felixtagba

Sacs en plastique : il ne suffit pas seulement de bannir…

La Tanzanie a pris une loi pour interdire l’importation, la production, la vente et l’usage des sacs en plastique. Cette décision est entrée en vigueur samedi 1er juin. Le pays devient ainsi le 34e sur le continent africain à interdire les sacs en plastique. Qu’en sera-t-il d’application de cette décision ?

Plusieurs pays se rendent comptent des méfaits des plastiques sur l’environnement et la santé non seulement de l’homme, mais aussi des animaux… Pour lutter contre le phénomène, ces pays ont pris des lois pour bannir les sacs en plastique sur leur territoire. De l’Afrique à l’Europe en passant par l’Asie, les décisions se multiplient. C’est devenu une tendance, à l’heure où les changements climatiques s’accentuent.

A priori, il s’agit d’une bonne décision. Les sacs en plastiques pullulent sur notre planète. Il va falloir que les Etats prennent des décisions pour les interdire. Une règlementation juridique ne peut qu’être la bienvenue.

Joindre l’acte à la parole

Les décisions seules ne suffisent pas si on veut éradiquer les sacs en plastiques, du moins ceux à usage unique. Il faut veiller à l’application exacte de ces décisions. Et c’est là que le problème se pose. Sur les 34 pays qui ont pris des lois pour bannir les sacs en plastique en Afrique, combien arrivent vraiment à appliquer cette loi. A l’exception du Rwanda qui est aujourd’hui un modèle dans le monde dans la lutte contre les sacs en plastiques, je n’en connais pas d’autres qui arrivent à relever ce défi.

Lire aussi: Prolifération des déchets dans le monde

J’en veux pour preuve le Togo. Il y a plusieurs années déjà que les autorités togolaises ont pris une loi pour interdire l’importation, la commercialisation et l’utilisation des sacs en plastique. Mais la réalité est toute autre dans ce pays. Selon nos informations, plus de 3 milliards de sacs plastiques sont utilisés par an à Lomé, la capitale du pays. D’où proviennent ces sacs ? La question reste posée. Une chose est certaine. Malgré cette interdiction, les sacs plastiques sont toujours utilisés dans ce petit pays d’Afrique de l’ouest.

Agir fermement

Si les Etats veulent vraiment lutter contre la prolifération des sacs en plastique, il faut agir fermement et autrement. Généralement les sacs sont fabriqués dans ces pays ou dans les pays voisins. Déjà, il faut que les pays qui prennent ces décisions veillent à ce que les sacs en plastique ne soient plus fabriqués dans ces pays.

Il va falloir aussi veiller à ce que ces sacs ne passent pas par les frontières de ces pays. Et les Etats ont tous les moyens pour y arriver.

Il ne sert à rien d’interdire les sacs en plastique pour se conformer à la mode, mais il faut veiller à l’application des textes.

Félix Tagba

Fondateur d’Ecojogging

Sur le même sujet: SACHETS PLASTIQUES, VERITABLE DEFI POUR L’AFRIQUE


Elections européennes 2019/ Percée des Verts, faut-il en rire ou pleurer ?

Des herbes poussées sur une terre ©felixtagba
Des herbes poussées sur une terre ©felixtagba

Les Verts d’Europe ont le vent en poupe, en témoigne les derniers résultats qu’ils ont obtenu aux élections européennes 2019. Les verts ont obtenu 13,4% des voix et sont désormais à la 3ème place.

Il y a une conscience qui est née aujourd’hui dans le monde, surtout avec des mouvements des jeunes pour lutter contre la destruction de l’environnement. Cette conscience et ces mouvements ne

sont pas seulement remarquables en Europe mais aussi sur les autres continents comme l’Afrique, l’Asie, l’Amérique… Faut-il s’en réjouir de la montée des écologistes ?

Lire aussi: Jeter ses déchets, vous verrez ce geste d’un mauvais œil

 

Un avenir dans un monde en pleine mutation

Oui l’écologie a de l’avenir ce 21e siècle. Je suis convaincu que ce succès se fera plus remarquer dans les jours et les années à venir où des écologistes seront portés à la tête de leurs pays, parce que les populations en ont marre de subir les affres des changements climatiques. Oui parce que les animaux en ont assez de subir les dégâts causés par l’homme. Oui parce que les arbres, la terre, le ciel, la mer, les océans, bref toute la nature crie une trahison de notre part. Il va donc falloir faire une pause et rebrousser chemin.

Lire aussi: EcoJogging, plus de 200 EcoJoggers avec plus de 100 kg de déchets plastiques collectés. Yes, on l’a fait ! 

Il s’agit certes d’une victoire et il faut s’en félicité. Mais que cette percée ne nous fasse pas oublier notre objectif premier.

Que cette victoire ne nous pousse pas à être avide du pouvoir au point de piétiner nos principes.

Que cette victoire ne nous pousse pas à faire des accords qui vont nous couter mal quand nous serons au pouvoir. Restons écolo pour rendre notre planète plus verte.

Félix Akizou Tagba

Fondateur d’Ecojogging





EcoJogging, plus de 200 EcoJoggers avec plus de 100 kg de déchets plastiques collectés. Yes, on l’a fait !

#EcoJoggingDay #VolunteersActFirst
#EcoJoggingDay #VolunteersActFirst

 

Samedi 2 décembre 2017 à Lomé (Togo). En prélude à la célébration de la Journée internationale des volontaires du 5 décembre dont le thème est : « Les volontaires, premiers à agir. Ici. Partout. », l’association EcoJogging a organisé avec les corps du volontariat au Togo une EcoJoggingDay.

 

 

 

 

 

Une grande première dans le monde. Cette journée a rassemblé les responsables des structures du volontariat au Togo, les volontaires nationaux et internationaux et la population.
EcoJogging est un mouvement mondial qui consiste à courir tout en ramassant les déchets plastiques pour ensuite les recycler.

Cette EcoJoggingDay a vu la participation de plus de 200 personnes et a permis de ramasser plus de 100 kg de déchets plastiques dans certains quartiers de Lomé. Une grande première dans le monde, depuis le lancement de l’initiative, en janvier 2017.

 

L’EcoJoggingDay de ce 2 décembre a permis de sensibiliser les participants et toute la population sur la nécessité de ne pas polluer l’environnement et sur l’importance du recyclage.

« Cette grande mobilisation montre la détermination des citoyens pour sauver notre planète. La collecte de plus de 100 kg de déchets dans certains quartiers de Lomé montre qu’il y a énormément de déchets plastiques dans l’environnement… Si rien n’est fait, notre planète changera de nom et sera appelée dépotoir. C’est pour cette raison que nous avons initié EcoJogging » dixit Félix Akizou TAGBA, Président-Fondateur de l’association EcoJogging.

 


Pensons à demain, aux générations futures…

 

Ce mercredi 02 août marque le « jour du dépassement » (« overshoot day » en anglais). Ce qui veut dire que l’humanité à déjà consommé toutes les ressources de l’année 2017 et nous vivons à crédit jusqu’à la fin de cette année. A ce sujet j’ai publié un article sur le site https://civicmedias.228civiclab.org/ que je vous invite à lire ici. Les grandes questions que je me pose en rédigeant ce billet, et je pense que chacun de nous doit se poser ces questions, quelle planète allons-nous laisser à nos enfants, aux enfants de nos enfants, aux générations futures ? Que fait notre génération pour juguler ce phénomène ?

C’est un devoir, mieux une responsabilité pour nous de laisser à nos enfants une planète en bonne et due forme, comme nous l’avons-nous aussi hérité de nos parents. Mais à l’allure où vont les choses, ce sera très difficile de le faire. Mais pas impossible.

L’avenir de nos enfants est entre nos mains, agissons.

Il est vrai que tout le monde ne peut pas être activiste de l’environnement, mais tout le monde peut agir à sa façon. Je ne suis pas là pour dire de faire ci ou de faire ça. Non, J’appelle juste tout le monde à réfléchir, à penser aux générations qui viendront après nous.

Beaucoup me diront « qu’est ce qu’on en a à foutre avec les générations futures ». Nous pensons juste à nos propres intérêts et feignons d’oublier ceux des générations à venir. Nous sommes la cause de ce phénomène. Comme j’ai l’habitude de le dire, si nous laissons une planète en mauvais état, les générations futures nous demanderons légitimement les comptes. Nous serons tenus pour responsables.

Dans notre quotidien, pensons au développement durable et à limiter le réchauffement climatique, la surconsommation… pour sauver les milliers de personnes qui meurent par jour à cause de ces phénomènes, pensons à protéger notre planète, pensons à demain. Chacun doit faire sa part.


EcoJogging 5è édition, Spéciale Journée Mondiale de l’environnement

Pour marquer la journée mondiale de l’environnement, la population de Lomé et de ses environs a pris part à une course #ECOJOGGING , spéciale journée mondiale de l’environnement, ce samedi 03 juin 2017 sur le terrain du lycée d’Agoè Nyivé (Lomé).  Cette course marque la cinquième édition d’Ecojogging et a vu la participation d’une vingtaine d’#Ecojoggers , avec plus de 20 kilogrammes de sachets plastiques ramassés.

Les sachets ramassés ont été remis à l’association Zam-ké qui recycle ces sachets et en fait des sacs, porte-monnaie, parapluie … Les ecojoggers ont aussi visité l’atelier de recyclage Zam-ké.

Au cours de cette 5ème édition d’Ecojogging, les lauréats du jeu concours #EcojoggingGif ont reçu leurs prix composé de T-shirts et sacs #CivicBag

Prix EcojoggingGif
Prix EcojoggingGif

  


L’Afrique souffre du manque d’eau potable

La journée mondiale de l’eau est célébrée ce 22 mars. Beaucoup de population sont toujours privées d’eau potable. En Afrique, le constat est  alarmant. 319 millions, soit 1/3 d’habitants de l’Afrique subsaharienne n’ont pas accès à l’eau potable, selon le Conseil mondial de l’eau.

L’Afrique regorge des ressources en eau

Le continent dispose pourtant d’énormes ressources en eau.  Selon l’Association africaine de l’eau, l’Afrique dispose dans ses nappes phréatiques plus de 5000 milliards de m3 cubes d’eau.

La pauvreté et l’absence de volonté politique, principale cause

Invité du journal Afrique de TV5 Monde , Christian Eboulé affirme que « 70 % des lits d’hôpitaux aujourd’hui en Afrique subsaharienne sont occupés par des personnes qui souffrent  de maladies liées à l’eau de mauvaise qualité ou à l’assainissement ».  Pour le journaliste, « la pauvreté et l’absence de volonté politique chez les leaders sont la principale cause de cette situation »

Au Togo plus de la moitié de la population n’a pas accès à l’eau potable.

Ces chiffres démontrent que les Etats africains ont du pain sur la planche pour un accès à l’eau potable et à l’assainissement des populations, un droit reconnu par l’ONU.

Félix TAGBA

Lire aussi: L’eau pour un développement durable


Ecojogging, la jeunesse togolaise déterminée à éliminer les déchets plastiques

Des jeunes togolais ont encore couru, tout en ramassant les déchets plastiques à Lomé, la capitale du Togo, pour les éliminer définitivement et rendre propre leur pays. Cette séance de course marque la deuxième édition du mouvement mondial écocitoyen Ecojogging au Togo.

Pour cette deuxième édition, des jeunes venus de Woelab, un espace d’innovation au Togo et de l’ONG IYF TOGO se sont joints à d’autres sympathisants du mouvement.

Très tôt le matin, ils se sont tous retrouvés à la plage de Lomé, en face de l’hôtel Ibis Lomé Centre pour courir pendant une heure.

L’initiateur du mouvement, Félix Tagba a profité de l’occasion pour les sensibiliser sur l’importance de faire du sport pour le bien-être, mais aussi, d’éviter de jeter partout des sachets plastiques, après usage.

Les « Ecojoggers » ont couru le long de la plage de Lomé et ont collecté 30 kilos de sachets plastiques, ramassés à même le sol, avec des cris de guerre du mouvement: « Ecojogging,bougeons et sauvons la planète! »

«C’est une très bonne initiative, je ferai régulièrement Ecojogging pour mon bien-être et pour rendre mon pays propre » lance une participante.

Les déchets plastiques collectés au cours de ce jogging sont recyclés par Woelab.

Félix TAGBA


#EcoJogging, le Ghana rentre dans le mouvement

EcoJogging s’étend en Afrique. Le mouvement a été lancé samedi 11 février dernier à Accra au Ghana, en partenariat avec le 1st Royal Scout Group.

Détermination des Ghanéens

 

J’ai été surpris par l’engouement et la mobilisation des Ghanéens face à cette initiative. Nous étions plus de 25 personnes samedi dernier, à parcourir certaines artères de Kasoa, une banlieue d’Accra la capitale du Ghana, tous engagés et déterminés à réduire un tant soit peu les déchets dans cette ville, mais aussi au Ghana et dans tous les pays. Les déchets, il y en a beaucoup dans nos pays, ce qui n’est pas bon pour notre environnement.

 

Les Ecojoggeurs courant et chantant
Les Ecojoggeurs courant et chantant

 

A Kasoa, nous avons collecté plus de 20 kilos de sachets plastiques en faisant de l’Ecojogging. Tout s’est passé dans une bonne ambiance, avec les chants des membres du 1st Royal Scout Group du Ghana.

Les sachets de plastiques ramassés après Ecojogging
Les sachets de plastiques ramassés après Ecojogging

Sensibilisation des Ecojoggeurs

 

Nous avons profité de l’occasion pour sensibiliser les Ecojoggeurs sur la nécessité de protéger l’environnement en évitant de jeter nos déchets sur les routes.

 

Ecojogging se déroulera au moins une fois par mois au Ghana. Notre ambition est de lancer le mouvement dans d’autres pays comme nous l’avons déjà fait au Togo et au Ghana, mais pour l’instant nos moyens sont limités. Nous espérons qu’il y aura de bonnes volontés pour accompagner cette initiative.

Pour rappel, Ecojogging est un mouvement mondial qui consiste à courir tout en ramassant les déchets qu’on trouve sur son chemin.


Ecojogging, le jogging autrement!

Bonjour à toutes et à tous ! Après plusieurs mois d’absence sur la plateforme Mondoblog,  je reviens vous parler d’un projet dont je suis l’initiateur et le manager général. Il s’agit d’EcoJogging, un mouvement mondial qui consiste à courir tout en ramassant les ordures qu’on trouve sur son chemin.

D’où m’est venue l’idée ?

L’idée est née le 02 janvier 2017. J’étais parti faire du jogging comme j’aime bien le faire – j’aime bien courir et je cours beaucoup pour ma santé et m’échanger des idées- à chaque fois que j’ai l’occasion. Le jogging c’est ma drogue, ça me stimule. Je préfère faire du jogging que de prendre du café.

Ce jour j’ai quitté la maison très tôt à 4H du matin pour me rendre sur un terrain non loin de chez moi. En courant, je pensais à initier une activité sur le jogging, afin de courir régulièrement avec les amis et faire d’autres connaissances. Après 2 heures passer à courir et à penser à l’organisation d’une activité sur le jogging, je rentre à la maison et à l’instant je fais un facebook live pour partager l’idée avec mes amis. Beaucoup ont aimé l’idée et d’autres m’ont fait des suggestions en me proposant d’associer le ramassage de déchets à la course.  J’ai trouvé cette proposition intéressante d’autant plus qu’elle rentre dans l’un de mes domaines d’action, la protection de l’environnement. Je travaille sur des projets liés à la protection de l’environnement.

Ecologie et jogging

J’ai pensé à quel nom donner à ce concept : courir et ramasser les déchets, et j’ai trouvé EcoJogging qui est un nom composé de deux (2) mots : Ecologie et Jogging. Ecologie pour la défense de l’environnement et la lutte contre la pollution. Jogging pour la course à pied. Ce nom cadrait bien avec ce que je veux faire. EcoJogging est donc une course écologique.

Tout le monde peut faire de l’Ecojogging. Il suffit de courir ou de marcher si vous voulez, l’idée est de faire une activité sportive tout en ramassant les déchets qu’on trouve sur son chemin. Vous pouvez faire votre Ecojogging partout où vous vous trouver et partager ce que vous faites sur les réseaux sociaux avec l’hashtag #EcoJogging -très important- nous nous chargerons de partager ce que vous faites sur nos pages Facebook, Twitter, Instagram etc.

Pourquoi faire Ecojogging ?

Faire Ecojogging, c’est contribuer à son propre bien-être. Vous convenez avec moi qu’il est utile de faire du sport pour être en bonne santé.

Le concept permet également de protéger notre environnement. « Un corps sain dans un environnement sain ». Le fait de ramasser les ordures qu’on trouve sur son chemin amène à protéger notre environnement, mais aussi à accomplir un acte civique et citoyen.

Dans certains de nos pays, on trouve les ordures partout, ce qui ne nous honore pas. Les dirigeants et les citoyens sont souvent silencieux face à cette situation. Avec Ecojogging nous faisons notre part en ramassant les ordures que nous trouvons sur nos chemins.

Pour le premier Ecojoggingtour qui a eu lieu le 28 janvier dernier à Lomé (Togo) nous avons ramassé plus de 10 kilos de sachets plastiques.

Ecojogging c’est aussi un mouvement social. Les déchets que nous ramassons, nous les donnons gratuitement aux personnes en conflit avec la loi qui s’en servent pour fabriquer des articles comme des sacs de tout genre, des parapluies et bien d’autres choses, en collaboration avec l’association Zam-ké qui veut dire littéralement en langue locale « réutilise-moi ».  Nous recyclons également ces déchets. Nous sommes en partenariat avec un groupe de jeunes togolais initiateurs du 228CivicLab. Ils fabriquent et nous fournissent gratuitement des sacs biodégradables à base de papier de ciment pour collecter les déchets.

Une Ecojoggeuse posant devant le grand hôtel du TogolNous faisons également du tourisme avec Ecojogging. C’est un mouvement itinérant qui nous permet de visiter et de connaitre des lieux  touristiques de nos pays.

Aussi avec ce mouvement, nous faisons des rencontres. A notre première édition, j’ai retrouvé un ami que je n’avais plus vu durant plus de 2 ans.

Ecojogging fait école

C’est un mouvement mondial qui est apprécié partout. Nous avons des représentants dans certains pays africains, en Haïti et en France. L’idée c’est d’avoir des représentants partout dans le monde. Vous pouvez nous représenter dans votre pays si vous voulez.

Ecojogging se fera au moins une fois par mois dans les pays. Nous organiserons également cet événement à certaines occasions comme la journée de la femme pour célébrer les femmes et à d’autres occasions.

Les médias aussi s’intéressent à l’initiative et nous comptons changer le monde, d’où notre slogan : « Ecojogging, bougeons et sauvons le monde ! ».


Comment impliquer et mobiliser les médias pour la COP 21

Des membres du Comité d'organisation à la conférence de presse
Des membres du comité d’organisation à la conférence de presse

Nous avons initié – les membres de l’Alliance des médias pour l’eau et l’assainissement (AMEA) – depuis juin dernier un projet dénommé Média COP 21. Vous l’aurez compris, ce projet s’inscrit dans le cadre de la 21conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques COP21 qui se tiendra du 30 novembre au 11 décembre prochain à Paris (France). La COP 21 revêt beaucoup d’enjeux. Notre planète ne tient qu’à un fil. Il faut agir dès maintenant. Acteurs et décideurs doivent signer un accord contraignant sur le climat afin de maintenir le réchauffement de la planète à deux degrés comme l’a souhaité le Groupe intergouvernemental des experts sur les changements climatiques (GIEC).

Impliquer les journalistes et communicateurs pour informer davantage les populations

Les actions se multiplient dans tous les pays des quatre coins du globe pour que cette conférence soit un succès. Le Togo n’est pas en reste. Mais le constat est que les journalistes et communicateurs togolais sont en marge de ces grandes rencontres. Eux qui ont pour rôle d’informer, éduquer et de sensibiliser les populations. Soit parce qu’ils ne s’y intéressent pas, soit parce qu’ils n’y sont pas associés. Du coup, les populations qui ne participent pas à ces rencontres sont souvent sous-informées.

Pour combler ce manque d’information et de sensibilisation remarqué chez ces populations de base, il nous a semblé bon d’initier ce projet  »Média COP 21 » à l’endroit des journalistes et communicateurs qui font le lien entre les décideurs et les populations. Au Togo, comme dans bon nombre de pays, les journalistes et communicateurs ne sont pas spécialisés dans le domaine des changements climatiques. Ce projet permettra de les former et de renforcer leurs capacités au cours de plusieurs ateliers.  Des experts du domaine feront des communications sur différentes thématiques.

Concours Média COP Awards

L’ autre volet du projet, pas des moindres est de faire participer les journalistes et communicateurs des médias, tous supports confondus, à un concours dénommé Média COP Awards. Ce concours sera bien entendu doté de plusieurs prix dont des participations à la COP 21.

Le projet a été présenté mardi 7 juillet 2015 lors d’une conférence de presse qui a réuni des journalistes, des communicateurs et des partenaires. Ces derniers ont salué l’initiative.

Notre ambition n’est pas de s’arrêter à cette 21e édition de la COP. Pour ce faire, nous avons besoin du soutien des partenaires et contributeurs pour non seulement cette édition, mais aussi aussi pour pérenniser ce projet.

A bon entendeur, salut !

Félix TAGBA

 

Ci-dessous le Résumé du projet

 

RÉSUMÉ DU PROJET

 

 

Titre : MEDIA COP21

Thème : Les ressources en eau face aux changements climatiques

Initiateur : Alliance des médias pour l’eau et l’assainissement (AMEA)

Contexte : Le projet  « MEDIA COP 21 », s’inscrit dans le cadre de la prochaine conférence sur les changements climatiques – COP 21 qui se tient à Paris du 30 novembre au 10 décembre 2015.

But : Amener les médias à attirer l’attention de tous les acteurs sur les impacts des changements climatiques sur l’accès aux ressources en eau.

Objectif Général :

Permettre aux journalistes togolais de renforcer leurs capacités sur les différents aspects de la thématique et d’avoir une vue globale sur la situation des changements climatiques et des enjeux de la conférence de Paris.

Activités :

  • Lancement officiel du projet
  • Des ateliers de formation sur différents aspects des changements climatiques qui va voir une centaine de journalistes renforcés leurs capacités sur la thématique.
  • Concours « MEDIA COP AWARDS» à l’endroit des journalistes s’intéressant aux questions de changements climatiques, doté de plusieurs prix.
  • Période du projet: 1er juillet au 21 décembre 2015

Retrouvez nous sur :

FACEBOOK : www.facebook.com/MEDIA COP21

TWITTER: @MEDIACOP21

mediacop21.gmail.com; (+228)22 32 88 41 / 91 57 62 50 / 99 40 13 95

 

07 B.P. : 14151/ Tél : 228 99 40 13 95 / 228 91 57 62 50 / E-mail : washmedialliance@gmail.com

Compte bancaire ORABANK N° : 023957782201


L’EAU POUR UN DÉVELOPPEMENT DURABLE

Crédit Photo: Félix TAGBA

Ce 22 mars, c’est la journée mondiale de l’eau. Pour l’année 2015, l’Organisation des Nations Unies a retenu comme thème: L’eau et le développement durable. Ainsi, toutes les couches de la population, doivent avoir un accès à l’eau potable; l’eau étant au cœur du développement. Mais la réalité est tout autre. Chaque 21 secondes, un enfant meurt, faute d’eau potable; pour ne citer que cet exemple. A tout le moins, nous devons penser à cette couche vulnérable, si nous aspirons réellement au développement.

Il est temps qu’on agisse pour un accès à l’eau potable pour tous.

Félix TAGBA


JE NE CROIS PAS EN NOS POLITICIENS, ILS SONT TOUS LES MÊMES.

Crédit: google.com
Crédit: google.com

 Bof ! Je n’aime pas la politique. Je préfère œuvrer pour la protection de l’environnement, parler du développement durable, du social, du sport… tout sauf la politique.

Quand je parle de la politique, entendez la politique politicienne. La politique, en réalité est la gestion de la cité. Bon Bref.

J’écris ce billet suite à une lettre ouverte d’un ami mondoblogueur Vitus, adressée au président du Parti des Togolais (PT), Alberto OLYMPIO.

Mes attentes ne sont pas comblées

J’ai nourri l’espoir de voir un président représenter la jeunesse togolaise. Je me disais que Faure GNASSINGBE représentait mieux la jeunesse togolaise puisqu’il est lui-même jeune. Du coup, il était mieux placé pour combler les attentes des jeunes togolais. Selon moi bien entendu. 3, 5 et 9 ans sont passés. J’ai certes vu l’engagement du président Faure, mais comme quasiment tous les jeunes togolais – c’est un secret de Polichinelle- je suis resté sur ma faim. Mes attentes ne sont pas comblées. J’aspire à un mieux-être.

Jean-Pierre FABRE, candidat unique de l’opposition pour 2015?

Ailleurs, c’est le président de l’Alliance Nationale du Changement (ANC)  Jean-Pierre Fabre qui s’autoproclame candidat unique  de l’opposition pour la prochaine élection présidentielle. ‘‘S’autoproclame’’ parce que dans une Interview accordée à RFI, Jean-Pierre Fabre pense qu’il réunit les critères objectifs pour une candidature unique de l’opposition. « Je sais qu’il y a des velléités mais en cette matière-là, il y a des critères objectifs pour la candidature unique et je pense que je réunis ces critères-là » a-t-il affirmé. Et à la question « si le conclave du collectif Sauvons le Togo et de la coalition Arc-en-ciel désigne au bout du compte un autre candidat unique que vous, est-ce que vous retirerez votre candidature ? », le président de l’ANC répond : « C’est une question difficile… » La question de candidature unique de l’opposition a toujours divisé l’opposition togolaise. Simplement parce que chacun cherche son intérêt.

Aujourd’hui, c’est Alberto OLYMPIO

Il veut incarner la jeunesse togolaise. Au départ, je croyais en lui. Je l’avoue, vu son parcours et son expérience. Mais je deviens de plus en plus sceptique. Ma tête bouillonne de questions. N’est-il pas venu lui aussi pour régler son compte ? Comme pensent certains analystes de la politique togolaise. Je suis interloqué par ces réactions. Je n’y avais pas pensé. Mais nous sommes au Togo. Le pays où tout est possible.

L’élection présidentielle 2015 approche à grands bruit. Et bientôt la campagne. Tout le monde s’y  lancera corps et âme, même les politicards. Ils promettront in extenso monts et merveilles.

Politiciens, souffrez que je vous dise ceci: je ne vous crois plus, aucunement. J’ai l’impression que vous cherchez vos propres intérêts, plutôt que ceux de la population. Peut-être que je me trompe. Je veux bien compter sur vous, mais donnez-moi une bonne raison de vous croire.


TOGO : LA GUERRE CONTRE LES EAUX EN SACHETS « PURE WATER »

Crédit Photo: Félix Tagba
Crédit Photo: Félix Tagba

 Plusieurs  unités de production d’eau en sachet communément appelée « Pure Water » ont été fermées les 6 et 7 janvier  par les autorités togolaises. Cette fermeture fait suite à des mises en demeure du gouvernement depuis l’année dernière. Les ultimatums sont restés lettre morte. Selon le gouvernementces unités ne répondent pas aux normes requises pour l’installation de telles structures.

D’après les derniers chiffres, plus de 350 unités de productions d’eau en sachet opèrent sur le territoire Togolais. Mais seulement 3 sont autorisées par l’Etat.

Avant de produire et de vendre les eaux en sachets au Togo, il faut avoir une autorisation d’installation ou une carte d’opérateur économique, un document d’étude d’impact environnemental une autorisation de salubrité, avoir un responsable qualité pour veiller à la qualité d’eau produite. L’article 84 du code de l’eau du Togo stipule « il est interdit de proposer, vendre ou distribuer, sous quelque forme que ce soit, en vue de la boisson, une eau non potable et d’utiliser pour la préparation, le conditionnement et la conservation des denrées alimentaires, des eaux qui ne répondent pas aux normes de potabilité requises. »

Les eaux en sachets dites « Pure water » pullulent au Togo et ne sont pas souvent pures comme l’indique leur nom. Le sachet de 500 ml de Pure water coûte 25 FCFA, donc accessible au togolais lambda qui n’a pas  les moyens de s’offrir les installations de la Togolaise Des Eaux (TDE). Plusieurs  Togolais consomment les eaux en sachets, faute de mieux.

Ces eaux entrainent de graves conséquences sur la santé et sont souvent à l’origine de certaines maladies. Cependant, beaucoup de consommateurs ignorent ces dangers.

Félix TAGBA



J’ai mon mot à dire: CHERES AUTORITES TOGOLAISES, ET SI ON RESPECTAIT A LA LETTRE LE CODE DE L’EAU ?

Crédit Photo: Félix TAGBA
Crédit Photo: Félix TAGBA

 Le Togo a voté le 14 juin 2010 une loi portant code de l’eau, la loi N°2010-004. Un document de 78 pages avec 183 articles répartis en 10 grands titres. Ce code est, à l’évidence la référence des textes juridiques en matière de l’eau et de l’assainissement au Togo.

Si le citoyen lambda prend pour argent comptant les dispositions de ce code, les autorités ont pour responsabilité de respecter scrupuleusement cette loi.

Le code de l’eau du Togo adhère aux principes sacro-saints de la gestion intégrée des ressources en eau.  Entre autres, le  principe d’équité qui concerne le « traitement équitable de toutes les catégories sociales de la population vis-à-vis de l’eau , incluant le droit d’accès à l’eau pour tous, l’équité de la répartition de l’eau à des fins domestiques ou productives, en tenant compte des dispositions prises pour la protection et la conservation des ressources en eau ». Mais le constat est amer, 60 % de la population togolaise n’a pas accès à l’eau potable. Cette eau n’est accessible qu’au plus offrant, surtout en milieu semi-urbain et rural. Dans ces milieux, on constate une inégalité de répartition et d’accès à l’eau potable. Parfois, deux forages équipés de pompe à motricité humaine servent à alimenter plus de 15 000 habitants.

 En 2007 par exemple, le taux de desserte en eau potable au Togo était de 29% en milieu semi-urbain et 30% en milieu rural, alors que le milieu urbain avait à lui seul 39%. Pourtant, sur le plan quantitatif, le Togo dispose de ressources relativement abondantes par rapport aux besoins.

Le code de l’eau confère également aux Togolais le principe « pollueur-payeur ». D’après ce principe, « le pollueur devrait se voir imputer les dépenses relatives non seulement à la lutte contre la pollution des eaux mais aussi aux mesures préventives engagées par les pouvoirs publics ». Mais la réalité est toute autre. Les pollueurs continuent de polluer sans s’inquiéter. Exemple des populations de Kpémé et ses environs (dans la préfecture des Lacs) qui subissent tous les jours les affres liées au lavage de phosphate.

Le premier chapitre du titre VIII sur les dispositions pénales, est consacré à la police des eaux, de la recherche et de la constatation des infractions. Selon l’article 150 du code de l’eau : « il est institué une police des eaux chargée de rechercher et de constater les infractions à la présente loi. Elle opère sur toute l’étendue du territoire national.» Ironie du sort, plus de 3 ans après le vote du code de l’eau, le Togo n’a pas de police des eaux, de la recherche et de la constatation des infractions. Les agents de la police des eaux susvisés devraient être nommés par décret en conseil des ministres et prêter serment devant le tribunal dans le ressort duquel ils sont appelés à servir.

Malheureusement, le code ne dit que dalle de la situation des habitants de Davédji, localité située au nord-est de Tsévié, où les habitants n’ont pas accès à l’eau. Pourtant ce village abrite un centre d’exploitation de la Togolaise Des Eaux (TDE). Bien plus, cette station fournit certains quartiers de Lomé (la capitale Togolaise) en eau potable. Les populations de Davédji sont laissées en plan depuis des années.

Certes beaucoup de Togolais ne connaissent pas encore un traître mot du code de l’eau. Une chose est de voter une loi et une autre est de l’appliquer.

Félix TAGBA