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Madagascar sans lémuriens, c’est pour bientôt?

 

Il y a quelques semaines, une photo circulant sur les réseaux sociaux a généré beaucoup de débats. Pour résumer, c’était un lémurien qui portait un harnais de sécurité et une couche, assis sur le genou de sa propriétaire, dans une voiture en Floride.

CCthatgirlnamedkori/ instagram

Voir cette photo m’a choqué. Je n’aurai jamais pensé qu’un lémurien pouvait être considéré comme un animal domestique, et l’afficher sur les réseaux sociaux de cette manière m’a brûlé les yeux. Comme je viens de Madagascar, et que je sais à quel point cet animal est emblématique pour mon pays, je me suis sentie mal. Pour rappel, le lémurien est une espèce endémique de Madagascar, c’est à dire qu’elle n’existe exclusivement que dans ce pays qui est son habitat naturel. C’est d’ailleurs une des raisons pour laquelle on retrouve « King Julian » (un lémurien) dans le film d’animation « Madagascar ».

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J’ai laissé un commentaire pour signaler cette photo. La propriétaire a alors engagé une conversation sur le fait qu’elle n’était pas responsable du fait qu’il y ait un commerce des lémuriens, que c’était tout à fait légal en Floride, en ajoutant que c’était un cadeau qui lui a été offert. Je m’abstiendrai de tout commentaire.

Au-delà de ce « fait divers », les lémuriens de Madagascar font réellement face à des problèmes. Sans vouloir insister, si rien n’est fait, Madagascar n’aura, bientôt, plus de lémuriens.

La consommation de  viande de lémuriens

Le braconnage et la consommation de lémurien existent à Madagascar. Malgré les interdictions, la viande de lémurien est illicitement servie dans certains restaurants, situés près de leur habitat naturel. Le problème est que la population locale, face à la pauvreté, vit des ressources naturelles dans les aires protégées. La loi est faiblement appliquée et les braconniers sont relâchés rapidement. Ces derniers sont armés et ils ont de l’argent, tandis que les communautés locales qui veulent défendre les aires protégées sont impuissantes. Menacée par les braconniers, la population locale n’ose pas dénoncer les responsables des braconnages.

Les conséquences sont alarmantes: en 2018, 105 lémuriens sur les 112 espèces connues sont menacés d’extinction.

Un reportage à ce sujet est d’ailleurs disponible ci-après:

 

 

La destruction de leur habitat naturel

A Madagascar, la déforestation est une menace perpétuelle pour les lémuriens. En 2017, il ne restait plus que 10% de la forêt d’origine. De nombreuses problématiques viennent fragiliser leur habitat naturel: trafic de bois précieux, charbon de chauffe, culture sur brûlis. Soyons clair, sans forêts, il n’y a pas de lémuriens, car ils y vivent et c’est leur habitat naturel. Selon un reportage en 2017, si aucune action n’est menée d’ici 30 ans, il n’y aura plus de forêts à Madagascar, et il n’y aura plus de lémuriens (sans parler des autres espèces endémiques qui s’y trouvent).

Le changement climatique

Les lémuriens sont aussi touchés par le changement climatique. A Madagascar, les cyclones sont de plus en plus violents, la sécheresse est plus rude et plus longue. Ce déséquilibre des saisons a empêché la floraison des arbres fruitiers, alimentation de base de cette espèce. Pour information, en plus des chauves-souris frugivores, les lémuriens jouent un rôle important dans la pollinisation à Madagascar. Si une espèce chargée de la pollinisation disparaît, la floraison sera plus compliquée.

Le commerce de lémuriens

Pour revenir sur le fait divers qui a introduit cet article, le commerce de lémuriens existe également. Un article d’un journal malgache mentionnait une tentative d’exportation clandestines de lémuriens qui a tourné court. Il semblerait que d’autres tentatives ont bien marché étant donné le commerce qui existe et qui est « normal » pour le cas que nous avions cité.

J’imagine qu’il y a des problèmes plus grave que l’extinction d’une espèce, et que si Madagascar se retrouve sans lémuriens, ce ne sera pas la fin du monde. Pourtant, la préservation de la biodiversité et la protection de l’environnement sont des sujets qui me tiennent à cœur, et que j’estime devoir partager.

 


Paraître, c’est s’oublier

Le “paraître” me met hors de moi. C’est faire semblant d’être ce que je ne suis pas. Par politesse. Pour me fondre dans la masse. Et m’intégrer.

Comment se fait-il que nous devions adopter le goût des autres pour être accepté ? Que nous devions nous détacher de notre nature pour vêtir celle qui est acceptée par la société ? (J’ai l’impression de parler du combat des cultures traditionnelles face aux cultures dominantes.) Comment pouvons-nous accepter de renier ce que nous sommes pour que les autres nous approuvent ?

Paraître, quels risques ?

Il paraît que tu as mauvais goût. Que tu as un style particulier. Ne suis-tu pas la mode ? Que ce soit ton apparence extérieure, tes fréquentations, les musiques que tu écoutes ou tout simplement tes passions, ils sont toujours à côté des goûts standards ? Il est peut-être faux de dire que tes goûts sont parfaitement normaux. Mais le pire n’est pas d’avoir des goûts inhabituels, voire mauvais, tout ça est subjectif. Ce serait plutôt que tu ne fasses plus confiance à tes goûts. En somme, que tu ne te fasses plus confiance. Pourquoi ? Parce que parfois, à force de critiques, la confiance aveugle que nous avons tous en nous même – remarquez les enfants – s’étiole en grandissant. Il y a ceux qui sont arrivés à surmonter les critiques et affirment leur être dans toutes ses imperfections. J’admire. Et il y a les autres.

Quand c’est toujours les autres qui nous dictent quoi faire, quoi porter, qui fréquenter… nous perdons confiance en nous, en nos choix, et en nos décisions, même les plus anodines.

Nous avons besoin d’être

Nous avons besoin d’échouer pour apprendre de nos erreurs. Accepter d’être parfois perdant. Et l’être réellement à un moment donné. C’est se faire du mal de paraître toujours gagnant alors qu’au fond, ce n’est qu’une façade. Il est nécessaire, par exemple, d’essayer des styles vestimentaires différents. Échouer dans ses choix et, un jour, trouver notre style. Celui qui va avec notre personnalité. Avec qui nous sommes vraiment et à quoi nous voulons ressembler.

En gros

Paraître, c’est s’oublier. Porter constamment un masque. C’est être le reflet de ce que la société voudrait que l’on soit. Ce n’est pas le regard des autres qui nous définit. C’est le regard que nous portons sur nous même. A nous de voir notre beauté et notre valeur quand les autres ne le voient pas (qu’ils le voient ou pas d’ailleurs!). L’important c’est d’être soi et de s’aimer peu importe les dires et médisances. Voilà !

 


Un petit tour en montagne russe ?

Vous ai-je dis qu’avant mon rêve le plus fou c’était de faire un saut en parachute ? (Ou en parapente aussi d’ailleurs.) Une amie et moi, nous nous sommes promis de faire, un jour, un saut dans le vide ! Au moins une fois dans notre vie, c’était obligé ! On avait aussi une deuxième option, moins sensationnelle, qui était de voyager en train sur la côte est de Madagascar. Le paysage y est, parait-il, époustouflant ! Depuis peu, je n’ai plus le même enthousiasme ni le même courage pour mon saut en parachute. Un tour en montagne russe m’a fait changer d’avis. Comment vous avouer, sans paraître nulle, que tomber de haut (littéralement parlant), ce n’est pas ma tasse de thé ?

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C’était l’été dernier

L’été, c’est synonyme de fête foraine, soleil, bonne humeur, moules frites et surtout l’occasion de s’amuser ! Pour la première fois, j’avais sous les yeux les clichés des fêtes foraines que je voyais souvent à l’écran. Manèges surdimensionnés, pommes d’amour, barbe à papa, cri de peur et de joie, la totale ! J’avais tellement hâte de monter sur un des manèges. La peur ? Je ne l’envisage même pas ! J’avais tellement hâte. Et puis, je me dis que ça ne dois pas être si terrifiant que ça si tout le monde le fait ! Dans la file d’attente, je fais les cents pas. Les cris poussés par les passagers des montagnes russes commencent à envoyer des signaux de danger à mon cerveau ! J’essaie de respirer profondément pour calmer mon stress.

Puis, notre tour arrive. Je ne peux plus faire marche arrière.

La peur au ventre

Nous nous mettons au premier rang. Avec un peu de recul, je considère que c’était une très mauvaise idée. J’attache ma ceinture, mais j’ai l’impression qu’elle n’est pas bien attachée, ce qui augmente mon stress.

Pourtant, celui qui vérifie la ceinture m’assure d’un regard, qu’effectivement, elle est bien attachée. « Bon, c’est parti », crie l’animateur. Je ne savais pas encore ce qui m’attendait.

Le manège avance lentement, sur une surface plate. Une petite descente en perspective. Hop ! Un léger haut de cœur. Tiens, il nous faut maintenant monter ! Ça n’annonce rien de bon, me dis-je, en serrant ma ceinture. Et là, la descente est, comment vous dire, terrifiante (même ce terme est léger). Je pense qu’au moment de la chute, mon cœur s’est arrêté. Je n’arrive ni à crier ni à rire comme les autres passagers. Je suis té-ta-ni-sée ! S’ensuivent une série de haut et de bas, des loopings, sans oublier la vitesse !

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Enfin, quelques minutes plus tard, le trajet se termine. Je sors en titubant presque. Les mains moites. Toute tremblante et oh combien sonnée ! Personnellement, je ne m’attendais pas, alors du tout, à autant de sensations. Il me faut un bon moment avant de retrouver mes esprits. J’avais bel et bien sous estimé les montagnes russes !

En vrai, j’ai envisagé de ne plus jamais remonter sur une montagne russe. Mais lorsque je vois des enfants et des personnes plutôt âgés y aller, j’ai quand même un pincement au cœur. « Pourquoi je n’y arriverais pas aussi? », me dis-je.

Donc, il m’arrive, de temps en temps, d’y aller malgré la peur. Et puis, nous ne devons pas toujours fuir ce dont nous avons peur mais apprendre à apprécier les hauts et les bas. Nous avons chacun notre manière de gérer notre stress, certains crient (très fort), d’autres sont en larmes. Moi, ma technique c’est de respirer profondément, et je crie aussi ! Et je pleure dans les pires moments (comme une madeleine).

 

 


Top 5 des proverbes malgaches pour les jeunes

Les générations d’avant ont cette facheuse habitude de toujours comparer leur jeunesse à celle des générations suivantes. Et souvent, les plus jeunes ne comprennent pas. « Ca c’était avant » répondraient les plus vieux du tac au tac. Être jeune aujourd’hui et être jeune il y a des années de cela, au fond quelle différence ? « A notre époque, nous n’avions ni la télévision ni les gadgets que vous avez aujourd’hui » marmonnent souvent les personnes âgées, les parents, les grandes soeurs et les grands frères. Voire même, une personne qui a un an de plus seulement que vous, se considère quand même comme un « aîné ». Cela dit, il reste indéniable qu’avant, les jeunes de Madagascar avaient l’avantage d’être conseillés par les aînés, notamment à travers des histoires contées, des proverbes (hé non, Google n’existait pas !). Voici un top 5 des proverbes malgaches potentiellement utile pour la jeunesse d’aujourd’hui et celle de demain.

1. « Tanora ratsy fihary, antitra vao ratsy loaka »

Traduction: « Un jeune qui ne sait pas épargner, finira dans sa vieillesse par se contenter d’aliments détestables ».

C’est une jeunesse qui ne compte pas, qui n’épargne pas. Nous pourrions nous référer à la mythologie grecque et penser à Dionysos, le dieu de la vigne, du vin et de ses excès.

D’un côté, le proverbe évoque l’aspect financier : quand la jeunesse tombe dans l’excès pour assouvir tous ses désirs, elle oublie d’épargner dans la force de l’âge. Et ce n’est qu’à un âge avancé qu’elle se retrouve face à une assiette vide. Il est quand même compliqué pour un jeune de dire « non » aux tentations de manger après une rude journée de travail / d’études (j’avoue avoir moi même dépensé une certaine somme de mes revenus en mangeant !).

D’un autre côté, ce proverbe aborde l’aspect « santé »: étant donné que le terme « fihary » signifie « gestion », il est également question d’équilibre alimentaire. Si, dans notre jeunesse, nous mangeons sans nous soucier de notre santé, nous finissons par devoir faire un régime et nous priver de beaucoup d’aliments.

2. « Tsy misy mafy tsy laitra ny zoto »

Traduction: A coeur vaillant rien d’impossible

Ce proverbe met en avant le travail et l’effort pour surmonter les obstacles. Rien n’est impossible si on se donne les moyens d’y arriver. Cela a dû être le cas des malgaches qui parcouraient des kilomètres, enjambant les montagnes, pour aller d’un point à un autre. Parce qu’à l’époque, il n’y avait pas de voitures, ni de transport en commun, même pas de bicyclette. Mes parents me racontaient que mon grand père, qui habitait à Ambohimalaza, une commune rurale à l’est de la capitale, marchait pour venir nous voir alors qu’on habitait en ville, à environ 15km.

3. « Indray mandeha ve no manta vary dia handevin-tsotro be »

Traduction: Pour une fois que la récolte du riz a manqué, n’allez pas enterrer la grande cuillère

Ensuite, en faisant référence à la cuillère pour servir le riz cuit, le fait qu’il n’y aie pas de récolte de riz aujourd’hui (ou plus) ne doit pas être une raison pour enterrer la cuillère. Il y aura une récolte une autre fois et elle pourra encore servir ! Le message est ainsi: « ne vous découragez pas trop vite, la récolte sera meilleure une autre fois! »

Le riz étant l’élément indispensable dans l’assiette du malgache, plusieurs proverbes et contes s’inspirent de cet élément.

4. « Aza tanora be sondrotr’aina, fandrao tsy misy ho enti-miantitra »

Traduction: « N’ ayez pas dans votre jeunesse un mauvais caractère, car vous n’auriez personne pour vous venir en aide dans le malheur de votre vieillesse : on s’ éloignerait de vous »

Ici, c’est plus une question d’intelligence émotionnelle. C’est grâce à cette intelligence qu’on crée des liens et qu’on arrive à avoir des personnes autour de nous dans nos projets personnels, professionnels, etc. Il faut s’entourer des bonnes personnes, sur qui nous pouvons réellement compter.

5. « Zanahary tsy mitahy mandry »/ « Akangalahy mandry andro, tsy nahiny ny voin-ko avy »

Traduction: « Dieu ne bénit pas celui qui ne fait que dormir »/ « Pintade mâle qui dort le jour, elle n’a pas prévu le mal qui approche »

Pour finir notre top 5, nous revenons au thème du travail et de l’effort pour avoir des résultats et ne pas être surpris par les aléas de la vie. Quand nous commençons à comprendre que c’est à nous de nous lever le matin pour vivre notre journée, et que personne d’autre ne va la vivre pour nous, la vie nous ouvre ses portes.

Ainsi, aujourd’hui, les fils d’actualités sur les réseaux sociaux pullulent de conseils donnés par tel ou tel personnage public, ou un simple utilisateur comme vous et moi. Les ainés ne sont plus autant sollicités car internet semble donner toutes les réponses aux questions posées.  Dans ce contexte, les proverbes d’antan peuvent-ils rester d’actualité pour les jeunes d’aujourd’hui ? Pouvons nous encore en tirer des enseignements et de la sagesse ? Un arsenal de questions auquel je réponds « oui » à travers cet article. Les proverbes malgaches ne sont pas à jeter dans les oubliettes car ils restent toujours d’actualité ! Les discours des orateurs malgaches le confirme. Et si l’on s’y attardait un peu, on pourrait en tirer de bonnes leçons !

 


Visite de l’Aquarium Mare Nostrum à Montpellier

La nature et moi, c’est une grande histoire d’amour. Je suis fascinée par les paysages, les arbres et les nuances de couleurs lorsque le soleil se couche. Je passerais ma vie à contempler la beauté de ce monde et ses contrastes. La vie sous l’eau en fait partie et j’ai pu l’admirer en visitant l’aquarium Mare Nostrum.

Auparavant, jamais je n’avais pu contempler le monde aquatique. D’une part, parce que je ne sais pas nager (et encore moins plonger dans les eaux profondes). D’autre part, parce qu’il n’y a pas d’aquarium à Madagascar, à Tana encore moins (corrigez-moi si je me trompe). Je parle, bien sûr, des aquariums ayant la même dimension que les zoos et non ceux que l’on peut avoir chez soi (avec le poisson rouge). Et bien, j’ai pu en faire l’expérience en visitant l’Aquarium Mare Nostrum de Montpellier. Ca vaut largement la peine! J’ai même fait une vidéo sur la visite!

Bienvenue dans ma vidéo d’amateur

C’est beau et c’est tellement magique la vie sous l’eau. J’aimerai plonger dans ces vies aquatiques en évitant quand même les méduses, les requins, les piranhas et tous les autres prédateurs.

 

 


Ma rentrée d’étudiante internationale !

Il y a quelques mois, je rêvais de revenir sur les bancs de l’université. Le rythme de la vie étudiante me manquait. Et comme j’hésitais à m’engager dans le monde du travail (ou que le monde du travail hésitait à m’engager), j’ai décidé de partir étudier ailleurs. Ceci m’amène à aujourd’hui : ma rentrée en tant qu’étudiante internationale!

Cela fait un mois que je suis arrivée en France. Le départ a été plutôt difficile. En particulier le moment où j’ai pris conscience que j’allais partir pour un bon bout de temps loin de mon « chez-moi ». Dans ma tête, tout était sans dessus-dessous. Heureusement, la famille et les amis sont là! Et puis, cette rentrée est pour moi une manière de sortir de ma zone de confort. Une rentrée à Montpellier, dans le sud de la France. Bon, aller, je raconte!

Voyager et découvrir

C’est la première fois que je franchis les frontières de mon pays, Madagascar. C’est aussi un baptême de l’air pour moi (l’avion) ! En tout cas, ce fut un voyage, et ça l’est encore ! (compte tenu des découvertes que je ne cesse de faire. Les photos en diront plus 🙂

Sur la place de la Comédie Montpellier
Sur la place de la Comédie Montpellier
Vue sur le toit du CORUM Montpellier
Viste de musée
Visite du musée des moulages à l’université Paul Valery Montpellier

Rencontrer l’autre

Un des grands avantages dans le voyage, c’est la rencontre avec l’autre. Comme les rencontres faites lors de la formation Mondoblog organisé à Antananarivo en novembre 2016(déjà!). L’autre à travers ses différences, avec la diversité des cultures, la gastronomie, l’architecture et les infrastructures…  Sinon, ce qui m’a vraiment impressionnée ici, ce sont les bibliothèques ! Elles sont immenses et si riches d’ouvrages, un vrai trésor pour ceux qui aiment lire! D’ailleurs, un étudiant en master peut, d’un coup, emprunter 10 livres ! Moi, j’en ai pris 5 pour commencer 🙂

Livres
Des livres empruntés à la bibliothèque

S’intégrer

L’intégration est essentielle pour une nouvelle venue ! C’est la raison pour laquelle je me suis inscrite, avant mon départ, au dispositif de parrainage international. Ce parrainage permet d’être mise en relation avec un étudiant (avec au moins un an d’ancienneté à l’université) qui va aider le nouveau venu à s’intégrer. Ce dispositif a bien fonctionné pour moi. J’ai eu un parrain extra, une marraine pour ainsi dire, qui est devenue une amie par la suite. Et puis, une soirée pour accueillir les étudiants internationaux a été organisée par le dispositif « Parrainage International » et j’ai pu rencontrer le monde du monde : Allemagne, Réunion, Tunisie, Algérie, France et bien sûr Madagascar !

S’adapter

Changer d’air et changer de rythme nécessite de s’adapter. Heureusement que l’être humain est cet être doué d’une faculté d’adaptation hors norme! Personnellement je trouve qu’en France, la vie est plus rythmée, tout va plus vite. Les machines remplissent au mieux leurs rôles de faire gagner du temps aux être humains !

S’affirmer

Enfin, s ‘affirmer du fait que c’est un monde où on est libre de s’exprimer. Chacun a sa croyance, son mode de vie, son mode vestimentaire, etc. Savoir s’affirmer face à l’influence que peut avoir le monde extérieur qui n’est pas forcément conforme à nos convictions personnelles est important.

Le mot de la fin?!

En pleine rédaction avec l'ordinateur
En pleine rédaction

Vous l’aurez compris, les plus grandes épreuves consistent et consisterons toujours à un travail sur soi : s’adapter, s’intégrer, s’affirmer, etc. Dans un monde totalement différent de celui d’où je viens, je n’ai pas seulement voyager pour rencontrer cet autre si différent de moi. J’ai fait des kilomètres pour me retrouver moi même. D’ailleurs, mon leitmotiv actuel (inspiré du fait que je ne profiterai plus pour très longtemps du tarif « jeune » pour les moins de 26 ans): mes plus belles années ne sont pas derrière moi mais devant moi ;). Quelle rentrée quand même !


Si j’étais présidente

Les élections présidentielles de Madagascar sont prévues en 2018. Plus que 4 mois et la nouvelle année arrive ! Je me souviens avoir écris un article sur le fait d’être président sur la plateforme Voices of Youth.  J’ai relu cet article d’il y a deux ans, et je constate que les choses n’ont pas énormément changées. Bon, il est toujours temps de rappeler à ceux qui pourraient l’entendre de quel président Madagascar a besoin ! Ci-après l’article !

Dans les ruelles de ma ville, les crimes se multiplient et constituent un fléau national. Au sud, on est témoin des vols de bœufs (un symbole de richesse très significatif dans l’île de Madagascar). A Antananarivo, c’est des vols d’yeux ! D’yeux pourquoi ? Parce que l’on vole tout ce qu’on voit. Dans un instinct de survie, on vole même ce qui serait absolument ridicule de voler (une poêle, un bac à ordure, un bout de fer, etc.). La situation semble anodine mais elle renferme ce que le peuple n’arrive plus à exprimer : son désarroi.

Ici et là, on médiatise les activités à buts non lucratifs consistant surtout à donner, des vivres ou de l’argent aux plus démunis. La pauvreté est ainsi dépolitisée, et petit à petit, l’Etat et son représentant le plus éminent s’écartent de ce qui devrait être leur priorité : le peuple.

Si j’étais présidente, je mettrais au-dessus de toutes mes priorités, le bien-être de mon peuple. Concrètement, comment s’y prendre ?

1. Investir dans le temps

Et oui! Le temps n’attend jamais personne, même un président, malgré son statut exceptionnel. Investir dans le temps, c’est respecter les délais impartis par les parties prenantes et s’assurer qu’aucune période de son mandat ne soit prise à la légère. En effet, un président doit toujours avoir en tête sa responsabilité qui est d’améliorer le bien-être de son peuple, comme les rois d’antan qui avaient comme principal ennemi la famine.

2. Respecter ses promesses

En fait, ce n’est pas seulement dans un mariage qu’il faut être fidèle l’un envers l’autre, c’est aussi en politique. Si nous acceptons de vivre en harmonie avec notre peuple pendant un temps déterminé. Et que nous promettons d’amener notre peuple vers un certain paradis que nous avons nous-mêmes imaginé un jour mettre en œuvre. Nous sommes engagé dans un contrat et nous nous devons de le respecter pour espérer être respecté en retour.

3. Se soucier de son peuple

Voilà l’aspect que je considère être le plus important. Pourquoi ? Parce que lorsqu’on se soucie de quelqu’un, on est spontanément amené à réaliser des actions qui semblent irréalisables. Et cela pour faire plaisir ou donner le sourire à cette personne. La même chose pour un président et son peuple, si le premier se soucie du dernier, ses actions seront engagées vers le développement de son peuple et le peuple lui sera redevable.

Enfin, parler d’un président, c’est une entreprise délicate qui demande de bien peser ses mots et faire en sorte de ne pas parler des questions qui fâchent. Les réseaux sociaux offrent davantage de liberté, étant donné l’anonymat qu’on peut adopter lorsqu’on s’exprime. Cependant, je ne suis pas dans l’anonymat et je veux m’exprimer pour construire et non détruire, pour proposer des solutions et non dénoncer ou condamner les erreurs. L’histoire a montré que celui qui gagne la faveur du peuple gagne plus que le pouvoir : il gagne le respect. Voilà ce qui manque à beaucoup de dirigeants, le respect que le peuple lui donne.

Une étude plus scientifique a d’ailleurs été publiée il y a quelques années sur le dirigeant dont Madagascar a besoin sur la base des aspirations du peuple.Si un jour vous devenez président, souciez-vous d’abord de ceux que vous dirigez pour être spontanément amené à développer votre communauté.


Faire un permis biométrique à Mada, des procédures corruptibles ?


J’ai enfin décidé de transformer mon permis de conduire en permis biométrique! Il parait qu’il n’y a plus autant de demandeurs donc je n’aurais pas à faire la queue Je demande à des proches les dossiers dont j’aurais besoin. Ils m’indiquent :

  • Ancien permis
  • Certificat de résidence
  • Photocopie légalisée CIN
  • Photocopie légalisée de l’ancien permis
  • 38 000 Ariary (prix de la procédure)

A la porte

Vendredi. Il est 7h 30 quand j’arrive à Analakely. De là,  je dois obligatoirement  passer par le tunnel d’Ambohijatovo pour aller au service qui s’occupe des permis, à Ambohidahy. Le service se trouve juste en face de la Haute Cour Constitutionnelle. Je constate, avec soulagement, qu’en effet il n’y a pas grand monde, voire aucune file à l’extérieur du bâtiment. Il y a quelques mois, ce n’était pas évident. Je suis un peu étonné de voir des marchands ambulants avec des chemises cartonnées colorées juste en face du bâtiment où je me dirige. Ils devaient être une dizaine.

J’arrive à la porte, j’entre directement. Des hommes avec des badges sont postés un peu partout. Je me dirige vers le plus proche :

  • Bonjour, s’il vous plait, pouvez-vous m’indiquer où je peux changer mon permis de conduire en biométrique ?
  • Votre dossier est complet ?

Je lui indique les dossiers que j’ai entre les mains.

  • Il manque la chemise verte, dit-il.

Sans attendre ma réaction, il signale à la porte un des marchands ambulants qui accoure.

Le prix des chemises cartonnées est, sans étonnement, plus cher qu’il ne devrait. Mais je ne pouvais refuser étant donné que les vendeurs formels se trouvaient à Analakely (c’est plus loin). Un autre homme à badge vociféra en voyant la marchande se poster à la porte pour me vendre la chemise cartonnée. Elle s’enfuit un peu plus loin et je dus la suivre pour payer son dû.

Accélérez la procédure ou attendre un mois ?

Je revins à la porte. L’homme a badge que j’ai interpellé en premier s’approcha et m’indiqua de le suivre dans une pièce à côté :

  • Je vous explique la procédure, me dit-il.Il faut avoir un numéro pour faire le permis et là. vous avez manqué la distribution. Soit vous attendez lundi à 7h pour une autre distribution, et sachez que vous ne pourrez payer que vers le 24 aout (dans un mois). Il y déjà une longue liste. Mais si vous voulez accélérer la procédure, nous pouvons nous arranger.
  • Je ne suis pas pressé, lui dis-je. Je vais attendre lundi.

J’étais quand même curieuse de savoir comment accélérer cette procédure :

  • Sinon, combien ça coute pour accélérer l’obtention du permis biométrique ?
  • C’est 325 000 FMG (65 000ariary) et vous pourrez le faire aujourd’hui même !
  • Mais la procédure normale est à combien ? demandais-je
  • Un peu moins de 200 000 fmg (40 000 ariary) !

Une différence de 25 000 ariary. Bon, je n’avais pas les moyens d’accéder à ce service d’accélération, qui n’était pas un service « premium »  formel. Je pense même que c’était une forme de corruption ! Le service n’arrive pas à suivre le nombre des demandes de changement de permis et ce sont ceux qui payent en plus qui passent en premier ! Ou ceux qui ne savent pas où s’adresser directement pour avoir les informations en bonne et due forme! Bref, j’étais remontée de m’être lever si tôt pour finalement revenir lundi, et attendre un mois avant de pouvoir commencer la procédure.


Eco Village Tsaratanana, là où de nouvelles vies se construisent

Un vendredi soir. Je rentre en bus après les cours. En passant par le tunnel d’Ambohijatovo, j’aperçois des sans-abris qui construisent leurs maisons pour la nuit. Des tissus abîmés, des sachets, des cartons leurs suffisent pour mettre sur pied un abri ! Avec le froid qui sévit en ce mois de juin, vivre dans de pareilles conditions semble impensable. Pourtant, c’est leur quotidien. À quelques kilomètres d’Antananarivo, des familles vivant dans des situations précaires ont eu la chance de se construire une nouvelle vie. Ils sont partis de rien et ils ont pu construire un village, et pas n’importe lequel !  L’éco village de Tsaratanana est… très particulier.

Tsaratanana, traduit littéralement comme « Beau village » a été fondé par l’association YOCONTIGO. Plusieurs familles démunies ont pu bénéficier de l’appui de l’association pour le construire. Une atmosphère de partage et de respect de l’environnement y règne. Je retiens 5 grandes valeurs que les habitants du village prennent à cœur :

Écologique

La particularité d’un éco village est évidemment son caractère écologique. Plusieurs aspects montrent combien le village fait la promotion des pratiques et gestes écologiques.

 

  • Toilettes sèches

Ce sont des toilettes qui n’utilisent pratiquement pas d’eau. Du « taimbakona », ou « chute de bois », doit être mis dans ces toilettes après chaque utilisation. Garanti inodore, nous rassure un guide du village !

Toilettes sèches à Tsaratanana

  • Panneaux solaires

L’électricité existe dans la localité. Cependant, utiliser des panneaux solaires est une alternative pour rentabiliser les dépenses.

Lampes alimentés par panneaux solaires

  • Machine à laver alimentée par le mouvement des roues d’une bicyclette

J’ai testé pour vous ! Il suffit de pédaler la bicyclette pour faire marcher la machine à laver. C’est notamment une machine qui ne fonctionnait plus qui a été réinventée pour être écolo.

Machine à laver alimenté par pédale d'une bicyclette

  • Engrais bio

« La maison de nos petits amis », un bel abri pour les vers de terre. Les déchets biodégradables, à l’exemple des épluchures de légumes et de fruits, sont déposés dans l’étage au-dessus où vivent les vers. Ensuite, en dessous, ces derniers déposent leurs affaires (besoins) et enfin on récupère, à l’aide d’un robinet le produit final qui servira d’engrais.

Maison-des-vers-de-terres
maison-des-vers
  • Hôtel des abeilles

    un abris pour accueillir les insectes

 

fiches sur l'hôtel des insectes

  • Se laver les mains façon écolo

Il arrive souvent que les enfants oublient de fermer le robinet après s’être lavé les mains. Le temps qu’un adulte s’en rende compte, de l’eau va couler. Pour éviter cela, le stratagème du village est la mise en place d’un perchoir de bouteille d’eau sur une petite plantation. L’enfant n’aura besoin de personne pour tenir la bouteille puisqu’elle est perchée, et si jamais il oublie de la remettre en place, l’eau qui coulera va nourrir la plantation en dessous. Voilà, c’est écolo !

Des bouteilles suspendus

Optimisme

Les « mots du cœur » sont des citations inspirantes et encourageantes écrites sur des bouts de papiers chemises colorées. Elles sont déposées sur les branches des arbres, et visibles le long des ruelles du village. De vraies ondes positives mise à l’encre !

Citations suspendus à des arbres

citations suspendus à des branches

citation

Prise de responsabilité

Toutes les maisons du village ont été bâties par ses habitants. Appuyée financièrement par des donateurs, chaque maison porte le nom de celui qui a financé la construction. L’idée est de rendre les villageois autonomes, et ainsi leur apprendre à construire par eux-mêmes leurs maisons. Tandis que certains se penchent dans le domaine de la construction, d’autres se rendent utiles dans l’élevage et l’agriculture. De nombreuses alternatives s’offrent aux villageois pour accéder à leur autonomie.

le village en photo

a la porte d'une maison de Tsaratanana

Learning by doing

Grace à une donation, le village possède une école primaire publique (EPP) particulièrement moderne.  L’école porte le nom de son donateur principal. Comme nous indique le guide du village, l’école suit les méthodes « Montessori » dans son enseignement. On peut observer des outils pédagogiques facilitant la compréhension des élèves par la pratique.

a l'entrée de l'école Tsaratanana

Créativité

« Tout ce qui n’est pas donné est perdu » indique un mot du cœur croisé à Tsaratanana. Il en est de même pour le talent s’il n’est pas utilisé ! Le village encourage ainsi la créativité. Il a même un espace pour les artisans : maisons, ateliers et points de vente. Les produits sont en majorité fabriqués à partir de matières recyclées comme les boites de conserve. Un artisan nous explique qu’à part son point de vente au niveau du village, ses produits sont également vendus à l’étranger.

 

Il y a tellement de choses à voir encore qu’un article ne suffit pas ! Je vous encourage vivement à visiter 🙂

 

 


Et un jour, j’ai eu confiance en moi

Face au vide, on hésite souvent à sauter. On s’accroche à  tout ce qui peut  donner un semblant de contrôle et d’équilibre, même infime. On a peur de l’inconnu. Ces endroits qui donnent le vertige. Parce qu’ils sont difficilement accessibles. Et qu’on prend le risque d’échouer. Certains remettent à plus tard, voire jamais, leur départ à l’aventure. D’autres se résignent à un endroit plus confortable, et moins dangereux en faisant la sourde oreille à leur besoin profond. Celui de dépasser leurs limites et de réaliser des choses dont ils ne se croyaient pas capable. Mais au fond, on a tous le désir d’avancer, de se lancer, et de prendre tous les risques. Dans cet article, je partage des points de vue qu’on m’a, gentiment, accordé pour gagner confiance en soi.

 

Toujours voir positif

Photo d'Issouf
Issouf

Pour Issouf, sa force est logée dans sa croyance en ses capacités : « Ne jamais douter de soi est le premier principe. Le courage vient ensuite. Je ne vois jamais l’échec même si je sais qu’il existe. Tout dépend de ce qu’on se fixe comme objectif. Toujours voir positif est crucial. J’ai repris les cours mais, je n’avais pas eu besoin de diplôme en journalisme pour être rédacteur de l’un des plus grand magazines web du Mali. Je suis croyant, je bosse dur car je sais que la réussite ne tombe pas du ciel et j’évite de faire du mal au gens. Du coup je sais que tôt ou tard, ça ira. Seul le travail paie. On me l’a toujours dit et je sais que c’est une réalité. » Issouf Iss Bill Kone (blog : www.lappeldugriot.mondoblog.org)

Se connaitre mieux que quiconque

photo Sandrine
Sandrine

Pour Sandrine, le premier impératif est de se connaitre mieux que quiconque : « On ne peut pas parler de confiance en soi sans évoquer l’estime de soi. Selon moi, ces deux termes bien souvent confondus, et pourtant différents restent tout de même complémentaires. La confiance en soi est le sentiment de sécurité ou non que nous avons, tandis que l’estime de soi évoque l’opinion favorable ou pas que nous avons de nous-même. Donc si l’on est sûr de soi et que l’on sait de quoi l’on est capable, on va réussir à se valoriser et à mieux s’aimer. Et inversement, si l’on s’aime et que l’on sait ce que l’on vaut, on va réussir à réaliser de grandes choses. Il n’est, de nos jours, pas du tout facile de réussir à s’aimer tel que nous sommes. Quand on a confiance en soi, c’est qu’on se connait mieux que quiconque, et que l’on sait de quoi on est capable. Et dans ce cas de figure, les éléments et facteurs externes parviennent très difficilement à remettre en cause notre état d’esprit.

Travailler sur soi-même

Elle ajoute le besoin de travailler sur soi-même : « Heureusement que tout cela se travaille et que nombreux sont les coachs, experts ou thérapeutes qui en ont fait leur business, bien souvent lucratifs.

Je l’utilise quotidiennement lorsque j’accompagne les jeunes que je reçois. Des jeunes en perte de repères, et en rupture sociale qu’il faut remotiver afin qu’ils puissent de nouveau être actifs professionnellement. Je travaille toujours avec eux, en premier lieu leur « connaissance de soi ». Avant d’intenter toute action, Il faut selon moi mieux se connaître. Faire un travail sur soi afin d’identifier les traits essentiels de sa personnalité. Je travaille avec le jeune sur ses valeurs, ses besoins, ses sources de motivations, ses objectifs, ses envies, ses ressources culturelles, ses compétences, ses préférences, ses aptitudes et à l’inverse aussi sur ses contraintes, ce qu’il n’aime pas, ses zones de blocage…. C’est tout ce travail qui lui permet de découvrir son potentiel, de quoi il est capable afin de lui redonner confiance en lui et de poser des plans d’actions cohérents et réalisables.

Valoriser sa différence

En dernier lieu, elle aborde la nécessité de valoriser la différence : « La confiance en soi est d’abord une question de connaissance de soi. Ensuite, étant conscient que chaque être humain a été créé différemment, la différence dans la diversité devrait être un atout pour pouvoir s’émanciper. Savoir quels sont mes atouts,  comment les apprécier et comment les développer ». Sandrine NAGUERTIGA (blog : www.youngleader.mondoblog.org/, sites web : www.lafroptimiste.com/ www.entreprendrelafrique.com)

Un grand merci pour le partage d’Issouf et de Sandrine ! Pour les connaitre davantage, leurs blogs et sites web respectifs sont cités plus haut.

 


Regarder l’autre avec le coeur

En société, il existe des règles de bonne conduite. C’est la même chose en amour. Du coup, la relation entre un homme et une femme est sensée être simple. Et pourtant, combien s’écrient que « l’amour c’est compliqué » ? A un moment on est tenté de ne plus croire, ni en l’amour, ni en l’humain, ni en la capacité d’aimer vraiment. Heureusement, la lueur dans les yeux des gens qui s’aiment me rassure quand le doute m’assaille. Laissez-moi vous faire part d’une règle simple, très subjective, pour entretenir des relations amoureuses saines : regarder l’autre avec le cœur.

Quand un homme et une femme décide d’entamer une relation, c’est qu’à la base, ils s’aiment. Du moins, ils s’entendent bien et ils veulent faire un bout de chemin, ou plus, ensemble. Au tout début, c’est une question d’attirance, et bien sûr, parfois c’est plus profond. En tout cas, pour qu’une relation dure, il faut que les deux parties s’y mettent. Et pour ça, il faut regarder l’autre avec le cœur. Comment ça ?

Une petite illustration

J’ai bien aimé la façon dont une personne m’a expliquée ce qu’était une relation amoureuse. Prenez deux feuilles. L’une de couleur bleu, qui est l’homme, et l’autre de couleur rose, la femme. Quand les deux entretiennent une relation amoureuse, les feuilles se collent. Cela symbolise les liens qui se créent, l’affection, la tendresse et l’amour. Quand vient la discorde, la jalousie et les séparations, c’est-à-dire, quand ils se détachent l’un de l’autre, il y aura des trous sur les feuilles. Soit l’une des feuilles, soit les deux. Si vous ne me croyez pas, essayer de faire l’expérience de coller deux feuilles ensemble et de les séparer après.

Regarder l’autre avec le cœur, c’est aimer assez pour ne pas détruire l’autre, comme une feuille toute trouée. C’est aussi apprendre à regarder l’autre avec tendresse, aider à relever l’autre lorsqu’il  tombe et ne pas l’abandonner sur un coup de tête, ou pour mille et une excuses. Bien sur, regarder l’autre avec le cœur c’est aussi savoir terminer la relation quand il le faut, quand ça ne colle vraiment plus.

Ça reflète bien ce que dit l’écrivain Paulo Coelho :

« Peut-être l’amour nous fait vieillir avant l’heure et redevenir jeunes quand la jeunesse s’en est allée »

Voir au-delà de l’idéal

Un extrait d’une de mes lectures pourra également vous éclaircir, c’est un jeune homme qui livre sa vision d’une relation avec une femme :

« Je ne suis pas un consommateur de femmes. Chez une femme, ce ne sont pas les fesses qui m’attirent en premier, mais le visage. Et dans le visage, les yeux. Les yeux révèlent l’univers intérieur d’une personne, sa vie intime, ce qu’elle est pour elle-même, ce que j’ai toujours cherché chez une fille et qui me permet de rêver d’elle a mon aise. »

Dans cet extrait du livre « Le cri des oiseaux fous » de Dany Laferrière, on se rend compte que regarder avec le cœur, c’est voir au-delà de l’apparence physique. Je dirais même que c’est voir au-delà de tous les critères qu’on exige de l’homme ou de la femme idéale.

D’ailleurs, en parlant des femmes, celles d’aujourd’hui sont de plus en plus enclines à sortir des sentiers battus. Depuis qu’elles ont plus confiance en elles pour exiger plus que ce que la société veut bien leur offrir, elles ne cessent de défier les mœurs. Elles ne veulent plus être considérées comme des produits de consommation, ni dans la société ni dans leurs relations. Elles sont en train de briser l’image de la femme dépendante et soumise, pour celle de la femme qui a des visions et qui a l’audace de voler de ses propres ailes. Et surtout, elles veulent entretenir des relations amoureuses saines, de préférence en tout cas.


Que 2017 soit une année de gratitude

“Tratry ny taona” en malgache, et « bonne année » dans la langue de Molière!

A chaque début d’année, j’ai énormément de bonnes résolutions. J’ai la ferme intention de changer, d’être  fabuleuse, d’être une meilleure version de moi-même. Et puis, les jours et les mois passent. 7 jours après avoir pris les résolutions, et l’habitude reprend le dessus, dit-on. Du coup, mes résolutions restent théoriques. Les circonstances n’étaient pas au mieux. Manque d’audace et de courage pour changer mes habitudes. Laisser aller vers la procrastination (le fait de tout remettre à demain ou à plus tard). Autant d’excuses pour ne pas tenir mes résolutions. C’est tellement facile de dresser joliment une liste de bonnes résolutions. Quant à les mettre en pratique, ça demande plus que de la bonne volonté. Ca demande surtout de sortir de sa zone de confort, de changer ses habitudes. Bon, j’ai trouvé une manière de mettre un terme à ce cercle vicieux. Il peut marcher, dans certains cas. Je propose la gratitude.

Booster votre motivation

Rien de plus démotivant que de ne pas savoir apprécier ce qu’on a. Cultiver la gratitude, c’est voir le bon côté des choses et se motiver à faire des choses biens, à faire mieux qu’hier.

En fait, oui, ça nous permet d’avancer.  Dans l’année, il y aura des hauts et des bas. Certains projets marcheront à merveilles, tandis que d’autres tomberont à l’eau. C’est le cours normal de la vie. Et ce n’est pas une raison pour laisser tomber nos bonnes résolutions.

Ainsi, être reconnaissant malgré tout donne l’élan de dépasser les difficultés et les échecs.

Cultiver la gratitude

Il y a mille et une manières de montrer sa gratitude. J’ai pioché par ci par là, et mon choix s’est arrêté sur ces 3 points :

  • Rappelez-vous pourquoi vous avez commencé

Quand on sait où l’on va, on ne peut pas se perdre. Et même si on se perd, on trouvera d’une manière ou d’une autre, notre chemin. Chaque résolution nait d’un désir, d’un besoin, d’un rêve. Faites en sorte de toujours avoir sous les yeux ces résolutions, au moins une fois par jour, et de préférence en début de journée. La gratitude c’est de voir dans chaque difficulté un tremplin pour réaliser ses objectifs.

  • Compter vos bénédictions

Chaque jour est un cadeau inestimable, et on l’oublie souvent. L’air, la santé, la vie, il y a tellement de choses qui semblent insignifiants mais qui constituent les plus grands trésors qu’on puisse avoir. Apprenons à compter nos bénédictions! Pour cela, prenez un carnet, un cahier, ou un bloc note, et faites en un journal de gratitude. Chaque jour, en fin de journée, mettez dessus 1 à 5 choses dont vous êtes reconnaissants. Peu importe la pression de votre supérieur hiérarchique au boulot, soyez reconnaissant d’avoir bu un bon café bien chaud en commençant la journée. Soyez reconnaissant d’avoir ri aux éclats avec une amie de longue date rencontrée par hasard, au lieu de vous plaindre du temps caniculaire. Apprenons à voir la face positive de chaque journée !

  • Dites merci

Tellement de gens ont changé notre vie sans même le savoir. Je prends l’exemple des personnes qui m’ont inspiré à devenir meilleur : un membre de ma famille, un ami, un enseignant, un personnage public, etc. Ces personnes sont celles qui nous ont vus grandir, celles qui nous ont corrigés, celles qui voient un champion en nous malgré nos bêtises, etc. Trop souvent on passe à côté de l’opportunité de leur montrer toute notre reconnaissance. On oublie combien leur passage ou leur présence dans notre vie est précieuse. Alors, sachons leur dire merci. Une technique efficace serait de leur écrire une lettre de gratitude. Vous n’êtes pas obligé d’expédier la lettre, mais le fait de l’écrire est déjà très positif.

Bref, je suis persuadé qu’une vie de gratitude peut changer la donne, et nous changer. Résolutions de l’année ou pas, être reconnaissant met de la joie dans le cœur, et c’est ce que je nous souhaite pour cette année 2017 !

 


2017, tu m’as marquée

Au commencement de cette année 2017, j’ai opté pour une année de gratitude. Une année où j’aurais été reconnaissante dans les petites comme dans les grandes choses. Cela n’a pas toujours été le cas, loin de là. Il m’est arrivé, un nombre incalculable de fois, de me plaindre, d’être de mauvaise humeur, de maudire mon sort et d’être complètement désespérée (#lavienestpasfacile). Mais, il y a toujours un mais, le fait de m’être efforcée de trouver une raison d’être reconnaissante, malgré ci et ça, m’a aidée.  Voilà pourquoi j’aimerais faire la liste des choses qui m’ont le plus marquée en 2017, celles dont je suis particulièrement reconnaissante, let’s go!

Star d’un jour 😂

C’était vraiment une première, je ne l’oublierai pas de sitôt. J’ai été  le personnage principal dans un court métrage concernant « les jeunes et l’emploi », diffusé à l’Institut Français de Madagascar (IFM) en avril dernier.  Dans ce contexte, il a fallu partager mon expérience de blogueuse, et de jeune diplômée à la recherche d’un emploi. J’ai également donné des conseils, qui m’ont personnellement aidé, pour ne pas voir tout en noir à Madagascar. Après la diffusion, une table ronde à été organisée entre les représentants de l’état, le secteur privé et les jeunes.

Cela m’a marqué vu que ma mère était toute fière de me voir sur un écran géant, à la salle de spectacle de l’IFM 😍. Et aussi parce que j’étais sous le feu des projecteurs, moi, une habituelle « je préfère rester dans les coulisses« . C’a été une vraie expérience, malgré le fait que je ne suis pas superbement à l’aise devant la caméra. Ceux qui ont pu voir le savent!

Voici d’ailleurs un article sur le sujet:

Article sur le chômage les jeunes et l'emploi à Madagascar
Article sur le chômage les jeunes et l’emploi à Madagascar

Journaliste en herbe

Il semblerait que la vie m’ai souri cette année. Alors que j’étais au chômage, le fait d’avoir tourné le court métrage m’a ouvert les portes pour suivre une formation en journalisme! J’ai rencontré, pendant la diffusion du film,  l’organisateur de ladite formation.

Une formation de quelques mois sur le journalisme d’enquêtes a ensuite été entamée. J’ai eu une seconde opportunité de renforcer cette fibre journalistique, mais j’ai dû me désister (snifff).

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Etudier à l’étranger

Une autre opportunité a croisé mon chemin, celle de poursuivre mes études à l’étranger. J’ai eu des doutes (énormément), mais grâce à l’appui de ma famille et mes amis, j’ai pris mon courage à deux mains.

Quitter son nid douillet (Antananarivo, Madagascar) pour partir un bon moment dans une autre planète un autre pays n’est pas si facile. Il y a le choc culturel (le terme est un peu exagéré), le mal du pays, et tout un tas de petites choses qui font que ça ne soit pas « very easy« .

Mais, encore un mais je manque cruellement de vocabulaire, voyager ouvre les horizons.

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En comparant mes objectifs de l’année 2017 et ceux que j’ai dressé provisoirement pour 2018, c’est comme si j’avais fait un bond de géant! Je connais des gens qui ont ces objectifs sans forcément voyager. C’est tant mieux, chacun son cas, bref I believe I can fly.

J’ai 26 ans

Mmmm un bel âge non? Oui, même si les réactions ne sont pas évidentes:

« Tu ne fais pas ton âge! »

« Je suis choqué, mais c’est un compliment »

« Je t’aurais donné 21 ans »

« Tu as l’air tellement plus jeune »

Je ne suis plus surprise, et pourtant j’ai des rides et tout, je ne comprends pas pourquoi on me rajeunit (rire).

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En France, 26 ans c’est l’âge où la machine ne te mets plus dans la catégorie « jeune ». Du coup, je suis au même régime tarifaire qu’un adulte qui se respecte (je dois me bouger pour trouver un job étudiant). Dire qu’ici, à 21 ans, on n’est plus sensé habiter chez ses parents mais être indépendant, etc. Les jeunes prennent plus rapidement leurs responsabilités et s’insèrent très vite dans le monde professionnel. Ceux qui ont mon âge, ont généralement des situations stables, des postes de cadres, ou bien ils gèrent une entreprise (dans le meilleur des cas). Cela n’a pas été mon cas. J’ai grandi à 21 ans et au-delà, dans le cocon familial. Pourtant, j’assume cet âge qui, dit-on, ne me ressemble pas 😉

En CONCLUSION (je ne crie pas, je suis triste que ça soit presque fini)

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Cette année 2017, j’ai multiplié les efforts d’introspection, je ne suis plus dans la catégorie jeune (selon la machine), j’ai tourné un film (rire) et j’ai voyagé une première fois hors de Madagascar. J’ai aussi appris qu’il ne faut pas se comparer aux autres, c’est la manière la plus efficace de déprimer. Plutôt se comparer à la personne qu’on étais hier, comme une amie me l’a conseillé. Une grande pensée à ceux qui étaient là pour 2017, et aux autres qui sont déjà partis 😭.

Sur ce, je vous souhaite de passer d’excellentes fêtes de fin d’année 2017! Beaucoup de bonheur pour l’année qui vient (2018), cheers!!


Destination caméléon de Madagascar

Faire le choix de voyager est toujours un investissement qui nécessite de bien réfléchir à la destination. Il faudra bien la délimiter selon le budget et les conditions qui vont nous accueillir. Il sera également incontournable de déterminer l’objectif du voyage. Serait-ce pour être témoin d’un phénomène unique, et visible seulement dans une certaine partie du globe? Ou bien pour assister à un  évènement  international? Quel que soit l’objectif, il est crucial de planifier, de réfléchir avant de prendre des décisions. Mais soyons franc, il existe des destinations qui font rêver, peu importe les saisons ! Pourquoi ? Parce qu’elles ont toujours quelque chose à offrir : culture, biodiversité, histoire, etc.

Destination Madagascar

Madagascar fait partie de ces endroits qui mettent plein la vue aux amoureux de la nature. Son écosystème bien fournie, et incomparable, fait de cette grande île  un lieu magique, voire paradisiaque. Les multiples espèces endémiques qui s’y trouvent font d’elle un lieu privilégié pour découvrir et s’émerveiller du cadeau de la vie.

Caméléon

On citera l’exemple du caméléon. Plus de la moitié des caméléons recensés dans le monde se trouve à Madagascar. Sa capacité de tourner ses orbites à 360 degrés l’un indépendamment de l’autre renfermerait  une sagesse qui dit:

Il faut se tourner vers l’avenir sans oublier les leçons du passé. 

D’ailleurs, il est interdit de le tuer ou de lui faire du mal au risque d’une malédiction, selon toujours les croyances locales.

Les plages de Madagascar font également sa renommée. Celle de Sainte Marie accueille chaque année le festival des baleines , en l’honneur des baleines à bosse qui y passe pendant la saison hivernale. Et celle de Nosy-Be est véritablement le coin paradisiaque rêvé pour apprécier une mer verte émeraude, la plongée sous-marine permet de découvrir toutes ses richesses aquatiques.

Enfin, Madagascar possède des paysages pittoresques, relevant du surréel. Elle transporte dans un monde différent et inhabituel dans les forêts denses de l’est, les collines sacrées du centre, les Tsingy de Bemaraha ou les vestiges d’un monde aquatique au Nord-Ouest, etc.

Enfin, le « malagasy » est l’habitant qui donne toujours un fameux sourire à celui qu’il croise, et surtout à celui qui vient admirer sa maison, son ile, juste le temps d’un voyage.


Fakir, l’art de la rigueur

« À l’âge adulte, vous vous rendrez compte de l’importance d’être rigoureux dans la vie », une phrase d’une de nos enseignantes au lycée. Elle m’intriguait. Elle avait toujours son mot à dire. Comme si elle connaissait les mystères de la vie… Néanmoins, elle n’a pas changé mes habitudes laxistes. Mes années d’université ont montré que la rigueur n’était pas mon mot d’ordre. Avec un grand soupir, je me dis que si j’avais été plus rigoureuse, je ne serai pas là à rédiger un article sur « comment cultiver la rigueur ». Pour venir en aide aux jeunes à ceux qui ont le même souci d’autodiscipline et de rigueur, je suggère de puiser la volonté et l’inspiration dans un personnage exemplaire dans l’art de la rigueur. J’ai donc pensé à un personnage mystique, connu pour sa capacité de concentration surhumaine, voire surnaturelle : le fakir.

Une petite contextualisation

« Fakir » est un terme arabe qui signifie «  pauvre » ou « mendiant ». En Inde, il désigne un mouvement de spiritualité musulmane. Ce qui nous intéresse, c’est lorsque il désigne des individus qui réalisent des actions magiques. C’est un personnage présent dans les bandes dessinées et dans diverses animations pour la jeunesse. Il est souvent accroupi par terre, tel un mendiant. Un panier et une flûte lui servent d’accessoires pour ses tours de magie et d’hypnose. Souvent, un serpent sort de son panier et dandine au son de sa flûte. Les passants, subjugués par ses démonstrations hors du commun, lui lancent alors des pièces d’argent.

Madagascar

À Madagascar, il existe des personnages similaires. Dans le centre-ville d’Antananarivo, des jeunes hommes pseudo-magiciens font des démonstrations atypiques dans la rue. Des passants s’arrêtent et se regroupent spontanément dans un cercle autour de ces pseudo-magiciens pour admirer leurs prouesses : cracher du feu, faire sortir un serpent de nulle part, avaler un couteau, etc. Et bien sûr, à la fin de leurs spectacles, ils font le tour du groupe pour collecter leurs gains (rien n’est gratuit, même la magie de rue).

Revenons au fait !

Toutefois, le fakir, plus ancien, reste différent dans son art. Sa capacité de concentration est tellement puissante qu’il est capable de se mettre dans une position inconfortable (position de méditation) pendant des heures, voire des jours. Certains ne se rendraient même pas compte que leurs corps se décomposent suite aux journées sans boire, sans manger et sans bouger.

De là, on déduit que la discipline du fakir, son sens de la rigueur lui fait oublier sa nature humaine. Il met de côté ses besoins humains pour se focaliser essentiellement sur son objectif, celui de maîtriser son corps et d’atteindre un niveau acceptable de maturité spirituelle pour ensuite exercer son art.

Quelles résolutions ?

Cultiver la rigueur n’est pas juste une question de volonté mais surtout de travail sur soi. Elle exige des sacrifices de notre part, par exemple:

  • Consacrer du temps pour atteindre notre objectif, c’est-à-dire investir notre temps dans des activités essentielles à l’atteinte de nos objectifs
  • S’habituer à se concentrer sur son travail à 200%, et non en jetant des coups d’œil sur les réseaux sociaux
  • Travailler dur et persévérer, c’est-à-dire avoir une discipline, savoir ce que l’on veut et ne jamais l’oublier
  • Et surtout se lever tôt le matin, ça nous permet de respirer de l’air pur (surtout en ville) et de dépasser le besoin humain de faire la grasse matinée

On se souvient tous du dicton : « le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt ! » C’est déjà s’exercer à la rigueur ! Bon courage !


Suivre les consignes du médecin, ou pas ?

Vous avez déjà essayé de vous retenir d’avaler votre salive pendant 3h? Le dentiste m’a donné cette consigne lorsque je sortis de son cabinet après un traitement d’une dent qui s’est cassée suite à un accident (un caillou s’est glissé dans le riz). Je pensais que ce serait facile de suivre cette consigne, mais comme on dit, « chassez le naturel, il revient au galop ». J’ai dû tenir 5 mn maximum. Je ne pouvais pas cracher vu que je rentrais en bus (transport public). Avec beaucoup de prudence, je finis par ravaler ma salive. Un petit instant de soulagement, et je réalisa que rien de catastrophique ne s’est passé après cette transgression, ma dent semblait être en bon état, alors je continua…

Arrivé chez moi, je cherche le miroir. Je contemple avec horreur qu’une partie de ma dent traitée quelques heures plus tôt s’est envolée, emportée par le flux de salive (je sais, c’est limite écœurant). Donc, le lendemain, je dû revenir chez le dentiste en essayant de l’amadouer pour réarranger cette dent.

Cette mésaventure me fait penser aux nombres de fois où, nous, êtres humains, nous transgressons les consignes du médecin, et qu’après, on galère à assumer les conséquences.

Par exemple, lorsque le médecin nous demande de faire plus de sport, plus d’activités physiques pour entretenir notre corps. Évidemment, ce n’est pas évident pour tout le monde de faire travailler son corps, ses muscles, sa respiration et le flux d’énergie qu’on a en réserve. Pourtant, cela évite beaucoup de maladie dont les maladies cardiovasculaires et la dépression. Cela permet également d’allonger l’espérance de vie. Les personnes d’un certain âge (d’un âge certain, dirait un de mes professeurs) disent souvent qu’ils regrettent de ne pas avoir fait assez de sport quand ils le pouvaient.

La vidéo suivante nous parle du fait que le sport c’est physique mais aussi chimique:

En bref, si vous voulez éviter les ennuis, suivez les consignes de votre dentiste ou votre médecin aussi étrange qu’elles soient, ou pas ?


« Le développement est la responsabilité de tous »

Le bonheur, c’est finir une journée, épuisé,  mais  satisfait d’avoir contribué à une cause qui nous tient à cœur.

C’est exactement ce que je ressens après chaque activité de volontariat. Je suis membre d’une association qui fait la promotion du volontariat des jeunes à Madagascar : Young African Leadership Program Madagascar (YALIM pour les intimes).

Le 13 et 14 juillet 2016, nous avons participé à l’organisation du premier salon RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) et Développement Durable  à Madagascar. Deux jours consacrés à la rencontre des entreprises, de la société civile, du secteur public et du grand public sur le thème de la RSE.

J’ai été marquée par une phrase prononcée pendant le discours d’ouverture : « le développement est la responsabilité de tous ». Elle semble anodine et pourtant elle est véridique et véritable. On rejette toujours la faute du sous-développement: l’histoire, les circonstances, la politique, l’éducation, etc.

Mais en fait, si chacun, à son niveau prenait la responsabilité du développement ?

Je ne parle pas de mettre sur notre épaule les fardeaux de notre pays. Je parle d’apporter sa part, ou sa brique pour la construction du développement. Cela peut-être à travers la promotion d’une éducation de qualité et appropriée à notre culture, la protection de l’environnement pour laisser un héritage aux futures générations, le fait d’offrir un service ou une production de qualité qui fera la promotion du « Vita malagasy » ou le « Fabriqué à Madagascar », et même des petits gestes au quotidien. Tout le monde devrait y contribuer, et toute contribution est signifiante et importante.

« Ne minimise jamais ce que tu fais » m’a dit une amie lorsque je lui parlais de mon blog. Le message du salon RSE et du Développement Durable est le même : ne minimisons jamais ce qu’on peut faire ou ce qu’on fait déjà pour contribuer au développement.

 

 

 

 


Métiers d’homme

C’était un entretien comme les autres. A une différence près : le poste qui m’intéressait n’était pas accessible aux femmes.

« Mademoiselle, en fait, ce métier est spécifique aux hommes » me fait remarquer une dame, faisant partie des recruteurs.

« Vous n’avez pas spécifié cela dans l’offre » rétorquais-je.

« Mais le métier d’hôtesse est spécifique aux femmes » ajoute un autre recruteur, toujours de la gente féminine. Elle était plus sympathique, certes, mais elle aussi refusait toute alternative me permettant d’accéder au poste auquel j’aspirais.

« Pourquoi pas le métier d’hôtesse ? » me demanda froidement le premier recruteur.

« Parce que le métier de … (auquel j’aspirais) correspond plus à mon profil » répondis-je spontanément. Un des recruteurs hocha la tête, compréhensive, mais déterminée à ne pas me donner ma chance.

Je regardais le diplôme et l’expérience que j’avais, ils n’avaient donc aucun intérêt. Je n’étais pas un homme, et c’était une raison valable pour me refuser un travail.

Je ne suis pas une féministe engagée. Mon ambition n’est pas que les femmes dirigent le monde. Pourtant, je me suis sentie révoltée à l’idée que l’on me refuse un travail parce que je suis une femme. Au moins, j’aurais pu avoir des explications. Mais j’ai bien sentie que les recruteurs étaient eux-mêmes embarrassés de la situation. Mais quelle situation ?

La situation c’est que les métiers d’homme existent bel et bien, à Madagascar en tout cas. Ce sont ces métiers spécifiques aux hommes et difficiles d’accès aux femmes. Prenons, par exemple, une femme au volant d’un véhicule de transport public : bus, taxi, taxi-brousse, etc. De toute ma vie, je n’ai aperçu qu’une femme, une seule qui ait été chauffeur de bus. D’ailleurs, certaines personnes ne font pas confiance à une femme au volant, ils risquent de sortir avant le terminus.

En parlant toujours des transports publics, à Antananarivo, on a l’habitude d’avoir un « receveur » dans le bus. C’est généralement un homme qui  indique, à chaque arrêt, les destinations du bus. Il est aussi chargé de collecter les frais des passagers. J’ai rarement observé des femmes qui faisaient ce métier (deux ou trois). A chaque fois, les passagers étaient en train de scruter ce spécimen nouveau : une femme receveur de bus. En passant, une petite vidéo de démonstration de ce métier à Antananarivo réalisé par un Youtubeur.

En bref, la femme est souvent écartée de certains métiers : des métiers d’hommes. Vous en connaissez ?