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#GlobalClimateStrike: Tous à Kaolack au Camp Climat-Energie pour dire non à l’inaction climatique

Depuis plusieurs mois, les enfants semblent prendre la relève pour alerter sur la gravité réelle de l’urgence climatique à laquelle nous faisons face. Motivés et inspirés par la jeune Greta Thunberg, des élèves dans plus de 160 pays et dans au moins 2000 établissements, désertent leurs salles de classe chaque vendredi pour se faire entendre afin que la planète et leur avenir soient sauvés, avant qu’il ne soit trop tard.

Cette nouvelle génération de militants pour le climat va encore occuper les rues ce mois de septembre pour une Grève mondiale pour le climat à travers une semaine d’actions afin d’exiger la fin de l’ère des combustibles fossiles et la justice climatique pour tous.

Partageant les mêmes inquiétudes que les autres jeunes du monde, les écoliers sénégalais comptent marquer cet évènement appelé #GlobalClimateStrike, malgré qu’ils soient en vacances.

Parmi ces organisations qui comptent faire la mobilisation pendant cette grève mondiale pour le climat, nous avons noté l’organisation Action Solidaire International qui, en collaboration avec l’Organisation 350 Africa et d’autres partenaires, a initié un camp climat énergie qui verra la participation de tous les clubs changement climatique et d’autres acteurs de la société civile.

ACTION SOLIDAIRE INTERNATIONAL dans la mise en œuvre de son projet de Clubs de Changements Climatiques dénommé « P3C », avait installé officiellement des clubs de jeunes dans une vingtaine de localités. Ce programme vise à promouvoir d’une part l’écocitoyenneté et l’éco-responsabilité chez les jeunes en particulier et d’ autre part à sensibiliser les populations sur les enjeux des changements climatiques et les énergies renouvelables afin de les inciter à adopter des comportements favorables au développement durable.

« Dans le but d’outiller, de renforcer les jeunes et de mettre en place des stratégies pour faire face à l’inaction climatique, Action Solidaire International organise les 21-22 et 23 septembre 2019 un camp Climat-Energie à Kaolack qui verra la participation de tous les clubs changements climatiques Sénégal», pour le moment c’est le seul évènement que j’ai pu voir en attendant ceux annoncés par les Jeunes Volontaire pour l’Environnement (JVE Sénégal) et Teranga LAB.

Si comme moi, vous n’avez pas organisé une mobilisation, rejoignez les millions de personnes qui quitteront leur poste de travail ou leur domicile pour rejoindre les jeunes grévistes climatiques dans les rues et exiger la fin de l’ère des combustibles fossiles.

 


#AfrikaVuka : Ensemble, nous pouvons déCOALoniser l’Afrique et sauver la planète.

Depuis bientôt plusieurs années, je suis à la recherche de réponses pour l’une des questions que l’écologiste convaincu, Pierre Rahbi avait posé dans un de ses livres.

Comment se fait-il que nous n’ayons pas pris conscience de la valeur inestimable de notre planète, seul oasis de vie au sein d’un désert sidéral infini, et que nous ne cessions de la piller, de la polluer, de la détruire aveuglément au lieu d’en prendre soin et d’y construire la paix et la concorde entre les peuples ?

Étant conscient que l’effort de chacun est nécessaire pour apporter une réponse, je me suis mis en perpétuelle recherche pour trouver des personnes sur qui compter. Des personnes qui y croient et qui sont convaincues qu’avec l’implication de tous, nous pourrons changer la donne pour sauver la planète. Des personnes qui sont prêtes à inciter et à tirer les autres vers un changement de comportement, à abandonner leur arrogance, et apprendre avec simplicité les sentiments et les gestes qui nous relient aux évidences.

Grace à l’organisation 350 Africa, j’ai pu trouvé cette catégorie de personnes lors d’une retraite digitale tenue au pays des mille collines, Rwanda. Ces personnes que l’on peut appeler « activistes du climat » se sont regroupées au sein d’une plateforme connue sous le vocable Afrika Vuka.

Cette plateforme qui a pour objectif de fédérer les campagnes et les mouvements qui œuvrent pour mettre fin à l’ère des combustibles fossiles en Afrique, veut que l’Afrique soit « déCOALoniser » pour passer à une énergie propre et renouvelable.

Ces personnes qui ont mis l’humain et la nature au cœur de leurs préoccupations, ont compris qu’il est nécessaire de tisser des liens entre mouvements citoyens, surtout quand on partage les mêmes aspirations et les mêmes valeurs. Nous avons compris qu’il faut se solidariser pour gagner ce combat qui nous oppose avec des investisseurs qui ne veulent pas prendre conscience de leur inconscience.

Je dirai merci à l’organisation 350 Afrique, qui a pu nous réunir pour nous permettre d’échanger sur nos différentes techniques de campagne et de narration à l’heure du numérique.

Une initiative qui vient confirmer ce que Didier Court disait « le partage des expériences, des compétences de chacun et chacune favorise la croissance de l’intelligence collective ». J’ajouterai que la connaissance est la seule chose que tu ne perds pas quand tu la partages. Je sors satisfait de cette rencontre « du donner et du recevoir » avec des activistes du climat venus de partout.

Autrefois, tout le monde considérait l’activiste du climat comme un rêveur. Mais actuellement ce n’est plus le cas car tous nos arguments sont légitimés par la recherche scientifique. Le dérèglement climatique est une réalité, agissons avant qu’il ne soit trop tard.

 

 


#AfrikaVuka: Together we can deCOALonize Africa and save the planet.

For many years now, I have been looking for answers to one of the questions that the esteemed environmentalist, Pierre Rahbi had put in one of his books:

How is it that we have not become aware of the inestimable value of our small planet, the only oasis of life in an infinite steel desert, and that we do not stop plundering it, polluting it, destroying it blindly instead of taking care of it and building peace and harmony between peoples?

I know now that only through the collective efforts of humanity, will we be able to provide an adequate answer to this predicament. I am constantly looking for people to rely on. People who believe that we can change the game to save the planet. People who are willing to incite and pull others towards behavioural change, to give up their arrogance, and to learn and contribute through actions that connect us to this humanitarian fight for a just world.

Thanks to 350 Africa, I was able to find this collective of people during a digital retreat held in the country of a thousand hills, Rwanda. These so-called « climate activists » have come together in a platform known as Afrika Vuka. This platform, which aims to align the campaigns and movements that are working to end the fossil fuel era in Africa, wants Africa to be « deCOALonize » to move to clean and renewable energy.

These individuals have put the human and nature at the heart of their concerns and understand that it is necessary to build cohesive links between citizen movements, especially when we share the same aspirations and the same values. We came to understand that we must be united to win this fight against us, with “investors” who do not want to become aware of their blissful ignorance.
I would like to thank 350Africa, which was able to bring us together to discuss our different techniques of campaigning and narration in the digital age.
This initiative confirms what Didier Court said: « The sharing of experiences, skills of each and each promotes the growth of collective intelligence. »

I will add that knowledge is the only thing you do not lose when you share it. I walked away with a sense of accomplishment, satisfied with this generous exchange with climate activists from all over the continent. In the past, everyone considered the climate activist a dreamer. But this is no longer the case because all our arguments are legitimized by scientific research. Climate change is a reality, let’s act before it’s too late.



INPG: Le Sénégal démarre la formation de ses premiers ingénieurs en pétrole et gaz

Quand j’ai reçu l’invitation de l’Institut National du Pétrole et du Gaz qui organisait une cérémonie officielle de lancement de sa première promotion du mastère spécialisée en ingénierie pétrolière et gazière, j’ai dit Waouh maniii !

Depuis quand on organise des fêtes pour lancer un mastère ?

Tout comme vous, suis resté sans réponse. Et en plus d’autres gens qui ont lu mon tweet m’ont interpelé en inbox pour me demander en quoi est-il nécessaire de faire tout ce tintamarre pour des étudiants qui n’ont pas encore rejoint les amphithéâtres ?

De toute façon, l’évènement a été couplé à une exposition interactive et démonstrative avec les principaux partenaires de l’INPG, parmi lesquels les compagnies pétrolières opérant au Sénégal, les universités et écoles sénégalaises et étrangères de formation technique et polytechnique ainsi que les militants de l’APR qui se croyaient en meeting. Tous ceux qui y été pour mieux comprendre les enjeux du pétrole te diront comment Badji de Diamniadio nous a tympanisé. Vraiment cet ancien militant de Wade qui veut se faire appeler«Lion Rouge de Macky » aurait du au moins accorder un peu de respect à  ceux qui sont venus pour les intérêts du pays.

Déçu en début de cérémonie par les militants qui ont toujours tendance a confondre parti et patrie, j’ai été rassuré par la présentation du directeur de cet institut, Aguibou Ba qui le définit comme « une solution étatique amenée à devenir un pôle d’excellence national et régional en matière de formation spécialisée et continue d’ingénieurs, de techniciens et d’opérateurs des métiers pétroliers et gaziers ».

J’ai été rassuré quand le directeur a expliqué le processus de sélection. Et je vous le jure Bilahi Walahii comme le secrétaire général de l’AFP, si cette rigueur est de mise dans le déroulement de la formation, cet établissement formera de brillants professionnels.

Ces 22 pensionnaires retenus sur une liste de 2200 candidats, feront 12 mois de cours, 6 mois de stage sans oublier le mémoire à soutenir devant un jury en fin de formation.

Ils combineront théorie et pratique et ont l’obligation d’être opérationnels avant même de sortir de cet institut dans lequel le président n’aimerait pas voir des mouvements de grève. “J’ai demandé à ce que les étudiants de l’INPG signent un document pour renoncer aux droits de grève pendant leur formation, parce que là bas c’est du sérieux”, déclare le président Macky Sall avec un air taquin.

Des propos qui malheureusement ont ravi la vedette a la présentation de cette première cohorte qui a l’obligation de ne pas échouer.

 

 

 

 

 

 

 


La restauration de la colline de Féri-Féri, un exemple de GRCBC durable réussie

Mon Article publié par le GNDR

Dans cet article, Ibra Cassis, Chargé de communication d’ENDA Energie Sénégal revient sur le tout premier échange d’apprentissage qui eut lieu fin Juillet au Niger dans le cadre du projet « Institutionnaliser une GRCBC durable « . Les participants ont rencontré  des membres de la communauté de Tillabéri dans le but d’apprendre comment, en deux décennies, ceux-ci ont restauré la colline de Féri Féri. 

Inscrites parmi les activités prioritaires de la deuxième année du projet d’Institutionnalisation de la Gestion des risques de catastrophe à base communautaire (GRCBC) du réseau GNDR, les visites d’échanges démarrées le 24 juillet 2018 au Niger, ont permis à un groupe de membres venus du Sénégal, Burkina Faso et Niger de découvrir une initiative communautaire en GRCBC, une étude de cas réussie, située à 114 km de Niamey. En 1998, le groupement ADPE Bonferey a pris la décision de protéger et de restaurer la colline de Féri-Féri et ses versants qui déversent des eaux de ruissellement dans le quartier périphérique de la commune urbaine de Tillabéri. L’objectif de départ de transformer 77 hectares de terres rocheuses semblait ambitieux, aujourd’hui le groupement a réussià reverdir cette zone avec 45 000 arbres plantés en deux décennies.

Choisi parmi les 25 meilleures études de cas en Gestion des Risques de Catastrophe à base communautaire en Afrique à l’issue d’un appel à proposition dans le cadre du projet d’ « Institutionnalisation d’une GRCBC durable», ce projet communautaire du groupement ADPE Bonferey est un véritable cas d’école dans la gestion effective des risques de catastrophe.Avec 10 hectares de demi-lunes forestières et 10 000 mètres linéaires de cordons pierreux, ce périmètre aménagé afin de résoudre les problèmes environnementaux de la localité, a aussi contribué à la création d’emplois verts grâce à la gestion intégrée des ressources agrosylvo-pastorales. En plus des revenus tirés de l’exploitation de sa pépinière, le groupement Bonferey parvient à écouler chaque année des tonnes de paille sèche au grand bonheur des éleveurs de cette zone qui ont du mal à subvenir aux besoins alimentaires de leur bétail.

La visite d’échange d’expériences organisée par GNDR au profit des praticiens venus du Niger, du Burkina et du Sénégal, a permis de comprendre que c’estl’ engagement et la détermination des communautés locales qui sous-tendent la durabilité de cette initiative. Ce groupement qui est parvenu à clôturer 40 hectares sur les 77 disponibles a besoin de soutien technique afin de faire de cette protection de l’environnement, un levier économique, favorisant la création d’activités génératrices de revenus (AGR) assurant ainsi la motivation des femmes et des jeunes qui font preuve d’un engagement sans faille.

Les échanges ont témoigné d’un certain nombre de difficultés telles que l’absence de points d’eau, la vétusté des ouvrages antiérosifs et l’inadéquation de la clôture existante.
Cette organisation locale qui travaille sans relâche depuis 20 ans à la restauration de la colline de Féri-Féri a une vision claire de la Gestion des Risques de catastrophe à base communautaire. Cependant elle a besoin d’être accompagnée, et d’avoir l’opportunité de communiquer cette initiative au plus grand nombre, constituant une étude de cas réussie méritant d’être institutionnalisé.

Toutes ces initiatives locales constituant des réponses innovantes face aux situations climatiques extrêmes devraient être intégrées dans les politiques publiques en RRC au niveau national. C’est d’ailleurs ce qu’a compris l’Etat nigérien qui a lancé en 2016, un ministère de l’action humanitaire et de la gestion des risques de catastrophes. Rencontré dans le cadre de notre visite d’échanges au Niger, le ministre Laouan Magagi en charge de ces questions, a rappelé que « les organisations de la société civile et le secteur privé sont des partenaires clefs qui ont été inclus à notre plateforme nationale dédiée à la réduction des risques de catastrophe ». Ce pays qui perd chaque année 40 milliards depuis quarante ans, a un gouvernement qui souhaite apporter une réponse efficiente aux catastrophes climatiques extrêmes, et semble conscient du rôle que les autorités doivent jouer afin d’encourager et pérenniser les efforts des communautés locales.


#BargnyDitNonAuCharbon: Menace de Mort dans mon cauchemar. 

#CauchemarTelling  #Storytelling

Trois filles blanches se sont présentées comme journalistes devant faire leur mémoire sur un membre du Collectif des communautés affectées par les centrales à charbon de Bargny. Ayant tombées sur mon profil grâce à mes tweets me disent-elles, ces filles sont venues me cueillir chez moi pour une interview à côté d’une machine de la centrale en panne.

L’une des filles m’a demandé de m’accrocher à la machine pour lui permettre de prendre une photo capable d’illustrer son article. Elle m’a planté là-bas pendant 5 minutes, prétextant qu’elle part changer ses batteries. Ne pouvant plus supporter cette longue attente, j’ai pris la décision de me déplacer en attendant son retour. Mais, dès que j’ai quitté, la machine piégée à sauté. C’est là que j’ai compris que c’est un coup ourdi contre moi. 

J’ai rapidement rebroussé chemin pour prendre mes dispositions avant de faire un repli stratégique. En sortant de chez moi, je croise un gars qui travaille à la Mairie de Bargny qui me balance une phrase sans même me saluer. 

– Cassis la Centrale a mis un dispositif pour t’éliminer. Ils ont contracté avec de fausses journalistes pour faire exploser la machine qui devait servir d’arrière plan pendant le reportage . Vu que cela a échoué, ils m’ont demandé de venir te retarder chez toi pour permettre à l’équipe qui doit te kidnapper d’arriver à Bargny. J’étais dans le coup, mais mon amour pour Bargny m’a fait changé d’avis et de camp. S’il te plaît essaie de te déguiser en sortant d’ici, les gars ont déjà reçu tes photos par WhatsApp. 

Sans perdre de temps, j’ai enfilé une perruque, une robe et des sandales pour m’échapper. Et c’est une fois dans l’avion que j’ai pu me vêtir correctement avant d’atterrir au Cap Vert.
C’est au moment de poser mes pieds pour la première fois sur le sol cap-verdien que mon réveil a sonné pour me rappeler qu’il est l’heure d’aller au boulot.
Quel cauchemar !
Donc, s’il m’arrive des choses, faut le comprendre ainsi.

 


Contribution : ENERGIES RENOUVELABLES VS ENERGIES FOSSILES

Nous allons essayer de faire une petite étude comparative pour mieux apprécier le meilleur investissement en matière énergétique entre le solaire et le charbon. Pour mieux appuyer notre étude de cas nous allons nous référer aux 02 projets suivants : la centrale solaire de Bokhol et la centrale au charbon de Bargny.

1/ La centrale solaire de Bokhol :

Financement du projet : 45% du projet est détenu par des investisseurs sénégalais (la Caisse des Dépôts et Consignations du Sénégal détient aux côtés d’investisseurs privés sénégalais 45% des fonds propres du projet), plus un prêt fourni par Green Africa Power (GAP) qui est une initiative des gouvernements du Royaume-Uni, du Danemark et des Pays-Bas, également soutenue par plusieurs prêteurs multilatéraux, dédiée aux investissements dans les projets d’énergie propre en Afrique.

Capacité installée : 20 MW Entre autres avantages : 25 000 tonnes de CO2 évitées par an; allocation de 2% des revenus du projet et de l’intégralité des crédits carbone aux communautés locales; 40% des emplois créés réservés aux communautés locales ; priorité donnée aux femmes pour les emplois et activités économiques liés au projet

Durée du projet : GreenWish a achevé le développement, la structuration et le financement du projet en 12 mois et Vinci Energies l’a construit en 8 mois soit en moins de 2 ans tout le projet est bouclé

Coût du projet est estimé à 26,23 millions EUR soit 17,20 milliards FCFA

 

2/ La centrale électrique à charbon de Bargny :

Les 02 principaux promoteurs : Nykomb Synergetics (Suéde) et Quantum Power (0 promoteur sénégalais) Financement : prêts bancaires (BAD, FMO, BOAD, CBAO).

Coût initial du Projet = 118 Milliards de FcfA + surcoût dû aux retards (10% du projet soit 10 milliards) Coût total approximatif = 128 Milliards Capacité installée à terme = 125 MW Durée du projet : indéterminée et non maîtrisée à ce jour Inconvénients: émissions de polluants dangereux et toxiques (dioxyde de soufre (SO2), PM, Oxydes d’azote (NOx), dioxyde de carbone (CO2) etc..poussières, le bruit et le stress hydrique (forte quantité d’eau douce consommée (SDE), rejet en mer des eaux de températures plus élevées (perturbation milieu marin)

Consommation : 400 000 T/an de charbon (dépotage et transport du charbon du PAD jusqu’à Bargny par des centaines de camions, le site de transformation de produits halieutiques où plus de 1000 femmes travaillent se trouve dans le périmètre de sécurité de la centrale à charbon du coup toutes ces femmes vont perdre leur travail. Cette centrale est construite dans le site de Miname 1 et 2 initialement prévus pour loger les victimes de l’avancée de la mer. D’ailleurs la commune de Bargny avait attribué sous l’autorisation du préfet 1433 parcelles aux victimes de l’avancée de la mer.

APPRECIATIONS :

Avec 17 milliards FCFA on a 20 MW en énergie renouvelable (propre) D’où donc le coût d’une centrale solaire de 125 Mw équivaudrait à (17×125)/20)) = 106,25 Milliards.

Autrement dit avec 106,25 milliards on peut produire 125 Mw en énergie solaire alors qu’avec UN INVESTISSEMENT de plus de 118 Milliards FCFA, la CES n’arrive toujours pas à produire 125 Mw avec en prime l’énergie fossile la plus polluante à savoir le charbon.

CONCLUSION :

Il est démontré qu’avec une bonne maîtrise des nouvelles technologies en matière d’énergie renouvelable, une centrale solaire est moins onéreuse qu’une centrale à charbon.

ENSEIGNEMENT : Aujourd’hui les énergies vertes (solaire) sont moins onéreuses que les énergies sales.

 

Cheikh A T Gueye

 


Avis de Vacance de Poste: GNDR recherche un Assistant Régional

Lieu d’affectation: Dakar, Sénégal

Echéance de la demande: 20-Juillet-18

Prise de fonction: 15/09/ 2018 au plus tard

Département: Operations

Type de Contrat: Plein temps

Durée du Premier Contrat: Un an (renouvelable; sous réserve de performance et disponibilité de fonds)

Rattachement hiérarchique: Coordinateur Régional de Développement (CRD)

Appuyer le Coordonnateur Régional du Développement dans le développement de réseaux de la société civile plus forts et plus cohésifs aux niveaux mondial, régional et national. Cela inclura le renforcement d’aptitude et de capacité à communiquer, à partager l’apprentissage entre les pays et les régions, à parler d’une voix collective, à renforcer la collaboration et à entreprendre des actions conjointes. Aux niveaux régional et sous régional, le renforcement des capacités sera particulièrement axé sur les pays et les régions ayant des structures, des compétences et des ressources insuffisamment développées en matière de RRC pour établir des relations et des partenariats sains au sein et au-delà des communautés de la société civile. Les Assistants Régionaux feront partie de l’Equipe des Opérations qui travaillent ensemble de manière collaborative pour organiser les activités résultant du plan d’opérations du GNDR. Les Assistants régionaux devront travailler en étroite collaboration avec différents échelons de la structure de gouvernance régionale de GNDR, par ex. les membres du Conseil d’Administration, les points focaux nationaux et le groupe consultatif régional.

GNDR

Contexte:

Cadre Organisationnel:

Le Réseau mondial des Organisations de la Société Civile pour la Réduction des Catastrophes (GNDR) est le plus grand réseau international d’organisations qui se sont engagées à travailler ensemble pour améliorer la vie des personnes touchées par les catastrophes du monde entier. Le réseau a été créé avec l’appui rapproché de la Stratégie Internationale des Nations Unies pour la Prévention des Catastrophes naturelles (ONU-SIPC), en collaboration avec l’Unité spéciale pour la coopération Sud-Sud du Programme des Nations Unies pour le développement. Le GNDR a été officiellement lancé à Genève lors de la première session de la Plateforme Mondiale pour la Réduction des Risques de Catastrophe en juin 2007.

Objectif 

GNDR est un réseau bénévole d’organisations de la société civile, d’associations et de particuliers qui s’engagent à travailler ensemble et à s’engager avec des partenaires et d’autres parties prenantes pour accroître la résilience des communautés et réduire les risques de catastrophes dans le monde.

Vision

Une société civile vibrante, active et collaborative qui appuie les personnes et leurs communautés, en particulier les groupes pauvres et vulnérables, pour se préparer, atténuer, répondre et se remettre des catastrophes et s’adapter aux aléas et aux changements climatiques.

Nos Valeurs 

Les membres de GNDR croient en la «valeur ajoutée» et la complémentarité de la collaboration. En menant des actions conjointes et en nous appuyant mutuellement, nous pouvons atteindre des objectifs et buts communs. Nous partageons des valeurs fondamentales qui nous lient ensemble:

 Confiance et ouverture d’esprit pour s’écouter, partager et apprendre les uns des autres, ce qui nous permet de construire un consensus et une compréhension mutuelle ;

 Transparence et responsabilité mutuelle ;

 Équité et respect des identités, des besoins et des perspectives divers ;

 Engagement à travailler ensemble de manière collaborative, inclusive et participative.

 

Résumé des Tâches: 

L’assistant régional a pour tâche d’appuyer:

 Le renforcement des capacités opérationnelles de la Plate-forme Régionale de GNDR,  La mise en œuvre / le renforcement des structures de gouvernance du réseau,

 La création et la co-création des produits d’information régionaux,

 La gestion et la mise en œuvre des programmes et projets de GNDR,

 Les activités ciblées pour développer le réseau au niveau régional (recrutement, maintien, catégorisation, coordination, cartographie, plaidoyer, etc.).

 Toutes autres responsabilités déléguées par l’équipe des opérations CRD / GNDR.

Responsabilités spécifiques:

L’assistant régional sera responsable de:

1. Renforcement des capacités opérationnelles de la Plate-forme régional de GNDR;

 Aider dans le processus d’enregistrement officiel et établir son propre bureau dans la région.

 Fournir un appui administratif (le cas échéant) pour conserver les dossiers du bureau, classer, rassembler les rapports de dépenses, la gestion de la petite caisse, le suivi du budget, etc.

 Fournir un appui dans l’organisation d’ateliers / séminaires nationaux et régionaux et d’autres événements du GNDR.  Appuyer les membres sur le plan logistique lors des voyages et des événements, par ex. visa, hébergement, etc. Aider le personnel international de GNDR à se conformer aux procédures légales locales telles que la prolongation de visa, soumission des rapports dans un délai de 90 jours, la recherche de logement, etc

2. Appui à la mise en œuvre / au renforcement des structures de gouvernance du réseau;

 Appuyer la mise en œuvre des dispositions de gouvernance du réseau GNDR aux niveaux régional / sous régional, y compris la reconfiguration des régions et des structures et procédures opérationnelles respectives des sous-régions ;

 Le cas échéant, appuyer les membres du Conseil d’Administration international basés dans les régions ;

 Travailler avec les Points Focaux / Equipes Nationaux, Groupe Consultatif Régional pour les aider à prioriser les actions locales et la mise en œuvre respective. 3. Appuyer la création et la co-création des produits d’information régionaux

 Appuyer les Coordonnateurs Régionaux de Développement et les membres pour recueillir, partager les expériences, apprendre et les bonnes pratiques d’un pays à l’autre, d’une région à l’autre dans différentes parties du monde ;

 Appuyer à la mise en place et au maintien d’un bulletin régional, de différentes plateformes de réseaux sociaux, d’un micro-site régional, de plates-formes de coordination, etc.

 Aider à mener et à mettre en œuvre des études, des recherche-actions et d’autres choses semblables sur le plan régional.

4. Faciliter la gestion des programmes et des projets du GNDR dans la région

 Appuyer les Organisations Nationales de Coordination et les Organisations Participantes dans la mise en œuvre des Actions Stratégiques Collaboratives appuyées par GNDR, des Programmes et des Projets tels que les Vues de la Ligne de Front, CBDRM, Cartographie etc.

 Aider à faciliter l’orientation et la réunion de lancement des différents programmes du réseau.

 Recueillir, rassembler et organiser les différents résultats attendus reçus des organisations.

 Aider à la préparation et représentation de GNDR et de ses membres dans différents événements régionaux liés à la RRC et à la résilience.

5. Appuyer des activités ciblées pour le développement de réseaux (recrutement, maintien, catégorisation, coordination, cartographie, etc.) dans la région.

 En fonction des priorités établies par l’équipe des opérations, aider à recruter de nouveaux membres dans les pays et les juridictions ciblés.

 Appuyer le Coordonnateur Régional de Développement dans la mise en œuvre des activités d’évaluation des capacités et de catégorisation.

 Envoyer des invitations, faire le suivi des invitations, et planifier les réunions en ligne, les conférences téléphoniques, les webinars et les ateliers pour le Groupe Consultatif Régional, les autres membres, les participants au programme, etc.

 Assurer la liaison avec les membres de GNDR et fournir des conseils et un appui sur les questions pertinentes de développement du réseau;

6. Toute autre responsabilité déléguée par l’équipe des opérations du CRD / GNDR.

 Conformément au plan d’action global et au plan d’action régional du GNDR, toutes les autres activités du CRD et de l’équipe des opérations jugées pertinentes.

Profil Personnel:

Compétences Fonctionnelles:

Le poste exige une connaissance approfondie, une compréhension et une expérience raisonnable qui illustrent la disponibilité des compétences fonctionnelles suivantes chez les titulaires potentiels:

 Plaidoyer / Faire avancer un programme axé sur les politiques; Analyse et création de messages et de stratégies;

 Etablir des partenariats stratégiques; identifier et établir des partenariats avec des alliés stratégiques

 Promouvoir l’Apprentissage Organisationnel et le Partage des Connaissances;

 Connaissance approfondie des sujets comme l’environnement, la résilience, le réseautage, etc. Compétences Fondamentales:

 Comprendre la valeur d’un réseautage efficace ;

 Disposer d’une forte compétence en matière de reportage,

 Excellente compétence en communication;  Renforcer les compétences des membres, développer un environnement de créativité et d’innovation;

 Pouvoir travailler efficacement en équipe dans une petite équipe multinationale et multiculturelle;

 Promouvoir l’éthique et l’intégrité, créer des précédents organisationnels;

 Comprendre la valeur de la diversité et le respect des opinions, normes et procédures multiculturelles.

 Partager les connaissances au sein de l’organisation et créer une culture de partage des connaissances et d’apprentissage.

 Etre capable d’apprendre rapidement et d’apprendre de nouvelles choses. Compétences et Expérience Requises:

Education:

Pour répondre aux attentes du poste, le demandeur doit essentiellement avoir:

 Un BTS en comptabilité et gestion des affaires ou

 Une Licence dans les domaines pertinents tels que l’Administration ou Sciences Sociales;

 Des Certificats / connaissances en gestion de projet, comptabilité ou sujets connexes sont souhaitables.

Expérience:

 Une expérience dans une organisation non gouvernementale ou un réseau sera considérée comme un avantage ;

 Capacité de reportage y compris le reportage financier ;

 La connaissance sur des politiques et structures de la RRC est hautement souhaitable ;  Une expérience en informatique et l’utilisation du suit de logiciels bureautiques, une expérience dans l’utilisation de systèmes de gestion basés sur le web. Une expérience dans la création et la gestion de pages Web simples, de bulletins d’information et d’autres supports de communication est un atout considérable.

 Une expérience dans la mobilisation de fonds sera considérée comme un avantage.

 Une bonne connaissance de Word, Excel et Power Point est exigée.

Exigences Linguistiques: Maitrise de l’Anglais et du Français à un très bon niveau.

Heures de travail:

Cinq jours par semaine: du lundi au vendredi (35 heures par semaine)

De 9h00 – 17h00 avec 1 heure pour le déjeuner

Des horaires flexibles seront considérés

Congé annuel – Année complète 25 jours par an en plus des jours fériés statutaires dans le pays d’accueil Congé de maladie: Basé sur la durée de service –

Voir les politiques RH de GNDR

Salaire: Le salaire national dépendra du niveau d’expérience et des niveaux de salaire équivalents

Le poste est ouvert à toutes les nationalités issues de l’Afrique de l’Ouest; mais les candidats sélectionnés seront eux-mêmes responsables de la gestion du visa / permis de travail.

GNDR ne peut pas faciliter le visa / permis de travail. Pour postuler à ce poste, envoyez les pièces suivantes à jobs@gndr.org avant minuit GMT le 20 Juillet 2018. La référence au poste incluant le lieu d’affectation doit être indiqué dans l’objet. Exemple : Candidature_Assis_Régional(e)_Dakar.

 Une lettre de motivation décrivant la motivation et l’aptitude du candidat pour le poste (en anglais et en français);

 Un CV à jour en Anglais ou en Français (pas plus de 4 pages);

 Une copie des certificats de travail précédents (lettre de recommandation); et

 Une copie du permis de travail et de séjour valide pour vivre et travailler dans le lieu d’affectation (uniquement pour les candidats internationaux).

N.B.  Seuls les candidats présélectionnés seront contactés.

 Cet appel ne vaut que pour les ressortissants de l’Espace CEDEAO

 Toute forme de consultation pour obtenir d’appui, de sollicitation ou d’influence sera considérée comme un motif de disqualification.

Téléchargez l’offre GNDR

 


DeCOALonise Africa: Libérons-nous des combustibles fossiles

La journée Africaine contre le charbon et les énergies fossiles a vécu ce 25 mai 2018 au Sénégal grâce a une initiative régionale appelée DeCOALonise Africa. Sous la houlette du Réseau de associations pour la protection de l’environnement (RAPEN), les communautés affectées par la centrale a charbon de Bargny se sont réunies a nouveau pour réaffirmer le #DOUFI_TAKKEE.

Malgré la faim et la chaleur du vendredi soir, les Bargnois ont massivement répondu à l’appel du Comite de la campagne DeCOALonise Sénégal. Cet après-midi a permis aux communautés affectées d’échanger et de sensibiliser le gouvernement du Sénégal et ses partenaires financiers, l’opinion nationale et internationale, sur les dangers de la centrale a charbon qui brule le cœur de Bargny.

Plus de 30 événements ont ce 25 Mai 2018 et au cours desquels les personnes les plus touchées par les projets de combustibles fossiles et les impacts du changement climatique ont pu faire entendre leur voix auprès de ceux au pouvoir.

Cette mobilisation a coïncidé avec les réunions annuelles de la BAD prévues à Busan, en Corée du Sud. Une occasion de dénoncer le rôle controversé des institutions financières africaines et non africaines comme la BAD dans le financement de projets d’énergie au charbon, mais aussi d’attirer l’attention des peuples et des leaders africains sur les dangers que le développement du charbon continue de poser sur le continent.

A Bargny, les populations sont de plus en plus inquiètes avec les pénuries qui s’enchainent depuis l’accélération des travaux de la centrale. Et cette situation me fait penser a ce qui se passe en Afrique du Sud. Les témoignages de Nhlanhla SIBISI de l’équipe de campagne pour le climat et l’énergie de Greenpeace Afrique à l’occasion de cette journée ne sont pas à négliger.

« La dépendance presque complète de l’Afrique du Sud vis-à-vis du charbon pour l’électricité exerce des conséquences graves sur l’eau. Pour protéger notre droit à de l’eau potable propre et accessible, nous devons nous libérer du charbon. Des projets irrationnels très gourmands en eau comme Thabamesti doivent être arrêtés. Il existe des alternatives efficaces au charbon mais aucune alternative à l’eau. »

La campagne DeCOALonise Sénégal est lancée dans le cadre d’une initiative régionale appelée DeCOALonise Africa. Elle a pour objectif d’amener les États africains à arrêter l’utilisation des énergies fossiles comme le charbon, prouvé être un combustible très dangereux pour les communautés et l’environnement déjà ultra-vulnérable aux changements climatiques.

Ndogou de Sensibilisation


Centrale à Charbon: Quand même, nous avons le droit de vivre !

Selon le service de communication de la Mairie de Bargny, une ville de la capitale Dakaroise « La commune a signé un protocole d’accord tripartite, avec la Senelec et la Compagnie d’Électricité du Sénégal ». Vu que j’ai toujours dit non à l’installation illégale de cette centrale a charbon mortelle au cœur de ma commune, donc permettez-moi de déchirer ce PROTOCOLE en mille morceaux. Pour moi, ce protocole n’a aucune valeur juridique et n’engage que les signataires. Un protocole qui n’a pas été voté par le Conseil Municipal, ni validé par les membres les plus avertis du fameux comité de suivi, ne peut nullement engager toute une commune.

Je me demande même quel est l’objectif de ce protocole qui ne mentionne aucun engagement sur le plan environnemental. L’attente des Bargnois, ce n’est pas exclusivement une compensation financière mais plutôt le respect du code de l’environnement en vigueur.

« Ce protocole « win win » est le fruit d’un travail de longue haleine » poursuit le texte. Mdr… Oui, ce protocole est « win win » dans la mesure ou la ville innocente de Bargny   gagnera, plus de maladies pulmonaires, plus de chômeurs et plus de femmes au foyer, concernant le secteur de la pêche. Beaucoup de pêcheurs connaitraient le chômage pour la première fois. De même, les 1000 femmes transformatrices de poisson ne pourront jamais cohabiter avec cette pollution. En d’autres termes, Bargny ne gagnerait que des conséquences néfastes et irréparables.

Ce protocole est un travail de longue haleine, je dirai non, mais plutôt un travail de « polluante haleine » faite sur la base de trahison, corruption, manipulation et j’en passe…

Bargny seul au monde ?

 Bargny n’est pas une localité a part, car étant une partie du monde, même si on se sent très seul dans ce combat aux conséquences internationales.

Rufisque, Diamniadio, Yenne, Sendou, on ne vous sent pas et pourtant nous partagerons directement les dégâts…

Bargny est certes seul dans ce combat, mais sachez que tout le Sénégal sentira les impacts négatifs. Si un jour les médecins vous diront que le poisson Dakarois est devenu cancérigène, ne soyez pas surpris.

Si un jour, les futures locataires du Pole Urbain de Diamniadio se soulèvent pour une délocalisation de la centrale, ne soyez pas surpris.

Si un jour, le journal annonce que le bétail du département a été empoisonné par les eaux polluées de Bahadia, ne soyez pas surpris.

Si un jour, le département de Rufisque se soulève pour contester contre une pénurie d’eau inexplicable, ne soyez pas surpris.

Même si les promoteurs de cette entreprise insalubre et incommode, promettent des milliards, nous ne devons pas être preneurs. Rien ne vaut recevoir des millions et mourir quelques temps après.

Nous avons le droit de vivre

La pollution de la sococim, l’avancée de la mer sans réelle politique d’atténuation, le Port Vraquier, la centrale à charbon, l’expropriation des terres au profit du Pole Urbain, convergent directement dans une direction susceptible de faire disparaître une partie du Sénégal, Bargny. Et pourtant, nous avons le droit de vivre quelque puisse être le besoin énergétique du Sénégal et surtout au moment ou le président nous tympanise avec sa fausse révolution solaire.

A Bargny, les problèmes sont nombreux et la demande sociale est énorme. Cependant, malgré la crainte de ne pas résoudre tous ces problèmes, la commune ne devait pas encourager des solutions qui nous conduisent dans l’impasse. Dans le court terme on pourra satisfaire une demande sociale mais dans le long terme, ce sera des problèmes à en plus finir. Ce protocole qui ne garantit rien de concret au plan environnemental, n’est pas dans l’intérêt des populations.

Arrêtez de nous dire qu’on est a 95 % des travaux, le problème de « Fanaye » est un cas d’école. Arrêtez de nous faire croire que les dispositifs seront respectés, si dès le début l’état a violé sa propre loi (code de l’environnement).

S’il vous plait arrêtez de nous dire que l’Europe s’est développée grâce au charbon, ce temps est révolu et il existe d’autres alternatives.

Arrêtez de corrompre et de ternir l’image de certaines personnes ignorantes et souvent roulées dans le charbon.

 


Gestion des déchets : Non, il n’y aura pas un Mbebeuss bis à Bargny

A Bargny, nos mamans et sœurs qui avaient l’habitude de transformer certains endroits en dépotoirs sauvages, pourront enfin déposer leurs ordures ménagères sans être inquiétées par les surveillants municipaux recrutés dans le cadre du programme Bargny Ville Propre.

Pour accompagner les collectivités locales dans l’amélioration de la salubrité publique, l’état du Sénégal, a mis sur place un Programme National de Gestion des Déchets (PNGD).

Confrontée à un problème de gestion des déchets malgré les efforts considérables de l’UCG (dirigée par l’infatigable Baye Sega), la commune de Bargny fait partie des 10 localités de Dakar devant abriter des Points de Regroupement Normalisé.

Prévu à coté du cimetière de Santhioub Guedj, ce point de regroupement qui doit accueillir les déchets provenant de la pré-collecte et de l’apport volontaire des populations de Bargny, suscite déjà des interrogations dans cette ville vulnérable au plan environnemental.

Dès l’annonce de ce projet, certains ont commencé a dire que c’est un « Mbebeuss bis » qui sera installé dans cette contrée lebou déjà étouffée par la Sococim, la centrale a charbon et le futur port vraquier. D’ailleurs, c’est cette inquiétude qui m’a poussé, à tout laisser, pour assister au forum d’échanges sur ce projet, qui a vécu ce samedi 11 février 2017 au complexe culturel El Hadj Ndiouga Dieng de Bargny.

Trouvant ce projet salutaire, le Directeur du Takom Jerry suggère pourtant une délocalisation de cette installation qu’il considère « insalubre, dangereuse et incommode».

« Vu que Bargny est naturellement victime de la non clémence de sa position géographique (…), la délocalisation de ce projet bien planifié et malheureusement confondu d’annexe Mbeubeuss par le bargnois lamda, s’impose », a souligné Ibrahima Diagne à travers le forum « Bargny Wax Sa Xalat ».

Cependant, cet avis n’est pas partagé par le conseiller municipal Abass Ndione qui « engage mes responsabilités en tant que conseiller municipal. Je promets que l’arrivée de ce projet est une bonne chose pour la commune. Je ne serai pas comme ceux qui avaient accepté l’installation de la centrale à charbon et qui sont obligés de se cacher aujourd’hui. Demain, nous répondrons à nos actes» rassure t-il devant ce parterre de Bargnois qui réclame une étude d’impact environnementale.

Mais dans le cas d’espèce, « on a pas besoin d’une étude d’impact, car une autorisation suffit », rappelle le Maire qui aimerait d’ailleurs augmenter le nombre de points de regroupement normalisé pour améliorer le cadre de vie à Bargny. Abondant dans le même sens, Ndiaye Gueye du PNGD a confirmé qu’une « analyse environnementale initiale a été faite et le document a été validé». Il a aussi rappelé que ce point de regroupement normalisé n’est qu’un site de transit et les déchets ne feront pas plus de 72 heures sur site.

Apres avoir écouté les uns et les autres, je reste optimiste et je suis convaincu qu’on n’aura pas de Mbebeuss bis à Bargny.

Ce site de 1200 m2 va procurer à Bargny, au moins 5 à 10 emplois selon le Maire Abou Seck qui résume ce projet comme la transformation « d’un Point de Regroupement Informel en un Point de Regroupement Normalisé ».


What is the Charcoal and Firewood sellers’ future in The Gambia?

On September 7th, 2016, The ECOWAS Centre for Renewable Energy and Energy Efficiency (ECREEE) has organized a capacity building training with the media practitioners in the Gambia on Clean and more efficient cooking energy services.

« The role of media is key to the successful implementation of any development agenda, and the issue of coking energy is not an exception » said Mr Abdoulie Gassama who was speaking at the national sensitisation forum for media practitioners on sustainable cooking energy.

This sentense that recalls the role of journalists reminds me of an old man who’s being in the wood venture for 50 years. He has once raised a concern on the ban of fuel wood and charcoal, saying instead of banning it why not fixing conditions like any tree you cut down you must plant 2 or 3 more trees. As a blogger, I think that ECREEE and the Gambia forestry should take into consideration the wood ventures thoughts before making the final decision.

For the coordinator of the West Africa Clean Cooking Alliance (WACCA) « There are indirectly involved because we are trying to work with charcoal producers. We can also get them into the production of biochar, give them other alternatives to make money without destroying the forest. So we think in the future, we will involve the group of charcoal sellers », said Sire Abdou Diallo at the capacity building training for media practitioners in Gambia.

This event was the launch of an alliance for sustainable cooking energy in the Gambia. This institution promote partnerships among members of the alliance and other stakeholders to ensure synergy in influencing policies and stimulating actions that contribute to a vibrant sustainable cooking energy sub sector and sustainable utilization of biomass.


Le charbon fait près de 23.000 morts par an en Europe, et pendant ce temps là…

Selon un rapport de plusieurs ONG sorti ce mardi le 05 juillet 2016, les centrales à charbon de l’Union européenne qui ont causé près de 23 000 morts prématurées et un coût sanitaire de dizaines de milliards d’euros, doivent être fermées le plus rapidement possible. Et pendant ce temps là, les investisseurs européens continuent à nous forcer leurs projets de centrales archaïques.

Dans le rapport intitulé « Le nuage noir de l’Europe : comment les pays utilisant du charbon rendent leurs voisins malades », réalisé par quatre ONG (le WWF, Climate Action Network, Heal : Alliance pour la santé et l’environnement et Sandbag), 22 900 personnes ont perdu la vie en 2013 à cause du charbon.

Ce charbon, qui représentait 18% des émissions de gaz à effet de serre de l’UE en 2014, ne devrait même pas faire l’objet de projet en 2016 et de surcroît dans les pays du Sud, qui n’ont pas les moyens pour se soigner.

Tous ces morts sont attribués à 30 centrales selon les précisions du rapport qui rappellent que « les impacts sanitaires du charbon ont engendré en 2013 un coût global de 32,4 à 62,3 milliards d’euros ».

Ces centrales à charbon ont fait beaucoup de dégâts collatéraux. Les particules fines constituent « l’ingrédient le plus toxique » de la pollution par le charbon : elles ont fait environ 19.000 morts, soit 83% du total.

Ces particules d’un diamètre inférieur à 2,5 microns pénètrent profondément dans le système respiratoire et dans le sang.

Elles peuvent se déplacer loin de leur lieu d’émission, « sur des centaines de kilomètres », rappelle le rapport, soulignant que près de 12.000 nouveaux cas de bronchite ont été enregistrés en 2013. Et pendant ce temps là, on nous trompe sur les futurs impacts de la centrale à charbon de Bargny.

D’ailleurs le mercure produit par la combustion du charbon « endommage le système nerveux de milliers de fœtus en Europe tous les ans ». Et nous, quel sera notre sort, nous qui ne parvenons pas à couvrir nos frais sanitaires ?

De même, « la pollution de l’air est responsable de millions de morts dans le monde entier » et le réchauffement climatique va « exacerber le problème », souligne Roberto Bertollini, représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) auprès de l’UE.

Pour les Etats qui ont opté pour ces énergies sales, j’espère que vous en assumerez les conséquences. A bon entendeur, salut….


Ndogou’Tiba: L’urgence climatique réunit les leaders d’association de Pikine Guinaw Rail

00Occupant une place importante dans la stratégie de mobilisation du Collectif Alternatiba Dakar, les rencontres mensuelles décentralisées, commencent à susciter l’intérêt des populations. Tenu au courant du mois de ramadan dans les locaux de la radio Rail Bi FM, le troisième Ndadje’Tiba transformé en Ndogou’Tiba a permis aux leaders associatifs de la banlieue dakaroise de mieux comprendre l’urgence climatique.

«Le concept Alternatiba est né en Europe mais nous en avons plus besoin, ici en Afrique. Nous ne polluons presque pas, mais nous sommes les principales victimes du dérèglement climatique.» a rappelé Abdoul du Collectif qui est largement revenu sur les objectifs d’Alternatiba Dakar qui compte organiser un village des Alternatives du 01 au 02 octobre 2016 au Sénégal.

«Nous avons une part de responsabilité. Il y’a des multinationaux qui dégradent nos plages et autres mais la main de l’homme n’est  pas à écarter. La population doit être  bien préparée par rapport aux changements climatiques. Nous préférons voir des supports de communication faites par nous et pour nous. Pour le moment le dérèglement climatique est quelque chose d’abstrait pour moi. J’ai vraiment envie de comprendre les conséquences des changements climatiques dans nos localités et je ne suis pas seul à être dans cette situation. Dans la mesure du possible, essayez de nous proposer des supports de communication dans toutes les langues locales» a suggéré un participant à la fin de cette rencontre, que certains leaders associatifs veulent démultiplier dans les coins les plus reculés de la banlieue afin de mieux sensibiliser les populations.

«Il n y a presque aucun arbre à Guinaw Rail. Avec l’autoroute à péage, nos arbres sont remplacés par la pollution sonore. Les populations qui habitent à coté de ce projet sont dérangées 24 heures sur 24. Et ceci, sans mesure ni alternative pour nous épargner de cette pollution. L’état devait au moins nous préparer, mais rien n’est fait malgré nos interpellations à l’endroit de l’Apix.» fustige Abdou Aziz Dieng de l’association des handicapés qui prépare une grande journée de reboisement dans la banlieue.


Après les accords de Paris, que la Cop 22 soit celle de l’action et des réalisations

Quinze années après la Cop 7, le Maroc accueillera de nouveau la COP 22. Donc, disons  dans quelques mois (7-18 Novembre 2016), l’Afrique du nord sera la capitale des théoriciens du changement climatique. Et ce qui me fait mal, est le fait que la plupart de ces gens qui viendront prêcher l’énergie propre, ont déjà investi quelques parts dans l’énergie sale.

Je me rappelle du milliardaire Bill Gates, à la conférence sur le climat à Paris. J’étais ému de le voir prôner les énergies vertes et pourtant, sa fondation investit massivement dans l’industrie du pétrole. Selon le classement établi par le «Natural Resources Defense Council», rien qu’aux Etats-Unis, sa fondation détient des parts dans au moins 10 des 100 plus grands émetteurs de gaz à effet de serre parmi les producteurs d’énergie.

Déjà 21 Cop et toujours pas de solutions, à part des accords qui sont officiels que durant les cérémonies. Pour changer la donne, on ne doit plus laisser les Cop entre les mains du cercle très restreint des experts, des techniciens et des scientifiques.

L’enjeu doit être de sortir de ce clivage pour transposer le débat vers une forme d’appropriation des changements climatiques par la totalité des citoyens.

L’implication de ces derniers qui subissent quotidiennement les effets de ce dérèglement climatique, pourra être déterminante. Ils n’auront pas de temps pour théoriser, ils passeront directement à l’action.

Action, action, action, je suis presque que convaincu que, même les théoriciens sont conscients de cette succession de théories sans actions. Croisons les doigts et prions pour que les  promesses du commissaire de la Cop de Marrakech, soient tenues. Selon Abdeladim Lhafi « Si la Cop 21 a été le sommet de l’accord et de la décision, la cop 22 sera celui de l’action et des réalisations» avait déclaré le maitre d’oeuvre du sommet de Marrakech.


Bargny ensemble pour dire non à une « Sococim qui doit moderniser ses installations»

Implantée au Sénégal depuis 1948, la cimenterie que je surnomme la beauté du Diable n’a aucun respect pour l’environnement. C’est une répétition, mais c’est toujours pédagogique surtout quand on a affaire à un élève qui semble faire la sourde oreille malgré les nombreuses interpellations des populations.

Une personne avec des yeux blancs, propres et sains, je n’en vois presque plus dans cette contrée ironiquement victime de la richesse de son sous-sol.

Et si nous ne faisons pas quelque chose contre sa pollution sonore, la prochaine étape sera de voir à Bargny, des personnes atteintes d’otite ou complètement sourdes. Maintenant c’est devenu une tradition.Tous les vendredis, la cimenterie la plus archaïque  au  Sénégal, en plus de fissurer les murs, tympanise les honnêtes citoyens avec des mines à un sou.

On dirait que les dirigeants de cette « beauté du diable » (appartenant au groupe Vicat), ne savent pas encore que « l’industrie cimetière n’est plus polluante. Nous ne demandons pas sa délocalisation, mais la Sococim doit moderniser ses installations avec des filtres électrostatiques fonctionnelles au niveau de l’usine. L’époque des mines à effet acoustique fort, est dépassée. Elle doit à l’instar de ses concurrents abandonner ces mines» a rappelé l’Ingénieur Tamsir Mbengue à l’occasion de la journée mondiale de l’environnement célébrée à Bargny.

Abondant dans le même sens, l’ancien ambassadeur victime de l’agression quotidienne de cette cimenterie que j’ai du mal à citer, dénonce une énième fois cette situation qui va de mal en pis. «La sococim a tout pollué. Cette zone qui était verdoyante, a perdu de sa floraison. Tous les types de maladies sont récurrentes à Bargny, sans oublier l’état de décrépitude de nos maisons. J’ai réhabilité ma maison et même pas plus de 5 ans les fissures sont déjà visibles» rappelle l’imam Mamadou Diouf.

L’environnement, une priorité pour le Goupe Vicat (Ay Door leu rek)

Un extrait de ce qu’a dit le groupe Vicat (Pour plus d’infos)

« Ainsi, le groupe Vicat intègre le respect de l’environnement dans chacun de ses projets d’exploitation tout au long de la durée de vie de la carrière, de la sélection du terrain et les études de faisabilité à sa restitution après exploitation sous forme de terrains agricoles ou reforestés, de plan d’eau ou bien de mosaïque de milieux naturels.
C’est de l’élaboration de dossier administratif de demande d’autorisation, que les projets voient le jour en collaboration avec les populations, élus locaux et associations naturalistes. Toutes les composantes environnementales sont prises en compte, protégées ou mises en valeur. »

Ce ne sera pas facile, mais je suis convaincu que l’engagement dont les bargnois font montre depuis quelques temps, sera déterminant pour faire reculer ce géant qui n’a pas honte de tuer à petit feu, les populations de la localité qui lui a fourni toute sa richesse et sa notoriété.

Je sais pas c’est pour quand. Mais lors que je  serai grand et capable de construire une maison, j’irai voir Dangote ou Layouse.


Bargny: Le CLP prépare les acteurs sur le repos biologique du Thiof

Le mérou blanc communément appelé Thiof au Sénégal va « se la couler douce » au mois de juin à Bargny. Et à travers mes doigts, le collectif des mérous blancs de l’aire de cogestion de Bargny félicite d’avance le préfet de Rufisque qui sortira bientôt un arrêté portant sur le repos biologique de cet espèce très noble…..

A l’instar des sites de cogestion du Sénégal, un repos biologique concernant le mérou blanc est prévu dans l’aire de cogestion de Bargny. Selon le chef de service départemental des pêches de Rufisque « un repos biologique du mérou sera observé dans l’aire de cogestion de Bargny, du 01 au 30 juin 2016.Durant cette période il est  formellement  interdit de pêcher le mérou  dans l’aire de  cogestion, de débarquer ou commercialiser l’espèce a Bargny», a précisé Ibrahima Mbodj, au centre socio culturel de Bargny, à l’occasion d’une réunion de préparation sur le repos biologique du Thiof.

Pour promouvoir la restauration des ressources halieutiques à Bargny et en particulier les ressources démersales côtières comme le Thiof, des initiatives participatives ont été identifiées par les acteurs du Comité Local des Pêcheurs de Bargny.

D’ailleurs cela a valu à la signature en juillet 2015, d’un accord  de  cogestion entre  le président  du  CLP et le ministre  des pêches. Mais malgré un arrêté préfectoral  du 06 février 2015 pour autoriser la mise en oeuvre  de cet accord de cogestion, le CLP de Bargny a tous les problèmes du monde pour convaincre certains acteurs. La preuve, le repos biologique du mérou blanc dont il est l’objet ce jeudi 26 mai, a été respecté dans l’étendu du territoire sauf Bargny.

Pour ne pas répéter la  même erreur, le CLP a tenu une réunion technique avec les acteurs et les autorités pour une meilleure appropriation de cette mesure qui rentre dans le cadre de la restauration des ressources halieutiques.

Cette mesure de repos biologique devra être  complétée par tous les autres  outils de  bonne  gestion et de  bonne  gouvernance pour que les impacts soient positifs pour la ressource et les acteurs.