Issa Balla Moussa Sangare

Pour l’école malienne j’accuse n°2

Un écolier malien. Crédit photo: wikipedia.org
Un écolier malien. Crédit photo: wikipedia.org

Si dans mon précèdent article ‘Pour l’école malienne j’accuse’ j’interpelle toute la population malienne, dans cette seconde rubrique  j’accuse singulièrement l’état Malien, son administration et ses différents ministères de l’éducation.

En 1962, René Dumont  avait tiré la sonnette d’alarme pour les pays d’Afrique noire sur l’enseignement scientifiques et techniques. En 1982 au Niger, la conférence de Zinder avait demandé  de « donner la priorité aux branches scientifiques et techniques et de réduire le nombre d’étudiants  en lettres et droit ». La conférence conseilla également : « de dépolitiser les établissements scolaires ». Au Mali c’est tout le contraire, l’école est politisée, des milliers étudiants en lettres et droit.

Des  facultés qui ne produisent des centaines de futurs chômeurs par an

La FSJP (Faculté des Sciences Juridiques et Politiques) ex-FSJE (Faculté des sciences Juridiques  et Economiques) et la FLASH (Faculté des Langues, Arts et Sciences Humaines) sont des machines qui ne produisent que centaines de futurs chômeurs par an. Au mali les deux branches les plus populaires sont : le droit et la sociologie. Les étudiants émergent dans ces branches  contre leur propre gré, leur seul tort c’est parce qu’ils ont choisi les séries littéraires au secondaire. Au finish l’état a-t-il du travail pour eux ? Non, sont-ils sollicités sur le marché du travail ? Non, sont-ils des chômeurs ? Oui, pour combien de temps Dieu seul sait. A tout bas, je pense qu’une reforme de notre système éducatif est l’obligatoire pour l’avenir de nos enfants et pour le devenir de notre nation.

L’enseignement privé et public

Dans ce diagramme ci-dessous, si en amont 77.9% des élèves sont admis dans les écoles publiques et communautaires, en aval on peut simplement conclure que la majorité de ces élèves deviennent des  diplômés de ces mêmes établissements publics. Conclusion, il nous faut redynamiser, équiper, subventionner, former… le corps professoral et le système éducatif au sein de nos écoles publiques. En un mot, il nous faut arracher et remettre à plat notre système d’enseignement dans nos établissements publics.

Je pense également comme beaucoup de mes concitoyens, qu’il faut revoir la manière d’attribution des licences aux propriétaires d’écoles privées.

Crédit Photo: wikipedia.org
Crédit Photo: wikipedia.org

 

04/02/2014

Issa B.M. Sangaré

 

 


Pour l’école Malienne j’accuse

Crédit Photo: abamako.com
Crédit Photo: abamako.com

Les masques de l’école malienne viennent de tomber après la diffusion sur Youtube le 27 janvier 2014 d’une émission Télé-réalité ‘Case Saramaya’ de la télévision Africable.

Les candidates, toutes étudiantes, sont incapables de s’exprimer en français, pourtant langue officielle.  Ce sont les produits finis de notre système éducatif et notre société. Elles sont a blâmé  autant les enseignants, les parents, la société, l’état même en un mot. Sur les réseaux sociaux, certains prennent leur défense en avançant que le français n’est pas leur langue maternelle. Je trouve que ce n’est pas une excuse valable car la jeunesse malienne n’a pas aussi une maitrise parfaite de cette langue maternelle qui est le bambara, ou le dioula ou encore le mandingo.

Pour l’école malienne, j’accuse

J’accuse nos gouvernants des ces 2 dernières décennies d’avoir fait l’éducation leur dernier soucie ;

J’accuse nos dirigeants d’avoir politisé l’école malienne ;

J’accuse l’AEEM (association des élèves et étudiants du mali) pour les multiples grèves sans causes ;

J’accuse les parents d’élèves qui ont démissionné, les parents qui paient pour faire passer leurs enfants ;

J’accuse les élèves et les étudiants qui ne font pas d’auto-formation ; qui ne vont pas à la rencontre de la connaissance et la recherche ;

J’accuse le manque de niveau de notre corps professoral ;

J’accuse le corps professoral de se servir des élèves et des étudiants pour faire des revendications, notamment par la prise en otage des examens ou les notes d’examen ;

J’accuse notre environnement qui n’encourage à s’exprimer couramment en français ;

J’accuse l’élève ou l’étudiant qui ne se soucie que de son habillement, la voiture ou de la moto qu’il doit amener à l’école.

Il faut redonner l’image du Mali au Mali qu’on rêve de tous

Il faut redonner l’enjolive du Mali que nous a laissé les regrettés Modibo Keita, Amadou Hampté Ba, Fily Dabo Sissoko, Sira Diop au Mali d’aujourd’hui. Il est vrai que nous avons tous été choqués d’une manière ou d’une autre, mais Dieu seul sait dans quel état se trouvent nos doyens  les professeurs Seydou Badian Kouyaté et Bakary Kamian.

A quelque chose malheur est bon

Ne dit-on pas qu’a quelque chose malheur est bon ? Certes, cette vidéo vient de donner un coup de poing. Mais la vérité ne va jamais sans douleur, et les coups de poing sont parfois salutaires. Personnellement,  je ne suis de ceux qui pensent que la vidéo ne devrait pas être partagée ou bien celles qui pensent que la chaîne Africable a terni notre image. Mais pour combien de temps va-t-on continuer à se voiler le visage ? C’est un fait, une réalité.

A mon humble avis, à cause de cette de vidéo il y avoir un éveil de conscience, elle doit nous pousser à nous remettre en cause, à faire des réflexions. Le Mali doit se demander pourquoi ? Pourquoi et comment nous sommes arrivés là ? Les responsabilités doivent être situées, il doit y avoir une secousse politique  qui accouchera d’une reforme totale de notre système éducatif.

Face à ce choc, si le peuple malien n’initie pas une opération commando pour sauver le peu qui reste de l’école malienne, nous serons tous responsable devant l’histoire et nos descendants.

Que Dieu bénisse le Mali

 

01/02/2014

Issa B.M Sangaré

 


Bienvenue dans la nouvelle démocratie malienne version 100% IBK

Credit photo: Via Facebook
President IBK, son fils Karim, le president de AN Issiaka .Credit photo: Via Facebook

Au nom du père, du fils et du beau-père

Au nom du père, du fils et du beau-père est le tout nouveau slogan véhiculé par les maliens sur les réseaux sociaux. Le papa Ibrahim Boubacar Keita communément appelé IBK est président de la république, son fils ainé Karim Keita est un parlementaire et le beau-père de ce dernier l’honorable Issiaka Sidibé  vient d’être élu  président de l’assemblée nationale. La présidence de deux grandes institutions dirigées par les membres d’une même famille du jamais vu au Mali. D’après les internautes maliens c’est désormais : au nom du père, du fils et du beau-père.

Le slogan ‘Le Mali D’abord’ s’est transformé en ‘Ma famille D’abord’

La pensée ‘Le Mali D’abord’ était le slogan phare de campagne du président IBK lors de la présidentielle de juillet 2013. Toujours d’après les internautes maliens et particulièrement ceux des réseaux sociaux ‘Le Mali D’abord’ est devenu ‘Ma Famille D’abord’. De la présidence de la république à l’assemblée nationale en passant par le gouvernement de M. Oumar Tatam Ly, on constate partout les membres de la famille présidentielle. De la charte se décompose ainsi : Le président de la république, son fils ainé un député à l’assemblée nationale,  le beau-père de ce dernier président de l’assemblée nationale, un neveu du président de la republique est ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et des Finances chargé de la Promotion des Investissements et enfin un beau-frère du président de la republique est ministre du Travail et des Affaires sociales et humanitaires.

Peut-on parler de népotisme ? À vous de juger !

Bienvenue dans la nouvelle démocratie malienne version 100% IBK

 

Credit photo: Facebook
Credit photo: Via Facebook

26/01/2014

Issa B.M. Sangaré

 

 


In memoriam capitaine Sékou Traore alias « Bad »

Je commence d’emblée cet article en m’inclinant devant la mémoire de tous les soldats tombés sur le champ d’honneur pour la libération du nord-Mali, des soldats maliens aux français tout en passant par les Tchadiens, les Togolais et les sénégalais.

La chute de la petite garnison d’Aguelhok

Le 24 janvier 2012, après plus d’une semaine de combat intense entrent les soldats maliens à leur tête le capitaine Sékou Traore et les rebelles du MNLA (Mouvement National pour la Libération de l’Azawad) avec leurs alliés islamistes d’Ansar Dine, la petite garnison d’Aguelhok tombe. Nos militaires n’ont plus de munitions, les renforts tardent à venir, et les voici dans l’obligation de déposer les armes. Personnellement, je dirais qu’ils sont morts les armes à la main, ils n’ont pas été vaincus ces vaillants militaires et je le réitère haut et fort, le capitaine Sékou et ses hommes n’ont pas été vaincus.

La plupart sont exécutés une balle dans la nuque ou bien égorgés à commencer par le capitaine Sékou Traoré. Le bilan est très lourd, on parlait de plus de 150 militaires sommairement tués. Début février 2012, le président ATT nous évoquera 95 morts.

Et ce blackout de nos autorités sur nos soldats tombés à Aguelhok ?

Ce sont aussi des pères de famille, ils ont des parents, ils ont des frères et sœurs, ils ont des cousins et des cousines et finalement ils ont des amis et des voisins.

Ils doivent être immortalisés parce qu’ils se sont battus pour une cause noble. Leur identité doit être dévoilée pour qu’on sache que le mari de Mme Y est tombé sur le champ d’honneur, que le fils de M. et Mme X ont perdu leur fils au front. Veuillez nous faire savoir de quelle famille ils viennent ?

Le Tchad nous a donné un très bon exemple. En effet, le 1er mars 2013 avait été déclaré jour de deuil national sur l’étendue du territoire Tchadien. Un hommage national avait été rendu aux 25 soldats tombés sur le champ d’honneur dans la région de Kidal. L’échelon, le prénom et le nom de famille de chaque défunt ont été rendu public afin le peuple Tchadien puisse connaitre de quelle famille qu’ils viennent.

 

capitaine Sékou Traore alias « Bad ». Credit photo: Facebook
capitaine Sékou Traore alias « Bad ». Credit photo: Facebook

Le capitaine Sékou Traore et ses hommes sont des héros

Le 3 février 2012 devant les épouses des militaires de Kati, le président ATT a laissé entendre que le capitaine Sékou et ses hommes pouvaient décamper, mais ils ont tenu à défendre le camp d’Aguelhok et à protéger les étudiants de l’IFM (Institut de Formation des Maîtres).

Lors de l’émission de Rfi, le débat africain d’Allain Foka tout juste avant le coup d’état du 22 mars 2012, le président ATT avait encore saisi cette occasion pour rappeler à quel point le capitaine Sékou et ses hommes se sont vaillamment battus contre le MLNA et ses alliés d’Ansar Dine.

Début avril 2012, un article de jeuneafrique nous révéla ce que le chef du groupe islamiste Ansar Dine Iyad Ag Ghali pense de la bataille d’Aguelhok : « Aguelhok fut la bataille la plus farouche de toute les campagnes récentes. Les militaires maliens ont résisté héroïquement. C’était eux ou nous. Ce furent eux qui tombèrent » fin de citation. Ces témoignages viennent de la bouche même d’Iyad Ag Ghali, le numéro du groupe islamiste Ansar Dine.

L’individu disparait la famille continue

Bad je sais que tu allais aimer que je t’appelle ainsi, ta disparation ne nous fera point oublier ta personne, car le Mali est une famille et cette famille est liée le sang, le sang malien. A cause de ce sang malien nous nous donnerons le devoir et même l’obligation  d’honorer ta mémoire.

Comme les Dibi sylas Diarra, Kissima Tounkara, Siaka Koné  j’en passe, le nom du capitaine Sékou Traore doit être véhiculé afin que la génération future puisse connaitre ce qu’il a fait pour la patrie. Sékou Traore était un homme avec un grand ‘H’. Capitaine Sékou Traore est mon héros, notre héros et sa mémoire doit être honoré par tous les moyens.

Par ma voix, même si c’est du « bas d’en bas » je tiens à rendre hommage au capitaine Sékou Traore et ses hommes pour avoir honoré le serment de mourir pour la patrie, pour le service rendu et enfin leurs bravoures sans bornes.

 

 

23/01/2014

Issa B.M. Sangaré

 


Afrique : une démocratie à l’africaine ou une monarchie à l’africaine

la carte de l’Afrique, crédit photo:mesexercises.com
la carte de l’Afrique, crédit photo:mesexercises.com

 

Dans la course à la démocratie (jeunesse de la démocratie), l’Afrique dans son ensemble n’a pas couru les premiers mètres et je ne crains qu’elle soit pas mal partie.

L’Afrique Maghrébine

René Dumont nous disait en 1982 qu’il accusait la majorité des dirigeants africains d’avoir d’abord profité des privilèges du pouvoir,  je pense que cette accusation est toujours d’actualité. Avec le printemps arabe, c’est la chute des différents pouvoirs autocrates et despotes dans l’Afrique Maghrébine. Un nouveau vent commence à souffler sur ces pays, est-ce l’ère de la vraie démocratie ? Le temps nous édifiera.

La monarchie ou la démocratie ?

Tunisie : Après 23 ans au pouvoir et à la suite d’une révolution sans précédente, le 14 janvier 2011 le président Zine el-Abidine Ben Ali étaient dans l’obligation de fuir son pays pour l’Arabie-saoudite.

Egypte : Après 5 mandats présidentiels soit 29 ans au pouvoir,  le 11 février 2011 le président Hosni Moubarak démissionna de ses fonctions de président de la république Egyptienne suite à une révolution populaire. A cause de l’âge avancé et des maladies, on voyait le fils cadet du président Moubarak,  Kamal Moubarak son successeur, mais malheureusement la donne changea brusquement.

Libye : Après 41 ans au pouvoir sans partage, le 20 octobre 2011 Mouammar Kadhafi le guide de la revolution Libyenne a été tué par les rebelles libyens avec l’aide de l’OTAN. Son fils  Seif el-Islam Kadhafi  était également pressenti comme le digne successeur de l’icône africaine celui qui incarnait l’unité africaine Mouammar Kadhafi.

L’Algérie : 3 mandats présidentiels ou exactement 15 ans de pouvoir, avec des maladies chroniques et l’âge avancé le président Algérien Abdelaziz Bouteflika refuse de laisser les reines du pouvoir.  Avec le printemps arabe, il a dû laisser du lest  notamment en levant l’état d’urgence dans le but de ne pas terminer comme les autres chefs d’états du Maghreb.

L’Afrique Noire

En 1962, l’Afrique noire est mal partie était le titre d’un livre de René Dumont, on se rend compte que cet ingénieur agronome était en avance sur son temps, un vrai visionnaire.

Une démocratie à l’africaine ou une monarchie à l’africaine ?

En 1990 Jacques Chirac à son temps de maire de Paris avait déclaré en Côte-D’ivoire que le parti unique en Afrique était la meilleure solution pour son devenir politique et le multipartisme était un luxe pour l’Afrique. Avait-il tort ?

RépubliqueDémocratique du Congo : un régime de père en fils

Après 31 ans de dictature du maréchal Mobutu, c’est la dynastie de la famille Kabila. En 2001, après l’assassinat de Laurent Désiré Kabila, ce fut le tour de son fils général Joseph Kabila de prendre les reines du pouvoir jusqu’ au jour d’aujourd’hui.

Togo : un pouvoir de père en fils

Après le régime despote du général Gnassingbé Eyadema en 2005, ce fut le tour  de son fils Faure Eyadema ancien ministre  des Travaux publics, des Mines et des Télécommunications de prendre en main la destinée du Togo jusqu’à nos jours.

Gabon : une transition politique de père en fils

Après la règne de 41 ans du président Oumar Bongo, son fils Ali Bongo ancien ministre de la défense est élu président de la république Gabonaise en 2009.

Sénégal : le pays était dirigé par le père Wade et son fils Karim

D’après les sénégalais sous l’ère Abdoulaye Wade, son fils Karim était devenu le super ministre : ministre de la terre, de la mer et de l’air.

Burkina Faso : Un vrai tyran

A la tête du Faso de puis 1987 et après avoir tué notre icône africaine, ce panafricaniste digne ce nom, pis son ami et frère d’arme le capitaine Thomas Sankara ; le président du Faso Blaise Compaoré veut changer la constitution dans le but de se représenter à l’élection présidentielle de 2015.

Zimbabwe : L’autocratie pure

Après 26 ans au pouvoir, le président Robert Mugabe ne veut toujours pas laisser les reines du pouvoir.

Ouganda : de tyran en tyran

Après avoir connu dans le temps la dictature d’Idi Amin Dada, de 1986 à nos jours c’est au tour d’un autre tyran Yoweri Museveni de diriger la destinée des Ougandais.

La liste est encore trop longue, de Ndjamena à Malabo, de Brazzaville à Luanda on assiste aux mêmes faits : démocratie à l’africaine ou la monarchie à l’africaine.

En Côte d’Ivoire, le grand frère est le président et son cadet est un ministre du gouvernement. En guinée, le papa est président de la république et son fils est conseillé. Et enfin chez moi, au Mali, le papa est président et son fils est un parlementaire.

Hommage à nos vrais démocrates africains

A commencer par Julius Nyerere de la Tanzanie qui a décidé de son propre gré de se retirer du pouvoir. A Nelson Mandela de l’Afrique du Sud qui n’a pas voulu briguer un second mandat présidentiel. Aux présidents Amadou Toumani Toure et  Alpha Oumar Konaré du Mali pour ne pas vouloir se maintenir au pouvoir.  Aux présidents Ghanéens Jerry Rawlings et John Kufuor pour avoir donné des bons exemples.

Est-ce que notre continent est destiné à cette démocratie à l’africaine ou la monarchie à l’africaine ? Non. Une autre africaine est possible j’en suis sure.

 

 

21/01/2014

Issa B.M. Sangaré

 

 


Mali : pourquoi ce blackout sur nos soldats tombés au front ?

Drapeau du Mali.Crédit photo: flagartist.com
Drapeau du Mali. Crédit photo: flagartist.com

 

Ce blackout va-t-il ressusciter nos vaillants soldats ? Non

Ce blackout va-t-il amoindrir la douleur des familles endeuillées ? Non.

Ce blackout va-t-il encourager les autres frères d’armes de mourir pour la patrie ? Non.

Alors à quoi sert-il ?

Nos soldats qui sont tombés sur le champ d’honneur de Tessalit à Aguelhok en passant par Gao et Tombouctou jusqu’à Douentza et Konna méritent un hommage national. Ils doivent d’être honorés, car ce sont nos héros nationaux, des martyres à ne pas oublier.

Ce sont aussi des pères de famille,  ils ont des parents,  des frères et sœurs, des cousins et cousines, des amis et des voisins.

Ils doivent être immortalisés parce qu’ils se sont battus pour une cause noble. Leur identité doit être dévoilée pour qu’on sache que le mari de Mme Y est tombé sur le champ d’honneur, que le fils de M. et Mme X est mort au front. Veuillez nous faire savoir de quelle famille ils viennent ?

C’est vrai que comparaison n’est pas raison

À Konna, en moins de 24 heures l’opinion nationale et internationale avaient été informées qu’un soldat français avait perdu la vie au Mali. En moins de 48 heures, son nom, échelon, bataillon et même sa situation matrimoniale faisait la Une de la presse nationale et internationale. Lors de la levée du corps, Tieman Coulibalily le ministre des Affaires étrangères avait effectué le déplacement sur Paris pour apporter le soutien et la sympathie du peuple malien.

Au Tchad,  le 1er mars 2013 avait été déclaré jour de deuil national sur l’étendue du territoire après la mort de 25 soldats tchadiens tués dans la région de Kidal. L’échelon, le prénom et le nom de famille de chaque défunt ont été rendus publics.

C’est vrai que comparaison n’est pas raison, nos soldats maliens, nos héros nationaux qui sont tombés au front avec les armes à la main ne méritent-ils pas pareil honneur ? N’ont-ils pas droit à un hommage national ? Pourquoi ce blackout ? Non et non.

Il est temps d’abandonner certaines tares de notre culture.

16/01/14

Issa B.M Sangaré


Mali : la mémoire de Modibo Keita trahie à jamais

 

Coat of arms of Mali,via wikipedia
Coat of arms of Mali,via wikipedia

Que représente le 20 janvier pour le Mali et notre armée nationale

Le  20 janvier 1961, le président Modibo Keita convoqua dans la salle du Conseil des ministres de Koulouba l’ensemble des corps diplomatiques devant lesquels y compris l’ambassade de France. Il s’adressa au pouvoir français à travers son ambassadeur pour évacuer les troupes françaises du territoire malien. C’est la commémoration de ce discours de notre premier président prononcé devant les corps diplomatiques le 20 janvier 1961 que nous célébrons comme fête  de l’armée et non  comme le jour de l’évacuation du dernier soldat français du territoire malien. C’est le 5 septembre 1961 après la descente du drapeau colonial français que le dernier le soldat français quitta le Mali. Et c’est ce même jour à la base aérienne de Bamako que le général Soumaré commanda à son tour la montée du drapeau malien pour l’éternité; moment de joie et de fierté.

Reconnaître la vérité c’est aussi être homme

Il faut reconnaître que dans la guerre contre les djihadistes, nos pays africains (Afrique noire) sont en déphasage. On constate comment le Nigeria peine à se défaire des intégristes du Boko Haram. Au Niger il y a six mois il fallut l’intervention de l’aviation française pour tuer quatre djihadistes qui avaient pris le contrôle d’un camp militaire. Chez nous au Mali on est entrain vivre les mêmes expériences. En Somalie, pendant presque dix  ans l’armée africaine n’est pas  parvenue à mettre fin à la présence des intégristes. Au Kenya, le mois de septembre passé un commando de 5 personnes avait le pris le contrôle de West Gate Mall pendant cinq jours durant. Dans les coulisses on dit que les agents secrets israéliens étaient sur place pour aider l’armée kényane.

L’Afrique noire à besoin d’une armée républicaine, rénovée, loyale, équipée pour faire face a cette nouvelle forme de terrorisme chez nous. Pour cela, comme on n’a pas la technicité ni la capacité requise pour ces besoins, il nous faut des accords de défense avec les grandes puissances militaires (Etats-Unis, Russie, France…).

Maintenant, pourquoi la signature d’un accord de défenses le 20 janvier 2014 ?

Comme j’ai l’habitude de le dire, nos descendants ont des droits sur nous. Oui à un accord de défense, mais pourquoi spécialement le 20 janvier, le jour de la fête de notre armée nationale, est-ce pour trahir la mémoire de Modibo Keita ?

L’histoire est en train de se répéter, on va signer l’accord et c’est après que le peuple prendra connaissance du contenu. Mais comment ? Qui est dupe ?

On vient tout juste d’élire nos parlementaires, alors pourquoi cet accord ne passe pas devant l’Assemblée nationale avant d’être paraphé par les deux parties.

La bonne gouvernance commence par le respect de la Constitution, alors conformément à l’article 70 de la Constitution de la République du Mali de février 1992, que les « hauts d’en haut » amènent cet accord devant le Parlement national.

 

 

12/01/2014

Issa B.M Sangaré


Mali : la violation de l’article 37 de la Constitution

Coat of arms of Mali,via wikipedia
Armoiries du Mali,via wikipedia

En 1990 Jacques Chirac à son temps de maire de Paris avait déclaré en Côte D’ivoire que le parti unique en Afrique était la meilleure solution pour son devenir politique et le multipartisme était un luxe pour l’Afrique. Avait-il tort ?
Le communiqué de presse de la présidence de la République du Mali est de nous mettre de la poudre aux yeux, mais qui est dupe ?  Ce communiqué nous démontre une fois de plus  que l’article 37 de la Constitution de février 1992 a été violé deux fois : dans le temps et dans la forme.
1. La violation dans le temps : le communiqué précise que c’est le 9 septembre 2013 que le président de la Cour suprême avait reçu la déclaration des biens du président IBK. L’article 37 stipule qu’ après  la cérémonie d’investiture et dans un délai de 48 heures, le président de la Cour suprême reçoit publiquement la déclaration écrite des biens du président de la République. Le 4 septembre 2013 fut la date d’investiture, 48 heures après c’était le 6 septembre et non le 9 septembre 2013.
2. La violation dans la forme : c’est ce même article 37 qui précise que le président de la Cour suprême reçoit publiquement et non en catimini.
Dans tout cet événement, c’est le cas du ministre de l’Urbanisme et de la politique de la ville, Moussa Mara, qui me désenchante. Quelqu’un qui a fait de la déclaration et la publication des biens son arme de campagne lors de la présidentielle de juillet 2013.  A ma connaissance les biens de Moussa Mara ont été déclarés publiquement, et moi personnellement, j’ai eu l’occasion de lire la déclaration de ses biens via Maliweb et aujourd’hui il vient nous dire que la loi n’exige pas cela. Mais à quelle loi fait-il allusion ?
Le secrétaire politique de l’URD (Union pour la République et la démocratie) Lassana Koné dit que le délai de déclaration des biens n’est pas important. Une exigence de l’article 37 n’est pas importante, démocratie malienne !!!
Joseph Kabila, le président de RDC disait après la visite du président français qu’ils étaient fiers de leur démocratie malgré tout. Nous aussi, on a qu’à être fier de notre démocratie également et malgré tout.

08/01/14
Issa B.M Sangaré


Mali : Elections législatives

Coat of arms of Mali,via wikipedia
Coat of arms of Mali,via wikipedia

Après les alliances contre-nature d’après nos journalistes locales, l’heure est au petit bilan. On dit tout bas que la population est dessus à cause de ces alliances contre-nature raison pour laquelle il y a un très faible taux de participation. Personnellement, je pense que ces gens se foutent de la faiblesse du taux de participation, tout ce qu’ils cherchent c’est être élu même si c’est un 1% de la population qui vote.

La validation des candidatures

Mon Mali ne cessera jamais de me surprendre, c’est tellement incompréhensible que la candidature d’un Yeah Samake maire de ouellessebougou soit invalidée  par la cour constitutionnelle. La bizarrerie est que ce dernier est arrivé en 16eme position sur 28 candidats lors des élections présidentielles de juillet 2013. Mais c’est cette même  cour constitutionnellement qui valida en amont la candidature de M. Samake pour les présidentielles et aval proclama les résultats définitifs du scrutin présidentiel.

Et la candidature de M. Adama Sangare maire du District de Bamako? Ce dernier fut libéré tout juste après les présidentielles et à ma connaissance il est toujours en liberté provisoire. Je me demande comment un Adama Sangare parvient à être candidat aux législatives et un Yeah Samake persona non grata. Tout le Mali connait qui est qui entre ces deux personnalités.

Ooops j’allais oublier nom de dieu, et la candidature de nos ennemis d’hier, les gens qui ont les mains souillées de sang malien, des gens qui se sont associés avec le diable pour créer l’apocalypse chez nous,  des gens qui ont violé nos sœurs, égorgé nos soldats, la liste est très longue j’en passe. Ces gens méritent d’être des honorables au sein de notre l’hémicycle nationale et Yeah Samake non, mon vieux !!!!! mais comment ?

Les candidats malheureux du scrutin présidentiel

Mes félicitations à M. Soumaila Cisse de l’urd et l’honorable  Mme Haidara Chato pour leurs succès dès le premier tour.

Pour Me Montaga Tall président de Cnid, je pense que c’est une triste fin de carrière politique. Quatre fois candidats à l’élection présidentielle et fut le plus jeune candidat en 1992 et plusieurs fois député ne parvient à se faire réélire dans son fief à Ségou.

Pour M. Dramane Dembélé, son échec ne surprend guère et pourtant il était arrivé en 3eme position lors des présidentielles étant candidat de l’Adema. Deux échecs successifs de tels ampleurs veulent tout simplement dire qu’il a une carrière politique morte née, en un mot pas d’avenir.

Pour M. Amion Guindo président du Codem, son cas fut la grande surprise. Ce jeune arriva en 5eme lors du scrutin présidentiel avec à peu après 5%. Il ne parvient pas à se faire réélire dans son fief  à Sikasso. Pour petit rappel, ce dernier etait devenu député sous les couleurs de rpm et créa par la suite son propre parti politique, bon ça veut dire ce que ça dire.

Pour l’honorable Oumar Mariko l’enfant terrible de la scène politique malienne, il parvient à se faire réélire dans son fief lors du deuxième tour.

Pour Madani Tall président de l’Adm et l’honorable Koniba Sidibé c’est juste désolant. Même si la candidature du premier avait été invalidée à la dernière minute pour les présidentielles,  je considère le monsieur comme étant un candidat au scrutin présidentiel de juillet 2013. Ces deux sieurs sont tombés dès le premier tour des législatives.

Rien ne m’étonne dans ces victoires et défaites de ces législatives, car on se rappelle qu’un jeune indépendant était en ballotage favori  avec un ancien président de l’assemblée nationale et ancien premier ministre dans le temps, et tout le monde a été témoin de se qui s’est passé.

Je ne s’aurais terminé sans parlé de la victoire du fils du président Karim Keita, on sait ce qu’on sait ce jeune allait gagner d’une manière ou d’une autre.

 

Une nouvelle assemblée nationale monocolore, 66 élus pour RPM (le parti présidentiel). Un parti qui était presqu’au déclin il y a moins une année. Prions ensemble pour que ces nouveaux députés  n’aillent pas voter des lois bidon haut les mains !

04/01/14

Issa BM Sangaré

 

 

 

 

 


Ils s’appelaient Ousmane Fall et Cheikh Tidiane Sarr

Les dépouilles des deux soldats sénégalais,Credit photo: malijet.com
Les dépouilles des deux soldats sénégalais,
Crédit photo : malijet.com

Ousmane Fall et Cheikh Tidiane Sarr sont les deux soldats sénégalais tués par les djihadistes à Kidal samedi dernier dans un attentat. Ils étaient parmi les casques bleus en faction devant la banque malienne de solidarité où une voiture piégée a explosé. De samedi à l’heure ou j’écris ces quelques lignes, j’ai fait le tour de nos réseaux sociaux (Facebook, Twitter…) et de nos sites d’informations en ligne (Maliweb, Malijet…) et sans surprise pas d’hommage comme à l’accoutumée pour nos deux frères sénégalais. Et même, c’est à peine si nos journalistes et journaux en parlent. Ils ont pourtant trouvé la mort sur le sol malien et pour le Mali de facto. Ils méritaient ou encore méritent les mêmes hommages au même titre que les autres étrangers tués sur le sol malien.

Face à ce blackout, je me suis posé des questions : est-ce parce qu’ils sont morts sous les couleurs de la Minusma qui est une force de maintien de la paix et non une force de défense comme Serval ? Est-ce parce qu’il y avait le second tour des législatives de dimanche ? Est-ce parce que le monde entier avait les yeux tournés sur l’Afrique du Sud pour les funérailles de Madiba ? Est-ce parce qu’ils ne sont pas de la nationalité française ? Ou parce que tout simplement ils sont noirs comme nos soldats maliens ?

Par ma voix, même si c’est du bas d’en bas je tiens à rendre hommage à ces valeureux soldats sénégalais pour le servir rendu.

Qu’ils reposent en paix.

16/12/2013

Issa B.M Sangaré

 


Un évènement sans précédent en Afrique

Nelson Mandela, credit photo: Google pciture
Nelson Mandela, credit photo: Google pciture

Loin de toi soccer city stadium (Soweto) par la distance mais proche de toi (Soweto) par le cœur et la pensée, par les réseaux sociaux et enfin par la magie de la radio et la télé. En ce jour de tristesse par ton départ dans les cieux mais également un moment de gloire, de fierté  pour nous la jeunesse africaine, le monde entier est venu vous dire un dernier bye. Personne ne veut être en marge de cet évènement sans précédent en Afrique même vos ennemis d’hier.

Cet évènement à la hauteur de votre personne qui rassemble le monde entier aujourd’hui, les pays ennemis, les révolutionnaires, les démocrates, les républicains, les dictateurs j’en passe, nous donne un sentiment d’inspiration, de fierté à toute l’Afrique entière, qu’une autre Afrique est possible, qu’une Afrique avec des dirigeants patriotes est possible. Que nous actuels et futurs dirigeants puissent prendre exemple sur votre personne (vivant ou mort), que le combat pour son pays ou son peuple n’est pas dans la parole ni dans les discours stériles mais c’est dans les faits causés par l’amour de son peuple, les actes initiés par le cœur.

Rolihlahla Mandela je vous appelle par ce nom que votre père vous a donnez à votre naissance, Tata Madiba vous  aviez cessez d’être une simple personnalité pour nous la jeunesse Africaine, vous étiez devenu le roi de l’Afrique (the King of Africa) et nous ne ménagerons aucun effort pour honorer votre mémoire.

Rest in peace Nelson Rolihlahla Mandela

 

10/12/20013

Issa B.M. Sangaré


Le monde entier en deuil : la mort de la légende Sud-africaine

Naissance d’un personnage hors du commun

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Nelson Mandela, crédit photo: Google picture

Le 18 juillet 1918 est né dans une famille Thembu, un sous-groupe de l’ethnie Xhosa, la deuxième en importance, après les Zoulous un certain Rolihlahla Mandela. Tel était le prénom et nom famille que son père lui avait donné ce jour là Rolihlahla Mandela.
Rolihlahla qui signifie la branche d’arbre qui crée toujours le problème, d’après lui-même il ne sait pas pourquoi son père lui légué ce prénom mais il est fier de l’avoir.
C’est lorsque le novice Rolihlahla Mandela avait eu l’âge de partir à l’école qu’il hérita d’un nouveau prénom « Nelson ». Pendant la période coloniale, il fallait obligatoirement avoir un prénom Britannique avant de commencer une école Britannique. C’est ainsi que, sa première institutrice lui donna le prénom Britannique Nelson, et le jeune Xhosa devenait officiellement Nelson Rolihlahla Mandela.
Il obtient un diplôme en droit en 1942 à l’Université de Witwatersrand de Johannesburg et rejoint le Congrès national africain (ANC). Il fut également co-fondateur du premier cabinet d’avocats noirs de l’Afrique du Sud.

Ses différentes appellations

Par la suite, je dirai qu’ils ont sciemment occulté le prénom Xhosa Rolihlahla (la branche d’arbre qui crée toujours le problème) au profit du prénom Britannique, qui est devenu par la suite l’appellation commune de l’icône mondiale de la lutte anti-apartheid Nelson Mandela.

Madiba qui désigne son nom de clan, son nom au sein de l’ANC (Congrès National Africain) et en enfin le nom par lequel ses camarades de lutte l’appelait.

Tata qui signifie « père » en Zoulou était une autre appellation affectueuse et respectueuse de notre monument.

Pour plus de respect, de considération, de politesse à son égard beaucoup de personnes, principalement ses intimes et les membres de l’ANC (Congrès National Africain) avaient l’habitude de l’appeler « Tata Madiba ».

Arrestation et condamnation

Durant son exil et après une longue tournée africaine, Tata Madiba s’était décidé de rentrer au bercail pour continuer la lutte. Le 5 août 1962, après avoir franchi la frontière, Rolihlahla Mandela était au volant d’une voiture, et à quelques kilomètres de la frontière tout en conduisant avec une vitesse un peu supérieure que la moyenne, Tata Madiba s’est rendu compte qu’il avait roulé sur quelque chose dont il ignorait la nature. Apres avoir garé de coté son véhicule, il s’aperçoit qu’il venait de tuer un serpent. D’après lui-même, il n’est pas de nature superstitieux, mais dixit Tata Madiba ‘tu ne peux pas être africain et ne pas être superstitieux’. Et malheureusement c’est ce même jour le 5 août 1962 qu’il fut arrêté et son cauchemar venait de commencer. Madiba sera relâché, puis emprisonné de nouveau en 1963, avant d’être condamné à la détention à perpétuité en 1965, et il y passa 27 ans de sa vie dans la prison de Robben Island.

Libération et présidence

Madiba est partiellement libéré le 7 décembre 1988 et mis en résidence surveillée, c’est le 11 février 1990 qu’il fut est libéré définitivement par le président Sud-africain Frederik De Klerk après 27 ans et 190 jours en détention. Affaibli physiquement à sa sortie de prison, mais durci mentalement, il resta fidele à ses idéaux et avec plus abnégations.
En 1993, Il devient Co-lauréat du prix Nobel de la paix avec le président Sud-africain Frederik De Klerk grâce à leur travail conjoint pour le maintien de la paix civile et la fin officielle de l’apartheid.
Le 10 mai 1994, Nelson Mandela devient le premier président noir d’Afrique du Sud après les élections générales multiraciales et pluralistes du 27 avril 1994 remportées à une écrasante majorité par l’ANC. Il quitte la présidence de l’ANC en 1997 au profit de Thabo Mbeki, et après l’élection de ce dernier en 1999 à la tête de l’Etat Madiba se retire de la vie politique.
Déchargé du fardeau politique, il crée cette même année 1999 la Fondation Nelson Mandela.

La mort d’un Géant

En ce 5 décembre 2013, Nelson Rolihlahla Mandela vient de tirer sa dernière révérence en laissant dernière lui une jeunesse africaine orpheline en particulier et mondiale en général.

Madiba l’histoire retiendra de vous, et principalement nous la jeunesse africaine un personnage hors du commun, un leader rarissime, un chef, un roi, un visionnaire, un unificateur, une légende, un monument, un pacificateur, un philanthrope, un immortel…

Le 5 décembre 2013

Issa BM Sangaré

 


Mali: ATT et IBK deux personnalités différentes

L'actuel président du Mali. Credit photo: lebruitdumonde.wordpress.com
L’actuel président du Mali. Credit photo: lebruitdumonde.wordpress.com

En 2007, l’actuel président de la république du Mali Ibrahim Boubacar Keita allias IBK en son temps président de l’assemblée nationale avait qualifié  son prédécesseur l’ancien président Amadou Toumani Toure (ATT) d’être un « chef de chantier » plutôt qu’un chef d’État, avait-il raison ? Seul le temps nous permettra de dresser un parallèle entre ces deux hommes et leurs modes de gouvernance.

Le peu de rigueur qui a fait défaut chez ATT pendants ses dix ans au pouvoir

Du discours de l’investiture du 4 août 2013 à son adresse à la nation pour la commémoration de la fête d’indépendance, le président IBK n’a pas raté d’occasions pour exhiber sa fermeté sur sa mode de gouvernance.  A son investiture, le tout nouveau président nous disait qu’il s’attèlera sans relâche à restaurer l’autorité de l’état, que nul ne sera au dessus de la loi et elle s’appliquera de manière égale à  tous. Il va plus loin en disant qu’il mettra fin à l’impunité et veillera à la bonne gestion des derniers publics. Et enfin, il laissa entendre que nul ne pourra s’enrichir de manière illicite sur le dos du peuple, qu’il bâtira un état fort et impartial.

Lors de son adresse à la nation pour la fête de l’indépendance, le président IBK a réitéré les mêmes propos mais avec un ton encore plus ferme. Il articula : « Le service public doit être efficient. Les fonctionnaires absentéistes ou chroniquement retardataires devront impérativement modifier leur comportement. Les effectifs pléthoriques et désœuvrés en train de siroter le thé dans un bureau transformé en marché, c’est fini ! Chaque responsable, au niveau où il se trouve, sera comptable de l’efficience de ses subordonnés. Les véhicules de l’Etat servant à transporter des intrants dans des vergers personnels, terminé ! Ils ne devront plus servir que les seuls besoins de leur objet » fin de citation.

Ce sont ces propos de fermeté qui n’ont manqué au président ATT pendant ses 10 ans au pouvoir. Même si les discours du président IBK deviennent sans effets ou improductifs, ses partisans ou les profanes nous diront qu’il a moins essayé de faire un état de droit contrairement à son prédécesseur le général ATT.

L’erreur fatale de l’ancien président ATT

« Je ne vais pas honnir un chef de famille reconnu coupable d’une malversation financière » dixit ATT, ces propos sont restés à travers la gorge du peuple Malien.

Mais attention, ATT avait également répondu au président IBK en 2007.  Il avait dit je cite : les Maliens ne m’ont pas élu pour que je porte en permanence un costume-cravate ou une redingote, que j’organise des réceptions fastueuses au palais ou que je me fourvoie dans les mondanités. Ils m’ont élu pour que je mette le pays en marche.

L'ancien président du Mali. Credit photo: mali-actu
L’ancien président du Mali. Credit photo: mali-actu

Du 4 août 2013 à nos jours le peuple malien a assisté à deux cérémonies d’investiture  et en grandes pompes avec des costumes et cravates.  Etant donné que notre nation venait de sortir d’une crise sociopolitique et d’une guerre contre les djihadistes, est ce que les fonds alloués à ces cérémonies ne pouvaient pas servir à faire autre chose.

Entre ces deux personnalités politiques, seul le temps nous permettra de livrer un jugement impartial.

 

« Nos descendants ont des droits sur nous »

 


Mali : Libération des éléments du MNLA et HCUA et la levée des mandats d’arrêts contre certains chefs des groupes armés

 

Coat of arms of Mali,via wikipedia
Coat of arms of Mali,via wikipedia

 

Libération des éléments du MNLA et HCUA

En application de l’accord préliminaire de Ouagadougou signé le 18 juin 2013 entre le gouvernement du Mali et le MNLA et HCUA, le tout nouveau pouvoir malien vient de libérer une quarantaine de prisonniers rebelles, au grand dam de la population malienne et des défenseurs de droit de l’homme.  Pour rappel, l’article 18, alinéa 3 de l’accord préliminaire de l’Ouagadougou stipule : ‘A cet égard, elles s’engagent à libérer les personnes détenues du fait du conflit armé dès l’entrée en vigueur du cessez-le-feu’.

L’État étant une continuité, le tout nouveau gouvernement  de M. Oumar Tatam Ly a l’obligation de prendre le bilan en entier du gouvernement sortant et non l’actif ou le passif. A cet effet, le gouvernement malien vient juste d’honorer l’engagement qu’il a prit devant la communauté internationale le 18 juin 2013 à Ouagadougou.

L’accord de Ouagadougou  ne fait pas mention d’une quelconque  levée des mandats d’arrêt internationaux contre certains chefs des groupes armés

Apres avoir passé en revue l’accord préliminaire du 18 juin 2013 de Ouagadougou, nulle part je n’ai constaté une quelconque demande ou l’autorisation de la levée des mandats d’arrêt  internationaux contre les chefs des groupes armés.  Et pourtant le samedi le 12 octobre 2013 dernier, Me Mohamed Ali Bathily, ministre de la justice et garde des sceaux, a annoncé la levée prochaine des mandats d’arrêt visant certaines personnes soupçonnées d’avoir commis les crimes et exactions dans le Nord du Mali, soit total 28 personnes.

Levée ou pas des mandats d’arrêt c’est le même statuquo

La situation restera toujours la même chose en cas de levée ou pas mandats d’arrêt internationaux contre les chefs des groupes armés. D’après le procureur général Daniel Téssougué un certains nombre de mandats ont été lancés, mais pratiquement aucun pays n’a obtempéré, alors que ces pays ont une obligation à obtempérer. Selon toujours lui, c’est une grande déception pour la justice, on sent un manque total de collaboration. Il explique également qu’il ne trouve aucune explication à cette situation, si ce n’est pas la mauvaise foi.

 

« Nous descendants ont des droits sur nous »