADERSHIP

Autre souci majeur : l’opposition camerounaise fait face à un problème crucial de leadership, car les responsables de partis politiques sont souvent mus par des ambitions égoïstes, sans jamais avoir une démarche collective. On assiste ainsi aux querelles de leadership et à un égoïsme des leaders. Les gars sont là pour manger seuls. C’est leur business le parti.

L’incapacité de l’opposition camerounaise de trouver un candidat unique lors des présidentielles est une difficulté majeure compte tenu de la médiocrité de certains partis politiques. La plupart des candidats ont souvent brillé par une démarche individuelle et solitaire. Chacun fourbit ses armes à l’idée de pouvoir gagner les élections. Tout le monde veut être Président de la République, même si on ne sait ni lire, ni écrire.

On se retrouve alors souvent avec une pléthore de candidats inutiles, sans valeurs et des scores insultants et humiliants. D’ailleurs, ça leur dit même quoi ? Et puis qui valide même souvent ce genre de candidatures oh, je ne sais pas. L’opposition n’a donc pas un modus operandi lui permettant de conquérir le pouvoir. Ses leaders l’ont donc toujours conduit vers de cuisantes défaites électorales .

Voilà les élections qui arrivent encore en 2018 non? Les gars dorment tranquillement hein, à critiquer le régime en place sur les réseaux sociaux et à proférer des injures à Biya sur les plateaux de télévision. Après, ils vont se réveiller en sursaut à la dernière minute, comme si un moustique les avait piqués sur la lèvre.

On le voit donc, la transformation sociale au Cameroun, semble être la dernière préoccupation des partis politiques de l’opposition. Tout ce qui importe ses leaders -et ils en ont fait leur priorité- c’est récupérer une part du « gâteau national ». Ils ont donc un déficit d’engagement patriotique. Ce sont de vrais hypocrites, très malhonnêtes.

Le président Paul Biya

Soit dit en passant, voilà les inscriptions sur les listes electorales qui sont ouvertes! Pensent-ils même à faire inscrire leurs militants sur les listes électorales ? Iront-ils sur le terrain politique galvaniser leurs troupes et construire leur popularité ? Il faut louer l’action du jeune Cabral Libii. Certes pas opposant mais très actif. Même comme lui même aussi manque cruellement aussi d’expérience politique.

Avec de telles tares, que doit-on pouvoir espérer d’eux ? Sinon, le maintien de Biya éternellement au pouvoir, car leur façon d’agir montre bien qu’ils militent pour cette cause. Après ils vont accuser le RDPC de fraude. Comme ce sont les bavardologues pleurnicheurs là.
L’opposition est carrément nulle et inutile aux Camerounais. Et dans un tel contexte, le RDPC a donc bien raison de confisquer le pouvoir. D’ailleurs, qui peut le lui arracher? Pas ces opposants en tout cas. Après Biya,  Ce sera « Biya ». Triste!!!

Fabrice NOUANGA


Chers tous, infiniment Merci ! Gracias !!!

Une nouvelle année a effectivement débuté. Une autre vient de s’achever. Après 365 jours de moins passé sur la terre, je voudrais, par cet article, rendre grâce à tous ceux qui m’ont aidé et soutenu durant l’année qui s’en va. Oui, j’ai vu une nouvelle année, mais c’est grâce à beaucoup de paramètres et à beaucoup de personnes, sans qui je n’aurais peut-être plus exister.

Un grand merci à tous ceux qui m’ont suivi, soutenu, encouragé, félicité, remercié… Merci à tous ceux qui m’ont donné envie de vivre, à travers un acte, un geste, une phrase, un mot.

Merci à tous ceux qui durant le long voyage vers 2018, m’ont aidé, épaulé, encouragé, accueilli, tenu par la main… Merci à tous ceux sans qui ce voyage n’aurait pas été possible. MERCI !

 

Merci Seigneur !

 

Merci pour tout ce que tu m’as donné en abondance : santé, bonheur, prospérité. Merci pour les dures leçons qui m’ont aidé à mieux me connaître et à mieux connaître les autres. Merci pour les échecs que j’ai encaissés : cela m’a enseigné l’humilité, l’obligation de ne jamais m’asseoir sur mes lauriers et la nécessité de comprendre les échecs des autres personnes qui, elles aussi par moment, ont besoin d’être aidées. Merci pour les occasions de cultiver la patience, la tolérance. Merci pour les multiples découvertes de la réalité de la vie. Merci pour la conscience grandissante : mes guides qui veillent sur moi malgré mes erreurs, me protègent malgré mes faiblesses, m’aiment malgré mes défauts, et me trouvent les solutions malgré mon obstination.

 

Merci pour la joie bien simple de réaliser que je suis vivant. Merci pour les chances que j’ai connues, mes malchances que j’ai évitées, les solutions que j’ai trouvées, les talents que j’ai développés, les victoires que j’ai remportées, les bonnes journées que j’ai vécues. Merci pour les parents que j’ai connus, les amis que j’ai rencontrés, les éducateurs que j’ai côtoyés, les livres que j’ai lus, les voyages que j’ai faits, les repas que j’ai pris. Merci mon Dieu de m’avoir donné la sérénité d’accepter les choses que je ne puis changer, le courage de changer les choses que je peux et la sagesse d’en connaître la différence.

Ma joie immense de vivre

Merci beaucoup à ma grande famille biologique !

 

Merci à ma famille, ma grande famille ! Merci à mes parents à qui je dois tout et que je ne remercierai jamais assez. Merci à eux pour leur amour, leur ouverture d’esprit, leur courage et leur détermination. Merci à eux pour l’éducation qu’ils m’ont donné. Merci Papa, merci Maman, sans votre amour et votre soutien, ce voyage n’aurait pu être possible. Merci à vous pour tout ce que vous avez pu faire pour moi durant toute ma jeunesse. Vous aurez toujours mon respect. Merci à ma défunte grand-mère, Mbombi, comme on t’appelait affectueusement à qui je souhaite dédier mon livre ; Mamy, je t’aime et pense fort à toi… Toi aussi tu as contribué à faire de moi ce que je suis aujourd’hui.

 

Merci à mes oncles et tantes, mes cousins et cousines, ainsi que tout le reste de ma famille. Merci à vous mes frères et soeurs, et à vos compagne, Marcellin, Edmond, Florian, Philippe, Olivier, Passy, Jojo, pour tout l’amour et le soutien que vous me donnez. Merci à vous pour avoir été à mes côtés durant ce long voyage vers 2018.

 

Merci beaucoup à mes amis !

 

Merci à mes amis, à ceux qui sont là pour moi et pour qui je compte. Merci à vous pour être mes amis, qu’on se donne fréquemment des nouvelles ou non. Merci à vous pour faire partie de ma vie. Merci à vous pour m’avoir toujours soutenu et encouragé. Merci particulièrement à toi Deudjui Eclessiaste, pour ton énorme accompagnement et ton soutien dans la pratique du blogging. J’ai beaucoup appris de toi et tes conseils m’ont fortement aidé. Je ne te considère plus comme un ami, mais comme un frère.

 

Merci particulièrement aussi à toi Naomie Ngo Nyemb, la grande chancelière de Toulouse, pour ta gentillesse et ta générosité indescriptible. Grâce à toi, à tes remarques, tes reproches, tes conseils, je suis entrain de devenir un meilleur homme, une meilleure personne. À tous les autres, de près de loin, grand Merci à vous, quelle que soit votre nationalité ou votre origine, votre couleur, votre religion, je vous aime car vous êtes mes amis !

Naomie, ma meilleure amie, ma source d’inspiration. Merci !
Ecclésiaste Deudjui et moi

 

 

Merci infiniment chers collègues !



Vous m’appelez tous, affectueusement « prési ». J’ai déjà passé beaucoup de temps avec vous. Les journées de travail partagées avec vous ont, en effet, représenté une grande partie de ma vie. Le contexte de travail n’est pas toujours évident pour que s’exprime l’amitié. Le stress, les tensions et la pression professionnelles sont souvent difficiles à gérer et laissent peu de place à la relation humaine.
Mais, chers collègues, je veux vous dire que je vous apprécie tous. Travailler avec vous m’a beaucoup appris sur moi-même. Je tenais à vous écrire ce petit message pour vous dire merci pour tout. J’ai décidé de vous remercier du fond du coeur pour toutes ces années de collaboration où nous nous sommes si bien entendus. Années après années, nous avons su tisser ensemble des liens indescriptibles.
Merci à la grande famille des blogueurs et à mes lecteurs !

 

Wow sympa les blogueurs ! Vraiment merci les gars, même si je pense qu’il est difficile de classer vos blogs et de vous citer nommément. Vous êtes fort différents et chacun de vous mérite son heure de gloire. Vous êtes si exceptionnels et cela fait chaud au coeur et m’encourage à bloguer encore quelques dizaines d’années…N’en déplaise à certaines…Lol. Merci pour cette grande famille que vous représentez désormais pour moi. Je peux dormir en paix et espérer que vous êtes là.

 

Merci à tous mes lecteurs, ces amis virtuels qui prennent chaque fois le temps de s’abonner à mon blog et à mes pages facebooks et comptes sur les réseaux sociaux, oui, ceux qui prennent la peine de partager mes articles qui les ont plu, ceux qui prennent le temps de me lire et d’écrire des commentaires sous les articles qui les ont marqués. À tous, je dis infiniment merci pour cette marque particulière d’attention. Je suis flatté et encouragé. Et je promet de faire chaque jour un peu plus.

La grande famille des blogueurs autour de l’ambassadeur de France au Cameroun

 

 

Merci Mondoblog-RFI !

 

Merci à toute l’équipe de Mondoblog-RFI. Il me fait vraiment plaisir de vous envoyer mes plus sincères remerciements, par votre générosité de compréhension, d’attention et de nombreux conseils envers moi. Grâce à vous, le blogging est devenu ma passion.

De mon plein gré, ça été une excellente expérience d’avoir été sélectionné dans votre plate forme et participé à votre formation à Tana et d’avoir ainsi rencontré autant de monde, de l’encouragement, de la motivation et beaucoup d’écoute et tout ça, dans un humour pétillant. Une très belle aventure. Merci !

 
Merci à tous et à chacun ! Gracias !

 

Merci à tous ceux qui m’ont aidé pendant ce voyage vers 2018. Merci à ceux qui m’ont hébergé, nourri, accueilli, à ceux qui m’ont offert un fruit au bord de la route, Une bière dans une gargotte, un plat dans un tourne dos… À ceux qui m’ont souri, à ceux qui m’ont encouragé. Merci à ceux qui se sont intéressés à moi et à mon aventure. Merci à tous ceux qui ont fait de cette aventure un voyage humain.

 

Merci à vous tous que j’ai connus au cours de ce périple en 2017, et avec qui j’ai partagé des moments de ce magnifique voyage. Merci à vous pour m’avoir accompagné, m’avoir suivi, m’avoir fait rire, m’avoir prêté attention, merci à vous tous.

 

Merci à ceux que je n’ai pas cité. La liste n’est pas exhaustive… ça c’est sûr ! Une nouvelle année est là. Une nouvelle aventure s’annonce. Vivement que vous soyez de nouveau là, pour cet autre voyage vers 2019.

 

Avant de terminer, très important !

 

Vous tous que j’ai offensé en acte, en parole, consciemment ou inconsciemment durant l’année 2017… Sincèrement, de tout coeur, je vous dis, vous n’avez encore rien vu, attendez moi en 2018! Vous allez seulement me fuir hein. Je serai encore plus nuisible. Ahahahahah.

Bonne année 2018 chers tous !!!

Fabrice Larry Nouanga


Laissons Biya tranquille ; le problème c’est nous

 

Le nom de notre président est devenu le refrain dans toutes les conversations. Les Camerounais l’insultent partout et ont jeté sur lui la cause de tous leurs malheurs. Je dis non ! Biya ne fera aucun miracle pour développer le Cameroun tant que nous ne changerons pas nos mentalités abracadabrantes. Le vrai problème de notre pays, ce sont ses citoyens.

 

 

Nous sommes trop mal intentionnés…

 

Sinon, comment comprendre que dans un monde en plein changement rapide, les seuls qui courent un grand risque à rester éternellement dans le caniveau, ce sont les Camerounais. Nous sommes les seuls qui ne menageons aucun effort pour changer de mentalité, se remettre en cause, s’adapter aux situations et contextes de la vie actuelle.

 

La jeunesse camerounaise est l’une des plus dévergondées du monde. Elle est sans force et puissance, désœuvrée, sans emploi, sans aucune activité, sans soutien, sans appui, livrée à elle-même et aux fins des politiques, juste pour les élections et servir de bétail électoral. Elle est au bord du gouffre, à l’agonie !

 

Il s’est greffé dans nos cerveaux, des habitudes héritées des années d’antiquité: la forte propension à la mendicité, le manque d’ardeur au travail, le goût des choses dérisoires (fête, cérémonies somptueuses), la bêtise, la cupidité, là paresse, la dépense, l’incivisme notoire, le retard systématique aux rendez-vous (le nègre étant fâché avec l’heure)…

Le passe temps favori des Camerounais…

C’est ainsi que les cabinets ministériels et les QG des sociétés, ressemblent plus à des conseils de famille qu’à des cercles de compétences. Les chefs d’entreprises embauchent en priorité sur des bases tribales au mépris de la compétence et de l’expérience des candidats. Le tribalisme et le régionalisme sont des dadas.

 

La multiplication des sectes et notamment des églises dites « réveillées », avec des croyances tribales sur la sorcellerie, favorisent les sectes et l’obscurantisme et poussent leurs adhérents à croire que Dieu peut les transporter en Suisse sans obtenir de visa. Elles poussent ces adeptes à croire que la solution aux problèmes du Cameroun viendra de Dieu et non du travail ; d’où le développement des jeux de hasard et de la facilité.
On peut donc comprendre pourquoi un pouvoir arrogant et fier de piller les richesses du pays, n’est pas mis en difficulté depuis 35 ans, puisque le peuple camerounais, si fade, lâche et amorphe, attend que Dieu s’en occupe et préfère se morfondre et injurier ses gouvernants qu’ils ont eux-mêmes élus.

 

Il est de notoriété publique que le Camerounais soit paresseux, il arrive toujours en retard au travail, il prend toujours son temps et préfère le temps de loisirs à celui du travail. Au Cameroun, on arrive au boulot à 10H on repart à 12H00.
En effet les fameux chefs d’entreprises camerounais gèrent leurs affaires de manière purement traditionnelle sans tenir compte des normes occidentales d’efficacité, de profit, de rentabilité etc. Ils se comportent avec leurs salariés comme des despotes. On nomme des parents et des frères à des postes sans qu’ils aient des compétences et des formations nécessaires.

 

Toutes ces entreprises créées en général par les proches du clan présidentiel n’ont pas d’objectifs de croissance, de rentabilité ; La comptabilité est à peine tenue. Par contre ‘l’ego social’ du patron est au zénith au point que certains se permettent même de laver leur voiture au champagne ou à la bière la plus cher du marché. C’est cela les méthodes managériales au Biyameroun.

Des caniveaux bouchés par l’incivisme. Crédit photo :kinikiess

Avec de telles méthodes, vous comprendrez chers compatriotes, que le développement du Cameroun ne peut dépendre seulement de Biya. Mon indignation part de ce fait.

 

 

 

CAMEROUNAIS, CAMEROUNAISES, AGISSONS !
Pour nous libérer de nos peurs, de nos appréhensions, de nos craintes, de nos doutes, de nos faiblesses ou de nos complexes, et ainsi libérer le Cameroun et le développer, nous devons donc accepter que nous sommes le problème et partir à zéro. En d’autres termes, nous devons impérativement changer notre façon de penser et d’agir au quotidien en changeant nos mentalités abracadabrantes et pernicieuses.
POURQUOI FAUT-IL CHANGER DE MENTAlITÉ ?

 

Changer de mentalité, c’est se libérer de l’ignorance, de l’obscurantisme et de l’analphabétisme. Changer de mentalité, c’est se libérer des vilains sentiments tels que la facilité et le gain facile, la paresse, la corruption, l’impunité, la politique de la main tendue, CARACTÈRE quige, la calomnie, la haine, la jalousie, l’égoïsme, l’égocentrisme, la tricherie et la malhonnêteté.

 

Changer de mentalité, ce n’est pas tout attendre de Biya, mais c’est de créer Soi-même les conditions de sa survie dans certaines situations et de son existence.

 

 

OUI, PERSONNE NE VIENDRA NOUS AFFRANCHIR SAUF NOUS-MÊMES

 

Personne ne viendra nous affranchir de la misère, de la pauvreté, de la souffrance, du chômage, de la criminalité, des incessantes guerres politiques, si nous ne payons pas le prix de notre liberté. Et le prix de notre liberté passe nécessairement par l’éducation, l’effort et le travail. Les Camerounais doivent entreprendre, apprendre un métier, acquérir de très bonnes valeurs morales, intellectuelles, persévérer, patienter puis investir leur temps dans de bonnes actions au lieu de passer leurs journées entières à disperser leur énergie pour insulter Biya et son gouvernement dans les bars et les réseaux sociaux.

 

Si chacun de nous Camerounais, quel que soit son métier, son domaine d’expertise, sa compétence, unissons nos forces, nos talents et mettons à cœur le sens de l’engagement, de la responsabilité, de la dignité, de l’intégrité et de la dévotion dans ce que nous faisons ou dans ce que nous savons mieux faire et ce, à tous les niveaux et échelons de la hiérarchie sociale, nous cultiverons l’excellence à tous égards puis développerons notre environnement, notre espace de vie, notre communauté, notre vie sociale et culturelle, notre espace professionnel, notre pays, notre continent par une accumulation soutenue de notre capital travail en création de richesse…

 

Nous devons donc avoir un mental et un moral de roc. Sachons tirer le meilleur de notre ouverture sur le monde. Sachons analyser, observer. Soyons curieux et ayons un esprit vif.

Des Camerounais qui jubilent avec leur drapeau.

Nous passons le temps à nous plaindre du chômage. Je dis non ! Le chômage n’est pas une excuse pour être paresseux. Le chômage n’est pas un prétexte pour ne rien entreprendre. La pauvreté et la misère ne sont pas un mobile pour tout abandonner. SOYONS TOUT SIMPLEMENT INSPIRÉS, brillants, forts et courageux, audacieux, ambitieux et illuminés, créatifs, inventifs, résistants,persévérants et battants, fougueux, passionnés et dynamiques.
Allons-nous continuer à croiser les bras et observer de loin la décrépitude de notre pays en accusant Biya ? Il faut pourtant agir pour sauver ce pays d’un naufrage fatal et irrémédiable.

 

C’est désormais à nous de changer le Cameroun, plus Biya !

 

Dans l’histoire et dans un passé récent plusieurs pays ont sombré dans le déclin à cause de leurs dirigeants, mais ils sont revenus au devant de la scène et sont même devenus aujourd’hui les locomotives des nations modernes et ce grâce à la seule volonté de leurs citoyens. Si on se sent encore les dignes fils du Cameroun et de vrais patriotes comme ceux qui ont donné leur vie pour ce pays, alors nous n’avons qu’à nous organiser pour prendre notre destin en main en changeant de mentalités pour chasser pacifiquement tous ces flibustiers et tous ces mercenaires de dirigeants qui détruisent notre pays devant nos yeux. Soyons le changement. Laissons donc un peu Biya et sa clic tranquille. C’est à nous de transformer le Cameroun.

 

Fabrice Larry Nouanga


Séjour d’un (e) Mbenguiste au pays natal: comment ça marche ?

Ah enfin décembre ! Comme on le sait au Mboa, ce mois annonce le déferlement au pays des «Mbenguistes», cette diaspora camerounaise vivant surtout en Europe. En ce temps d’hiver insupportable à Mbeng, c’est le mois le plus propice pour eux pour fuir le froid et venir savourer le soleil doux du Kamer. Ainsi, il y a deux semaines a atterri « La Parisienne », comme on l’appelle affectueusement, la sœur cadette d’une amie d’enfance, partie il y a juste trois mois à Paname. Pour y faire quoi oh? Personne ne sait.

 

Bon, dimanche dernier, pour faire comme tous les autres, n’est-ce pas, j’ai décidé d’aller la saluer moi aussi. Hum, première curiosité, la nga ne me reconnaissait plus. Kieu !!! Et pendant que j’étais donc là, je remarquais curieusement que c’est tout le « village » qui s’était installé à la maison depuis son arrivée. En fait, dès que la go toussait seulement un peu là, quelqu’un courait vite à ses pieds. Que voulez-vous? Les euros étaient quand même dispo.
Evidemment, cette attitude insolite m’a particulièrement amusé. Et je me suis alors sincèrement demandé ce qui peut bien souvent mal tourner dans la tête de tous ces mbenguistes lorsqu’ils reviennent au pays. Curieusement, ils ont une façon typique d’agir et des comportements assez insolites et identiques.

Un avion d’air France qui vient d’atterrir…

 

 

– UN (E) MBENGUISTE SE FAIT TOUJOURS LONGTEMPS ANNONCER À L’AVANCE

 

 

Avant son arrivée, la « Parisienne » a annoncé à toute la République son arrivée au Bled. Les Mbenguistes ont tous la manie de se faire annoncer longtemps à l’avance hein, question évidemment de faire languir familles, amis et connaissances. L’impatience de ceux-là qui les attendent est alors souvent à son comble.

Je me souviens que tous les jours avant son arrivée, plus personne chez la « Parisienne » ne dormait. Les gens regardaient le ciel à chaque seconde, espérant enfin voir atterrir ce vol spécial ayant à son bord Madame la représentant(e) de la famille à Mbeng. On lui a d’ailleurs même fait quelque publicité partout où on passait hein. C’était un événement. Je me rappelle même qu’on a repeint les murs de la maison et placé les palmes à  l’entrée de chez eux. Un Mbenguiste, c’est quand même un roi chez lui oh. Pas n’importe quoi donc !

 

 

 

– UN (E) MBENGUISTE ADORE ARRIVER SOLENNELLEMENT

 

 

Hum, maaama. Le jour où la « Parisienne » a foulé le tarmac de Nsimalen, c’était du venez voir. Je ne sais pas pourquoi les Mbenguistes adorent le protocole comme ça massa. Leur arrivée ne doit jamais passer inaperçue. Jamais éh. Ils aiment descendre de l’avion de façon solennelle.

Le jour de l’arrivée à l’aéroport de la « Parisienne », toute la famille, tous les amis, toutes les connaissances, tous les anciens camarades, tous les voisins, tous les dragueurs, tous ses ex, bref tous ceux qui ont été alertés et la connaissent étaient sous la passerelle. Pour beaucoup qui n’avaient jamais pu se rendre à l’aéroport, c’était enfin l’occasion de voir un avion avec les yeux. L’émotion était donc à son paroxysme. Certains se sont même arrangés pour être à l’aéroport des heures et des heures à l’avance. Voir les gens venir les attendre ainsi donne forcément du baume au cœur de ces rois et reines non. Ça les fait sourire.

La « Parisienne », sachant donc qu’elle était tant attendue, s’est arrangée pour atterrir via « Air France », la compagnie des « riches ». Elle oserait prendre « Camair-co » à l’heure là que ça a commencé comment nor? Il faut qu’on sente quand même qu’à Mbeng, elle a les do dis donc.

Une fois atterrie s’en sont suivis étreintes interminables, embrassades, cris de joies et autres signes de liesse qui s’enchaînaient et se succédaient dans une ambiance chaude et conviviale, pendant que Madame cirait les grands airs, feignant carrément de ne plus reconnaître personne et même son pays hein. Sorcellerie, Ônong !

La Mbenguiste va bientôt atterir…

 

 

– UN (E) MBENGUISTE AFFECTIONNE L’EXHIBITIONNISME ET L’EXTRAVAGANCE

 

 

Ah yaaaa. Là alors la « Parisienne » a fait fort. Elle ne rit pas avec son apparence : elle adore s’exhiber. C’est même ce à quoi on la reconnait vite. En fait, les Mbenguistes n’ont pas d’âge. Seul critère commun : le look. À vue d’œil, leur style particulier impressionne les sédentaires du Mboa.

Frimeuse et vantarde, une fois descendue de l’avion, la « Parisienne » n’a passé son temps qu’à mettre fièrement en évidence, les tenues et objets de valeurs qu’elle arborait, savourant ainsi cet immense bonheur d’être enfin chez elle, dans son Mboa. Ouf !

À sa descente d’avion, elle traînait ainsi avec elle des sachets en plastique estampillés de noms de magasins européens (Tati, Darty, Auchan, Carrefour, Centre Leclerc…) et de grosses valises griffées, portant sur elle des vêtements et sacs aux marques les plus connues et célèbres : Levis, Vanessa Bruno, Louis Vuitton, Georgio Armani, Théophile Gauthier, Gianni Versace, Yves Saint-Laurent, Hugo Boss…Ceci pour faire tout de suite la différence avec nos « Chinois et Dubaï » que nous portons au pays là. En plus de ça, elle dégageait le parfum d’un Chanel, avec aux yeux des lunettes Dior et tenait en main le téléphone androïd Samsung le plus récent. C’est la montre et les bijoux que vous vouliez voir ? Même si ça pesait plus que son bras oh. Et puis quoi? Malgré sa peau devenue « blanche » par l’usage d’un djansang accéléré, la go là dosait massa.

Tout ce faste visait le tape-à-l’œil et le «m’as-tu vu» ! Eh oui, elle voulait nous montrer que Mbeng c’est le paradis ! Elle tenait à nous le prouver. Même si, c’était au prix de milles sacrifices et autres nuits blanches sans repos à se battre pour la survie à Mbeng hein. Ce qui comptait pour elle, c’était de nous éblouir, nous pauvres «villageois » restés au Bled. Minalmi !
Elle y ajoutait des talons de près de 10m de hauteur, et autre coiffure extravagante avec des mèches aux origines diverses et controversées, de type brésiliennes, indiennes ou malgaches, et qui lui arrivaient carrément jusqu’au fessier.

 

 

 

– UN (E) MBENGUISTE ADORE «WHITISER »

 

 

Cette attitude est l’une des plus visibles chez la plupart d’entre eux. Il faut absolument parler comme les Whites.

Et notre chère « Parisienne » « whitise » grave. Et avec les gestes hein. On dirait une vraie Blanche éh, mais à la peau noire quoi. Et pourtant, elle n’a pas encore fait plus de trois mois à Mbeng oh. Mâchant généralement et trop bizarrement des chewing-gums, on note chez elle et chez beaucoup de ses « collègues », une forte tendance à imiter le Blanc dans ses conversations . Je la comprends, elle a quand même vécu avec eux nor. Oh là ! C’est légitime ça. Elle nous sort donc tout le temps un de ces français whitisé mais avec un ton éwondorisé, au point de vous torturer parfois le pauvre tympan. Extraits : « je dis heu, en fait heu, beeuuh, fronchement… »
Parfois, en voulant trop tordre la bouche, on n’arrive même plus à comprendre ce qu’elle veut dire au juste. Mais de temps en temps, quand on l’énerve un peu, le vrai ton vrai ewondo revient tout seul. Anti !

Arrivée d’une Mbenguiste

 

 

– UN(E) MBENGUISTE AIME SURTOUT FAIRE LA FÊTE

 

 

Ah oui, hein, la « Parisienne » adore la fête. En fait, depuis deux semaines qu’elle est là, elle ne dort que dans les boîtes de nuit. Les Mbenguistes croquent donc la vie. Ce n’est pas pour rien qu’elle bosse si dur à Mbeng et fait de petites économies, des économies qu’elle vient ainsi bousiller en quelques jours de repos. Oui, ils se battent Dur à mbeng, les kamers… Certains font des boulots les plus ignobles et dégradants. Mais ne vous le diront jamais, juste par honte.

Ainsi, pour oublier ces frustrations de la vie si pénible et difficile de Mbeng, ils font donc beaucoup la fête une fois sur place. Venez alors les voir dans les boîtes et les snacks ! En compagnie d’une horde de parents ou d’amis, souvent un peu «villageois» (selon eux hein) et flatteurs, qui ne vont pas hésiter à leur coller de petits noms tels que « presiii », « grand boss », « big récé »… Tout ça pour espérer une grande Guinness et un morceau de porc braisé.

Ainsi, en un mois de séjour, les Mbenguistes visitent parfois tous les snack-bars, cabarets, restaurants, boîtes de nuit de tout le Mboa. Très peu passent vraiment du temps en famille et se reposent même hein. Et pourtant, ils devraient. Question d’oublier un peu le stress et la vie trop trong de Mbeng.

Et quand ils reviennent, ils ont toujours une «meilleure petite» ou un « meilleur petit » resté au Mboa, qui marche avec eux, tient le sac et les accompagne partout. Leur repos du guerrier quoi… Le «bon petit» ou la «meilleure petite» avec qui on peut s’envoyer en l’air, après parfois beaucoup de jachère à Mbeng. On lui promet ainsi le mariage quand on reviendra définitivement au pays. Minalmi. De temps en temps, on lui tend quelques euros en signe de patience et de consolation.

Tel qu’elles aiment s’habiller et faire la fête

 

 

Les Mbenguistes, des camerounais(es) d’un autre genre
Ah oui, ainsi sont les Mbenguistes. Toutes ces attitudes observées chez la plupart d’entre eux s’apparentent à un défi. Le défi vis-à-vis de la vie, le défi vis-à-vis de la société, celle qui jadis les regardait de haut quand ils vivaient encore au Cameroun. Et qui, par le choc des rencontres privilégiées que produit la fréquentation des endroits chics de l’Europe, les découvre désormais différents, grâce à leur argent amassé à Mbeng, à la sueur de leur front et même parfois de leurs fesses. Ah oui.

Il faut donc montrer aux bledards qu’on a « réussi »; que Mbeng c’est le paradis. C’est vrai, au prix de trop de sacrifices et de travail ardu. Oui, quelle revanche! The last but not the least.

 

 

Et pourtant…

 

 

Le hic, malheureusement, c’est qu’à côté de toute cette vie de luxe, de fêtes et de complexes, la famille, elle, croule toujours sous le poids de la misère. Et pire, eux mêmes n’ont vraiment pas d’avenir trop certain, pendant que des centaines de millions de Cfa s’envolent pourtant dans l’éphémère, lors de ces séjours de complaisances! Tsuip !!!

 

Dans tous les cas, bon séjour au pays la « Parisienne ». Le travail t’attends hein. Repose-toi donc surtout bien. Hum, on m’a soufflé qu’elle serait en fait… »papy-sitter » dans une maison de retraite à Paris. Chapeau bas Big Récé ! Tu as préféré abandonner ton chic salon de coiffure ici et t’aventurer par la Lybie pour atteindre la France. Dieu merci, heureusement que toi t’as échappé à  l’esclavage moderne !

 

 

Fabrice Larry Nouanga


Grossesses : les « enceinteurs » camerounais ne les assument jamais

 

Il y a quelques jours, je suis allé rendre une petite visite de courtoisie à un camarade de lycée. Je ne l’ai pas trouvé. Mais curieusement, à la véranda l’attendait une de ses ex go que je connaissais bien, assise sur la véranda, avec des jumelles dans les bras. Et toutes les deux lui ressemblaient hein! C’était la toute première fois que je les voyais depuis que le gars a décidé de devenir fantôme et de fuir leur mère enceinte ! Elle était là pour lui abandonner c es enfants, car elle n’en pouvait plus. Et dire qu’aujourd’hui il a une autre petite, déjà enceinte aussi. Pauvres femmes.

 

Eh oui, comme tous les gars du Mboa, ce camarade est un « enceinteur ». Leur rôle au quotidien, consiste à enceinter les filles et à disparaitre dans la nature sans laisser de traces. C’est notre passion au bled, nous les hommes. Ainsi, chaque femme sexuellement active au Mboa, aurait déjà au moins deux enfants de pères très souvent inconnus, car abandonnée dès les premiers jours de grossesse par le fantôme de père.

 

De gros menteurs qui n’aiment pas se protéger en plus

 

Plus menteurs que les « enceinteurs », je meure. Je n’ai jamais compris le fait qu’un gars rencontre une fille à 15h, et curieusement dès 18h, il lui promet déjà le mariage! Et comme nos nga au Mboa aiment l’affaire de viens on reste là jusqu’à et sont si friandes de mariage, elles ne peuvent que croire à de telles inepties. Elles sont ainsi souvent blasées par ces belles paroles mielleuses de l’ « enceinteur » en herbe qui promet de changer leur vie. Et c’est très souvent elles mêmes qui décident volontairement de tomber enceinte de lui! Apparemment l’enfant permet de cimenter leur place dans le couple et garantit le mariage ! Mariage ouiii !
Et chose crieuse, le full contact, c’est le mode opérationnel de tous les « enceinteurs ». Être bon « fouetteur » pour un « enceinteur », c’est « couper » une go sans preso. Ou ça ou rien hein! Dire à un « enceinteur » de mettre un préservatif, c’est comme lui demander de faire un miracle. Les gars détestent le caoutchouc là, jusqu’à ! Dès qu’un gars entend parler du preso, la manière avec laquelle il froisse le visage et devient nerveux, frise l’étonnement! D’ailleurs, ils vous demanderont que « depuis quand la banane se mange avec la peau ? » Chacun veut sentir le plaisir à fond. Mon œil ! Et ce, même si la go est en mauvaise période hein.

F

 

De gros lâches qui n’assument jamais leurs actes

 

Et très souvent, c’est le jour où la go lui dit à un « enceinteur » qu’elle est en mauvaise période, que lui, il insiste de la coucher sans préservatif. J’avoue que n’ai jamais compris pourquoi. Nous enceintons toujours au moment où la « petite » s’attend le moins. Et généralement, la grossesse arrive toujours de façon inattendue. Mais, ces go oublient très souvent que, c’est le jour même où elles annoncent aux gars qu’elles « ne voient plus la lune », que le mariage promis là, est annulé. Et hop, les gars s’enfuient ; Ils voient venir le lait, les couches, les palettes d’eau ! Normal, ils ne peuvent que partir. Mais sincèrement, qui va donc s’occuper du spermatozoïde coincé dans l’ovule de la pauvre? Quelle lâcheté!

 

 

Ils sont trop forts les « enceinteurs » ! Et non seulement ils disparaissent dans la nature sans laisser de trace, mais, appeler simplement alors la mère pour prendre les nouvelles du rejeton; rien ; les gars s’en foutent dis-donc. Ils gèrent ça ? Ils ont d’autres chattes à enceinter ailleurs. De vrais irresponsables les « pères» ! Et quand un « enceinteur » n’a rien fait, il a au moins cinq enfants abandonnés. Et puis, un matin, après dix ans dans les « cissongos », tu vas voir les poisseux revenir « cougna cougna », dire qu’ils veulent « reconnaitre » l’enfant et le récupérer. Ils promettent même d’intenter des procès de récupération dans les tribunaux. Les filles, pour le genre de cas là, pardon, apprêtent seulement souvent l’eau bouillante hein.

Femme enceinte. Crédit photo: africaguinee.com

 

Quelques heures d’attente après, pendant que je m’apprêtais à rentrer, mon camarade et sa nouvelle « fiancée » enceinte sont arrivées, se disputant et se querellant chaudement, car, visiblement, il semblerait qu’il ne voudrait pas assumer la nouvelle grossesse. Hum ! Je vous épargne des détails de ce qui s’est passé lorsqu’il a trouvé son ex chez lui. Dieu merci j’étais là. Ah nous les kamers et ces histoires de grossesses jamais assumées. On nous a seulement fait ça au village ?

 

Chers « enceinteurs », songeons à l’équilibre des innocents enfants dans nos sordides histoires de fesses ! Au lieu de les abandonner partout comme ça, sans véritables repères, assumons les grossesses des filles qu’on enceinte à tord et à travers! Il y a même quoi ?

 

Fabrice NOUANGA


J’accuse ces Camerounais(es) qui condamnent mais pratiquent l’esclavage

Un jour, alors que j’étais en visite chez une amie, et que je prenais place à la table pour le repas, elle a demandé à sa fille qui mangeait gloutonnement à côté: «As-tu travaillé aujourd’hui?». Elle n’avait que sept ans. L’enfant lui a évidemment répondu que non. Elle s’est brutalement levée de la table, a alors enlevé son assiette en lui disant: «Qui ne travaille pas, ne mange pas. Allez, dans ta chambre». La fillette fondit en larmes. Je fus scandalisé.

Cette injonction m’a semblé si cruelle, si injuste, que je n’arrivais pas à croire qu’une femme puisse faire une telle chose, qu’elle puisse refuser à une gamine qui a faim de la nourriture sous prétexte qu’elle a passé sa journée à jouer. Ne pouvant rester indiffèrent, je me suis engueulé avec elle, en lui demandant qu’est-ce qui lui était passé par la tête pour faire à sa fille une blague aussi idiote. Elle a tout simplement répondu: «Il faudra bien un jour qu’elle apprenne qu’on a rien pour rien dans la vie.»

Homme sous les chaînes

 

Tous bourreaux ?

Alors, je compris que les Camerounais qui s’indignent aujourd’hui contre l’esclavage en Lybie, sont également de vrais bourreaux, qui au quotidien traitent leurs semblables comme des animaux. Ils font preuve d’une hypocrisie criarde. Les esclaves, j’en vois tous les jours autour de moi et curieusement, personne n’est pour autant indigné.

 

 

1– J’accuse donc l’esclavage des enfants par les parents

 

Comment expliquer toutes ces violences physiques infligées aux enfants. La force contre les enfants, de telle manière que ces enfants soient blessés, frappés (à la main ou avec un objet), battus par des coups de pied, de poing, mordus, brûlés, empoisonnés, suffoqués, étranglés, secoués, jetés, noyés et induits délibérément à une maladie…

 

Oui, ils sont nombreux ces Camerounais dans ce Mboa qui font subir des Violences psychologiques à leurs progéniture par des actes répétitifs comprenant les menaces verbales, l’isolement social, l’intimidation ou le fait d’imposer couramment à l’enfant des exigences, de le terroriser, de l’exposer au danger, à la violence. Ils s’indignent contre la Lybie mais sont les premiers à utiliser le corps d’un enfant à des fins sexuelles, de forcer ou inciter un enfant à prendre part à des activités sexuelles, y compris la prostitution. Ils sont parfois incapables de subvenir aux besoins physiques et/ou psychologiques de l’enfant, de leur procurer de la nourriture, des vêtements adéquats et un abri, d’assurer l’accès à des soins médicaux ou à un traitement.

Enfant surexploité

 

 

2- J’accuse l’esclavage des femmes par leurs conjoints

 

Nombre de femmes africaines subissent des violences conjugales. Gifles, insultes, coups et humiliations sont leur lot quotidien. Une violence banalisée dont les médias se font peu l’écho. Ca ne s’appelle pas esclavage ? Chez nous, les hommes ont transformé les femmes en soumissionnaire dans les lits! De vrais objets de «plaisirs», uniquement faites pour satisfaire les envies, les pulsions, les désirs et les fantasmes du « mari », toujours en manque, en quête de sensations fortes et jamais rassasié curieusement. Accoucher, toujours accoucher, encore accoucher, tel est le boulot de l’esclave de femme, installée chez l’homme. Les femmes subissent généralement donc toutes les formes de violences possibles : sexuelles et physiques mais aussi verbales, psychologiques et économiques.

 

Ainsi, sous le soleil, sous la pluie, au feu de bois, au réchaud à pétrole, très rarement au gaz, la femme en couple se démène comme elle peut pour apprêter les repas. Et elle a surtout intérêt à servir ces repas à temps hein. Qu’elle tente alors d’être en retard : les réprimandes et les demandes d’explication vont pleuvoir ! On n’hésitera même pas à lui faire des menaces de la chasser du «mariage» là là là si elle s’amuse. Yeuch! Cuisiner, toujours cuisiner, et encore cuisiner, tous les jours, à toutes les heures, sans repos. Tel est donc leur quotidien, ces femmes. Ce qui m’énerve surtout, ce sont les bourreaux qui, pour parler des femmes au foyer, parlent de ménagères, ménagères par-ci, ménagères par-là…. Arrêtez-là ! Une femme qui ne va pas au bureau tous les jours ne passe pas son temps à faire le ménage et la cuisine. Non, mais !

 

 
3- J’accuse l’esclavage des employés par leurs patrons

 

Sous prétexte qu’ils ont de l’argent, certains patrons se permettent tout. Eh oui! Une ménagère par exemple doit faire les lits, changer les housses de matelas, de couettes, d’oreillers), nettoyer les toilettes, la cabine de douche et les lavabos, nettoyer la cuisine, l’évier avec brosse pour enlever le calcaire qui revient dès que c’est sec (pardon), faire la vaisselle du matin, vider le lave-vaisselle, étendre le linge ou le ramasser et le plier c’est selon, nettoyer les escaliers, dépoussiérer le bureau, vider les poubelles et les nettoyer. Un calvaire. Certains n’ont aucun respect pour la ménagère. Quand les toilettes sont sales, la chasse pas tirée, les urines sur la lunette, c’est à la pauvre esclave d’aller tout mettre au propre. L’employé devient un larbin.

 

On rerencontre au Mboa, des patrons qui ne quittent jamais le bureau avant 22 heures et il attend le même engagement des membres de son équipe hein. Il leur met beaucoup de pression à cet effet. Personne n’ose s’opposer à lui, même parmi les membres de la haute direction. Personne n’a le courage de l’affronter. Et c’est ainsi qu’il les humilie, veut tout décider par lui-même. Il passe par-dessus la tête pour s’adresser à ses employés, pour leur dire quoi faire. De vrais tyrans.

 

Oui, des patrons qui « pètent les plombs », qui intimident, qui blasphèment et qui humilient et ne payent pas leurs proches collaborateurs, cela arrive plus souvent qu’on pense dans les entreprises… On vit ici des dérapages, de l’irrespect, du despotisme parfois. Et ça, vous appelez ca quoi ? Évidemment de l’esclavage. Ensuite, ils ont le culot de vous dire de plier bagages, d’aller vivre ou travailler ailleurs si vous n’êtes pas contents, si les règles qu’on vous impose arbitrairement ne font pas votre affaire, si les activités auxquelles s’adonne votre employeur vous puent au nez.

Femme de ménage

 

 

4- J’accuse l’esclavage des hommes par les femmes
Les gens qui s’indignent contre l’esclavage en Lybie, oublient dans notre pays-ci, qu’il y a un genre de femmes là, style garçon manqué, baraquée, presque barbue, à la voix rauque, très robuste et costaude, tellement dure de visage massa, et jamais souriante hein, qui ne manque donc jamais l’occasion d’exprimer sa virulence en bastonnant copieusement les hommes. Elles ont le foléré à l’œil jusqu’à. À côté d’elles, et dans le même groupe, leurs sœurs jumelles, aux réactions épidermiques et qui utilisent le « matériel » comme renfort. Elles trouvent toujours tant de plaisir à porter la main sur les hommes, en utilisant justement de ces pratiques aussi absurdes qu’insolites comme l’eau chaude, les couteaux, les lames de rasoir, les machettes, les gourdins, les pilons, le bâton du couscous, les gros cailloux et même les bouteilles cassées hein.

 

Elles savent alors infliger aux hommes de véritables bastonnades, de vraies séances de correction, dans nos maisons et nos rues là. Mais personne ne dit rien hein. Car par orgueil et par honte, les pauvres hommes battus, préfèrent gérer leurs douleurs en catimini et souffrir en solo. Et ça là ce n’est pas de l’esclavage ?

Hommes traités en animal

 

5– J’accuse l’esclavage des gens par les « malboucheuses »

 

Ici alors, c’est le terminator. Certaines personnes sont sans cesse confrontées à cette autre forme d’esclavage trop grave : les insultes, les injures et les plaintes incessantes. Voilà alors le sport favori des Camerounaises. Elles adorent ça. Là, elles ont la palme d’or ! Ce sont là, leurs plus graves pratiques esclavagiste, teintées de barbarie et de mépris. Quand celle-là tord sa bouche pour insulter un homme ou une autre femme, tu peux lui décerner là là là, le doctorat en « insultologie », avec mention, très honorable. Ce genre de femmes, tient donc toujours à l’encontre des autres, des propos très déplacés, méchants, méprisants et insoutenables. Elles leurs disent des choses impolies, troublantes, humiliantes, vexantes, irrévérencieuses et parfois très menaçantes. Elles ne vont donc pas manquer d’élever le ton, de dévaloriser, de dénigrer, ou de réprimander publiquement et très farouchement leurs semblables, parfois devant les voisins, les amis, la famille et les collègues.

 

Les bouches de ce genre de femmes sont des carquois, dotés de langues vipérines. Elles s’en servent alors comme moyen de défense ; une véritable arme de destruction massive. Ce qui sans doute blesse, frustre et contraint à la résignation.

Homme battu. Autant donc d’esclavage pratiqué au quotidien au Mboa

 

 

 

Tous coupables…

 

Oui, je suis d’accord qu’il faut s’indigner contre ce qui se passe en Lybie. Le mal est scandaleux et doit farouchement être dénoncé, mais je pense que ce serait faire preuve d’hypocrisie de condamner les Lybiens alors que chaque jour nous faisons subir d’une manière ou d’une autre l’esclavage à nos concitoyens. Tout comme les Lybiens, les Camerounais sont si nombreux là dehors à faire subir à leurs frères et sœurs, les affres de l’esclavage, peut-être plus doux et moderne.

 

 

Ainsi, beaucoup d’entre nous vampirisent et tuent leurs compatriotes à petit feu ! La morale des esclaves est le support idéologique de l’engrenage social qui nous opprime, quel que soit le régime politique sous lequel nous ployons. Cessons donc de condamner les autres alors que nous sommes nous mêmes des bourreaux.

 

 

Fabrice Larry NOUANGA


J’ai enfin compris pourquoi les Camerounais(es) cachent leur âge

J’ai une amie sublime, tellement sublime qu’elle te donne envie de lui demander ses secrets : les crèmes qu’elle utilise (on ne sait jamais, dès fois que la sublimité soit au fond du pot), le régime qu’elle suit (vu qu’on est ce qu’on mange, elle doit vraiment manger des trucs très intéressants) et le prêt à porter qui l’habille (elle a vraiment du goût en matière de look). Hier donc, lors de mon anniversaire, pendant le cocktail qu’elle m’a offert à cet effet pour célébrer mes 37 ans sur terre, j’étais tout naturellement en train de lui poser toutes ces questions, quand soudain, je lui ai demandé son âge à elle.

Et bien vous savez quoi ? Elle ne savait pas… Je veux dire, elle ne savait pas quoi me répondre. Elle a réfléchi et elle a fini par me lâcher qu’en tous cas, elle n’avait plus vingt ans. J’ai été surpris, embarrassé d’avoir posé la question, puis charmé par sa coquetterie. Oui, je savais que mon amie n’avait plus 20 ans et même qu’elle avait dépassé la trentaine. Preuve que la sublimité n’a pas d’âge.

Comme cette jeune dame, nous sommes si nombreux ici au Mboa à cacher ainsi notre âge… Et bien oui, chaque année le temps ne fait pas d’exception, on prend tous « un an de plus » ! Mais curieusement, plus on vieillit, plus on a vraiment tendance à taire notre âge quand on ose nous le demander ! Surtout les femmes. Elles sont toujours plus ou moins réticentes à l’idée de parler de leur âge après 25 ans… J’ai enfin compris pourquoi.

 

 

1- Nous voulons faire plus jeunes malgré le poids de notre âge

 

Ben tenez. Il ne faut pas se leurrer hein, 95% des gens qui cachent leur âge ou mentent à ce sujet le font  toujours paraître plus jeunes devant les gens. Car, après tout, l’âge c’est psychologique, non ?

 

Bon, après avoir caché comme ça, je ne sais pas comment ils vont donc faire pour cacher aussi les nombreuses rides d’expression qui s’affichent « oh ah » sur leur visage. Cacher son âge ok, mais il faut bien le cacher hein, car malgré tout, il finit par transparaître sur notre physique, quelque soit les solutions esthétiques prises. On ne peut pas éternellement être jeunes mes gens.

 

2- Nous voulons avoir du boulot et certains avantages

 

Il faut bien l’avouer : on ne prête qu’aux jeunes. Quand on est vieux à 30 ans et plus, on n’a plus le droit à certains avantages liés aux jeunes et à certains concours lancés ou boulots proposés. Dans ce cas, il faut donc taire son âge ou même le réduire à « Kumba », pour espérer avoir quelque chose d’intéressant en retour… Malheureusement, en face du boulot qu’on vous propose ou des avantages auxquels on pense pouvoir bénéficier, il faut souvent présenter un justificatif. Et c’est là alors.

 

On comprend donc que cacher son âge n’a servi à rien, car on finit par être détecté et chassé à coups de bâtons, car déjà trop vieux ou vieille pour la circonstance. Peu importe le relooking hein, quand tu as 35 ans, malgré le fait que tu fasses 22 ans, ton visage, ta voix, tes muscles, tes mollets, ta barbe, finissent par te trahir. L’affaire de l’âge là, ça ne rit pas, onong. Mieux de dire la vérité.

 

3- Nous sommes trop cachotiers et superstitieux

 

«  Quel est ton âge ? Mon âge ? Euh… ça commence par un 2, je crois… Ou alors ça se finit par un 2 ? Je ne sais plus… ».
Le Camerounais est tellement vilain massa. Il va toujours trouver la moindre occasion de te détourner de la question pour te mentir. Nous sommes tellement cachottiers que nous aimons tout cacher aux gens, même les choses les plus banales et les plus gratuites. On n’aime rien dire aux autres car on est tellement superstitieux et cachottiers de naissance. Nous gardons donc tout dans notre cœur pour éviter de partager et pour éviter qu’on prenne nos chances.

 

Donc, dire son âge aux gens, c’est s’exposer à la magie, c’est ouvrir sa vie aux sorciers qui pourraient passer par là pour nous faire du mal. Tsuipps ! Alors personne n’ose. Qu’est ce que cela nous donne même de tout cacher oh ? Je ne sais pas. Pourtant, c’est si simple, donner son âge. Je ne vois pas le souci, sincèrement.
4- Nous avons tellement honte et peur de vieillir

 

Souvent, quand on atteint un certain âge, et qu’on nous le demande, nous nous retrouvons confrontés au vieillissement et finissons souvent par baisser la tête d’un air nostalgique. Oui, nous avons honte et peur de vieillir. Nous avons tellement honte d’apparaître vieux devant les gens, nous préférons cacher le nombre d’années que nous avons au dos. Etre vieux ou vieille nous effraie et nous fait tant honte. On ne souhaite donc pas le devenir. On voudrait demeurer jeune à vie. Mais est ce possible ? On n’a pas le choix ! On finira toujours par marcher avec des béquilles. Pourquoi donc cacher son âge sachant bien qu’on aura les cheveux blancs quelque soit le « black » qu’on y mettra ?

 

Oui, les Camerounais ont peur de vieillir. Vraiment, ils ont la trouille ! De quoi ? Je ne sais pas… De perdre, peut- être leur dignité ? Oui, ils ont peur de perdre leurs capacités, leur énergie, leur enthousiasme. Quand ils regardent leurs rides ou leur corps plus flasque, plus mou, ils ne peuvent pas s’empêcher de penser à la fin : la multiplication des rides sera proportionnelle à la disparition de leurs muscles ! En fait, ils/elles se voient comme leur père/mère… Fatigué, affaibli. Et ça, ils détestent.

Moi, 37 ans et si fier de les avoir …

5- Nous aimons tellement vivre dans le passé
Le Camerounais est nostalgique de sa jeunesse, voilà pourquoi prendre de l’âge l’angoisse. Il veut toujours continuer à vivre comme s’il avait 20 ans. Continuer à coucher avec les jeunes filles ou les jeunes garçons, selon le sexe. Continuer à aller en boite de nuit. Continuer à s’habiller en androïde ou en yord. Continuer à rester jeune. Vous les entendrez alors dire trop souvent : « à notre époque hein… » Quelle époque même donc ! Devenir adulte pèse en quelque sorte. Alors il faut le cacher.

 

Le temps qui passe est une gageure, surtout en ces moments où le jeunisme est loi et la vieillesse constamment dévalorisée. Personne ne veut rester à la traîne. Tout le monde veut être connecté  au monde nouveau et donc rester jeune. Il n’est donc facile pour personne de prendre de l’âge ou de s’enthousiasmer à l’idée de souffler un jour de trop nombreuses bougies. Les gens sont angoissés à l’idée de devenir faillibles, de se départir de toutes leurs belles facultés et, en particulier, de leur apparence, bien évidemment.

 

Taire son âge, à quoi bon ???
Voilà le triste constat. Voilà pourquoi nous passons le temps à cacher notre âge. Mais, à un moment, il faut arrêter de taire son âge. Car en voulant absolument rester jeune, nous avons recours à des artifices, à des crèmes antirides, à des vitamines, à davantage de sport, à un régime draconien, tout cela pour nous donner un peu de répit, du temps supplémentaire, alors que ce dernier poursuit sa route inexorablement. Ne vaudrait- il pas mieux accepter de prendre de l’âge et quelques kilos puisque nous martyriser le corps et, pire encore, le cœur et l’esprit est à peu près aussi vain que de vouloir arrêter le temps ?

 

Il n’est pas si simple évidemment d’accueillir rides et embonpoint, mais avons-nous vraiment le choix ? La jeunesse éternelle, la beauté immuable, ne sont qu’un idéal de perfection. Assumons notre âge. C’est une grâce de vieillir et non un drame. Disons notre âge. Hier, moi j’ai eu 37 ans révolus et j’en suis si fier et heureux.

 

Fabrice Herve NOUANGA


Top 6 des signes qui prouvent qu’une Camerounaise souhaite être viens-resteuse

Elle s’appelait Adriana. 29ans, couturière à Mokolo. Elle vivait encore chez ses parents. Et lui, Sergio, 38 ans, jeune cadre dans une banque de la place, célibataire et vivant tout seul. La première fois où il l’a rencontrée, c’était dans une soirée d’anniversaire. Elle était brune, ses cheveux courts dévoilant une jolie nuque. Elle avait une démarche et une certaine présence particulièrement féminine. Il succomba à son charme. Instantanément hein. Il prit son numéro. Et une semaine plus tard, ils passèrent à l’acte chez lui, dans son somptueux palais. Et les jours qui suivirent, elle le harcelait désormais de SMS et d’appels insignifiants.

 

Adriana craignait la rupture dans l’horizon. Elle se posa immédiatement la question : « comment garder cet homme et vivre chez lui ? » Puis, un matin après un mois, le téléphone de Sergio vibra. Purée…C’était Adriana. Il afficha un sourire amusé. (J’appuie sur le bouton forward pour avancer rapidement dans l’histoire). Il lui donna rendez-vous dans un restaurant à côté de son bureau. Avant même de commencer à siroter son café glacé, Adriana lui balança : « Depuis la dernière fois, je ne vois plus la lune ». Le gars déglutit et sentit une onde de frayeur parcourir son corps. Il avala difficilement sa salive. « Tu es quoi ? » S’étonna t-il énervé. « Tu n’as pas compris ou bien ? Je suis enceinte. Je n’ai pas eu mes règles ça fait trois jours ». Elle répondit, l’air sérieux. Très sérieuse hein. Et à Sergio de demander furieux : « Qu’attends-tu de moi ? » … « Quelle question ! J’attends de venir vivre avec toi non, car mes parents ne vont pas accepter que je continue à vivre avec eux après une troisième grossesse.» Wandaful !

Couple amoureux

Rentrons dans le vif du sujet 

Eh oui, chers messieurs, l’histoire de Sergio m’a juste aidé à vous révéler les signes majeurs qui prouvent qu’une femme nourrit l’intention de devenir une viens-resteuse (concubine) chez un homme.  Vous êtes ensemble depuis quelques temps et même si vous n’avez pas encore parlé de vous installer ensemble, il y a des signes qui ne trompent pas. Ces signes sont nombreux, mais j’en ai détecté six principalement que je vais essayer de vous présenter ici.
1- Elle oublie expressément ses effets chez vous

 

Si votre go commence à oublier négligemment des objets chez vous, ce n’est pas qu’elle a des problèmes de mémoire hein, mais qu’elle essaye tout simplement de vous faire passer un message subliminal. Il y a donc des objets qu’elle commence à laisser chez vous : sa brosse à dent est un coup classique dans la technique féminine. Abandonnée volontairement à côté de la vôtre, cela veut implicitement dire qu’elle se sent bien chez vous. Les bijoux suivent. En fait quand elle oublie des bijoux chez vous comme les boucles d’oreilles, les bagues, les bracelets, c’est une technique pour que le gars pense toujours à elle, et une bonne excuse pour revenir chercher ces pauvres bijoux abandonnés.

 

Vient ensuite le nécessaire à maquillage, qui trônera fièrement dans la salle de bain du gars, pour qu’elle puisse souvent passer une nuit improvisée chez lui et restez fraîche le lendemain matin quand elle devra repartir. Et vient ensuite l’oublie du string. Ici le message est clair. Le string oublié et posé en évidence dans un coin de la chambre du gars est là pour faire comprendre aux autres conquêtes de son mec qu’il est déjà pris. C’est une véritable technique de guerre pour faire fuir la concurrence.

Il y a donc d’autres petites choses comme ça que madame va expressément laisser chez le gars pour marquer son territoire : Les talons hauts, les vêtements, Le chargeur de portable, Le livre, Le catalogue de sa marque préférée, et trop souvent aussi, une photo d’elle.

 

 

2- Elle devient une maniaque du ménage

 

Un autre signe qui annonce l’intention d’une fille de vouloir devenir viens-resteuse, vous allez constatez qu’elle est subitement devenue une maniaque du ménage. Chez son gars, tout est toujours en ordre: la cuisine brille, la cuvette des toilettes est impeccable. Elle a subitement des gènes du ménage en elle. Elle ne confond pas ordre et propreté. Dans la maison de  son gars, les sols et les surfaces sont récurés, les meubles époussetés, la moquette aspirée, les toilettes et salles de bains étincelantes. Le lit est toujours bien dressé, les vêtements bien lavés, repassés et rangés. Elle prend l’habitude de ranger régulièrement chaque pièce. Par exemple, remettre en place les coussins et replier les plaids du salon, suspendre les vêtements le soir, plier le linge propre dès qu’il est sec, etc.

 

Elle nettoie donc tout dans la foulée. Le nettoyage devient sa seconde nature. Elle fait la vaisselle après le dîner, rince le lavabo de la salle de bains après leur toilette et balaient la cuisine après le goûter. Le gars ne verra donc plus jamais ses affaires traîner dans tous les coins, les miettes envahir la maison et les cabinets non récurés.

Elle adore tout rendre propre.

3- Elle devient extrêmement collante

 

Quand une femme veut déjà venir vivre chez son gars, elle a envie de montrer à tout le monde que ce mec lui appartient, c’est le tien ! Du coup, elle devient hyper collante en public. Quand son copain est avec ses potes, c’est là où elle débarque et s’accroche à lui comme un koala à son eucalyptus. Et si jamais une de ses amies s’approche, elle embrasse son chéri à pleine bouche pour qu’elle comprenne que c’est sa chasse gardée !
Dès qu’elle est seule avec son mec, elle en profite pour lui faire passer un interrogatoire : ses potes, ses ex, ses passions, son chat, elle veut tout savoir !

 

Elle finit par devenir trop envahissante, onong !  Elle surchauffe le téléphone du pauvre massa. Toute la journée, elle inonde le gars de sms pour lui raconter sa vie en direct. Quand elle l’appelle, elle le saoules trois heures juste pour entendre sa voix… Elle finit par l’étouffer ! Le gars est enseveli par trois-cent sms dans la journée ! Le trip de ce genre de go, c’est de voir son chéri le plus possible. Elle organise désormais son emploi du temps en fonction de celui de son mec hein! Tant pis s’il veut voir ses potes ou comater devant la télé, tu tapes l’incruste ! Elle devient la sangsue, miss super Glu.

 

4- Elle se transforme en nymphomane
Première chose qui caractérise une future viens-resteuse dz ce type là : un sourire rêveur imbécile à s’imaginer tout un tas d’aventures et de cascades qu’elle ferait au lit avec son futur « mari ». Le courant avec son gars commence curieusement à bien passer. Elle parle beaucoup plus des affaires de piment à ce moment là et fait tout pour allumer son gars. La go devient fougueuse et très demandeuse au lit.

Avec elle, les choses commencent à partir en couilles. Elle se met à devenir… collante. Pressante. Insistante. Et méchamment insatiable. Il faut toujours qu’elle voit son gars pour qu’ils « baisent » impérativement tous les jours (et si possible, plusieurs fois par jour), sinon elle ne sera pas bien dans sa peau. Son moral tomberait dans ses chaussettes, elle douterait d’elle-même, elle douterait de lui, elle me taperait soit un scandale en mode assiettes qui volent et insultes, soit un énorme coup de déprime. La façon qu’elle se lâche pendant l’acte sexuel est abracadabrante. Sa partie de jambes en l’air est un spectacle. Parce que c’est particulièrement hard et hot.
D’ailleurs, elle ne porte désormais que les mini-jupes, les matelots, les décolletés ouverts et des talons de 15 cm au moins juste pour faire saliver le gars. Excitante, ça c’est sûr, féminine, sans aucun doute.

Le sexe, son dada désormais

 

5- Elle séduit énormément sa belle famille
Une femme qui souhaite déjà intégrer le viens on reste, sera capable de supporter toutes les caprices de son beau-père, et peut-être le rejet de ses belles-sœurs. Elle ne boudera plus jamais sa belle-mère quand celle-ci lui fera quelques reproches ou arrivera chez son gars à l’improvise.

 

La future viens-resteuse fréquentera donc abondamment la belle famille, ses beaux frères et sœurs, afin de voir comment sont leurs relations. Elle devient irréprochable sur le plan de la politesse envers eux. L’atout numéro un de sa séduction, ce sera le sourire, pour tout le monde et sans limitation hein. En plus, elle leur fera de temps en temps beaucoup de petits cadeaux.
6- Elle piégera le gars par une grossesse subite.

 

Voici alors l’astuce la plus utilisée des futures viens-resteuses, la must. Elles sont convaincues que faire un enfant avec un gars oblige absolument le gars à les faire vivre chez lui et donc à les épouser.

 

Alors, pour être sûre de gagner la maison du gars, elle va le piéger par une grossesse brusque et subite. Elle va ainsi opter pour cette tentative purement suicidaire et… pathétique pour garder son homme et le manipuler par des chantages, s’il ne cède pas.

Femme enceinte. Crédit photo: africaguinee.com

Messieurs, Vous êtes désormais avertis hein…
Voilà, Messieurs, les signes qui annoncent l’intention d’une femme qui voudrait déjà viens-resteusement vivre avec vous. Ce qui n’est même pas mauvais hein. La vie de couple n’est pas condamnable oh. Mais je vous dévoile ces comportements ici, pour que vous soyez désormais prêts et que vous ne dites plus que vous ne saviez pas.

 

Mesdames,  Vous avez désormais le secret hein…
Et aujourd’hui, Sergio et Adriana sont en couple. Bientôt ça va faire huit ans qu’ils vivent en concubinage. Adriana avait bien réussi son coup hein. Chapeau la go. Les célibataires endurcis là, doivent se marier de force.
Fabrice Larry NOUANGA