Traoré Awa

Mauritanie: L’humoriste Mamane nous donne les nouvelles du Gondwana

Après deux ans d’absence, le roi du rire Mamane vient de présenter à Nouakchott son nouveau spectacle « Continent à partager ». Ce comédien qui ne manque d’humour pour dire sa vision du monde dit être revenu à Nouakchott à cause du thé et de femme confie t-il là la presse gondwanaise.

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L’humoriste Mamane à Nouakchott/Crédit photo Awa Seydou

Mamane comme tout bon gondwanais dit que la religion musulmane autorise jusqu’à quatre épouses. Il a juste oublié de mentionner le » Si » voulant dire qu’il faut des moyens et une morale de fer pour être vraiment juste et offrir les même chances de traitement à ces épouses qui se livrent souvent une bataille sans merci au nom de monsieur le mari ou copain.

Bon en attendant d’en débattre avec vous , sachez que l’humoriste Mamane devenu célèbre par ses chroniques gondwanaises sur RFI (Radio France Internationale) a présenté son nouveau spectacle au public mauritanien le 27 mars dernier où personne n’a voulu raté ce menu de Mamane qui tire sur  tout ce qui bouge sans nommer personne. Est – ce une façon d’être à l’abri de la pression ou poursuite?, tel est le style utilisé par le concepteur de la « République Très Très Démocratique du gondwana » d’après qui le dernier mot revient toujours au président fondateur même si la démocratie en prend un coup dur.

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Logo du Gondwana/Crédit photo Awa Seydou

Ce 2e passage de Mamane à Nouakchott sur invitation du « festival Nuits du Rire » soutenu cette par l’opérateur Mattel et l’institut Français de Mauritanie(IFM) a permis  à l’assistance y compris Mr l’Ambassadeur de France en Mauritanie de vibrer aux éclats d’humour épicé des comédiens Moustapha Neyti, Big Baba, Pathé et Daddy initiateur de ce festival même si les comédiennes ont été absence de la partie alors qu’elles sont leur mot à dire .

Une occasion pour Mamane  inspiré par le président fondateur  de retrouver son public à travers ce spectacle où il nomme l’Afrique comme « étant ce très beau continent qu’on aime » même si en réalité « rien n’a changé » fait –il savoir sur un ton d’humour via un tour d’horizon photographique de la Mauritanie , Mali, Libye, Sénégal, Niger, Nigéria, Tchad, Cameroun , Centrafrique, Côte d’ivoire Burkina, Soudant, Togo et Benin bref… l’Afrique au cour de l’Actualité . Mamane qui sillonne le monde avec son passeport gondwanais lors de ce show d’humour a aussi parlé de la répartition de ce continent par des grandes puissances occidentales . Une façon de dénoncer cette décision historique dont les conséquences freinent encore le développement du continent . Une occasion dans ce spectacle pour  faire mieux connaitre l’histoire des africains aux africains notamment aux plus jeunes. Même si on ne peut changer l’histoire, elle doit servir de leçon voilà un des messages clé qu’on se retenir de ce cette soirée.

Ce gondwanais Mamane qui a « grandit un peu partout » n’a pas manqué de pointer du doigt les échecs de gouvernance d’un continent où le président fondateur fait la pluie et le beau temps peu importe les crises que cela engendrent.

L’Afrique comme un gâteau à se partager voilà le portrait décrit par cet humoriste Nigérien vivant en France depuis 20ans pour qui « l’humour est un moyen d’exprimer de grave choses ». Il a expliqué aux médias gondwanais que son émission sur RFI a fait l’objet de « beaucoup de pression au début ». Lors de cette sortie médiatique, ce comédien qui s’exprime dans sa langue lorsqu’il est « fâché » a fustigé le fait que « les Etats africains qui se débarrassent de la culture ». Comme on pouvait si attendre Mamane n’a pas raté l’occasion de faire allusion à la conférence télévisée du président mauritanien marqué par un bref arrêt de l’émission en direct ce 26mars. Pour cet humoriste, une conférence de ce genre ne s’organise pas en un temps record.

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Spectacle « Continent à partager »/crédit photo

Malgré un tableau pessimiste de l’actualité africaine dressé par ce gondwanais lamda, ce spectacle nous pousse a avoir envie de croire en l’Afrique . Pour le mot de la fin, il confie qu’ensemble nous pouvons construire ce beau continent, voilà une note d’espoir glissé par Mamane qui reste si attaché à ces pays qu’il parcours pour donner à l’humour toutes ses lettres de noblesse.

Awa Seydou Traoré


Polémique: le journaliste Ahmed Oud Weddia imperturbable devant Aziz

En attendant de vous raconter le séjour humoristique du gondwanais Mamane au pays du blogueur Sneiba Mohamed, je vous fais part de ce qui a attiré mon intention lors de la conf de ce 26 mars dernier . J’étais fatiguée mais il fallait suivre cette conférence de presse du président Aziz en direct de la télévision nationale la TVM .C’est un échange tout d’un coup tendu que le président mauritanien Mohamed Abdel Aziz a eu avec l’imperturbable Ahmed Oud Weddia directeur du site Essirage. Le journaliste selon l’accord tenait a posé trois questions et le président propose à ce qu’il en pose une.

Le journaliste qui avait le choix de se soumettre à cette volonté ou quitter le plateau, avait expliqué qu’il était venu pour parler poser des questions bref faire son job. Tout d’un coup le présentateur de l’émission demande l’arrêt de l’émission peut être pour une question d’image sur cette polémique qui a volé la vedette aux questions sociales où le citoyen lamda s’attendait à des mesures urgentes pour alléger le quotidien. Après quelques minutes d’interruption, la séance est reprise sans qu’on ne sache comment les choses se sont arrangées en off.

Si pour les uns le président attendait le journaliste Ahmed Oud Weddia au tournant pour d’autres le journaliste d’Essirage est « un héros » qui a gardé le cap ,son calme ,fait acte sa bravoure, alors que cet entretien télévisé n’a pas encore livré tous ses secrets côté coulisses .En attendant cet incident donne un coup de com au site au boss du site www.essirage.net qui d’après certains propos a manqué de respecte à Aziz qui incarne l’institution la république.

 

 


Voilà pourquoi j’aime le blogging

Oui le blog qui est pour moi un outil d’expression citoyen vous donne la chance de vous exprimer librement. Il vous permet d’être un observateur éclairé qui fait entendre son mot sur la gestion de sa cité ou sur les dossiers du monde même s’il n’est pas toujours facile de donner son point de vue au gondwana.

Le blogging permet de donner le pouvoir aux mots afin de combattre les maux qui sont source de notre sous développement. Oui il ya des gens qui croient aux actes qu’au parole, moi je crois aux paroles porteuses catalyseurs d’actes bref d’évolution.

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Semaine Francophonie: Awa Seydou parle de l’intérêt blogging 17mars

Tout ce que je sais ce que j’ai eu un jour cet envie d’écrire de raconter ce que j’aime et n’aime pas aussi. J’ai compris en tant que citoyenne que je peux faire entendre mes peurs, mes doutes et mon espoir de voir le blogging devenir le 5e pouvoir inchaallah. Pour moi le blogging est le reflet d’une parole, d’un rêve qui se concrétise ou non à travers la volonté, ce désir d’évolution de changement d’aspiration comme quoi le rêve peut devenir réalité inchaallah même si certains croient souvent plus aux actes qu’aux paroles. Pour moi il faut des paroles porteuses pour mettre en orbite des acteurs salutaires. Oui il faut aussi dire qu’écrire, prendre la parole s’exprimer fait du bien cela donne même un ouf de soulagement.

Je veux continuer à marcher, vibrer au rythme de la société numérique, devenu un carrefour du donner et du recevoir. Je veux dire combien le français est l’expression d’un engagement symbole de liberté expression d’opinion, un génial outil de vulgarisation du blogging qui est aussi pour moi un moyen d’expression citoyen, de pression, de plaidoyer bref une tribune au service de la démocratie.

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Club des Jeunes Journalistes à Dava TV pour parler de blogging et liberté d’expression

Le blog qui est presque un journal intime me donne le pouvoir en tant que citoyenne de voir ce qui va et va pas ,  de m’interroger, de remettre en  question certaines situations faits ou discours et de dégager des pistes de solutions selon ma vision du monde bref en fonction de mes attentes et mes espoirs de malienne d’Afrique.Il est l’expression de mon présent et futur, s’il n’existait pas j’allais l’inventer car il m’a permis de voir  de faire d’entendre un peu ma voix qui est celle d’une femme qui croit au pouvoir des mots . C’est une force de thérapie contre les maux dont nos pays font face.Le blog n’a pas de remède magique mais c’est un catalyseur qui permet à chacun d’entre nous de prendre conscience sur son rôle dans un pays et dans monde où l’extrémisme gagne du terrain malheureusement.

Le blog comme espace de citoyenneté  de prise de conscience, de mobilisation d’interpellation, d’engagement, un axe précieux pour remonter à la base le bruit de ce monde où les inégalités sociales sont réelles, où la paix est menacée chaque jour, où  le politique prime sur tout,où les violences faites aux femmes font partie du quotidien où la religion est souvent prise en otage, où le pouvoir est légué parfois de père en fils. Le blog vous permet de parle de tous ces maux à condition de croire à sa force à son pouvoir de faire de ce monde un monde où l’expression est reine.


J’ai vu un défile de mode à Nouakchott

Il ya quelque jours, j’ai eu une des rare occasion d’assister à un défilé de mode. Oui c’était bien en république très très islamique de Mauritanie que cela s’est produit. Une soirée qui a même refusé du monde et qui a tiré en longueur, une chose qui a poussé vers 3h du mat le gérant de l’hôtel a stoppé cette soirée à laquelle les invités étaient conviés à 20h heure mauritanienne.

Bon comme certains se donnent toujours un décalage horaire, certains ont pris le train en marche vers  minuit , en retard pourvu qu’on assiste pour le plaisir des yeux et de la culture. Personne ne voulait manquer l’occasion de louper ce défilé de la « Génération consciente » qui a mis en compétition 15 couturiers, 16 coiffeuses et 23 mannequins étaient en compétition pour le choix très attendu du peigne d’or pour la meilleure coiffeuse, ciseaux d’or et un trophée top modèle pour les meilleurs mannequins.

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Un défilé attendu coaché par le malien Adams Fashion Top modèle et conseiller vestimentaire qui est venu donné un coup de main à la mode in mauritania qui s’exporte peu alors que le pays a une richesse culturelle incontestable. C’est ma 1er fois  de voir de mannequins professionnels mauritaniens face à un jury.Malgré leur manque de popularité peut être à cause du poids de la tradition chez certaines communautés des passionnées de mode occasionnellement hissent  le drapeau national ailleurs c’est ça j’ai eu comme news.

Comme découragement n’est pas mauritanien , j’espère qu’il y aura un jour un festival de mode pour la promotion du savoir faire local en la matière .Une façon aussi de dire qu’on peut être branché en montrant sa culture stylé de ses plus beaux habits au nom du donner et du recevoir. Voilà une leçon apprise lors de cette soirée où certains jeunes ont défilé pour la 1er fois  .Une soirée où monsieur Ba m’a accompagné pour célébrer son anniversaire alors que Ali Mhaimid a rendu cette soirée inoubliable pour cela je lui remets le micro d’or de ce défilé où j’ai pas vu une mauritanienne (maure) défilée même en voile , c’est beau d’être tout simplement ambassador de sa culture.


Femme: la place d’un enfant n’est pas dans la poubelle

En lisant un article de mon confrère Khalilou Diagana sur « Grossesse hors mariage en Mauritanie : Le drame des enfants-poubelles » il ya quelque jours, j’ai eu la chair de poule. Je ne peux pas comprendre qu’on puisse jeter un enfant pour x ou y raison. A mon avis qu’on soit mineur, malade ou non, pauvre, très endetté , marié ,divorcé ou non etc… l’enfant a droit au bonheur, bref à la présence de papa et maman en un mot : une famille.

Je comprends un peu que la pauvreté extrême ou certaines lourdeurs font que des enfants sont confiés à des parents souvent pour leur offrir un meilleur cadre de réussite dit -on, mais je ne peux pas comprendre qu’on jette un bébé dans la poubelle sous prétexte qu’il constitue « une honte » pour une fille mineur, à cause de l’extrême pauvreté ou le percevoir comme le fruit d’un mariage précoce ou échoué. Non l’enfant n’a rien avoir avec les problèmes des grands, l’enfant a tous les droits.

Je prie tout celui qui ne peut pas subvenir aux besoins de nos chers enfants, de faire tout pour les confier à des parents ou connaissances dignes de foi,qui pourront les élèves dans une ambiance de tendresse, d’éducative et de progrès. Je n’oublie pas non plus toutes ces structures d’accueil pour qui recevoir un enfant est un don malgré les moyens maigres souvent. Pour moi tout ceci vaut mieux que de les voir aux ordures. Non la place d’un enfant,l’avenir de demain n’est pas dans la poubelle ceci est inconcevable, c’est un changement de comportement et tous les jours qui est notre 8mars doit servir de cadre dénonciation de tel fait honteux et inhumains.

Comment as- tu le courage de laisser dans une poubelle cet être irremplaçable,ce cadeau unique du genre , que tu as porté durant neuf  mois? il ne demande qu’amour de parent et une vie normale, tranquille en attendant d’être le cadre de demain si tout va bien inchaallah. Comme on dit on le choisit pas ses parents, on suit le destin :fille ou garçon, c’est un être humain point c’est tout.


Lettre à ma soeur malade

C’est avec un cœur attristé que je t’adresse cette note de sœur aînée pour te dire combien je souhaite que tu guérisses inchaallah. Oui la vie est souvent injuste, tu es jeune, pleine de vie, de rêves, tu voulais devenir agent de santé. Hélas tu es tombée malade, sans comprendre ce qui t’arrivait réellement tout comme nous d’ailleurs.Tu t’énervais vite, te fâchais pour un rien même si naturellement tu n’es pas bavarde comme moi.

Il ya des jours où tu retrouves toute ta capacité intellectuelle, il ya des fois aussi où tu chutes, une façon de faire comprendre la complexité de cette maladie qui peut se guérir (inchaallah -si Dieu le veut) car notre pays regorge de nombreux tradipraticiens qui ont les secrets des plantes médicinales. Oui j’ai vu plusieurs cas de guérison, plusieurs personnes qui ont retrouvé leur santé après d’intenses sessions de traitement, qui ont passé des mois loin des bruits des villes et qui sont parvenues à se guérir comme si elles n’avaient jamais été malades.

Alors ma sœur, pourquoi pas toi ? toi qui rêvait de porter un blouson, qui aimait lire bien les ordonnances, la maman chérie de Fatim, ma nièce adorée à qui tu manques énormément. Oui tu dois guérir !!! je sais que tu le veux de toutes tes forces, de tous tes vœux, alors laisse moi te dire que ça ira, il faut espérer à un lendemain meilleur, pour nous tu dois rester forte. Un jour viendra où tu oublieras ces instants, éloignée de tout, surtout de ta fille qui est ton amie, ta complice bref le trésor que tu rêves de voir grandir si Dieu nous le permet.

Oui j’ai hâte de te revoir dans ta splendeur, amoureuse de la vie et prête à tout pour rattraper le temps perdu. Oui, dis-toi que demain est meilleur qu’aujourd’hui, dis- toi que ce sont les  étapes de la vie, que ce n’est qu’un mauvais  passage. Tels sont mes vœux pour toi ma sœur jumelle, oui, quand on était petite, on était tellement complices qu’on nous prenait pour des jumelles.

Voilà ces mots que j’extériorise ce soir pour te dire combien on tient à toi, combien tu es indispensable à notre rayonnement. J’avais le moral si bas que je n’ai pas fêté mon anniversaire le 5 février cette année. J’espère de tout coeur que tu nous tiendras compagnie bientôt, toi la tante de Badama et Bacoma, mes deux gardes du corps. Te rappelles-tu de nos « Sambè Sambè »(présentation de voeux) lors de Tabaski à Kati le quartier d’origine de papa. Ce père qui remue aussi ciel et terre pour que tu retrouves ta santé. Cette préoccupation l’habite et son vœu ardent c’est de te voir plus que jamais déterminée. Il me raconte à chaque fois combien tu aimes te rendre utile, être autonome, voilà l’image qui me fait espérer que demain on sera tous ensemble.


MauriApp Challenge: une histoire d’application mobile

De jeunes mauritaniens passionnés de technologie offrent à la mauritanie le 1er concours d’application mobile dénommée « MauriApp Challenge » une œuvre portée par Hadina RIM TIC : www.hadinarimtic.org

Une nouvelle façon de promouvoir la création de contenus made in mauritanie via les téléphones portables pour parler simple et précis. J’avoue que je ne comprenais rien à ce thème d’application mobile, mais à force de l’entendre de plus en plus en Mauritanie ,je me familiarise avec comme pour être à la page de cette expression très en vogue dans une société islamique où les jeunes manipulent à la loupe le mobile.

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C’est la 1er fois après 50ans d’indépendance qu’une telle initiative voit le jour sous l’impulsion de jeunes mauritaniens au parfum des outils technologiques comme l’application mobile. C’est une idée porteuse dans le sens où il incite à la créativité ,l’entrepreneuriat et  une alternative au chômage des jeunes pour ce projet qui se veut « incubateur d’innovations » voilà un mot que je côtoie désormais.

Pour cette 1er édition, le challenge a donc duré trois mois , où les candidats au développement mobile ont muri leurs idées, constituer leurs équipe, ou partir en solo afin de fournir une offre répondant aux besoins de consommateurs locaux, une exigences des initiateurs de ce concours qui ont eu le soutien de la Banque Mondiale,du, Ministre de l’Emploi, de la Formation Professionnelle et des TIC et d’autres partenaires comme les opérateurs mobile Chinguitel, Mauritel et Mattel etc…

Au total de octobre à décembre 2014, 100 candidats ont postulé, les organisateurs en ont choisi 100, comme  étant la crème des crèmes, parmi ces challenger, des mauritaniennes ont répondu même si c’est pas encore la parité comme pour dire qu’elles sont démographiquement importantes et qu’elles tiennent centre vents et marée à prendre part à la marche de l’internet bref du monde. Une parenthèse pour vous présenter le 1er site conçu et administré depuis d’une dizaine d’années par la woman TIC Fatma Elkory : www.maurifemme.org , c’est le seul que compte le pays pour le moment en terme de promotion de TIC par les femmes.

Pour revenir à mauri App Challenge, dix finalistes se sont tirés du lot dont:

–         HassniaForTourists

–         Marh

–         Nazaha

–          Mauritourism

–          SanteApp

–          Bellewaremedia

–         TaxiSecure

–          MauriDiversité

–          diappApp

–          Smart city

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Soirée cérémonie Mauri App challenge/ crédit photo Mauri App

Après un report du verdict initialement prévue le 30 janvier où la Mauritanie observait un deuil suite au décès du roi d’Arabie Saoudite, les membres du jury, le public a été convié le 16 février dernier à la Chambre de commerce, de l’industrie et de l’artisanat de Mauritanie (CCIAM) pour un dernier round des candidats face au public pressé de savoir enfin qui est l’heureux gagnant de ce challenger dont ont pris part notamment des étudiants.

Après des heures de cérémonie, les challenger ont vu le bout du tunnel avec la consécration de l’application « DiabApp » présentée par Abed Kadjijetou spécialiste de génie informatique qui remporte un gros de 1000.000 UM suivi de Smart city et de Taxi secu.

Après le challenge le défi du suivi et de la promotion de ces talents mobile s’imposent quand on sait que la plu part des applications retenues ont besoin d’avantage d’amélioration bref de coaching continue pour parler comme Mariem Kane la présidente de Hadina Rim TIC.


Mauritanie: mort de soldats par accident routier

Le pays est en deuil depuis le 20fevrier dernier. Un accident routier a coûté la vie à plusieurs soldats de l’armée nationale selon la dernière tués lors de l’accident. L’accident survenu sur ChinguittyAtar a fait aussi des blessés. Une nouvelle qui attriste le pays des millions de poètes dont le moral est en berne face à ce drame qui a suscité beaucoup de communiqué de condoléances.

Face à cette douloureuse circonstance , le gouvernement  dans un bref communiqué a décrété 3jours de deuil national, une façon de marquer une pause le temps d’observer ce deuil en la mémoire des victimes de ce drame qui touche une section de génie militaire.

Au moment où, le pays pleure ces vaillants soldats tombés dans l’exercice de leur job des interrogations pertinentes demeurent sur les circonstances où l’accident s’est tenu : état route, excès vitesse, ou autre piste même s’ il est question ici de l’amélioration de l’état de santé des militaires blessés. Peut être qu’on en saura d’avantage via les témoignages des survivants de ce drame même si la grande muette n’est pas toujours bavarde.

Un silence qui pèse souvent sur la véracité des faits, comme dans cette affaire où certaines sources presses parlent de 17morts, d’autres de 20victimes , affaire à suivre donc comme on dit en bambara « tôt ou tard la vérité se découvre ».


Un regard sur des malades de Nouakchott

Rare sont les jours où je ne croise un malade « mental » sur les différents axes de la capitale mauritania. Ces carrefours sont devenus comme l’arbre à palabre ou un terminus pour ces malades pour qui le temps s’est arrêté il ya bien … longtime.

On voit  parmi ces malades, un vieux familier du coin , sac à la main, peau noircie par le charbon à contempler le lointain comme vers carrefour Sabah qui serait malien d’après des confidences. On a l’impression qu’ils attendent une visite ou qu’ils se rendent en urgence quelque part mais où?. Carrefour Saaba, carrefour boutique couscous, Bmd, on les rencontre souvent stoppés, à la recherche de nourriture,en ambiance de gueularde comme s’ils étaient toujours en connexion avec le reste du monde.

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Scène d’accident à Nouakchott/crédit photo Awa Seydou

Dormir dans la rue dans cette ambiance parfois glaciale, de sentiment d’insécurité, de vitesse des automobilistes qui roulent souvent sans aucune maitrise du code de la rout .Des jours sans réellement se nourrir, ou dormir, se vêtir à peine, pour peu je crois que l’essentiel c’est d’être là. La question qui me vient sans cesse à l’esprit: où sont leurs proches, que font t-ils pour eux, ces malades ne sont t-ils plus récupérables même par des traitements traditionnels?

voilà des pensées qui me viennent à l’esprit chaque fois que je les croise lors de  mes vas et biens dans la capitale, notre capitale où les candidats à la mendicité s’amplifient par ailleurs vu qu’elle  est la voie la plus rentable, le moyen le plus rapide ou facile d’obtenir de l’argent . En effet certains en font une base de revenus et d’entrepreneuriat, comme quoi tous les chemins mentent à Rome.

Une histoire bouleversante

Un matin, alors que je me rendais au boulot, un automobiliste vers boutique couscous par excès de vitesse toucha un malade tombé à cause de l’effet du choc, pressé de joindre son terminus, l’automobiliste sortit de la voiture et remis 1000um (environ 4euro) comme frais de soins à la personne venu secourir le malade qui saignait de la tête et peinait à se tenir debout. J’ai la chair de poule chaque fois que je pense à cette histoire qui prouve jusqu’à quel point l’indifférence de l’automobiliste est très grave.

Comment peut -on blesser une personne dont la tête saigne et faire comme si rien ne venait de se passer?.Le boss qui avait sans doute un rv business s’en alla dans la nature  laissant le malade entre les mains de ses secours qui se débrouillaient à trouver une solution à cette équation: se rassurer que le saignement cesse, ou accompagner le malade dans une structure sanitaire en prenant en charge les frais  ect… je ne pense pas que Mille Um suffirait à soigner une telle blessure.

Je me pose toujours la question , comment l’automobiliste peut t-il dormir tranquillement alors qu’il venait de laisser un homme peut être entre la vie et la mort?.

Rare aussi sont les gens qui s’arrentent pour prêter une attention à ces malades si fidèles à ces lieux comme s’ils y ont un trésor, bizarre, presque tous les jours on les voit rodé par ici, alors que les passagers des compagnies routières se patientent ou se bousculent pour prendre le départ sur cet axe carrefour nouhadhibou qui mène jusqu’au Maroc.

Même s’ils sont déconnectés de la réalité, ces personnes méritent une prise en charge, une protection même si cela demande des coûts, pourquoi pas les faire suivre à l’hôpital psychiatrique alias Hopital Dia si célèbre ici.

Pour cela aussi il faut qu’on sache à qui appartiennent ces personnes livrées à elles même comme s’ils n’ont pas appartenu à la race humaine il ya peut être… bien longtemps quand ils avaient encore la tête sur les épaules.


Mon rêve de devenir journaliste

Quand j’étais encore encore très jeune, je rêvais de devenir journaliste, je ne sais pas pourquoi mais je suis tombée amoureuse de ce métier en regardant les présentations  du Journal Télévisé(JT) de mon pays.Et comme dans un rêve j’ai été bercée par la voix d’un grand journaliste du pays (Mali) celle de Sori Ibrahim Keita alias SIK toujours en exercice à l’ORTM. Sortant du CESTI de Dakar , il accroche par ses enquêtes, ses portraits dont lui seul a le secret.

Il ya très longtemps, même si je ne comprenais pas grand chose à ce qu’il disait dans ses revues de presse de dimanche, mon attention était  fixée sur cette voix si radiophonique, portraitiste qui se particularise encore dans cette profession si attirant et risqué. A cause de ma fascination pour cette voix je regardais les journaux bref je me cultivais d’où ma passion pour les comptes rendus des films, peut être que cela me forgeait à faire ce métier sans que je ne sache au départ. Je voulais à chaque fois comprendre la fin des histoires de feuilleton que je racontais comme si je les avais réellement vécu. Littéraire à 200%, je voulais faire partie de ce cercle des informateurs qui ont la lourde tâche ou chance d’être polyvalents, bref d’être le regard des autres . Cela fait du bien de se retrouver devant une personne qui nous fascine par son savoir faire,  j’ai été très ravie de voir pour la 1er fois SIK en 2002 en Mauritanie où si mes souvenirs sont bons il était venu accompagné Amadou Toumani Touré lors d’une de ses visites officielles en tant que président du Mali.

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Studio RAES Dakar/Crédit photo Awa Seydou

Cette rencontre décisive a marqué un tournant dans ma vie, j’étais face à mon idole enfin . Je n’arrivais pas à comprendre qu’on pouvait être si connu comme lui et être si simple .SIK  d’allure simple, cultivé et très sociable me raconta ses débuts dans cette profession si passionnante ,si exigeante, je me souviens d’une de ses questions« Awa pourquoi tu veux devenir journaliste? » je lui ai dit « pour parler,donner des infos, aller sur le terrain » bref être un reporter même si je ne comprenais pas tout l’enjeu de ce métier qui demande un don de soi en terme de disponibilité, de savoir faire, de savoir être, d’engagement car il ya des jours où tu peux descendre tôt comme tu peux bosser tard sur un élément pour qu’il soit diffusable à temps.

Pour faire ce métier aussi, il faut avoir un entourage compréhensible sinon il n’est pas toujours facile d’être absent de la maison surtout pour les dames qui doivent s’occuper de leur job, du mari , des enfants, et des autres activités sociales bref être au four et au moulin, on a toujours un sommeil à rattraper. Un métier qu’on pratique par passion avant tout car il faut dire aux plus jeunes, le journaliste n’est pas un métier où tu peux t’enrichir facilement. On aime d’abord le faire, ensuite la renommée viendra si tu le fais professionnellement.

Voilà des souvenirs qui ont refait surface à la suite d’une sensibilisation dont j’ai pris part à travers le Club des Jeunes Journalistes(CJJ) qui fait découvrir le métier de journalistes aux jeunes notamment en milieu scolaire. Parmi ce lot de cibles, peut être qu’il y aura les futurs jeunes journalistes de la Mauritanie.

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Le CJJ à Ecole Bouchra/Crédit photo Awa Seydou

En tout cas donner le goût du journalisme aux élèves voilà l’opération de séduction lancé le 10 février pour le Club des Jeunes Journalistes qui va célébrer ces deux ans de bougies le 14 février prochain, jour de Saint Valentin d’ailleurs.

Durant près d’une semaine( 10 au 14fevrier 2015), cinq établissement scolaires ont été ciblés dans un premier temps afin de faire comprendre le rôle de la presse dans un contexte où chacun se prends souvent pour journaliste confondant  vitesse et précipitation. Certes la société de l’information rend accessible l’accès et la diffusion de l’information mais le journaliste reste ce métier qui demande rigueur éthique et déontologie. Malgré les dures réalités(souvent manque ou absence de contrat de travail, précarité salairiale, manque d’organisation) de la profession, il faut continuer à inculquer à nos jeunes la culture de la passion, de la rigueur parole d’une reines d’Afrique mais devinez qui ?.


Le blogueur centrafricain Baba Mahamat « Nous assistons à une situation très critique, intenable, insoutenable, invivable »

Le pays va mal , voilà un mot qui résume cette prise de parole du blogueur centrafricain Baba Mahamat pour qui le Cameroun est devenu un second pays alors que la secte Boko Haram trouble désormais le sommeil de Paul Biya président du pays des « Lions indomptables ». Je surnommais Baba avec des collègues à Abidjan « El présidenté » sur un ton taquin je disais aussi « prési célibataire » ,il me répondait que cela n’est pas grave au gondwana toi même tu sais…. bref passons au focus du jour. Ce jeune au sourire perpétuel nous livre ici ses doléances comme ses compatriotes qui s’expriment sur les enjeux des consultations populaires en cours.

C’est dur mon frère mais comme le dit le groupe Magic système de la Côte d’Ivoire tant qu’il ya la vie il ya l’espoir. Chez moi au Mali on se demande chaque jour quand est ce qu’il y aura une paix définitive au nord du pays? difficile de répondre mais disons que inchaallah… en 2015 tant que les pourparlers se poursuivent sans se ressembler.En attendant voilà le témoignage très personnel mais criant accordé à Reines d’Afrique(R.A) par Baba Mahamat une des hommes forts du blogging.

R.A : Comment se porte votre pays la Centrafrique même si vous vivez au Cameroun voisin ?

Merci tout d’abord de portez votre choix sur ma modeste personne en m’accordant cette interview. Mon pays la République centrafricaine n’a pas la bonne forme. Avec tout ce qui s’est passé et qui continue à faire de victimes au moment où nous parlons, dire que tout va pour le mieux, c’est méconnaitre les innocents qui ont été sacrifiés sans aucune raison valable, c’est aussi ignorer la situation que traverse chaque centrafricain dans son tréfonds. En de termes faciles, beaucoup reste à faire pour revoir ce pays bantu jadis paisible et hospitalier qu’est la RCA. La crise est encore présente et devant nous.

R.A : Avez-vous le sentiment que la situation se normalise dans votre pays ?

Pour être honnête, la situation s’améliore très lentement dans la capitale Bangui mais dans les provinces, c’est la population est laissée à la merci des hors-la loi. Il y a un vide sécuritaire qui n’a pas de nom. Nous assistons à une situation très critique, intenable, insoutenable, invivable. Les centrafricains en général, et ceux des provinces vivotent. Martyrisés soit par les antibalakas ou par les Seleka dans les zones qu’ils contrôlent et qui échappent complètement à l’autorité de l’Etat, la terreur est le mode de gouvernance pour faire asseoir leur autorité en se livrant à des actes de banditisme et de violence. Le peuple centrafricain est entre le marteau et l’enclume. Il ne sait à quel Saint se vouer. Chaque centrafricain vous dira qu’il n’attend plus, pas cette apparente accalmie qui peut être rompue à tout moment par la volonté soit des antibalaka soit des Seleka.

R.A : Quels sont les sources de blocage jusqu’à présent ?

Nous sommes dans une situation où la violence est utilisée et entretenue par de tierces groupes qui profitent de cette situation. Ces groupes et les personnes qui les soutiennent sont connus. Nous avons affaire à certains qui veulent bien retrouver la raison en voulant contribuer pour le retour de la paix. Cependant, un groupuscule continue à croire que seule la violence peut les amener à assouvir leurs envies lugubres. Il est malheureux que ces personnes qui nuisent au processus de réconciliation et de la paix ne soient pas inquiétées, pourtant connues même d’un enfant qui vient de naitre. Par ce qu’il y a des preuves et surtout des affirmations claires de leur part qui corroborent la thèse de leur soutien indéfectible à un groupe. Et dans ce cas de figure, les mettre hors d’état de nuire est un bon debout pour la résolution de la crise car on ne peut laisser un infime groupe d’individus prendre en otage tout un peuple.

R.A : Comment juges- vous le bilan de la présidente Catherine Samba Panza ?

La présidente de la transition Catherine Samba Panza est au pouvoir depuis une année déjà. Même si, la situation s’améliore très lentement, il reste beaucoup à faire. Lorsqu’elle avait été élue par les membres du Conseil national de transition, organe substituant le parlement centrafricain, tout le monde a applaudi le choix d’une femme qui va conduire ce peuple pour la première fois de l’histoire centrafricaine. Tout est à refaire dans ce pays, tous les indicateurs sont au rouge. Et l’espoir des uns et des autres était grand. La situation était tellement complexe et je suis sûr qu’elle ne mesurait pas les obstacles qui devraient faire surface. Elle a été très courageuse pour accepter ce poste. Mais des erreurs de choix ont été commises et tout porte à croire que l’équipe de transition n’est pas à la hauteur de ses tâches. Nous sommes dans une situation d’extrême urgence où des vies sont menacées, des enfants et des femmes dorment dans des camps de déplacés appelés « Ledger », un nombre important de la population a été contraint de se déplacer. De la sécurité en passant par les finances, l’éducation ou encore la santé, les attentes du centrafricain sont légions et difficiles à satisfaire par l’équipe de la transition.

R.A : Jugez Bozizé sans demander des comptes à Djotodja, est-ce rendre justice à la Centrafrique ?

Je me suis toujours demandé pourquoi les gens ne peuvent pas comprendre que nous vivons une situation qui résulte de nos erreurs du passé. Depuis plus de deux décennies, l’impunité s’est érigée en mode de gouvernance. N’importe qui peut se lever un matin, créer une rébellion et à défaut d’accéder au pouvoir même avec le sang dans les mains, être promu à des postes de responsabilité avec à la clé l’abandon des poursuites judiciaires. Ce cycle vicieux continue son chemin. Il est bien regrettable. Alors, pour revenir à votre interrogation, je suis entièrement d’avis que François Bozize et Michel Djotodia, tous deux soient poursuivis pour leurs rôles présumés dans le conflit qui a décimé tout un pays avec de milliers de victimes. Il faut que non seulement ces deux, mais aussi toutes les personnes soupçonnées d’atrocité, de viol, de pillage, … soient poursuivies par la justice. La justice doit faire son travail et c’est par ce biais que nous pourrons sortir du cycle infernal de violence et prévenir tous les fauteurs de troubles, s’ils ont encore en tête un autre projet funeste qu’ils alimentent. Les centrafricains en ont marre et veulent vivre dignement.

R.A : En tant que blogueur, comment racontez vous ce qui arrive à votre pays ? Est ce facile de rester neutre ou le blogging est forcement subjectivité ?

Le blogging m’a permis de m’engager de manière citoyenne dans la recherche de la paix dans mon pays. J’ai pu avoir un moyen très efficace d’expression afin de faire partager ma vision et mes idéaux pour la paix, la réconciliation, le pardon, le développement et le vivre-ensemble. Ensuite, avoir un point de vue neutre et objectif semble être le challeng pour tout blogueur même si les émotions peuvent perturber notre raisonnement. Je tente d’être neutre, impartial, objectif toute en respectant la liberté d’expression. Je ne cherche pas à offenser qui que ce soit, ni à porter des injures ou des affirmations sans fondements contre qui que ce soit. J’essaie juste d’apporter ma modeste contribution pour la refondation d’une nouvelle Centrafrique où les bases doivent être l’union, la solidarité, le respect des valeurs républicaines, le patriotisme et le sens aigu de responsabilité.

R.A : Comment observez vous l’aide à votre pays et le soutien aux réfugiés de la communauté internationale ?

Depuis deux ans, de milliers de centrafricains, des pères de foyers, des mères,… vivent dans le dénouement le plus total. Des personnes qui, il ya quelques mois encore tenaient un petit commerce, allaient aux champs, coupaient les bois pour nourrir leur progénitures. Mais hélas, l’insécurité occasionnée par la violence a muselé la force d’action de tout un peuple habitué à se battre pour avoir son pain quotidien. L’aide internationale n’est pas suffisante. Tout le monde sait que ce pays à besoin d’un important soutien afin de se relever de son coma. Je regrette que la communauté internationale qui est très consciente et bien informée de la situation ne fasse pas plus pour venir en aide à ces milliers de centrafricains obligés de vivre comme des animaux. Il faut une forte mobilisation (financière, matériels, humains,…) pour venir en aide à tous ceux qui ont tout perdu et qui ont besoin d’une infime aide pour réapprendre à vivre.

R.A : est ce facile de voir son pays dans cet état sans pouvoir changer le cours de l’histoire ?

Parfois j’ai envie de fermer la télé, d’éteindre l’ordinateur et mon poste radio pour éviter d’avoir les nouvelles, dans la plupart des cas mauvaises du pays. Je me sens si faible et je m’en veux terriblement de ne pas avoir de pouvoirs surnaturels afin de mettre fin à toute cette tuerie qui n’a fait que trop duré. Mais je garde espoir car l’espoir est la seule chose qui nous reste lorsque nous avons tout perdu.

R.A : A quand une paix en Centrafrique marquée par des crises successives depuis son indépendance ?

La paix en Centrafrique est conditionnée par une prise de conscience individuelle puis collectif des centrafricains. Chaque centrafricain doit faire un examen de conscience et dégager des résolutions pour s’engager dans la résolution de cette crise. La paix ne doit pas être un vain mot, il doit être le réflet de notre comportement, une logique de notre réflexion, une manifestation de notre désir. Chaque centrafricain doit vouloir cette paix. Alors, la paix en Centrafricain, je pourrais être optimiste en vous disant que c’est pour bientôt mais le pessimisme ne peut se désemparer de moi.

R.A : Comment appréciez vous les attaques de Boko haram au nord du Cameroun ? Est-ce un facteur qui pourrait déstabiliser le régime de Paul Biya au pouvoir depuis plus de 30 ans ?

La secte Boko haram sévit dans les régions Nord du Nigeria depuis plusieurs années. Je suis d’autant surpris par la montée en puissance de cette secte qui continue de faire endeuiller de milliers de personnes. Même s’il est bien vrai que Boko haram représente un danger pour le Cameroun, il est clair qu’il s’agit d’un problème qui doit être résolu dans un schéma sous régionale. Cette secte peut inquiéter le pouvoir de Paul Biya en instaurant un état de violence mais la vigilance doit l’emporter sur ces terroristes qui n’ont pas de respect pour la vie humaine. Il faut une réponse régionale, très musclée et concertée sur le problème de Boko Haram.


Mauritanie: manifestation contre Charlie Hebdo

Les mauritaniens sont sortis ce 14 janvier pour manifester contre la caricature la Une de Charlie Hebdo de ce mercredi sur le prophète Mohamed (PSL). Cette marche de dénonciation des caricature de Charlie Hebdo s’est tenue de BMD vers la pâtisserie des princes où le convoi a été stoppé par un important dispositif sécuritaire qui était présente aux  alentours de l’Ambassade de France durant une bonne partie de cette journée.

 A chacun sa religion ,ses limites

Je vous parle à cœur ouvert  trop de liberté d’expression tue la liberté, oui j’adore la liberté d’expression, la tolérance, la solidarité, la compension mais cette liberté tant brandie doit avoir des limites c’est la seule façon d’éviter les tensions religieuses .Je crois en une valeur: mon prophète, ma religion, ma foi. Autant je condamne la barbarie sous toutes ces formes autant j’estime que tout n’est pas caricaturable sérieusement. J’ai des amis chrétiens avec qui je cause de tout sans problème car pour moi chaque religion est vénérée par ses pratiquants et on doit pratiquer ses principes sans offenser l’autre dans ses croyances. Je suis musulmane, je respecte la religion d’autrui car chacun marche grâce à ses valeurs religieuses, sans cela on n’a pas d’attache. C’est bien de savourer la liberté mais c’est aussi bien de connaitre ses limites sinon offenser l’autre peut  être une menace pour la stabilité du monde alors que nous avons besoin de paix.

Ambiance de manifestation à Nouakchott suite à la Une de Charlie Hebdo

Coïncidence ou pas, l’Institut Français de Mauritanie (IFM) qui se trouve dans cette zone a été fermé ce mercredi pour motif exceptionnel à partir de 16h30. Des manifestants se sont désolés du manquement de mobilisation pour mieux marquer cette sortie qui condamne « cette nouvelle provocation de Charlie Hebdo contre l’Islam » confie un manifestant. A rappeler qu’aucun ténor politique n’a pas prit part à cette manifestation qui a connu sans doute des failles d’organisation car jusqu’à la dernière minute je ne savais pas où et à quelle heure elle allait se tenir comme quoi il faut communiquer en arabe mais aussi en français  afin de toucher la Mauritanie plurielle.

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Manifestation contre charlie hebdo/crédit photo Awa Seydou
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crédit photo Awa Seydou
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crédit photo Awa Seydou
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Manifestantes/crédit photo Awa Seydou
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Foule vers immeuble Elmamy/crédit photo
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Manifestants/crédit photo Awa Seydou
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Carrefour pâtisserie des princes/crédit photo Awa Seydou
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Manifestants bloqué par forces de l’ordre/crédit photo
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Jeune manifestant/crédit photo Awa Seydou
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Manifestants/crédit photo Awa Seydou

 


Attentat contre Charlie Hebdo: la France est -elle en sécurité?

Au moment où les suspects de l’attentat contre le journal satirique Charlie Hebdo retiennent un otage en Seine- et -Marne ce 9 janvier, les déclarations  en faveur ou défaveur du journal se poursuivent. En Mauritanie beaucoup condamnent l’attentat mais n’apprécient pas la ligne éditoriale de ce médias à polémique. Pour ma part, je condamne ce type de violence qui donne une mauvaise image de l’islam qui est la plus belle et grande religion du monde, ce commentaire n’engage que moi , une façon d’exprimer mon attachement à la liberté de presse , d’expression et de pensée. Je peux me tromper mais la violence n’est pas forcement la meilleure arme de riposte pour dire combien une religion est sacrée pour dire combien l’islam est sacré.

Solidaire mais éclairée

Ce drame fait surgir une nouvelle fois ces questions récurrentes: doit -on rire de tout? faire un attentat est – ce la meilleure réponse? la liberté d’expression a t-elle des limites? Charlie H pourra t-il changer un jour de ligne éditoriale?. Je suis solidaire mais éclairée, car je ne partagerai jamais l’avis du journal sur les caricatures de notre prophète (Paix et salut sur lui) et toutes autres idées ou actes qui peuvent porter atteinte à cette religion , car je tiens à ce principe « La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres« . La meilleure façon de répondre aux provocations de Charlie H c’est d’user des plumes pour chanter les louanges de notre islam, vecteur de paix, de tolérance, d’amour bref d’humanité.

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Manif solidarité à Charlie Hebdo/Crédit photo

Tout en condamnant l’attaque contre Charlie Hebdo, je me pose certaines questions sur les faits, car je ne parviens pas à comprendre comment des individus ont accédé facilement à ce journal comme tout visiteur sans aucun soupçons, commettre cet acte et s’enfuir. Plus de quarante huit heures après l’attentat, les suspects courent toujours et font parler d’eux à travers une prise d’otage relayée par la plate forme www.mondoblog.org et la presse . La sécurité de Charlie Hebdo pour qui tout est caricaturable n’était -elle pas assurée alors que la France est sensée être en alerte face à son engagement contre le terrorisme ?  d’où la relance du débat sur la sécurité des journalistes et la sécurité en France.


« Mémoire Noire » témoignage sur une page sombre de la Mauritanie

Le réalisateur mauritanien Ousmane Diagana se penche sur une page noire de la Mauritanie, celle de tortures et exécutions de militaires sous le régime de Maaouiya Ould Sid’Ahmed Taya. Pour témoigner de cette page douloureuse de l’histoire mauritanienne, le réalisateur de « La blessure de l’esclavage » a rencontré Mahamadou Sy un rescapé auteur de l’Enfer d’Inal « Mauritanie : l’horreur des camps ».

Ce documentaire est celui d’un témoignage poignant sur une page d’histoire qui n’a pas fini de livrer tous ses secrets car tous ceux qui ont été touchés de près ou de loin par cette tragédie attendent justice depuis plus de vingt ans. Ce film rappelle sans doute que l’histoire ne s’oublie pas ,que rien ne s’efface  car il y aura toujours des gens pour dire l’histoire ou rappeler les faits comme Mahamadou Sy un assoiffé de justice dont voici la version des faits. « Mémoire noire », est sélectionné pour le festival « Regards sur le cinéma du monde » qui se tient du 22 au 31 janvier à Rouen en France.

https://www.youtube.com/watch?v=N1mpXbe6HG4&feature=youtu.be&app=desktop

 


Mauritanie: Quand la chroniqueuse Mariem Derwich parle des femmes(Vidéo)

Pour démarrer 2015 je vous invite à la rencontre de la franco mauritanienne Mariem Mint Derwich pour qui la poésie est l’expression du monde. C’est ainsi qu’elle nous fait partager sa colère, ses envies et peurs notamment dans son recueille de poème et de textes intitulé: « Mille et un je » . Son constat est que ses consœurs peinent à s’imposer, à se libérer des lourdeurs sociales d’où ce goût d’inachevé. Témoignage d’une plume engagée à voir absolument:


Recrudescence des viols en Mauritanie

A Nouakchott une fille de 10 ans a été violée, brûlée avant de décéder des suites de ses blessures le 21 décembre dernier à l’hôpital national. Je vous avoue que mon moral est en berne. Je ne parviens toujours pas à comprendre comment une personne peut se donner le droit d’enlever la vie d’une autre personne. En Mauritanie, le viol devient pratique courante. Des militants des droits de l’homme dénoncent sans cesse « la recrudescence des violences sexuelles » et réclament « la mise en place d’une législation forte et appropriée en la matière ».

Violer en soi est un crime pour moi contre l’humanité. Aucune raison ne peut justifier ou pardonner cet acte humain inqualifiable. Je suis terrassée par l’incompréhension, une colère immense et des interrogations interminables. Comment cela peut-il se répéter soit près d’un mois après la condamnation à mort des meurtriers de Penda Soghé? .
J’avoue que j’ai eu beaucoup de mal à écrire ses lignes. La République islamique de Mauritanie devient-elle celle de l’impunité où les violeurs font la pluie et le beau temps. La prison ne fait rien à ces malfaiteurs.

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Militantes AFCF/Crédit photo AFCF

N’a-t-on pas en tant qu’enfant,ou adulte le droit de circuler librement dans son pays, son quartier, d’aller à l’école coranique sans danger ? Pourquoi la société mauritanienne devient violente,  pourquoi ?. J’ai la chair de poule depuis l’annonce de ce nouveau drame, ce énième viol suivi du meurtre de la victime comme si la vie de l’individu était insignifiante.

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24dec 2014 AMSME/crédit photo AMSME

 Cette situation signifie-t-elle que le combat mené est inefficace alors que les femmes notamment mauritaniennes s’activent pour l’adoption d’un avant-projet de loi pouvant criminaliser les violences sexuelles depuis 2012.

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« Espace droits des femmes » /Crédit photo rédaction Cridem
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Sit in AFCF 24 déc 2014/Crédit photo AFCF

Tout a été dit sur l’urgence de la mise en place d’une législation forte sur ces types de violences. La bonne mesure tarde, malgré  les sit -in, conférences de presse et plaidoyers.  Ce 24 décembre, une conférence de presse s’est tenue à l’AMSME, pour dénoncer ce énième viol. Au même moment, les parents de la victime et des militantes de l’AFCF ont organisé un sit in devant la présidence. Un hommage a été aussi rendu à la victime ce 26 décembre au carrefour Madrid durant une heure mais comment faire pour que la donne change une bonne fois pour toutes?. Affaire à suivre…

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Sit in contre viol et meurtre 26dec/crédit photo Awa Seydou

 

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Sit in carrefour madrid
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Hommage à Zeyneb/Crédit photo Awa Seydou

 

 


Le film de Abderrahmane Cissakho « Timbuktu » choque la blogueuse Fatouma Harber

Le nouveau film d’Abderrahmane Cissakho « Timbuktu«  a été présenté lors de la dernière édition du festival de Cannes. Ce court métrage revient sur l’occupation du nord du Mali par les Djihadistes et anarchistes. Ces derniers font subir durant des mois d’occupation des atrocités et injustices à la population dont celles de Tombouctou. Ce film tourné à Aoulata en Mauritanie retrace les grands axes de cette page sombre à travers des personnages.  Si beaucoup salue ce film , Fatouma Harber une Tombouctienne  a été choquée par cette production d’un des grands cinéastes du continent. En attendant que je rencontre peut être ici Abderahmmane.C ,la blogueuse malienne explique à Reines d’Afrique sa position critique sur « Timbuctu ».

Reines d’Afrique : Fatouma Harber, vous êtes une blogueuse malienne, le film de Abderahmmane Cissakho «  Timbuktu » vous a choqué, pourquoi ?

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Fatouma Harber/Crédit photo

Il y a beaucoup de choses dans ce film qui m’ont choqué du scenario aux idées que le cinéaste essaye de véhiculer sur la ville de Tombouctou. Il faut dire que je ne lui reproche pas d’avoir voulu faire un film sur Tombouctou ou n’importe quelle ville du Mali, que ce soit le nord ou le sud, il en a le droit je pense. Mais c’est cette engagement du film pour ceux qui nous ont fait souffrir (quand je dis-nous, je parle de toute la population de Tombouctou, noirs et blanc de toutes les ethnies aussi bien songhay, peul, bambara Touaregs qu’arabes).

Des inconnus viennent dès l’aube aux abords de votre ville, tirent un bon moment avant de rentrer dans la ville, conduisant des pick-up surmontés d’un drapeau inconnu qui crient azawad et détruisent tout dans cotre ville avant de faire le tour de la ville pour prendre tout ce qu’il y a comme véhicule pour les « prendre » et les faire disparaitre et instaurer une soi-disante charia qui n’est applicable que sur la population noire de la ville.

Beaucoup ont pris le chemin de l’exil, certains craignant de servir de cobaye pour ces fous de Dieu, d’autres ne voulant pas se mouiller avec ceux de leur ethnie qui ont pris les armes ou par peur de représailles… et ce film vient inverser le déroulement des faits, pour (j’utilise les mots de la presse française qui semble avoir adoré le film) « humaniser les djihadistes ». C’est cela qui m’a choqué. Cette velléité de changer la réalité des faits pour la remplacer par la sienne, cette phrase qui revient à chacun de ses commentaires ou de ceux de ces comédiens : c’est la réalité, cela s’est passé à Tombouctou alors que ce n’est pas la réalité et que les faits se sont déroulés bien autrement.

Quand on fait une fiction pour échapper aux critiques qu’un documentaire aurait fait naitre on se contente de dire que c’est une fiction, on ne chante pas partout que c’est basé sur la réalité et qu’une ethnie que vous avez choisi de défendre (vous en avez le droit autant que celui de faire ce film) est victime jusqu’à en pleurer. Un ami disait : c’est comme si, en pleine guerre mondiale on ignore toutes les souffrances que les nazis font vivre à la population, pour tourner un film sur une petite famille irréprochable allemande.

Cette représentation est celle d’un ami mais résume mon sentiment et celui de beaucoup ici à Tombouctou. Nous sommes bien impatients de voir ce film même si nous doutons que le réalisateur l’amène ici, car nous ne l’intéressons pas. Il veut juste effacer l’ardoise de nos bourreaux à l’international. Ce sont les mêmes personnes qui sont des victimes pour lui qui ont pris les armes. Le proverbe songhay dit : « quand un menteur te devances chez ta propre maman, tu n’auras pas ta part de gouter »

Reines d’Afrique : Telle est votre position par rapport à ce film qui est pourtant salué au niveau mondial comme un outil de compréhension de l’oppression djihadiste et du calvaire que cela a représenté pour la population de cette localité ?

Si le film est salué au niveau international comme outil de compréhension de l’oppression djihadiste et du calvaire de la population, je pense que les gens se flouent au niveau mondial car ce film est loin de montrer ce que nous avions vécu à Tombouctou (ou pas) pendant cette année d’occupation. Les gens se sont retrouvés du jour au lendemain sans aucun repère hiérarchique, administratif ou sécuritaire.

Ce n’était pas la charia, mais l’anarchie qui régnait, des femmes ont été enlevées et ont été violées à plusieurs reprises avant d’être remises à leurs familles pour être rejetées par leurs conjoints, plusieurs personnes ont été dépouillés de leurs biens, d’autres emprisonnés.

Dans le cas du jeune homme qui a été amputé d’une main alors que leur juge islamique avait réclamé une somme qui a été versée par la famille de la victime, cette fille qui a été fouettée le jour de la tabaski parce que « leur si gentils djihadistes » pensaient que son voile était trop transparent… c’est à n’en pas finir ! il est facile d’apprécier le beau paysage, le lyrisme ou même cette partie de foot avec un ballon invisible quand on vit à Paris ou même à Nouakchott, quand un adolescent parce qu’armé, du bon camp et de la bonne ethnie te confisque tout ce que tu as ordinateur, téléphone, montre, habits , argents et même tes amuse-gueule en plus des insultes qu’ il te crie en te mouillant avec sa salive…

Reines d’Afrique : Est-ce qu’il ya aussi des éléments de ce film que vous jugez intéressant en dehors de l’aspect critique qui est fondamental pour soigner l’image de marque de la cité des 333 saints ?

Oui que Tombouctou est une ville de savoir et de tolérance où les femmes se battent tous- les jours.

Reines d’Afrique :En tant que blogueuse que diriez-vous à Abderahmmane Cissakho si vous le rencontrez aujourd’hui ?

Si je rencontrai Sissakho, je lui dirai juste un proverbe : « on ne peut savoir lequel chante le mieux si on n’écoute pas le timbre de son de deux oiseaux »

Reines d’Afrique : Selon vos constats est- ce que le film « Timbuktu » a eu un impact ou non sur la vie des habitants de Tombouctou et du nord du pays en général ?

Je n’ai pu constater cet impact en tout cas, beaucoup ne savent même pas que ce film existe ; ici on sort d’une mauvaise saison pluvieuse, il y a encore des bandits armés et autres des coupeurs de route, des engins explosifs et même des kamikazes alors que la population essayent de reprendre sa vie d’avant « cette occupation-là ».


Mauritanie : ce que je pense de la carte de séjour

Je reviens encore sur la décision de la Mauritanie d’instaurer en 2012 une carte de séjour . J’ai constaté que depuis cette date beaucoup de migrants ont plié bagage, vivent caché, ont réduit leur déplacement dans la ville par exemple,ou se sont résignés à payer cette somme pour s’offrir un séjour « tranquille » durant un an. Depuis lors, rien n’a changé, à part que les arrestations se font moins spectaculairement qu’avant comme me l’ont dit certains migrants. Oui, mon ami,  la décision d’instaurer la carte de séjour est « un acte souverain » mais le prix de cette denrée reste inaccessible pour de nombreux migrants qui évoluent dans le secteur informel gagnent leur vie  comme on dit molo molo (doucement).

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Centre recensement des étrangers/ Crédit photo Noorinfo

C’est même difficile de sortir surtout ceux qui ne sont pas à jour, tenez -vous bien, l’autre jour, j’ai demandé à ma tante « Couroumani » de venir passer la journée pour prendre de ses nouvelles, mais à ma grande surprise elle me réponds  » thié ma fille, c’est pas facile de sortir avec la carte de séjour, on peut me prendre et il me faudra verser l’argent , là je suis à cité » plage chez mon amie , on se reprends » voilà comment se termina la discussion téléphonique m’annonçant qu’elle est à Nouakchott pour quelque temps encore, elle vendeuse de bissap (jus) de son pays d’accueil.

Carte séjour deux ans après

Mais peu importe toutes ces raisons car la rim (République Islamique de Mauritanie) est décidée à mette la main sur les trente mille Um(75euro) de chaque étranger vivant sur son sol. La course au migrant pour le paiement de ce dû se poursuit lentement mais surement notamment vers les quartiers périphériques.Il faut souligner que suite à de nombreuses critiques au début sur les méthodes d’arrestation , refoulement,  cas de corruption, la rim a mis de l’eau dans son thé et veille comme discrètement au versement du montant de façon moins musclée. Voilà une bonne nouvelle pour les défenseurs de droit de l »homme, les migrants, et des mauritaniens pour qui la main d’œuvre étrangère est importante.

Malgré ce changement de stratégie d’action de nombreux migrants peinent encore à rassembler ce kalis ((argent) jugeant que la vie est chère et les charges nombreuses. Ce pendant  les pro « réciprocité » attendent juste que leur ambassade mettent des bus à leurs disposition pour rejoindre le bercail. Même ce matin, j’ai rencontré au centre d’enregistrement des étrangers de Tevragh Zeina lors du renouvellement de ma carte de séjour,  une malienne qui m’a juré qu’elle n’allait pas payé de son gré témoignant que son patron lui a donné les 30.000Um pour qu’elle « se mette à jour » . Je lui ai dit que c’est la seule voix normale pour « vaquer à ses occupations sans avoir la peur dans le ventre » pour reprendre bien dit le taximan Solo.

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Journée d’information des migrants/Crédit photo Awa Seydou

« Il faut l’application de la réciprocité »

Mais  tous ne sont pas de cet d’avis, comme une tigresse, mon interlocutrice avec qui je fais le rang persiste et signe: « ma sœur, il faut qu’on montre à la rim de quel bois le mali se chauffe, il nous fatigue, on doit agir avec la rigueur , la réciprocité, on ne peut pas compter le nombre de mauritaniens vivant au Mali, cela va leur servir de leçons ». En guise de calmant, Je lui ai dit que les autorités maliennes d’ici sont conscients de cela d’après des confidences relatives à ce débat d’actualité, mais que le Mali respecte depuis un texte signé avec la Mauritanie de Moctar Ould Daddah .Ce document stipule « la libre circulation des personnes et des biens ». Lassée de ma diplomatie, ma sœur me dit alors » le passé, c’est passé, on est dans le présent, nos fama(autorités)  n’ont qu’a agir face à ce que nous vivons depuis l’instauration de cette carte ». Le défaut du malien est qu’il revient rarement sur sa décision pensais-je. Une chose qui énerve Monzon pour qui « une ambassade qui ne règle pas les problèmes de ses ressortissants ne sert à rien ». Mon tonton Diarra plaidant en faveur de « l’unité des maliens » face à ce dossier sensible reconnait « l’attentisme des supérieurs maliens » au nom de la diplomatie.

Des migrants se font discret pour ne pas se faire prendre

La plu part des migrants qui se pointaient vers l’axe garage malien ou Sénégal entre autre se font rare comme au niveau du terminus de l’Eglise. De nombreux commerçants du soir ont soit fermé boutique ou descendent tôt pour ne pas prendre le risque de se faire choper au moindre faux pas ou oublie. Ben!! il ya en aussi qui préfèrent s’organiser, économiser pour payer la carte qui leur permettre durant un an de travailler sans risque de refoulement au bercail. Là encore, il faut faire du rang pas pendant des jours comme avant même si l’attente peut être parfois longue à cause des gardes postés devant le centre qui font de la préférence par ne pas dire de la discrimination en faisant rentrer  » les boss » au détriment des ordinaires. Ceci se passe devant des migrants pointés dans la fraicheur et souvent le soleil ardent attendant avec patience en trois temps: devant le centre , dans la cour, et enfin dans la salle tant sollicitée pour y verser les 30 .000.

Il faut un enregistrement sans favoritisme

Le suivi du rang est source de problème souvent. Ainsi à mon tour, j’ai fait une mise au point avec un garde qui fit rentré un autre migrant alors qu’on suivit le bout du tunnel. Me demandant ce qui se passait, je lui ai dit que l’autre est rentré sans suivre l’ordre, il me dit « et alors? » . Je lui ai répondu que cela n’est pas normal , il ajoute  » si vous parlez, vous sortez!! » tout d’un coup j’étais vraiment énervée, je lui ai répété » Mr ce que j’ai dit est simple, il n’avait pas à se mettre devant nous, s’il ne fait pas le rang ». Voyant que l’ambiance chauffait, son supérieur demanda des explications que j’ai fourni avec plaisir. Après écoute, il me dit que l’autre venait juste récupérer sa carte, une opération plus rapide que l’établissement ou le renouvelle de ma carte comme c’est mon cas. C’est pour vous dire vous dire que chaque patience à un coût bref une fin. Si les gens venaient et s’enregistraient sans favoritisme à travers plus de bureaux, tous les migrants qui le veulent ou peuvent se recenser en un temps record.

Mon avis rek

Pour finir j’ajoute pour un peu polémiquer que la carte de séjour peut être un frein à la polygamie de certains migrants qui penseront à réduire les charges plutôt qu’a les multiplier par two avis d’une malienne d’Afrique.