Alpha Oumar Baldé

Que pense la jeunesse guinéenne de la nouvelle relation entre la France et la Guinée ?

Le 05 décembre dernier, j’ai été invité à un échange avec le Conseil Présidentiel Africain (CPA) qui était en visite à Conakry pour discuter avec la jeunesse guinéenne sur la nouvelle relation entre la France et la Guinée. Monsieur Jules-Armand Aniambossou était notre hôte, il est le coordinateur du CPA qui nous a invité. Je n’étais donc pas seul, y étaient également invités : Souleymane Camara : entrepreneur, consultant en communication et…


Conakry : je buvais cette eau polluée !

J’ai hésité avant d’écrire cet article. Mais il fallait que je le fasse, je le devais à mon ventre ! Et dire que pendant tout ce temps-là je buvais cette eau polluée située non loin de chez moi ?! Je me rappelle encore d’elle. De sa couleur, de son aspect tantôt verdâtre, tantôt grisâtre et tantôt noirâtre, si ce mot peut bien la qualifier ! Sur ces berges, ce que l’on remarque…




Dans ma tête c’est Paname

Dans ma tête c’est Paname A l’école comme à la maison Nuit et jour S’en aller : « quitte ce buisson »   Malheureusement : aucun sou. Au petit marché, le commerce me nourrit   Tout n’est pas rose ces temps-ci Être humain, le suis-je vraiment ? Tout ce que la misère touche se noircit Et les vivants, les habitations, les routes ; tout s’écroule sous le poids de la misère.   C’est ce qui me…



Sur le pont de Madina (troisième partie)

Amadou arrivait chez lui… Enfin, presque ! Il descendit du taxi et paya le conducteur puis il se dirigea vers son domicile. Il ne lui restait plus qu’une trentaine de mètres à parcourir, ce qu’il comptait bien effectuer à pied malgré sa fatigue. Il tenait dans ses mains son sachet : ce gros « ballon » en plastique dans lequel ce marchand de Madina avait enfermé sa veste avant de la lui remettre. Amadou…



Des solutions pour les réfugiés climatiques

Lorsqu’on parle des camps de réfugiés, on pense en premier lieu aux déplacés de guerres ou des conflits. Pourtant ce ne sont pas les seuls réfugiés dans le monde. Il y a un autre type de réfugiés : les réfugiés climatiques. Selon l’IDMC (Internal Displacement Monitoring Centre), ce sont plus de 24 millions de personnes qui ont fuit les catastrophes naturelles dans leurs localités pour trouver refuge sur des terres…


Ecologie : cinq gestes au quotidien pour sauver la planète !

Poubelle recyclage, square Notre Dame (PARIS,FR75) CC jean-louis Zimmermann, flickr.com

Le saviez-vous ? Il est possible à tout un chacun de nous de réduire son empreinte écologique sur la planète. Tout simplement en effectuant un léger changement dans nos habitudes, nous pouvons construire un environnement sain et le préserver. Et devenir un éco-citoyen !

Voici cinq gestes à effectuer au quotidien pour minimiser votre action sur le climat et l’environnement :

  1. Trier nos déchets

Il est très important de jeter nos ordures correctement en respectant le code de couleur indiqué pour les déchets. Cela permet leur réutilisation grâce au recyclage des matériaux qu’ils renferment. Dans la poubelle jaune (poubelle des recyclables), mettez :

  • les emballages en plastiques, en métal ou en carton ;
  • les flacons et les bouteilles en plastique ;
  • les sacs et supports en papier;
  • et bien d’autres exemples
  1. Réduire nos déchets

Pour réduire nos déchets le meilleur moyen c’est de limiter leur production. Pour cela nous pouvons par exemple :

-Eviter au maximum les produits jetables. Et surtout éviter les emballages inutiles ! Lorsque vous achetez des choses, rappelez-vous que c’est du produit dont vous avez besoin, pas de son emballage. Un emballage, c’est bien joli, mais ça finira tôt ou tard dans la poubelle !

-Réparer nos objets au lieu de les jeter :

Tout objet non réparé est destiné à la poubelle. En réparant vos objets  et vos appareils électroniques, vous prolongez la vie de ceux-ci et vous réduisez la quantité de déchets que vous produisez.

  1. Réduisez votre consommation d’électricité

Éteignez la lumière en quittant vos maisons. Ne laissez pas les appareils inutilisés allumés en permanence ou en veille, et éteignez-les totalement. Utilisez si possible des moyens de chauffage écologique plutôt que le chauffage électrique, et optez pour des appareils non gourmands en électricité.

  1. Économisez l’eau

Vous pouvez prendre une douche au lieu d’un bain, par exemple, et couper l’eau pendant que vous vous savonnez ou lorsque vous vous brossez les dents. Vous pouvez aussi recueillir l’eau de pluie pour la réutiliser, pour arroser vos pots de fleurs au lieu de l’eau de pompe.

  1. Utilisez des moyens de transport écologiques

Que ce soit du vélo ou la marche à pied, lorsque c’est possible, utilisez les moyens de transports qui ne rejettent pas de CO2 dans l’atmosphère.  A défaut, faites du covoiturage ou préférez les transports en commun…

Vous vivez dans un pays où les conditions de vie sont difficiles ?

Si vous êtes dans un pays où les services de nettoyages sont déficients et où les déchets ne sont pas recyclés : jetez-les tout simplement dans la poubelle (et non dans un coin de rue) ! Remplacez votre vieille ampoule jaune par une lampe économique et pensez à couper le robinet pour économiser votre eau. Ainsi, vous aurez fait un grand geste en faveur de l’environnement !

Ce sont, entre autres, quelques gestes du quotidien qui peuvent nous aider à minimiser notre empreinte écologique. Les méthodes présentées ici doivent être complétées par d’autres pour obtenir un meilleur résultat. J’ai choisi ces cinq gestes parce qu’ils sont faciles à adopter et j’espère que vous les appliquerez. Comme le disait Laurent Sadoux :

«Chaque jour est une vie. Prenez soin de vous et travaillons à la beauté des choses».

Merci.

*Article paru en premier sur La Voix Des Jeunes – UNICEF.



Réchauffement climatique : les conséquences sont déjà là !

L’être humain a opté pour de l’énergie fossile. Le carbone qui jusque là était enfoui dans les profondeurs de la terre, est ramené en surface pour être brûlé et libéré dans notre atmosphère. Le résultat est tel que de nous jours, nous assistons à un réchauffement climatique global de notre planète. Il y a une urgence climatique mondiale et les effets se font déjà sentir sur toute la planète !…


4 bonnes raisons d’opter pour les foyers améliorés en Afrique

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Poterie de Sè (Bénin), par Ji-Elle (Travail personnel) CC BY-SA 4.0 Wikimedia Commons

Les foyers améliorés sont des récipients en terre cuite, remplie de braises, sur lesquels sont posées les marmites. Communément appelées “four à charbon”, les foyers améliorés sont des fourneaux qui sont construits en utilisant les matériaux locaux : terre cuite, bouse de vache et paille séchées. Tout comme les foyers traditionnels, ils remplissent toutes les fonctions d’un foyer de cuisson ordinaire mais contrairement à ce dernier, ils perment d’éviter tout ses côtés négatifs tels que : la fumée, la consommation excessive de bois et donc la déforestation.

Les foyers améliorés sont donc une bonne alternative que tous les ménages africains peuvent s’offrir ! Les raisons sont simples :

Les foyers améliorés permettent de préserver nos forêts

En Afrique, le charbon de bois est l’une des causes majeures de la déforestation. Dans la grande majorité de nos foyers africains, on utilise le bois pour la cuisson de nos aliments. Cette pratique occasionne la prolifération des activités clandestines de coupe abusive du bois. En diminuant notre consommation de charbon de bois, nous pouvons lutter contre cette coupe abusive de bois et préserver nos forêts. Les foyers améliorés, en réduisant les besoins en bois des ménages africains, contribuent activement à la diminution de la coupe abusive du bois et la fabrication du charbon de bois. Résultat : les forêts seront moins dévastées et sont préservées de la coupure abusive de bois car il y a moins de demande en bois.

Economie d’argent

Grâce aux foyers améliorés, la ménagère ne dépensera que très peu d’argent dans l’achat du charbon de bois. Quand on sait que le prix d’un sac de charbon de bois coûte en Guinée 20000 francs guinéen (environ 2 $ u.s) et qu’une grande partie des populations en Afrique vit avec moins d’un dollars par jour. Alors, on s’imagine bien de l’impact positif des foyers améliorés sur le pouvoir d’achat des populations en Afrique. Et la ménagère en sera la première à se réjouir ! Elle pourra ainsi mettre de côté ses économies pour des besoins futurs ou les utiliser pour acheter des denrées alimentaires.

Economie d’énergie et de temps

Plus besoin de parcourir de grandes distances ni de faire des aller-retours au marché pour ramener un gros fagots de bois ou du charbon : les femmes au foyer peuvent enfin se reposer ! En n’utilisant qu’une petite quantité de bois, quelques fagots de bois suffisent pour plusieurs jours. Les foyers améliorés ont permis à la femme au foyer de se reposer et consacrer plus de temps pour s’occuper de ses enfants, ce qui est une excellente chose en Afrique, puisque nous savons que la femme est la seule à veiller sur les enfants à la maison !

La santé

Contrairement aux autres fourneaux traditionnels et surtout aux foyers traditionnels à “trois pierres”, les foyers améliorés ne dégagent que très peu de fumée. La ménagère n’est plus exposée aux fumées toxiques qu’émet la combustion du bois, ce qui est bénéfique pour sa santé et son bien-être. Car on le sait, les femmes africaines passent beaucoups d’heures dans les cuisines en train d’inhaler de la fumée.

 

Les foyers améliorés  représentent une alternative solide pour lutter contre la déforestation en Afrique. Les foyers africains peuvent améliorer l’état de notre planète et surtout alléger le quotidien de nos femmes au foyer par rapport à la recherche du bois, les fumées qu’elles respirent et l’équilibre financier ! Bref c’est une solution simple et abordable que tous les foyers africains peuvent s’offrir !

Vous avez quelque chose à rajouter ? Dites-le nous en commentaire !

*Article paru en premier sur La Voix Des Jeunes – UNICEF


Être un écologiste en Guinée, un parcours de combattant

Bâtir un environnement sain et durable, voilà un concept qui a échappé à bon nombre de guinéens. J’aime mon pays, et mon rêve c’est de voir toutes ses rues retrouver leur image d’antan. Car il fut un temps où la Guinée et sa capitale Conakry furent appelées la « perle de l’afrique occidentale ». La  « perle », vous vous imaginez ? Tellement tout y était propre et harmonieux !

Mais de nos jours, partout dans les rues de Conakry on retrouve des déchets. Des ordures ménagères, des sachets d’emballages jonchent le sol et les caniveaux sont bouchés. Les eaux usées sont jetées dans la rue et dans certains quartiers on retrouve d’immenses décharges d’ordures sauvages à proximité des zones d’habitations. En saisons pluvieuses les caniveaux se bouchent, ce qui occasionne des inondations.

Quand on voit cela, on se croirait dans un reportage de National Géographic mais cette scène est devenue banale dans la vie de mes concitoyens.

Une rue propre est devenue “le” défi à relever pour tous les guinéens, car de nos jours : une rue propre est tout sauf guinéenne !

Il est très difficile d’être un écologiste en Guinée. Quand j’explique et je sensibilise mon voisin sur l’importance de la protection de l’environnement, je me rends compte de toute la complexité de cette tâche. Un jour, il me dit :  « oui, j’ai compris et je ne ferai plus » et le lendemain je le vois jeter encore son sachet d’eau devant moi dans la rue ! J’ai vite compris que cette tâche est non seulement complexe mais aussi et surtout elle est répétitive !

« J’ai oublié » me dira-t-il ! Mais en réalité c’est devenu un réflexe pour lui. Il ne peut se passer de jeter son petit sachet d’eau dans la rue car cela est devenu incoercible, une seconde nature. Et puis de toutes les façons, il l’aurait jeté où, ce sachet ? Des poubelles, il n’y en a pratiquement nulle part ! Alors on a deux choix :

  • primo : on se débarrasse vite fait de son sachet en le jetant dans la rue ou bien;
  • deuzio : on le traîne avec soi jusqu’à la maison en endurant les moqueries de ses camarades et les regards des passants, bien curieux d’ailleurs : « mais pourquoi traîne-t-il encore avec ce sachet d’eau vide ? »

Même si l’on a toutes les bonnes ambitions du monde pour sauver la planète, en Guinée cela ne suffirait pas car c’est vraiment un parcours du combattant​.

Moi je traine dans mon sac mes ordures à longueur de journée. Je cherche toujours une poubelle d’où je pourrais m’en débarrasser quand  je suis en déplacement. C’est ce petit geste que je peux faire à mon niveau pour lutter contre la pollution des rues de ma capitale. Mais je l’avoue, à cause de cette action, je passe pour un “mec bizarre” devant mes camarades !

De l’ironie et du dédain! Voilà ce que je peux lire sur les visages de certains mes concitoyens quand je refuse de jeter mon sachet d’eau dans la rue ! Ils rient à pleines dents mais cela ne me décourage pas car je sais que je mène un combat. Et si la moitié de mes voisins acceptent d’imiter mes actions, cela serait mieux pour la planète. La Guinée redeviendrait la perle de l’Afrique occidentale. Pour cela, je continue mon combat de tous les jours :

– Je ne jette pas mes ordures dans la rue ;

– Je ne gaspille pas mon eau ;

– Je débranche tous mes appareils électriques en sortant de ma maison;

– Je sensibilise mon entourage et j’explique l’utilité de chaque geste qui contribue à sauver la planète !

Je n’ai pas eu la chance de vivre dans cette ancienne Guinée, cette “perle de l’Afrique occidentale”. Je fais partie de cette nouvelle génération qui a grandi en jouant au milieu ordures et des caniveaux bouchés. J’ai pataugé dans la boue et j’ai acheté des fruits posés à même le sol ! Et aujourd’hui, mon souhait le plus ardent c’est de redonner à ma Guinée son image d’antan et d’élever mes futurs enfants dans un environnement sain et durable.

 

*Article paru en premier lieu sur LVDJ-UNICEF


Quand un homme prend la marmite en afrique

Par Cyriac Gbogou (Travail personnel) [CC BY-SA 4.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0)], via Wikimedia Commons
La société traditionnelle répartit le travail entre les deux sexes. En ce qui concerne la cuisine, ce sont les femmes qui assurent, seules, l’ensemble des travaux. Elles partent au marché, achètent les condiments et préparent la sauce et le riz. Elles servent les plats à toute la famille puis s’occupent du nettoyage des bols ainsi que du reste de l’hygiène de toute la maison.

Les hommes n’ont pas le « droit » de s’approcher de l’aire de la cuisine surtout si le travail de la cuisson est en cours. Sous peine de se voir traités de « gourmands », les hommes sont obligés de se plier aux nombreuses coutumes qui dictent  la conduite de chaque sexe :

     Un homme ne doit pas balayer ;

      Un homme ne cuisine pas ;

       Un homme (marié) ne lave pas ses habits, c’est à  sa femme que revient cette tâche ;

        Un homme ne lave pas les bols ;

Et concernant la cuisine, les femmes ont le total monopole dans ce domaine et elles n’hésitent pas à opposer leur veto quand un homme essaie de fouiner dans leurs affaires culinaires.

Mais il arrive parfois que quelques hommes décident de se mettre à la cuisine. Le plus souvent par nécessité plutôt que par amour ou par passion, de plus en plus d’hommes et de garçons se voient obligés de prendre la marmite. C’est le cas notamment des nouveaux étudiants qui quittent leurs familles pour partir étudier dans les grandes villes du pays ou à l’étranger. Ils sont obligés de vivre seuls et par conséquent de préparer leur propre nourriture ! A côté de cela il y a les cantines elles-mêmes ! Elles ne proposent pas tous les menus et en plus la nourriture y est beaucoup plus chère. Un étudiant qui a une maigre bourse est tenu obligé de gérer sa propre marmite s’il veut manger à sa faim.

Dans mon pays, quand un homme prend le panier de la ménagère, il devient automatiquement la risée du quartier. Tout le monde se moque de lui, ses voisins les premiers. Ils attendent à ce qu’il tourne le dos et qu’il s’en aille au marché et ils disent des mots pas très gentils à son sujet.  Ainsi, il peut être traité de « femmelette » ou d’ « impuissant » et ce, même s’il assiste sa propre femme ! Sa femme malade ou enceinte !

Dans notre société, il est très mal vu qu’un homme fasse des travaux qui sont soit disant réservés à la femme. Il y a beaucoup d’interdits créés par les coutumes que je trouve absurdes et ségrégationnistes. Il y a des coutumes qui n’ont pas de place dans notre société africaine actuelle. Franchement, je ne trouve pas en quoi le fait qu’un homme prépare à sa femme un bon petit plat pour lui faire plaisir est considéré par certains comme un geste de faiblesse !

La faiblesse c’est le fait de croire à des règles de conduites qui sont dénués de sens : c’est du dogme pur et simple !

Quant à moi, j’ai eu la chance d’avoir grandi dans une famille où l’on aborde les tabous de la société de manière rationnelle. Chez nous, tous les deux sexes sont égaux ! Et à ma propre demande, j’ai appris à faire la cuisine ainsi que les autres tâches ménagères…
« Cela te servira un jour, quand tu seras obligé de voyager » me disait ma maman. Mais en réalité cela me sert déjà puisque c’est moi qui prépare quand elle a un empêchement ou un souci de santé !

 

*Article publié en premier lieu sur la LVDJ-unicef


Le cri de la forêt

La déforestation, tu ne feras point   L’homme continue à me détruire Avant qu’il ne soit trop tard   Dites-moi si j’ai mérité ce que je subis ? Et pourquoi vous continuez à me détruire ? Feu, hache, scie, machine… On me dévalorise et on me regarde mourir Rien, juste pour du profit Et je suis brûlée, découpée, vendue Sans aucun remord Toi qui coupe et qui brûle Attention, sais-tu…


La santé de nos présidents

La santé de nos présidents est un sujet tabou dans la majorité des pays du monde. Car un président malade, c’est un pan entier de l’administration qui est paralysé. Le président représente la tête de l’Etat, il le représentant du pouvoir exécutif. Il est donc le fonctionnaire par excellence de l’état. De ce fait, les informations relatives à la santé de l’élu du peuple, ne devraient pas être un secret.…


Qui suis-je ?

“doudou et son biberon”

Alpha Oumar Baldé, blogueur guinéen

Je me nomme Baldé Alpha Oumar. J’ai 24 ans, je suis Guinéen, je suis né et j’ai grandi à Conakry où je vis actuellement. Je suis étudiant en quatrième année de Médecine à l’Université Kofi Annan de Guinée (UKAG).

Vous pouvez m’appeler « Doudou ». Ma famille, mes ami(e)s, mes camarades, tout le monde m’appelle ainsi ! Tout est parti d’un biberon que j’affectionnais lorsque j’étais bébé. Mes parents – qui cherchaient un surnom à me donner – ont remarqué que j’aimais beaucoup mon biberon. Dessus, il était écrit : « doudou et son biberon »… alors je vous laisse deviner la suite de l’histoire, mon histoire !

Ma passion : naviguer durant de longues heures sur internet pour assouvir ma curiosité, écrire des petits bouts de mots sur ma vie et celle de mes compatriotes.

Je suis blogueur. Bloguer, c’est aussi ma passion. Je suis membre de Mondoblog qui est la plateforme de blogging de RFI où je tiens mon blogue personnel à l’adresse suivante : https:// doudoufine.mondoblog.org.

Depuis mon jeune âge, je ne cesse de me fixer des objectifs à atteindre dans cette vie : obtenir mon baccalauréat avec mention, devenir un bon médecin, être indépendant, sont entre autres mes petits rêves personnels dans ce bas monde. Quelques-uns se sont réalisés et d’autres sont en cours ou n’ont pas encore vu le jour mais je garde espoir. J’espère pouvoir arriver à améliorer le monde dans lequel nous vivons. Mais d’ici là je prie – le bon Dieu bien-sûr – afin  que la Terre, notre belle planète, continue de tourner et qu’on ait tous les pieds sur elle !

Depuis peu, j’ai décidé de passer à l’action en vue de sauver le climat et l’environnement, mais je ne sais toujours pas comment ni quoi faire, sincèrement. Je ne veux plus rester les bras croisés en regardant les autres détruire, polluer l’environnement dans lequel nous vivons. Mais comment faire ? Dois-je procéder par tâtonnement ? Dans la lutte pour l’environnement, mieux on est éclairé et mieux on survit. On se plonge dans une véritable bataille : la bataille pour la survie de l’humanité. Comme par enchantement, j’ai vu ce stage de formation LVDJ : une belle opportunité pour bien s’informer sur les questions liées à l’environnement et sur la pollution. J’y ai soumis ma candidature et cerise sur le gâteau : j’ai été sélectionné ! Me voici donc stagiaire LVDJ !

Voilà, à présent, vous en savez assez sur moi… Ah, j’oubliais : je suis très allergique à l’injustice, sous toutes ses formes ! Et vous ?

Et si vous me parliez un peu de vous, pour que l’on devienne amis ?

 

* Cet article est paru en premier lieu sur La Voix Des Jeunes UNICEF.