Samantha Tracy


Journée de la femme Africaine : petite sœur, voici ce que je veux te transmettre…

Aujourd’hui, 31 juillet, date presque méconnue où l’on fête pourtant la journée internationale de la femme africaine.
Consacrée officiellement en 1974 à Dakar au Sénégal, la date historique retenue est celle du 31 juillet 1962 lors de laquelle des femmes – dont Aoua KEITA – de tout le continent se sont réunies pour la première fois autour de la Conférence des Femmes Africaines.
Depuis 2015, une femme d’exception – Grâce Bailhache – a lancé la campagne digitale de la Journée de la Femme Africaine.

Le thème de cette année est la transmission. Après avoir parlé de ce que l’on m’a transmis, en tant que jeune femme africaine, je souhaiterais à présent vous parler de ce que j’aimerais transmettre.

 

Au cas où ce serait la première fois que vous visitez mon blog, permettez-moi de me présenter. Je suis Samantha Tracy, je suis congolaise, je vis depuis une dizaine d’années au Sénégal et je suis une Superwoman.

Je vois déjà vos réactions d’ici.

-Oh la la ! Ça va les chevilles ? Tu pourrais attendre que quelqu’un d’autre te lance des fleurs…Tu te la pètes un peu non ?

Oui, j’ai toujours eu droit à ce genre de réaction. Que ce soit pour rire ou très sérieusement. Trop souvent, on me reproche d’être trop sûre de moi, trop prompt à me valoriser, trop fière, trop téméraire… Trop moi.

Pourtant…

Il y a quelques années, je n’étais pas la femme que je suis aujourd’hui. J’ai eu une adolescence où malgré les encouragements des miens et malgré des expériences dures, je ne me donnais pas le droit de me valoriser moi-même. J’étais la jeune femme qui restait dans l’ombre, dont les amis se moquaient dans la cours de récréation.

Oui ! Je suis passée par là.

Aujourd’hui, avec le recul, je me rends compte que j’ai grandi avec un complexe qui a failli m’empêcher de m’épanouir, n’eut été le fait que la vie se décide à me mettre face au mur et à certaines rencontres qui m’ont changée profondément.

Aujourd’hui, je suis devenue une autre femme. Pleine de vie, téméraire, battante, travailleuse…et consciente de ce qu’elle est.
J’ai appris avec le temps, que personne n’avait le pouvoir de nous communiquer une assurance en nous-même si nous ne prenions pas la décision de nous voir telle que nous souhaitons être.

A l’occasion de la journée de la femme africaine, j’aimerais parler à mes petites sœurs… de mes petites sœurs.
Oui, mes jeunes sœurs qui ont peut-être un vécu plus riche que le mien et qui, du haut de mes 27 ans, m’inspirent.

Petite sœur, tu es tellement forte…

Je n’ai jamais compris pourquoi l’ultime compliment que l’on fait à une petite fille reste dans la gamme variée du « Ohhh…T’es jolie ». Tandis qu’aux petits garçons, on a tendance à leur rappeler à quel point ils sont…forts, courageux, habiles.

J’aimerais te dire – petite sœur – que tu es forte. Tellement forte. Tu es habile de tes mains, courageuse dans tes efforts et aussi que tu me fais sourire, parce que j’ai trouvé dans tes actes, un combat que je ne soupçonnais même pas.

A l’exemple de Djenab BAH, cette jeune femme guinéenne que j’ai rencontré lors de la finale régionale du concours Voix des Jeunes.
Elle m’a marqué – dans un premier temps – parce que j’ai appris que malgré le fait qu’elle vivait hors de Conakry – à Nzérékoré – elle n’hésitait pas à parcourir des kilomètres pour se préparer à affronter les équipes ivoiriennes et sénégalaises de cette compétition.

Puis elle m’a marquée à nouveau lorsqu’elle a pris la parole pour parler d’apatridie en plein tournage de l’émission « 7 milliards de voisins ». Elle a répondu à un élu local ivoirien non pas avec de simples mots, mais avec du concret.

La parole est à Djenabou, étudiante guinéenne engagée pour que…

#7milliards – RFI à Abidjan !La parole est à Djenabou, étudiante guinéenne engagée pour que les enfants aient une identité.cc African Development Bank Group Voix Des Jeunes Le Monde Afrique

Publiée par 7 milliards de voisins – RFI sur Samedi 4 février 2017

 

Djenab Ba est l’une de ces « petites sœurs » qui m’ont marqué et parce que je sais que tu as en toi autant de force qu’elle… J’aimerai te dire, petite sœur, que tu es tellement forte.

Petite sœur, tu es inspirante…

Connaissez-vous « Irawo » ? Cette plateforme béninoise qui s’est donné la mission « d’inspirer l’Afrique » en valorisant les talents africains.

Derrière cette initiative, Mylène Flicka, un petit bout de femme qui entame sa vingtaine. Une jeune femme qui n’a pas sa langue dans la poche et qui est la preuve que la maturité n’a rien à voir avec le nombre d’années.

Blogueuse engagée, Mylène est de cette trempe de femmes qui m’inspirent et qui arrivent à me faire regretter de ne pas avoir osé plus tôt. Avec le sourire, elle « surfe » sur les internets (et en dehors) pour passer les messages qui lui tiennent à cœur, pour parler de ses expériences et pour motiver.

Crédit photo : Darios Tossou

 

Petite sœur, j’aimerais te dire à quel point tu es inspirante. A quel point tu reflètes les 1001 visages de la femme africaine dans toute sa splendeur. Tu es une « Irawo », une étoile.

Petite sœur, tu es téméraire…

Une de mes petites sœurs avec qui je ne suis quasiment jamais sur la même longueur d’ondes est Babel. Une autre participante au concours Voix des Jeunes.

Babel est une jeune femme avec des convictions ancrées et des arguments non négligeables pour les défendre. Babel est une jeune femme engagée qui n’hésite pas à prendre la parole pour dire tout haut, ce que d’autres pensent tout bas.

Babel, c’est un autre bout de femme de 20 ans, qui évolue dans un monde où les hommes sont souvent mis en avant et qui utilise la fougue de son jeune âge pour prendre des positions qu’elle assume.

C’est cette jeune fille téméraire que je connais et si il est vrai qu’on est presque jamais d’accord ; elle reste une de ces femmes qui m’impressionnent.
Sûre d’elle, battante, téméraire… et têtue ! Dieu, que cette femme peut être têtue !

https://www.youtube.com/watch?v=-34WuFmteOc

 

Pourtant, petite sœur, elle représente pour moi toute la fougue que j’aimerais avoir lorsque je prends position, avec un brin de sagesse nécessaire pour revenir sur ses pas, apprendre et avancer.

Petite sœur, tu es étonnante…

J’ai découvert Ace, en pensant de premier abord qu’il s’agissait d’un jeune garçon. Le nom n’aidait pas, il faut dire. Et elle avait ce côté « railleur » que l’on attribue souvent aux hommes. Pourtant Ace – qui de toute évidence met un point d’honneur à ne pas parler d’elle même – est une plume pointue qui écrit sur la communication, les startups et l’AfriqueElle est une de ces plumes intelligentes qui reflètent la femme africaine telle qu’elle devrait être – aussi – présentée.

Capture d’écran – page officielle du blog du Disrupteur

 

Oui, petite sœur ; tu es intelligente, tu es critique, pertinente et tu sais être réaliste.

 

Petite sœur, tu ouvres ton monde aux autres…

Pour l’avoir découverte avec la JIFA, j’aimerais parler de Tchonté Pitin Mireille Silué, cette jeune femme derrière le centre Eulis. Cet espace de lecture qui s’est donné l’objectif d’initier les enfants de Yopougon à la lecture. Un pari fou dans lequel la jeune femme s’est engagée avec une grande volonté.
Vous pouvez la lire ici pour sa contribution à la journée de la femme africaine. 

Crédit photo : Tchonté Pitin Mireille Silué

 

Je ne sais pas si tu as su me lire à travers chacune de ces lignes mais petite sœur, ce que j’aimerais te transmettre, c’est l’image de ces femmes : Africaines, différentes et… extraordinairement ordinaires. Je ne suis pas allée chercher des « succes story » à Hollywood mais j’ai regardé tout près de chez moi. Et j’ai trouvé des petites sœurs qui m’ont, un jour ou l’autre, inspiré.

J’aimerais que tu comprennes que c’est ta responsabilité d’oser, de te battre, de t’assumer et d’avancer.

J’aimerais que tu saches, petite sœur, que personne n’a plus de pouvoir sur toi que celui à qui tu décides de le donner.

Petite sœur, toi et moi, nous représentons déjà l’autre visage de la femme africaine, nous sommes un des 1001 visages de cette Afrique.

Ce que j’aimerais te transmettre, petite sœur, c’est la force que m’inspire Djenab, l’altruisme de Mireille, le courage de Babel, l’esprit avisé de Ace, l’attention de Mylène… Ces jeunes femmes ordinaires qui font des choses extraordinaires.

Mais bien au delà, j’aimerais que tu puisses te faire face et que tu puisses te valoriser…

Petite sœur, voilà ce que je veux te transmettre… Soit un des 1001 visages de cette Afrique au féminin.
Et ne laisse personne te dire que tu ne peux pas le faire.

Ta grande sœur.

 

 

 




Ce que j’aurais aimé que l’on me dise…

Ma fille,

Si tu lis ces quelques mots, c’est que tu es déjà bien loin. Dans un avion, quelque part dans ce ciel nuageux. Je te sais trop curieuse pour avoir attendu que l’avion décolle. Tu as donc déjà dû ouvrir ma lettre.

Te voici bachelière, si jeune, si prometteuse. Je ne pense pas te l’avoir dit mais tu me rends tellement fière, tellement heureuse.

Tu es désormais une femme, tu t’en vas construire ton avenir mais avant que tu n’atterrisses, maman a quelques mots à te dire.

Les rêves changent de formes, ils évoluent…

Je sais que tu pars avec des rêves plein la tête. La dernière fois qu’on a parlé, tu m’as dit que tu serais « Journaliste – reporter de guerre ». Mais quelle idée ! J’ai souris.

Tu sais bébé, la vie nous réserve tellement de surprises. Entre ce que l’on veut et ce qui arrive, il y a tellement de choses qui se passent. Ne t’en veux pas si ton rêve prend une autre forme, si il s’adapte, s’améliore et devient plus réaliste. Ainsi va la vie.

Mais bats-toi tant que tu ne crois pas être là où tu devrais être. Pour caresser ton rêve du bout des doigts, il faudra quelques sacrifices.

La vie est difficile…

Je pense te l’avoir assez dit mais je vais me répéter : La vie n’est pas facile. Ce n’est d’ailleurs pas le qualificatif qui lui sied le mieux. La vie est un constant combat. Je sais que tu pleures quand tu as peur, quand tu as faim ou même quand tu es fatiguée. Je sais.

Mais après avoir pleuré – parce que, oui ; tu pleureras – relève-toi et avance.

Avance ! Ne reste jamais sur place à te lamenter. Ça ne sert à rien. Cette vie a commencé sans toi et elle se terminera sans toi. Sache donc que c’est à toi de te battre, de lutter et d’avancer. Personne ne le fera pour toi. Même pas moi.

Crédit photo Darius Sankowski via Pixabay

Ne regarde pas en arrière…

Je sais bébé que parfois tu broieras du noir. Tu te souviendras de cette époque où tout était facile pour toi. Où ton père et moi-même remuions ciel et terre pour te voir sourire. Je sais que tu maudiras le destin et que tu voudras revenir en arrière.

Mais, pour quoi faire ?

La machine est désormais lancée. Tu vas devoir t’accrocher. Rien ne sera plus jamais pareil et tu devras faire avec les moyens de bord. Ne regarde plus derrière toi. Le passé est passé. Il faut dès à présent te concentrer sur ton futur.

Aies confiance en toi…

Bébé, si tu en es là, c’est parce que tu le mérites. Oui ! Tu as été l’artisan de ton succès, tu as travaillé dur et tu es désormais là où tu dois être à cet instant précis de ta vie. Que personne ne te trompe : tu es là grâce à toi, tu as bataillé, tu es venu, tu as vu et tu as vaincu. Aies confiance en toi. En tes compétences, tes aptitudes et en la personne exceptionnelle que tu es. Pour le reste, le temps se chargera de t’équiper.

Oui, tu feras des erreurs. J’en ai fait ! Oui, tu feras des bêtises ! J’en ai fait aussi. Mais qu’importe ! N’oublie jamais que tu as en toi la force d’être une personne meilleure. Assume, apprends et continue ta route.

Je t’en prie. Je sais ce que tu vaux et tu devrais aussi le savoir alors ne laisse personne te dire que tu n’as ni la force, ni le mérite, ni les compétences d’être là où tu es. PERSONNE.

Travaille…

Tu sais bébé, tu vas devoir mériter chaque centime que tu reçois. Tant pour moi qui t’enverrais le fruit de mon travail que pour toi même qui devras mettre toutes les chances de ton côté, pour demain. Il n’y a aucune gloire à avoir ce que tu ne mérites pas.

Tu veux quelque chose ? Travaille pour l’avoir.

Je ne veux pas que tu deviennes une « mendiante VIP », qui reçoit des cadeaux et se vante d’avoir une meilleure vie. Non ! Transpire ! Réfléchis ! Crée !

Tu sauras alors quelle est la valeur de chaque pièce et tu seras heureuse de savoir que tu as donné de ton temps et de ton intelligence pour pouvoir manger à ta faim.

Tu es une femme…

Tu as certainement souris en lisant. Oui ma chérie, tu es désormais une femme. Et je ne parle absolument pas de ton âge.

Dans ce monde dans lequel nous vivons, parce que tu es née femme ; on s’attendra à ce que tu suives le « cheminement » qu’ils ont crée à dessein pour toi.

Passés les 25 ans, on te demandera à tout bout de champ :

« À quand le mariage » ? « Et les enfants » ?

Et tu sais quoi ? Je serai peut-être de ceux qui te mettront la pression pour que tu fondes une famille à ton tour.

Mais j’aimerai te dire ma chérie, avant de construire une vie à deux, il faudra absolument construire ta vie à toi seule. Oui ! Comment penses-tu pouvoir rendre heureux quelqu’un d’autre si tu ne l’es pas toi même ? Comment ?

Si tu n’as pas réalisé tes rêves et que tu te retrouves prématurément mère au foyer, tu reprocheras à ton homme d’être la cause de tes échecs. Tu lui en voudras au lieu de t’en vouloir à toi-même et tu seras de celles qui disent « Les hommes sont tous pareils ». Les pauvres ! Ils sont indexés même lorsque la faute vient de nous.

Alors quoi que tu veuilles faire, rassures-toi que tu le fais avant tout pour toi et conformément à ce qui te rendra heureuse.

Et en parlant d’hommes…

Ma chère fille, aucun homme n’a la clé de ton bonheur. Ils ont eux aussi leurs défis et leurs rêves. Ce sont eux aussi des êtres humains et donc imparfaits de nature.

Ne sois pas de celles qui comptent sur un homme pour sourire. Eux aussi recherchent quelqu’un sur qui s’appuyer, quelqu’un qui saura les consoler et les encourager.

Bébé, ton homme devra être ton partenaire de vie. La première personne à qui tu penseras lorsque tu auras commis un crime Sauf si c’est lui que tu tues, là, appelle-moi!

Ne pense pas seulement à ce qu’il pourra t’apporter… je te l’ai dit plus haut. Pense aussi à ce que tu devras lui donner : ton amour, ton amitié, ta force, tes sourires et tes encouragements.

N’attends rien de lui que tu ne pourrais lui donner.

Je me répète : aucun homme n’a la clé de ton bonheur.

Crédit photo via Pixabay

Je pense t’avoir dit l’essentiel. Je sais que tu as souri en lisant ces mots et peut-être que j’ai provoqué quelques sanglots.

Tu t’en vas pour construire ton avenir. N’oublie pas que c’est cela l’objectif.

Pense souvent à moi et écris-moi quand tu pourras. Je reste attentive, prête à te tendre les bras.

Il y aura des jours où je serais aux abonnés absents, où tu devras dormir le ventre creux, où tu me reprocheras de t’avoir abandonnée, où tu m’en voudras… il y aura des jours comme ça où je m’effacerai. Le temps que tu grandisses, que tu te remotives et que tu apprennes que la seule personne sur laquelle tu peux entièrement compter… c’est toi même.

Bon voyage ma puce. Je t’aime.

Maman.

 

 

Ce billet s’inscrit en marge de la série d’articles de THE BLOG CONTEST, le challenge des blogueurs qui écrivent selon vos humeurs. Le thème de ce mois est « Ce que j’aurais aimé que l’on me dise » et les challengers officiels l’on décortiqué, chacun à sa manière… mais avec le style.

Alain 

Laetitia

Elijah

Jay Dee

Fafa

Fedna

 

 



La révolution digitale n’aura pas lieu…

Révolution (Nom féminin, singulier) : Changement, un bouleversement important et brusque dans la vie d’une nation.

Chers amis, la révolution « digitale » n’aura pas lieu…

Vous avez certainement lu cette phrase et donc au vu des avancées technologiques de notre chère Afrique, je comprends que beaucoup d’entre vous aient froncés les sourcils en me lisant. Permettez donc que je reformule.

Chers amis blogueurs, influenceurs de tous bords, administrateurs de groupe Facebook et whatsapp, lanceurs d’alertes sur Twitter… La révolution via le digital n’aura pas lieu.

 

Vous vous demandez sans doute d’où me vient pareille inspiration? Eh bien, la blogueuse et activiste Befoune demandait dans une récente publication où étaient les jeunes, ceux là même qui ont des devoirs.

J’ai répondu , comme à mon habitude, avec un grain d’ironie.

Oui, les jeunes sont là. Ils sont bien présents et depuis la réussite de quelques campagnes pour attirer l’attention de l’opinion publique, ils sont désormais tous devenus défenseurs des causes publiques, de la veuve et l’orphelin, des immigrés et des victimes de nos dictateurs…derrière leurs écrans.

En 2012, alors que les sénégalais se levaient pour réclamer l’alternance, les blogueurs et autres influenceurs du Web ont parfaitement joué leurs rôles. C’était à qui dénonçait et à qui twittait le plus vite. Des plateformes sont nées et des leaders se sont élevés. Pourtant, ce n’est que lorsque les foules ont envahis les rues au rythme d’un Y’en a marre que la révolution a aboutit, que le changement a suivi.

Burkina. Vous avez vous aussi suivi le combat des hommes intègres à travers les réseaux sociaux, les appels patriotiques et les lives Facebook où nos coeurs sursautaient au moindre bruit. Là encore, les influenceurs ont vu leur objectif atteint seulement lorsque les populations sont sorties dans les rues.

Pourquoi je vous raconte tout celà?

Simplement parce que je pense que dénoncer ne suffit pas et envoyer vos nos frères livrer un combat plus dangereux que celui que vous livrez derrière votre ordinateur est…lâche.

En 2015, le Congo Brazzaville vibrait au rythme d’un Sassoufit dont les principaux initiateurs étaient tous à l’abri derrière un ordinateur. Mieux, plusieurs appels à lutter venaient de ceux là même qui -volontairement ou pas – n’étaient pas en mesure d’être eux aussi dans les rues. Des hommes et des femmes se sont levés, se sont battus et sont tombés. Malheureusement, le combat s’est vite épuisé dans les rues quand bien même il restait intense sur Internet.

Où je veux en venir?

A une réponse à la question de Befoune.

Les jeunes africains qui doivent se battre pour des lendemains meilleurs, pour une société plus responsable, pour un meilleur niveau de vie…Cette jeunesse est sur Internet. Plus précisément sur Facebook, sur Twitter, sur Snapchat. Beaucoup d’entre nous – Oui, je m’inclue-  mènent un combat juste, dénoncent et portent haut leurs idées de changement. Malheureusement le plus grand nombre d’entre nous, citoyens digitaux, oublions que pour que notre combat aboutisse… Il faudra le rendre réel. Tôt ou tard. Et non pas se contenter – tels des généraux – de motiver des troupes qui iront vers un combat plus physique dont nous seront les premiers épargnés.

Pensez vous que nos gouvernements ne lisent pas notre mécontentement? Ils le font, ils en rient et laissent au temps, la charge d’enterrer un bad buzz crée par un de nos Tweets.

Oui, vous me citerez les Activistes de tout bord qui – pour certains – sortent parfois du digital pour porter leur message dans le monde réel. Mais nous parlons ici d’une  jeunesse qui reste en grande majorité, cloitrée dans un rôle passif où elle exprime ses sentiments au gré de clics et de hashtags.

D’ailleurs, en parlant de nos activistes; combien -dans la vie réelle – assument ouvertement les propos qu’ils écrivent en 140 caractères? J’espère qu’on ne parle pas de ceux qui critiquent l’Europe (par exemple) et que l’on voit faire des courbettes ambassades après ambassades pour obtenir un visa. Ceci était une parenthèse.

A quoi ça sert de dénoncer si nous sommes incapables de mettre en place des stratégies collectives qui feront prendre conscience à nos dirigeants de toute la force de notre révolution digitale? A quoi ça sert si notre combat virtuel n’a rien à voir avec notre vie réelle?

Si vous avez la réponse, je suis preneuse.

Il est vrai que nous avons de belles réussites de campagnes, comme la très récente #faisonsLesComptes du togolais Aphtal Cisse. Mais il n’en demeure pas moins que pour certaines causes, il faudra enfin aller plus loin que la simple dénonciation. 

Dénoncer, sur internet, c’est un premier pas, c’est un premier acte de bravoure et je n’oserai jamais jeter la pierre à ceux qui font ce premier pas mais ce qui serait intéressant, c’est de transposer d’une façon ou d’une autre NOS coups de gueules digitaux pour en faire de vraies forces dans notre quotidien, dans nos communautés. Et d’être enfin de vraies forces qui sauront influer sur les décisions de nos sphères politiques ou économiques.

Alors?

Pour la petite anecdote, un ami parlait de moi en me présentant comme une « activiste congolaise ». Titre que je refuse toujours car je pense simplement être une citoyenne congolaise qui entend profiter de sa liberté d’expression, qui a des choses à dire et qui exige des réponses. Cette position qui est mienne, ne me donne pas le droit d’inciter des gens à faire plus que ce que je ne saurais faire, moi même.

Alors, au delà des coups de gueules poussés…Il faut savoir rendre les choses réelles. Et rendre notre engagement réel, ce n’est pas forcément de sortir dans les rues ou de faire des sittings…C’est de voir plus loin qu’un simple Tweet, qu’un simple article, qu’une simple prise de position. C’est travailler à utiliser consciencieusement les outils que nous maitrisons pour oeuvrer à rendre ce monde plus juste.

Plus que n’importe qui, je crois en la force du digital. Et je sais qu’elle est une des voies de dénonciation et de contestation inévitables. Mais j’aimerais que vous aussi, vous vous posiez cette question : A quoi ça sert de dénoncer si nous sommes incapables de mettre en place des stratégies collectives qui feront prendre conscience à nos dirigeants de toute la force de notre révolution digitale? A quoi ça sert si notre combat virtuel n’a rien à voir avec notre vie réelle?

Pour rappel, si vous avez la réponse; je suis preneuse.

Voilà, c’est dit.

Chers amis blogueurs, influenceurs de tous bords, administrateurs de groupe Facebook et whatsapp, lanceurs d’alertes sur Twitter…

 




Pâques au Sénégal : L’unité a un goût de Ngalakh

 

Je vis au Sénégal depuis 10 ans maintenant. Oui ! 10 ans qui – bientôt 11 – pendant lesquels j’ai appris à m’attacher au pays de la Téranga. Au delà des bruits du Dakar culturel, des plages de sable fin de Saly, de la vieille ville de Saint-Louis ou même de la verte Casamance, il y’a une chose qui me rend amoureuse du pays de Léopold Sédar Senghor : le Ngalakh.

A la veille de la Pâques chrétienne, le Ngalakh – dessert local très prisé – est attendu dans toutes les familles. Chrétiennes comme musulmanes.

Signe de fraternité et de cohésion sociale entre musulmans et chrétiens, ce mets – pas si simple à cuisiner – est le symbole de ce Sénégal laïc, ouvert et tolérant.

Crédit photo Congerdesign via Pixabay

Le Sénégal, pays de l’Afrique de l’Ouest de près de 14 millions d’habitants ; est majoritairement musulman (94%). Les chrétiens, principalement catholiques, représentent 5% de la population et les croyances traditionnelles sont créditées de 1%. C’est un pays réputé pour sa tolérance religieuse. En effet, il n’est pas rare de voir dans les rues de Dakar, des membres d’une même famille ayant des croyances différentes.

Dans la société sénégalaise, le « Amen » côtoie facilement le « Amine ».

Fêter Pâques au Sénégal

La Pâques est la commémoration chrétienne la plus importante. Elle commémore la résurrection du Christ et est précédée par la semaine Sainte au cours de laquelle se revit la passion du Christ,

Si vous êtes chrétien nouvellement arrivé au Sénégal, vous serez certainement surpris de voir que Pâques est une fête très attendue. Tant chez les chrétiens que chez les musulmans.

Quelques semaines avant, vous remarquerez d’ailleurs – sur les réseaux sociaux – que de nombreux musulmans rappellent à leurs amis chrétiens que la « pâques arrive ». De la même façon, les chrétiens n’hésiteront pas à taquiner leurs proches musulmans à l’approche de la Tabaski. C’est le Sénégal ! Ki moy Sunugal.

Depuis des décennies, le Ngalakh (prononcer ngalar) est symbole de la cohésion sociale. A l’image de la viande de mouton qui est gracieusement offerte aux chrétiens par les musulmans lors de la Tabaski, les chrétiens s’emploient aussi à offrir ce dessert à leurs proches d’une autre confession.

Le Ngalakh, c’est quoi ?

Crédit Photo Ngalakh via talkforeigntome.com

 

Le Ngalakh est un dessert au Sénégal. Son ingrédient principal, le Karaw ou Araw, est genre de couscous obtenu à partir du millet. A la différence du Tchiakry qui est fait avec de la crème aigre ou – modernité oblige – avec du yaourt, le Ngalax est assaisonné avec de la pâte d’arachide et du « bouye », fruit du baobab. Il est souvent agrémenté de noix de coco rappé ou de raisins secs. Pour préparer ce délice – pour les langues et les cœurs – vous aurez besoin d’un tamis très fin et de beaucoup de patience.

Sa préparation n’est toutefois pas simple car il faut trouver le bon dosage pour éviter que le mélange soit trop pâteux ou trop liquide, que l’on sente trop le gout de l’arachide et moins celui du bouye, qu’il y’ait trop de noix de coco ou de raisins secs.

Tout un art. Tout un défi.

C’est connu ! Au Sénégal, pour chaque fête religieuse, il y’a un plat spécifique. Du poulet de la Korité (Aid El Fitr) au mouton de la Tabaski (Aid El Kebir) en passant par le Tiéré de la Tamkharit (Achoura), il y’en a pour tous les gouts. Et chaque moment passé autour d’un bol où s’emmêlent les mains, est une occasion de raffermir les liens.

Le Ngalakh…Ce témoignage cordial

Nous sommes déjà le jeudi saint et alors que la veillée pascale se prépare dans les églises, les femmes s’affairent à mettre au point les derniers réglages avant d’entrer en cuisine. Il faudra calculer les quantités afin de n’oublier personne. Le Ngalakh est souvent un moyen de rappeler à ses voisins ou à ses proches qu’ils sont importants. C’est aussi l’occasion de nouer des liens avec un nouveau voisinage ou…de préparer l’arrivée de la Tabaski.

Vous l’avez compris ! Bien loin des qualités gustatives qui rendent le Ngalakh populaire, c’est davantage la symbolique de ce qu’il représente. Parfois, il vient de loin pour transmettre un message de paix, d’amour, de fraternité.

Ce n’est pas simplement un gout dans la bouche, c’est surtout un gout dans le cœur. Une sorte de rappel pour dire « J’accepte ta différence et je suis heureux que tu acceptes aussi la mienne ».

Le Sénégal a beaucoup de leçons à apprendre au reste du monde. Plus je passe du temps ici et plus j’en suis convaincue. C’est notre devoir – en ces périodes troubles – de cultiver cet esprit de partage et d’acceptation car oui, il n’y a pas de guerres entre les religions. Les guerres viennent de l’interprétation qu’en font les gens.

Demain – Si Dieu le permet – la chrétienne étrangère ne sachant toujours pas faire du Ngalakh, que je suis ; recevra sa part de Ngalakh. Et entre deux cuillerées, je remercierais le ciel d’avoir guidé mes pas dans ce pays où le « Amen » fait si bien écho au « Amine ».

Bonne fête de Pâques.



Pasteurs-stars : quand Dieu devient un fond de commerce

« Eglise, Dieu ne dort », « Eglise rendez-vous céleste », « Eglise pour la santé spirituelle en Christ »… Je pourrais continuer – pendant des heures – à citer les noms plus ou moins loufoques des églises qui, désormais, s’implantent à chaque coin de rue.

Chrétienne pratiquante, je suis de ceux qui croient réellement en la puissance divine et je témoigne – sans honte aucune – que Jésus est mon Seigneur et sauveur.

Seulement, j’ai un problème. Un gros problème. Les Pasteurs stars.

 

Généralement habillés à la dernière mode, entourés d’une cours de fans fidèles et de garde-du-corps, le verbe facile et une tendance à se croire en constante représentation… Je vous présente les « Pasteurs stars ».

Stars dans leurs églises, créés souvent de leur propre initiative et tout puissants décideurs, ils sont devenus incontournables sur les scènes francophones et anglophones de l’Afrique. A coup de croisades d’évangélisation, de « nuit du destin », de prières prophétiques… Bref événement en événement où – en fin de compte – les seules stars s’appellent « Prophète », « Bishop », « Ministre de l’évangile ».

Bienvenue dans ce monde où la religion est devenue un fond de commerce.

Avant que vous ne continuiez cet article, sachez que je ne citerai ici aucune église comme bonne ou mauvaise, comme vraie ou fausse mais que je reviens simplement sur un phénomène qui fait du mal à la société et au christianisme.

Tu veux être riche ? Crée un bar. Ou une église.

La première fois où je commence à m’interroger sur l’appel de certains de nos pasteurs, date de 2003. Je venais d’avoir 13 ans et un matin, à deux ruelles de chez moi ; j’ai appris qu’on construisait une nouvelle église.

Le futur pasteur de la future église était un « tonton » du quartier. Il s’était réveillé un matin et avait eu la révélation de son appel. Ainsi naquit son église qui, des années après, a su le mettre à l’abri du besoin.

A cet âge là déjà, je me suis demandé si on créait une église comme on crée un bar. Il faut dire qu’à cette période, églises et bars fleurissaient dans ma petite ville de Pointe-Noire.

C’était la période des « églises de réveil » qui naissaient en masse et puisaient de nouveaux fidèles dans les églises catholiques et protestantes du pays, déjà bien implantées.

Un vrai commerce de la foi ! C’était à qui remplirait les anciens cinémas, les stades, les écoles… transformés chaque dimanche en lieu de culte.

Avec l’avènement de ces églises sont venus les Pasteurs stars ! Que dis-je ! Les Bishop, les Prophètes et autres catégories de hauts-gradés du royaume des cieux.

Une toute autre histoire.

Crédit photo VinnyCyro via Pixabay

Pasteur, ce métier qui nourrit son homme…

Enfant, j’avais appris qu’être pasteur était un appel, une vocation, un don de soi. C’était des hommes – et des femmes – qui choisissaient de consacrer leurs vies à Dieu en devenant serviteurs de Dieu.

Et de leurs frères.

Et je pense que c’est là que le bât blesse.

Le Pasteur-star est un « homme de Dieu », très souvent auto-proclamé et à la tête d’une église dont il a été lui-même le fondateur. Il vous dira qu’il a reçu un appel divin, lui donnant l’ordre de créer une église au nom évocateur.

Le Pasteur-star se fait appelé « Papa », il est toujours bien habillé pour « représenter Dieu » et les cultes qu’il officie ont des airs de concert de super-stars.

Comment ?

L’entrée en grande pompe, entourés de « gardes du corps » ou simplement de frères, responsables de sa sécurité. Les foules de fidèles se battent pour essayer de le toucher, hurlant à tue-tête son nom.

Il n’intervient pas avant qu’un « prophète » ait chauffé la salle. Ordonnant aux mauvais esprits de s’en aller et demandant au Saint-Esprit de se révéler. Après cette « première partie », le Pasteur-Star prendra enfin la parole.

Je n’entrerai pas dans les détails du vrai ou du faux. Qui suis-je pour le faire ? N’empêche que trop souvent ces Pasteurs – stars sont davantage mis au devant de la scène. Tellement qu’on oublie parfois qu’ils disent porter un message de salut. Mais là encore c’est une autre histoire.

Le Pasteur- star vit aux dépends de ses fidèles fans. Et pour la petite histoire, il y’a quelques années, pendant un culte le Pasteur a prit la parole pour encourager les fidèles à soutenir le petit commerce de « mama Pasteur ».

Je reprends ses mots.

C’est Dieu qui a décidé que nous fassions ce ministère. Nous n’avons pas de salaire. C’est vous qui nous donnez. Si vous ne soutenez pas le commerce de votre maman, qui va le faire ?

Mieux. Un jour, alors que j’étais chez elle, une grande sœur a reçu un appel disant que le propriétaire du local où l’église – dont elle est membre – était installée, réclamait son loyer. Engagée avec quelques autres personnes à payer ledit loyer, il manquait sa part pour que le paiement soit fait. Elle traversait une période très dure à ce moment et a dû s’endetter pour répondre à ses obligations.

Je vais faire court et éviter de parler du commerce qu’ils font, sous couvert de Dieu : vente d’huile d’onction, d’eau bénite, d’huile de massage spirituel… Un vrai business.

Il faut le dire ! Beaucoup de Pasteurs, sous leurs statuts d’ « hommes de Dieu » se font entretenir par leurs fidèles, mettant en avant leur saint-sacerdoce.

Autant dire que « Pasteur » est un métier qui nourrit bien son homme.

Crédit photo Geralt via pixabay

Ignorance ou fanatisme ?

La Bible dit « Mon peuple périt, faute de connaissance » (Osée 4:6). Vous connaissez sans doute cette phrase.

Je suis loin d’être une sainte mais j’ai trouvé dans le christianisme, la vraie définition de l’amour. Une notion qui fait que je suis en constante recherche de réponses à mes questions. Aussi, j’ai bourlingué (et je bourlingue) dans différentes églises, différentes doctrines, différentes pratiques du culte.

Je reste pourtant bouche-bée lorsque je vois comment les gens se plient à certains rituels, sans en connaître le pourquoi. Simplement, parce que « Mon Pasteur a dit ».

Sérieusement ?

Vous verrez ainsi dans de nombreuses églises, des fidèles qui donnent plus de crédit à l’interprétation de la Bible faite par leur Pasteur qu’à ce que la Bible dit elle-même.

« Amen » qui signifie « Qu’il en soit ainsi » est d’ailleurs le mot le plus dit lors des cultes. Un « Amen » à tout et à rien.

Pour la petite histoire, cette vidéo, de ce Pasteur – très connu en Cote d’Ivoire – qui gifle une dame et menace l’assemblée entière de mort. Réponse commune ? Amen. Qu’il en soit ainsi.

https://www.youtube.com/watch?v=7q4mpXnGEgE

 

Avec le temps, l’Afrique est un des continents où la religion – peu importe laquelle – est la plus pratiquée. C’est un art de vivre, c’est une obligation du quotidien. Selon certaines études, la pauvreté et la misère poussent de nombreuses personnes à la rencontre de ces Pasteurs-stars qui prêchent un évangile de prospérité et de guérison. Ils promettent monts et merveilles et en retour, demandent – sournoisement – à ce que les fidèles passent à la caisse.

Il faut donner pour que Dieu vous donne.

Dieu, ce fond de commerce…

Je n’ai rien contre les églises. Je n’ai rien contre les croyances et les doctrines des uns et des autres. Le salut, c’est ce que l’on dit, est individuel.

Mais comme je le disais au début de ce billet, j’ai un GROS problème avec ces Pasteurs – stars qui « au nom de Dieu », s’appuient sur la misère des uns et sur les souffrances des autres, pour se faire un nom.

Ils vivent tels des Patrons d’entreprise, voyageant ici et là ; donnant des conférences à travers le monde, s’attelant à partager le message du salut.

Jusque là, je n’ai aucun problème avec ça. Chacun devrait d’ailleurs pouvoir partager sa foi, sans blocage aucun.

Mais où est passé l’humilité ?

Celle qui se lit dans chaque ligne qui parle de Christ, le modèle par excellence de chaque chrétien. On ne peut pas se dire « serviteur de Dieu », sans pour autant servir les personnes autour de vous. Impossible !

Pourtant, c’est ce qui se fait.

Je disais donc que j’ai un gros problème avec les « Pasteurs stars ».

Ceux qui font des shows – Non, ce ne sont plus des cultes – en costume cravate de marque, pendant que leurs « brebis » sont dans la misère.

Ceux qui étalent leurs richesses, prétextant « l’évangile de la prospérité » et arguant que leur donner, c’est donner à Dieu.

Ceux qui critiquent les autres églises et les autres religions dans le seul but de remplir LEURS églises.

Ceux chez qui le Saint-Esprit a des horaires, des jours et des prix de consultation définis à l’avance. Tu veux le mariage ? Vient le jeudi. Tu veux le boulot ? C’est le mardi.

Vous l’avez certainement compris mais je le répète encore : j’ai un GROS problème avec les « Pasteurs – stars ». Si vous en connaissez – PARDON – faut leur dire que Jésus c’est pas leur camarade.

Bisous.


Trouver la bonne image : mon top 5 des banques d’images gratuites

Chercher une image.

Mieux ! Chercher LA bonne image !

Que vous soyez blogueurs, community manager ou même journaliste en ligne, très souvent nous sommes tous confrontés à ce moment fatidique où il faut trouver la bonne illustration, avec la bonne résolution et… de préférence gratuite.

Si il est vrai que les appareils photo de nos téléphones portables Smarthpones tentent de concurrencer tant bien que mal en vain, la qualité d’un appareil professionnel, il n’en demeure pas moins que la bonne photo, passe presque toujours le bon message.

D’ailleurs, vous connaissez le dicton :

Une image vaut mille mots

Pour vous épargner les longues heures à chercher LA bonne image, je vous donne mon Top 5 des meilleures banques d’image GRATUITES et libres de droits d’auteurs.

Pensez simplement à bien lire les conditions d’utilisation (si il y’en a)… et à offrir un café à ces mécènes de la photographie.

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En partant, suivez le photographe… ou laissez lui un café si vous voulez !

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2- FOODIESFEED : idéal pour le foodporn

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Capture d’écran Freepik

 

BONUS : Iwaria, découvrez la VRAIE Afrique…

Ce n’est qu’après un commentaire au bas de cet article que j’ai découvert cette plateforme participative où l’Afrique est réellement représentée, sous toutes ses formes. L’Afrique d’hier et celle d’aujourd’hui. N’hésitez donc pas à y aller ou à partager vous même des photos de notre cher continent.

Image illustrative via Iwiria

 

Nous avons donc fait le tour de 5 plateformes où vous pourrez dénicher quelques pépites. Néanmoins, prenez toujours la peine de créditer la photo ou du moins, de mentionner son origine.

A présent, cliquez et visitez !


Guide de survie en jungle sociale. #MondoChallenge #LeLundiMatin

Flemme.

Un mot. 6 lettres. Et la parfaite description de mon humeur de ce matin.

Une humeur qui ressemble drôlement à celles des lundi précédents. Lundi après lundi. Semaine après semaine. Parce que – il faut se le dire – le lundi n’est absolument pas mon jour préféré.

Avant que vous ne continuiez votre lecture, sachez que cet article s’inscrit dans le cadre du mondochallenge, petit exercice où nos confrères de la mondosphère prennent un malin plaisir à faire écrire 3 des leurs sur un thème imposé. TDK, Fafa et moi-même nous prêtons donc à l’exercice. Le thème ? Lundi matin ! Bonjour la créativité !

Après avoir découvert – en classe de 6eme – que j’aurais cours de mathématiques les lundi à la première heure, ce jour s’est naturellement imposé comme le jour que je détestais le plus. Même après que notre proviseur ait allégé les choses en nous donnant 3 heures de permanence le même jour. Le mal était fait.

Avec l’âge le temps, les choses ne se sont pas améliorées. Le réveil est toujours plus dur le lundi matin. le ciel est moins bleu et mon humeur est constamment grincheuse. Vous imaginez donc que je ne suis assurément pas la personne qui a le plus envie de sociabiliser. J’ai juste envie de laisser s’égrener les heures jusqu’à la pause déjeuner car oui ! En général, après 13h ; ça va déjà mieux.

Mais comment survivre aux 12 premières heures du premier jour de la semaine ? La réponse en 5 points.

Ne me remerciez pas.

Un lundi se prépare… la veille !

Je ne sais pas pour vous mais en règle générale, ma déprime pré-lundi commence le dimanche à partir de 18h. Oui, à l’instant même où quelqu’un juge bon de me rappeler que ma vie n’est pas un week-end perpétuel.

Ohh ! Demain c’est lundi !

Rien qu’à entendre cette phrase, je sens monter en moi un sentiment de nervosité grandissant. Est-ce que vous avez vraiment besoin de me le rappeler ?

1 – Astuce de la veille : profiter et planifier

Depuis peu, je m’arrange à terminer mon dimanche soir sur une note plutôt sympa. Dimanche dernier par exemple, j’ai enchaîné mojitos, yogourts, thé, anecdotes et fou rire dans la bonne humeur avec les mondoblogueuses Alexandra et Lucrèce. Une dose de bonne humeur (et de fatigue) qui m’a conduite au lit. Assez tôt et avec le sourire.

Apéro entre blogueuses

Aussi – autant que possible – je choisis d’avance ma tenue et je règle mon réveil à une heure raisonnable. Une seule heure !

06h45… Dieu, que je déteste le lundi !

C’est exactement ce que je me dis chaque lundi (ou presque) lorsque retentit ma sonnerie de réveil.

Entre la douche, l’habillement, le make-up et le choix (important) des chaussures ; je suis généralement trop occupée pour pouvoir bouder. J’agis en automate.

Je sors de la maison en vérifiant si mon petit-frère est vivant (Oui ! Oui ! C’est toujours la question que je lui pose) et je sors en maudissant mon trousseau de clés. Toujours est-il que cette partie est la plus supportable. Je suis seule. Mon humeur n’a d’impact que sur moi.

2- Astuce des premières heures : musique… et écouteurs !

Depuis quelques mois, je commence la journée avec de la musique. En général, du gospel. Mon son du moment est une bonne dose d’énergie d’ailleurs et puisque je loue le créateur entre deux coups de brosse à dent ; impossible d’en vouloir au monde.

Lorsque je sors de chez moi, j’enfonce directement mes écouteurs pour continuer en musique avec ce titre « made in chez moi ».

En général, j’ai même un semblant de sourire en descendant les escaliers.

La grosse galère… Les taximen !

J’avais déjà parlé de ma relation très controversée avec les taximen dakarois. Ils sont à 90% la raison pour laquelle j’arriverais ronchonne au bureau ou avec un sourire poli pour rassurer tout le monde. La plupart du temps, ils préfèrent me pourrir mon début de journée. Et ils réussissent parfaitement bien.

3- Astuce d’un transport réussi : avance sur le chrono !

J’essaie, autant que possible, de sortir plus tôt de chez moi. L’idée étant de ne pas stresser sur la lenteur des taximen dakarois. Je prends donc le temps de voir défiler le paysage, sans faire une course mentale avec les aiguilles de ma montre et donc, stresser pour le chauffeur qui s’est pris pour mère Théresa et cède le passage à tout le monde.

C’est bénéfique ! Bénéfique ! J’en viendrais même à aimer et le lundi, et les taximen du lundi.

Interdit de faire la gueule : on sociabilise…

La partie la plus compliquée de mes matinées du lundi, c’est surement l’arrivée au bureau. La fameuse partie du « film » où il faut dire bonjour, faire la bise et essayer d’être gentille, de poser des questions à propos du week-end passé.

Alors, tu as fait quoi ce week-end ?

Oh la routine… Rien de bien neuf.

Je ne suis pas une grande fan de ces premiers moments d’échange. Un « bonjour » me suffit amplement.

4- Astuce pour une arrivée en toute discrétion…

Ce n’est pas que je n’aime pas les gens. C’est juste que je suis invivable le lundi matin. Je n’ai généralement pas envie de partager de longues discussions sur la vie de famille de X ou les activités de Y. J’ai déjà beaucoup de mal à accepter que le week-end soit déjà fini ; permettez que je m’abstienne de tout commentaire.

Souvent, j’opte donc pour le « passage incognito », en mode agent 007 pour filer directement dans mon bureau. J’ai effectivement besoin d’un temps d’acclimatation avant de m’y mettre.

Jamais sans mon café… Ici commence le bonheur !

Le gros de mes plaisirs du lundi matin se résume à un mot : café !

Je ne sais pas trop comment l’expliquer mais c’est à ce moment là que peu à peu s’opère la transition, entre mon humeur grise et un rayon de soleil qui se force à venir illuminer ma journée. #GodBlessCoffee

5 – Astuce d’un moment pour soi…

Vous sortez d’un week-end où d’une manière ou de l’autre, vous avez fait un focus sur vous. C’est en étant conscient du travail qui vous attend que vous stresser et que pour vous protéger, Vous érigez naturellement des barrières entre vous et les autres. Prenez donc un petit moment pour vous !

Oui, avant de vous jeter entre les dossiers trop urgents, les combats avec l’imprimante, les collègues qui veulent vous faire complexer sur leur bonheur… Prenez un moment pour vous.

Certains envoient des textos d’amour, d’autres papotent ou encore mettre une autre dose de musique. Moi, je prends mon café dans MON mug qui a le genre de message à me donner le sourire.

Auto-complimentation de mise : Je suis une bombe!

Voilà donc mon lundi matin et 5 petites astuces pour égayer votre début de journée. Parfois ça marche, parfois pas. Parfois on est bien, parfois pas. Mais on fait avec. On a pas le choix.

Dans tous les cas, plus de la moitié de la population de la terre continue à détester le lundi.

Ce lundi qui nous rappelle que nous avons des responsabilités, des objectifs à atteindre, des devoirs, des deadlines et surtout… qu’on va devoir attendre 4 autres jours avant le week-end.

Bref, je déteste le lundi matin.

 


Entrepreneurs 2.0… Ces vendeurs d’illusions

Chers entrepreneurs, comment vous dire ça ?

Mieux, comment le dire le plus simplement possible ?

« Entreprendre n’est pas un métier ».

Avant que vous ne continuiez ce billet ou même que vous commenciez à fulminer devant votre ordinateur sur la phrase – oh combien énervante – que je me permets d’écrire ; revenons quelques mois en arrière.

Il y a quelque mois, j’ai assisté à une présentation dans un Institut Supérieur de la place. Une amie m’avait convaincue d’aller à cette présentation que donnait un jeune et brillant entrepreneur. Du moins, c’est ainsi qu’elle avait présenté la chose. En termes tellement élogieux que je me suis dit qu’on n’apprenait jamais assez.

Résultats des courses ? Du vent ! Rien que ça.

Pour résumer, ce jeune homme – entrepreneur à temps plein depuis 5 ans – parlait d’une idée qu’il avait et n’avait pas encore vu le jour. Pas encore.

A son actif, aucune réalisation, si ce n’est sa page Facebook où il passe des journées à donner des conseils qui devraient pousser des jeunes à « travailler pour eux-mêmes » et (ce sont ses termes) à ne jamais dire à quiconque « Patron ».

Ce jeune homme – brillant vendeur de vent – est à l’image de nombreux jeunes qui se permettent aujourd’hui de vendre l’entrepreneuriat comme la manne, la solution à tous les problèmes du chômage sur le continent.

A coup de longs textes sur les réseaux sociaux, ils se présentent – avec une humilité feinte – comme des « Messies » sortis du système et ayant dépassé la dure période de recherche d’un emploi… parce qu’étant devenus employeurs eux-mêmes.

Gros mensonge.

Entrepreneuriat… KESAKO ?

Déjà, évitez le trop connu « Entreprenariat ». Si le mot est très utilisé, il convient plutôt d’écrire « ENTREPRENEURIAT »

Pour Franck Knight et Peter Druker, l’entrepreneuriat consiste à prendre des risques. Pour ces spécialistes du management, l’entrepreneur est une personne qui est prête à mettre en jeu sa carrière, sa sécurité financière pour mettre en œuvre une idée. Mieux, il est prêt à mettre son temps et son capital dans une entreprise risquée.

Dans une définition plus moderne, l’entrepreneuriat c’est la capacité d’un individu de créer de la richesse ou dans un sens moins lucratif, de faire adopter un comportement.

Entreprendre suppose donc deux choses : prendre des risques ET mettre une idée en œuvre. Nous ne parlons pas forcément de production de richesse mais de mise en œuvre d’une idée. Rien que ça.

Entreprendre

Entrepreneurs 2.0… ces vendeurs d’illusions professionnels.

Je suis – sans être de la génération Z – une jeune femme qui vit plutôt bien dans ce monde digital. Ce monde qui veut que tout se dise et tout se sache.

En 2015, Umberto Eco qualifiait les réseaux sociaux en particulier « d’invasion d’imbéciles ».

Ils ont donné le droit de parole à des légions d’imbéciles qui, avant, ne parlaient qu’au bar, après un verre de vin et ne causaient aucun tort à la collectivité. On les faisait taire tout de suite alors qu’aujourd’hui ils ont le même droit de parole qu’un prix Nobel.

Les réseaux sociaux ont effectivement donné la parole à tout le monde et à n’importe qui. S’il est vrai que certains VRAIS entrepreneurs donnent de précieux conseils, il y a également ces entrepreneurs auto-proclamés « coach » qui pensent donner des leçons sur une expérience quasi-inexistante. Et Dieu sait que j’ai mis « quasi » pour rester polie.

A coup de « Moi, je… » , ils décrivent l’entrepreneuriat comme la voie à suivre pour chaque jeune qui veut marquer ce monde et encouragent les étudiants à entrevoir l’entrepreneuriat comme la porte du succès. Citant leurs échecs comme des exemples à suivre et la phrase clés restée la même depuis des années : « Le plus important ce n’est pas combien de fois tu tombes mais combien de fois tu te relèves ».

Ils sont effectivement de plus en plus nombreux à s’autoproclamer « Entrepreneurs ». Les plus inspirés vous donneront même une carte de visite avec ce mot comme seule indication et parleront longuement d’un projet qui n’en est toujours qu’à l’étape d’idée. Vendant le rêve d’une vie où ils changent le continent. Euhh…

En attendant, le seul risque que prennent ces entrepreneurs, c’est de rester derrière leurs ordinateurs à écrire plagier des textes pour motiver embobiner une jeunesse déjà trop perdue et sans repères. Dépendants – pour un grand nombre – des finances de papa et maman, ils ont google comme meilleur ami.

Entreprendre

Ce qu’il fallait dire…

Il est vrai que le titre de cet article pourra prêter à confusion. Précisons donc les choses. Je respecte PROFONDÉMENT les entrepreneurs, les vrais. Ceux qui ont choisi de prendre le risque de réaliser leurs rêves et qui se battent pour que les choses se fassent.

Un exemple qui m’a toujours épaté reste celui de Mariama Touré. Communicatrice de talent qui décide de lancer le 1er Centre de danses urbaines au Sénégal.

Je me souviens de ma réaction lorsque j’en ai entendu parler : What the fuck ! Oh My God!

Mon esprit parfois trop carré se demandait comment il était possible de tout lâcher pour mettre en place une école de danse, en sachant que ce n’est pas dans les habitudes africaines de payer pour apprendre à danser.

Trois ans plus tard, c’est avec le sourire et beaucoup de fierté que je vois sa réalisation mais encore plus, je suis touchée lorsqu’elle n’hésite pas à dire que c’est avec beaucoup de travail et de sacrifice qu’elle en est arrivée là.

Croyez-moi, si vous la rencontrez après une des longues journées comme elle en a le secret, elle vous dira ce qu’il fallait dire… ce n’est pas facile.

Parce que oui, c’est ce que trop d’entrepreneurs – coachs – vendeurs d’illusions professionnels oublient de dire. Entreprendre, c’est difficile. Ce n’est pas un tour de passe-passe, votre compte en banque ne se retrouve plein à craquer du jour au lendemain.

Avant de quitter votre emploi…

Oui, vous en avez marre de dire « Oui, Patron » mais si vous voulez quitter votre emploi pour entreprendre, ne le faîtes surtout pas sur un coup de tête.

D’ailleurs, vous pouvez entreprendre en étant tout de même salarié quelque part ailleurs. Vous devrez travailler plus dur mais vous aurez de quoi tenir, en attendant d’être autonome.

L’histoire de Steeve jobs est tellement inspirante mais il y a un pas entre lire et faire. Un énorme pas.

Avant de voir l’entrepreneuriat comme l’ultime solution…

Je ne vous dit pas le nombre de jeunes fanatiques que je rencontre et qui osent me dire qu’ils ne chercheront pas un boulot mais seront illico presto leurs propres patrons… C’est la chanson à la mode.

 

Mais Samantha, il n’y a pas d’emploi. Et puis pourquoi travailler pour les rêves d’un autre quand on peut avoir le sien ?

Ma réponse est simple.

Pour apprendre.

Au delà du « Oui, Patron » que personne ne veut dire, il y a l’expérience qui s’acquiert avec le temps. Des choses qui ne s’apprennent pas toujours sur les bancs de l’école.

Les associations d’entraide et de soutien aux jeunes entrepreneurs ne font malheureusement pas grand chose, si ce n’est d’organiser des réunions pour prouver à leurs partenaires qu’ils travaillent.

Avant de tout perdre…

En me lisant, vous penserez peut-être que je suis contre l’entrepreneuriat. Que nenni ! Je pense sincèrement que c’est une des solutions pour faire avancer le continent. Mais que ce n’est pas la seule et unique solution.

Si vous souhaitez entreprendre, allez-y ! Mais gardez la tête sur les épaules et sachez que même si les prétendus gourou-entrepreneurs ne le disent pas : TOUT LE MONDE NE PEUT PAS ENTREPRENDRE.

Rien à voir avec le dessin animé « Ratatouille » où tout le monde peut cuisiner. Nous sommes dans la vraie vie et c’est un fait, nous ne sommes pas tous fait pour entreprendre.

Alors essayez, donnez le meilleur de vous, vivez votre rêve… mais sachez quand arrêter. Et tentez autre chose.

Soyez patients, soyez réalistes aussi car dans cette aventure que vous aurez choisi d’entreprendre, vous serez SEUL.

Oui, ceux qui vous encouragent ne seront certainement pas là lorsqu’il faudra boucler des fins de mois difficiles alors prenez-en note : vous ne pourrez compter que sur vous même.

Et ça, on ne vous l’a pas assez dit.

 

 




Le slam s’invite au Sommet de la francophonie

Le sommet de la francophonie se tient du 22 au 27 novembre 2016 à Antananarivo à Madagascar. En marge a lieu la formation annuelle des mondoblogueurs. Une occasion pour la slameuse blogueuse que je suis de me faire mon idée sur cet événement. Et devinez quoi ? Au pavillon de la francophonie…On slame.

 

Hier, j’ai joué l’écolière la blogueuse buissonnière…

Alors que mes co-mondoblogueurs suivaient studieusement la formation, je suis sortie prendre l’air dans le village de la Francophonie. Une promenade balade de santé au cours de laquelle j’ai été détournée par des mots…Oui ! Des mots ! Ou du Slam plutôt.

Pour ceux qui ne le savent pas, je suis slameuse au sein d’un collectif dakarois et j’ai un amour tout particulier pour cette forme d’expression. Mais qu’est-ce donc le slam ? Est-il aussi francophone qu’on le croit ?

La petite histoire du Slam

Le slam est un mouvement social, culturel et bien sûr, poétique. En 1980, Marc Smith ; jeune écrivain de Chicago organise une compétition de poésie dans le bar green Mill. En plus d’inviter le public à être jury, Smith envisageait de faire descendre la poésie de son piédestal parce que considérée comme étant l’apanage d’une élite sociale.

Pari largement tenu puisque le Slam a conquis un public hétéroclite qui s’est chargé – au fil des années – de lui donner une identité très urbaine.

Le slam s’invite au sommet de la francophonie

Le pavillon de la Francophonie accueillait des jeunes élèves, venus découvrir ce concept qu’ils connaissent de nom mais en ignorant le sens. Autour d’une slameuse souriante, ils ont découvert le slam dans toute sa splendeur.

Curieuse, j’ai demandé à un groupe d’enfant d’à peu près 11 ans si ils comprenaient mieux ce qu’étaient le slam. C’est avec le sourire, qu’ils m’ont répondu.

Le slam ? C’est comme une récitation. Mais c’est plus cool. C’est comme du rap.

Le village de la francophonie m’avait déjà éblouie avec ses murs pleins de graffitis, comme un clin d’œil à la culture urbaine. J’ai encore plus été étonnée en tombant sur cet atelier d’initiation au slam.

Un autre clin d’œil de la francophonie à cette génération curieuse et métissée qui s’emploie à réinventer la langue française.

Je disais que le français était coloré. Il est aussi jeune et facile à modeler.

Je ne peux donc qu’être heureuse de voir que la francophonie entre peu à peu à l’ère d’une franco-folie où les mots ont une histoire, s’adaptent et s’emploie dans un contexte autre qu’un dictionnaire.

La preuve en vidéo… Un texte. Un slam. Signé par votre servante.