Yves Tchakounte

Curiosité à Kinshasa : deux robots dirigent la circulation

Je me suis mis à la télé très tôt ce matin, comme il ne m’est jamais arrivé, et j’ai vu un reportage sur les robots que le ministère des Transports a décidé d’installer dans la capitale congolaise. C’est un reportage sur deux robots, implantés depuis quelques jours à Kinshasa, pour remplacer les agents de la circulation. Ces automates, 100 % congolais, sont censés faciliter le trafic routier. Ils ont été conçus par l’ingénieur congolais Isaie Thérèse. Fonctionnant à l’énergie solaire, les robots solaires sont équipés de plusieurs caméras, ouvrant la possibilité de surveiller le trafic et l’émission des billets.  Ils sont bilingues français-lingala, et, surtout, ils sont équipés de caméras qui filment les mauvais conducteurs et leur plaque d’immatriculation.

Pour cet ingénieur, l’idée vient du fait du comportement irresponsable des agents de police chargé de diriger la circulation et du non-respect des feux tricolores des automobilistes de la ville de Kinshasa. Les robots chargés de diriger la circulation présentent donc un double avantage :

Les robots flandrin bénéficient d’un facteur d’intimidation : les automobilistes, à la vue de ce robot qui constitue une révolution technologique dans leur environnement, témoignent de leur « respect » pour ces engins. Dans ce reportage, on entend l’un d’eux s’en expliquer ouvertement : « Ici nous respectons les robots. Les policiers, eux, quand ils sont là, ils en profitent pour nous arrêter. Ils nous arrêtent pour nous truander. Les robots, on les respecte, il faut en fabriquer d’autres. C’est une bonne chose ».

Les robots flandrin facilitent le paiement de la pénalité : certains automobilistes, par souci ou par habitude, violent les lois de la circulation sans scrupule, or les robots sont équipés de caméras qui enregistrent les plaques d’immatriculation des voitures. Les automobilistes concernés sont donc interpelés dans un contrôle de routine pour payer une contravention conséquente. L’avantage ici est de limiter la corruption à sa plus simple expression et l’Etat congolais trouve là une ressource importante. L’ingénieur souligne : « Nous sommes un pays pauvre et notre gouvernement cherche de l’argent. Et le gouvernement a besoin de récupérer l’argent dépensé pour la construction de routes ».

Eh bien, comme le disait Alain Peyrefitte : « Quand la Chine s’éveillera, le monde tremblera ». Et moi je dis, « Quand l’Afrique aura les moyens de ses ambitions, attention pour tout le monde ».

Voir la vidéo ici: https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=itiR3RdswtU

Tchakounte Kemayou 


Cameroun : Yaoundé sous l’effet des « caméras espions »

Le 15 mars dernier, La Commission indépendante contre la corruption et la discrimination (COMICODI), une organisation non gouvernementale et dont les activités sont orientées dans la défense, la justice sociale et la non-discrimination, a fait parvenir au premier ministre une correspondance dans laquelle elle s’inquiète de cette frénésie sur l’installation de plus de 350 caméras de surveillance dans la ville de Yaoundé.

Camera_Espion_Yaounde150314

La Direction générale de la sureté nationale (DGSN), avec le partenariat de la société CAMTEL (Cameroon Telecommunication), le partenaire technique chinois HUAWEI et la Communauté Urbaine de Yaoundé (Mairie de Yaoundé), initie depuis le début de l’année l’installation de 350 caméras miniaturisées de surveillance dans la ville de Yaoundé qui devrait s’achever à la fin du mois de mars pour poursuivre avec la ville de Douala. Dans le site de Cameroon-Tribune, journal gouvernemental, cet instrument est décrit comme « … des dispositifs semblables à des lampadaires solaires,[…] implantées dans des coins de la ville de Yaoundé. Ces lampadaires sont constitués d’un poteau sur lequel est fixée une plaque rectangulaire. Sur cette dernière est suspendue une caméra qui fonctionne en continu grâce à la combinaison entre énergie électrique et solaire. Les images prises par les caméras sont enregistrées et retransmisses à travers des écrans disposés dans une salle de contrôle à la DGSN ». La raison principalement officialisée est le souci de garantir au maximum l’ordre et la sécurité des citoyens de Yaoundé. Ainsi, tout est donc mis en place pour intimider les hors-la-loi, vandales, pickpocket, violeurs, braqueurs et autres fauteurs de troubles. Les grands coins les plus visés sont par exemple : carrefour de la poste centrale, carrefours Ngousso, carrefour Ekounou, carrefour Warda/Capitole, carrefour Mvog Mbi, carrefour Kolbisson, carrefour Etoudi, carrefour madagascar, carrefour Tsinga/palais des congrès, carrefour de la mort/Ekouldoum.

Les voix s’élèvent déjà partout dans l’opinion publique, soit pour encourager l’initiative comme les habitués des coins chauds de la capitale, soit pour décrier cette action qui n’est pas jugée opportune comme ces associations de la société civiles et plus particulièrement la COMICODI qui a alors pris les devants le 15 mars dernier. Elle affirme ne pas comprendre « véritablement le sens, l’utilité, et la destination de ces caméras, qui de toute évidence, se présentent de façon grossière, encombrante ». La COMICODI s’interroge donc sur le mobile du choix entre les caméras de surveillance, la construction des échangeurs qui rendraient la ville moins pénibles aux citadins, le remplacement des lampadaires vétustes, comme ceux des poteaux en zinc du capitole près du parc Sainte Anastasie et de ceux du boulevard du 20 mai qui donnent la nausée, les feux de circulation dans la ville de Yaoundé. Les lampadaires et plus particulièrement les feux de circulation sont devenus désuets et inexistants. Ce qui rend la circulation difficile, « … livrée à l’anarchie la plus parfaite et chacun circule à sens et à contresens ». Dépassées par les événements, même les agents de la police ne font plus l’affaire. La ville de Yaoundé, comme celle de Douala, sont de véritables bordelles et restent « … handicapées, défaillantes en infrastructures de base, plongées dans l’obscurité, l’anarchie tentaculaire et la régression accélérée ».

Tandis que le COMICODI croit savoir que les raisons de ce choix très bizarre reposent sur le fait que beaucoup voit « … les caméras espions installés à Yaoundé, comme une autre affaire de commissions sur des gros marchés qui font imposer des projets non prioritaires au pays, juste pour faire manger quelques gens puissants ou rusés », d’autres opinions estiment connaitre les véritables motivations de ces « caméras espions ». En effet, l’insécurité qui règne en Centrafrique et gagnerait les régions du Sud et de l’Est du pays, et la peur d’être envahi par les attaques de Boko-Haram dans les régions du Nord du pays rendent le pouvoir de Yaoundé très fébrile ces derniers temps. La visite avortée et taxée de rumeur plus tard du président Godlove Jonathan du Nigéria pour Yaoundé annoncé par certains journaux privés au Cameroun puis la visite (non encore officielle) de Paul Biya, président Camerounais annoncée à Malabo (Guinée Equatoriale) pour les jours qui viennent sont des signes qui ne trompent pas. Ces visites ne sont pas le fait du hasard car elles entrent nécessairement dans le cadre de l’actualité à savoir l’insécurité internationale et transfrontalière qui est susceptible de déstabiliser les Etats de l’Afrique centrale. Le pouvoir de Yaoundé a donc peur des incursions étrangères dans la ville à tout moment et veut donc se préparer à la répression. Voilà donc ce qui peut paraitre inexplicable pour les non-habitués des régimes totalitaires dont la seule préoccupation est le statuquo politique. Il faut le dire, pour finir, que les villes de Douala et de Yaoundé sont tout de même en retard en matière de développement d’infrastructures par rapport aux villes semblables et de même statut comme Malabo, Abidjan, Dakar et Libreville. Et le COMICODI de conclure amèrement que « Yaoundé doit quitter le statut d’un grand village où l’on arrange juste quelques pistes comme à Ekounou, pour entrer dans le statut d’une ville moderne où l’on trouve de grands boulevards bien éclairés avec des lampadaires modernes des feux et des échangeurs. L’installation même de un million de cameras espions et grossiers de surveillance ne fait pas une ville moderne. C’est l’inverse ».

Tchakounte Kemayou 


Cameroun : Paul Biya classé 9ème dans la liste des dictateurs du monde par Huffington Post

Huffington Post fait circuler en ce moment une liste de 16 dictateurs les plus cruels du monde inspiré à travers les données de l’OMS. Cette liste a comme caractéristiques majeures que ces présidents, qualifiés de dictateurs, sont vieux et malades. Dans cette liste, y figure au total sept présidents africains qui sont, pour les uns, au pouvoir depuis l’indépendance du pays et pour les autres, une deuxième génération de président de la République. Les indépendances ayant lieu depuis les années 1960, il faut donc dire que ce sont tous des régimes d’un demi-siècle maxi pour les uns et d’un quart de siècle mini pour les autres.

1978861_10203501131027667_866984882_n

Le régime de Paul Biya est troublant et révélateur de beaucoup de dysfonctionnement et de désorganisation volontaire qui ne laisse personne indifférente. Le dernier rapport du Département d’Etat Américain publié la semaine dernière est bien là pour montrer le bien-fondé de la place qu’occupe le président de la République Camerounaise. Ce rapport s’inquiétait précisément de la conduite des dossiers de certains prisonniers des détournements des deniers publics à l’exemple de Marafa Amidou Yaya.

A 82 ans, cet autocrate au pouvoir depuis 32 ans est considéré comme parmi les plus anciens du pré-carré néocolonialiste français et tient le pays d’une main de fer. Il contrôle donc tout : le système politique (l’exécutif), économique, judicaire et législatif malgré le discours démocratique que l’on peut prêter à son pouvoir. La science politique appelle ce genre de système un régime « totalitaire ». Paul Biya est donc considéré comme un « Tout-puissant ». En langage populaire camerounais ça se nomme le « Nom-Gui » qui signifie le « Roi ». Des sources anonymes rapportées par le média social en ligne Voix d’Exil affirment qu’« On ne peut lever la tête et manifester, au Cameroun, sans se faire tabasser par des éléments de la sinistre brigade d’intervention rapide (BIR), une milice à la solde du régime. Dans les prisons comme dans les commissariats, la torture est si répandue qu’elle s’est banalisée dans l’esprit des gens ». Plusieurs méthodes permettent au régime de résister et de se perpétuer malgré son impopularité : corruption, tribalisme, achat de conscience et répression. Ce régime n’a donc rien à envier aux régimes dictatoriaux balayé par le « printemps arabe ». La répression peut donc être sanglante. Le souvenir de la manifestation contre « la vie chère » (en février 2008) est encore frais dans la mémoire. Plus de 140 jeunes chômeurs, vendeurs à la sauvette, débrouillards et étudiants/élèves furent massacrés comme de vulgaires bandits alors qu’ils ne revendiquaient que le bien-être. Quelques années avant, en 1991 et 1992 (années de braise), le pays a connu des manifestations et des mouvements d’humeurs appelés « villes mortes » qui se sont soldées par un bilan de plus de 400 morts. Les victimes les plus célèbres des manifestations de février 2008 sont notamment Paul Eric Kingue, encore en prison, et Lapiro de Mbanga qui vient de rendre l’âme à Buffalo aux USA le 16 mars dernier. Plus récemment encore, après l’élection présidentielle d’octobre 2011, deux leaders de l’opposition progressiste Alexis Ndema Same et Albert Moutoudou, président et secrétaire général de l’Union des populations du Cameroun (UPC) (Albert Moutoudou, coauteur, avec Jean Chatain, du livre Kamerun, l’indépendance piégée, sur la guerre d’indépendance qui opposa l’UPC à la France coloniale (L’Harmattan)) ont été interpelés et se voient reprocher l’organisation d’un rassemblement contestant la légitimité d’ « Elections Cameroon » (ELECAM), organisme chargé de refondre les listes électorales et d’organiser les scrutins. Cette institution étant très contestée par la majorité des leaders, a donc été pointée du doigt pour avoir favorisé la réélection du dictateur Paul Biya.

En définitive donc, Paul Biya doit son maintien au pouvoir grâce, en 2008, à la modification de la constitution de 1996 fruit d’un dialogue appelé tripartite décidée après les années de braises de 1991 et 1992. Cette modification a été considérée comme une trahison à travers le non-respect de l’une des clauses de la tripartite qui limitait le mandat présidentiel à sept ans renouvelable une seule fois. C’est la levée du verrou de la limitation du mandat présidentielle qui a fait déborder l’eau du vase. La répression sanglante qui en est suivie est restée en travers de la gorge des jeunes les plus courageux. Le discours de circonstance du président de la République a mis un point d’honneur pour mettre hors d’état de nuire tous ceux qui, appelés « apprentis sorciers », oseraient encore montrer son nez dehors. Depuis cette date, la population camerounaise est donc victimes de cette répression psychologique qui hante les esprits. La peur dans le ventre de se voir flouer une balle dans la nuque par les « milices » du dictateur appelée « BIR » n’a pas encore été dominée. En attendant que la peur puisse changer de camp, la vigilance de la population est légendaire par le choix qu’elle s’est donnée de répondre aux abonnés absents sur des questions et les participations politiques.

Voici le classement complet de Huffington Post

1· Arabie Saoudite : Abdullah Bin Abdul-Aziz Al Saud, 88 ans, au pouvoir depuis 2005

2· Oman : Qaboos Bin Said Al Said, 73 ans, au pouvoir depuis 1970

3· Cuba : Raúl Castro, 81 ans, au pouvoir depuis 2006

4· Iran : Ali Hosseini-Khamenei, 73 ans, au pouvoir depuis 1989

5· Koweït : Jaber Al Hamad Al Sabah, 83 ans, au pouvoir depuis 2006

6· Laos : Choummaly Sayasone, 76 ans

7· Kazakhstan : Noursoultan Nazarbaïev A., 72 ans, au pouvoir depuis 1990

8· Guinée équatoriale : Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, 70 ans, au pouvoir depuis 1979

9· Cameroun : Paul Biya, 79 ans, au pouvoir depuis 1982

10·Congo-Brazzaville : Denis Sassou Nguesso, 69 ans, au pouvoir de 1979 à 1992 et depuis 1997

11· Fidji : Ratu Epeli Nailatikau, 71 ans

12· Angola : José Eduardo dos Santos, 70 ans, au pouvoir depuis 1979

13· Singapour : Tony Tan Keng Yam, 72 ans, au pouvoir depuis 2011

14· Ouganda : Yoweri Kaguta Museveni, 68 ans, au pouvoir depuis 1986

15· Côte-d’Ivoire : Alassane Ouattara, 70 ans, au pouvoir depuis 2011

16· Zimbabwe : Robert Mugabe, 88 ans, au pouvoir depuis 1987

Tchakounte Kemayou 


Cameroun : l’homme n’est plus. Lapiro, ndinga man. Lapiro, ngata man

« For begining for today, you must learn chapter for Ndinga Man .
Chapter one : no make erreur
Chapter two: erreur for mbutuku n’a Ndame for ndossss
Chapter three: mbut na sick….
Que des leçons de la vie tu as donné dans la blague et le sense!
 »

1794799_745951818772004_1850160960_n.jpgXXXXXXXX

Voilà donc un extrait tiré de celui que les Camerounais appellent affectueusement « Ndinga Man ». Son langage, issu du monde populaire, de l’homme de la rue, des bidonvilles, est considéré comme le langage de la révolte, de la révolution. Son « Pidjin » (langue populaire, une sorte de camfranglais, un mélange de français, d’anglais et quelques tournures langagières) est d’une excellente lisibilité et d’une facilité accessible dans laquelle beaucoup de Camerounais qui n’ont pas été à l’école se reconnaissent.

Lambo Sandjo Pierre Roger, alias Lapiro de Mbanga, né en 1957, de nationalité camerounaise et père de 7 enfants, fut parmi les premiers Camerounais à s’attaquer au système. Sa mort survenue aux Etats-Unis où il était réfugié politique, des suites de maladie qu’il n’avait pu soigner pendant sa détention au pénitencier de New-Bell, prison tristement célèbre, à Douala. Le 24 septembre 2008, le tribunal de grande instance a condamné Lapiro de Mbanga à croupir durant trois années pleines dans les geôles du département. L’artiste a été reconnu coupable de « complicité de délit d’attroupement, complicité d’obstacle à la voie publique, et complicité de pillage en bande » : une avalanche de crimes au Cameroun. Il faut rappeler que c’est à la suite d’une crise appelée manifestation contre la vie chère en février 2008.  Lors de ce mouvement de contestation 40 jeunes gens (chiffres officiels), 150 (chiffres de la société civile) ont été froidement assassinés par l’armée de Biya.  L’artiste, a été accusé de « complicité de délit d’attroupement » comme pour dire que Ndinga Man a motivé les jeunes à un « pillage en bande ». C’est là où commence le malheur de l’homme fort de Mbanga comme sait si bien le dire son compatriote Jacob Nguini, le célèbre guitariste, ex-soliste de l’orchestre Rocafil Jazz de feu Prince Nico Mbarga, « Il s’agit d’un acte criminel de la part des autorités camerounaises. Lapiro est mort d’une maladie qui avait été détectée dès sa première année en prison… Un ordre explicite avait été donné de ne pas le soigner. Cette information avait été communiquée à Lapiro lui-même pendant qu’il était derrière les barreaux… Au moment où il est sorti de prison et il est arrivé aux USA, il était trop tard pour le sauver… Lapiro avait été curieusement libéré parce que les autorités camerounaises, qui connaissaient la vérité sur sa maladie, ne voulaient pas qu’il meure en prison… »

1512409_727083760646208_1695044132_n

Avant d’avaler sa pipe, il a été accablé, humilié sans pince rire. La sentence a été forte et sans appel. L’homme était condamné à payer 280 millions de F Cfa (426 857 €) au titre de dommages et intérêts à répartir entre la Société des plantations de Mbanga et le Centre divisionnaire des impôts de la même ville qui avaient porté plainte contre. S’il est vrai que cette condamnation était injuste il est aussi bien curieux de comprendre ce que voulaient les autorités administratives et politiques, pardon, que dis-je les autorités judiciaires en lui infligeant cette lourde somme d’argent. Comme le clame mon ami Jean-Claude Nyoug, « Comment parviendra-t-il à réunir une telle somme dans un pays rongé par le chômage, où gagner 20 000 F Cfa (30 €) relève d’un véritable exploit mensuel ? »

A vrai dire ces accusations ne datent pas d’aujourd’hui comme en témoigne Macaire Lemdja. Beaucoup « … ont commencé, avant son décès, à salir sa mémoire en l’accusant d’avoir été acheté par les services de renseignement pendant les années de braise (1991 et 1992, ndlr) ou l’ont accusé d’inceste et de pédophilie (article paru dans LAnecdote) devront avoir le courage aujourd’hui d’avancer à visage découvert ». C’était un moment terrible qu’avait traversé Ndinga Man à l’époque et personne ne pouvait imaginer l’homme de Mbanga encore debout malgré toutes vicissitudes de la vie. Que non ! L’homme est resté inflexible et égal à lui-même. Seulement à me rappeler de l’un de ses morceaux choisis, je pleure de rage :

« Na last time be time. Long crayon don be talk say les mêmes causes produisent les mêmes effets. Dan be say this who go do café na yi go do caca.”

Mon Dieu ! Quel courage avait cet homme de s’attaquer à l’homme du pouvoir, l’homme lion qu’il appelle « Man for Ngola ». C’est donc un artiste complet et tout un symbole.

1016958_10201918385017609_1641674666_n

Je vous livre un texte d’une de ses chansons que j’affectionne beaucoup. Ce texte est une retranscription d’un compatriote camerounais nommé Vakunta :

Ancien chaud gars na mouilleur!

Step down! Démissionnez!

Because you dong over massacré constitution…

You dong over échouer

Subordination du pouvoir judiciaire na you!

Subordination du pouvoir législatif na you!

Manoeuvre politique avec impunité na soso you!

Step down! Démissionnez!

Because you dong over mouiller!

Insécurité généralisée—

 Chavoum dong hala for banque for Bonaberi

Fusils dong hala for Pont de Wouri

Dem dong meng your chef de terre,

Kamambrou for Bakassi

You dong over mouiller!

 Step down! Démissionnez!

Ngeme and chômage

Dong multiplié for dis mboko

Bendskinneurs, chauffeurs clandos,

Laveurs de voitures, tackleurs, sauveteurs

Bayam sellams, coiffeurs and coiffeuses ambulantes

For Marché Central, call-boxeurs…

Dem di pointer na for dong rain and for dong sun…

Preuve, dem di kick muna bébés

For maternité everywhere for we own kondre.

 No be youa boulot na sécurisation

Des personnes et de leurs biens?

A vrai dire this one na échec total

If you no fit garantir sécurité sep for nourrissons!

Step down! Démissionnez! You dong over mouiller!
RIP NDINGA MAN !!!

Tchakounte Kemayou


Cameroun: Le Pr. BIYOGO crée l’événement et bouleverse les convictions scientifiques établies

Du 13 janvier au 08 mars dernier, l’Université de Douala, et plus particulièrement l’Ecole doctorale de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines (FLSH), et et d’autres institutions telles que l’Ecole doctorale des Sciences Humaines, Sociales et Educatives de l’Université de Yaoundé 1,  l’ESSTIC (Ecole des Supérieure des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication, l’Université Catholique d’Afrique Centrale (UCAC), l’Ecole doctorale de Théologie, des Sciences Sociales et de Technologie de l’Université Protestante d’Afrique Centrale (UPAC), ont connu une effervescence particulière. Les enseignants et doctorants de ces universités, sans oublier d’autres curieux venus d’ailleurs, ont eu droit à un séminaire doctoral initié au départpar la FLSH sur la méthodologie et l’épistémologie des sciences. A cet effet, c’est le gabonais Professeur Grégoire BIYOGO, diplômé de la Sorbonne et chaire de méthodologie et d’épistémologie de la recherche, qui était le maître de séant et l’invité du Doyen de la FLSH de l’Université de Douala, le Pr EFOUA MBOZO’O.

72871_10201473296219630_543508239_n
Séminaire doctoral à la FLSH, à l’Université de Douala, animé par le Professeur Grégoire Biyogo
1920368_10201718409987321_1802346160_n
Séminaire doctoral à l’ESSTIC, à l’Université de Yaoundé I, animé par le Professeur Grégoire Biyogo

Le Shemsu Maât (Le savant), comme se fait appelé lui-même, est venu au Cameroun pour une première étape d’une périple africaine pour donner aux étudiants, chercheurs et enseignants, sans oublier le grand public, les outils de scientifiques qui leur permettront de mieux appréhender les enjeux épistémologiques du monde de la recherches en vue de donner l’Afrique ses lettres de noblesse quant à la place que ce continent a occupé dans le monde de la connaissance. Pour ce faire, les grands canons de la méthodologie des sciences doivent être connus de tous. L’une des caractéristiques majeures de cette leçon d’épistémologie est la notion de « modélisation quinaire ». Ce concept, selon le maître de céans, est une théorie qui consiste à organiser tous travaux scientifiques autour de cinq axes principaux.

1538794_10201470301544765_155382301_n
Séminaire doctoral à la FLSH, à l’Université de Douala, animé par le Professeur Grégoire Biyogo
1620441_10201489649308447_2038956313_n
Séminaire doctoral à la FLSH, à l’Université de Douala, animé par le Professeur Grégoire Biyogo

La théorie de la modélisation quinaire : une révolution des convictions scientifiques ; Cérémonie de dédicace du dictionnaire comparé égyptien/fang-beti :

Depuis 2005, date de sortie de son ouvrage intitulé « Traité de méthodologie et d’épistémologie de la recherche » chez le Harmattan, le Pr BIYOGO s’est fait le maitre à penser d’une posture païenne de la pensée universelle qui plaçait l’Afrique aux antipodes des origines de l’esprit scientifique, selon la conception de Gaston BACHELARD. C’est donc, ce que je peux appeler cette « révolution épistémologique » qui a fait l’objet de toutes les curiosités du monde scientifiques à Douala et Yaoundé. Pour le Pr BIYOGO, le temps est donc révolu de considérer l’Occident et particulièrement la Grèce antique comme les références en matière de l’innovation, de l’origine et de l’esprit scientifique. L’Afrique et plus particulièrement les données d’origine égyptiennes doivent être les fils conducteurs des recherches scientifiques, des mémoires et des thèses dans les universités africaines. C’est le devoir qui doit être celui de la jeunesse pour redonner au continent noire ses lettres de noblesse d’antan. Le périple du Shemsu Maât BIYOGO s’est achevé à Yaoundé par une séance de dédicace de tous ses 45 ouvrages scientifiques.

1531714_10201470151861023_775939296_n
Séminaire doctoral la FLSH, à l’Université de Douala, animé par le Professeur Grégoire Biyogo
1743489_10201719339410556_1454937532_n
Séminaire doctoral à l’ESSTIC (Ecole Sup des Sciences, Techniques de l’Information et de la Communication), à l’Université de Yaoundé I, animé par le Professeur Grégoire Biyogo

Comme prévue, la cérémonie dédicace du dernier des 45 ouvrages du Shemsu Maât Grégoire Biyogo s’est tenue ce vendredi 7 mars 2014 à l’amphi 700 de l’Université de Yaoundé I. Présidée par le Ministre de l’Enseignement Supérieur du Cameroun, l’éminent et fameux Pr. Jacques Fame Ndongo, en présence des plus grandes personnalités des universités Camerounaises, et des membres du gouvernement camerounais.

1003550_10201720048468282_871116233_n
La remise des distinctions et décorations par les soins du Shemsu Maât Grégoire Biyogo, Président fondateur de l’Université « Le Per Ankh de la Renaissance » et PDG des éditions Imhotep., Directeur de « Formation Doctorale du Centre Universitaire Européen De Management ». ici le Pr. Jacques Fame Ndongo, Ministre de l’Enseignement Supérieur, Chancelier des Ordres académiques.

923050_10201472781166754_459595118_n

Cette cérémonie a été un véritable événement intellectuel qui a ouvert un débat franc entre le ministre, le Pr. Grégoire Biyogo, le célèbre politologue camerounais Owona Nguini et les autres universitaires. Éloquence d’un éminent Savant du monde Noir… Grand Dieu !…. Pr. BYIOGO a fait écrouler les sentiers battus dans lesquels est installée la recherche scientifique en Afrique. Le Sociologue camerounais Pr. Valentin Nga Ndongo (Directeur de l’Ecole Doctorale des Sciences Humaines, Sociales et Educatives de l’Université de Yaoundé I) l’a fort bien attesté, avouant en toute humilité que les conférences du Pr. Biyogo ont ébranlé ses convictions scientifiques qui faisaient son orgueil depuis des décennies. Et les retombées alors ? Là réside le plus grand challenge actuellement ! Comment la communauté scientifique du monde noir capitalisera toutes ces découvertes biyoguienne en vue de l’avènement de la troisième révolution copernicienne prédite par le Shemsu Maât sur la terre africaine?

Tchakounté Kemayou


Cameroon Business Forum : le Cameroun veut obtenir le meilleur classement de « Doing Business »

La 5ème édition de la Cameroon Business Forum (CBF) s’est tenue ce jeudi 6 mars 2014 à Douala. C’est une rencontre tripartite ((Etat du Cameroun, secteur privé et partenaires du développement) qui a pour objectif primordial d’assainir le climat des affaires afin d’améliorer le rang du Cameroun dans le classement annuel du « Doing Business ». Pour cette édition, le thème était intitulé « Accélérer la facilitation des procédures pour asseoir les jalons de l’émergence ». Chaque année, la Banque Mondiale publie un rapport sur le classement qu’elle appelle « Doing Business » qui donne des indicateurs sur la facilité de faire des affaires dans 180 pays. Le Cameroun se retrouve, en 2013, au 168ème rang mondial sur les 180 pays. Il a donc perdu 7 places par rapport au classement du 2012. Cette situation ne plaît pas au gouvernement camerounais qui a pris, depuis 2010, la résolution d’organiser un forum en vue de trouver des solutions dans l’assainissement du climat des affaires.

1382705749777

La mission du Premier Ministre camerounais Yang Philémon à Douala revêt une double importance significative : impulser les affaires et améliorer l’image du pays tant ternie depuis belle lurette par ceux qui viennent faire des affaires, non satisfaits, repartent déçus et découragent par la suite leurs paires qui souhaitent investir au Cameroun. Yang Philémon insiste sur le fait que lui et sa suite viennent à Douala pour dire aux hommes d’affaires et partenaires du développement que le gouvernement vient vers eux les écouter afin de prendre leurs doléances en compte. Cependant, certaines informations restent méconnues par les acteurs chez qui la Banque Mondiale s’informe pour faire son classement. Les réformes qui ont été mises en place pour améliorer ce climat des affaires au Cameroun sont nombreuses. Ce qui fait au Premier Ministre que les progrès ont été réalisés, à savoir : promulgation le 18 avril 2013 de la loi portant Code d’incitation aux investissements au Cameroun ; la mise en place d’un centre pilote de dédouanement des véhicules (en 48 heures) au Port de Douala ; la création d’une agence des Petites et Moyennes Entreprises (PME), signature d’un décret portant extension des annonces légales à la presse privée camerounaise ; la dématérialisation des opérations du commerce extérieur, informatisation des documents d’urbanisme.

Cependant, les acteurs du monde des affaires restent toujours sceptiques, malgré les assurances de Yang Philémon. Ils soulignent des poches de résistance qui persistent encore à être bannies de l’environnement des affaires au Cameroun. C’est Monique Courchesne, représentante de l’IFC qui crève l’abcès en dressant un rapport mitigé de l’application des différentes recommandations en estimant que : « Sur 49 recommandations adoptés en 2013 couvrant 13 chantiers, dont 25 étaient nouvelles et 20 objets de reconduction, 20 seulement ont été exécutées, pour un taux de 41%. 17 sont en cours d’exécution, 4 n’ont pas encore débuté, 8 sont en requalification, ou ont été reportées » (Lire dans Cameroon Tribune). Quant aux hommes d’affaires eux-mêmes, c’est une déception totale après tant d’énergies mises pour booster les affaires. Pour Protais Ayagma, président d’un groupement patronal dénommé « Entreprises du Cameroun » (ECAM) qui affirme tout de même que « La seule réforme interne significative reste l’avènement des Centres de formalités de création des entreprises qui ont permis de regrouper en un lieu unique, l’ensemble des intervenants dans le processus de création d’entreprise. La deuxième réforme majeure a été la révision de l’Acte uniforme relatif au droit commercial général et de celui portant organisation des Sûretés » (Lire dans Cameroon Tribune). Depuis le dernier CBF en 2013, il n’y a pas eu d’avancée majeure. Il continue en disant : « Le recul de sept places s’explique par le fait que les recommandations ont été peu exécutées. 20 seulement ont été exécutées, et quand on dit cela, il faut voir s’il y a réellement eu impact. Ce qui n’est pas vraiment le cas. Deux concernaient le secteur privé. Il n’y en a qu’une qui a été exécutée, et ça date d’hier [mardi 04 mars Ndlr]. Il s’agit de la mise en place d’une plateforme entre secteur privé. Un code éthique devait aussi être mis en place, mais en l’absence de la plateforme, ça n’a pas été fait » (Lire dans Cameroon Tribune).

Il y a tout de même un manque de volonté de la part des pouvoirs publics. Il faut taper en plein pieds sur le mil. La perde de 7 places dans le classement « Doing Business » 2013 depuis la tripartite du Cameroon Business Forum de février 2013 est une preuve suffisante pour rester sceptique quant au classement 2014 à venir de la Banque Mondiale. Il s’avère judicieux de préciser avec beaucoup d’insistance que c’est le privé qui crée la richesse. Le rôle de l’Etat doit demeurer dans la régulation stricto sensu. La croissance en dépendra inéluctablement. Et une fois de plus, Protais Ayagma de s’insurger du fait que le gouvernement camerounais, faute d’innover, a la faiblesse de copier des systèmes qui ont fait leur preuve : « Quand on dit qu’il y a facilitation, il faut aller jusqu’au bout, soutient Protais Ayangma. Il y a des pays où on n’a pas besoin de notaire, pour créer une entreprise. Ou alors, revoir à la baisse leurs honoraires… Les problèmes d’eau, d’énergie, la situation du Port autonome de Douala, sont autant de freins dans l’amélioration de la situation » (Lire dans Cameroon Tribune).

Tchakounte Kemayou


La question du statut de la femme africaine : quel regard ?

Le 08 mars de chaque année la Femme est célébrée dans le monde entier à travers ce que l’ONU appelle par un slogan marketing « Journée Internationale de la femme ». Le thème de cette année est intitulé « L’égalité pour les femmes, c’est le progrès pour toutes et tous ». Le Cameroun n’étant  pas en reste, se joint aussi à l’ONU pour célébrer la Femme en rendant publique son thème de la journée qui est intitulé « Défis et réalisations des objectifs du millénaire pour le développement des filles et des femmes ». Il convient ici de remarquer la portée de ces deux thèmes qui soulèvent implicitement ou explicitement les problématiques de progrès/développement et égalité. Concepts si chers au développement dans un contexte africain en ces temps modernes. Cela m’amène donc à me poser la question de savoir ce que représente la femme africaine. Le statut de « sous-développement » et « d’inégalité » qui persiste dans notre société sont-ils le fait de la « déshumanisation » de la femme ou alors l’on considère la femme comme le levier de la modernisation de notre société ?

1459803_776554035693812_481353164_n

La Femme comme servante

Cette conception de la femme en tant que compagnons servante de l’homme est encore plus répandue dans l’opinion des mâles et de certaines femmes. A titre d’illustrations, c’est la femme qui se lève tôt à 04 heures le matin, elle se met à la tâche ménagère et est la dernière à dormir. Parfois, c’est aux environs de 22 heures ou minuit qu’elle peut rejoindre son lit. Ceci après une rude journée de dures tâches de maison. Sa tâche commence d’abord par les enfants qu’il faut apprêter pour l’école : les laver, les habiller, leur servir le petit déjeuner, les accompagner à l’école non sans avoir donné les conseils aux bouts de chou sur l’environnement scolaire de plus en plus hostile. Monsieur le mari, pour garder la bonne humeur doit avoir son repas du bas-ventre avec sa femme dès 5 heures du matin avant de passer à table pour le repas du ventre avec les enfants. Il prend donc la route du boulot pendant que madame accompagne la progéniture à l’école. Elle reste donc seule à la maison pour s’occuper des tâches ménagères que la société a tôt faites de considérer cette occupation comme une profession. Elle lave, elle blanchit, elle cuisine, elle jardine, elle repasse, elle fait le baby-sitter, elle fait des commissions, elle garde la maison et que sais-je encore ? Beaucoup d’africains et plus particulièrement de camerounais comme moi ont eu comme « profession de la mère : ménagère » dans leurs diverses pièces officielles. Curieusement, c’est la seule « profession qui reste jusqu’à nos jour reconnue et officielle mais qui n’a pas de statut. Pour preuve, quelle est le salaire de nos mamans appelées pompeusement « Ménagère » ? Evidemment, l’opinion africaine considère ce statut de la femme comme « normal ». Son « rôle » c’est de rester à la maison, de servir de partenaire sexuel de l’homme et d’éduquer les enfants.

Il devient, de nos jours, tout à fait absurde d’avoir une conception de la femme sur le schéma décrit ci-dessus. La mondialisation et tout ce que cela comporte comme effets secondaires est venue remettre en question, dans un contexte de pauvreté, cette conception africaine sous le prisme du développement et du progrès. La première critique formulée à la conception de la femme ménagère est l’asservissement et la déshumanisation de la femme en la réduisant à une servante. La deuxième critique relève du fait que cette conception avait pour effet négatif de considérer la femme comme « la remplaçante » de l’homme et non comme « la compagne » ou « la complémentarité » de l’homme. Cette conception africaine et camerounaise a créé sa propre mort devant la poussée de la mondialisation. Celle-ci est donc venue avec des concepts innovants comme « l’égalité » entre l’homme et la femme.

L’émancipation de la femme africaine

La problématique de l’émancipation de la femme est donc le fait d’une culture de la conscience collective de la déshumanisation de la femme par les hommes en Afrique. Les raisons pour lesquelles les femmes sont considérés comme telles sont légion. La population étant considérée comme un marché potentiel dans un contexte de la mondialisation, la femme devient un objet marketing. Il devient donc nécessaire d’influencer l’opinion collective par le concept d’égalité homme/femme en considérant par exemple que la femme n’est pas née pour être « ménagère », elle peut aussi « travailler » comme l’homme et se prévaloir des droits et devoirs conférés à ce statut. Du coup la question qui se posait sur la paternité des tâches ménagère se pose et il devient donc légitime de les imputer aussi à l’homme. Il devient, en ce moment difficile de faire la nuance entre la responsabilité de l’homme et de celle de la femme dans le cas où celle-ci n’exerce aucune activité professionnelle. Quelle sera maintenant le statut de la femme en ce moment-là ? Celle-ci va-t-elle rester « ménagère » comme je l’ai démontré plus haut ?

Le concept de féminisme ne tombe pas du ciel comme un cheveu dans la soupe. Dans le contexte de mondialisation, la femme est devenue un objet de marketing sous plusieurs aspects : planning familial. Je me suis toujours posé la question sur le sens du financement de planning familial par la Banque mondiale. Est-ce pour le bien-être de la femme qui revendique ce droit de décider en toute âme et conscience le moment propice pour elle de concevoir ? Soit. Il serait tout de même absurde de refuser à la femme le droit de prendre une décision utile pour son bien-être. Cependant, peut-on par-dessus tout considérer la problématique de la guerre du nombre comme moins importante que le bien-être de la femme ? Autrement dit, la guerre du contrôle de la population mondiale dans le monde où la croissance des populations non européennes vécue en Occident comme une menace géostratégique est-elle moins à considérer que le bien-être de la femme ? Cette idéologie sur le fait que la population africaine et en particulier camerounaise est trop nombreuse n’est-elle pas utopique ? Elle est même, à la limite, une baliverne. Du coup, je peux comprendre le pourquoi de cette notion d’égalité homme/femme si chères aux féministes engagées.

Le contexte de pauvreté n’est pas pour faciliter la compréhension non plus. L’homme qui allait au boulot tôt le matin est considéré comme chef de famille. Détenteur de pouvoir d’achat, il est de ce fait considéré comme un homme puissant, donc, celui qui a le destin de la famille entre ses mains. Le chômage élevé de l’homme est donc signe que le glas a sonné pour lui. Du coup, la donne change et la femme se voit nantie d’un devoir de survie de la maisonnée. Elle est alors livrée aux petits commerces de la rue et de la trié appelé vulgairement au Cameroun « bayam sellam ». Ce pouvoir financier dévolu aux hommes change de mains. La question d’égalité homme/femme trouve son pesant d’or. La femme revendique alors cette « place » qui est la sienne et que l’homme occupe illégalement. Au fait, de quelle « place » s’agit-il ? Certainement de la compagne jadis peut-être jamais reconnue par la société pourtant le statut de ménagère ne lui a jamais été reconnu.

Il s’agit ici de reconnaitre que la femme est un être humain qui doit jouir des mêmes droits et devoirs que les hommes. Cette conception selon laquelle la femme est la maîtresse de la situation économique de la famille n’est pas fortuite. Elle est belle et bien un construit idéologique qui a pour objectif de donner à la femme des convoitises injustifiées et injustifiables. Les critiques apportées à la conception de la femme africaine sont justifiées. Il faut aussi le dire sans ambages, cette conception de la femme africaine décrite plus haut est trop biaisée et bafouée par le fait de l’esprit de domination exacerbée de l’homme africain moderne dit « civilisé » qui a réduit la femme à une servante. L’Afrique a toujours, et ce depuis des lustres, considéré la femme comme le centre de l’univers car mamelle nourricière de l’humanité. Pour preuve, d’où vient-il que dans notre génération la femme doit porter le nom de son mari alors que nos mères et grand-mères portaient ou portent leur propre nom?! Il serait donc injustifié que la conception de la femme africaine soit dénouée de tout son sens pour donner à la femme la place qui n’est pas la sienne.

Bonne fête mesdames !

Tchakounté Kemayou (TKC_YVES)


Cameroun : L’orientation académique des élèves, un projet social au service du développement local

Le 1er mars 2014 est une date mémorable pour un baptême de feu pour le moins spectaculaire. L’association dénommée « Le Ndé En Force ADI» en abrégé NEFA (Ndé, du nom d’un département de la région de l’Ouest Cameroun) vient donc d’inaugurer une série de séminaires annuelle d’orientation des élèves de la classe de Terminale de ce département. Durant 10 heures d’horloge, les participants ont eu droit aux conseils théoriques et surtout pratiques des procédés à mettre en œuvres pour un choix optimal quant à leur orientation professionnelle et académique après le Baccalauréat par des experts et étudiants rompus dans leurs domaines respectifs.

1977016_646039935432676_21371172_n
Une vue des élèves participants et attentifs aux conseils de l’expert en tourisme Yves Pascal Honla

Le projet social dénommé « Coaching des élèves de Terminale du Département du Ndé » est l’œuvre d’un groupe de jeunes ambitieux et soucieux du développement durable de leur département d’origine. L’idée vient du fait d’un triste constat que les jeunes camerounais, surtout ceux résidants hors des grandes villes comme Douala et Yaoundé, n’avaient aucune information concernant les filières universitaires et les carrières à cours et à long terme que peuvent mener ces formations. Les désertions scolaires et les échecs répétés sont considérés comme les conséquences d’une mauvaise orientation pendant les études du secondaire. Il était temps de mettre à la disposition de ces jeunes élèves vivant pour la plupart en campagne des astuces et des outils qui leur permettront de faire le meilleur choix pour la réussite de leur cursus académique et leur carrière professionnelle. Pour ce faire, l’association « Le Ndé En Force » a mis les petits plats dans les grands en organisant ce séminaire de coaching avec à la clé des professionnels, doctorants et des hommes d’affaires qui sont venus partager leurs expériences si enrichissantes et si diversifiées.

1653338_646039892099347_675014423_n
Une vue du panel d’experts et professionnels

Sous la coordination d’Arnaud Nana (Chef de projet), les 100 élèves, sélectionnés selon leur mérite au cours du 1er trimestre 2013 de l’année scolaire en cours, ont donc écouté attentivement les conseils des professionnels comme Achille Fumtchum (Télécommunication et Informatique), Frank William Batchou (Journalisme et communication), Olivier Kassi dit Kangol Ledroïd comme nom d’artiste designer (Art et culture), Olive Chabet (Gestion des Ressources Humaine (GRH)), Tchakounté Kemayou (Sociologie), Jean-Jacques Njoh-Mbappe (Génie civil et BTP), Yves Pascal Honla (Tourisme), Me Nkongho Tom (Avocat), Dr Simo (Pharmacie) et Hon. Djeuyong Frédéric (Entreprenariat). Les grands absents, à savoir les experts dans les domaines de la médecine et le génie agricole ont laissé tout de même un vide qui a été comblé par une ambiance et un enthousiasme que les experts ont suscité chez ces jeunes élèves soifs d’avoir leur Baccalauréat et d’intégrer le monde universitaire. Ces élèves sont donc des ambassadeurs auprès de leurs pairs. Les conseils qu’ils ont reçus seront retransmis avec la fidélité qu’on reconnaît aux meilleurs élèves. D’où le choix selon les résultats obtenus.

1962829_10203255873023600_842648243_n
Une vue des personnels enseignants des lycées et collèges de la ville de Bangangté

Il est, toutefois, à noter que c’est une 1ère expérience qui a tout de même connu un grand succès avec le patronage de la mairie de Bangangté, avec aussi et surtout les enseignants curieux qui souhaitaient avoir une idée de ce projet social qui a fait courir plus de 100 élèves. Cela n’a pas empêché le séminaire de tenir les promesses des fleurs et de susciter beaucoup d’intérêts des jeunes sur les métiers qu’ils n’ont connus que sur place.

La fin du séminaire de coaching a été marqué par la remise des attestations de participations aux élèves, une photo de famille, des discours de circonstance et plus particulièrement de celui de la Présidente Viergine Du Ndé qui, malgré l’accident survenu le 12 janvier 2014 de retour sur Douala après une mission sur Bangangté pour préparer l’événement, a tenu a remercier tous les participants et les sponsors et plus particulièrement AREA Cameroun, société d’assurance représenté par Rodrigue Kendo. Toute la logistique, la mise en place et la discipline des élèves participants est une oeuvre des mains chaleureuses de Ella La Rose qui a veillé au grain. Pour une meilleure organisation dans l’harmonisation et la synchronisation des articulations du séminaire, Armand Tankoua n’a pas été de tout repos. Il faut le dire sans hésiter, le concours des relais résidant sur place à Bangangté piloté des mains de maître par Flore Namedji a été incommensurable, sans oublier le très remarquable Emile Désiré Singeh à travers son cabinet de conseil en management « Go Ahead Africa ».

Vivement, à l’année prochaine !

Tchakounté Kemayou


Réunification du Cameroun : marginalisation de la partie anglophone

Le décret du chef de l’Etat annonçant finalement la tenue du « Cinquantenaire de la réunification du Cameroun » le 20 février 2014 est finalement loin de dissiper les doutes de ceux qui avaient peu d’espoir à la concrétisation de cet événement national. Les festivités du « Cinquantenaire de l’indépendance » tenues en 2010 devraient être suivies par les festivités du « Cinquantenaire de la réunification » en 2011 pour respecter les dates du cinquantenaire de l’indépendance du Cameroun francophone (1960) et de la réunification de la partie anglophone avec la partie francophone (1961). Ce qui avait donné naissance à la « République fédérale du Cameroun » avec deux Etats fédéraux.

Hôtel de ville de Buea : Symbole de la réunification du Cameroun ?
Un bel immeuble de l’Hôtel de Ville de Buea construit récemment (Photo: © C. T.)

Les questions qui subsistent, entre autres, est celle-ci : pourquoi avoir attendu 3 ans avant la tenue du Cinquantenaire de la réunification du Cameroun ? Les travaux de réfection des structures d’accueil de l’événement ont été les raisons officielles jusqu’ici entendues çà et là. Mais, il n’en demeure pas moins vrai que d’autres voix dissonantes et plus particulièrement de celles de la population de la partie anglophone estiment que ce retard est loin d’être dû aux travaux d’aménagement et de réhabilitation des infrastructures urbaines. En effet, la population et les leaders de la partie anglophone, plus particulièrement ceux du NCNC (Mouvement sécessionniste anglophone) estiment que ce retard est révélateur du climat de marginalisation dont est victime cette partie minoritaire de la population.

Réunification du Cameroun : un coup d’Etat des francophones ?

La marginalisation du Cameroun anglophone est une habitude, voire un système bien pensé qui est mis en place depuis fort longtemps et qui structure la gouvernance. Les leaders anglophones ont toujours considéré le traité de Foumban, d’octobre 1961, comme un coup d’Etat de la partie francophone sur la partie anglophone qu’ont organisé Ahidjo et Fontcha. Ces deux hommes d’Etat, par ailleurs président du Cameroun francophone pour le premier et première ministre du Cameroun anglophone pour le second, deviennent par ce traité de la réunification du Cameroun, président et vice-président respectivement de la République fédérale du Cameroun. C’est donc à ce moment précis qu’est scellé le sort du Cameroun anglophone afin de faire de ces habitants des hommes de seconde zone.

Cette marginalisation consommée, l’Etat unitaire sera alors proclamé en 1972. Ainsi, d’une « République unie », le  Cameroun devient une « République » tout court. Cette marginalisation continue et se manifeste dans les faits par une attention de moins en moins soucieuse du développement de cette région riche en ressources. Des richesses accaparées par la partie francophone. Dans les actes de nomination et de dotation en infrastructures, cette partie a toujours été reléguée en second plan dans les priorités de l’Etat « unitaire », estiment ces leaders. Que célébrons-nous donc ce 20 février 2014, si ce n’est pas une marginalisation de plus ?

Quelle solution pour régler cette réunification du Cameroun mal menée ?

Le retour du fédéralisme d’antan est la solution pour beaucoup de leaders anglophones et même francophones. Ce retour donnerait non seulement aux deux régions anglophones camerounaises (Nord-Ouest et Sud-Ouest), mais aussi et surtout aux autres régions riches en ressources, mais pauvres en infrastructures et en investissements (provinces du Sud, de l’Est et les régions septentrionales), une certaine liberté de choix des élus fédéraux. Le système fédéral, estime Jogn Fru Ndi leader du SDF, principal parti de l’opposition et originaire du Nord-Ouest, région anglophone, sera celui qui donnera la possibilité d’une grande marge de manœuvre aux dirigeants de chaque Etat fédéral de jouir des fruits de leurs richesses. Ainsi, même l’orthographe du nom « Cameroun » devrait subir une modification en passant de « Cameroun » avec « C » à « Kamerun » avec « K ». C’est donc ce Kamerun du temps du protectorat allemand de 1884 à 1916, que beaucoup de patriotes réclament à cor et à cri. Le Cameroun sous mandat de la SDN confié aux Français et aux Anglais était donc du banditisme pur et simple ; tout simplement parce qu’il était convenu dans le traité de 1884 que les Allemands devaient libérer le territoire 30 ans après. Le Kamerun, sous le mandat de la SND est donc considéré par des patriotes comme une invasion franco-britannique au cours de la conférence de Versailles de 1919.

Les parades militaires et civiles qui se dérouleront le 20 février 2014 marqueront l’apothéose de cette semaine remplie de symboles. A cette occasion donc, la journée a été déclarée fériée chômée et payée sur toute l’étendue du territoire. Un décret présidentiel de remise de peine a aussi été signé le mardi 18 février 2014. Ainsi, certains prisonniers jusqu’ici célèbres à travers l’opération Épervier de lutte contre la corruption et les détournements de deniers publics vont voir leur peine abrogée pour les uns et être libérés pour les autres. Des actes de réjouissance tout de même, mais qui sont loin d’apaiser les esprits si tenaces.

Vivement l’avènement d’un Etat fédéral !


L’amour, comme le jour, a aussi son crépuscule

Chérie

Écoute-moi bien

Le jour s’est levé et

Les jours trépassent rapidement

C’est vrai, je sais que je te dois beaucoup

Loin de moi, tu deviens le pollen si envieux

Les souvenirs vagues de ton visage me hantent

Je deviens fort dingue à penser qu’elle aussi reste perplexe

Photo0237

Chérie

Soit forte, tiens bon

Le crépuscule est proche

Le lendemain sera meilleur

C’est comme ça que les jours nous pissent dessus

Ils viennent et repartent comme des voitures aussi

Si je pouvais jouer sur le temps, je le suspendrais, mais,

Mon cœur est comme le jour, il dort pour moi et se réveille pour toi

(Pour Marie Paule)

Charlot Yves TK


Après Valérie, est-ce le tour de Michelle ?

Beaucoup se rappelle comment la une de Closer qui avait annoncé une liaison avec l’actrice Julie Gayet, il y a un mois jour pour jour. Que le monde va vite ! Cette nouvelle avait fait le buzz dans toute la République française et du monde entier. Le Président Hollande lui-même avait averti les journalistes lors de son vœu de nouvel an aux média français en parlant de « vie privé ». Comme pour dire que la vie privée d’un individu, fut-il président de la République, doit être considérée comme relevant du cadre privé.

1607048_10152189728304494_474528193_n

 

Comme l’instinct masculin domine toujours la vie et suscite un intérêt particulier lorsqu’il s’agit d’un homme public de la carrure du président d’un pays respectable et respecté, il n’est pas toujours ne s’en remettre lorsqu’il s’agit de l’homme le plus puissant du monde. Evidemment, ce qui arrive à Valérie pourrait-il aussi arriver à Michelle qui du reste, est, contrairement à Valérie, mariée officiellement à Barack ? C’est ce que beaucoup de journaux annoncent aujourd’hui à l’instar du très sérieux Washington Post qui annonce une probable liaison (infidèle) entre Barack et Beyonce. Les américains vont-ils avoir leur Gayetgate ? Le photographe Pascal Rostain était en direct ce matin l’invité du Grand Direct des médias sur Europe 1 au micro de Jean-Marc Morandini annonce la une de Washington Post de demain.

Cette autre actualité fracassante ouvre alors le débat sur la problématique du statut de la première dame que la France avait soulevé un temps et qui a encore sa place de nos jours. Loin de là, ne faut-il pas s’interroger sur la capacité des hommes d’Etat à maîtriser leur instinct de masculinité, de maso ? Il serait illusoire de considérer que, même avec sa posture de chef d’Etat, un homme est toujours imprévisible et dangereux. On se rappelle encore que cette belle dame de Michelle, de par sa majestueuse personnalité a éblouie beaucoup de gens qui étaient loin d’imaginer que cet homme de Barack allait jouer cette salle coup à la jolie Michelle qui venait juste de fêter ses 50 ans d’âge dans l’allégresse. Beaucoup ont aussi sitôt fait d’idéaliser ce couple Barack-Michelle. En tous les cas, loin de moi de précipiter l’idée d’une rupture prochaine de couple que j’appellerai de « mythique », il faut déjà penser sérieusement à cette rupture. J’avais d’abord cru à du bluff lorsque les Français s’agitaient autour de la vie privée de leur président. Maintenant, je dois prendre tout ça au sérieux !

La dernière actualité de l’ancienne compagne de François Hollande est la plainte de Valérie contre le journal Closer pour « Atteinte à la vie privée ». Cette info est révélée par BFMTV.

Vivement, que Michelle commence déjà à penser à un prince charmant. Je suis candidat, d’ailleurs ! Rire…

TKC_YVES


Le Cameroun et l’indiscipline caractérisée des autorités publiques

Comme j’ai toujours eu l’occasion de le dire, le Cameroun est gangrené par la peste des fonctionnaires visiblement incultes et indisciplinés. Il m’arrive souvent de vivre des situations un peu déconcertantes où des personnes généralement insoupçonnées se comporte honteusement et sans gêne au vu et au su de tous, même sous la barbe des personnes les plus averties. L’une des scènes les plus cocasses se passe sur la nationale Douala-Yaoundé le week-end du 16 et 17 novembre dernier. Sur la route de Yaoundé en quittant Douala, dans une voiture avec des amis, nous sommes au niveau du péage de Mbankomo. Nous apercevons de loin derrière-nous une longue file de voitures en cortège visiblement en partance aussi à Yaoundé. C’est le bruit des sirènes des deux motards d’escorte qui ont sérieusement attiré notre attention. Après quelques silence de réflexion et de renseignement, nous nous sommes donc aperçu que le cortège est en fait celui du DGSN (Le délégué Général à la Sureté Nationale) du Cameroun. Unes sorte de Directeur Général de la police Camerounaise, qui revenait de Douala après la visite du chef de l’Etat dans la capitale économique et ledit cortège est constitué d’une quinzaine de voitures qui franchissent toutes le péage sans payer.

Quand nous arrivons devant l’agent du péage, le chauffeur s’empresse de demander à l’agent:

– pourquoi toutes ces voitures n’ont-elles pas payé?
– Vous ne voyez pas que c’est le DGSN? Rétorque l’agent.

Nous nous enflammons en lui montrant alors la plaque visible pour tout le monde qui est à côté où il est écrit: « TOUT LE MONDE PAIE« . Nous avons ressentit qu’il était complètement gêné. Et le chauffeur de préciser:

– on n’a pas écrit « SAUF LE DGSN »
– Monsieur, me renchérit-il, il faut respecter les autorités payez et dégagez la voie.

Le retard que nous avons accumulé jusque là nous a contraint à laisser tomber en prenant de nous acquitter de notre devoir de citoyen. Alors, nous avons payé et nous avons continué la route.

Le lendemain au alentour de midi, vers le Péage de Boumnyebel, notre véhicule se trouvais juste derrière un pick up de la Police où se trouvaient des personnes appartenant au corps de la police camerounaise. Ils étaient visiblement à aux obsèques. Au volant se trouvait un commissaire principal de Police. Ce qui nous a d’emblée, c’est ce comportement des hommes en tenus qui utilisent des biens de l’Etat pour des voyages personnels (Abus de biens sociaux). Plus grave encore, ledit le véhicule franchit le péage sans payer.

Le même scénario de la veille que nous avions vécu au péage de Mbankomo nous reviens à l’esprit et le chauffeur de récidiver en questionnant l’agent du péage:

– Pourquoi cette voiture n’a pas payé?
– Vous voyez bien que c’est un véhicule de la police, répond-il poliment sans gêne.
– Je vois surtout que sur la plaque là bas on n’a pas écrit « SAUF LES VÉHICULES DE LA POLICE ». Lui dit le chauffeur en indiquant l’habituel panneau d’avertissement. Et il ajoute: Dans ce cas moi non plus je ne paye pas.

Le gendarme en faction est alors appelé en renfort et tente de jouer le médiateur en commençant par une injonction:

– Monsieur vous devez payer. Argue-t-il d’un ton autoritaire.

Le refus du chauffeur de payer a déclenché un brouhaha indescriptibles et il s’ensuit une violente altercation entre le gendarme, l’agent du péage et nous-même qui encouragions notre chauffeur à ne pas céder aux menaces. La conséquence est immédiate: le blocage de la voie avec une longue file indienne de véhicules à notre suite et un concert gratuit de klaxon. Tout ce spectacle inhabituel a attiré l’attention du commissaire Principal qui s’était arrêté pour acheter quelques fruits et aliments bon marché vendu aux abord de la chaussée. Il arrive donc à la rescousse, se fait expliquer le problème et pour toute réponse dit au gendarme:

-Laissez le partir avec sa malchance!

Notre chauffeur démarre alors en trompe sans payer. Personnellement, je n’en suis pas fier, mais je pense que s’il faut restaurer l’ordre et la discipline, l’exemple doit venir d’en haut.

Abus de pouvoir ou autorité:

L’abus de pouvoir ou d’autorité dans ce cadre précis relève du respect de la discipline sans discrimination ou ségrégation de quelles natures que ce soit. Ici, les hommes en tenues sont considérés comme des personnes privilégiées à qui personnes de peux exiger de respecter les lois de la République. Comment se fait-il que cette catégorie de citoyens viennent à ne pas de soumettre à la règle sous la barbe des personnes qui sont censées les faire appliquer?  Il est établi que ce genre d’attitude peut avoir de graves conséquences affectant l’intégrité de ce corps de métier d’avec la société toute entière.

L’abus de pouvoir ou d’autorité peut prendre diverses formes, dont les suivantes : Intimider ou harceler le personnel; Demander des faveurs ou services personnels; Faire pression sur le personnel d’un service pour l’amener à déformer la réalité des faits ou à violer les règlements. La frustration des autres citoyens qui vivent les faits, peut engendrer un désordre social avec comme conséquences fâcheuses des réactions violentes irréversibles.

Le Cameroun, comme il va! Shame!

TKC_YVES


Le Marchand et Dati : La femme « calculeuse » ou la loi du Talion

Les mecs qui se font entretenir par les femmes sont des gigolos… Comment appelle-t-on les femmes qui qui se font entretenir par les hommes? La question semble malvenue car, dit-on, une femme qui se fait entretenir par un homme est une situation normale. La pauvreté de la langue française pour désigner ce genre de femme « mesquine » face à la récurrence d’un comportement jugé trop mesquin a donné des idées au vocabulaire de la rue au Cameroun. Un homme qui vit aux dépens de la femme a plusieurs appellations : quand il n’est pas un « gigolo », il est un « mougou » ou « boutoukou ». C’est « pile ou face ». Pour certaines femmes, un « homme qui aime bien » est celui-là qui dépense, surtout sans compter, pour sa « bien aimée ». Quand une « certaine femme » vit systématiquement aux dépens de l’homme, n’est-ce pas c’est toujours l’homme qui est indexé quand celui-ci « n’assure » plus ? Vous voyez bien que le terme en français pour désigner ce genre de femme n’existe pas, sauf erreur de ma part… Ce débat sur l’égalité est fondé sur une balance défavorable selon les contextes. L’amour d’une femme est tributaire du bénéfice rentier qu’elle tire de la relation avec un homme. Peu importe les objectifs de ces avantages même si par ailleurs on sait que c’est pour davantage prendre soin d’elle-même, pour son élégance et sa séduction sans faille. J’aime beaucoup citer cette sentence de mon ami et frère appelé affectueusement « Lionking » pour qui : « Les femmes doivent cesser de prendre leur corps pour une boutique, l’homme pour un métier et l’enfant pour un moyen ».

 

Les relations que les Hommes entretiennent de nos jours dans le cadre de l’amour ont toujours été au centre des intrigues. Anthropologiquement parlant, toutes les sociétés ont, sous le plan culturel, des systèmes de vie comportementaux donnant aux deux sexes des « rôles » sociaux bien distincts. Le temps, la technologie et la modernité sont pour beaucoup dans la déconstruction et la construction de ces systèmes de relations amoureuses. Ils ont permis à la société et au Droit, selon les circonstances de chaque culture, de s’adapter aux mœurs, aux us et habitudes comportementales des deux genres. Les Femmes ont pris goût à s’arcbouter sur les hommes parce que, soi-disant, les lois leur donnent la possibilité d’avoir une illusion d’être en position de force. Or, Il y a de plus en plus une évidence quant aux insuffisances légales à cet égard, du fait qu’on a remarqué que les femmes jouissent inopportunément (c’est à dire de façon opportuniste) des dispositions légales. L’avenir proche pourrait les surprendre car c’est dans cette direction que le législateur est désormais en train de regarder… Mais toujours est-il que juridiquement parlant, et c’est mon avis, en relation amoureuse, il serait difficile de parler d’égalité, même dans les faits. Toute relation amoureuse est teintée d’intérêt, qu’on le veuille ou non. J’aime aussi cette ritournelle qui veut que c’est chacun qui paie « sa » facture. De quoi donc se mêle une femme qui porte un enfant pour faire payer un homme sous le simple prétexte qu’il est le géniteur ?

Dites toujours que la femme est l’égale de l’homme…

Le débat de la responsabilité parentale soulève toujours quelques passions. Le principe est le suivant : la maternité est une évidence alors que la paternité sera toujours une présomption, même pour un couple marié ! Ajoutons à cela l’exclusivité de la maternité en période de grossesse. Tout ceci pour mettre en premier les responsabilités maternelles « imposées » qui devraient naturellement et normalement engendrer celles, mêmes financières, du père ! Une femme aimante, affective, vraiment attentionnée ne trouvera aucune difficulté à élever un enfant même en trouvant un autre père adoptif à son enfant. Nul besoin de contrainte juridique ou judiciaire. Les actions judiciaires, au lieu d’établir la paix ou la justice sociale, établie la discorde, la haine et les guéguerres inutiles !

Rachid Dadati, puisqu’il s’agit d’elle, et que toutes les femmes s’en défendent, réclame en tout 6000 euros de pension mensuelle pour sa fille à son ex-compagnon de lit Dominique Desseigne. Il est président-directeur général du groupe Lucien Barrière et président de la Société fermière du casino municipal de Cannes. Sa fortune est estimée à 350 millions d’euros en 2012. Ce qui le classe 118ème fortune de France. Voilà donc le comble des illusions ! On dirait qu’une femme reste une femme. Même avec son statut de ministre, elle ne saurait perdre le réflexe de l’argent, surtout quand c’est au nom, mieux sous le fallacieux prétexte d’une enfant innocente. Le « présumé père », même s’il n’a pas été consentant au départ, devra-t-il toujours assumer ? Tout le piège de l’homme se trouverait-il dans la « présomption de paternité » tout à côté de l’évidence de la maternité ? Je vois les gros yeux me fixer comme un fou hilarant.

Karine Le Marchand et Rachida Dati, les « calculeuses » ?

Dédommagement : réparation, compensation d’un dommage. C’est la définition que le dictionnaire donne à ce mot. Donc quand une femme est avec un homme, et qu’il y a rupture, en vertu de quoi la réparation a-t-elle nécessaire ? Quel est le dommage qu’elle a subit au point de demander une compensation ? Donc Thuram était la société privée de Le Marchand ?

Comme quoi, le plaisir incontestablement partagé lors d’un rapport sexuel ou d’une aventure amoureuse coûte toujours à l’homme parfois un gros pactole. En vertu de quoi l’un doit payer la facture et pas l’autre ? L’homme « donne » toujours et la femme « reçoit » et « garde ». Voici donc une déclaration qui m’a fait tomber de nu : «Enfin, même s’il est difficile de vous dissocier la période «bling» du début du quinquennat, Rachida Dati conclut sur ses rapports avec l’argent. «Je gagne environ 6000 euros par mois en tant que députée européenne et rien pour mes fonctions de maire car le cumul des rémunérations est interdit». A ceux qui reprochaient à la ministre sa garde-robe de luxe, Rachida Dati répond qu’elle s’en moque. » : https://www.leparisien.fr/…

Une question bête tout de même : a-t-ont déjà établi la paternité de cet enfant de Dati sachant que celle-ci, aujourd’hui maire, aurait fréquenté au moins huit autres hommes avant Dominique Desseigne qui est actuellement poursuivi pour « reconnaissance de paternité » ? Non. Une femme qui fait un enfant à un homme sans son consentement, une femme adulte qui a son premier enfant à plus de 40 ans, est la preuve que cette femme a bien ciblé sa voie car même sans père elle l’aurait fait ? Rachida est une femme politique et publique. Elle tire son existante dans ses actions. Au-delà du fait de mettre le papa devant ses responsabilités, qu’elle arrête de se donner en spectacle de cette manière et élève son enfant qu’elle a choisi de faire tranquillement. Elle a les moyens de le faire sans ameuter la République.

Voilà donc les femmes qui ont décidé de  salir les autres femmes en plein carrefour. C’est Rachida Dati et Karine le Marchand qui gâtent nos sœurs. Quand on voit une ex ministre, députée européenne et maire d’un arrondissement de Paris, ou une présentatrice vedette de la télé, qui toutes les deux, cherchent à escroquer les hommes, surtout à leur âge… Pourquoi les hommes pensent que les femmes sont majoritairement des chercheuses d’or? Dans l’escroquerie elles sont solidaires, même celles qui prétendent être l’exception encouragent ces bandits ! Contrairement aux hommes qui n’encouragent pas les gigolos. De quel droit parle-t-on ? Celui de faire, à plus de 40 ans, un gosse à un homme dans son dos, et après de venir lui réclamer 6.000 € de pension alimentaire ? Ou le droit de rencontrer un homme accompli, bourré de tune, de vivre deux ou trois ans avec lui et après, en guise de cadeau de rupture, de lui demander d’acheter un appart de 500.000€ ?

Elles se plaignent de la stigmatisation

Les femmes se plaignent aussi de la stigmatisation que ces actes peuvent engendrés. Dans leur élan de solidarité, elles s’en défendent en estimant que tous les hommes doivent assumer la responsabilité de leur acte et que l’enfant n’est pas l’affaire d’une personne. Soit. Faut-il alors considérer que les « mougous » ne sont pas condamnables par la gent féminine alors que le gigolo est considéré, pour tous, comme une loque, un homme qui manque de personnalité ? Mon propos ici vise à attirer l’attention des femmes de mettre en garde ceux qui tenteront de faire porter la responsabilité des comportements déviants de certaines femmes sur le dos de toute la gente féminine. Alors, pourquoi elles doivent s’identifier à celles dont on vise précisément si d’aventure elles se sentent si différentes d’elles ? Les femmes doivent savoir que leur combat est aussi d’aider la société à mettre à mal celles qui détruisent si injustement l’image de cette femme qu’elles représentent.

Je vais encore faire appel à cet ami et frère Lionking qui est traité comme un misogyne, machiste et mesquin parce qu’il donne le fil à retordre aux femmes qui hurlent tout le temps et revendiquent une égalité, traitement que subissent tous les hommes d’ailleurs, et sur qui je reviens en disant que « les sujets d’ordre social qui touchent nos valeurs et qui protègent l’Homme : la race, la gent féminine et les enfants, le Mariage doivent être traités avec beaucoup de sévérité. Il croit beaucoup à la thérapie sociale de choc. Mes sorties fracassantes servent surtout à indiquer dans ce cas quelle est selon moi pour les femmes la voie royale pour définitivement mettre fin à la dictature des hommes. Mais vu l’indélicatesse avec laquelle surtout les femmes sont en train de me faire un procès ici et ailleurs mettant au centre mon épouse, je finirai aussi par croire que cette phrase est malheureuse et renoncerai pour l’instant à la mission de faire comprendre à mes sœurs que souvent, trop souvent le problème c’est elles car c’est elles qui prêtent aux hommes le bâton pour les fouetter. Il n’est donc pas dit que la solution des problèmes soit celle de récupérer dans tous les cas le bâton et fouetter les hommes au lieu d’enlever le caillou qu’on a soi-même dans la chaussure.

Solidarité pour l’enfant : responsabilités partagées ?

Nous vivons dans un espace commun où vos enfants, nos enfants ont des besoins financiers et des besoins affectifs. Il n’est donc pas concevable, pour un homme, disent certains, de dire qu’il participerait à l’éducation de l’enfant uniquement quand il l’aurait décidé. Je pense simplement qu’une solution devrait être trouvée dans le silence et laisser le père de l’enfant revenir de lui-même plus tard. Les enfants cherchent toujours leurs géniteurs.

Je suis tout à fait d’accord qu’un homme fasse un déni de paternité lorsqu’il est convenu qu’il ne fasse pas d’enfant avec sa compagne. Dans tous les cas ils sont tous les deux fautifs et je trouve honteux de prendre un enfant en otage dans ce genre d’histoire. Cette femme a vendu sa dignité moins chère. Je dis comme ça en supposant quelle pourrait aussi en avoir. Mais se souiller à ce niveau lorsqu’on tient compte de sa situation d’ex garde des sceaux et député européenne, j’imagine les commentaires dans les couloirs. En plus c’est toute la France qui est souillée. Je connais des femmes courageuses qui ont élevé leurs enfants toutes seules avec dignité et qui n’avaient pas un centième des revenus de cet homme. Au moment où les gens commençaient à oublier cette triste affaire, elle trouve le moyen de se trahir en dévoilant tous ce que tout le monde pensait tout bas… que « sa seule et unique motivation c’est…. L’ARGENT » car c’est évidant quelle s’en fout de cet enfant qui portera a jamais les stigmates des dérives de sa maman « argentivore ».

En conclusion, il semble, sauf erreur ou omission, que presque toutes les femmes « garderaient ainsi dent » aux hommes dans leurs forts intérieurs. Puisqu’elles sont en majorité « rancunières » vis-à-vis des hommes. Pour quelles raisons ? Je ne s’aurais le savoir ; comme quoi, qui aime bien châtie bien ? Elles sont les premières à avouer que l’argent et la femme ne sont pas à mélanger. Pourquoi donc la prise en charge financière de la femme doit être une exigence chez l’homme dans le cas d’une relation amoureuse ? Que vient alors faire sincèrement l’argent dans l’amour, si ce n’est très souvent que dans un cas inavoué de prostitution ? Et pourquoi, pour les femmes, la responsabilité paternelle se résumerait-elle toujours et beaucoup plus à l’argent soit à une responsabilité plus financière qu’affective ? N’est-ce pas là encore la preuve du matérialisme de certaines femmes ? Ou bien ? Ces femmes-là, pourquoi sont-elles toujours en position de vengeance, train de mijoter en sourdine des plans en filigrane au prétexte fallacieux pour les intérêts de la progéniture même involontaire ?

 TKC_YVES


Un buveur de matango sur Mondoblog

Je viens d’être admis sur la plateforme Mondoblog. C’était un soir de lundi d’octobre 2013. Cogitant sur mon programme de la semaine comme de coutume, l’information sur mon admission dans le cercle prestigieux dit « Mondoblogueur » me parvient via mon courriel. Un soupir de soulagement m’envahit à l’instant. La gaieté se lisait sur mon visage. Cela ne durera que quelques minutes, le temps de réaliser que j’avais un challenge devant moi et qu’il faut que je me mette au travail. Malgré le fait que je suis un habitué de blog, cela n’a pas suffi pour me rassurer. Et, pourtant…

Je suis en plein dans ma gaieté!
Je suis en plein dans ma gaieté!

Mondoblog est une plate-forme que j’ai connu depuis que j’ai découvert le site de l’Atelier des médias, en 2007. Et le concours pour accéder à Mondoblog ne m’avait jamais tenté. Jusqu’ici, je suis incapable de donner une raison sérieuse à cela, car mon ignorance ne suffirait pas à convaincre ceux qui me connaissent comme un homme d’aventure et accro de la Toile. Pour une première fois que je participe à ce concours… et hop, je décroche le sésame! Bigre! Donc, mon texte a convaincu les examinateurs?! Bon, c’est déjà une première victoire. Mais, ce n’est pas ce qui m’intéresse le plus.

Mon intérêt et ma cible, c’est vous, chères lectrices et chers lecteurs. C’est pour vous que je suis là. J’ai senti un vide en moi depuis que je suis fan de l’Atelier des médias et je cherchais vainement partout depuis 2007 une tribune plus dynamique en oubliant que vous êtes ici, à Mondoblog. Un beau gâchis! Comme l’a si bien dit le feu Pierre Tchana, artiste Camerounais -pour ceux qui ne le connaissent pas-, « il n’est jamais trop tard ». Et pour paraphraser Paul Biya imbu de lui-même en visite à Douala et qui disait: « Me voici donc à Douala! », à mon tour, je dis: « Me voici donc à Mondoblog! »

Je me prénomme Charlot Yves. Evidemment, vous pouvez imaginer vous-même ce que signifie ce prénomme peu envieux mais empreint de beauté et de chaleur. C’est un prénom que j’affectionne d’ailleurs et beaucoup se fichent pas mal de ce à quoi cela renvoie. Tant mieux donc pour moi que je ne sois pas un clown. Ah! J’imagine que vous l’aviez deviner. Sérieusement, je suis un homme fier et surtout chaleureux. Rien à voir donc avec mon nom propre Tchakounte Kemayou qui vient de la région des montagnes, à l’Ouest du Cameroun profond. Je suis né du signe du Lion. Voilà donc qui vient de rassurer tout le monde, je pense.

Handicapé moteur à la suite d’une polio à l’âge de 3 ans, je me suis donné un défi depuis ce temps et au fur et à mesure que le temps passe je me découvre un destin : celui du fait que ma différence me rapproche de plus en plus de mon environnement, de mon monde, de la dure réalité de la vie. Au fait, pourquoi la désespérance et la crainte du lendemain séparent-elles les Hommes plutôt que de les rapprocher les uns des autres afin d’avoir plus d’espoir et de confiance en soi ? Cette différence physique, disais-je, fais de moi un homme pour qui l’ouverture d’esprit n’est pas une vaine expression. Cette vocation, je me l’ai approprié par conviction. Et je décide donc d’en faire une occupation, une préoccupation intellectuelle afin de donner un sens à mon humanitude. Voilà d’où est venu ma passion pour les sciences sociales, la sociologie en particulier. Je découvre une science assez discrète encore au Cameroun. Encore réservée à une classe d’élite intellectuelle et dont la cime est un véritable socle d’une révolution dans les mentalités d’un peuple résigné qui attend un Messie imaginaire et fictif. C’est une grande tâche que d’être appelé à se mettre au chevet de ce genre de malade qui ne croit plus en ses propres forces, qui ne croit plus à un miracle de la science. Surtout les sciences sociales qui, pour certains, n’ont pas leur raison d’être dans un environnement comme celui des pays du Sud. Le diagnostic est donc profond et révèle que le martyr de mon peuple a tellement été inique en son genre que seul le Ciel est capable de dé-stigmatiser les séquelles.

Je suis donc là pour échanger avec vous mes réflexions sur l’humanitude d’Albert Jacquard. Attention au gros mot. Ce n’est point une tribune d’amphithéâtre. Mais c’est plutôt le « Matango Club » comme on le dit chez moi au Cameroun. C’est un cadre où chacun vient se défouler pour éviter d’être étouffer par les soucis. Il s’agira ici de vous proposer une chronique politiquement correcte de réflexion à la suite d’une actualité peu diserte et bien entendu, sous un angle sociologique axé sur la problématique des différences et/ou des stigmatisations sociales. Mon objectif, c’est de donner davantage plus de valeurs aux personnes, aux actions ou aux phénomènes qui se distinguent par une spécificité non moins glorieuse et qui nécessite l’attention de tous pour amener chacun de nous à en prendre conscience. C’est le gage d’un mieux « vivre ensemble ».

Votre Mondoblogueur,

Kapo, pour les intimes.