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Mondoblog : une seule envie, y rester ! #MondoChallenge

Ça y est ! Partagez mon émotion, Mam’zelle moi a réussi  ‘l’exploit’ d’être reçue comme challenger dans l’animation qu’organise chaque mois la plateforme Mondoblog. Rassurez-vous rien n’a jamais été aussi facile que d’essayer d’être parmi les premiers à ‘liker’ et commenter les propositions de thèmes sur lesquelles les Mondoblogeurs pourraient s’étendre au moment de la diffusion de leurs idées.

En ce mémorable jour du 06 février 2018, j’ai été honorée par le choix porté sur ma modeste personne. Et le thème retenu ce mois est : Depuis que je suis sur Mondoblog.

Et la bonne nouvelle tomba!

Sitôt ma joie retombée, je me suis mise à m’amuser, à me demander ce que j’allais bien pouvoir proposer pour être à la hauteur de mes challengeurs. Le thème, qui m’avait de prime abord semblé plutôt abordable, me paru soudain difficile. Assise là devant mon clavier, j’ai eu un léger bug. Mais après un court moment je me suis remise à la tâche.

Au commencement étaient les tests….

Je suis arrivée dans cette belle aventure qu’est Mondoblog après avoir réussi les phases de sélection pour rejoindre la plateforme lors de la saison 6, lancée en mars 2017. N’ayant jamais vraiment blogué auparavant, j’avoue que ce fut une agréable surprise pour moi de réussir ces tests. Je me suis alors dite : « Bouge-toi Valentine, voici le signal que tu attendais pour cultiver cette passion qui t’habite depuis si longtemps et que tu n’ose pourtant pas exprimer – l’écriture ! »

Depuis que je suis sur Mondoblog, j’ai rédigé au total 6 billets, parmi lesquelles deux dans le cadre d’un échange de lettres entre Mondoblogeurs appelé Mondocorrespondance. C’est un échange de lettres entre Mondoblogeurs de différents pays lancé par Ritzamarun Zetrenne. En un mot, tous ces billets traitent de faits de société et d’actualités. Je profite de l’occasion pour vous inviter à faire un tour sur mon blog pour y lire mes autres écrits. Vous ne vous y ennuierez pas !

C’est chouette Mondoblog

Cette aventure m’a permis d’ouvrir davantage mon esprit, sans cesse en quête d’aventures exaltantes. Elle m’a aussi donné une meilleure compréhension de la Mondo-dimension. A travers leurs beaux récits, j’ai vécu des expériences et fait la connaissance de centaines de bloggeurs depuis la Cote d’Ivoire, la France et jusqu’en Asie. Ces randonnées littéraires m’ont surtout permis d’approfondir davantage mes connaissances sur la politique, l’économie, la technologie et des faits divers de ces sociétés aussi variées que riches.

Je me rappelle avoir pris un plaisir singulier à découvrir, entre autres pays, le Rwanda et la Suisse. La belle plume de Roger Comlanvi Mawulolo Las m’a fait connaître les us et coutumes des habitants de ces vaillants pays, ainsi que leurs particularités. Je l’en remercie, encore !

De plus, il est de notoire que les médias représentent le 4ème pouvoir, quoique bon nombre de personnes s’accordent à leur attribuer une bien plus grande valeur. En conséquence, depuis que je blogue sur Mondoblog, j’ai la satisfaisante impression que ma voix compte aussi ! Que j’ai le pouvoir de participer aux changements majeurs de comportements et de perceptions, de contribuer au développement durable de ma communauté Massa (à l’Extrême-Nord du Cameroun) – voire de mon pays. Je saisis avec allégresse cette opportunité unique d’apporter ma pierre, si modeste soit-elle, à l’édification d’un monde meilleur. Bien meilleur, je le souhaite vivement, que celui qui m’a vu naître et où je vis au quotidien.

Depuis mes premiers instants sur Mondoblog, j’ai rencontré plein d’esprits sympathiques et d’âmes enrichissantes. Je me suis facilement faite plein de nouvelles amitiés. Je salue au passage Amadou Sy,  le blog de Benjamin Yobouet, Infrarouge.mondoblog de Jean-Louis Garens, et puis, évidemment  Ritzamarun Zetrenne et son blog Le Social haïtien.

Mais aussi et surtout…

Depuis que je plane sur cette blogosphère… j’ai l’impression embêtante de n’utiliser que le dixième de mes capacités intellectuelles. Je m’en rends compte en parcourant les blogs d’autres Mondoblogeurs et en lisant leurs billets. Je pense instantanément à Fotso Fonkam, Didier Ndengue, et bien d’autres, et je réalise le chemin à parcourir pour parfaire mes atouts et les opportunités qui s’offrent. Tous, ils allient maestria, rigueur, légèreté et professionnalisme dans la rédaction de leurs billets. Je me résous d’ici à me mettre au travail en participant aux ateliers de bloggeurs comme ceux qu’organisent très souvent l’Institut Français du Cameroun – notamment à Yaoundé et Douala – ou l’Association des Bloggeurs du Cameroun.

Par dessus tout,  j’éprouve un fort besoin intérieur d’apporter ma touche particulière à la vie de Mondoblog!

Depuis que je suis sur Mondoblog, une seule envie…Y rester !

Je vous invite à lire les écrits de Samantha et de Fafa qui se sont elles aussi prêtées au jeu du Mondochallenge !


#MondoCorrespondance : les affaire de langues c’est délicat au Cameroun !

Bonjour Ritzamarum,

J’ai reçu ta lettre il y a bien des jours, j’ai pris bien trop de temps pour te répondre, j’en suis sincèrement désolée. J’ai vécu des jours difficiles dernièrement et dans de tels moments j’ai du mal à retrouver le positif et l’optimisme qui me caractérisent généralement. Il a des jours sans et des jours avec comme on dit. Mais bon, t’inquiète, sç me passera bien vite. En revanche, je suis bien contente que le dernier thème du #MondoChallenge et ma contribution aient réussi à t’égayer un peu. Hourra !

Le Cameroun c l’Afrique en miniature…..

Je peux t’assurer que j’ai lu ta dernière correspondance avec beaucoup d’attention. Je hochais la tête comme un margouillat sous le soleil pendant que je lisais, tant je trouvais tes propos plein de sagesse et de bon sens. Je suis d’accord avec toi, la langue seule ne suffit pas à faire les citoyens d’un pays. Il y a aussi l’histoire qu’on a en commun, les croyances et les coutumes qu’on partage, les valeurs, les pratiques etc. Je t’avoue quand même qu’au Cameroun c’est une affaire assez délicate. Au Cameroun on a répertorié pas moins de 260 ethnies avec autant, sinon plus, de langues parlées. On y trouve de tout si j’ose dire : kirdis, sahéliens, peuls, bantou, semi-bantou, etc. C’est une véritable Afrique en miniature et un pays d’une immense richesse culturelle. Je n’aimerais pas être à la place de nos dirigeants ! S’il fallait choisir une langue parmi toutes celles-là pour en faire la langue nationale… Sur quelle base est-ce qu’on la choisirait ? A partir de la densité de la population par région ? Sur la base de la superficie ? En recherchant les tribus ou les ethnies les plus anciennes ? Ou encore la langue la plus belle, ou sinon la plus facile à apprendre peut-être ? etc. Tu conviendras avec moi que ce serait un exercice assez délicat vu le contexte culturel.

Cher ami, affaire de français et d’intello là, c’est commun aussi chez nous. Il n’est pas rare de voir un interlocuteur en reprendre un autre pendant qu’il est en plein dans une conversation ou encore voir des journalistes (et mêmes des figures publiques) se « clasher » l’un l’autre sur les réseaux sociaux pour une faute d’orthographe que x ou y a commise. Parfois juste pour prouver que l’on est supérieur à l’autre. C’est bien dommage et je trouve cela tellement futile.

Je voudrais que tous te lisent…

En réalité, j’aurais voulu pouvoir faire lire ta correspondance aux élites, à nos gouvernants comme aux populations et même aux leaders d’opinion pour que le plus grand nombre s’en inspire. J’ai mal quand je vois mon pays au bord de la crise sociale et politique. Depuis trois semaines, c’est l’escalade, cette crise a pris un tour encore plus grave : des gendarmes ont été assassinés, les villes principales des deux régions anglophones ont vu leur dispositif militaire renforcé et ont été mises sous couvre-feu. Cette partie-là du pays est pratiquement paralysée et les activités économiques sont au point mort. Tu peux t’imaginer la tension qui y règne.

Il y a quelques jours, les parlementaires ont repris les chemins de l’Assemblée pour la dernière session de l’année, novembre 2017 mais le principal parti d’opposition de notre pays, le Social Democratic Front (SDF), a décidé de boycotter cette rencontre. Si je te dis que c’est un parti dont le « chairman » (le président du parti) est un ressortissant de la région du Nord-Ouest (région anglophone) et l’une des figures politiques les plus connues et controversées de mon pays, tu comprendrais certainement la portée d’un tel acte, l’’incompréhension que cela crée dans un camp et l’acquiescement que cela génère dans l’autre. Je suis bien obligée de te parler en terme de « camp », tu ne peux pas savoir combien ça me coûte… Je me sens un peu comme une enfant prise dans une dispute concernant ses deux parents. On ne saurait choisir un « camp » dans une situation pareille. Tu te souviens dans ma dernière correspondance, je t’ai fait part de mon attachement aux Francophones comme au Anglophones.

Vivement qu’un cadre propice au dialogue de tous les acteurs concernés soit mis en place et que tous mes frères et sœurs camerounais retrouvent la joie et le privilège de partager cette belle terre qu’est mon pays. (Tu vois, je te l’avais dit, j’ai vite retrouvée mon optimisme !)

Sur ce, je file vite avant qu’on ne me prenne à pianoter sur un ordinateur (je suis censée garder le lit !). Cela m’a fait un bien fou de t’écrire, c’est un réel plaisir. J’ai hâte de te relire. En attendant je vais faire lire ta correspondance à autant de gens que possible pour partager avec eux tes sages inspirations. Si tu le veux bien, bien sûr !

Aller, à très vite Zamar,

Porte-toi bien !


#MondoCorrespondance : «Moi je rêve pour mon pays et pour toute l’Afrique…»

Note de l’équipe de Mondoblog : #MondoCorrespondance est un échange de lettres entre Mondoblogueurs de différents pays, sous forme de billets, lancé par Ritzamarum Zétrenne

 

Cher Ritzamarum,

Cela m’a mis du baume au cœur, malgré le triste événement du 17 octobre dans ton Haïti natal, de recevoir ta lettre. Dans un monde où l’on court toujours après le temps, où les gens s’écrivent peu et souvent à coups de SMS abrégés parfois incompréhensibles, je me suis sentie honorée à la lecture de ton courrier. Je ne me rappelle pas de la dernière fois où l’on a pris autant de temps pour m’écrire. Je suis heureuse de cette correspondance.

Mon cher ami, c’est avec beaucoup d’émotion et de tristesse que je constate que dans ton pays la jeunesse souffre des mêmes maux qu’ici chez moi. Au Cameroun, le problème de l’emploi et de l’orientation des jeunes est d’autant plus grave que la population est plus concentrée dans les deux villes principales du pays, Douala et Yaoundé, la décentralisation promise par le gouvernement n’étant pas encore très effective. Les quelques jeunes qui réussissent à avoir des emplois sont très souvent sous-payés, exploités et maltraités par leurs employeurs. Ici, beaucoup de jeunes ne rêvent plus et n’ont pas d’ambition. Certains font des pieds et des mains pour avoir un « *matricule ». Et pourtant, à mon avis, on a plus que besoin d’une jeunesse qui prend des risques et qui entreprend. Je rêve pour mon pays et pour toute l’Afrique d’une jeunesse qui entreprend, qui vend la beauté de l’Afrique, mon si beau et riche continent.

Malgré tout, il y en a de plus en plus qui se démarquent et se lancent. Tu as certainement entendu parler du jeune Arthur Zang et de son « Cardiopad » ou de Madiba Olivier et de « Kiro Games ». Ces jeunes-là me rappellent à chaque fois que l’espoir me manque, que tout est possible, qu’il suffit d’y croire et de travailler. J’ose espérer que cela t’inspirera aussi. Il nous faut impérativement croire en un lendemain meilleur.

Je ne saurais t’écrire sans parler de la crise anglophone qui secoue mon pays depuis octobre 2016. De mémoire, aucune crise vécue dans mon pays ne m’a autant affectée ou interpellée.

Bref récap

Pour la petite histoire, le Cameroun a deux langues officielles, l’anglais et le français, héritées de la colonisation. C’est ainsi qu’une majorité des camerounais est dite francophone et une minorité anglophone. A l’origine de cette crise étaient des revendications d’intégration des enseignants et de prises en compte des particularités linguistiques des avocats anglophones. Malheureusement, la crise linguistique est devenue une crise sociale. L’année académique dans les régions principales du Cameroun anglophone (le Sud-Ouest et le Nord-Ouest) a été fortement perturbée suite à cela. Il y a même eu beaucoup de violences et un courant sécessionniste est né. Courant qui a voulu organiser une marche le 1er octobre dernier pour demander la sécession. Tu dois bien te douter que le gouvernement de mon pays a dit non, niet, nada, no. Il y a eu des mobilisations des forces armées. La situation était tellement tendue que les manifestations ont dégénéré et des gens y ont malheureusement perdu la vie. Tout ça m’attriste d’autant plus que ça remet en cause l’unité nationale dans mon pays. Faut dire qu’on parle plus de 260 langues différentes au Cameroun et qu’on a presque autant d’ethnies.

Comme je te disais tantôt, cette crise m’affecte d’autant plus que je suis originaire du Cameroun francophone, mais je suis née, j’ai grandi et j’ai suivi mes études dans la partie anglophone de mon pays. Personnellement, je ne me suis jamais définie comme anglophone ou francophone. J’ai des attaches partout et je me sens chez moi chez partout où je vais. Alors tu peux imaginer à quel point ça m’attriste. Je me sens comme déchirée. Je prie que la paix règne dans mon pays et qu’à force de dialogue tous les différends soient réglés.

Voilà… Il est 15h à ma montre, le devoir m’appelle et j’ai des échéances à respecter. J’espère que tu trouveras un peu de réconfort dans ma lettre.

J’aimerais beaucoup que lors de nos prochains échanges tu me parles des particularités de ton beau pays Haïti.

Bien des choses !

Ton amie Valentine…

*Au Cameroun avoir un matricule signifie être un fonctionnaire de l’État. cela renvoi à une forme de sécurité et d’avantage comparé aux cadres d’entreprises privé qui peuvent licenciés à tout moment.


Cher parents, voici 7 conseils pour mieux entamer la rentrée!

 

Les vacances sont vites passées et revoilà déjà la rentrée. Les élèves ont repris le chemin de l’école le lundi 04 septembre. Au Cameroun, l’année académique 2017-2018 a officiellement été ouverte par les ministres de l’Education de Base et de l’Enseignement Secondaire dans les régions du Nord-0uest et du Sud-Ouest encore affectées par la crise anglophone.

C’est la rentrée non seulement pour les élèves, mais aussi pour les parents qui ont la lourde tâche de  les accompagner tout au long des neuf  prochains. Cependant, le suivi des élèves ne devraient pas être un sacrifice  pour les parents qui doivent, malgré  tout se ménager afin de rester détendu et épanoui.  Il y’a quelques jours, je discutais ‘éducation des enfants’  avec ma boss, qui est maman de deux enfants et cette dernière m’a fait part de quelques astuces et conseils qu’elle met en pratique au quotidien, des conseils qui pourront vous aussi aider à mieux aborder la reprise des classes et les mois à venir.

 Les conseils

  • Envoyer les enfants tôt au lit. C’est bien connu, les enfants ainsi que les adolescents débordent d’énergie et ce n’est pas chose facile que de les mettre au lit pour pouvoir se prendre quelques minutes pour se regarder un film ou lire un bon livre avant d’aller se coucher à notre tour. Donc, sitôt le repas du soir consommé, accordez-leur quelques minutes pour digérer et ensuite renvoyez-les dans leurs chambres. À défaut de dormir, ils s’ennuieront et ne rejoindrons « les bras de Morphée que plus vite ». Je vous assure ça marche. Quand j’étais encore une enfant, je me souviens que mon oncle Laba nous chassait mes frères et moi du salon. Une fois débarrassé de nous, il tenait ses discussions de « grandes personnes » tout en partageant un verre avec ses amis. Et nous les enfants étions persona non grata.

 

  • Régler les détails la veille. Par détails je veux parler de la tenue de classe, de l’emploi du temps et des fournitures de classes, les prévisions météorologiques, sans oublier le gouter bien évidemment. Il vaut mieux s’assurer que l’uniforme est propre, repassé et prêt pour le lendemain, que les cahiers et les livres des matières programmée sont rangés dans le cartable et que son enfant aura un casse-croute ou les frais de taxi pour sa prochaine journée de classe. Ainsi l’on aura l’esprit moins préoccupé et on pourra mieux se consacrer à soi-même.

 

  • Instaurer une règle disciplinaire. L’autre jour encore je discutais ‘éducation des enfants’  avec mon boss qui est maman de deux enfants. Elle m’a confié que pour sa part pendant les classes, ses enfants sont privés de télé toute la semaine, ils n’ont droit qu’à une heure de détente par jour à la sortie des cours et ne reçoivent de visites d’amis ni n’en font en retour. Je suis sûre que beaucoup d’entre vous font déjà pareil, si ce n’est le cas je vous le recommande vivement. Parce que si la répétition est la mère de tout apprentissage, la discipline en est le père.

 

  • Se familiariser avec l’environnement scolaire de son enfant. Il est primordial, vous en conviendrez avec moi de s’assurer que notre enfant poursuit ses études dans un environnement sain, propre, calme et propice à l’apprentissage. D’ailleurs ceci devrait être l’un des critères pour choisir l’établissement dans lequel inscrire nos enfants. Prenez également le temps de rencontrer et d’échanger avec les responsables de l’école, les enseignants et les camarades avec lesquels votre enfant passera les 9(neuf) prochains mois. Vous aurez ainsi une connaissance et un certain contrôle à distance sur votre enfant.Moi, personnellement, mes  parents n’étaient pas du genre super collants et super strictes, qui avaient un œil sur mes faits et gestes en salle de classes et surveillaient toutes mes fréquentations, mais heureusement, je ne m’en suis pas trop mal sorti.

 

  • Faire ‘ami-ami’ avec les autres parents d’élèves. Ceci rejoint le point qui précède. Dans les pays plus développés et de plus en plus en Afrique, au Cameroun, les parents s’organisent en association et tiennent des réunions pour discuter du bien-être et du suivi de leurs enfants dans les écoles que fréquentent ces derniers.

 

 

  • Aider vos enfants a révisé. Certains enfants ont besoin d’aide pour faire leurs devoirs ou pour mieux comprendre un cours qu’ils n’auraient pas bien saisi en classe. Dans ce cas, vous pouvez revoir les cours du jour ensemble ou pour les parents qui ne peuvent les faire soi-même engager un répétiteur pour vos enfants.

 

  •  Enfin…Respirez ! En tant que parents d’élèves, amateurs ou plus expérimentés, c’est fréquent de s’inquiéter, de jouer les papas et mamans poules je vous l’accorde. Mais il est vraiment nécessaire de prendre un bon coup d’air et d’expirer. Détendez-vous, il n’y a aucune raison que tout ne se passe pas bien. Si en plus vous avez suivi les conseils précédents, vous serez certainement au top. N’oubliez pas votre enfant compte sur vous.

 

 

Voilà ! J’espère vous avoir aidé un peu. Ceci n’est pas une liste exhaustive, je suis sure que bon nombre d’entre vous ont des manières bien particulières et plus intéressantes d’aborder la rentrée des classes de leurs enfants. Merci de les partager avec nous en commentaires.

 


La « petite » Clémence qui grandît trop vite.

Mon bipeur sonna pour la énième fois et je me décidai enfin à me lever. Il était deux heures du matin et ça faisait à peine plus de trois heures de temps que j’avais rejoint mon lit.  J’avais eu une dure journée comme sa peut souvent arriver dans un hôpital. Pour que l’hôpital me bipe à cette heure, cela devait être une urgence. Je sortis de mon lit pour rappeler aussitôt la permanence. L’infirmière de garde décrocha presque aussitôt et m’annonça d’un air gravement solennel : « Dr Mawa la « petite » est là, il semblerait que le travail ait commencé». Quoi???? comment-ça ? Pensais-je prise de panique mais je m’entendis lui répondre calmement. « J’arrive immédiatement » lui répondit-je.

Quinze minutes plus tard, j’étais à l’hôpital et je me dirigeai en hâtant le pas vers mon bureau. Je faisais mes consultations en Gynécologie Obstétrique logée au bâtiment principal de l’hôpital de la Prudence de Garoua (Nord Cameroun) au rez- de – chaussée, R 18. Alors que je longeais le couloir des bureaux des médecins, je vis la grand-mère de la petite qui m’attendait en tapotant le pied en signe d’impatience. Dès qu’elle m’aperçut, elle bondit vers moi en balbutiants des  mots desquels je n’entendis que : « Dr elle va mal, sauvez-la ‘ ousseni’ » (supplication en langue fufulde qui veut dire je vous en prie). Je la rassurai et me préparai rapidement pour rejoindre la « petite » qui avait déjà été conduite en salle d’accouchement.

La genèse…..

La « petite » faisait référence a une toute jeune fille qui s’appelait Clémence Safou. Elle était âgée de 14 ans et vivait avec sa grand-mère paternelle depuis l’âge de 9 ans. Clémence était tombée enceinte alors qu’elle venait à peine d’avoir ses premières menstrues. Sa grand-mère passait ses journées au marché à écouler les nattes qu’elle tissait de ses propres mains. Sans surveillance et presque abandonnée à elle-même, la petite avait très vite découvert les joies de la vie, de la liberté. Elle n’était qu’en 6ème alors que ses comparses présentaient le BEPC cette année-là. Le teint noir ébène, les traits fins et impeccablement dessinés de son visage et ses formes qui promettaient d’êtres généreuses faisait d’elle l’objet de toutes les attentions et des convoitises masculines. Elle apprit donc très vite à user de sa beauté candide pour satisfaire son ambition qui n’avait d’égale que sa beauté. Clémence manquait très souvent les cours pour aller flâner dans les centres commerciaux de la ville ou dans un restaurant sélect de la ville. La gérante l’avait adopté et la recrutait certains soir d’affluence pour donner un coup de main. C’est dans ce restaurant qu’elle rencontra  celui qui devint son amant. Il avait 25 ans, m’avait-elle raconté et vivait aux Etats-Unis. Il était en séjour au pays a l’occasion du mariage de sa sœur. Ils vécurent pendant plusieurs mois une idylle a l’insu de tous. Sa grand-mère ne soupçonna sa grossesse que lorsqu’elle fut convoqué au conseil de discipline pour absence répétée et mauvaises notes de Clémence. Ce fut un coup dur pour elle qui se sentit responsable et décida de l’accompagner jusqu’au bout.

Une jeune maman et son bébé nouveau-né. Crédit photo: Plan International

C’est donc avec beaucoup de crainte que j’entrais dans la salle d’accouchement. Je la vis là, allongée, en sueur, toute frêle, et se tordant de douleur. Je me demandais si elle allait y arriver; la pauvre petite n’avait pas l’air de comprendre grande chose à ce qui lui arrivait.

14 ans ! C’est l’âge qu’avait ma jeune nièce. Clémence me la rappelait beaucoup et j’avais beaucoup de peine quand je pensais que ça pourrait être elle. Elles n’étaient que des enfants et j’aurais aimé qu’elles le restent encore un peu plus longtemps.

Tant bien que mal, Clémence donna naissance à un petit garçon en pleine santé. Elle perdit beaucoup de sang et dû être transfusée de deux poches de sang. Elle resta internée pendant une semaine avant que je ne l’autorise à sortir. Son cas me tenait tellement à cœur que je l’enregistrai comme une parente pour qu’elle bénéficie de taris réduits, sa grand-mère ne disposant pas de beaucoup moyen, et le père de son enfant étant repartis aux Etats-Unis. Je ne sus jamais s’il avait été mis au courant de cette grossesse ou pas.

Je lui rendais souvent visite pour m’assurer que le bébé et la maman précoce se portaient bien. Très souvent, perdue dans mes pensées, je me laisser aller à penser que peut-être que comme cela qu’il fallait vivre sa vie après tout. A fond, sans précaution, sans attendre. Qu’avais-je récolté moi qui avait été si prude, si rangée ,si « comme il le fallait ». J’avais 35 ans et n’avais pour seul raison de sortir de chez moi que mon boulot. J’avais jusqu’ici lamentablement échoué en amour. Alors que toutes les cellules de mon corps se contractaient me réclamant un enfant, je me mettais à penser à une Fiv n’ayant plus le cœur à attendre de rencontrer enfin le bon.

Et si être pressée n’était pas si mal après tout. D’ailleurs qui établit la précocité ? ou alors le retard ? Sur quelle base ? Par rapport à qui ?

S’il y a bien une chose que mon métier m’aura appris, c’est que tout peut basculer en une seconde, que la vie est tout aussi fragile et délicate qu’un vase de porcelaine; alors vivons seulement……

Cet article est écrit en marge de The Blog Contest Forum, TBCS05E03. Le thème arrêté était Génération pressée-pressée. Un sujet en apparence facile mais en réalité pas du tout facile. J’ai dû creuser mes petites méninges pour pondre cette petite production. N’oubliez surtout pas de laisser un commentaire en partant.

 


Obtenir un extrait de Casier Judiciaire au Cameroun

Que ce soit dans le cadre d’un concours, pour un recrutement professionnel, ou pour tout autre raison, nous avons tous a un moment ou à un autre de notre vie, demander à obtenir un extrait de casier judiciaire. Et au Cameroun, c’est pas chose facile.

Ce que c’est qu’un casier judiciaire

Le casier judiciaire est un fichier qui contient les condamnations pénales d’une personne. Il existe 3 types de bulletins dont le contenu varie selon la gravité des sanctions. Seul le bulletin n°3 peut être retiré par la personne concernée.

 – le bulletin n° 1 contient l’ensemble des condamnations (remis seulement à l’autorité judiciaire) ;
– le bulletin n° 2, la plupart des condamnations (remis à certaines autorités administratives) ;
– bulletin n° 3, les condamnations les plus graves pour crime et délit (remis à l’intéressé lui-même.

Tant dans le mode d’administration que dans son contenu, les caractéristiques du casier judiciaire peuvent varier très significativement d’un pays à l’autre.

Les Articles 573 à 583 du Code de Procédure Pénale au Cameroun servent de base légal et de texte regulatif en la matière.

Selon la Greffière en chef du Tribunal de Première Instance de Yaoundé, ce précieux document signé conjointement par le Greffier en chef et le Procureur de la République ne peut s’obtenir que dans la région de naissance du demandeur, auprès du parquet en charge ou auprès des Greffes de Tribunal de Première Instance en charge. Ceci est appelé fichier d’arrondissement.  Néanmoins, les camerounais nés à l’étranger et  ceux nés dans les régions anglophones après les indépendances sont traités différemment. Ceux-ci font partis du fichier spécial et ils obtiennent leur extrait de casier auprès du parquet contrairement aux autres.

Par exemple, moi,  je suis née à Buea dans la région du Sud-Ouest Cameroun et je peux faire établir mon extrait à Buea mais aussi à Yaoundé contrairement à mes concitoyens nés dans les autres régions du pays. C’est cool non ? …Pour ce faire, officiellement, il faut une photocopie d’acte de naissance ou d’une carte nationale d’identité, une demande timbrée (1000FCFA) dans laquelle est précisé le statut matrimonial, la ville de résidence, la profession. Un timbre à apposer sur le casier (1000FCA) et 100 FCFA pour les frais de recherche. Le délai d’obtention est de 24h. Néanmoins en cas d’affluence ce délai peut être rallongé. Ce qui fait un total de 2100FCFA. Oui oui vous avez bien lu, j’ai bien écrit deux mille cent francs de nos CFA (2100FCFA). Et non 2500 voire 3000 ou plus que beaucoup de camerounais déboursent pour obtenir ce précieux document.

Pas si facile à obtenir…..

Un exemplaire de bulletin n°3
un exemplaire de bulletin n° 3, crédit photo: VNB

Malgré tout, obtenir un casier judiciaire pour beaucoup de camerounais demeure un casse – tête. Beaucoup ne savent même pas comment procéder, ni qu’ils doivent s’adresser au parquet de leur ville ou région de naissance afin d’obtenir un casier valide et authentique. C’est ainsi que par ignorance et par facilité, ils se font établir des documents frauduleux auprès de démarcheurs souvent peu scrupuleux. En effet, un extrait de casier d’un tel, né à Maroua (Extrême-Nord Cameroun) mais établi à Yaoundé est un faux document. Ce qui me semble encore plus fou ce sont ces personnes qui malgré tout décident de se faire établir un extrait de casier judiciaire dans une ville qui ne les a pas vu naître contre tout avis ou contre la pratique en vigueur. En général, ils prétextent que pour avoir déjà établi cet acte-là dans cette ville- là et n’ayant jamais eu la moindre remarque ou un retour négatif, ce serait une alternative sans danger.

Mais encore, même si la somme qu’il faut débourser pour obtenir un extrait de casier est relativement abordable, la procédure n’en reste pas moins complexe. Et je ne fais pas référence uniquement à l’argent ni aux ressources. Le temps et la peine que l’on prend sont également des indicateurs de la complexité de cette procédure au Cameroun. Il arrive parfois, que dis-je, tous le temps qu’un demandeur d’un extrait doive parcourir des kilomètres, voyager pour se rendre dans une ville, un chef-lieu de région ou dans le Tribunal de Première Instance le plus proche pour se faire délivrer un extrait de casier. Ces déplacements bien-sûr engrangent des coûts, exposent à des accidents, des coups de vols et autres risques. Par exemple, Il peut arriver que pour obtenir un bulletin numéro 3 du casier judiciaire à 2100( deux mille cinq cents)  voire 2500(deux mille cinq cents) FCFA, une personne vivant à Garoua, et n’ayant pas d’autre choix, se paie un voyage aller-retour à 50 000(cinquante mille) FCFA environs.

Néanmoins, et encore heureux, les nouvelles technologies de l’information, le réseau internet de plus en plus répandu et amélioré aidant, on peut aujourd’hui scanner et envoyer par mail ou même ou par courrier/colis express une photocopie de son acte de naissance ou sa carte d’identité a un proche pour l’aider à obtenir ce document. C’est en effet la méthode la plus pratique moins chère utilisée par la majorité de mes compatriotes. Futés n’est-ce pas ? Je ne compte pas le nombre de fois où j’ai dépanné ainsi un frère, un ami, une connaissance. Heureusement, pas besoin d’une signature ou décharge du demandeur pour authentifier le document, sinon je ne vous dis pas la galère !

Malgré tout, vous conviendrez avec moi qu’avec la démographie toujours grandissante, le rythme de vie qui va 100 à l’heure, les imprévus, les difficultés cités plus haut et la mondialisation, il serait temps que les autorités en charge proposent une approche différente, plus pratique a cette procédure. Comme cela se fait déjà dans beaucoup d’autre pays, le système judiciaire pourrait être complètement informatiser et un fichier central créer au sein du Ministère en charge. Ceci demanderait certainement une refonte numérique et le développement des capacités de tous les acteurs impliqués dans ce processus. Sans oublier la sensibilisation et l’information du public. Ainsi, les justiciables seront dirigés vers une unique base de données à partir de laquelle, à l’aide d’un simple clic, ou d’un courrier, ils pourront obtenir le bulletin n° 3 du casier judiciaire. J’ai bien conscience qu’au point où nous en sommes il faudra beaucoup de travail, de ressources et de temps et je pari que des tentatives ou des projets de ce genre ont déjà été fomentés.

Vivement qu’ils soient mis sur pieds. Parce que le temps c’est de l’or et que nul n’est censé ignorer la loi, ignoré ses droits. Enfin…..c’est ce que l’on dit!!


Croyances et traditions du peuple Massa

Salut, je m’appelle Valentine, je suis originaire de l’Extrême Nord du Cameroun, plus particulièrement de la localité de Yagoua. J’appartiens au peuple Massa et mon village s’appelle Muygoy, un petit village reculé situé entre la limite de la ville de Yagoua (Cameroun) et Bongor (Tchad).

Festival Tokna Massa, crédit photo, Journal du Cameroun

Toutefois, bien qu’étant de l’Extrême-Nord, je n’y ai jamais vraiment vécu. Je suis née à Buea dans la région du Sud-ouest, puis j’ai vécu dans plusieurs régions différentes du pays. N’ayant pas baigné dedans depuis ma tendre enfance, j’ai dû apprendre avec un peu plus d’efforts ma culture, nos coutumes et traditions. Des coutumes et des traditions qui semblent parfois bien étranges.

Je vous invite ici à découvrir ma sélection spéciale de quelques croyances du peuple Massa.

Mon Top 10

1- Une femme ne peut pas rester dans la même pièce que son beau-fils. Chez nous, les belles-mères ne peuvent décemment pas être dans la même pièce que leurs beaux fils. Cette séparation est faite pour éviter des faits de souillures tels que les pets ou la gloutonnerie. Je me rappellerais toujours des visites de grand-mère à la maison et aussitôt que papa rentrait dans la pièce elle se faufilait discrètement dehors. Papa en était tous gêné, et quand on lui demander pourquoi c’est ainsi il nous répondait juste : « c’est la tradition ».

2- Le Foléré attire la malchance. Bien que la consommation des feuilles d’oseille (appelé Bissap en Afrique de l’Ouest) soit très appréciée, il existe une mystérieuse croyance selon laquelle en manger attirerait la malchance. C’est ainsi que par exemple, un homme qui veut demander la main d’une femme ou conclure une affaire s’abstiendra de consommer cette feuille considérée par beaucoup comme un ‘casse plan’.

3- Les scarifications vous rendent invisibles aux yeux des sorciers. Dans mon village on perpétue aussi la croyance selon laquelle l’on peut se protéger de l’action des sorciers en se faisant des scarifications spéciales sur une ou plusieurs parties de son corps. Ainsi on devient invisible aux yeux de ces esprits et notre chair amère. D’ailleurs j’ai de lointains souvenirs un peu brouillés d’une scène pareille lors qu’on avait fait quand j’étais petite fille avec ma mère et mes frères.

4- Un marabout perd ses pouvoirs s’il entre dans une cuisine. Il existe cette autre croyance assez inédite qui interdit à tout marabout ou génie spirituel d’entrer dans une cuisine. La cuisine étant considéré comme un lieu sacré par excellence, il pourrait y perdre tous ses pouvoirs.

5- Un oncle ou une tante peut te maudire/bénir. Comme dans plusieurs cultures africaines, le respect dû aux ainés et aux patriarches a une grande importance. C’est ainsi que l’on croit dure comme fer que plus que les frères et sœurs de nos parents ont tout particulièrement le pouvoir de nous bénir ou de nous maudire. En conséquence on les respecte énormément. Je me rappelle de nos vacances au village, il y a plusieurs années, lequel ma jeune tante, avait menacé de me maudire. Elle m’avait dit que si elle le voulait, un malheur pourrait m’arriver lors de mon voyage de retour à la ville. Je ne puis même plus vous dire sujet de notre dispute. Je sais juste que j’avais eu peur d’elle ce jour-là et pendant quelques années encore.

cases traditionnelles massa ( concession)
Cases traditionnelles massa. crédit photo VNB

6- Quand une femme ne fait pas de garçon, son mari doit prendre une autre épouse. Dans beaucoup de cultures à travers le monde avoir un descendant mâle est très important. C’est ainsi que beaucoup de femmes chez moi, souffrent dans leurs ménages, pour n’avoir pas donné de descendant mâle à leurs époux.  En général, le mari vient a prendre une, deux autres épouses pour lui faire des descendants males.

 

7- Une femme ne doit pas marcher devant un homme. Celle-ci me fait toujours sourire… Chez nous on croit dur comme fer que la femme ne doit jamais marcher devant un homme sur la route pendant qu’ils marchent ensemble. La raison évoquée étant que c’est l’homme et non la femme qui est le symbole de la force. Il faudrait donc qu’il soit toujours devant prêt à affronter tous  les dangers qui se présenterait.

8- Si tu gardes une femme pendant une semaine, elle devient ta femme. C’est avec le sourire aux lèvres que je m’en vais vous présenter cette sélection que j’imagine les féministes ne vont pas beaucoup aimer mais bon je me lance.   Dans mon village il existe ce que l’on appelle le/la pira. En français sa pourrait se traduire littéralement par « voler une fille ». Quand deux jeunes personnes s’aiment et que l’une de leurs familles est contre la relation, il suffit à ce garçon de «  kidnapper » la fille en question, et de ‘disparaitre’ plus d’une semaine avec elle. A leur réapparition, la famille de la jeune fille ira juste réclamer la dote au garçon et à sa famille parce qu’ils sont considérés comme étant mariés, puisqu’on estime que l’union a déjà été consommé.

9- Interdit de marcher seul la nuit car les mauvais esprits rôdent la nuit. Selon des croyances locales, il est très dangereux de marcher seul tard le soir, car c’est le moment où les sorciers et autres esprits mauvais lâchent leur tchik-chikna (des sortes d’oiseaux nocturnes sous formes d’hiboux, chauve-souris ou lumières clignotantes) qui peuvent absorber les âmes. Ils influencent la communauté en y semant la panique et en instiguant la crainte. Pour ceux des plus rationnels, c’est un moyen de contrôler la communauté.

10- Quand un Muygoy meurt, il devient un éléphant. Beaucoup affirment que les Muygoys (mon clan) se transformeraient en éléphants à leur mort. Du coup, les éléphants reçoivent des égards spéciaux car beaucoup pensent que ce sont les ancêtres revenus parmi nous sous une autre forme.

Certaines de ces coutumes et croyances  sont elles aussi communes à votre peuple ? Quelle est la superstition ou la croyance la plus étrange de votre peuple ? N’hésitez pas à partager les belles histoires de chez vous avec nous en commentaire.