Rose Roassim

2019: La démocratie visitera -t-elle l’Afrique Centrale?

En 2019, Parlerons-nous enfin de démocratie en Afrique centrale?

La démocratie visite l’Afrique centrale en 2019?  Y aurait-il  peut-être de démocratie en Afrique Centrale. Enfin une alternace dans un pays ce cette Afrique de la France! un avenèment de la démocratie? la démocratie visite-t-elle l’Afrique centrale? Des multiples questions qui me viennent à l’esprit depuis quelques jours. La Démocratie visite l’Afriqu Centrale?

En effet, depuis la proclamation des resultats des éléctions en RDC, je me demande si 2019 serait une année d’avénèment de la démocratie en afrique centrale. Je continue à me poser sérieusement cette question d’autant plus que les autres jeunes africains. les éléctions, on en avait vu, mais de libre et transparent, jamais en afrique centrale.

Pour des pays habitués à être manipulé par la France, puissance coloniale, pendants plus de 60 ans, c’est un pas en avant. les éléctions organisées au Congo ont échapée à la manipulation des puissances extérieures, notamment la France. une grande première pour un pays d’Afrique centrale. c’est à ce demander si la Francafrique est entrain de mourir pour de vrai. sommes-nous entrain de voir l’aire de la Démocratie en Afrique Centrale? pour moi, c’est un bon présage.

Afrique centrale, des pays marionettes

Pendant longtemps, l’Afrique Centrale est loin de l’ère de la démocratie. C’est une Afrique encore tenue en lesse par la force coloniale. Comme le demontre l’exemple des decisions, des resultats des élections et des tripatouillages de la constitution de nos pays.  le président Tchadien Idriss Déby tno, disait au cour d’une interview ceci: « un constitutionnaliste francais dont j’ignore le nom est venu modifier la constitution ». Une déclaration qui a fait couler beaucoup d’encre dans les média et les réseaux sociaux. Une affirmation qui montre comment nos pays sont manipulés de l’extérieur. Une déclaration d’une démocratie de dupe.

En effet, c’est toujours triste de voir qu’au délà des dits et des nons dits, les pays de l’Afrique centrale souffrent encore des problèmes de gouvernances. les pouvoir sont marchandés selon les interêts du pays colonisateur.

les ressources naturelles profitent plus aux étrangers. c’est à se demander s’il y avait vraiment la démocratie en Afrique Centrale. Les grandes orientations viennent toujours de l’exterieur. Les grands changements se font pour l’interet de l’exterieur. les populations de nos pays sont instrumentisées pour jouer de la comédie publique.

Un vent d’alternance souffle, la démocratie visite-t-elle l’Afrique Centrale!

2019, on sort enfin du scenario habituelle ou le pouvoir passe du père au père ou du père au fils.  pour un début d’année, un régime ne passe pas du père au Fils. Mais d’un parti à un autre. une Famille à une autre. On se dirait que c’est l’avénèment de la démocratie en afrique centrale. ça y est! au congo démocratique, un régime passe à un autre.

l'éléction de l'opposant Félix en RDC montre-t-elle que la démocratie visite l'Afrique Centrale
le déclaré vainceur des éléction en RDC Félix K. (Photo. Le Soir.be)

 

 

 

C’est un grand pas en avant en Afrique Centrale. Une lueur d’espoir d’un changement dans nos pays gouvernés par les mêmes personnes depuis plus de 30 ans. Un vent de démocratie visite l’Afrique Centrale. Même si cela n’est pas du goût de tout le monde. On peut au moins parler d’une alternance.

Pour une fois, on n’assiste pas à un pouvoir comme celui du Cameroun, ni du Tchad, moins encore du Gabon. ( Paul Biya du Cameroun, Idriss Déby du Tchad, les Bongo au Gabon).

La démocratie visite L’Afrique Centrale

pour moi, jeune Africaine, que  la démocratie visite nos pays d’Afrique Centrale. Que nous puissions organiser des éléctions libres et transparentes.

 


2018, une année de turbulence sociale au Tchad

Cette année 2018, on en parlera encore longtemps dans l’histoire du Tchad. C’est une année de turbulence sociale. Une année de rêves brisés, une année d’engagements désorientés. c’est une année d’espoirs perdus. En tout cas, c’est comme ça que j’ai vu 2018. Elle a précipité beaucoup de personnes dans le désespoir.

Un année des salaires sabrés !

On se souviendra de 2018 dans l’histoire des fonctionnaires tchadiens;  des salaires sabrés. Salaires sabrés, c’est-à-dire, réduits au strict minimum pour empêcher aux gens d’avoir le minimum vital.

2018, c’est l’année au cours de laquelle les pauvres sont devenus démunis au Tchad. Il faut noter que les gens n’arrivent plus à avoir un repas par jour. Aussi, les parents ne peuvent plus payer le loyer. Les hommes semblent perdre ce qui font d’eux des hommes : la capacité à bien s’occuper de leur famille.

la police en train de disperser les manifestants dans la capitale
ici, la population en train de manifester contre les mesures anti sociales. (ph.journal monbientre)

Une année des écoles buissonnières !

L’année 2018, c’est l’année au cours de laquelle, la plupart des écoles n’ont fonctionné que le tiers du temps. Les élèves allaient et venaient sans savoir à quel saint se vouer. Les enseignants, quant à eux, ne savent pas s’ils doivent encore dispenser le savoir jeter l’éponge. Car, les enseignants étaient les plus malheureux dans cette histoire. Le salaire est réduit au tiers et la plupart des enseignants tirent le diable par la queue.

malgré la grèves, les élèves avaient l'espoir de pouvoir passer les examens de fin d'année.
les élèves en train d’étudier pendant les périodes de grève afin de préparer les examens de passage en classe supérieure. (Ph; Brya/monbienetre)

2018, le coup de la 4ème republique

En effet, c’est aussi cette année que Déby et sa suite décide d’amener la constitution à Golgotha. Ceci pour créer une 4ème République. Une république de pouvoir integral. La 4ème Republique de 2018 permet au Président Déby de gouverner sans contradiction… c’est une année de consecration de la dictature subtile au Tchad.

Malgré les cris d’alarme des populations, la constitution de la République a été modifiée. Les grandes institutions ont été supprimées. C’est le cas de la Primature, envoyant ainsi, plus de 3 000 personnes au chômage.

Malgré les voix qui se sont levées contre la révision de la constitution, le pouvoir de N'Djaména a tenu jusqu'au bout pour promulguer la 4ème Republique.
le président de la République du Tchad Idriss Déby Itno, lors de la promulgation de la constitution de la 4ème République (ph. Brya/monbienetre)

Toutefois, il y a de l’espoir au sein de la population jeune. 2018 a aussi été une année d’engagement pour la jeunesse en politique. Succès Masra, un jeune de 34 ans démissionne de la BAD pour venir s’engager en politique.

Espérons que 2019 sera porteuse de meilleures nouvelles pour une relance économique et sociale au Tchad. Vivement, que 2019 soit pleine d’opportunités pour la jeunesse au Tchad. Car pour moi, 2018 était une année de turbulence.


Le leadership féminin et ses vicissitudes en Afrique

Le Leadership féminin en Afrique, parlons en!

A l’occasion du mois de la femme, il est important de faire un point sur le leadership féminin. Si dans certains pays, les femmes s’affirment et sont encouragées, dans d’autres pays, les pesanteurs sociales les empêchent d’atteindre des postes de leaders. Voici le point de vue de deux blogueuses de l’Afrique Centrale (Tchad , RDC) pour montrer le problème et un exemple d’engagement féminin.

Leadership féminin : encore du chemin à faire au Tchad

Pesanteurs sociales, mentalités rétrogrades, insuffisances des textes juridiques, complexe d’inferiorité, tels sont les différents maux qui entravent le leadership des femmes dans les sociétés africaines, plus particulièrement au Tchad. La célébration de la journée internationale pour le droit des femmes, le 8 mars, donne une occasion de réflexion sur les difficultés des femmes à exprimer leur leadership.

A l’occasion du mois de la femme, le débat s’ouvre à nouveau à propos du leadership des femmes dans nos sociétés. Un débat qui s’articule autour de la place de la femme dans les hautes fonctions et son impact dans son milieu de vie.

En 1945 les Organisations intergouvernementales de femmes et les mouvements féministes de l’époque ont obtenu que la notion d’égalité des droits des hommes et des femmes soient inscrite en toutes lettres dans les lois, afin que le droit des femmes ne disparaisse pas derrière celui des hommes.

cette femme symbolise le leadership affirmé des femmes Tchadiennes.
Jacqueline Moudeina, leader et avocate des victimes de l’ancien régime du Tchad. (ph.HRW)

En citant nommément la notion d’égalité homme-femme, les Nations Unies ont contribué à inscrire ce principe dans le droit international. Ainsi, le principe d’égalité entre les sexes est clairement défini dans la déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948, dans ses articles 1 et 2 « Article 1 : Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits (…) Article 2 : Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, (…) ».

Malheureusement, les réalités que vivent les femmes ne correspondent pas aux textes et autres dispositions prises pour leurs droits. Les femmes sont souvent contestées lorsqu’elles sont appelées à diriger dans un cadre professionnel, associatif ou politique.

En effet, il est difficile pour une grande partie de la société tchadienne d’accepter le fait qu’une femme soit à un niveau élevé de management. Aussi, lorsqu’une femme est manager dans une organisation, elle est souvent sujette à un mépris de la part de ses collègues hommes qui n’hésitent pas à la traiter de « femmes seulement ». Une expression qui en dit long sur mépris de la femme et la sous-estimation de ses capacités. L’on préfère toujours voir les femmes au foyer, pour s’occuper des tâches domestiques.

femme de ménage dans un centre de santé, Fatimé n'aspire qu'à cette position
Les femmes n’accèdent pas souvent à des grands postes à causes des poids de la tradition. (ph. Brya)

Femme Manager sujette au mépris et harcèlement

Etre femme leader dans la société Tchadienne est un parcours de combattant. Femme leader et épouse, c’est un double combat que les femmes doivent mener pour pouvoir allier profession et vie de famille.

En effet, la plupart des hommes tchadiens conçoivent difficilement la possibilité d’être dirigés par une femme. Quel que soit son niveau de formation, ses collègues la considèrent toujours comme inférieure, et donc pas apte à les diriger. « Je suis obligée d’être vraiment rigoureuse avec mes collègues, de les recadrer, parce que beaucoup d’entre eux prennent plaisir à me contredire simplement parce que je suis une femme », explique Menodji. Pourtant, elle est cadre supérieure dans une organisation internationale au Tchad. Elle ajoute que certains collègues n’hésitent pas à lui faire comprendre qu’elle est à ce niveau  de responsabilité juste parce qu’elle est une femme, et pas grâce à ses compétences. Pourtant, la promotion des femmes dont il est question depuis une décennie a pour objectif de promouvoir, à compétence égale, cette partie de la population longtemps lésée en matière d’emploi. « Penser que je suis à un poste de responsabilité juste parce que je suis une femme est une insulte. Surtout qu’être une femme ne suffit pas pour manager. Il faut avoir les capacités techniques et morales de travailler » poursuit Ménodji.

Le leadership féminin et pesanteurs sociaux

Les femmes tchadiennes qui arrivent à se démarquer professionnellement pour accéder à des postes supérieurs subissent aujourd’hui beaucoup de pressions. Leurs supérieurs hiérarchiques et même leurs familles ne les aident pas, en particulier celle de l’époux, lorsque ce dernier s’accroche aux logiques traditionnelles. Car ces logiques voudraient que la femme ne puisse pas avoir une situation sociale au-dessus de l’homme.

beaucoup de femmes préfères des postes subalternes afin de ne passer se compliquer la vie comme leader
des élèves infirmières au Tchad (Ph.Brya)

C’est d’ailleurs cette façon de penser qui fait que beaucoup de femmes n’aspirent pas à des études supérieures. Après le baccalauréat, beaucoup préfèrent passer des concours pour devenir enseignante, infirmière ou secrétaire plutôt que d’aller faire des études universitaires pour avoir des positions plus élevées.

La minorité de celles qui se démarquent et poursuivent des hautes études, est obligée de fournir deux fois plus d’efforts pour se faire accepter et respecter au niveau du travail et dans la société. Ce qui remet en question les efforts universels d’égalité de droit et la reconnaissance des capacités des femmes à diriger.

Des Exemples de leadership féminin en Afrique

Si, au Tchad, le leadership féminin à du chemin à faire, dans les autres pays d’Afrique, des femmes se sont démarquées pour donner le ton. C’est le cas de :

  • Catherine Samba-Panza, femme politique, qui a dirigé la présidence centrafricaine pendant la transition de janvier 2014 à mars 2016,
  • Ameenah Gurib Fakim, première femme élue à la présidence de l’archipel de Mascareignes, de l’Île Maurice, en poste depuis 2015.
  • Wangari Maathai (1940-2011), professeure et militante écologiste kenyane qui encourageait les populations, et en particulier les femmes, à planter des arbres pour lutter contre la dégradation de l’environnement.
  • Ellen Johnson Sirleaf Première cheffe d’État africaine, et première femme à recevoir le prix Mo Ibrahim pour le leadership.

Ces femmes ont su marquer l’Afrique par leur pouvoir. Elles sont aussi source d’inspiration pour les jeunes africaines, surtout celles dotées de potentiel et d’ambition pour diriger. Elles ont levé l’équivoque sur la capacité des femmes à concilier vie professionnelle épanouie et vie de famille. Leurs exemples devraient permettre plus de confiance dans le leadership féminin.

Au Tchad, beaucoup de femmes peuvent aussi inspirer et aider à poser les bases d’un leadership féminin fort. Malheureusement, les entraves aux droits des femmes sont encore très forts et étouffent les efforts fournis jusque là. Le projet de code des personnes et de la Famille qui dort dans les tiroirs en est une belle illustration. Pourtant, ce code donnerait un coup de pouce au leadership féminin.

Un Exemple de Leadership féminin en RDC

KUNTONDA YENGO PAOLA, Assistante parlementaire – Une jeune politique modèle en RDC

Issue d’une fratrie de 7, KUNTONDA YENGO PAOLA est passionnée par la politique, qui est pour elle un sacerdoce. C’est une vocation dont les idées fortes sont la vision, le sacrifice et l’action. Elle est Secrétaire générale d’une organisation citoyenne, conférencière et consultante en genre et paix. Nantie d’un master 2 en Télécommunications, cette congolaise de 27 ans a un parcours hors pair.

Yengo Paola, assistante parlementaire et femme engagée en politique sociale
Paola, la jeune leader politique. (ph. Faida)

Quand on l’interroge sur ses ambitions, la politique passe au premier plan. Paola affirme que la politique est un métier noble. D’autant plus que la base de toute action politique est l’intérêt général, des générations présentes et futures. Un point de vue qui laisse apercevoir un leadership en elle.

Carrière politique oui mais dans quel contexte ?

La future représentante du peuple congolais répond avec un ton optimiste. Il est certain que l’environnement politique congolais est brumeux et trouble depuis plusieurs décennies, mais les signaux sont rassurants. Toutes les nations prospères du monde ont connu une histoire tumultueuse. Mais elles les ont endurées et se sont affranchies des chaines du désespoir.

« Ce que mon pays vit est une douleur d’enfantement et la jeunesse doit prendre la relève en toute responsabilité. Il est temps d’écrire une nouvelle page d’histoire. Remplacer la hache de guerre par la houe qui travaille la terre et nourrit l’Afrique entière au grand bonheur des citoyens. Il ne suffit pas de dénoncer l’absence de gouvernance, encore faut-il trouver des idées et projets de société innovants comme alternatives », déclare-t-elle.

C’est ainsi qu’en sa qualité de secrétaire générale de l’organisation Congrès International Congolais, depuis 2016 elle copilote le projet citoyen de préparation d’une nouvelle génération des cadres patriotes et pratiquant la bonne gouvernance. La première phase de mise en œuvre du projet est orientée vers les jeunes femmes, pour susciter chez elles plus de vocations politiques et assurer l’équilibre genre dans les institutions publiques du pays au vue de la forte disparité les décennies passées.

À la question de savoir ce qu’elle ferait si elle était élue présidente de la République, voici les priorités de notre assistante parlementaire.

  • Reformer totalement le secteur éducatif congolais et encourager les jeunes à créer leurs propres entreprises
  • Renforcer le secteur de la santé
  • Rentabiliser le secteur de l’énergie, de l’hydrocarbure et des mines en relançant les activités dans ces secteurs
  • Miser sur le secteur de l’agriculture, pêche et de l’élevage tout en créant des voies d’accès pour désengorger les zones rurales
  • Promouvoir la culture congolaise et organiser le secteur touristique congolais

Comme beaucoup de jeunes femmes leaders, la jeune congolaise est inspirée par  les femmes politiques qui ont une énergie incroyable dans l’affirmation de leur capacités d’action ainsi que des femmes chefs – ELLEN SIRLEAF JOHNSON: LIBERIA – KOLINDA GRABAR-KITAROVIC : CROATIE – MARIE LOUISE COLEIRO PRECA: MALTE

Chantal Faida

https://chantalfaida.mondoblog.org/

 


Tchad : de la crise sociale à la paralysie générale

Février 2017 – février 2018, d’une année de crise sociale à la paralysie générale.

Ce n’est plus un secret, ça y est, les Tchadiens ont atteint un niveau jamais imaginé de conséquences de la mauvaise gouvernance. Une crise sociale qui tend vers une paralysie générale de la vie des populations. Une crise qui n’épargne désormais personne, du plus petit au plus grand, du fonctionnaire à l’ouvrier en passant par l’entrepreneur, chacun est touché à sa façon.

les forces de l'ordre du Tchad prêts à réprimer les manifestations
une vue des manifestants face à la police de répression. (Ph. Remy)

De la crise sociale à la paralysie générale, voilà comment les Tchadiens vivent désormais. Les enfants sont à la maison, les écoles sont fermées, les enseignants sont déçus et découragés. Ils font un métier noble mais ingrat, avec des grilles salariales qui ne permettaient pas de supporter la cherté de vie au Tchad.

La cherté de vie au Tchad, parlons-en un instant

Selon le taux de pauvreté, les tchadiens vivent en deçà de 1$. Pourtant, un tchadien doit débourser plus de 5 dollars pour un repas par jour. Déjà, l’accès aux services sociaux de base n’est pas donné à plus de 60% de la population. Mais avec cette crise sociale, les centres de santé et hôpitaux sont fermés.  Les personnes n’ayant pas de ressources pour aller dans les centres privés sont désemparées.

Le climat des affaires prend un coup

Dans la plupart des marchés de N’Djaména, les commerçants quêtent les rues du marché. Les clients se font rares. Il n’y a pas d’argent pour faire des achats. Chacun se contente du strict minimum pour sa famille.
Les nombreux chantiers entamés dans les grandes villes sont aux arrêts. Le taux de chômage en milieu jeune est de plus de 70%. les petites et moyennes entreprises mettent la clé sous la porte. Les jeunes ne savent plus quoi faire. les Ongs ne recrutent plus. les entreprises multinationales réduisent leur personnel. les petits commences ferment à cause des impôts surévalués.

Le prix de carburant a été unilatéralement augmenté afin de combler les déficits de recettes, ce qui se ressent à tous les niveaux et a causé la grève des transporteurs.

Pourtant, le gouvernement durcit le ton

La crise sociale tend vers une paralysie générale. Elle est perçue par la grande partie de la population tchadienne comme une volonté manifeste du gouvernement de maltraiter la population. Sinon, comment expliquer les augmentations des prix des produits de première nécessité et la diminution catastrophique des salaires ?

Comment permettre à un chef de famille qui gagne 60.000 FCFA de payer un loyer de 30.000 et d’assurer son transport du mois ? Il ne peut pas s’occuper normalement de sa famille. Quel est cet Etat qui fait payer atrocement à son peuple sa mauvaise gouvernance?

Un Etat de répression dans une crise sociale

vue d'un cortège de la police dans la ville de N'Djaména. ils sont postés dans toutes les grandes rues, prêts à poursuivre les manifestants
cortège des militaires contre la population (ph. Remy)

En ce moment, il semble que la Constitution n’existe plus. L’Etat de droit semble n’avoir jamais existé. Élèves, étudiants, enseignants, artistes, tous n’ont pas le droit de se plaindre. D’ailleurs, nous assistons à une militarisation des rues dans les grandes villes. Les partis politiques sont suspendus pour avoir appelé à la marche, des artistes recherchés pour avoir dénoncé la situation. Bref, personne n’a le droit de réagir à cette injustice que vivent les Tchadiens.

 

 


Journée Mondiale de l’enfance: les enfants prennent le pouvoir pour leurs Droits

************ communiqué de presse *****************

Journée Mondiale de l’enfance, les enfants du Tchad sont au Rendez-vous!

Aujourd’hui, le monde entier commémore la journée Mondiale de l’enfance. la commémoration est marquée des prises de parole dans les médias. les enfants prennent le pouvoir p

Ce 20 Novembre, des enfants du monde entier occupent des rôles de premier plan dans les médias, la vie politique, le sport et le monde du spectacle pour exprimer leur appui aux millions de leurs semblables. Ils ne peuvent pas aller à l’école, ne sont pas protégés et sont déracinés. les enfants prennent le pouvoir pour leurs droits.

journée Mondiale de l'enfance
les crises exposent les enfants à des situations alarmantes qui compromettent leurs droits

Cette « prise de pouvoir » ce 20 novembre, marque l’anniversaire de l’adoption de la Convention relative aux droits de l’enfant et la mobilisation à l’occasion de la première Journée mondiale de l’enfance.

« D’Auckland à Amman et de New York à N’Djamena, nous voulons que les enfants fassent campagne dans leur école et leur communauté pour contribuer à sauver la vie d’autres enfants, qu’ils se battent pour leurs droits et pour pouvoir réaliser leur potentiel ». c’est ce qu’explique Justin Forsyth, Directeur général adjoint de l’UNICEF. « La Journée mondiale de l’enfance est un jour pour les enfants et par les enfants. »

les enfants protégés et entretenus sont plutôt épanouis
Journée Mondiale de l’enfant au Tchad : image des enfants épanouies

la situation des enfants au Tchad

À N’Djamena justement, et au Tchad plus généralement, la situation reste préoccupante: « Du déracinement contraint par les mouvements de population engendrés par la crise du Lac Tchad, aux épidémies telles que le choléra, ou encore la crise nutritionnelle au Sahel et les difficultés d’accès à l’éducation, les enfants tchadiens subissent de plein fouet les conséquences des crises que traverse le pays  » explique Philippe Barragne-Bigot, Représentant de l’UNICEF au Tchad.

A l’occasion de la journée mondiale de l’enfance, voici un aperçu de la situation au Tchad:

  • Éducation :

    • Près de la moitié des enfants de 6 à 14 ans sont hors du système scolaire ;
    • La proportion d’enfants d’une génération qui accèdent à l’école est de 64% et ce chiffre n’a pratiquement pas évolué depuis 10 ans ;
    • Seuls 38% des enfants d’une génération achèvent le primaire
  • Santé:

    • Seul 1 enfant sur 4 (12-23 mois) est complètement immunisé
    • Malnutrition:
      • La malnutrition aigüe globale touche maintenant 13,9% des enfants et le taux de malnutrition sévère est de 3,9% pour tout le pays. 12 régions, la plupart dans la ceinture sahélienne, ont été déclarées en urgence nutritionnelle.
      • 48% de la population, dont 50% d’enfants, vit sans accès à l’eau potable
  • Protection:

    • 68% des filles sont mariées avant l’âge de 18 ans
    • Seulement 12% des enfants ont un certificat de naissance
    • 44% des femmes sont victimes de Mutilations Génitales Féminines
  • VIH/Sida
  • Un très faible pourcentage d’enfants (14%) bénéficie du dépistage du virus à cause de l’insuffisance de consultations post-natales et de la technologie qui n’est pas adaptée

En attendant le 20 novembre, l’UNICEF invite les enfants du Tchad à conquérir les salles de classe, prendre la parole dans les médias et dialoguer avec les pouvoirs publics. Leur voix doit être entendue afin d’obtenir la mobilisation des décideurs et influenceurs pour la réalisation de leurs droits, l’éradication des mariages précoces, la lutte contre la déscolarisation et l’obtention des solutions face aux problèmes liés aux migrations engendrées par la crise au Lac Tchad. la journée mondiale de l’enfant est donc une tribune pour les enfants dans la promotion de leurs droits

Les enfants prennent les commandes des pouvoirs publics, du monde du spectacle et des médias à l’occasion de la Journée Mondiale de l’Enfance

Le 20 Novembre, célébrités et dirigeants de premier plan s’unissent à l’UNICEF pour soutenir la prise de pouvoir des enfants et la réalisation de leurs projets :

activités de la journée mondiale de l’enfance au Tchad

  • Réalisation par les enfants de fresques murales dans 7 établissements scolaires publics et privés de N’Djamena avec pour thème leurs droits et protection et les Objectifs de Développement Durable ;
  • Organisation d’un grand concert de l’artiste porte-parole Roukika en faveur des enfants ;
  • Session des enfants parlementaires à l’Assemblée Nationale, en présence de la Première Dame de la République du Tchad, avec les représentants de différents organes gouvernementaux, pour débattre des préoccupations prioritaires des enfants sur la protection de leurs droits ;
  • Prise de pouvoir dans les medias par les jeunes reporters avec la présentation du journal d’Electron TV et la diffusion de leurs reportages exclusifs de la journée dans l’émission des jeunes reporters de FM Liberté et autres radios communautaires partenaires ;
  • Enfin, une soirée spéciale avec exposition photo et présentation des actions menées par les enfants à l’Institut Français de N’Djamena.

plus d’infos: https://yalna.org/


Les échecs, c’est de la faute des autres : Idriss Deby du Tchad, donne un exemple

les échecs, ce n’est jamais nous, les échecs, c’est de la faute des autres. c’est l’exemple type que Deby nous donne à travers sa sortie médiatique remarquable en juin dernier.

Dans notre vie de chaque jour, les échecs, les erreurs, les irresponsabilités, ce n’est jamais de notre faute, il y a toujours quelqu’un que nous arrivons à condamner pour nos échecs.
Nos échecs, c’est de la faute des autres. Les parents trouvent un responsable pour les échecs de leurs enfants. Les responsables politiques justifient leurs échecs en trouvant des responsables autres qu’eux-mêmes ou leur système de gouvernance. Les hommes et les femmes, chaque personne, à un certain niveau de sa vie, cherche à trouver un coupable pour ses fautes et manquements.

Même les jeunes ne sont pas du restent. Beaucoup trouvent aussi des coupables à leurs échecs. On a l’impression que le mal, ce sont les autres, jamais nous-même. ce n’est jamais nous le problème, c’est de la faute des autres.

ce n'est jamais de notre faute, c'est de la faute des autres
photo DR

Nous aimons tenir pour responsables de nos irresponsabilités d’autres personnes autour de nous sans pour autant faire notre exercice de conscience.

 

c’est ce que nous démontre le président Idriss Deby itno dans les médias en fin juin 2017 lorsqu’il a accordé un interview aux médias français. pour lui, tout le problème du Tchad, c’est de la faute de la France.

L’éternité du pouvoir du Régime de Déby, c’est la faute de la France

« un avocat français dont j’ignore le nom est venu modifier la constitution de l’Etat tchadien pour que je reste président pour plusieurs mandat », affirmait Déby, car pour lui, si cela ne dépendait que de sa volonté, il était pour l’alternance. pourtant, même après avoir laissé le soit disant français tripatouiller la constitution tchadienne, les urnes ne l’ont pas déclaré gagnant aux élections présidentielles. ça aussi, ce n’est pas de sa faute, nous dira-t-il. c’est de la faute des autres.

la négociation pour l’exploitation du pétrole, ce n’est pas de ça faute non plus, c’est de la faute des autres.

Le président Déby, pressé de jouir de l’argent du pétrole Tchadien n’a pas laissé le temps aux techniciens en la matières de négocier des termes des contrats avec les consortiums de sorte à avoir des meilleurs conditions d’exploitation, de gestion des déchets, et des politiques sociales adéquates pour les populations vivant dans les régions productrices. ça aussi, c’est de la faute de ses ministre de pétrole. ce n’est jamais de sa faute, c’est de la faute des autres.

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/06/25/idriss-deby-le-tchad-ne-peut-pas-continuer-a-etre-partout-dans-la-lutte-contre-le-terrorisme_5150792_3212.html

le Détournement et la corruption, ce sont aussi les autres, pas lui

en 2015, le président Déby a fait une sortie spectaculaire d pour faire sa déclaration le détournement des biens de l’Etat ainsi que la corruption, il accuse les hauts cadre d’être les responsables de détournements des deniers publics ainsi que des instigateurs de la corruption. mais ne dit-on pas que le poisson pourrit par la tête? sinon, comment comprendre que certains ministres soient traînes en justice pour corruption alors que ceux qui avaient la responsabilité des grands travaux et qui ont détourné aux profits du sultan ne soient jamais inquiétés.  On dirait que le détournement est normal pour les uns et c’est une faute pour les autres.

Dans la couple, les échecs c’est aussi de la faute de l’autre conjoint

Les couples se jettent des responsabilités l’un sur l’autre lorsqu’il y a un échec dans la réalisation des projets ou bien dans l’éducation des enfants. Cela crée des tensions. Chez nous en Afrique, plus précisément au Tchad, le mérite de la réussite d’un enfant est récupéré très vite par le père qui n’hésite pas à s’en orgueil comme étant l’auteur incontesté de la réussite de son enfant. le père n’hésite pas à dire que c’est son enfant (comme si l’enfant n’avait pas de mère).

la responsabilité c'est toujours l'autre, c'est de la faute des autres
Mais quand un enfant connait un échec scolaire ou n’arrive pas à réussir sa vie, c’est automatiquement sa mère qui est accusée d’être à la cause de cet échec. Le père préfère même parler de lui comme s’il est seulement l’enfant de sa mère (regarde ton enfant là, il a encore fait ceci, ou fait cela).

Pour les jeunes, leurs échecs, c’est de la faute de l’Etat

ce n’est jamais de notre faute, c’est de la faute des autres. Et le pire dans cette façon de faire, c’est lorsque les parents investissent énormément dans l’éducation et la formation de leurs enfants. Mais que ces jeunes, à la fin de leur formation, au lieu de chercher à se faire une place dans le monde du travail, soit à travers les petits métiers, soit en entreprenant. Malheureusement,  ils passent leurs temps dans les débits de boissons ou devant les jeux à s’apitoyer sur leur sort et à tenir pour responsable l’Etat.


#Mondochallenge : Les enfants « restés », un esclavagisme moderne très répandu au Tchad

Parler d’esclavagisme semble trop dire de nos jours, pourtant, il existe plusieurs formes d’esclavagisme moderne que les personnes de tout genre subissent silencieusement. de toutes ces formes, c’est le cas des enfants mis sous tutorat qui attire notre attention. Au Tchad, un phénomène qui s’apparente à de l’esclavagisme se repend sans que personne ne s’en inquiète. C’est la question des enfants appelés « enfants restés », traités comme des esclaves dans leur famille d’accueil sans que cela n’inquiète personne.

En effet, beaucoup des couples qui vivent dans les grandes villes vont au village demander à prendre les enfants des frères et sœurs, ou des cousins et cousines lointaines pour les ramener en ville afin de leur offrir une chance de réussite, une vie meilleure que celle ces enfants ont au village.

Fille, travaillant tard dans la nuit pour préparer le repas de sa famille d'acceuil
Nuit et jour, les filles habitant chez des tuteurs sont exploitées pour tous types de travaux (Ph. Brya)

Ce sont souvent des jeunes enfants déjà capable de rendre des services domestiques que l’on ramène en ville. On prétexte vouloir les envoyer à l’école et les éduquer comme les propres enfants de la maison. Ces enfants, comme ils ne sont pas nés du couple, on les appelle souvent des « enfants restés »
Les parents du village, souvent bernés par des promesses miroitantes acceptent de confier leur enfants pour espérer un avenir meilleur pour eux et pour la famille restée au village.

Car pour eux, si le parent qui est venu chercher leur enfant a réussi ça vie, c’est parce qu’il vit en ville et donc, leur enfant, une fois en ville réussira aussi à vie.
Malheureusement, c’est une autre réalité qui se vie dans les grandes villes pour les enfants que l’on ramène du village ou bien qu’on recueil des parents ayant une situation sociale difficile n’est pas très catholique.

c’est enfant entre dans un esclavagisme moderne qui consiste à exploiter les enfants des autres pour des services domestiques sans au lieu de louer les services d’un adulte contre un salaire.

« Enfants restés », bon à tout faire dans les familles modernes

« Je suis venue vivre chez ma tante pour avoir la possibilité d’aller à l’école et devenir une grande dame. Mais, depuis que je suis ici, c’est moi qui fais tout dans la maison. Je balaie, nettoie, fais la vaisselle, la lessive, la cuisine et je m’occupe des bébés. Je manquais souvent l’école et j’ai fini par échouer à l’école. Depuis lors, j’aide ma tante à s’occuper de sa maison et ses enfants », déclare Jeanne. Pour cette jeune fille, sa famille d’accueil est plutôt satisfaite qu’elle puisse être à la disposition de la famille pour le bien de tous.
Ce que Jeanne ne sait pas, c’est qu’elle est une en train de subir une forme d’esclavagisme moderne qui ne dit pas son nom.

fille portant de l'eau pour sa famille d'acceuil
une petite fille portant un seau d’eau (Ph. DR)

Contrairement à Jeanne, Colette s’est révoltée lorsque celle-ci a pris conscience que sa vie a été prise en otage par une famille qui, sous prétexte de vouloir l’aider à réussir dans la vie, l’a exploité pendant plus de 20 ans comme domestique, coursière, nourrice, vendeuse, cuisinière, etc.
« Je restais à la maison pour m’occuper du ménage et de la cuisine alors que les autres enfants de ma famille d’accueil partaient à l’école, menaient des activités avec les autres enfants et s’épanouissaient », témoigne Colette.
Elle explique qu’au fur et à mesure que les années passaient, elle se rendait compte de l’injustice dans laquelle elle vivait. « Je n’avais que des devoirs, mais jamais des droits. Je suis celle qui porte les habits déjà utilisés par mes cousins et cousines, je n’ai pas droit aux soins médicaux adéquats, je ne peux pas faire ce que les autres enfants font », raconte- t – elle les larmes aux yeux.

Pour Colette, si on lui avait donné les mêmes chances que les autres enfants de la maison, elle serait aujourd’hui un cadre avec une formation adéquate et un travail qui lui permettra de se prendre en charge, de soutenir sa famille rester au village et de bien prendre soin de ses enfants. « à cause du comportement des mes tuteurs, je me retrouve toujours à avoir recours aux autres pour pallier mes difficultés d’accès aux services minimum de base pour mes enfants.

Accueil contre privatisation des libertés fondamentales, un esclavagisme moderne caché

Ce sont des jeunes filles et garçons, enfants ou adolescents à qui on enlève souvent les droits les plus élémentaires reconnus par les conventions et les traités internationaux de protection des droits des enfants. Ces enfants sont privés de l’instruction, de l’éducation, de soins médicaux adaptés, du bien-être, bref, ils ne peuvent prétendre à la réussite et au bien-être auxquels chaque être humain à droit.
Parce qu’ils sont issus des familles pauvres ou des milieux défavorisés, des milliers des enfants aux Tchad sont traités comme amenés en ville pour subir une forme d’esclavagisme moderne sans précédant dans des familles aisées sans que personne ne puisse s’en inquiéter.
Sinon, comment comprendre qu’un enfant grandisse avec os propres enfants ensemble mais qu’il soit non instruit, mal habillé, mal soigné, mal logé. Par contre, pour accomplir les tâches domestiques et tout autre travaux, c’est lui qu’on voit au four et au moulin ?

Enfant bouvier, un esclavage moderne d’enfant de pauvre

Un autre phénomène auxquels l’on assiste au Tchad c’est aussi le faut que les parents troque leurs enfants contre un bœuf chez les éleveurs pour servir d’enfant bouvier. Seulement, ces enfants qui étaient supposés travailler un certain temps se retrouve dans un esclavagisme avéré. Ils travaillent, sont battus, maltraités et ne sont pas effectivement rémunérés selon l’accord de départ. Ils se retrouvent malades et certains enfants finissent pas perdre leur vie.

enfant bouvier dans un ferrik au Sud du Tchad
image prise d’un enfant donné aux éleveurs par ses parents pour un salaire équivalent à un bœuf (Ph. Brya)

plusieurs organisations de la société civile dénonce cette pratique,  mais la pratique continue son chemin grâce à la complicités de certaines autorités propriétaires des bétails  qui y voit leur intérêt d’avoir une main d’oeuvre gratuite à leur service.

Victimes innocentes, victimes de violences

sans avoir voulu, les enfants qui se retrouvent dans cette forme d’esclavagisme moderne sont souvent violentés. une petite fille vivant chez des tuteurs a été brûlé avec de l’eau chaude parce que sa tante la soupçonnée d’avoir volé de la viande dans la sauce de son mari. un autre enfant s’est retrouvé sous le froid dans pleine période de froid parcelle n’a pas fini les tâches à elle assignés. elle a du attraper une pneumonie qui a causé sa mort.


Moi femme, je souffre parce que j’ai un salaire…

Moi, femme, je souffre parce que j’ai un salaire…

La femme, celle pour qui on lutte pour une autonomisation.

Elle souffre de son autonomisation financière.détermination de la femme qui aspire à un salaire décent

Une femme avec un bon salaire, c’est un autre combat pour elle dans son foyer.

la promotion de la femme et l’égalité des chances entre homme et femme.

Tous les discours que nous faisons à chaque  journée internationale de la femme reste une  farce pour beaucoup de femmes.

Que ce soit dans le monde professionnel ou  celles qui sont simplement autonomes financièrement.

Femme qui a un salaire décent

Etre une femme autonome dans les communautés africaines est un combat  difficile. Surtout  pour les femmes désireuses de fonder une famille.

Celles qui  aspirent à une vie de couple paisible.

Pourtant, les relations entre homme et femme sont très complexes dans nos sociétés africaines. les femmes sont éduquées et se préparer au mariage et à être prise en charge par leur mari.  ce qui semble être naturel et convenable aux hommes pour mieux alimenter l’adage qui dit que « la main qui donne demeure au dessus de celle qui reçoit »

 

Aujourd’hui, beaucoup de femmes sortent de cette léthargie et se prennent en main. Ou du moins, prennent la vie de leur foyer en main.

Seulement, ces femmes se voient confrontés à leur mari qui, par égo, leur font subir une violence silencieuse.

https://ideas4development.org/conference/autonomisation-economique-femmes-quels-impacts-inegalites-femmes-hommes/

Les nouveaux conflits des couples du 21ème siècle

De nos jours, de plus en plus de femmes s’affirment  sur le plan professionnel. Elles font de longues études pour pouvoir mériter des postes à responsabilités dans de grandes institutions. Malheureusement, beaucoup de ces femmes voient leur foyer voler en éclat à cause de refus de compréhension de leur mari.

En effet, beaucoup d’hommes ne supportent pas le fait que leur femme aient un salaire plus élevé. Plus encore, Ils refusent le fait que leur femme, responsable d’un projet ou d’un programme aille en  mission . Dame Martine, coordonnatrice d’un projet  témoigne de son expérience « J’ai accepté de divorcé d’avec mon mari parce que je ne suis prête accepter cette injustice que de m’empêcher de travailler comme chef de projet avec un salaire décent ».  Beaucoup de femmes responsables vivent cette situation.

 famille et carrière d'une femme à salaire

La femme qui  a un salaire jugée de libertinage

Les femmes responsables qui se retrouvent souvent déversées sont sujettes aux calomnies du genre : « elle a quitté son foyer parce qu’elle a un bon travail ». « C’est une ingrate à qui sont mari a payé les études mais qui le quitte lorsqu’elle a trouvé un bon travail ». etc. Beaucoup vont jusqu’à dire que les femmes qui ont de bons postes s’adonnent à un libertinage et c’est pour cela que leur mari les ont abandonné.

https://www.un.org/africarenewal/fr/magazine/ao%C3%BBt-2015/autonomisation-de-la-femme-africaine-au-del%C3%A0-du-discours

 

Dans ces situations, on voit d’ores et déjà que c’est la femme qui a tort. Car la plupart estime que c’est parce que cette femme gagne beaucoup d’argent qu’elle se prend la tête et ne respecte plus son mari. Trop facile pour ceux qui ne se mettent jamais à la place des ces femmes pour comprendre ce qu’elles ressentent.Pourtant, après les stress du travail et la pression de pouvoir faire plus d’efforts pour prouver leurs capacités. Beaucoup de femmes subissent des pressions de leur mari qui par ego ou par ignorance, ne supportent pas la position professionnelle de leur femme.

Une violence conjugale morale

la violence silencieuse contre salaire femininDans certains foyers, la femme a  toutes les conditions pour être heureuse. Elle a un bon travail, une famille et gagne bien sa vie. Malheureusement,  ces femmes semblent toujours tristes parce que leur mari leur font une sorte de violence silencieuse. On dirait qu’elles portent l’ensemble des problèmes du couples sur leurs épaules. les actions et tout ce que la femme fait ou se propose de faire est systématiquement rejeté par son mari. Il s’invente toutes les prétextes pour amener la femme à se sentir coupable. Il estime qu’elle se vante de sa position professionnelle. la femme se sent incomprise de plus en plus et vie dans la tristesse. Un situation qui enlève beaucoup de sourire sur les lèvres des femmes de chez moi.

C’est à se demander pourquoi on lutte pour l’autonomisation de la femme. Alors que de l’autre côté, cette autonomisation devient source de tristesse et de violence silencieuse!


Un coup K.O, et Deby tua le Tchad

Un coup K.O, et Deby tua le Tchad

Le coup K.O de notre président lors des élections d’Avril dernier semble bien avoir achevé le Tchad. Déby semble bien avoir tué le Tchad par son coup K.O.  Sinon, comment comprendre que juste après avoir tout mis en oeuvre pour gagner les élections une fois de plus, le président tchadien décide de plonger le pays dans un K.O total?  De quelle manière comprendre qu’après avoir fait une campagne à grande pompe le pays se retrouve du coup dans une crise économique sans pareil? Pourtant, l’investiture a été fait à coût de milliard.

Peut-on se retrouver dans une telle situation alors que les recettes journalières de la douane dépasse les 5 milliards par jours? De quelle façon expliquer cette crise? Alors que même seulement la recette des payages routiers suffisent à payer les fonctionnaires tchadiens par mois. La baisse du prix du baril de pétrole peut-elle être une justification plausible? à mon avis, ce n’est que de la poudre aux yeux. Le mal vient d’ailleurs et nous estimons qu’il découle de la mauvaise gestion et de la dilapidation.

De la mauvaise gouvernance à la mauvaise foie.

Ce qui se passe au Tchad actuellement n’est autre que de la mauvaise gouvernance teintée de la mauvaise foie. Le président Déby et sa suite ont juste envie de tuer le Tchad et l’enterrer tout simplement. Sinon, comment comprendre le fait que le président Tchadien puisse fermer les yeux pendant 26 ans sur les vols. 26 ans des détournements et la mauvaise gestions des biens publics ainsi que la dilapidation des revenus pétroliers.  Et se réveiller un bon matin pour en faire payer le prix aux populations?

Je pense plus à la mauvaise foie de Déby et sa suite plutôt qu’à une crise fabriquée de toutes pièces. Déby connait la destination final de tous les deniers publics. il sait exactement qui a volé quoi puisqu’il dispose d’un service de renseignement très très efficace. Un service qui lui fournissent des informations fiables sur tous les tchadiens à tout moment.

Ce que le gouvernement doit Faire

En effet, au lieu de se focaliser sur les gains des populations pour vouloir juguler la grise, le gouvernement doit simplement demander le rapatriement des deniers publics. ce sont ces milliards versés par des individus dans les paradis fiscaux. des centaines de milliards dont dispose la famille du président.  Ce sont aussi les gabegies infernales liés aux sessions extraordinaires  des élus du peuple.

les fonctionnaires revendiquant leur salaire
les fonctionnaires revendiquant leur salaire

Fonctionnaires et étudiants victimes

Aussi, je pense que si Déby n’est pas capable de diriger le Tchad, il n’ y a as de mal à se retirer. Tout le monde comprendra qu’avec l’âge, les capacités se réduisent. Il pourrait s’en tirer avec plus d’honneur. au lieu de cela, le gouvernement prend des mesures contre les fonctionnaires et les étudiants. ces populations ne sont en aucun cas responsables de la situation actuelle du Tchad. Deby et son gouvernement doivent reconsidérer leurs positions et régler cette crise.


Tchad : des chiens pour réprimer les étudiants

Assemblée des étudiants après la publication du décret supprimant la bourse

 

Des chiens pour réprimer les étudiants,

Les étudiant Tchadiens en colère! Sacré Deby,  il commence vraiment à commettre de bourdes. Il fait lâcher des chiens pour réprimer les étudiants et les empêcher de revendiquer la restauration de la bourse, policiers et militaires sont désormais accompagnés  des chiens dans tous les recoins de la ville de N’Djaména.

Ce qui se passe ces jours-ci ressemble à la répression coloniale en Afrique du Sud telle que joué dans le film SARAFINA (https://fr.wikipedia.org/wiki/Sarafina_!). IDI ne devrait pas aller aussi loin et supprimer la bourse pour soit disant améliorer la situation économique du Tchad.

Je suis bien sidérée de voir un gouvernement traiter ainsi les jeunes, qui sont les garants des acquis du pays et les futurs dirigeants de ce pays. sinon, comment comprendre cette crise sociale qui sévit depuis plus de 4 mois au Tchad.
Les fonctionnaires n’ont pas de salaire, les institutions de l’états sont vidés de leurs ressources financières, les entreprises privés sont harcelées. Comment comprendre qu’il ne puisse pas avoir de l’argent dans le trésor publique alors que nous tchadiens savons bien que l’argent être correctement dans le trésor public.
Pour revenir à la question des étudiants, je ne sais pas quelle mouche à piqué Déby pour qu’il demande la suppression de la bourse des étudiants prétextant mettre à leur disposition une cantine et des bus pour le transport!
Et les documents, les abonnements dans les bibliothèque (puisque l’université n’en dispose pas une digne de ce non), les achats des livres scolaires, et les autres coûts liés aux recherche, qu’en fait-on?
Deby croit-il que pour former les cadres de demain, il suffit juste de les gaver avec du Haricot et les ramasser dans un bus pour qu’ils deviennent des hommes et des femmes accomplis?

Vous avez dit démocratie!

IDI aurait-il oublié qu’il a dit qu’il ne nous amené ni or, ni argent, mais la liberté. Et dans les libertés fondamentales, il existe bien le droit de dénoncer et de faire valoir ses droits.
c’est au nom de cette liberté que les étudiants manifestent pour réclamer le trait de la décision de supprimer la bourse. (https://tchadinfos.com/tchad/suppresion-de-bourse-manifestation-des-etudiants-a-ndjamena/)

Je ne comprend donc pas pourquoi, au lieu de négocier avec les étudiants et trouver une issue qui arrange tout le monde, le Président Déby et ses acolytes préfèrent, en plus des militaires, mettre des chiens à dispositions pour réprimer les étudiants.
Des chiens contre les étudiants! mais on vit dans quelle planète? ou sont passées les promesses de campagnes, le slogan « jeunes, fer de lance de la nation Tchadienne », « les priorités données aux femmes et aux jeunes »?

Touche pas à mes acquis ! Ni à mes indemnités, ni à ma bourse !

Des fonctionnaires tchadiens en sit-in à la bourse du travail pour revendiquer leur salaire
Vue des enseignantes: Ph. DR

  

Un droit est un Droit, La bourse des étudiants en est un!

Slogan des Etudiants lors des manifestations
Ph: DR

que ce soit les étudiants ou les fonctionnaires ou des retraités leurs acquis doivent être préservés

Nous n’avons pas besoin de voir des fonctionnaires de faire de sit-in pour avoir leur salaire et les retraités ne devraient pas non plus être réprimés par la police comme c’est le cas il y a un mois lorsqu’ils revendiquaient leur pension. Ils ont travaillé pour mériter tous ces droits. Le gouvernement n’a donc pas le droit de les en priver.

Qu’a fait le gouvernement des cotisation des retraités? ou sont passées les fonds du trésor publique?
l faut qu’on arrête de détruire le Tchad, Deby est ses acolytes doivent arrêter leur manœuvre de destruction.

Le étudiants ne sont pas des brigands pour qu’on puisse les réprimer avec des chiens!


Tchad : l’intronisation du sultan Déby, un non évènement

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L’intronisation du sultan Déby ou l’investiture d’un éternel Roi du Tchad, voilà ce que je peux dire de la journée du 08 Août 2016 au Tchad. En effet, les Tchadiens viennent de participer, une fois de plus, à la énième investiture d’ Idriss Déby Itno, ou plutôt à un renouvellement de l’intronisation dans le « sultanat Tchad ». Pourtant, c’est vraiment un non évènement pour la plupart des Tchadiens puisque ça ne changera rien à leur quotidien.
La « réélection » de Déby à la magistrature suprême suite à une mascarade électorale organisée n’était une surprise pour personne, même si l’on sait que le peuple avait choisi le changement.
Bon, comme c’est le passé, on oublie et on fait comme si de rien n’était et la vie continue.
Notre cher IDI, malgré toutes les galères que nous subissons sous son règne, n’a pas pitié de nous et continue sa mascarade économique pour le bon plaisir de son ventre et des ventres de ses acolytes.
Les fonctionnaires tchadiens, qui gagnaient déjà très mal, ne peuvent plus avoir leur salaire à la fin du mois. Il faut attendre 2 mois pour avoir un mois de salaire.
Parcourons un peu le speech du Président Déby lors de son « intronisation » : « En ce premier jour solennel du quinquennat, je voudrais réitérer mon ferme engagement et ma détermination sans faille à traduire dans le concret le contrat social qui a suscité votre espérance et votre adhésion ». De quel social parle-t-on quand on sait que moins de 20% de tchadiens mangent à leur faim, que la couverture sanitaire ne dépasse pas le seuil de 18% et que l’accès à l’eau potable demeure précaire ? Même si IDI affirme dans son discours que  » notre objectif de porter l’accès à l’eau potable de 53 à 83%, ainsi que le doublement des terres agricoles aménagées, trouvera sa première traduction budgétaire dès la Loi des Finances 2017 et il en sera ainsi chaque année! » je me demande bien sur quelle base il affirme que l’accès à l’eau potable est de 53%… Déby pense-t-il que le Tchad se résume à N’Djaména?
Comment peut-on être fier de diriger un pays dans lequel les crises sociales sont récurrentes et dans lequel l’accès aux services sociaux de base restent à désirer?
fonctionnaires tchadiens

Si j’étais Déby, je mettrais vraiment à profit ce mandat pour que les Tchadiens aient un niveau minimum de bien-être. Il a dit dans son discours qu’il allait  » améliorer le climat des affaires dans notre pays, grâce à des mesures fortes sur le plan juridique et judiciaire, destinées à rassurer et à sécuriser les investisseurs… « , il a également dit que « la promotion et la protection des droits de la femme, de tous les droits de la femme, seront au centre de mes préoccupations. La Femme tchadienne aura sa place dans tous les segments de la société nationale en commençant par l’accès à l’éducation. »
A la place de Déby, je commencerais par faire adopter le code des personnes et de la famille, je ferais participer les jeunes aux instances de décisions et je leur donnerais la possibilité d’entreprendre pour booster l’économie et promouvoir l’auto-emploi des jeunes.


Tchad:Hissène Habré Condamné à perpétuité

Hissène Habré, l’ancien président du Tchad vient d’être condamné à la réclusion à perpétuité aujourd’hui 30 mai 2016 par les Chambres africaines extraordinaires et condamné à Dakar. Il est reconnu coupable de graves crimes perpetrès entre 1982 et 1990. Hissène Habré a été reconnu coupable de torture, crimes de guerre et crimes contre l’humanité, et notamment d’avoir lui-même violé une femme, etc.
Cette codamnation découle d’un combat de plusieurs décennies mené par les victimes. a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. « C’est une immense victoire pour les victimes de Hissène Habré qui ont lutté sans relâche depuis 25 ans pour le traduire en justice», a déclaré Reed Brody, conseiller juridique à Human Rights Watch qui travaille auprès des victimes depuis 1999. « Cette condamnation envoie un signal d’alarme aux tyrans leur rappelant que s’ils commettent des atrocités, ils ne seront jamais hors de portée de leurs victimes ».
Un résumé de la décision a été lue en audience par le Président de la Chambre, le juge burkinabé Gberdao Gustave Kam, qui était entouré de deux juges sénégalais. Le Procureur avait requis une peine de réclusion à perpétuité.
« J’attends ce jour depuis que je suis sorti de prison il y a plus de 25 ans », a déclaré Souleymane Guengueng, qui faillit mourir de mauvais traitements et de maladie dans les geôles de Habré, et qui a fondé l’Association des victimes des crimes du régime de Hissène Habré (AVCRHH). « Aujourd’hui, je me sens dix fois plus grand que Hissène Habré. »

C’est la première fois que les tribunaux d’un État jugent l’ancien dirigeant d’un autre État pour des supposées violations des droits humains. Quatre-vingt-treize personnes ont témoigné au procès, la plupart d’entre elles ayant fait le voyage du Tchad au Sénégal pour y participer. Les survivants ont livré des témoignages bouleversants sur la torture, les viols, l’esclavage sexuel, les massacres et les destructions de villages.

La Cour a notamment condamné Hissène Habré pour des crimes de violence sexuelles, dont le crime de viol et le celui d’esclavage sexuel pour avoir fait des femmes d’esclaves sexuels de ses soldat.

La cour a également reconnu Hissène Habré coupable d’avoir lui-même violé Khadidja Hassan Zidane à quatre reprises. Les juges ont estimé que le témoignage de Hassan était crédible et corroboré par ce qu’elle avait raconté à ses codétenues.
Une deuxième série d’audiences se tiendra en juin ou juillet au sein des Chambres afin d’évaluer les dommages et intérêts à attribuer aux parties civiles et aux autres victimes.
Le procès de Hissène Habré souligne l’importance de la compétence universelle, a déclaré Human Rights Watch. Ce principe de droit international permet à des tribunaux nationaux de juger des crimes les plus graves même lorsqu’ils ont été commis à l’étranger, par un étranger, et contre des victimes étrangères.
Une victoire qui doit interpeller plus d’un chef d’Etat africain!


Présidentielles 2016 au Tchad: le peuple a voté pour l’alternance

Hier 10 avril 2016; les tchadiens ont voté pour l’alternance.
j’ai pris le temps d’observer les tchadiens pendant la campagne présidentielle et le jour du vote.
Et je suis convaincu que le peuple tchadien a décidé d’avoir l’alternance, le peuple a voté pour l’alternance.
Que ce soit pendant la campagne ou lors du vote, les tchadiens ont voté pour le changement.
Qu’on ne vienne pas me dire le contraire.
vote des militaires
Des militaires contraints de voter Déby.
Dans les casernes, le vote s’est déroulé sous surveillance. car, selon les jeunes militaires rencontrés dans le quartiers, leurs supérieurs les ont contraint de choisir Déby et tous ceux qui s’y sont opposé ont été bastonné et enfermé. Même scénario à Moussoro où réside une base militaire. là bas, il n’y a pas d’isoloire, on vote au vu et au su de tous.D’ailleurs, le candidat est d’avance choisi par les chefs et le votant ne fait que prendre et mettre dans l’urne avant d’aller tremper son doit dans l’encre. qu’on ne vienne pas me parler d’un vote transparent.

Mais le peuple a choisi le changement.
Même si les militaires n’avaient pas la possibilité de choisir un candidat de façon démocratique, le peuple lui, l’a fait. et le peuple a choisi l’alternance.
A N’Djaména ou beaucoup de jeunes se sont constitués en comité de vigilances, il a été relever après dépouillement dans plusieurs bureau de vote que Deby arrive en tête seulement dans le dépouillement3ème Arrondissement des 10 que compte la ville. au Sud du Tchad, ce sont les opposants Kebzabo, Laoukeï et Dadnadji qui arrivent en tête dans la plupart des bureau de vote. Même scénario à Nord du Tchad ou Dadnadji et Kebzabo arrivent en tête. Le candidat Déby occupe soit la 3ème soit la 4ème place.

Il ne peut pas dire qu’il a gagné, c’est le peuple qui a gagné et on doit reconnaître cette victoire du peuple. peut importe le candidat choisi, le peuple a voté pour l’alternance et la communauté internationale doit reconnaître cette victoire du peuple.
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Dieretou, figure de la jeunesse moderne d’Afrique

l'initiatrice de la campagne "guinéenne du 21ème siècle
Dieretou Diallo, La guinéenne moderne

Dieretou, la guinéenne du 21ème siècle, figure de la jeunesse moderne.
Ce mois de mars, nous avons parlé des femmes et de leurs combats, nous avons aussi vu des femmes marquer leur environnement, leur pays, ou tout simplement la vie de ceux qui sont autour d’elles.
Dieretou Diallo est l’une de ses jeunes femmes qui sont entrain de marquer leur génération.
Nous ne pourrions dons pas laisser finir le mois de mars, sans lui accorder la parole. car, les jeunes femms comme elles, par leurs actions, contribuent à changer la mentalité de leur société et contribuer au développement de leur pays et de celui de l’Afrique.C’est aussi le lieu de continuer à valoriser les actions des jeunes femmes qui font parler d’elles, non pas pour leur bon plaisir, mais pour des combats communs.
Je voudrais nommer et honorer ici la guinéenne du 21ème siècle Dieretou Diallo, qui, par son initiative « la guinéenne du 21ème siècle » qui a permis aux guinéennes de s’exprimer sur ce que représente « la Guinéenne moderne » à l’occasion de la journée internationale des droits de la femme.https://www.bbc.com/afrique/region/2016/03/160310_guinea_women_campaign
Etudiante en journalisme et blogueuse, cette jeune fille de 23 ans, accessoirement activiste nous livre son monde en quelques phrase.
1- Racontez-nous votre enfance et le rêve de la petite fille qui guide vos pas aujourd’hui.
Enfant, j’étais une gamine qui restait collée à ses livres puis à son ordinateur. J’adorais lire des bandes-dessinées. Je rêvais d’être médecin comme ma mère mais plus j’avançais en classe puis le métier de journaliste s’est peu à peu imposé à moi comme une révélation, comme une vocation. Au lycée j’étais rédactrice en chef du journal de l’école, depuis je n’ai plus arrêté de chercher à devenir journaliste.

2- Pour vous, c’est quoi l’avantage d’être jeune fille intelligente et pleine d’ambition ?

Je pense qu’être intelligent est subjectif. Je ne sais pas si je suis intelligente, mais je suis une personne curieuse et avide de découvrir de nouvelles choses. Cela fait que je ne m’ennuie jamais parce que je trouve toujours des activités et des choses intéressantes à réaliser.
Par contre je suis ambitieuse, ça ce n’est pas un secret, tout mon entourage le sait (rires). Cela me permet de me fixer une haute barrière à atteindre et de faire en sorte de donner le maximum de moi-même pour arriver au but. Ce qui n’est pas sans conséquence ; je suis beaucoup trop exigeante avec moi-même et ne me pardonne que très rarement mes échecs.

3- Si on vous demandait de changer le monde, comment procéderiez-vous ?dieretou2
Oula (rires).

Grosse question, mais très sincèrement je pense que je commencerai par essayer de changer les petites choses, les petits détails, les mauvaises habitudes comme déverser des ordures dans les fossés collectifs, les gens qui urinent dehors, etc. Puis je m’attaquerai aux gros problèmes comme l’autosuffisance alimentaire, la pollution, etc.

4- Que pensez-vous de l’émancipation de la femme Africaine ?

Je pense que c’est quelque chose qui est imminent. On constate beaucoup de changements ces dernières années sur le continent. De plus en plus de femmes sont en train de prendre leur destin en main indépendamment d’un joug patriarcal. Il y a certes beaucoup à réaliser encore mais on est sur le bon chemin.
5- Quel est votre secret pour réussir ?

Je n’ai pas de secret mais je suis quelqu’un de très organisé et d’assez exigeant et je pense que c’est quelque chose qui m’aide beaucoup dans mes activités. Du haut de mes 23 ans, J’ai eu à gérer plusieurs équipes, parfois composées de personnes plus âgées que moi. Si j’y suis parvenue c’est parce que j’aime que chaque tache soit gérée de façon optimale, j’ai horreur de la pagaille surtout sur le plan professionnel. Organiser les choses au millimètre près nous permet de gagner du temps, et de mieux nous adapter aux imprévus.

6- Votre plus grande déception et votre plus grand espoir

Ma plus grande déception, je pense que c’est d’avoir perdu mon père. C’est quelque chose dont je ne guérirai jamais. Je pense que mon plus grand espoir c’est que la Guinée enclenche enfin une croissance économique à 2 chiffres et durable et que nous soyons un pays émergent.

Souhaitons une brillante carrière à notre jeune Dieretou et surtout qu’elle sache garder le sourire dans les moments difficiles.


Francophonie:Libre ensemble! c’est Mondoblog.

l'équipe qui prédit l'avenir au bord de la mer.
La folie de rencontrer des passionnés de l’art et de l’écriture.

« Libre ensemble », c’est exactement ce qu’est mondoblog

« Libre ensemble », c’est mon expérience de mondoblogueuse!

Toute une semaine, il était question de la Francophonie avec le slogan « libre ensemble ».

Pour moi, être libre ensemble, c’est Mondoblog.

Vivre ensemble dans le respect de la liberté et de la diversité, c’est ma rencontre avec des jeunes de diverses cultures, de différente race et de religion différente, grâce à Mondoblog.

Nous étions différents les uns des autres, venus des divers horizons , Mais unis par une même passion: l’écriture!

les différences d'âge, de peau et de culture nous permettent être libre ensemble.
Ma binôme, pour qui je garde un beau souvenir!

je me sentais à ma place parmi des blancs et des noirs et des arabes. on était lié par une chose, l’amour de l’écriture et on était uni par une langue, le français.

Libre ensemble, c’est cette joie d’avoir partagé une chambre avec une jeune malgache ( Sophie Bella) talentueuse et très comique.

Libre ensemble, c’est le fait d’avoir une binôme française (Françoise Ramel-Flaguel) passionnée par les festivals du Sahara.

Libre ensemble, c’est cette joie que les mondoblogueurs partage en se rencontrant dans un pays pour mettre les nom sur les visages et apprendre les uns, davantage des autres.

Libre ensemble, ce sont les différences de nos cultures, de nos comportements et de nos pays qui se complète dans cette plateforme multiculturelle et multiforme.

à Mondoblog, nous sommes aussi des générations différentes, d’opinions diverses et de passions diversifiées. Mais c’est sûr que nos libertés et nos différences ne nous empêchent pas être ensemble.

Libre ensemble, c’est Mondoblog!

les Mondoblogueuses de la formation Dakar 2015
les Mondoblogueuses de la formation Dakar 2015

 


Femmes : en avant toutes !

Ce billet est un hommage à la femme battante !

En ce jour de commémoration internationale des droits des femmes, je voudrais rendre un hommage mérité à toutes les femmes qui sont pleinement actives dans leur pays, dans leur société, dans leur famille, et d’une façon plus générale, pleinement active et engagée pour l’humanité. « Si je devais changer le monde je le ferai en mettant l’accent sur l’éducation en général et celle de la junte féminine en particulier. L’éducation reste l’arme la plus puissante et la plus efficace pour l’apprentissage et pour la transmission des valeurs humaines et républicaines » cette parole, c’est celle d’une jeune Tchadienne, Nako Mamadjibeye. Je souhaite lui donner la parole parce que j’admire ses combats de chaque jour et surtout sa détermination à vouloir faire changer les choses dans son pays, le Tchad. A travers Nako Mamadjibeye, je veux rendre hommage à la jeune fille consciente et dévouée de chaque pays. Mais je veux aussi rappeler aux autres femmes que ce n’est pas l’âge qui compte dans le combat pour la liberté et la justice. Il faut de la volonté et du courage pour que ça marche.

Nako Mamadjibeye est une jeune fille de 21 ans, elle est intelligente et combative. Sa volonté et son courage lui donne l’avantage d’accéder à la maturité et à la responsabilité plus tôt que les autres filles du même âge. Elle est engagée et son action la fait grandir. Elève inspectrice des Impôts à l’école Nationale d’Administration et de Magistrature du Cameroun, étudiante en 4ème année de Sciences politiques à l’Université de Yaoundé, Mamadjibey Nako se lance très vite dans l’activisme et le leadership car elle estime que l’émancipation doit se vivre au quotidien. Selon elle, l’émancipation de la femme africaine, et plus particulièrement de la femme tchadienne, est une question de tous les jours.

Nako Nako Mamadjibeye (Crédit Rose Roassim)

 

La jeune icone de l’activisme au féminin du Tchad affirme qu’il ne sert à rien de voter des lois et de ratifier des traités s’ils ne sont pas appliqués. Elle a jeté un coup d’oeil sur la composition du gouvernement et des grandes institutions de la république du Tchad et s’est vite rendue compte de la sous représentativité des femmes, « jusque maintenant, aucune femme n’a dirigé le gouvernement au Tchad « .Quand est-ce que le Tchad verra plus de femmes engagées dans la politique, à des postes de décision ? Les femmes politiques pourraient représenter toutes les femmes du pays, elles pourraient écrire des lois qui les concerne, les faire voter et veiller à leur application… Mais aujourd’hui nous n’en sommes pas encore là !

Cette constatation interpelle d’abord les femmes elles mêmes. Nous les femmes, nous devons nous faire entendre et nous imposer. Nous devons réclamer le respect de nos droits. Nous devons participer aux vrais débats plutôt que de nous comporter en victime en s’attardant sur les pagnes et le traditionnel défilé de la semaine nationale de la femme tchadienne (Senafet) ! Nous avons de grands défis, le plus important, car il est à la base de toute émancipation, c’est de poursuivre nos études. C’est en poursuivant des études supérieures, à l’université, que nous serons armées pour faire face aux politiques. Autre combat essentiel, accéder à l’indépendance économique ! Des combats à mener, nous n’en manquons pas… Malheureusement, au lieu de mettre leur énergie dans de vrais débats, les femmes tchadiennes s’attachent au folklore de la Journée des droits des femmes… Cette analyse à laquelle je crois, c’est celle de beaucoup de femmes actives énergiques dont fait partie Mamadjibey Nako.

Notre jeune activiste pose de vraies questions, par exemple : combien de femmes tchadiennes sont des professeures d’université ? Ou encore, combien d’entre elles sont financièrement autonomes ? Mais aussi, combien de filles qui ont subi un viol ont le courage de dénoncer leurs bourreaux  ? Reçoivent elles des informations de la part de l’Etat pour savoir quelles démarches faire auprès des services de sécurité et de justice ? Toujours en cas de viol : sont-elles écoutées et reçoivent elles justice ? Pour Mlle Nako, le secret de la réussite pour faire avancer les choses réside dans l’effort et la ténacité. C’est grâce à cela et à la promotion de l’excellence (par le travail bien fait) que les femmes auront les moyens de se faire entendre, en dépit de toutes les difficultés. Elles gagneront en pouvoir.

Avide de connaissance, Mamadjibey Nako exprime sa déception de constater qu’il n’y a toujours pas de bibliothèques municipales au Tchad. Pour elle ce n’est pas une fatalité, c’est simplement un manque de volonté politique dans le domaine de l’éducation et de la formation professionnelle. Tout le monde sait qu’on agit plus aisément et de façon plus efficace quand on est bien informé et quand on sait bien s’exprimer. Or cela passe par l’accès à la lecture, l’accès aux livres et aux documents divers. Si la population en général et les femmes en particulier avaient librement accès aux bibliothèques cela pourrait changer leur quotidien !

Autre déception pour Mamadjibey Nako : la présence massive d’étudiants tchadiens à l’étranger. Les jeunes quittent le pays, souvent ils partent à cause du chômage qui les attend au Tchad. C’est malheureux mais elle espère vraiment que les jeunes femmes diplômées auront pour ambition d’agir au Tchad pour faire bouger les lignes.
Elle espère vivre un jour dans un Tchad plus juste, plus égalitaire, sans machisme et sans impunité ; un Tchad prospère avec une jeunesse éduquée. Un espoir qui pourra devenir réalité grâce à l’effort et à la ténacité de toutes celles et tous ceux qui le veulent !  « J’espère bien vivre dans un Tchad où l’éthique et la déontologie ainsi que la bonne foi accompagnera chacun de nous ».
Un voeu irréalisable ? Femmes tchadiennes : rendez-vous pour faire le bilan dans quelques années ! Oui au courage, oui à l’éducation, oui à l’autonomie !

 

 


Tchad: On est fatigué de subir l’injustice et l’impunité

Les Tchadiens sont fatigués de subir l’injustice et l’impunité.

On est fatigué de subir l’injustice et l’impunité. Plus rien ne pourra arrêter cet élan de combat qui anime désormais la jeunesse. les jeunes tchadiens n’attendent plus la société civile, ni les défenseurs des droits humains, moins encore les organisations internationales pour venir revendiquer à leur place.Les jeunes tchadiens ont décidé de prendre en main leur vie, leur avenir, l’avenir de leur avenir.

diaspora

C’en est de trop, cette mascarade qui sévit au Tchad depuis plus de 4 décennies. Nous sommes fatigués de subir l’injustice et l’impunité.

– Tribalisme, violence, viol, vol, injustice, impunité, clientélisme, prise en otage des services publiques, etc. sont les maux qui régulent le quotidien des tchadiens.

salaire1- Travail: le travail est accordé à celui qui a un parent très haut placé même-ci ce candidat à l’emploi n’a aucune compétence. ce qui explique la médiocrité de l’administration au Tchad. Ceux qui ont le « privilège » d’être integrés à la fonction publique peinent à avoir leur salaire.

2- Concours et bourses internationales: les terroristes économiques qui gouvernent le Tchad, non contents de monopoliser les ressources du pays à leur profits, s’accaparent aussi des opportunités accordés aux autres tchadiens qui n’ont que leur savoir et savoir faire pour survivre. les bourses de coopérations et concours sont accordées d’office aux enfants des « touts puissants très hauts placés »

bourses

3- La justice: chez moi, la justice est au service du pouvoir et du plus fort. si tu es pauvre, tu risques même de perdre le droit d’avoir une tombe au profit du plus riche qui normalement t’a offensé. c’est ce qui se passe avec le viol de cette fille qui n’a rien demandé de plus que  justice lui soit rendue. les enfants des pauvres restés dans les universités publiques tire le diable par la que pour pouvoir étudier.

tchad-manif5 – l’impunité: Chez nous au Tchad, si ton père est ministre, général, haut fonctionnaire, tu peux tout te permettre; arracher les bien d’autrui, insulter et tirer sur qui tu veux, circuler sur les voies publiques à ta guise sans le moindre respect du code de la route ni des autres usagers, violer les petites filles avec arrogance, tuer à cause d’un 500frs ou juste pour le plaisir d’entendre une détonation.

6- Violence: Dans mon pays, les forces de l’ordre sont là pour terroriser et brutaliser les citoyens. chaque jour, jeunes, vieillards, enfants, élèves, étudiants subissent des bavures policières et militaires. les manifestations pacifiques sont brutalement réprimander. On tire à balle réel sur les enfants sans défense, on brûle des étudiants, on massacres des aventuriers miniers, brefs, nous n’avons des forces policières et militaires que pour tuer et blesser, au moins des cas, ils arnaquent les populations.

On est fatigué de subir l’injustice et l’impunité!

bavure policière au tchad
bavure policière au tchad

Aujourd’hui, les jeunes du Tchad ne sont plus disposés à subir sans rien dire.le cas de cette petite fille violée par les enfants des ministres et généraux en poste n’est que la goutte d’eau de trop. les séries de manifestations qui commencent annoncent la fin d’une époque, le début du déclic.

les jeunes Tchadiens ne sont plus d’accord avec l’injustice, l’impunité, la gabegie, et toutes les bavures que leurs parents ont subit, qu’ils subissent et que les gens veulent que leurs enfants subissent aussi! On est fatigué de subir l’injustice et impunité.

Il faut que cela s’arrête, et le changement doit commencer maintenant!

 

 


Liberté économique des pays africains : où en sommes-nous ?

Ce 1er février, le think-tank américain Heritage Foundation et le Wall Street Journal ont sorti un classement des pays africains selon l’indice de liberté économique. L’île Maurice, le Botswana et le Cap Vert sont les économies africaines les plus libres en 2016.economie

Cet indice mesure depuis 1995 la liberté économique selon des critères tels que la protection des droits de propriété, la taille de l’Etat, la politique budgétaire et monétaire et la lutte contre la corruption.

Il classe les 178 pays étudiés cette année en cinq grandes catégories sur une échelle allant de 40 à 100 points : «libres» (80-100 points), « plutôt libres » (70-79,9  points), « modérément libres » (score 60-69,9  points),  « plutôt pas libres » (50-59,9 points) et « réprimant la liberté » (40-49,9 points).

Aucun pays africain ne se trouve dans la catégorie « libres ». Deux pays du continent se positionnent cependant dans la catégorie « plutôt libres ». Il s’agit de l’île Maurice, en première position à l’échelle africaine et au 15ème rang mondial. Avec un score de 74,7 points, ce pays de l’Océan indien devance même des pays industrialisés comme l’Allemagne et le Japon.

Le Botswana (30ème rang mondial avec un score 71,1 points) arrive en deuxième position en Afrique. Viennent ensuite le Cap Vert (57ème mondial), le Rwanda (71ème), le Ghana (72ème), les Seychelles (76ème), l’Afrique du Sud (80ème), la Namibie (81ème), le Maroc (85ème) et la Côte d’Ivoire (92ème).  Ces huit pays africains se trouvent dans la catégorie  « modérément libres ».

Parmi les pays étudiés, 31 pays africains se trouvent dans la catégorie  plutôt «pas libres», dont le Kenya, la Tunisie et la Tanzanie.
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Enfin, huit pays du continent se situent dans la catégorie des pays réprimant la liberté économique, dont l’Angola, le Tchad et le Zimbabwe.

Au plan mondial, l’étude constate que la liberté économique s’est accrue en dépit d’un contexte fait de difficultés non seulement économiques, mais aussi politiques et de défis tels que celui de la sécurité. Des progrès sont enregistrés dans 97 pays alors que 74 subissent un déclin.

Hongkong occupe la première place du podium au plan mondial, devant Singapour et la Nouvelle-Zélande. Viennent ensuite la Suisse, l’Australie, le Canada, le Chili, l’Irlande, l’Estonie et le Royaume-Uni.

Classement des pays africains étudiés :

1-Maurice (15è à l’échelle mondiale)

2-Botswana (30è)

3-Cap Vert (57è)

4-Rwanda (71è)

5-Ghana (72è)

6-Seychelles (76è)

7-Afrique du Sud (80è)

8-Namibie (81è)

9-Maroc (85è)

10-Côte d’Ivoire (92è)

11-Swaziland (94è)

12-Bénin (101è)

13-Ouganda (102è)

14-Burkina Faso (104è)

15-Gabon (105è)

16-Zambie (106è)

17-Tanzanie (110è)

18-Sénégal (111è)

19-Tunisie (114è)

20-Kenya (115è)

21-Nigeria (116è)

22-Gambie (119è)

23-Sao Tomé & Principe (120è)

24-Mali (121è)

25-Djibouti (124è)

26-Egypte (125è)

27-Mauritanie (128è)

28-Niger (129è)

29-Cameroun (130è)

30-Burundi (133è)

31-Togo (135è)

32-Guinée (136è)

33-Mozambique (139è)