NOUR

C’est parti, la CAN 2015

Source photo: Creative commons
Source photo: Creative commons

C’est la deuxième fois organisée en une année impaire, après 29 organisations précédentes. Cette 30eme édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) était prévue en principe au Maroc. Suite à l’expansion du virus à Ebola, le Maroc a changé d’avis à 3 mois du coup d’envoi. Avant de définir le sort du Maroc, la confédération africaine de football (CAF), dirigée par le camerounais ISSA Hayatou, avait proposé à quelques pays d’organiser la CAN, à savoir le Nigeria, l’Afrique du sud, l’Angola mais en vain. Juste avant l’acceptation de la Guinée Equatoriale, l’organisateur de la dernière coupe du CEMAC qui s’est déroulée en décembre 2014 et qui a vu le Tchad remporter son trophée de l’histoire, le Qatar a formulé une demande à la CAF si elle ne trouve pas un prétendant, il pourrait bien accueillir le tournoi. Cet intérêt qatari n’était pas du goût de la CAF et des dirigeants africains. Ils trouvent ridicule d’organiser la CAN loin de l’Afrique.

En fin, décide  la Guinée Equatoriale d’être le hôte de la coupe. Et donc c’est parti ce 17 janvier avec deux affiches au programme dans le groupe A qui voit dans un premier temps, le pays hôte s’opposer aux diables rouge du Congo, un match qui s’est soldé par un but partout. Ensuite, le Gabon et Burkina Faso sont séparés par 2 buts à zéro en faveur du Gabon.

La coupe d’Afrique d’avant et d’après 
Celle d’avant est très enthousiasmée par la présence des joueurs vedettes qui sont maintenant à la retraite. Je peux citer entre autres, Samuel Eto’o, Didier Drogba, Fréderic Kanouté, jay jay Okocha, Ahmed Mido, Nwanku Kanu, Rigobert Song, Mamadou Diarra, Karim Ziani, Patrick Mboma, Hossan Hassan… et j’en passe, ils nous ont tenus en haleine pendant plusieurs éditions, avec leurs impositions de jeu, techniques de dribble, tirs cadrés, esprits de fair-play… les téléspectateurs que nous sommes, n’avions pas manqué une minute de rester devant nos écrans de télévision pendant les matches.
Pour ce qui est d’avenir, je peux dire que la coupe d’Afrique entamée cette année sans enthousiasme, est entrain de perdre ses valeurs initiales. En plus, aucun joueur n’est entrain d’emboîter le pas des stars ci-haut citées, et la CAN d’aujourd’hui, qui est aussi engloutie par les grands championnats d’Europe, ne fera jamais plaisir à ses admirateurs inconditionnels que d’habitude. Cette déperdition est dû au manque de sacrifice et du respect des joueurs évoluant en Europe à l’égard de leurs équipes nationaux.

On est conscient


Charlie hebdo croit que tout est pardonné

Après le choc de l’attentat qui a coûté la vie à 12 personnes de Charlie Hebdo, le monde s’est mobilisé avec la France afin de militer pour la liberté d’expression. Certains ont cru à la fin de Charlie Hebdo qui n’a de cesse d’agresser l’islam. Mais l’hebdomadaire satirique a de nouveau été publié cette semaine.

Chose dite, chose faite !

Vient de paraître ce 14 janvier le nouveau numéro tiré à 3 millions d’exemplaires (contre 60 000 exemplaires auparavant), dans lequel se trouve à nouveau une caricature du prophète Mahomet, les larmes aux yeux. Au-dessus de l’illustration, une phrase : « Tout est pardonné ». En plus, le prophète tient une pancarte avec des annotations comme « je suis Charlie ».

Après avoir vu la barbarie dit-on des terroristes et l’entêtement de Charlie Hebdo, je me suis posé la question suivante :
Comment l’islam va réagir à cet acte diffamatoire, permis par la liberté d’expression ?
Poussé par une certaine conviction, je dirais que les conséquences seront encore sombres pour la France comme elles l’ont été il y a quelques jours. Car les musulmans, indignés une nouvelle fois par cette sorte de provocation, auront leur mot à dire, leur acte à poser, mais plus violemment peut-être.

Crédit photo: Creative Commons
Crédit photo: Creative Commons

Et tout n’est pas pardonné. Il est évident que l’islam, la religion de la paix et Charlie Hebdo, encouragé par le monde ne vont pas tomber d’accord sans le dialogue. L’islam a toute sa dignité et doit garder toutefois ses principes qui font sa force. Et Charlie Hebdo doit appliquer le devoir de respect de religion, imposé par la Sunna et les associations musulmanes de France. Sinon, ce match sans arbitre ne prendra pas fin. Et des actes terroristes vont pleuvoir et endeuiller à nouveau la France qui dit être un pays (une nation) de tous et qui ne respecte pas les principes de l’islam.

  On est conscient 


La France contre les djihadistes, score 17 à 3

De Nizami Gandjavi
De Nizami Gandjavi

Qui sème le vent, récolte la tempête, nous dit un sage dont j’ignore le nom. Quand on provoque de petits troubles, on en récolte de plus importants et quand on provoque le désordre, il ne faut pas s’étonner de ses conséquences. C’est ce que la France est entrain de faire en partageant sur Charlie Hebdo, la caricature du prophète Mahomet, en 2006. Une attaque contre une religion. La France avait participé activement avec la coalition arabo-occidentale en Iraq et en Syrie. Cette opération vise à contrer l’expansion des salafistes qui compte conquérir le monde. Elle n’a pas hésité de tuer ignoblement Kadhafi, l’ex-président libyen qui combat énormément le terrorisme. Et intervenu violemment contre les djihadistes au Mali en mettant un terme à la vie de Mokhtar Belmokhtar, très pieux pour ceux qui partagent humblement son avis. Ce qui incite les salafistes au djihad.

Aujourd’hui, après des attaques, faisant 17 morts, les français se demandent si ce type de situation que connaît la France peut se répéter ailleurs dans le monde occidental ? L’attentat contre Charlie Hebdo reflète t-il la rivalité entre Al Qaida et l’Etat Islamique ? Deux assauts simultanés qui tuent 3 combattants après deux attentats synchronisés.

J’ai l’impression de dire que la mobilisation, l’émotion et les manifestations des français ne peuvent rien contre cette barbarie qu’ils qualifient. Ils sont entrain de croire que la liberté est assassinée mais quant à moi, selon sa définition systématique, ceci est un manque de respect pour l’islam (la liberté qui leur permet de caricaturé le prophète Mahomet). En voyant la liberté dépasser ses bornes, j’ai envie de dire que je suis musulman, tchadien mais pas charlie.

 On est conscient

 


Le décryptage de l’actualité de 2014 en quelques points

L’an 2014 était une année marquante tant par ses phénomènes naturels que par sa situation politique : crises socio-politiques, violences et pertes humaines. Mais qu’elle soit un mauvais souvenir pour les uns, elle est également faste pour d’autres. Je me suis permis de dresser un bilan à ma manière. 

La libération de Serge Lazarevic
Enlevé il y a 3 ans avec son ami Philipe Verdon que les ravisseurs n’ont pas attendu de tuer, Serge Lazarevic était officiellement libéré. C’est ce qui fait que la France n’a plus aucun otage dans les mains d’un groupe islamiste et dans le monde. Sa libération a été rendue possible en contrepartie de la remise en liberté de 2 militants touaregs d’Aqmi qui ont activement participé à son enlèvement.

la nouvelle SG de l'OIF
la nouvelle SG de l’OIF

Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) : Michaëlle Jean  succède à Abdou Diouf
Canadienne, d’origine haïtienne, l’ex-gouverneure générale du Canada a pris les manettes de la Francophonie. Elle succède à Abdou Diouf, qui est aux commandes de l’institution depuis 2002. Les négociations ont été longues et âpres au départ mais pour finir, les dirigeants de cette organisation, réunis à Dakar ont décidé de jouer la carte de la modernité et de la nouveauté en encourageant la candidature féminine. Bref, Michaëlle Jean, 57 ans, devient la nouvelle secrétaire générale de l’Oif, préférée aux 4 candidats (hommes) africains issus des pays divisés et incapables de choisir un candidat unique pour le continent. A ma grande surprise, j’ai suivi cette nouvelle directrice prononcer son premier discours en anglais. Pourtant, cette institution n’a de cesse de promouvoir la langue française à l’échelle mondiale. De même que son élection a été mal digérée par la politique au Congo qui veut voir son candidat à la tête de la Francophonie.

Le rattachement de la Crimée à la Russie
Située sur la côte nord de la mer Noire, la Crimée a sa propre histoire documentée depuis plusieurs millénaires. Son territoire a été historiquement habité du nord au sud par de nombreux peules. Plus récemment, la Crimée appartenait aux Ukrainiens. La Russie, en déployant discrètement sa force dans cette zone, arrache aujourd’hui gaillardement la Crimée à l’Ukraine. Ce retour de la Crimée dans le giron russe créé une crise diplomatique entre ces 2 états et même au sein de l’UE.

les victimes d'Ebola
les victimes d’Ebola

Ebola a tué des milliers de personnes
Un virus qui fut identifié par Peter Piot, médecin belge, en septembre 1976. Il a été ainsi nommé en référence à une rivière dans le nord du Zaïre, aujourd’hui République Démocratique du Congo, passant près de Yambuku. Faisant entre temps une première épidémie qui allait alors toucher 318 personnes et en tuer 280.  Longtemps oubliée par les agents sanitaires, cette épidémie a fait un retour en force au début de l’année, est finalement qualifiée d’atypique, de par sa brutalité et non maîtrisée. Elle évoluait au cours du temps de manière préoccupante en Guinée forestière, au Liberia et en Sierra Leone. De ce fait, aujourd’hui, le nombre de victimes est évalué à plus de 20 000 et plus de 7 000 décès d’Ebola. En atteignant  un premier objectif avec un moyen de 70 % d’inhumation sûres des victimes, il oblige les organisations internationales et les dirigeants des pays du monde à se mobiliser pour un combat.

Le grand retour de Nicolas Sarkozy
Après sa défaite aux présidentielles de 2012, l’ex-président français s’est longtemps retiré de la scène politique. Mais aujourd’hui, l’histoire nous a appris qu’il est encore à la tête de l’UMP, son ancien parti. Sarkozy, homme du passé pour les uns, homme du renouveau pour les autres. Voici quelques réactions suscitées par son retour à travers sa candidature à la présidence de l’UMP et un tremplin pour les prochaines élections :
–    Bruno Le Maire : confirme sa candidature à la présidence de l’UMP. « Que le combat commence, nous le devons à nos militants ». (twitter)
–    Yannick Jadot : Sarkozy en plein berlusconisation : affaires : peopolisation, droite brutale et libérale. (twitter)
–    Françoise Grosse tête : Je me réjouis du retour de Nicolas Sarkozy dans le paysage politique français. Je reste convaincue qu’il est le meilleur pour regagner la confiance des militants, des élus et des français. (twitter)
–    Carine Berger : Comment redonner confiance en la parole publique, quand retour rime avec reniement ?

les combattants de BOKO HARAM
les combattants de BOKO HARAM

Boko Haram : un mouvement anti-occidentalisme
Classé par les Etats-Unis comme une organisation terroriste, ce groupe religieux fréquemment qualifié de secte. Fondé par Mohamed Yusuf en 2002 a pour objectif d’instaurer la Charia au Nigeria. En plus, doté d’une idéologie d’islamisme, de salafisme, de takfirisme, d’anti-occidentalisme et d’un mode opératoire de lutte armée, de guérilla, d’attentats-suicides, des massacres et des prises d’otages. Boko Haram a activement combattu les forces armées nigérianes, il s’est illustré par une série de violences, à l’encontre du gouvernement, des chrétiens et des musulmans de  régions où il est implanté. Prônant un islam radical et intransigeant, ce groupe récemment plusieurs jeunes filles (élèves) au Nigeria pour leur donner forcement en mariage à ceux qui sont intéressés.

Une année noire pour les compagnies aériennes de Malaisie
En cette fin du mois qui vient de mettre un terme à l’an 2014, Airbus A320-220 de la compagnie AirAsia disparait avec 162 passagers une heure après son décollage, entre l’Indonésie et la Singapour. Il signe ainsi le 3eme drame pour les compagnies aériennes malaisiennes cette année. Précédé de 2 autres disparitions, l’avion a perdu le contact avec le tour de contrôle à cause des mauvaises conditions météorologiques. Un Boeing 777 (vol MH730) de Malaysia Airlines reliant Kuala Lumpur à Pekin avec 239 personnes à bord, et un autre Boeing 777 (vol MH17)  de la même compagnie transportant 298 personnes à son bord se sont respectivement disparu le 8 mars et écrasé le 17 juillet. Le premier a été estimé par les experts comme abîmé dans l’océan indien. Et le second, assurant la liaison Amsterdam-Kuala Lumpur a été probablement abattu par un missile sol-air tiré d’une zone, près de Donetsk, contrôlée par des séparatistes prorusses. La disparition de ces deux (2) appareils reste à ce jour un des grands mystères de l’aviation civile.

Le rétablissement des relations diplomatiques entre les Etats-Unis et le Cuba
Séparés il y a un demi-siècle, les USA et le Cuba se sont à nouveau renouer une relation diplomatique. Et tout semble aller se rétablir, annoncent les deux partis. Raul Castro, le président cubain s’est adresser à son peuple et à l’opinion internationale publique) à propos de l’importance que peut apporter cette nouvelle tendance. Barack Obama quant à lui a déclaré l’ouverture d’un nouveau chapitre avec le Cuba.

soulevèment du Burkinabè qui a fait partir Blaise Compaoré du pouvoir
soulevèment du Burkinabè qui a fait partir Blaise Compaoré du pouvoir

Le départ de Blaise Compaoré
Après avoir passé 27 années à la tête de Burkina Faso, Blaise Compaoré est pris pour un dictateur par certains et un assassin par d’autres, ce socle du régime dictatorial, en dépit de toutes ces répressions, intimidations, bafouillages…, prouve au peuple qu’il maîtrise le jeu de la politique démocratique, en voulant une fois de plus modifier la constitution pour pouvoir briguer un autre mandat. Ce qui n’est pas du goût des hommes intègres. Une révolution qui va à l’encontre de son envie de vouloir gommer l’article 37 de la constitution de la République, a vu le jour et est tout simplement fini par son départ du pouvoir.

 On est conscient


Miss Tchad 2015: ses tops et flops

L’organisation des élections de Miss Tchad 2015, un moment tant attendu par plus d’un, vient de terminer. L’heure est pour moi venue de tracer les hauts et les bas de cet événement spécial qui clôt l’année (et qui voit une autre se commencer). L’évènement a suscité beaucoup de polémiques et a fait couler beaucoup d’encre par une série des tops et des flops. C’est également l’occasion pour moi de m’exprimer.  

Top2

Tops

•    La sélection
Les candidates retenues pour représenter la beauté tchadienne aux yeux du monde méritent amplement leurs statuts. Elles sont toutes belles de la tête au pied. Sérieusement, ce choix n’est pas discutable.

•    Hommage aux FATIM
Ce slogan accrochant qui a marqué l’ouverture de la cérémonie et qui a vu toutes les candidates défiler en uniforme militaire en hommage aux forces armées tchadiennes en intervention au Mali. Cette image a marqué l’esprit des téléspectateurs.

•    Le ticket d’entrée
Bien que les billets d’accès étaient très chers à payer pour ce genre d’événement, mais le public n’djamenois a fait preuve de détermination et répondu massivement présent avec la soirée, c’est ce qui m’a plu. D’ailleurs, c’est un signe positif pour le développement de la culture tchadienne qui a pendant longtemps été mise à l’écart.

•    La tenue traditionnelle
La sortie de ces candidates en tenue traditionnelle a été l’un de plus beaux moments de la soirée, tant par l’élégance et la prestation des filles que par les habits choisis à cette occasion pour présenter chaque région participante. C’est fabuleux !

Flops

•    Franchement, le décor du podium est très mal fait et n’est pas à la hauteur. Un pays comme le Tchad ne doit pas organiser un festival de cette envergure dans un tel endroit où le prix d’entrée est haussement fixé. La piste ne répond pas aux critères, pire encore, il n’y a pas suffisamment des places (chaises) pour les participants. Bref, c’est zéro, c’est inadmissible, on dirait au marché.

•    Incroyable mais vrai. Toutes les candidates ont du mal à s’exprimer en français, langue officielle du pays et dans laquelle l’événement se déroule. Elles s’expriment très mal comme des débutantes, plus grave encore, elles ne sont pas cultivées. C’est une honte pour les Tchadiennes et les Tchadiens. Pour preuve, voici quelques fautes grandissimes extraites de leurs propos :

1.    Je mesure 1,58km
2.    Ma projet
3.    Je suis élue Miss de mon région
4.    La problème de la baisse de niveau

•    L’attitude froide du public : le public était amorphe tout au long de la cérémonie, il n’y a pas eu d’applaudissements, ni d’ovations même quand il le faut, telle une cérémonie de funérailles. C’est stressant de voir un public qui ne réagit pas, car les artistes invités, les animateurs et même les candidates ont besoin d’être ovationnés et encouragés pour exprimer leurs talents.

•    Cet événement suivi par beaucoup des personnes et avec un intérêt particulier à lui manqué d’animateurs, capables de tenir un public en haleine.

 On est conscient


Liberté des hommes baîllonnés

Il faut beau tenir la démocratie comme promis
Il faut beau tenir la démocratie comme promis

La journée de la liberté et de la démocratie s’est célébrée en ce début du mois de décembre. Cette 24 eme édition a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Surtout, avec les clichés de quelques problèmes que le pays vient récemment de connaître comme le soulèvement des élèves et étudiants, la pénurie du carburant que nous traversons jusqu’à présent, les doléances du peuple qui crie ‘‘cherté de vie’’, etc.
J’en profite de l’occasion pour partager ce poème engagé qui s’interroge sans cesse sur l’existence de la liberté au Tchad, en mettant en avant quelques noms inscrits sur la liste des victimes tchadiennes et dénonçant l’oppression dictatoriale, qui, depuis plus de deux (2) décennies, ne dit pas son nom. Ce poème n’est pas simplement un chant de dénonciation. C’est surtout un hommage aux disparus et aux martyrs depuis la période d’indépendance à aujourd’hui, et dont les familles endeuillées continuent d’endurer et passer des nuits blanches, le ventre rempli de faim, de peine mais d’espoir que la justice fasse un jour son travail.

Liberté
Liberté, quelle liberté ?
J’entendais des innocents pleurer
J’entendais la dictature chanter
J’entendais un homme rire
C’était l’assassin assaillant
J’entendais clamer Ibni Oumar Mahamat Saleh
Le peuple tchadien est massacré
Me disait-il ?
Liberté que chante la voix innocente
Liberté que chante Sefawad
Où existe-t-elle ?
Le sang chaud de Joseph Behidi
Décore le champ de guerre
L’hymne chanté en son honneur
Fait battre nos cœurs d’horreur
Le peuple a tant souffert
Je sentais l’odeur déchirante
Des nos guerres
Liberté
O liberté d’un peuple assis face à la tuerie
Quand te reviens-tu pour libérer
Ce peuple meurtri
Quel prix doit-on payer pour
Le sang de Brahim Selgué
Tchad ô Tchad
Rends à ton peuple la liberté
Il se dit fier de toi
Un héros mort l’arme à la main
C’était pour te défendre
Peuple sans liberté
Allons-nous vers la dignité
Allons-nous réveiller les martyrs
Sacrifiés pour la liberté
J’entendais un ton plaintif
Se désoler après moi
J’entendais des hurlements
C’étaient d’un homme qu’on assassinait
J’entendais le chant d’espoir
J’entendais Ahmat Pecos s’écrier
Peuple martyrs qui vit dans l’enfer
Comment devons-nous libérer
Nos âmes prisonnières
Liberté des hommes bâillonnés
Que tu ne sois un enfer
Pour le peuple tchadien

Extrait du livre : LES LARMES D’AFRIQUE ET LA VOIX DES ANCETRES, paru le 31 mars dernier en France, par Mahamat Nour Hassaballah Dangarama (moi-même)


Pourquoi ne sont-ils pas si nombreux dans cette aventure

Un ouvrage de Nimrod
Un ouvrage de Nimrod
Cette histoire se passe à Bodo et à Dédaye, au Tchad et à Bossa ngoa, petite localité du nord de la Centrafrique, mais, à quelques détails près, elle pourrait appartenir aux proches villages de Béboto, de Yanmodo, de Béti ou de Bédjondo, tout comme aux plus lointains campements de nomades du Batha et aux palmeraies du Tibesti
Cette histoire se passe à Bodo et à Dédaye, au Tchad et à Bossa ngoa, petite localité du nord de la Centrafrique, mais, à quelques détails près, elle pourrait appartenir aux proches villages de Béboto, de Yanmodo, de Béti ou de Bédjondo, tout comme aux plus lointains campements de nomades du Batha et aux palmeraies du Tibesti

Surtout réputée pour ses œuvres dramatiques, la littérature tchadienne de l’expression française ne compte qu’un petit nombre d’auteurs. Longtemps entrés dans les annales de la littérature africaine, les plus connus sont entre autres, Joseph Brahim Séïd, qui a écrit deux courts ouvrages qui deviennent classiques et faisant l’objet d’études dans les systèmes éducatifs africains. Il publie de son vivant un recueil de contes, Au Tchad sous les étoiles et un autre ouvrage autobiographique, Un enfant du Tchad, tous deux parus dans les années 60.

Il faut également citer Antoine Bangui qui raconte sa captivité sous le régime dictatorial du président François Ngarta dans son ouvrage, Prisonnier de Tombalbaye, édité en 1980. Il nous avait aussi offert ses souvenirs d’enfance dans son livre intitulé, Les ombres de Kôh.

Baba Moustapha qui, prématurément mort, à l’âge de 30 ans, n’a pas manqué de marquer l’histoire des belles-lettres tchadiennes avec quelques œuvres dont Le commandant Chaka, une pièce théâtrale… paru à titre posthume en 1983 dans laquelle, il dénonce les dictatures militaires. Il est considéré, au moment de sa mort, comme l’espoir de la littérature du pays.

Tant d’autres contemporains, ne cessent de se battre pour défendre les valeurs morales et redonner au Tchad sa dignité et sa respectabilité, à savoir : Ali Abderrahmane Haggar, Koulsy Lamko, Nétonon Noël Ndjekery, Moïse Mougnan…

Il y a également d’autres qui n’arrêtent pas de dénoncer l’injustice et les maux qui minent nos sociétés, je ne peux les mentionner sans passer par Nimrod Bena Djangrang, Zakaria Fadoul Kitir, Djim de Bizzy, Attié Djouid Djar el-nabi, Laring Baou, Manga Jean Bosco… et j’en passe.

Très connu pour son ouvrage, ‘‘L’étudiant de Soweto’’, Mandoé Naïndouba n’était pas le seul qui évoque le racisme et essaye de peindre la bonne image du pays mais il y a aussi tant des jeunes patriotes aguerris qui sont dans le même champ de bataille que lui. Ils ne peuvent passer leurs nuits sans penser un petit instant à la construction du Tchad et à l’unité de ses filles et fils. Ils ne sont pas seulement courageux mais aussi redoutables. Toutefois, la littérature tchadienne ne peut prendre toutes ses formes sans ces jeunes plumés qui lui accordent ses lettres de noblesse tels que : Souleymane Abdelkerim Chérif, Djiddi Ali Sougoudi, Marie-Christine Koundja, Abdoulaye Ngardiguina, Amina Ramadane, Joslain Djéria, SAM, Rozzi Haki, Hassan Bolobo Maïdé, Salma Khalil, Abakar Issa Hamidi, Clarisse Nomaye, Flavien Kobdigué (Kaar Kaas Sonn), Béchir Issa Hamidi, Monodji Fidèle Moungar, Mahamat Nour Hassaballah Dangarama, la liste n’est, sans doute pas exhaustive, je vous laisse alors, la latitude de la compléter.

La lecture : une prise de connaissance ou une manière d’interpréter

Etant moi-même passionné de littérature, je prends toujours la lecture comme un « comprimé de culture » ou un « instrument du savoir », elle est en mal d’audience ici chez moi.  Les taux d’illettrisme et d’analphabétisme ainsi que le prix très élevé du livre empêchent à une large lecture de prendre son envol. Les écoles sont dépourvues des bibliothèques permettant aux jeunes de lire. Pour ce faire, j’invite le gouvernement à investir dans ce domaine et favoriser les jeunes qui peinent à voir leur talent se confirmer.

 On est conscient


L’impact du passage de Ziad Maalouf sur le développement des Technologies de l’Informations et de la Communication (TIC) au Tchad

La promotion du TIC n’est pas seulement l’affaire de l’Etat. Des volontaires expérimentés s’y mêlent également. Après le fait important marquant l’actualité des technologies au Tchad, le salon des technologies, a été suivi par d’autres activités allant dans le même ordre d’idée à savoir le lancement officiel de l’internet mobile 3G et 4G par les opérateurs de téléphonie Airtel et Tigo.

Lors de la formation des étudiants à l'IFT (Photo Seraphin)
Lors de la formation des étudiants à l’IFT (Photo Seraphin)

En continuant à mener leur combat pour le développement de TIC au Tchad, WenakLabs en compagnie de l’Institut Français du Tchad (IFT) et de l’Atelier de médias de RFI organise des ateliers numériques du 26 au 30 novembre. Cette journée riche en activité, contenant plusieurs conférences-débats et des formations a débuté par une conférence de presse dans la matinée du 26 novembre à la Maison des médias du Tchad. Elle se poursuit ensuite par une visite guidée dans les locaux du collectif  WenakLabs situés aux abords du marché à mil de N’Djamena. Les conférences-débats ont souvent tendance a clôturé les journées. De ce fait, le grand débat placé sous le thème : L’impact des nouvelles technologies sur le développement du Tchad avait fermé les portes de la première journée.

L'assistance au Grand débat
Le conférenciers du grand débat
L'assistance au Grand débat
L’assistance au Grand débat

Ensuite, se succèdent les formations des étudiants, des journalistes et toute personne désireux d’apprendre la technique de la maîtrise du numérique. La plupart des ateliers et des conférences sont animés par Ziad Maalouf, producteur de l’Atelier des médias de RFI.
Les étudiants et les journalistes intéressés au savoir du numérique ne sont pas rentrés bredouille, deux jours de formation en leur honneur a été offertes. Placés sous le thématique de : La place et rôle de la presse tchadienne dans l’émergence des TIC.

Cet atelier numérique comptera terminer par un Barcamp – une rencontre où le public est à la fois conférencier et participant – qui a pour thème central, autour de la fracture numérique. En outre, un tournage de l’émission, Atelier des médias est prévu pour mettre un point à cet évènement.

Ziad n’a pas passé inaperçu pour la jeunesse tchadienne

Pour moi, qui suis bénéficiaire de ces formations, j’ai l’impression que cette journée dynamique dans le domaine des TIC, poussera autant des jeunes à tenir des blogs et les manipuler facilement. Il changera la perception des blogueurs au sein du public ainsi que la donne. Bref, ceci donnera des ailes à nos envies.

On est conscient


Les élèves tchadiens et la langue de Molière

Une école sous l'arbre
Une école sous l’arbre

Les élèves tchadiens, surtout ceux de la terminale, et leur façon de s’exprimer en français me font honte au dos tant qu’ils n’ont pas froid aux yeux. Etant un tchadien, passé par ce stade-là, je m’empresse de meubler ce questionnement : Pourquoi passer 12 ou 13 ans sur le banc de l’école et ne pas savoir bien parler la langue dans laquelle on étudie ?

Les portes des écoles vient de s’ouvrir il y a peu, et les élèves se trouvent déjà face à ce problème qu’ils ne veulent pas ou ne peuvent pas résoudre : parler en arabe local tchadien en classe. Cette pratique inévitable, depuis toujours, se passe dans les milieux dits nordistes où la langue française est très peu utilisée. Ne dit-on pas souvent que la langue est la première des intelligences ? Pourquoi ces élèves ne justifient-ils pas leur intelligence ?  J’entends dans les examens ‘‘les langues vivantes’’. Une langue, dans ce cas, peut être comme un être vivant. Il faut l’utiliser, l’entretenir pour qu’elle vive toujours.

Revenons à nos moutons, une fois de plus ! Je vois aujourd’hui avec un grand étonnement le fait que les élèves tchadiens de la terminale qui, à quelques mois d’affronter  l’examen du bac, ne savent pas s’exprimer bien en français, langue dans laquelle ils composent le baccalauréat. Souvent, en plein cours, ils parlent entre eux en arabe, et très peu peuvent s’exprimer loyalement avec leurs enseignants.
Problème de communication en classe. Je me demande comment un élève peut bien apprendre ses leçons et réussir à la fin de l’année ?
Dans les cours de nos collèges et lycées, on trouve des groupes d’élèves causant et discutant sur divers sujets d’actualité, mais pourquoi pas en français ? Quand ils essaient de ‘‘consommer’’ la langue française dans ce genre de causerie-débat et qu’un d’entre eux commet un lapsus ou s’exprime maladroitement, ils se moquent de lui bruyamment en lui disant : « tu as massacré des blancs », « tu as massacré le français »… un déluge d’ironies, l’autre pris de peur hésite.

Par contre, dans les milieux dits sudistes, les élèves s’expriment en français haut et fort. Comme à l’accoutumée, ils parlent cette langue à l’école comme à la maison. Ils se ruent tous les après-midi vers les bibliothèques, les centres culturels et les maisons des jeunes qui sont des lieux de brassage ethnique et religieux afin de se cultiver : lire des livres, assister à des concerts musicaux et prendre part à des conférences. Aujourd’hui, ils prônent le respect et l’amour du prochain, et ils rêvent tous d’œuvrer pour le devenir de leur pays. La jeunesse doit suivre un tel exemple pour que Tchad ait plus des jeunes éloquents et ingénieux que de compter sur les ignorants qui prétendent tout connaître et n’œuvre que pour la promotion de leur famille ou leur région.

Les conséquences de ‘‘je suis scientifique’’

Il est d’usage qu’au Tchad les élèves orientés vers séries scientifiques ont tendance à négliger ou réduire à rien le Français et la Philosophie qui, d’après eux sont des matières littéraires. Le constat est fait. Aujourd’hui, dans tous les domaines, on parle mal en français, notamment dans les grandes administrations. Très peu d’intellectuels dans la plateforme pour dénoncer les maux et réclamer le droit du peuple. Pour que ces faits ne reproduisent pas, il faut qu’on sensibilise les jeunes  et les encourager à beaucoup lire.
L’Etat, les enseignants, les parents dans une sphère plus modeste, les élèves éveillés doivent se lever comme un seul homme et combattre ce mal.


A la jeunesse Africaine

Africain et je suis de l’être, noir et je resterai. Je suis venu te parler de la voix de nos ancêtres et de la paix. Je suis attristé par le nombre de morts. Devant ces évènements de douleur, je suis aussi triste que décontenancé. De loin me touche les sanglots particuliers de tous les enfants soldats. Nés pour vivre et non pour souffrir, ils ont offert leur sang aux entrailles de la terre. Enfants soldats, l’innocence coule dans vos veines. Soyez pacifiques !

Jeunesse africaine, un peuple uni, généreux et ardent. Mais ton sang coule toujours, l’âme du courageux est en péril. Le miroir de l’inconscience reflète l’image de ton continent, l’œil de l’esprit du vieillard s’est éteint. Nous sommes les fils du continent. Oublions le passé et fixons un regard vers l’avenir de la mère Afrique.

La voix des ancêtres morts nous rappelle le courage. Peuples allons toujours vers l’unité et la solidarité. Fils d’Afrique, fils inconsolés, il est temps que les massacres s’arrêtent, il est temps de bâtir une nation durable, il est temps de célébrer la paix ! Mais tout cela ne vient que par l’œuvre de la jeunesse ; le pardon, l’union et le courage. Jeunesse africaine sauve la mémoire infaillible de ton continent.  Sois armée de ton courage et de sacrifices, et démasque le visage de cette terre hospitalière des œuvres mutilantes. Prions pour l’unité de ses fils accueillants et animés de vaillance.

Continent d’abondance, de bonheur et d’amour. Berceau de l’humanité, fière terre des hommes invincibles. Les tirailleurs sénégalais ont été victorieux et glorieux, sublimes guerriers d’Afrique et de l’histoire mondiale. Ils ont défendu l’Afrique et tiré les leçons de dignité.
Pleurons nos pères qui ont difficilement et amèrement traversé la mer de la souffrance. Pendant qu’ils s’occupaient des autres, l’Afrique agonise. Ils n’étaient pas prisonniers mais dans leurs corps se dessinaient les traces de la chaîne. La main dure inventait la richesse aux autres mais le continent noir reste toujours pauvre, volé et violé.

Jusqu’où l’injustice et la honte suivront l’Afrique ?

Hommage à toi mère Afrique, à toi la jeunesse garde l’espoir.

Jeunesse africaine sois forte et travailleuse car tu es la force de l’Afrique. L’unité, et le travail caractérisent ta ténacité. Alors debout et à l’ouvrage, ta liberté naîtra de ton courage. Ecoute la voix d’un nègre chantant la liberté : « nous ne sommes pas encore libres, nous avons seulement atteint la liberté d’être libres ». Suivront la voix qui dénonce l’injustice.

Peuples d’Afrique, pourquoi nous dinons toujours avec injustice ? Pourquoi sur nos visages coulent les larmes de deuil ? Ce sont les larmes de la guerre, de la famine, de la détresse, de la peine, de l’injustice, de la maltraitance, de la trahison, de la violence, des mères dont les enfants sont volés et violés.

Peuples d’Afrique, nous ne sommes pas la statue de la misère. Que l’Afrique ne soit pas l’image de la mélancolie.
La jeunesse est la force de l’âme, sois la lance du fer du continent.
Jeunesse africaine, dormante et inconsciente, réveille-toi, la lutte continue. N’oublie pas que le prix de la liberté c’est l’abnégation.  Jeunesse africaine sois solidaire et courageuse pour que le pacte soit signé, le prisonnier de guerre soit libéré, le coupable soit pardonné. Que la colombe représente vraiment la paix.

Avant de clore cette petite note, je permets d’adresser mes condoléances les plus attristées à ceux qui sont morts pour la cause de leur Patrie. Mes condoléances les plus sincères à tous ceux qui ont sacrifié leur vie pour leur libération. Mes condoléances à tous les hommes de la presse morts en exercice de leurs travaux. Mes condoléances à Ghislaine Dupont et Claude Verlon tués pour la cause africaine !

Que Dieu entende vos voix d’innocence !

Je crois que l’Afrique trouvera sa beauté dans l’entente de ces filles et fils.

 On est conscient


Les choses vont de mal en pis

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Situé au centre de l’Afrique, le Tchad ayant longtemps vécu les affres de la guerre et de toutes sortes de violence, n’a pas pu sortir de l’ornière et continue d’une manière ou d’une autre à souffrir.
L’esprit belliqueux des Tchadiens a déconstruit le pays, l’a largué à la dernière place qui est d’ailleurs à plaindre. Les conflits effrénés politico-militaires ont à plusieurs reprises effleurés nos âmes.

Ayant vécu la partie hostile de l’histoire de mon pays, permettez-moi de vous livrer mes impressions.
A peine sortis de la guerre aux grandes vicissitudes, les Tchadiennes et les Tchadiens ne retrouvent pas encore le véritable salut et entament une autre page de l’histoire d’autant plus douloureuse qu’avant.
A première vue, le peuple tchadien qui a conquis sa terre et son droit, a souffert d’une pénurie inéluctable de carburant depuis environ un mois.

Je vous rappelle que le gouvernement – lors de sa déclaration – affirmait que la société pétrolière de raffinage est en révision mais elle a suffisamment stocké les produits pour satisfaire la population pendant la période de la maintenance. Mais faute aux commerçants mal intentionnés qui veulent à leur tour stocker les produits, devenus rares par la suite.

Pour mémoire, le Tchad avait déclaré le discours de son indépendance (11 août 1960) sous une lampe torche et peut-être qu’il veut aussi finir de la sorte. Avec de délestage intempestif d’électricité,  6 sur 10 Tchadiens utilisent de groupes électrogènes sur la devanture de leur maison  de 18 heures à 23 heures (le plus souvent). L’occasion pour les braqueurs et les délinquants d’en profiter pour tuer des innocents dans cette ville obscure. Les clandomens (les conducteurs de moto taxi) sont des victimes habituelles. Si on voit le bilan de ces trois dernières années, plus de 20 motocyclistes sont annuellement tués par des armes à feu. Toutes les familles tchadiennes sont devenues victimes de braquage. Ce n’est un secret pour personne, le constat est réel et nul ne peut l’ignorer. Place à la cherté de la vie, aux prix des produits qui sont aujourd’hui doublement voire triplement augmentés. Le Tchad d’hier n’est plus celui d’aujourd’hui. Que se passera-t-il demain ?

Le Tchad est devenu la piaule de l’arnaque policière, de l’escroquerie, de l’insécurité…

La perte presque totale des pédales de notre système éducatif. La baisse de niveau pèse lourdement sur les élèves et étudiants de cette future vitrine de l’Afrique. Le manque d’infrastructures scolaires et des personnels enseignants de profil requis bat son plein. Les écoles de formateurs sont abandonnées aux plus abrutis pour le simple fait qu’elles ne sont pas un champ de lucre. Cela est aussi dû à la mauvaise gestion des affaires de l’Etat, à la mauvaise gouvernance et aux béni-oui-oui.

 On est conscient


Blaise s’en est allé

Le désormais ancien chef d’Etat burkinabé, Blaise Compaoré vient de quitter son fauteuil présidentiel, suite à un soulèvement populaire. Une révolution qui va à l’encontre de son envie de vouloir modifier la constitution de la République.
Ces émeutes de trois (3) jours ont mis un terme à son pouvoir à la tête du Burkina Faso, depuis 1987, après l’assassinat de Thomas Sankara. Il quitte le Burkina et prend le chemin menant au Ghana, dit-on.  Cette révolution dramatique a coûté autant de vie, mais a mit fin à une règne aussi autocratique que dictatoriale.

Après 27 ans d’accrochage au pouvoir, Blaise est pris pour un despote par certains, un tyran par d’autres, ce socle du régime dictatorial, en dépit de toutes ces répressions, intimidations, bafouillages…, prouve au peuple qu’il maîtrise le jeu de la politique démocratique, en voulant une fois de plus gommer l’article 37 de la constitution pour pouvoir briguer un autre mandat.

Ce qui n’est pas du goût des hommes intègres. Il est vrai que je ne suis pas un burkinabé, mais je sais qu’un peuple instruit n’est pas aisément manipulable. Blaise Compaoré s’est permis de bafouer les droits de l’homme, de falsifier à chaque fois les élections, de maintenir la population loin de l’instruction. Il a souvent remporté ses élections avec des suffrages inconcevables.

Pour le tchadien que suis, je ne peux pas me flatter de dresser correctement un bilan cohérent de cette personne. Mais en basant sur ses passés, je me permets d’élucider certains points. Ce dernier a toujours été un homme égoïste à l’égard des intérêts de son peuple, et veut à tout prix conserver le trône. Il cherche à diviser les peuples pour mieux les gouverner. Ces critères mettent nettement à jour son caractère dictatorial d’un chef d’Etat.

C’est de là que la population burkinabè l’a vite compris et s’est massivement soulevé ce mercredi dernier. Ces troubles liés au projet de révision constitutionnelle ont durés pendant quelques jours. Les émeutiers dans la journée du 30 octobre avaient dévasté et calciné les locaux du Parlement, avec pour slogans « Blaise dégage » et « La patrie ou la mort » de Sankara.
Face aux gaz lacrymogènes, et aux jets d’eau chaude, les manifestants ont tenu à résister aux ripostes de l’armée et avaient atteint leur objectif. Les résultats ont donné plus de trente (30) morts et de centaine de blessés.
Blaise avait décrété en fin de journée, un état d’urgence et la dissolution de son gouvernement afin de baisser la tension, et essayé par la même occasion de pourparlers avec l’opposition. Ce n’est pas une question de négociations pour les révolutionnaires, il s’agit d’un départ pur et simple de Blaise Compaoré.
Dans la matinée du 31 octobre, les nouvelles du départ du président sont tombées aux oreilles de tout le monde. Il a pris la direction du Ghana voisin, une information qui reste à confirmer.
Pour les intellectuels africains et spécialistes de l’actualité qui ont vécu cet événement, beaucoup d’entre eux disent que ceci est un « signal fort » à tous les chefs d’Etats qui aiment s’éterniser au pouvoir et modifier de temps en temps la constitution, pour leur permettre de se présenter à des élections.

 On est conscient


Ebola, Ebola, Ebola crie le monde

Dénommé en référence d’une rivière passant près de la ville zaïroise de Yambaku, c’était à l’hôpital de cette localité que la première personne a été diagnostiquée séropositive de l’Ebola, en 1976.
Une maladie due à un parasite du genre Ebolavirus, qui multiplie très rapidement d’agents pathogène sur le corps dont elle est présente. L’origine de l’infection remonte à la consommation de viande de certains animaux tels que le singe et la chauve-souris. L’Ebola est un virus commun dans des endroits du monde d’où il n’a pas encore atteint l’Europe, la maladie d’origine africaine s’étant diffusée jusqu’aux Etats-Unis. Son période d’incubation varie entre 2 et 21 jours.

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A mes connaissances des choses, de prime abord, état grippal avec des douleurs musculaires, des fièvres, des vomissements, des diarrhées, une fatigue maladive après déclaration des symptômes.
Aujourd’hui, la fièvre hémorragique prend de l’ampleur en tuant plus de 5000 personnes depuis son identification. Surtout avec un accent plus élevé en Afrique de l’ouest. Les médias nous apprennent ainsi, les pays le plus menacés sont le Liberia, avec plus ou moins 5000 morts, la guinée forestière et la Sierra Leone lui talonnent sur la statistique.
A cause de cette épidémie, l’économie guinéenne est en chute libre, les prix des denrées sont en baisse. Très inquiète, la Sierra Leone quant à elle avait organisé de teste à la population de porte à porte sur toute l’étendue du territoire.
Avec sa vitesse faramineuse de contagiosité, l’Ebola demeure la parasitose la plus mortelle depuis son apparition. Actuellement hors contrôle, les humanitaires et les personnels soignants sont extrêmement dépassés.
L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) avait dit prévoir plusieurs de nouveaux cas dans le pays très fragile. 
Une des particularités de cette fièvre est la brutalité, ses attaques aux tissus conjonctifs.  Provocant des pétéchies résultant d’hémorragie sous-cutanées, faisant des taches rouges sur la peau.
A part les trois (3) pays ci-haut cités, grièvement menacé, tant d’autres ne sont pas à l’abri. En l’occurrence du Nigeria, 7 cas de décès, le Mali avec une seule victime et l’intrusion d’un malade guinéen au Sénégal.

le virus d'Ebola
le virus d’Ebola

L’Organisation des  Nations-Unis (ONU) face à l’Ebola

L’ONU n’a pas manqué de multiplier les appels au secours de la part de gouvernement, des organisations non gouvernementales et du secteur privé, en convoquant une réunion internationale par la voix de son Secrétaire Général Ban Ki-Moon, fin septembre dernier à New York.  Des spécialistes du domaine sanitaire ne cessent également de nous prodiguer des conseils à éviter la contamination interhumaine du virus. Ne pas s’approcher des malades et des morts d’Ebola. De même que le cadavre animal peut transmettre la maladie.

Ebola et ses effets ridicules au Tchad

Des rumeurs se sont circulés et font laver la population avec de l’eau salée. A la mi-août, une information non vérifiée est nuitamment arrivée. A peine, je venais de me coucher, j’entendis quelqu’un frapper à la porte. C’était un voisin qui m’avait appris la nouvelle bruyante. Il me parlait de la présence du virus Ebola au Tchad. Et pour prévenir il faut se laver avec de l’eau contenant du sel. Les nouvelles poursuivaient leur chemin jusqu’au petit matin, à la mi-journée, la présidence de République a tenu à démentir formellement l’information bouleversante. En déclarant que c’est une invention d’un commerçant qui peine à vendre son produit qui avait divulgué ce scoop faisant un écho au Tchad.

 On est conscient


JerryClan Tchad : un ordinateur à partir de rien

Le Jerry Do It Together est une initiative internationale qui a vu le jour en France. Un projet qui vise à redonner une vie aux ordinateurs recyclés, en utilisant des pièces informatiques issues de la récupération et des jerrycans. Il a pour vocation d’ouvrir et de démocratiser les savoirs par la réappropriation grâce à la déconstruction, l’étude et le détournement d’usage.

C’est de là que naissent plusieurs JerryClan dans différents pays ainsi qu’au Tchad. Le JerryClan Tchad est une communauté à la fois innovante et mouvementée avec un espace d’échange, de partage, de recherche et d’initiation aux projets. Créé aux réalités africaines pour faciliter la transmission et la circulation d’un savoir libre et produire des jerry à partir des ordinateurs usagers, il a pour objectif de soutenir des démarches innovantes et toutes actions qui vont dans le sens du développement des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC).
Le jerry c’est un ordinateur que l’on monte soi-même avec des objets récupérés et du matériel informatique, assemblés dans un jerrican de 20litres, sur lequel un logiciel libre est implémenté. On a besoin d’une carte mère, d’un disque dur, d’une alimentation et d’un bidon pour avoir un jerry.
Avec le jerry, l’utilisateur devient hacker/artiste/designer de son propre ordinateur en le rendant sympathique, convivial et « familier ».

Vivez cette initiative en images :

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Des membres du JerryClan Tchad, lors d’une séance de travail à l’Institut français du Tchad (IFT).

 

Les techniciens au cours de nettoyage des composants issus de récupération.
Les techniciens au cours de nettoyage des composants issus de récupération.

 

Des unités centrales décapotées.
Des unités centrales décapotées.

 

Une carte mère nécessitant de nettoiement.
Une carte mère nécessitant du nettoiement.

 

Ici, on trouve de gauche à droite, Korom Mahamat, Saddrack Djérabé, Daronoudji Omdel Serge, des geek au service de la maintenance.
Ici, on trouve de gauche à droite, Korom Mahamat, Saddrack Djérabé, Daronoudji Omdel Serge, des geek au service de la maintenance.

 

assis en face à gauche, Klamadji électronicien, responsable du laboratoire du JerryClan Tchad, tient entre ses mains une carte mère opérationnelle. A droite, Serge, entretien un disque dur sata.

 

 

Récupération des composants électroniques recyclés.
Récupération des composants électroniques recyclés.
Analyse d’un jerry.
Analyse d’un jerry.
Diagnostic d’une carte mère.
Diagnostic d’une carte mère.
 Identification des matériels récupérés.
Identification des matériels récupérés.
Découpage du jerrican auquel seront installés les composants.
Découpage du jerrican auquel seront installés les composants.
Lavage du bidon découpé.
Lavage du bidon découpé.
Un technicien entrain de coudre le jerrycan.
Un technicien en train de coudre le jerrycan.
Saddrack, ingénieur informaticien, membre du JerryClan Tchad.
Saddrack, ingénieur informaticien, membre du JerryClan Tchad.
Un jerry déjà opérationnel. Il ne reste qu’à branché un écran.
Un jerry déjà opérationnel. Il ne reste qu’à brancher un écran.
A présent le jerry tourne sur un système libre.
A présent le jerry tourne sur un système libre.
  Lors d’une séance de démonstration à l’IFT de N’Djamena (Avril 2014).

Séance de démonstration à l’IFT de Ndjamena (avril 2014).
Le JerryClan présente ses activités aux participants de la 3eme édition de la journée du logiciel libre, à la Bibliothèque Nationale du Tchad (BNT).
Le JerryClan présente ses activités aux participants de la 3e édition de la journée du logiciel libre, à la Bibliothèque nationale du Tchad (BNT).
Lors d’un workshop, à la fin d’un atelier de formation en blogging, à la Maison des Medias du Tchad.
Lors d’un workshop, à la fin d’un atelier de formation en blogging, à la Maison des Médias du Tchad.
Workshop à la BNT.
Workshop à la BNT.
Workshop à la BNT.
Workshop à la BNT.


Les jeunes filles et l’exode rural

Pour le Ndjamenois que je suis, je considère l’exode rural comme étant un fléau. C’est un phénomène répandu,  pratiqué pour la plupart par des ruraux à la recherche du bien-être social dans les grandes agglomérations.

Crédit photo/ creativecommons
Crédit photo/ creativecommons

Longtemps, c’est un domaine réservé uniquement aux hommes et aux femmes très âgées. Mais depuis quelques années, des jeunes filles sont aussi attirées par le goût de la vie citadine. Le spectacle qu’offrent ces adolescentes dans nos quartiers est impressionnant. Appelées « fonctionnaires de la rue de 40 » du nom d’un quartier réputé pour sa classe sociale moyenne, ces filles sont à la recherche du travail domestique. Elles vivent dans des conditions lamentables en ville. Dans des chambres de location à la périphérie de la capitale, elles se regroupent avec des garçons avec qui elles quittent parfois les villages.
Sur le chemin du  ¨ travail ¨, dans la rue, comme des bonnes villageoises, elles marchent en grappes à la queue leu-leu. C’est très tôt le matin qu’elles se lèvent, effectuant des longues distances vers les différents quartiers. Elles offrent leurs services de travaux ménagers ou de nounou aux ménages aisés contre un salaire de misère. S’ajoutent aussi les multiples exactions dont sont victimes ces jeunes filles notamment des cas de viol.

Mineures pour la plupart, elles sont soumises à une corvée qui frise l’esclavage. Abusées physiquement, ces filles ne rentrent que tard dans la soirée à la merci des délinquants sexuels, braqueurs et autres.
Et pourtant dans ce pays, on ne cesse de parler du travail de mineur ou de la protection des enfants.

Si je me permets de poser la question, qu’attend le ministère des Affaires sociales pour prendre son rôle au sérieux ? Où sont les organisations non gouvernementales ?
En principe, ce ministère qui est au courant de ce grand risque doit monter au créneau et mettre fin aux calvaires de ces jeunes filles en quête d’un eldorado.

Tout passe comme si les institutions de la République, les partenaires au développement et les associations de défense des droits de l’homme ferment les yeux ou deviennent des simples spectateurs.

En attendant, les ménages aisés s’en profitent pour user ces jeunes filles. Ils préfèrent les garder, les exploiter que de les voir poursuivre leurs études.

On est pourtant conscient


La rentrée scolaire: l’un des marronniers les plus typiques en communication

Source ph/ creative commons
Source ph/ creative commons

Prise pour une période où les élèves débutent une nouvelle année scolaire et reprennent le chemin de  l’école. La rentrée scolaire se pointe à l’horizon, un peu partout dans le monde. Elle vient de commencer, ici au Tchad, mais c’est ne pas encore complète. Ce mauvais départ est dû à des multiples causes. A moins que dans les grandes villes du pays beaucoup d’écoles l’ont déjà fait. 

D’habitude, la rentrée talonne les grandes vacances dites « la pause estivale ». Elle oscille en Afrique selon les systèmes éducatifs : de juillet à août pour les anglophones et de septembre à octobre pour les francophones.
Ce moment précis est alors affilié à la reprise de plusieurs autres activités ralenties au cours de vacances. Toutefois, la rentrée scolaire peut aussi se faire en mars, si nous prenons le cas de la Corée du sud et du Japon.

Cet évènement souvent chaperonné par de reformes des rythmes scolaires, il nécessite  beaucoup du travail. Il implique d’abord, une rentrée administrative en avance que celle des élèves. Certaines formalités doivent être réglées, pour pouvoir accéder dans une école particulière.
De l’aide sociale peut être mise à la disposition des enfants issus de familles nombreuses qui n’ont pas de quoi à subvenir.
Les frais d’inscriptions et des réinscriptions sont fréquemment réduits, pour favoriser la scolarisation des enfants. Cette allocation, assignée jusqu’à bas coût, est la politique des Etats pour rehausser le taux de la scolarisation.

Comme la routine, liée aux activités marchandes, la rentrée de classes fait acte d’une grande vente de fournitures. Des enfants et adultes tiennent en main des cahiers, des sacs à dos et à main, des écritoires etc. Et parfois même de vêtements en guise d’uniforme scolaire et descendent dans les écoles primaires, les lycées, les instituts et les universités.
Tant d’autres activités ludiques sont aussi basées sur le calendrier scolaire, telles que : les abonnements aux théâtres, aux clubs de sports, dans des bibliothèques…
La rentrée scolaire n’est pas seulement l’affaire des élèves et des étudiants, une partie non négligeable de la population se mêle également à ce mouvement.

Les écoles tchadiennes et les entraves

« La nouvelle école tchadienne, ce sera le cadre de brassage des tchadiens où seront enseignés l’écriture et les valeurs morales de tolérance et de respect », affirme une autorité de la région de Salamat. Laissez-moi la latitude de vous dresser un petit  bilan de notre système d’éducation.
Lancée officiellement le 1er octobre de chaque année, la reprise de cours n’est toujours pas effective. Mais ces circonstances n’est pas le cas de toutes les écoles, certains ont bien respecté cette date, tout en voulant achever le programme établi dans leur agenda.
Si on essaye de voir le cas du Tchad, c’est ne pas facile de prendre le chemin de l’école comme prévu. Il y a l’enclavement dans certaines zones qui peuvent vraiment bouleverser au démarrage. Même si les élèves sont en place, les enseignants qui passent les vacances en famille n’ont l’accès pour regagner à temps leur poste. Ainsi qu’au village, les parents ne libèrent pas les enfants avant la moisson. Pas si c’est simple que ça, beaucoup d’écoles sont envahi par la pluie, ceci est même pour certains établissements de la ville de N’Djamena.

On est conscient


Une pénurie de carburant à N’Djamena

Distillats de pétrole brut l’essence et le gasoil, constitués d’un mélange d’hydrocarbures, servant notamment de carburant qui permettent aux moteurs de circuler, sont en disette à N’Djamena depuis quelques jours. Des stations-service à sec. Les consommateurs font face à une hausse des prix vertigineuse. On souffre énormément de cette pénurie

Crédit photo: Mahamat Hassaballah
Crédit photo: Mahamat Hassaballah

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Depuis le début de la semaine écoulée, un manque cruel de gasoil et d’essence, subventionné par des individus malveillants, frappe la ville.
Ayant vécu cette scène, j’ai appris que des accusations s’échangent entre l’Etat tchadien, les propriétaires des stations-service et les stations de pompage.

Du coup, les consommateurs eux accusent les distributeurs et l’Etat de profiter de cette pénurie pour faire augmenter les prix de carburant sur le marché.
En cette journée sacrée de la fête de Tabaski, j’ai dû remarquer que cette pénurie a atteint son apogée. Du jamais vu depuis belles lurettes. Certaines stations ont permis d’élever le prix du litre à 100 %.
On le procure habituellement à 500 Franc CFA. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, on le paye parfois à 1000 F CFA ou plus.

En dépit de ce double tarif, les stations abritent des longues files d’attente à la queue débordant, qui créé à son tour un embouteillage.
On a vu ce jour des véhicules involontairement garés, des motocyclistes se traîner. Ceci a rendu une douce circulation dans la ville. Contrairement aux années précédentes où la police a souvent enregistré plusieurs victimes issues d’accidents de route.

La meilleure solution, je pense reste de rouler moins. On n’a même pas eu l’occasion d’aller rendre visite aux proches, à la famille… je suis resté chez moi et j’ai voulu profiter du téléphone mais malheureusement que les opérateurs mobiles ont subi eux aussi de désagréments.

Des rumeurs disent que cette pénurie est due aux défaillances de la société tchadienne de raffinage. Par contre, d’autre évoquent qu’il est en révision. Mais si c’était le cas pourquoi ne pense-t-on pas à une réserve en quantité suffisante ?

En réfutant de son côté, le gouvernement a nié toute accusation et rumeurs. Dans une récente déclaration, le chef du gouvernement a dit que la raffinerie n’a pas cessé de distribuer de carburants. Seulement que des commerçants mal intentionnés sont entrain de stocker les produits, devenus rares.

Cédit photo: Mahamat Hassaballah
Cédit photo: Mahamat Hassaballah

J’espère que cette ‘‘crise temporaire’’ peut s’avérer préjudiciable si certaines stations n’ont pas fait de réserve subvenant.
Des mères et des pères déambulant partout avec des bidons, pas pour chercher de l’eau mais plutôt d’essence. C’est une première depuis que le Tchad est producteur de pétrole (2004).

Une condition inadmissible pour les usagers que nous sommes, les paisibles citoyens. On regrette qu’on se retrouve dans un tel désarroi.
Ce manque a d’une façon ou d’une autre, touché tout le tchadien lambda.
Ce dernier temps, les usines de fabrication de glace et celles de pain ont vu leurs travaux perturbés.

Les minibus, le taxi et les moto-taxi ont vite répercuté la hausse des coûts sur leurs clients.
Cette pénurie a également engendré un délestage continuel, ces derniers jours. On est envahi par l’obscurité, sans télévision, nos téléphones sont aussi à plat.

L’approvisionnement normal, selon la récente déclaration du gouvernement ne se fera surement pas très rapidement.

On est conscient


WenakLabs: un atelier de formation en blogging

Après avoir assisté à la formation en blogging et data-journalisme, organisée par  le collectif WenakLabs.  J’ai su saisir l’occasion en créant mon blog et acquérir quelques connaissances sur la technique d’écriture d’articles. Plusieurs autres personnes ont pu faire la même chose que moi. Plus d’une trentaine de jeunes ont pris part à cette formation.

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Mal perçus au Tchad, les blogs n’ont pas un grand nombre d’utilisateurs, D’après une analyse fait, plus de 80% des blogs sont tenus par des politiciens et mises à jours depuis l’extérieur. C’est qui ne pas du gout du gouvernement et ainsi prends tous les blogueurs pour des agitateurs.
Le collectif WenakLabs en pense autrement, et avait organisé le 23 août dernier, dans les locaux de la Maison des Médias du Tchad, une session de formation pour changer cette mauvaise perception du blogging. Cet atelier a permis aux participants de savoir le concept du blogging.
Ce collectif battant est composé de plusieurs jeunes auxquels j’ai rencontré des passionnés de la littérature, des médecins, et quelques Mondoblogueurs qui nous ont tenus en haleine pendant toute la journée.

Les points de la journée

La charte de blogueur, la technique de rédaction, la technique d’interview, les sources d’informations, comment créer un blog, comment utiliser les réseaux sociaux sont au menu. Pour le participant que j’étais, je trouve que ce programme est bien parti.
Les animateurs de la session n’ont pas manqué de dire au cours de leur passage qu’ ‘‘un blogueur  est un journaliste citoyen, c’est celui qui apporte du changement dans la société, il transmet des informations, ses humeurs et sa passion’’.
Etant dit que le blog est ‘‘un journal intime’’ qu’on peut le mettre au salon, à la cuisine, dans la voiture bref, un peu partout. Il est donc important à ce point de faire partie de la formation, pour avoir toute les potentielles de pouvoir garder ses lecteurs. J’ai l’impression que celle-ci aide un blogueur d’être assidu et régulier vis-à-vis de ses accros et éviter de voir ses lecteurs se migrer vers d’autres sites et l’abandonner.
Une série de questionnaires est accordée aux participants
Très intéressé par certains points, j’ai eu les privilèges d’adresser pertinemment quelques questions aux animateurs. Ma préoccupation est de savoir l’intérêt du blogueur ?
Rendodjo E-MA, une animatrice de la session m’a répondu que le blog dans son aspect financier, n’est pas rentable. Et dans son aspect social, ce n’est qu’une boutique en ligne. Dans le cadre éducationnel, il permet de passer facilement aux lecteurs des messages, des conseils, des humours, des informations.
Elle rebondit en expliquant aussi qu’ Un blogueur est un journaliste parce qu’il est plus proche de sa population et il n’a pas une ligne éditoriale à respecter contrairement à un journaliste. 
Placée sous le thème de : Les techniques du blogging, cette session de formation qui a débuté à 9h40, s’est achevée sur un Workshop du groupe JerryClan Tchad.
Le collectif WenakLabs dont je faisais partie, a profité à tenir une réunion d’une demi-heure, au sein de la même localité pour la suite de ses activités. L’ordre du jour était le préparatif sur le lancement officiel du WenakMagazine, un journal dédié aux Technologies de l’Information et de la Communication.
La séance a été levée à 17heures mathématiques, des salutations, des accolades, des remerciements ont mis un point final à cette journée.