Traoré Awa

Le Top 10 des expressions et lieux de Mauritanie

A travers ce billet , je vous fais découvrir quelques expressions et des lieux à visiter lors d’un séjour en Mauritanie surnommé: pays des millions des poètes.

 Thé:

1-    En Mauritanie, pays des dattes on aime le thé (Ataya appellation locale) consommé sans modération par une grande partie de la société. Pour la petite anecdote, des Mauritaniens se plaignent de migraine s’ils ne boivent pas du ataya.

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Autour du thé/ Crédit photo

 Ardine:

2-    Au pays de l’artiste Thiedel Mbaye , l’ardin (harpe maure ) est un patrimoine national.  Il est joué par les femmes et constitue une source musicale qui se perpétue encore de génération en génération. A ce propos, la Diva Dimi Mint Abba fut une promotrice de l’ardin, comme on peut le constater dans ce tube célèbre:

https://www.youtube.com/watch?v=WlGDnm6wnAI

Charretiers:

3-    A chacun son code de conduite à Nouakchott, la capitale mauritanienne. La situation devient ingérable des fois surtout quand les charretiers se mêlent à la danse. Un mélange de cocktails explosifs, car source d’embouteillages surtout aux heures de pointe souvent.

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Charretier en circulation/ Crédit photo

Khaima:

4-    Au pays du rappeur Monza, les khaimas ou tentes, font partie des décors. Habitats simples conçus contre la chaleur, les tentes sont visibles au niveau familial, elles sont aussi commandées lors de baptême , mariage, etc.  On y respire de l’air  pur.

Michoui :

5-    Les Mauritaniens adorent par ailleurs beaucoup le méchoui ou viande grillée. C’est à base de méchoui que le tagine  (soupe à base de pomme de terre) est préparé en général. Toute occasion est bonne par ici pour prendre du bon méchoui.

Dattes:

6-    Au pays des Mourabitounes (nom équipe nationale de foot) on consomme beaucoup les dattes. Oui, il y a lieu de préciser qu’il y a même une saison des dattes, une période où le prix est plus qu’abordable en fonction de la provenance de ce produit. Il y a même un festival annuel dédié aux dattes comme quoi on y tient vraiment en cette terre mauritanienne d’Afrique.

Bionoor, production de dattes fraiches biologiques en Algerie
Image Dattes/ Crédit photo

Gazra:

7-    En Mauritanie, vous entendrez parler aussi des gazra. Ces habitats de fortune qui se développent de plus en plus participent à l’urbanisation de la capitale mauritanienne. Une façon parfois pour de nombreuses populations d’échapper au loyer coûteux notamment dans une capitale comme Nouakchott.

Thieb:

8-    On consomme ici, le thieb (riz au poisson), un plat originaire du Sénégal. Ce menu culinaire est bien consommé par même par les non-Mauritaniens. Il est devenu un plat presque national même s’il est parfois épicé. Les incontournables vous diront que c’est ce qui fait son charme.

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menu thieb/ Crédit photo

Stade olympique:

9-    Dans un pays où le sport se développe de plus en plus à mon avis, le stade olympique est un endroit à visiter absolument. Le soir en général, les Mauritaniens de tout bord (même les femmes en voile) prennent d’assaut ce haut lieu sportif pour s’adonner à différentes danses comme le break dance, ou le  king boxing. Voir un reportage ci-dessous sur le break dance avec la voix off d’Awa Seydou:

Village de la biodiversité:

10  – Pour les amoureux de l’environnement, cap sur le village de la Biodiversité sis à côté de la communauté urbaine de Nouakchott (CUN) . Ce village est un espace de promotion de l’environnement où l’on retrouve plusieurs espèces de plantes au grand bonheur des fans de la verdure comme Maimouna Mint Saleck.


Mon séjour Abidjanais

Je visite pour la 1er fois la ville d’Abigan en Côte d’Ivoire. Comme on dit par ici au visiteur, Akwaba (bienvenue !). Un style d’accueil au pays des alloco, des maquis, du coupé décalé (danse), du cacao et du café. En un mot, le pays du légendaire joueur, Didier Drogba.
Durant près de dix jours, les mondoblogueurs 2014 ont posé leurs valises dans les locaux de l’hôtel Téreso à Grand Bassam, en bordure de mer. A Abidjan on circule à bord de taxi communal nommé « Woro-Woro » ou  de taxi compteur pour sillonner les dix communes de la capitale économique du pays d’Alassane Ouatara.

Mondoblog formation
les blogueurs sont très studieux /photo Awa Seydou

La famille mondoblog

Si le climat paraissait chaleureux, les premiers jours, la pluie s’invita au débat ces derniers jours me donna l’impression d’être au Mali, en saison  hivernale. Bref, il faut bon vivre dè ici pour discuter sur l’apport du blogging  et le web journalisme entre autre avec des intervenants comme Philipe Couve.

Une retrouvaille de 70 blogueurs venus des quatre coins du monde pour échanger dans une ambiance décalée dans la capitale des Eléphants qualifiés pour  la coupe du monde 2014 .Une compétition qui se tiendra juin prochain au Brésil.

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Quartier plateau (Abidjan) / Photo Awa Seydou

Une plateforme où l’on capte le regard du Camerounais à la voix pétillante  Dania, le sourire de la RDC (Goma) incarné par Chantal, des instants aussi pour capturer un œil sur la planète sur la plume de  Jean Robert  dont le nom de blog est : abcdetc. Bref des regards blogueurs pour qui les mots ont une force de frappe.

Un échange interactif qui se poursuit même à table où Awa la malienne résidente en Mauritanie peut débattre sur les acquis démocratiques ou non  de nos pays avec les différents ressortissants du gondwana émergent.

Awa & Joe
Séance Formation Mondoblog 2014/ Photo Awa Seydou

En dehors de ces débats d’idées des coulisses, les blogueurs découvrent des merveilles de la culture ivoirienne à travers les allers & retour des vendeurs ambulants menus de perle, de tissus et autres objets d’art made in Côte d’Ivoire.

Un malien à Abidjan

Loin des embouteillages du quartier plateau, je croise le malien Alwali vendeur de perle depuis 15ans. Présent au pays des Eléphants depuis 7 ans, il sillonne la ville de grand Bassam entre autre pour promouvoir ses produits. Une astuce pour mieux gagner sa vie dans la capitale Ivoirienne par rapport au Mali me confie-il l’air fatigué par ces heures de marche.

PERLE
Perles du vendeur le malien Alwali/ Photo Awa Seydou

Ce ressortissant de Tombouctou, qui s’apprête à se marier a le sentiment d’être bien intégré ici au fil des ans. Alwali pour qui la Côte d’Ivoire est un second pays dormait dans la rue ici hier faute de moyens. Mais aujourd’hui il parvient à assurer sa location et entretenir sa famille restée au pays.

Attentes des ivoiriens

Un parcours qui illustre sans doute la reprise des affaires au pays d’Houphouet Boigny sorti d’une crise sans précédent. Un pays où tout est priorité : demande sociale, relance économique et  stabilité politique .En attendant de répondre à ces doléances cruciales, la prochaine présidentielle est prévue pour 2015.


L’épidémie d’Ebola vue de Mauritanie

La République islamique de Mauritanie(RIM) suit de près l’évolution de l’épidémie Ebola, devenue une menace de santé publique dans la sous-région et sans doute pour le monde. Alors qu’aucun cas n’est encore déclaré au pays des millions de poètes (RIM), l’heure est à la vigilance même si le début d’Ebola en Guinée date de janvier dernier.

En Mauritanie,dans les bureaux, autour de Ataya (Thé), on en parle partout pour se prévenir et maintenir la vigilance comme l’exprime ce témoignage : « Une chose est sûre quand le gouvernement s’implique et que tout le monde est informé , si le message passe quotidiennement et que tout le monde a le même degré de compréhension, nous avons une chance de ne pas être contaminé ici », une façon d’être à l’abri de cette maladie commente le rappeur mauritanien du groupe Force Trankil Abda MC.

La prévention, c’est le mot d’ordre exprimé dans différents points de vue recueillis comme celui d’un confrère sénégalais spécialiste Santé : « Le Sénégal gère bien la situation en fermant les frontières avec la Guinée et en mettant un plan de riposte dans les aéroports et le port. Je pense que ce sont là d’excellents moyens de prévention ». La vigilance est de rigueur comme on le note un autre confrère  malien :  « Nous avons une bande importante de frontière avec la Guinée. E des zones hors contrôle à cause de l’activité artisane de l’exploitation d’or !. On a vu les émeutes à Lassa quand les gens ont appris que leur maire avait donné son accord pour accueillir certains malades ? Cela traduit la peur ! Les gens sont informés et ils savent qu’il n’y a ni médicament ni vaccin contre Ebola ». Pour Moussa E. Sall : En Mauritanie concrètement rien n’a été fait à part le blocus des frontières et un certain contrôle à l’aéroport, or c’est avec ces voyages qu’il y a des risques » estime cet activiste environnementaliste.

Ebola

Pendant ce temps, les regards sont tournés vers l‘OMS (Organisation mondiale de la santé) pour qui « L’épidémie de la fièvre Ebola en Afrique occidentale est parmi celles qui posent le plus de défis depuis l’apparition de la maladie il y a 40 ans ». Selon les derniers chiffres communiqués par l’OMS, « 101 personnes sont mortes de fièvre hémorragique depuis janvier en Guinée, sur 157 malades. 67 décès sont des cas avérés du virus Ebola. Au Liberia, il y a eu 21 cas de fièvre hémorragique, dont 10 mortels. La Sierra Leone est aussi touchée, ainsi que le Mali, où l’OMS annonce 9 cas suspects ». Cette maladie qui pose  » le plus de défis » depuis son apparition dans cette partie d’Afrique a touché depuis lors la capitale guinéenne. Sa transmission ultra rapide domine l’actualité. L’heure est « grave » estiment certains même si la Mauritanie n’a pas de frontière avec la Guinée, on s’informe constamment vu que la circulation des personnes est permanente au niveau de la frontière mauritano-sénégalaise.

Mais pour d’autres, il faut bien suivre à la lettre les mesures de sécurité d’où l’utilité d’insister sur la prévention. Depuis sa Guinée natale , le journaliste Camara Mamady nous apportait le 11 avril dernier des éléments d’éclairage sur la riposte par rapport à cette maladie « Virus Ebola : La Guinée veut empêcher à tout prix sa propagation. Les autorités guinéennes ont été prises de court, durant plus d’un mois, par la fièvre hémorragique virale d’Ebola. On ne le dira jamais assez. Et la riposte de l’administration d’Alpha Condé ne s’est pas fait attendre en mettant à contribution de nombreux spécialistes africains, asiatiques, américains et européens pour isoler et soigner les malades. Le ministre de la Communication Alhousseine Kaké pense dur comme fer que le virus Ebola s’est essoufflé. Toutes les personnes, qui veulent quitter le territoire national, doivent obligatoirement passer un contrôle thermique pour savoir si elles ne sont pas malades. Pour ce contrôle, il ne faut surtout pas afficher la température suspecte de 38°. Et l’Etat a mis, hier, 10 millards de francs guinéens à la disposition du Comité interministériel pour empêcher la propagation du virus en Guinée et dans la sous-région. »

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Un  confrère que j’ai côtoyé lors de son séjour en Mauritanie et qui était en Guinée a pu constater l’évolution de cette maladie sur le terrain et les efforts effectués par ce pays  et ses partenaires pour contenir ce virus. Selon ce confrère, le 9 avril, l’Union des 35 radiodiffusions et 6 télévisions libres de Guinée ce  a « animé une émission de sensibilisation synchronisée de 9 h à 12 h en français et en langues nationales, durant laquelle les spécialistes, autorités publiques, hommes politiques ont pris la parole dont le vice-président de l’UFDG de Cellou Dalein Diallo, le principal parti de l’opposition qui a déclaré : « La lutte contre le virus Ebola n’a rien de politique. Je félicite et encourage les efforts des autorités publiques » . Autant dire que les Guinéens resserrent les rangs face à la fièvre Ebola. Le président d’Urtelgui, Boubacar Yacine Diallo, n’a pas caché sa satisfaction : « Je suis heureux de voir tout le monde tirer dans le même sens » .

Awa Seydou Traoré

 

 

 


Le 8 mars des mauritaniennes

Les mauritaniennes viennent  de vibrer au rythme du 8 mars, Journée Internationale de la Femme. Une célébration que j’ai suivie notamment à travers une sortie médiatique des initiatrices de l’Espace de rencontre et d’échanges autour des questions relatives aux violences dirigées contre les femmes et les enfants(mis en place en 2012),  les journées de l’Association des Femmes Chefs de Famille (AFCF) , un concert dénommé « Femme Debout » ,un Forum Café & un match des « Amies du Foot ».

Le ton de cette journée a été donnée par une conférence de presse organisé par l’Espace de rencontre et d’échanges autour des questions relatives aux violences dirigées contre les femmes et les enfants mis en place en 2012. Malgré la forte sensibilisation menée, la ratification de conventions internationales  par la Mauritanie (CEDEF, CDE), la législation en la matière, les violences faites aux femmes sont fréquentes et alarmantes.

Même si le combat de cet espace tarde à donner ses fruits, Mariem Daddah, Ex premier Dame de la Mauritanie estime qu’il faut garder espoir malgré la lenteur du processus.

L’AFCF soutenue par l’Ambassade de France d »ici a célébré du 8 & 9 mars cette journée à travers une série d’activités à la Nouvelle Maison des jeunes de Nouakchott. Une manifestation marquée par une exposition et des interventions thématiques sur : La recrudescence de la violence à l’égard des femmes. Causes et Perspectives,  L’autonomisation économique des femmes , L’hygiène et l’eau potable pour les ménages, La scolarisation des filles.

Parmi les activités réalisées, figure par ailleurs le 1er Forum Café organisé au Centre Culturel de Communauté Urbaine de Nouakchott (CUN) le 8 mars dernier. Cette rencontre  initié par Tabara Mbodj se veut  un espace d’échange et de citoyenneté d’où le focus sur le leadership féminin au pays des millions de poètes.

Tabara

Il y avait du foot aussi au programme de ce 8 mars où les Amies ballon rond attendaient promouvoir le foot féminin.

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Pour ce tournoi de foot, l’équipe de Basra a rencontré  les Tigresses pour jouer la troisième place qui à été remporté par les tigresses. L’équipe de Sebkha rencontre Lock pour jouer la finale qui à été remporte par les Lock . Il ya eu une offre de Mauritel d’une Clé Internet pour une connexion d’une semaine gratuite aux deux finalistes. Quant à Coca-cola et CFAO ils offrent les coupes des trois gagnant 1 place, 2 place, 3 place. Les Amies du foot ils offrent l’eau aux joueuses et Ballon d’amitié à l’organisatrice Lala Aicha. Le croissant Rouge Mauritanien met en disposition un volontaire pour secourir les blessés du tournoi.

Un concert dénommé « Femmes Debout » a été également organisé le 7 mars dernier pour marquer cette Journée Internationale de la Femme à travers une initiative du CIMAN & Youssouf productions. 

Un concert humanitaire dont les fonds serviront à aider les femmes en difficultés selon les organisateurs pour qui la mauritanienne peut mieux faire.

Voilà quelques temps forts de cette journée spécialement dédiée aux Femmes notamment les mauritaniennes qui représentent la force démographique dans un pays où les pesanteurs sociales sont encore fortes.

Awa Seydou Tra

 

 

 

 

 


Mauritanie : manifestation contre la profanation du Coran

L’actualité mauritanienne est marquée depuis dimanche 2 mars par la profanation « de 4 exemplaires du Coran » par des inconnus dans les toilettes de la mosquée Khaled Ben Walid à Teyaret, zone périphérique de la capitale du pays des millions de poètes.

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Depuis dimanche 2 mars, les Mauritaniens sont donc sous le choc avec ce que certains perçoivent comme « une répétition de profanation du livre saint »  beaucoup se posent des questions sur « les motifs d’un tel agissement« , alors que d’autres sont directement descendus avec ferveur vers la présidence, afin de contester un tel acte. Des manifestants qui n’ont pas su souvent contenir leur passion en attendant une enquête pouvant tirer au clair cette affaire. Ils ont convergé lundi vers la présidence pour dénoncer le fait que des individus aient « déchiré » un peu plutôt des exemplaires du Coran , une actualité immortalisée par la presse locale notamment comme en témoigne cette vidéo.

Une marche que les forces de l’ordre ont tenté de disperser. On compte des dizaines de blessés et un mort :  Ahmed Ould Hamoud, un étudiant de l’université de Nouakchott selon la presse comme le retrace le film de la manifestation rapporté par un confrère du Rénovateur. Plusieurs villes mauritaniennes dont Nouakchott ont été touchées par de telles manifestations marquées par des heurts entre les forces de l’ordre et les manifestants d’où l’enjeu sécuritaire. Des images de cette manifestation relayées par la presse locale nous font comprendre l’extrême tension qui régnait tout au long de cette journée de lundi où l’on entendait des échos de citerne ça et là comme quoi le climat était chaud dans le centre de la ville.

 

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Alors que des manifestants exprimaient ainsi leur refus de la profanation dans la rue en criant « Allahou Akbar », d’autres appelaient à la retenue  et à garder son sang-froid afin de comprendre ce qui s’est réellement passé à la mosquée Khaled Ben Walid.

En attendant que les esprits se calment, le porte-parole du gouvernement mauritanien Sidi Mohamed Ould Maham, a rappelé  lors d’une conférence de presse tenue ce 3 mars que la lumière sera apportée sur les circonstances de la mort de l’étudiant et « le reste ».

En attendant la suite de cette affaire suivie avec grand intérêt ici, des interrogations demeurent :  Quelle a été l’attitude de l’imam de la mosquée Khaled Ben Walid à Teyaret et d’autres personnes qui étaient à la mosquée face aux inconnus qui ont déchiré des exemplaires du Coran ? Dans quelle circonstance l’étudiant est -il mort? Si l’acte de profanation était prémédité pourquoi le choix de cette mosquée précisément? Le développement dans les jours à venir de cette actualité en dira peut-être davantage pour éclairer notre lanterne.

Awa Seydou

 


Confidence aux amoureux

Les inconditionnels de la fête des amoureux « Saint Valentin » ont célébré en grande pompe la journée du 14 février 2014 en RIM (République Islamique de Mauritanie). Oui même si cette fête est largement préparée & arrosée chez nos voisins du pays de la Téranga (Sénégal), des mauritaniens s’adonnent à cette journée pour chanter les louanges de l’amour au moins une fois par an pour certains.

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Pour une valentine qui se reconnaitra « fêter si on a un partenaire, est une occasion de faire une synthèse , de pardonner les erreurs de faire de nouvelles promesses » alors que d’autres comme Med offre en guise de cadeaux « un roman ou des livres » pour marquer la circonstance. Une fête qui selon un confrère « passe inaperçue en Mauritanie , hormis quelques fidèles  qui font tout pour célébrer à sa juste valeur, les amoureux célèbrent cette journée dans la sobriété en donnant des cadeaux à leurs moitié ».

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Pendant ce temps, d’autres célèbrent l’amour tous les jours plutôt que d’attendre la fameuse date du 14 février où tous les hommes sont rois et les femmes des reines de 24chrono en général. Ainsi pour un promotionnaire du nom de Diagana :  « Je ne crois pas à la saint-valentin la grande journaliste mais je crois à l’amour qui doit de fêter tous les jours. » Dans la même lancée, ce DJ préfère offrir « un cadeau souvenir » pour marquer le coup. Parmi le lot de témoignage recueillis, d’autres estiment tout simplement que St valentin : « c’est pour les toubab ».

La Saint Valentin une occasion de m’interroger, de lancer le débat sur l’existence ou non de l’homme parfait. De par ma vision des choses, je suis d’avis que le parfait valentin n’existe pas sauf dans nos rêves de jeunes filles où nous avons souvent l’habitude de croire plus aux belles paroles de Jacky Rapon ou de Thierry CHAM. Pour le 1er, les valentins entendez par là, les amoureux peuvent vivre « d’eau fraiche et d’amour ». J’étais une fidèle auditrice de l’auteur « de l’enfant qui naitra » mais depuis lors bien  d’eaux ont coulé, j’ai même cessé d’écouter les chansons de zouk. J’ai fini par comprendre que trop de poésie nous éloigne de la réalité bref du concret.

Quand j’entends une de mes sister dire qu’elle rêve de « l’homme parfait », cela me fait penser à mon propre itinéraire, celle d’une jeune fille à l’époque trop sensible où je voyais tout en rose. Tout en estimant que chaque individu à droits à ses rêves, j’estime désormais que la femme doit s’attendre à tout: bref assumer la part du destin sans s’alarmer, pleurnicher pour un oui ou un non. Oui autant ,nous avons besoin d’amour pour rayonner notre vie, mais nous devons rester lucides quand il le faut, la vie continue avant tout. Pour moi, il est utopique désormais de croire à l’existence de l’homme parfait ou idéal, car ne dit-on pas que nul n’est parfait.

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Ma soeur comme on en a longuement discuté , la perfection est divine, attends toi à une vie amoureuse comme conjugale souvent à des chutes de neiges  bref à des hauts et des bas comme le résume cette citation: « La vie est faite de hauts et de bas,il nous appartient de hisser le bas vers le haut et de maintenir le haut sur les cimes ».

C’est aussi ça, faire face aux épreuves dures soient t-elles. Une épreuve qui permet aux valentins & valentins de mieux se connaitre et d’évoluer en fonction du contexte, bref, il faut s’attendre à du salé & sucré ainsi la vie.

Awa Seydou

 

 


Maty Mint Hamady succède à Ahmed Hamza à la tête de la CUN

Je ne pouvais manquer l’occasion de vous annoncer l’élection d’une femme en Mauritanie à la tête d’une structure tant convoitée comme la CUN (La Communauté Urbaine de Nouakchott). Il ya tout juste une heure, l’Agence Mauritanienne d’Information ( AMI ) a annoncé l’élection de l’ex –ministre de la Fonction Publique et de la Modernisation de l’Administration de la République Islamique de Mauritanie  Maty Mint Hamady à la tête de la CUN.

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Selon l’AMI , la nouvelle maire de Nouakchott qui commandera désormais cette structure dont Ahmed Hamza a largement promu a été élue ce 4 février 2014 à travers 25 voix contre 12. Une dame prendra ainsi pour la 1er fois les reines de cette structure de décentralisation.

Cette élection a été largement relayée par la presse mauritanienne. C’est ainsi qu’entre autre source, l’Agence Alakhbar Info rapporte cette élection :« Les 37 délégués municipaux, dont 12 femmes », provenant des neuf moughataa de Nouakchott ont pris part à cette élection de la nouvelle présidente la CUN.

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Maty certainement chevronnée comme le témoigne son parcours, aura du pain sur la plante car elle succède à  l’ex président Hamza ( par ailleurs Président de l’Association des Maires de Mauritanie) ayant rendu de nombreux services à ses concitoyens de différents horizons.

Âgée de 46 ans et mère de 3 enfants, Maty Mint Hamady est originaire d’Aïoun (situé dans le Sud-est de la Mauritanie), elle fut par ailleurs membre du Conseil de Politique Monétaire de la Banque Centrale.

Au nom de toutes les femmes du pays de Malouma, on lui souhaite de nombreux succès à la tête de la CUN comme quoi les femmes ont des compétences énormes comme l’illustre ce « Portrait de Mauritaniennes Engagées «  dont j’ai part à la réalisation en 2012.

Awa Seydou

 


Malyka Diagana: une photographe mauritanienne

« Femme du sahel, femme du monde » tel est le nom de l’exposition lancée le 9 janvier dernier à la galerie Zeinart Concept à Nouakchott, et qui prendra fin le 3 février.  Une initiative de la photographe mauritanienne Malyka Diagana  que je tiens  absolument à vous faire découvrir comme talent de femmes de ce mois.

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(Profil Malyka Diagana)

Cette Mauritanienne qui réside à Dakar (Sénégal) depuis 2009 a photographié des femmes du Sahel et du monde. Malyka qui fait partie de la nouvelle génération de photographes de la RIM (Mauritanie) a été beaucoup inspirée par sa rencontre avec le photographe sénégalais Djibril Sy.

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( L’artiste mauritanienne Djoba Gueye)

Malgré les difficultés du métier, elle sillonne la planète avec son objectif pour capter des instants de vie. Promotrice de « Linguere Artwort », elle présente  ainsi des visages Reines d’Afrique de différents horizons à travers sa 1er exposition au pays notamment à la galerie Zeinart Concept.

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Infographe, elle s’adonna à ce métier au pays de Senghor (Sénégal) faute  d’école de photographie au pays des millions de poètes. En attendant, des jeunes tentent de donner un souffle à cet art qui constitue pourtant une forme d’expression comme ce fut le cas  avec l’exposition collective nommée Made in China tenue à l’Institut français de Mauritanie (IFM) en  septembre 2013.

 

Des jeunes compatriotes dont Malyka côtoie la plupart dans la vie comme dans le travail comme ce fut le cas lors de la 6e édition  d’ Assalamalekoum Festival. Malyka Diagana pour qui la photographie a de l’avenir en Mauritanie a pris part à la 4e édition du Festival du Sahel dans le désert de Lompoul à travers une expo photo nommée «  « Femmes du Sahel ».

Awa Seydou

 


Hommage à ma mère

Plus d’un an que vous nous avez quittés, précisément ce 5octobre 2012 à Bamako, une date gravée dans ma mémoire comme votre image. J’ai toujours du mal à vous rendre cet hommage mérité par écrit, là j’essaie de le faire tout en retenant comme je peux mes larmes.

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Juste pour vous dire encore jusqu’à quel point j’ai du mal à réaliser que vous n’êtes plus à mes cotés mais comme on dit ainsi va la vie , telle fut la volonté divine. Sinon je sais que quelque part, où que vous soyez, vous suivez de près mes pas comme vous l’avez toujours fait avant que la volonté divine ne soit accomplie ce vendredi soir du 5 octobre soit trois mois après mon bref passage au Mali. Un séjour au cours duquel, on s’est vu durant 48heures car vous êtes parti en mission à Niono comme presque  chaque année à cette période.

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Ma mère vous étiez vraiment ma confidente, mon amie, celle qui s’inquiétait pour moi pour un non et un oui de mon enfance jusqu’à ce que je devienne mère à mon tour. Mère d’un beau garçon machaallah (c’est une façon de glorifier la volonté d’Allah quand on vois une belle chose) que Dieu vous a donné la chance de voir spécialement à sa naissance chez moi à Nouakchott.  Avec le recul, je me dis que Dieu a ainsi voulu cette retrouvaille entre vous et votre petit fils que vous teniez si bien dans vos bras. Vous m’appeliez affectueusement « Ma chérie » ou « Gafou » surnom donné à tous les Awa chez nous.

Merci pour ces années d’affection, de protection, de confidence, de partage et de sacrifice car comme toutes les mères, vous êtes pour moi une femme exceptionnelle, un model à qui je dois beaucoup ma réussite, chère « Nansa » votre nom.

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Chaque fois que je pense à vous, je ne peux m’empêcher de verser une larme pour exprimer ma chance d’avoir eu une mère pleine d’amour et de sagesse comme vous. Forte, femme de caractère, vous n’hésitiez jamais à dire et défendre votre point de vue, qualité que j’ai sans doute hérité de vous chère mère chérie.

Vous avez suivi à coté de Papa, mes pas à l’école primaire de Koulouba, au lycée des Jeunes Filles, au Petit Centre de Nouakchott, à l’université de Nouakchott jusqu’au CESTI de Dakar au Sénégal. Toujours avec la même tendresse, la même éloquence et la même exigence dans l’atteinte de l’excellence. Mon mariage ce 26juillet 2009 fut le beau jour de ma vie, un événement que vous avez souhaité voir de tous vos vœux à la mairie de Kati, un rêve exhaussé.

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Etant petite, j’avais du mal à m’éloigner de vous, même le temps d’un congé mais le destin a voulu sans doute que je m’installe hors du pays par la suite difficilement certes, nous nous sommes habitués toutes les deux à cette réalité. Avec le temps, c’est comme si j’étais sur place à Bamako, on s’appelait tous les jours, parfois à plusieurs reprises pour se donner des nouvelles et se faire des bénédictions constamment.

Cela me faisait plus de 2 ans en Mauritanie. Alors que je projetais de vous inviter à votre prochain congé, l’actualité au pays n’était pas rose à cause de l’instabilité du nord  du pays. Comme si je sentais quelque chose venir, je tenais à ce que votre petit fils aille passer la fête Tabaski à vos congés comme vous le souhaitiez aussi.

Puis subitement en vous appelant ce matin du 2 octobre, je devine que vous n’êtes  pas aux meilleurs de votre forme. Refusant de me le dire à 1er coup pour ne pas m’inquiéter comme à l’accoutumé, par mon insistance, je parviens à savoir que vos douleurs d’estomacs ont repris.

Bouleversée par cette nouvelle, je vous appelais matin et soir pour prendre de vos nouvelles jusqu’à vendredi. Comme vous saviez le faire, vous m’avez rassuré ce jour là lors de mes 3appels que vous êtes entrain de récupérez de ne pas m’inquiéter. Mais bizarrement ce vendredi 5 octobre, je ne parlais que d’elle constamment.

Le matin après vous avoir eu au phone comme tous les matins, je suis partie au marché 5e pour des achats mais j’avoue que je n’étais pas dans mon assiette.  Inquiète de ne pas trouver sur  place mon vendeur de friperie (pour son fils), j’ai demandé à son collègue où je pouvais trouver ce dernier. Avec un sourire, ce dernier m’indiqua que le vendeur en question est « mort ». Quand je lui ai demandé pourquoi il souriait, il m’expliqua de ne pas être surpris dans « la mesure où tout le monde meurt » m’a-t-il lancé. Sans commentaire j’ai acheté mes condiments du jour avant de reprendre un taxi tout droit pour la maison à Basra, .

Ma journée se passe ainsi avec constamment l’évocation de ma mère que j’ai appelé vers 18h avant de sortir pour une course. Dans ce 3e coup de file de la journée, elle m’a dit « Awa , je vais bien vraiment, je commence même à avoir de l’appétit, faut pas t’inquiéter, ça ira inchaallah »après ce propos rassurant, je lui ai dit que son petit fils devient perturbateur ainsi elle réagit pour défendre celui qu’elle appelait son mari mauritanien « c’est bien, qu’il soit réactif, cela veut dire qu’il ne se laissera pas faire, c’est un bon signe , il se défendra» me lança t-elle avant qu’on ne se donne rendez-vous pour « demain inchaallah ».

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Ce soir là, alors que j’étais sur le point de me coucher, mon phone sonna. C’était mon père, j’étais étonnée d’avoir un appel aussi tardif vers 22h de sa part. Au terme de salutations, il me demanda si j’allais toujours voyager au Sénégal en mission. J’ai répondu par l’affirmatif. C’est ainsi qu’il m’annonça la plus terrible nouvelle de ma vie, le décès de celle que je chérissais plus que tout au monde : ma mère, mon amie, Nansa. Elle venait de me quitter sans m’avoir dit au revoir directement. C’est que ma mère chérie s’en alla en me disant au revoir sans doute par ces coups de phone si pleins de vie et de tendresse.

Le lendemain très tôt, je pris le bus en direction de Bamako, pour assister selon ma volonté à son enterrement. Dieu merci, j’ai pu la voir une dernière fois, toucher sa main avant de lui rendre une prière d’hommage dans la morgue de l’hôpital de Kati avant qu’elle ne soit enterrée plus tard dans la matinée du 8 octobre au cimetière de Kati, le quartier d’origine de mon père. Après une journée riche d’émotions, de prières, d’hommages vers 16h, alors que je retourne à la maison parentale, une grosse pluie tomba sur Kati & Bamako pendant plus d’1h.

Selon une tradition bambara, cette pluie est un bon signe. En tous cas, je sais que ma mère a été une femme & une mère d’exception, une source intarissable pour moi, une perle rare dont je saluerai la mémoire à chaque instant de ma vie. Comme on dit en bambara, mère chérie « Inithié » merci infiniment pour tout & « Dors en paix mère ». Votre nom est à jamais gravé dans ma mémoire comme cette étoile qui illumine ma vie.

Awa Seydou

 

 

 

 


Le président Malien IBK en Mauritanie

Pour ce billet, je reviens sur la visite du président malien Ibrahim Boubacar Keita alias IBK qui vient d’effectuer en mauritanienne une visite de 72hà Nouakchott et Nouadhibou  en compagnie d’une forte délégation.

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Le Mali en RIM

IBK surnommé le « Kankeletigui» ou l’homme qui n’a qu’une parole a réalisé du 10 au 13janvier sa 1ère visite officielle en République Islamique de Mauritanie (RIM) alors que la relation entre les deux nations était jugée tendue ces dernières années .

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Cette visite que je n’ai pas pu suivre en direct pour raison de santé a été marquée selon mes échos par une rencontre avec la colonie malienne établie en Mauritanie. Ce tête à tête entre les deux chefs d’Etat (IBK et Aziz) a permis de booster les échanges bilatéraux des deux voisins notamment par l’histoire. Une occasion pour les deux présidents d’afficher dans une ambiance détendue leur entente comme l’illustre sans doute l’accolade partagée avec son homologue mauritanien sous le regard attentif des deux 1ers dame. Loin des caméras, les deux chefs ont sans doute débattu de la politique sécuritaire notamment des villes du nord (Mali) où l’enjeu sécuritaire à Kidal est toujours une question d’actualité.

Selon Awa Seydou

A mon avis le locataire de Koulouba IBK a abordé lors de cette visite la question sécuritaire liant les deux pays, la situation des réfugiés maliens accueillis en terre mauritanienne, parlé d’économie à travers la visite samedi de la zone franche de Nouadhibou (capitale économique de la Mauritanie). Une façon pour IBK dont le slogan est «  Le Mali d’abord » d’attirer les opérateurs maliens au pays du général Mohamed Ould Abdel Aziz.

KOULOUBA

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MALI IN RIM

La diaspora malienne représentée par le Haut Conseil des Maliens de Mauritanie présente tout au long de ces différentes étapes a remis une lettre à l’hôte de la Mauritanie. Parmi les doléances figurent certainement la réduction du montant de la carte de séjour dont le paiement demeure un casse-tête pour de nombreux migrants dont les maliens.

Awa Seydou

 

 

 

 

 


Un taximan trahi par son ex-copine

J’ai tenu à partager avec vous une étonnante histoire d’amour de trahison dont a été victime un taximan guinéen répondant au nom de I. Barry que j’ai croisé à Nouakchott. Le soir du 9 décembre 2013, je me rendais au quartier Socogim PS pour prendre part à une des activités de la 4e édition de Traversées mauritanides à l’espace Diadié Camara.

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Un échange avec un taximan que je trouvais préoccupé m’inspira ce billet. Il passa par le carrefour BMD pour déposer un autre client avant de continuer sur mon axe. C’est là qu’il me raconta qu’il était très fatigué et qu’il avait des soucis. Un peu curieuse, je lui demandai de m’expliquer ce à quoi il faisait allusion.

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Tenez-vous bien; il me confia qu’il sortait avec une jeune dame d’ici depuis des années malgré l’opposition des parents de cette dernière. Croyant à l’idylle parfait, il assurait presque toutes les dépenses y compris les frais de scolarité de celle qu’il considérait comme la femme idéale.

Ainsi des années passèrent, il prit la décision sage au nom de cet amour de rompre sa liaison avec cette dulcinée qu’il  chérissait tant.  Une rupture difficile, car cette copine était finalement devenue comme un membre de la famille de Barry dont le frère se trouvait en Angleterre.

Le rêve brisé

I.Barry âgé d’une trentaine d’années a une partie de la famille qui se trouve également en Sierra Leone et sa mère aimerait maintenant qu’il se marie. Soucieux de bien gagner sa vie d’abord, il ambitionnait de se lancer dans la restauration vu que les taximen étrangers sont soumis désormais à un permis vert .

Mais oubliant que trop de confiance tue la confiance, il confia environ 500 000 Um (environ 1 200 euros ou 1 300 euros) à celle qui est devenue depuis lors son ex-copine pensant qu’il pourrait récupérer à tout moment son argent.

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Le moment venu, il alla chez son ex pour retirer son dû, cette dernière qui avait utilisé la somme confiée à d’autres fins, ne tarda pas à « pisser » sous ses yeux. Pris de panique, surpris I. Barry avala sa colère et s’en alla avec le sentiment d’avoir été déçu par une des personnes qu’il chérissait le plus au monde.

Avec cette somme, Il voulait payer une partie du matériel qu’il avait déjà commandé pour ouvrir le restaurant tant rêvé. Malgré mon insistance pour savoir s’il exigeait  ou non son remboursement, il m’expliqua le regard vide, encore sous le choc de cette trahison, que son ex n’avait pas les moyens de le rembourser. La solution dont il m’a fait part est de chercher un collaborateur pour combler cette fausse note digne d’une série de télé.

Awa Seydou


Mon séjour à Kaédi

C’est à bord d’un minus bus que je me suis rendue le 4 décembre dernier  à Kaédi, une ville située à 430 km de Nouakchott que je visitais pour la 2e fois. Un séjour de deux jours coïncidant avec la célébration de la Journée Internationale des Volontaires (JIV) célébrée pour la 1er fois à l’intérieur du pays (Mauritanie).

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 Cette journée du 5 décembre dédiée aux volontaires a été organisée par le Programme des VNU, en partenariat avec France volontaires et le Regroupement des Jeunes  de Kaédi pour le développement . Le slogan de cette activité 2013 se formule ainsi: «Jeunes mauritaniens, engageons-nous volontairement pour le développement et la paix».

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Après un trajet de 7 heures où les discussions des passagers ont porté sur les législatives & municipales mauritaniennes tenues le 23 novembre dernier,  le bus arrive enfin au centre de Kaédi où les passagers ont récupéré leurs bagages devant BMCI non loin de l’hôtel Yewti où j’ai logé durant mes 48 d’escale dans le sud du pays.

Après des minutes de longues salutations des autres participants venus prendre part à cette journée du 5 décembre dédiée à toutes les formes de volontariat, j’ai vite oublié ma fatigue en dégustant un dîner dont le menu était le méchoui accompagné de couscous marocain très prisé en Mauritanie.

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Après des heures de repos mérité, arriva le 5 décembre où fut célébrée en grande pompe cette journée mondiale des volontaires devant la mairie de Kaédi. Une activité pilotée par le Programme des Volontaires Nations Unies (programme VNU), qui compte une vingtaines de volontaires dont 9 internationaux.

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Après plus d’une heure d’attente, la journée fortement sonorisée fut officiellement lancée après l’arrivée  des officiels qui a été précédée d’une course sémi marathon où des volontaires, des jeunes & sportifs de la localité ont pris part.

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Vers 11h après l’annonce de la journée dans les différentes langues du pays par des communicateurs, Sow Moussa Demba dit Thiombé, maire de Kaédi candidat à sa propre succession présenta son discours dans un décor ensoleillé.

Puis ce fut le tour du Représentant Résident Adjoint  du PNUD, José Levy de tenir son allocution où il a été question de « placer le volontaire au cœur du processus de paix et de développement ».

Ensuite le président du  Regroupement des Jeunes de Kaédi pour le Développement  Mohamedou AW,  fier « d’accueillir » et d’abriter la première JIV organisée en Mauritanie par le PNUD hors de la capitale prit la parole.

Puis ce fut le tour du Wali (gouverneur) du Gorgol, M. Mohamed El Moustapha Ould Mohamed Vall de clôturer cette cérémonie de lancement par son discours tenu en arabe.

Par la suite plusieurs jeunes ont présenté un sketch de sensibilisation sur  l’émigration  & le volontariat très suivi par le public réuni sous une Khaima ( tente).

Après cette partie officielle, avec quelques autres collègues on fit un tour au marché vers 12h 30 (en attendant la reprise de l’activité le soir) pour découvrir les multiples facettes de la teinture des femmes de Kaédi une activité commerciale et culturelle très réputée dans cette ville.

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La suite de l’activité de la JIV a été marquée par la tenue d’un match de football inter quartier opposant Touldé & Jedida.  Une rencontre amicale sanctionnée par la victoire (3- 0) de  Jedida sur Touldé.

Voilà comment j’ai vécu cette spéciale journée du 5 décembre consacrée aux volontaires même si le volontariat au niveau du programme VNU  reste majoritairement pratiqué par les hommes au pays de Dimi Mint Abba.

 

Awa Seydou

 


Priorité à la participation politique des Mauritaniennes

Plus d’une semaine après la tenue du 1er tour des élections législatives & municipales (le 23 novembre dernier), je vous parle ce matin encore de la participation des femmes à ces échéances dont le 2e tour est fixé le 7 décembre prochain.

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Accéder d’avantage aux sphères de décision politiques voilà désormais l’ambition affichée des mauritaniennes depuis 2006. C’est pour parvenir à ce challenger qu’elles battent le pavé pour promouvoir leur participation politique.

Un combat qui a permis à la Mauritanienne dans le cadre de la loi électorale de 2006 d’obtenir l’instauration d’un quota de 20% de femmes au niveau des listes électorales.

Malgré les pesanteurs sociales, les défis liés à l’analphabétisme, le manque de moyens, les mauritaniennes veulent accéder plus à l’arène politique afin de faire prévaloir leur savoir faire. Malgré les préjugés donc, elles se disent travailleuses & bonnes gestionnaires, certaines sont même convaincues d’avoir plus de compétences que certains hommes allergiques à la cause féminine.

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Les femmes faiblement présentes dans les sphères de décision sont démographiquement pourtant majoritaires. Elles représentante plus de 50% de la population du pays de millions de poètes. A défaut d’obtenir un meilleur taux de dépôt malgré la médiatisation de leurs activités, elles ont eu droit à une liste nationale des femmes.

En plus de cela, la Constitution mauritanienne assure, dans son article 1 « à tous les citoyens sans distinction d’origine, de race, de sexe ou de condition sociale, l’égalité devant la loi« . Elle accorde aussi à la femme le droit d’éligibilité et elle garantit le droit à l’égalité, les libertés et droits fondamentaux de la personne humaine et les droits « attachés à la famille, cellule de base de la société islamique« .

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Par ailleurs, dans cette constitution, on rappelle que les citoyens les citoyennes peuvent accéder aux fonctions et emplois publics, sans autres conditions que celle fixées par la loi .

Enjeux de la participation des femmes Mourabitounes

Les mauritaniennes pour unir leurs efforts ont mis en place un groupe de plaidoyer pour la  participation politique des femmes à cette élection du 23 novembre . Il s’agissait de 4 scrutins combinés auxquels plusieurs partis politiques ont pris part alors que d’autres ont opté pour le boycott.

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Plus  d’une semaine après la tenue du 1er tour le taux de participation au premier tour est de plus de 75% selon Mohameden Ould Sidi, le directeur des opérations électorales (CENI) a fait part de la disponibilité des résultats de 200 communes sur les 218 du pays ainsi que des résultats des législatives.

En attendant, suite  au  dépouillement de  224.971 bulletins de vote aux législatives du 23 novembre en Mauritanie, les partis UPR(Pouvoir) et Tawassoul(Opposition) sont toujours en tête de la liste nationale des femmes. Un dépouillement qui fait état de l’avance de l’UPR 20.14 % des chiffrages exprimés. Un parti suivi de formations telles que Tawassoul(16.87%,) APP (7.95 %)  El Wiam 3.93%, Sursaut de la Jeunesse 3.54% et AJD/MR 3.35%.

Au terme de cette échéance dont la seconde manches  se jouera samedi prochain, selon une source contactée au niveau du groupe de plaidoyer pour la participation politique des femmes (Mauritanie) l’heure est au décompte « nous suivons la publication, on n’a pas beaucoup évolué. Pour les fonctions électives, nous sommes à moins de 5% à ce stade.

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Alors que pour les législatives « on est presque sûr d’atteindre 20% » annonce t-elle  affirmant que certains partis n’ont pas respecté la loi en matière de représentativité de liste nationale des femmes même si d’autres ont fourni l’effort reconnait -elle . Selon ses propos, les partis ont placé les femmes en second position alors qu’il fallait équilibrer (homme-femme). Une exigence pour promouvoir la représentativité du genre dans les sphères politiques en Mauritanie comme le prévoit  l’objectif 3 des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) ratifié par notre pays.

Un objectif qui fixe la représentativité des femmes dans les fonctions électives administratives, dans les fonctions et mandats électoraux à au moins 33%, d’ici 2015. Un vœux dont les mauritaniennes espèrent la concrétisation malgré les objectifs de la lutte.

Awa Seydou


Carnet de route: Retour sur la commémoration d’Inal 2012

Inal, les mauritaniens se souviennent encore. Après deux éditions successives dont j’ai pris part, le voyage vers Inal n’a pas eu lieu cette année.  A la place chacun a tenu à rendre hommage les 27 & 28 dernier aux 28 militaires négro-mauritaniens  pendus à Inal (Nord Mauritanie) sous le régime de l’ancien président, Maouya Ould Taya.  A la place du voyage vers Inal , Le Collectif des Victimes de la Répression(COVIRE) a marqué cette commémoration par la ténue d’une conférence de presse et un meeting vers le carrefour Yoro Sarr.

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D’autres associations de défense de droit de l’homme ont aussi commémoré ces journées  tristement célèbre. Pour marquer l’évènement, je vous propose mon carnet de route multimédia cette fois- ci sur la commémoration d’Inal 2012 .

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Carnet de route: Retour pèlerinage d’Inal 2012

Comme en 2011, les journées de souvenirs dédiées aux martyrs d’Inal se sont tenues les 27 et 28 novembre 2012 sous la houlette de COVIRE (Le Collectif des Victimes de la Répression). Une dizaine d’organisations de défense de droit de l’homme ont pris part à ce voyage de souvenir pour prendre hommage aux martyrs d’Inal.

Ce voyage organisé pour la deuxième année consécutive a permis l’identification des tombeaux des officiers tués 1990. Des heures d’hommage marquées par le recueillement à la mémoire des martyrs, les témoignages émouvants des rescapés et parents des victimes et les plaidoyers en faveur du règlement définitif de ce passif humanitaire dont dépend la réconciliation nationale selon des défenseurs de droits de l’homme. Pour des parents des victimes: « Il ne sera jamais question de faire table rase du passé tant que les responsables de ces tortures ou exécutions ne sont pas connus et traduits en justice» précisent souvent en larme.

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Un recueillement au cours du quel une orpheline s’est évanouie sous le coup de l’émotion lors de la visite funèbre des fosses communes, dirigé par le rescapé Sy Mahamadou sous le regard attentif des éléments de l’escadron d’Inal. Des minutes amères durant lesquelles les victimes jeunes et vieux face à « des hommes en tenue insensibles » peinaient à garder leur sérénité dénonçant « un silence coupable ».

Pour les organisateurs « Inal constitue le paroxysme de l’ignominie ». Même si la lutte peine à donner ses fruits, ils  comptent redoubler d’effort, pour « une identification effective des sépultures afin que leurs proches reposent en paix ». Pour Kane Mamadou, président du Covire.   qui se dit favorable à la visite des 32 sites de tortures  fustige dans ce décor silencieux « les crimes de sang commis, le racisme de l’Etat, les crimes de l’esclavage, de la déportation et de l’exclusion que connaît notre pays ».

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Cette 2e commémoration des journées de souvenirs d’Inal s’est déroulée en présence des membres de la diaspora mauritanienne,  des rescapés comme Sy Mahamadou rescapé dInal , auteur de « L’enfer d’Inal » , Ibrahima Ba rescapé, des enfants et des parents des officiers  tués les 27 et 28 décembre 1990, rendant Inal tristement célèbre.

Après les difficultés d’accès au site Inal, liées  cette année encore au contrôle minutieux du convoi parfois « sans motif  réel » des forces de l’ordre, le convoi mené par une vingtaine de voiture, regagne sa destination sollicitée ce 28 Novembre vers 11h à travers un accueil moins chaleureux des agents de l’escadron de la brigade d’Inal. Une présence marquée par un enregistrement de tous les manifestants et un accès limité au site. Le recueillement s’est tenu en plein air, sous un soleil de plomb et sous le regard curieux des habitants d’Inal.

Pour des militants comme Alassane Dia coordinateur de TPMN les événements d’Inal symbolise « une bêtise, une tentative de génocide » qui ne doit pas rester impuni d’où son appel en faveur « des efforts concrets » pour que la lumière soit faite sur cette « date symbolique, et de recueillement » face au semblant de « règlement du passif ». Une exigence de vérité « pour honorer la mémoire des victimes » à travers l’abrogation de la loi 1993.

Témoignages des militants des droits de l’homme

Maimouna Alpha Sy, Secrétaire Général du Collectif des veuves, tenant son chapelet estime que cette visite des lieux marque une évolution de la gestion du passif car « venir ici était une chose impensable avant, c’est une concrétisation qu’il ya bien eu avancée ». Pour elle, il est temps de gérer ce passif qui prends en otage « la cohésion sociale».

Sall Amadou du collectif REV (1989-1991) est une victime civile dont le père est mort à Zouérate. Ayant perdu son père très jeune, Amadou ainé de sa famille, sans boulot stable, s’active pour arrondir ses fins de mois à travers des cours du soir  afin de combler « le financement médiocre » dont bénéficie son association. Il est certain que  « le dossier traine, l’Etat ne fourni aucun effort » ajoute -il.

D’après Mamadou Lamtoro Camara, membre du collectif des orphelins et victimes civiles et militaires (1986-1991) étudiant en 3e droit public à l’université de Nouakchott : « Il faut que  la Mauritanie puisse regarder son passé en face ». Pour ce dernier qui a effectué le voyage de commémoration de Sorimalé avant celui d’Inal cette année, il est important d’instaurer « les journées de deuil national » afin de perpétuer la mémoire des victimes.

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La représentante de la diaspora en Europe pour cette édition Marieme Kane, par ailleurs présidente de l’Association des Femmes Mauritaniennes du Fleuve (AFMA) vingt ans après les faits  estime que l’heure de la justice a sonné. Cette année une plainte sera lancée dit-elle par la diaspora car pour elle, il est important d’avancer car « sans résultat ce n’est pas la peine de continuer le combat ». En attendant, elle prône l’unité des acteurs confiant qu’il ya « tellement de division nous empêche d’avancer ».

En attendant, pour finir nous vous livrons le témoignage de Ibrahima Ba, Rescapé d’Inal . Entre 1990 -1991, Ibrahima Ba était infirmier dans la garnison d’Inal, au bord des larmes, il confie qu’il a subi plusieurs tortures avant de parvenir à s’échapper avec 500Um en poche en compagnie de Mahamadou Sy .

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A la retraite depuis 2010 Ibrahima Ba témoigne ainsi de ces années sombres : « je ne sais pas si l’état actuel va régler ce problème ou pas, mais  l’Etat  à l’époque était au courant de tout, de toutes les violences qui se pratiquaient, c’est l’Etat qui a fait ça, ils sont responsables. Je ne peux pas oublier ce que j’ai subi durant cette période cauchemardesque, j’envisage même de faire un documentaire sur ça, par devoir de mémoire. Ce qui s’est passé était un acte raciste » conclut-il.

Les organisateurs de ces journées de souvenir exigent  à travers un appel :  la construction à Inal d’un mémorial pour les martyrs, l’adoption des enfants des martyrs comme des pupilles de la nation, l’application du décret d’identification des sépultures, l’annulation de la loi d’amnistie de juin 1993,le  respect des normes et mécanisme de la justice transitionnelle, la mise en place d’une commission indépendante et autonome pour le règlement des violations graves des droits humains, l’indemnisation adéquate des victimes et ayants droits.

Awa Seydou

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Mauritanie : carte de séjour pour les étrangers

Depuis 2012, tous les étrangers vivant sur le sol mauritanien sont munis d’une carte de résident. Le montant de cette carte exigée pour tous est les ressortissants fixé à environ 75 euros.

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Une nouvelle dont l’annonce  a été un coup de tonnerre pour de nombreux migrants raflés,  refoulés parfois de manière draconienne durant la période où cette loi est entrée en vigueur notamment.

Pendant un moment il y avait un seul centre d’enregistrement à Nouakchott. Une situation qui obligeait les ressortissants des différents coins du pays de faire le voyage pour la capitale, un trajet coûteux pour nombreux d’entre eux vivant surtout de  petits métiers. Un parcours du combattant durant lequel ces derniers étaient soumis à plusieurs difficultés.

En effet, l’instauration de cette mesure dont l’application a défrayé la chronique surtout à ses débuts tant les formalités étaient jugées lourdes, son octroi clientéliste (corruption des agents), manque de bureau, favoritisme, lenteur dans les procédures (pour s’enregistrer des gens passaient la nuit devant le centre d’enregistrement), rafles, refoulements et traitement parfois dégradant de migrants pour qui la Mauritanie est devenue «une deuxième patrie».

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Une restauratrice comme Aminata vivait la peur dans le ventre prenant le soin de fermer boutique par crainte de rafles et refoulements : « J’avais peur d’être débarquée car je n’ai pas pris ma carte, nos charges sont nombreuses, le montant de la carte élevée vraiment ». C’est ainsi que son chiffre d’affaires a baissé. Son restaurant qui porte son nom n’était plus fréquenté, car elle ouvrait en fonction de la faiblesse des rafles. Son mari travaillant dans la poissonnerie a pris sa carte dès l’entrée en vigueur de cette « décision souveraine » qui vise entre autres le contrôle du flux migratoire de la Mauritanie.

Face à ces traitements qui dégradaient parfois l’image de marque du pays hôte comme l’ont souvent condamné des organisations de défense de droits de l’homme, la Mauritanie a légèrement revu la forme de sa politique mettant fin au rafles et refoulements spectaculaires.

Depuis lors bien d’eau a coulé. Les autorités annoncent par la suite la gratuité de la mesure, une annonce accueillie par une grande pompe par la majorité des migrants jugeant le montant élevé par rapport à leur revenu. Ce fut la prise d’assaut des centres. Les ressortissants notamment des Ouest-Africains se sont fait enregistrer, en recevant un reçu en retour. Mais grande fut leur déception en apprenant à nouveau quelques temps après que la carte est payante. Il fallait se munir de son reçu payer la bagatelle de 30 000 UM en un mot « être en règle » en Mauritanie qui est un pays de « transit » pour de nombreux migrants.

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(Migrant au tour d’un grin- causerie thé)

Un revirement dont de nombreux ressortissants n’ont pas compris l’enjeu et l’aboutissement. Alors que certains misent sur la réciprocité, le respect de la décision ou le non-paiement d’autres privilégient le retour au pays.

Si tous sont unanimes pour dire que les rafles et les refoulements ne sont plus pratiqués comme avant, de nombreux ressortissants surtout ouest-africains s’accordent à dire que le montant exigé est « élevé ». Les ambassades malienne, ivoirienne et sénégalaise dont j’ai rencontré les responsables ont opté pour une coordination afin d’alléger les souffrances de leurs ressortissants par rapport à ce dossier.

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(Représentant Ambassade Mali)

Le Mali rappelle  «la libre circulation des personnes et des biens entre les deux pays »  comme le stipule une convention d’établissement et de circulation des personnes entre le Mali et la Mauritanie datant du 25 juillet 1963. Le consul ivoirien va bientôt signer avec la Mauritanie trois conventions dont une relative à la libre circulation. L’ambassadeur sénégalais quant à lui préconise la réduction du montant exigé ou l’augmentation de la durée des cartes de séjour.

Des vœux dont la réalisation est vivement attendue par de nombreux migrants pour qui la Mauritanie est « une seconde patrie ».

Awa Seydou Traoré

 

 

 

 

 

 

 

 


Nouakchott : Kadji Toure dite Yaye 6ans violée et assassinée

Ces jours –ci je ne vous annonce pas de  bonnes nouvelle car l’actualité n’en offre pas forcement ici même si  les tapages politiques se poursuivent dans l’allure dans prochaines élections  législatives & municipales prévues novembre prochain.

En attendant l’insécurité bat son plein dans la capitale économique de la Mauritanie où sévissent viol et meurtre de filles et femmes notamment . Une situation inquiétante pour beaucoup de populations.

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Ce 27 octobre, une fillette âgée de 6ans portée disparue à 10heures du matin a été retrouvée morte au bord de la plage de Nouakchott vers 17h (de la même journée). Une nouvelle tragique qui fait la Une des journaux et domine l’actualité des réseaux sociaux particulièrement facebook où la condamnation de cet acte ignoble se multiplie depuis la publication de la nouvelle.

L’autopsie effectuée par un médecin de l’hôpital national révèle  le viol puis l’assassinat de Kadji qui devait reprendre le chemin de l’école ce 28 octobre.

Kadji Toure dite Yaye si rayonnante sur cette photo a été enterrée quelques heures après la découverte macabre de son corps sur la plage de Nouakchott. Les mauritaniens comptent se mobiliser pour dénoncer de tels drames et réclamer plus de sécurité pour les populations.

Awa Seydou Tra

 

 

 


La peur de prendre un taxi souvent

Depuis la mort tragique de la mauritanienne Penda Soghé Gakou mars 2013,  je vous avoue que je fais désormais une fixation sur la sécurité dans les taxis : disons que je fais désormais plus attention de là où je mets les pieds.

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En effet en Mauritanie toutes les âmes sensibles ont été bouleversées par le viol et le meurtre collectif de cette jeune mère de 20ans, mariée & et mère d’1 garçons qui a malheureusement atterri ironie du destin sans doute dans un taxi dont les conducteurs cherchaient une autre proie ce soir là. Un soir que je ne vais jamais oublié tant l’acte perpétré est ignoble et impardonnable.

Elle s’appelait Penda, elle avait 20 ans, mariée et mère d’un enfant de près de 3 ans. Elle a été violée puis tuée alors qu’elle retournait chez au 6e. Cette jeune femme a pris pourtant un taxi devant sa grande sœur, elle ne rejoindra pas sa destination dans la nuit du 28 au vendredi 29 mars. Malheureusement, c’était dans la soirée où le célèbre humoriste Mamane donnait un spectacle inédit à Nouakchott intitulé « Bienvenue au Gondwana » à l’IFM où je m’étais rendu d’ailleurs. C’est plus tard que la nouvelle de la disparition fut annoncée avant que son corps ne soit retrouvé le lendemain après d’instance recherche. Une nouvelle qui déchaine toutes les sensibilités.

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Une violence sans égale, un drame inqualifiable, la jeune Penda a été : « retrouvée assassinée, violée, les yeux arrachés, le coup cassé, un couteau enfoncée dans la tête jusqu’à sortir par la nuque » un fait inqualifiable qui heurte la sensibilité humaine.

Pour dénoncer ce crime odieux, et la violence sous toute ses formes en Mauritanie, un sit in a été prévu pour le 3 avril devant l’Assemblée nationale afin de « demander à la justice de condamner ces criminels à perpétuité. La démarche vise à « demander Justice et surtout demander aux députés de prendre leur responsabilité, celle de défendre le peuple et les citoyens qui les ont élus. Mais également un appel pour que ces criminels soient jugés sévèrement. Nous demanderons également au Président de la République de prendre sa responsabilité, celle d’un gardien du peuple et sa constitution » précise le communiqué annonçant cette marche de dénonciation pacifique en hommage à Penda Soghé. Ce sit in jugé « pacifique et responsable » avait pour slogan « Non à la violence ».

Témoignages contre l’insécurité

Pour dénoncer l’insécurité croissante à Nouakchott, comme prévu ce 3 avril, des milliers de mauritaniens se sont rendus devant l’assemblée nationale pour dénoncer le crime abominable dont a été la défunte Penda Soghé, 20 ans dans la nuit du 28 mars dernier.  Pour ce sit in  pacifique qui avait pour slogan « Non à la violence », les mots d’ordre étaient : la justice équitable, la sécurité pour tous, la sécurisation des transports publics, la fin de l’impunité et la pendaison des  auteurs de ce viol et crime.

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Un sit in dont ont pris part les membres de la famille de la victime émus, mais déterminés à réclamer justice afin que les citoyens puissent circuler en toute sécurité dans leurs pays qui devient « une ville fantôme à cause de la recrudescence de la violence sous toutes ces formes »dénonce dans la foulée la militante Aminetou Mint El Moktar, présidente de l’AFCF(Association Chef de Famille). Cette dernière se disant révoltée par de tels agissements recommande à l’Etat « d’agir afin de mettre en place une meilleure sécuritaire et de procéder au contrôle des transports publics ».

A quelques minutes du départ convoi, vers le Ministère de l’intérieur Me Fatimata Mbaye de l’AMHD nous a confié « être sous le choc à cause de ce crime barbare qu’aune société ne peut accepter » d’où la nécessité selon elle de protéger les groupes vulnérables notamment les femmes et les enfants. Ce drame doit dit-elle inciter tous les mauritaniens à se « mobiliser » afin de demander une fois de plus à l’Etat d’adopter la loi sanctionnant toutes les violences afin de ne pas « cautionner ces faits ». D’où « ce signal d’alarme » pour que soient prises des mesures administratives pour la sécurisation des transports, l’organisation, l’identification  et la numérotation du parc automobile mauritanien. Telles sont les pistes qui peuvent permettre selon Me Mbaye de mettre fin à « ces actes de terrorisme et de vandalisme ».

Parmi les manifestants, on remarquait aussi Dr Mbareken , Vice président de l’Ordre National des Médecins et Pharmaciens  qui est venu dire « non à la délinquance, non à l’insécurité absolue » expliquant avoir chaque jour l’écho de cas d’agression.

Zeinabou Mint Taleb Moussa, présidente de l’AMSME (L’Association Mauritanienne pour la Santé de la Mère et de l’Enfant) une des organisations initiatrice de la marche contre la violence faite aux femmes en 2012, très émue se dit favorable pour la 1er fois à « l’application de la peine de mort sur ces assassins » estimant que les femmes ne sont plus en sécurité dans notre pays malgré les multiples appels contre les violences sous toutes ces formes.

La longue attente des parents de la victime

Plus de sept mois après les faits, j’éprouve toujours un sentiment de peur et de révolte quand je prends un taxi surtout la nuit. Chaque fois que cela m’arrive, je prie pour Penda partie dans la fleur de l’âge pour le voyage non retour. Des mois que, les parents de la victime sont l’attente d’un procès exemplaire même si la procédure parait « lente ». La demande de liberté provisoire des meurtriés a été rejetée. Une nouvelle accueillie favorablement par la famille de la défunte qui réclame des sanctions exemplaires afin d’éviter que la RIM ne devienne un jour l’Inde en matière d’insécurité contre les femmes.

 

Awa Seydou Tra

 


Tabaski : une famille brulée par l’explosion d’une bouteille de gaz

Ce 16 Octobre, fête de Tabaski dans plusieurs musulmans comme la Mauritanie, restera pour la famille Gueye une journée inoubliable. Cette famille qui vit au 5e, un des quartiers de Nouakchott a été victime de l’explosion d’une bouteille de gaz, selon notre confrère Khally Diallo  a rapporté les faits dont les images des victimes témoignent de la gravité de ce qui s ‘est produit alors en plein Tabaski .

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Récit :

La mère de famille Binta Gueye a acheté un gaz qu’elle s’apprêtait à recharger. Mais à sa grande surprise la bouteille a eu une fuite, ainsi la chambre s’est enflammée.

Sous le coup de l’émotion, Binta jeta la bouteille et se fait bruler malheureusement à « un degré avancé » précise Khally Diallo qui sonna l’alerte afin que soutien soit apporté dans de meilleurs délais à cette famille dont la fête venait gâtée tristement.

Voyant sa mère « enflammée » la fillette Faty revenant de la boutique « s’est jetée sur elle pour la sauver » un geste hautement symbolique.

C’est dans cet élan d’émotion pourtant que « Malheureusement, la fillette prit feu à son tour ainsi que deux autres membres de la famille qui se trouvaient dans la maison ».

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C’est par la suite que les voisins entendant des cris sont revus à la rescousse de la famille Gueye. Des membres de cette famille touchés par ce drame ont été amenés à l’hôpital où ils suivent toujours des soins en attendant leur éventuelle évacuation tant souhaitée.

Pour plus d’élan solidarité

 Now place à la chaine de solidarité à afin de secourir ces personnes hospitalisées à la suite de l’explosion d’une bouteille de gaz Tabaski dernier.

Awa Seydou Tra