Côte d’Ivoire : une impression de déjà vu !
La Côte d’Ivoire s’est réveillée ce matin dans une ambiance de déjà vécu, une ambiance de lendemain de tentative de coup d’Etat. Couvre feu, frontières terrestres, aériennes et maritimes fermées dans la zone sous contrôle du gouvernement dirigé par le Président Laurent Gbagbo car au-delà de Bouaké comme me l’a signifié un contact ce matin la vie est tout autre. Les Ivoiriens connaissent bien cette situation où la presse étrangère est au début muselée puis les journalistes et correspondants traqués par la suite.
Les Ivoiriens comprennent pour beaucoup que le pseudo épisode d’une guerre de la France contre la Côte d’Ivoire jadis utilisé comme argument de nationalisme n’était que du pipo politicien ! Aujourd’hui toute la réalité de l’empire LMP ou FPI est mis a nu : endoctriner les masses et faire croire que l’ennemi à toujours été Alassane Ouattara. Il a suffit d’une simple déclaration du Président de la CEI devant les caméras de la presse internationale pour la machine de la douce dictature passe la vitesse supérieure. On ne veut plus de France 24 (ça on le sait déjà), TV5 (là encore on sait), Africa 24 (bienvenue dans le club des médias boudés par le régime Ivoirien), RFI (le martyre du camp LMP) et la BBC dont à une certaine époque la correspondante avait échappé un lynchage lors d’un meeting patriotique.
La moitié de la Côte d’Ivoire coupé du monde et la RTI seul télévision peut enfin pondre de production pour mettre à mal la cohésion sociale. Le respect de la vérité, l’impartialité et l’indépendance, le souci de ne pas nuire à un parti politique et au peuple Ivoirien, ouverture, transparence et responsabilité envers les pairs, action en faveur de l’intérêt public semble être des valeurs que plusieurs journalistes des médias d’information publics semblent avoir oublié. La seule radio libre d’information générale que l’on peut encore entendre sur la Fm à Abidjan est Onuci Fm. Reste donc Internet comme seul support vraiment indépendant d’information mais pour combien de temps ? Et combien d’Ivoirien peuvent avoir accès à Internet ? Reste à ce que les signaux soient coupés et les Gsm hors service pour que ce soit la black out total ! Les quelques cyber café ouvert ce matin ont été pris d’assaut par les Ivoiriens pour avoir une autre version de la réalité Ivoirienne. Au demeurant sachez que la seule alternative pour écouter les chaines étrangères au-delà d’internet reste les bonnes vieilles ondes courtes. Voici donc quelques stations et fréquences pour la Côte d’Ivoire.
BBC : Afrique de l’ouest Ondes Courtes
0430-0500… sur 5980 et 7375 khz.
0600-0630… sur 6055 et 7205 khz.
0700-0729 … sur 12095 et 17695 khz.
1200-1230… sur 15425, 17780 et 21630 khz.
1800-1830… sur 11865, 17640 et 17885 khz.
RFI : Afrique de l’ouest Ondes Courtes
6 h 7 h : 22 m 13695 Khz
9 h 11 h : 19 m 15315 Khz
15 h 16 h : 19m 15605 Khz
19 h 21 h : 25 m 11615 Khz
21 h 22 h : 31 m 9485 Khz
DW : Afrique de l’ouest Ondes Courtes
12 h – 13 h : 11890 kHz 17610 et 21840 kHz
17 h – 18 h : 11890 kHz, 17610 et 21840 kHz
Si vous connaissez d’autre diffuseurs internationaux et leurs fréquences prière les afficher dans vos commentaires.
Suy Kahofi





Les amphithéâtres des Universités de Côte d’Ivoire sont pratiquement tous déserts. Les étudiants se contentent de finir leurs travaux dirigés et d’attendre. On flâne sur le campus sans but précis ou on rentre à la maison car les professeurs sont de plus en plus absents. La cause de ces absences répétées pour les élèves est toute simple : les enseignants sont en campagne ! La preuve : certains viennent même sur les plateaux de télévision défendre leurs candidats à la présidentielle.
Les gérants de cabine téléphonique sont bien connus des Ivoiriens depuis plus d’une dizaine d’années. Si aujourd’hui ils sont bien visibles à tous les carrefours, cela n’était pas le cas il avant la vague de privatisation du secteur de la télécommunication. L’ex entreprise d’Etat ONT (Office Nationale de Télécommunication) avait développé un réseau de cabine à jeton pour permettre aux Ivoiriens de pouvoir communiquer à partir de 100 f CFA quelque soit l’endroit où il se trouvait.Le projet a vite échoué à cause la destruction en série des cabines : des voleurs armés de pied de biche et barre de fer faisaient le tour d’Abidjan pour éventrer les cabines et récupérer les jetions. Le projet a pris une autre tournure avec l’arrivée de la CI-Telcom : les cabines à jeton ont fait place à celles à carte téléphoniques prépayées. En 1990 c’est la grande vague des privatisations ! La CI-Telcom ne répondant plus aux aspirations des Ivoiriens a cédé sa place à Côte d’Ivoire Télécom qui a décidé de libéraliser le secteur des cabines. Avec des recharges pour téléphone fixe à 100.000 f CFA, l’entreprise a permis à des privés de créer leurs propres cabines. Puis l’arrivée du portable cinq ans après a tout bouleversé ! Les cabines à téléphone fixe ont fait place aux cabines à téléphones portables ou cabines cellulaires pour utiliser l’expression propre aux Ivoiriens.






