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PECOBAT livre ses premières écoles construites en matériaux locaux sur financement de l’Union Européenne et l’Agence Française de Développement

Les autorités du Guidimagha et du Gorgol ont réceptionné leurs premières écoles en matériaux locaux réalisées par des compétences locales. Une première expérience lancée par le projet PECOBAT du BIT, avec l’appui de l’’Union européenne et de l’Agence française de Développement (AFD) en collaboration avec le Ministère de l’Enseignement Fondamental. L’école de Dar-Essalam près de Kaédi et l’école 12 de Sélibaby ont été inaugurées les 5 et 6 février 2020.…


« La Mauritanie D’abord », le mouvement le plus citoyen en 2019

Le mouvement « La Mauritanie D’abord » peut être considéré sans conteste comme l’un des plus citoyens de l’année 2019. Sous l’impulsion de sa présidente, Seyide Mint Yenge, plusieurs cadres activistes de la société civile se sont donnés pour mission de s’engager dans le réveil citoyen et la réflexion sur le développement économique, culturel et social de la Mauritanie.


Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (PRAPS), une bouffée d’oxygène pour le monde rural en Mauritanie

Ils avaient besoin d’activités génératrices de revenus (AGR), de formations dans divers domaines, de médicaments et de personnels vétérinaires, de véhicules, d’aires de repos pour les animaux convoyés sur de longues distances, mais aussi de marchés modernes équipés pour la vente de bétail, d’abattoirs…Ils, ce sont les pasteurs mauritaniens et leur famille qui retrouvent un second souffle de vie à travers les multiples interventions du PRAPS, lequel grâce aux 45…


Bamba Samory Soueidat, l’amoureux protecteur des tortues terrestres

C’est par un pur hasard, une matinée de l’année 1998, que Bamba Samory Soueidat tombe sur deux individus en train de griller une tortue. Depuis, il est devenu le protecteur de la Sulcata, menacée de disparition en Mauritanie.  La carapace de l’animal trônait sous le soleil ardent de l’Iguidi, à quelques encablures de Tiguint, tandis qu’une deuxième tortue attachée, attendait son triste sort. Pris de pitié pour elle, il débourse…


«Décolonisation», le film de Karim Miské en avant première dans les studios Holpac de Nouakchott

Les studios Holpac de la Cité Plage à Nouakchott ont projeté dimanche 29 décembre 2019, le film de Karim Miské, «Décolonisation». C’était devant un public de connaisseurs qui ont bien apprécié le montage de ce long-métrage découpé en 3 épisodes de 52 minutes chacun. « L’idée était de faire un film qui parle à tous les publics », a lâché Karim Miské, l’un des trois réalisateurs du film qui a fait le…



Tekavoul, un programme qui change la vie de plus d’un millier de femmes à Sélibaby

«Haye  Askari» et «Tadreïssa», deux bidonvilles, l’un à la sortie sud de Sélibaby et l’autre à la limite orientale de la ville. Une trentaine de femmes, la plupart cheffe de famille résidant dans ces deux quartiers déshérités de la capitale du Guidimagha, a bénéficié depuis plus d’une année des activités du programme national des transferts sociaux dit «Tekavoul». Promotion sociale, cash transfert, mesures d’accompagnement productives… Ce paquet de produits est…


Quand Daech radicalise l’État français

L’Etat français est entré dans une spirale de démence islamphobique sans précédent. Une victoire précieuse pour les organisations terroristes qui se servent de l’Islam pour leurs sales besognes.

Cette folie de l’État français fait suite à l’affaire Mickaël Harpon, cet informaticien de la préfecture de police de Paris, auteur d’une tuerie qui a fait quatre morts parmi ses collègues. Tout musulman en France exerçant une pratique religieuse rigoriste, notamment plus exacerbée durant le Ramadan, qui porte la barbe, qui a un comportement équivoque envers les femmes, qui pratique régulièrement et de façon ostentatoire la prière rituelle, qui porte un signe noir au front, est désormais suspect de radicalisation.

Une catégorisation du parfait terroriste que le Ministre de l’Intérieur français, Christophe Castaner, vient de brosser suite à l’affaire Michael Harpon, et donc susceptible d’être complétée par le prochain terroriste qui ne manquera pas de se manifester, tant cette catégorisation à elle-seule ne parviendra pas à éradiquer les actes criminels que les détraqués de la société française, jetant leur dévolu au dernier moment et on ne sait pourquoi sur l’Islam, ne manqueront pas de commettre en prenant notre Sainte religion comme cheval de bataille.

Cette psychose générale qui s’est emparée de l’État français risque fort d’avoir de dangereuses répercussion sur les 5 millions de citoyens français de confession musulmane, laissés en proie aux délires de leurs compatriotes qui ne manqueront pas de submerger les services de renseignement français chaque jour et chaque nuit de signalements de comportements suspects d’un voisin, d’un collègue de bureau ou d’un promeneur solitaire, répondant aux critères le qualifiant de « suspect terrorise », des critères établis le plus scientifiquement du monde par le Ministre de l’Intérieur.

Imaginez les tonnes de dénonciations que les services de sécurité français vont recevoir par heure et par jour, et imaginez le nombre de musulmans de France, qui risqueront des interpellations, des interrogatoires, des harcèlements, parce que justement, la catégorisation du « parfait suspect de radicalisation », sortie de l’imaginaire du Premier ministre français, s’applique parfaitement aux musulmans du monde entier, qu’ils soient en France ou ailleurs. La France ne pourra pas empêcher ses citoyens de confession musulmane de faire leur prière quotidienne, de redoubler d’efforts dans l’adoration durant le ramadan, de porter la barbe, et d’avoir le front noirci à force de prosternation.

En plongeant dans les abysses de l’absurde, sous la poussée d’une extrême droite aveuglée par sa haine de l’Islam, soutenue en cela par une partie des médias à large audience, l’État français vient de concéder sa première défaite contre les organisations terroristes. Celles-ci se féliciteront de la victoire formidable qu’elles sont en train de remporter sur la France, et qui va les inciter à enfoncer encore et encore le clou, par des coups d’éclat qu’ils exerceront non en passant par les vrais porteurs des valeurs de l’Islam, c’est-à-dire l’écrasante majorité des citoyens musulmans de France, mais par des convertis récents, faciles à manipuler et à embrigader jusqu’à l’acte final.

Car, si l’on juge les attaques terroristes essuyées par la France, toutes sont le fait soit de délinquants multirécidivistes soit de nouveaux convertis. Des personnes qui, dans leur parcours, ne sont pas connues pour leur dévotion religieuse et, paradoxe, ignorent tout de l’Islam.

Cheikh Aïdara


Dix pays d’Afrique de l’Ouest à Nouakchott pour valider les documents du Mentorat clinique des sages-femmes

Nouakchott abritera du lundi 14 au vendredi 18 octobre 2019, un atelier de validation des documents clés du Mentorat clinique des Sages-femmes. Cet atelier organisé par le Bureau Régional du Fonds des Nations Unies pour la Population pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre  (UNFPA-WCARO) accueillera des délégations venues du Bénin, Guinée, Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Congo Brazzaville, Niger, Mali, Mauritanie, Togo et Tchad. Les délégations sont composées de consultants et de représentants du ministère de la Santé ainsi que des écoles de formations en santé publique de chacun de ces pays.

Atelier sur le DIUPP à Nouadhibou-photo archives (Crédit Aidara)

Mettre l’accent sur le rôle de la sage-femme, sa formation initiale mais surtout la réglementation de ses activités et le soutient à lui apporter sous forme de mentorat et de supervision. Tel est entre autres, l’un des objectifs de l’atelier que Nouakchott va abriter du 14 au 18 octobre 2019 et pour lequel le Bureau Régional de l’UNFPA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre (WCARO) a réuni dix pays où les avancés en matière de santé de la mère et de l’enfant tardent à donner des résultats satisfaisants. Cet atelier sera le lieu de disséminer l’expérience que le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Bénin et Madagascar ont mis en œuvre depuis trois années à travers des initiatives de mentorat des sages-femmes  pour améliorer la pratique et réduire la mortalité maternelle, surtout en période périnatale.

Pour évaluer l’impact de ses initiatives, UNFPA-WCARO avait diligenté des missions au Bénin, au Burkina Faso et à Madagascar. Les rapports produits ont servi de base aux discussions régionales sur l’élaboration d’un Référentiel du Mentorat Clinique des Sages-femmes, objet d’un atelier à Abidjan en mars 2018 et aux termes duquel, un draft a été élaboré.

Les documents clés du Mentorat Clinique des Sages-Femmes sont ainsi composés du Curriculum de formation (les modules), le Guide du Formateur et le Cahier de l’Apprenant.

Nouakchott servira ainsi dès lundi 14 octobre 2019 d’étape ultime pour la finalisation et la validation des documents pédagogique du Mentorat clinique des sages-femmes en Afrique de l’Ouest et du Centre. Il s’agira pour les participants de réaliser une revue critique des documents, discuter et amender le contenu des différents documents, et enfin, adopter le contenu final des documents soumis à validation.

Cheikh Aïdara

 


Route Nouakchott-Rosso, SOGEA SATOM promet la livraison en 2020

Les travaux du tronçon Nouakchott-Rosso, entre le PK 25 et le PK 145, avancent lentement mais sûrement. La société française SOGEA SATOM chargée de la réalisation des 120 kilomètres jusqu’à Bombri  sur financement de l’Union Européenne, a promis de livrer la route en juin 2020. C’est ce qu’une mission conjointe du Ministère de l’Equipement et des Transports et les ambassadeurs de l’Union Européenne accrédités à Nouakchott étaient venu constater ce 8 octobre 2019 aux termes d’une visite de terrain. 

Application de l’enrobé au PK 29 de Nouakchott par Satom (Crédit Aidara)

«L’objet de notre visite ce matin est de nous informer sur l’avancée des travaux sur la route Nouakchott-Rosso qui est une route vitale dans le développement économique de notre pays et dans le renforcement des échanges avec les pays de la sous-région, surtout avec le démarrage incessant de la construction du pont de Rosso» a déclaré le Ministre de l’Equipement et des Transports, M.Mohamedou Ahmedou M’Haimid à la fin de la visite effectuée mardi 8 octobre 2019 aux PK 44, PK 29 et PK 26 de Nouakchott. Il a surtout insisté sur le respect des délais de livraison et celui des normes et standards signés entre le maître d’œuvre et l’entreprise française.

Le Ministre de l’Equipement (Crédit Aidara)

Le ministre qui était accompagné par ses proches collaborateurs ainsi que le Wali du Trarza, avait effectué cette tournée en compagnie des ambassadeurs d’Allemagne, France, Espagne, Grande Bretagne et l’Ambassadeur Délégué de l’Union européenne en Mauritanie, SEM. Giacomo Durazzo. Ce dernier s’est d’ailleurs félicité de l’avancée des travaux malgré quelques retards qui seront selon lui vite comblés. Il a surtout mis en exergue l’impact de cette route sur l’économie nationale et sur l’économie régionale, mais surtout sur l’emploi de la main d’œuvre mauritanienne.

SEM.Giacomo Durazzo (Crédit Aidara)

Les deux délégations, européennes et mauritaniennes, ont ainsi visité la base de vie de l’entreprise française SATOM où ils ont pu suivre une brève présentation des travaux du chantier PK 25-Bombri. L’entreprise emploie au total 362 personnes, 22 expatriés et 291 mauritaniens, dont 5 femmes. Elle travaille également avec 45 sous-traitants. Il faut noter que plus de vingt ans après la réalisation de la route Nouakchott-Akjoujt en 1997, la route Nouakchott-Rosso en cours d’exécution est le deuxième contrat routier que SATOM décroche dans le pays.

Séance de briefing (Crédit Aidara)

Après le débriefing à la base de vie, les deux délégations se sont rendues au chantier de concassage, là où se trouve l’usine de l’enrobé, avant de pousser jusqu’au PK 29 pour suivre l’application de cette dernière couche. La tournée s’est achevée au PK 26, à l’atelier d’application, là où le coquillage est traité.

Il faut souligner que les 120 kilomètres de tronçon que SATOM est en train de réaliser sont financés entièrement par l’Union européenne, à travers le 10ème et le 11ème FED (Fonds européen de développement) à plus de 51 millions Euros. C’est la deuxième adjudication, intervenue fin 2016 puis notifiée en octobre 2017. SATOM a débuté les travaux de la route le 23 février 2018 pour une livraison prévue le 22 mai 2020. Auparavant, la réalisation de la route a été confiée en 2014 à une société portugaise, Monte Adriano, qui n’a pas pu respecter les termes du contrat qui sera résilié en 2016.

Photo de famille des deux délégations (Crédit Aidara)

La route Nouakchott-Rosso est considérée comme l’un des plus importants axes routiers du pays, en ce qu’elle relie l’Europe, via le Maghreb, et l’Afrique noire. Construite en 1968, elle s’était considérablement dégradée ces quinze dernières années, au point où ses nombreux nids de poules et ses crevasses ont fauché des dizaines de vie et causé d’importants dégâts matériels.

Cheikh Aïdara


Quand Dicko Hanoune s’en prend à Brahim Bilal Ramadan

Faisant suite au droit de réponse de Brahim Bilal Ramadan, président de la Fondation Sahel dans lequel il répond à ses détracteurs qui lui ont reproché d’intercéder en faveur du gouvernement mauritanien, lors de son séjour aux Etats-Unis sur invitation du Département d’Etat, pour la levée des sanctions américaines excluant la Mauritanie des facilités commerciales conférées par l’AGOA, Dicko Henoune, activiste mauritanien des droits de l’homme résidant en France, a publié un article incendiaire où il s’en prend aux démarche entreprises par le président de la Fondation Sahel. Voici ci-après l’article de Dicko Henoune et le droit de réponse de Brahim Bilal Ramadan qui a entraîné une telle controverse.

Article de Dicko Hanoune : «Brahim Bilal Ramdane président de la Fondation Sahel est devenu paranoïaque »

Qui peut  comprendre le comportement de Brahim Bilal Ramdane, Président de la fondation SAHEL depuis son dernier séjour aux Etat Unis ? Son problème vient du double jeu qu’il joue, narguant les victimes de l’esclavage héréditaire, ce n’est pas surprenant  pour nous. Absolument pas, il tient un discours populiste en Arabe pour plaire, accompagner les esclavagistes et un autre discours en français ou anglais pour tromper l’opinion internationale et les partenaires de  la Mauritanie sur le respect des droits  de l’homme. Voila pourquoi,  il est obligé de balancer son fameux  « droit de réponse » sans qu’on ne sache à qui, il répond vraiment. Comment un président d’une organisation non gouvernementale, qui prétend  défendre le respect des droits de l’homme, va  plaider la levée des sanctions « économique » à la place de l’application des lois qui sont à l’origine de ces sanctions ?

Brahim Bilal : « J’ai plaidé également pour la levée des sanctions ainsi que pour donner une opportunité au nouveau Président Mohamed Ould Cheikh Ghazouani, dans l’espoir qu’il traduise ses dires en actes. Que les sanctions à caractère économique, ne nuisent qu’à la population, aux bienfaiteurs et donateurs et ceux-ci constituent le meilleur soutien – ou du moins le voudrions-nous – de la Fondation Sahel … »

Mais qui a dit à Brahim  Bilal Ramdane que les victimes de l’esclavage, d’exécutions sommaires ont bénéficié les avantages de l’AGOA ? Qu’il nous sort des exemples. Que Brahim Bilal nous  dit clairement, il parle de quelle population ? Depuis quand les sanctions l’AGOA visent les populations ? Qui a donné mandat à Brahim Bilal d’aller parlé au nom de la population  victime à sa place?  Les promesses n’engagent que ceux qui y croient, il fallait attendre les actes de Ghazouani avant d’aller plaidé quoique ça soit. Les victimes de l’esclavage ne sont elles pas aussi importantes au point à les mettre  en dessous de quelques retombées économiques en faveur de la classe féodale qui détient le pouvoir mauritanien ?  Nous mettons en garde les partenaires de la Mauritanie sur le volet du respect des droits humains  contre ces fausses  informations de la Fondation Sahel et d’autres ONG  qui prétendent défendre les droits de l’homme en Mauritanie. Le département des Etats Unis n’a pas de leçon à recevoir d’une fondation fantôme venant de la Mauritanie sur le respect des droits humains.

Rappel : Dans un décret présidentiel que vient de rendre public le Bureau américain en charge du commerce, le chef d’Etat américain, Donald Trump a informé le Congrès américain ainsi que le gouvernement mauritanien de la suspension de la Mauritanie des facilités accordées dans le cadre de la Loi sur la croissance et les perspectives économiques en Afrique à compter du 1er janvier 2019. Washington explique que sa décision a été motivée par le manque de progrès du pays en matière de lutte contre l’esclavage en Mauritanie.

Le président Donald Trump a particulièrement insisté sur l’esclavage héréditaire et les pratiques de travail forcé. «La Mauritanie ne respecte pas les critères d’éligibilité de l’AGOA. En particulier, la Mauritanie n’a pas progressé dans la lutte contre le travail forcé, précisément contre le fléau de l’esclavage héréditaire. En outre, le Gouvernement mauritanien continue à limiter la capacité de la société civile à travailler librement pour résoudre les problèmes liés à la lutte contre l’esclavage »

Brahim Bilal est il conscient de la gravité de son acte devant le département Américain ? Les ONG abolitionnistes prennent acte de ses  agissements ignobles contre l’intérêt des victimes.

Diko Hanoune/ Militant Abolitionniste 

Brahim Bilal Ramadan (2ème à partir de la droite) lors de son séjour aux USA

Droit de réponse de Brahim Bilal Ramadane, président de la Fondation Sahel

J’ai lu les commentaires d’un article paru sur Cridem à propos d’une réunion qui m’a regroupé avec le département d’État américain (TIP) et le parti travailliste (https://cridem.org/C_InfoCat.php?cat=9).

J’ai remarqué que certains politiciens semblent confondre entre les vaches. Ce qui suscite de ma part les clarifications suivantes :

– Je ne suis membre d’aucun parti politique et n’appartient à aucune tendance et je ne reçois, ni ne donne de leçons à qui que ce soit, en dehors de la fondation Sahel.

Dire que je suis envoyé par le régime ou que je travaille avec lui, ce sont de vieilles accusations sans la moindre preuve et je n’arrive pas à comprendre pourquoi certaines personnes utilisent une torche en plein jour.

– Je suis venu ici , assister à ma manière, en tant qu’organisation de défense des droits de l’homme représentant un projet communautaire, à la recherche de relations, de soutiens et de relations.

– Le titre choisi pour l’article publié sur Cridem n’était pas innocent. nous n’avons pas déployé d’efforts et nous ne sommes ni représentants du régime ni de l’opposition.

Il n’est pas de notre ressort ni compétences de lever les sanctions contre l’État, mais nous avons fourni un avis duquel nous sommes convaincus : Que les sanctions à caractère économique,ne nuisent qu’à la population , aux bienfaiteurs et donateurs et ceux-ci constituent le meilleur soutien – ou du moins le voudrions-nous – de la Fondation Sahel …

– Nous n’avons coordonné cette position avec aucune partie en dehors du contour Sahel (ici) et nous n’en demandons contre cela ni remerciements ni gratifications.

Mais cela s’inscrit dans le cadre de notre amour pour la patrie et de notre volonté de profiter de toutes les chances qui s’offrent à notre développement.

– Si une quelconque partie veut sanctionner les personnes impliquées dans la corruption et le vol de l’argent des citoyens, nous la saluons et lui tendons la main de la collaboration-

Cela nous l’avons exprimé à deux reprises – à condition que les sanctions visent les intérêts particuliers de ces personnes impliquées, tels que leurs virements bancaires, les visas pour leurs voyages, etc.

Quant au peuple mauritanien, nous sommes ici pour le défendre avec foi et impartialité.

Nous avons dit sur toutes les plateformes, ici et là, et nous continuerons à dire, à moins que quelque chose ne change vraiment, que la situation des droits de l’homme en Mauritanie n’est pas bonne ,que les lois et accords ne s’appliquent pas et qu’il n’y a pas de volonté politique de résoudre les problèmes du passif humanitaire et de l’esclavage.

L’injustice fondée sur la couleur ou la race est évidente encore et il n’ya meilleure preuve à cela, que les récentes nominations du jeudi noir.

Brahim Bilal Ramdane, Président de la fondation SAHEL


Litige foncier, quand un puissant homme d’affaires cherche à dépouiller ses pauvres voisins

La famille Haratine Ehel Hadrami vivait côte à côte avec celle du puissant homme d’affaires Mohamed Mahmoud Ould Atigh Ould Mohamed Abdallahi pendant des années dans ce qui n’était encore qu’une gazra à Arafat. La première cherchait un gît, l’autre, avec les preuves détenues aujourd’hui, l’accumulation de terres.

Derrière le mur cassé, des coeurs en colère (Crédit Aidara)

Lorsqu’enfin en 2009, l’Etat décida de régulariser ce vaste squat situé dans la Moughataa d’ Arafat, la famille Ehel Hadrami hérita du lot n°1574 du secteur 11 B, situé à proximité de l’Hôpital Sadagha et dans lequel elle a vécu de nombreuses années. Quand à la famille Mohamed Mahmoud, elle eut droit à trois terrains, l’une à l’emplacement de leur gazra et les deux autres dans une autre zone. Mais le puissant homme d’affaire voulait deux parcelles dans cette partie là, ce qu’il n’obtint pas. C’est ainsi qu’il jeta son dévolu sur celle de ses voisins. Une pauvre famille Haratine composée de plusieurs garçons et filles orphelins de père. Mais leur mère, Metou Mint Mohamed El Abd, décida de se battre pour remplacer le père disparu. Elle résista à toutes les tentatives de Mohamed Mahmoud. Un jour, ce dernier lui proposa de lui acheter le terrain. Ce qu’elle refusa catégoriquement. Il lui proposa le terrain contre ses deux terrains situés dans l’autre zone. Elle refusa. Il lui déclara alors la guerre. Selon les propos de sa fille, Khdeija, il lui aurait répondu : «puisque tu refuses de céder à toutes mes propositions, je t’arracherais ce terrain, j’ai de l’argent et l’administration est corruptible ».

Metou, la mère de la famille Hadrami, mènera pendant dix ans, un combat acharné contre Mohamed Mahmoud, fort du badge que l’administration lui avait délivré. Epuisée par ce long combat, à coups de va-et-vient devant les différentes administrations, qu’il pleuve ou qu’il vente, sous le soleil ardent et sous l’urgence du quotidien, Metou tomba malade, puis décéda en avril 2019.

Vulnérables après la mort de la mère

Restés seuls, les enfants Hadrami devenaient encore plus vulnérables. Plus de père, plus de mère pour les protéger. Des orphelins pauvres, issus d’une couche défavorisée et sans soutien. Mais la famille Hadrami s’arc-bouta sur son fameux Badge que l’Agence de Développement Urbain (ADU) lui avait délivré sous le n° 11 R, lui conférant la propriété des lieux (voir photo). Ce que la commission du Ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme allait confirmer après une visite de terrain (voir photo).La conclusion de la Commission de l’ADU du 26 mars 2014 est la suivante : «La Commission demande l’attribution du lot n° 1574 au recensé C8-271 et le déménagement des autres recensés ». Or, le recensé C8-271 est Hacen Hadrami. C’est sur cette base que le badge lui a été délivré. Ce que l’l’Inspecteur général du Ministère de l’Habitat, rapporté par la famille, a confirmé à deux reprises. Selon lui, «ce terrain, selon les données de base du département, appartient bel et bien à El Hacen Ould El Hadrami ».

Le badge délivré par l’ADU (Crédit Aidara)

Mais le puissant homme d’Affaires, Mohamed Mahmoud Ould Atigh était parvenu, par on ne sait quel stratagème, par obtenir plusieurs complicités. D’abord, celui d’un inspecteur de l’ADU dénommé Abdallahi qui bloqua dans les données de base de l’agence, le badge de la famille Hadrami, après plusieurs visites à la famille pour l’inciter à abandonner le combat. Puis, le préfet d’Arafat et contre toute attente, le préfet de Toujounine, qui osa contre toute prérogative se manifester à plusieurs reprises dans le dossier. Même la complicité du Wali de Nouakchott-Sud n’est pas à écarter, selon la famille Ehel Hadrami.

La conclusion de la Commission d’attribution du Ministère de l’Habitat (Crédit Aidara)

Ainsi, depuis près d’un mois, le préfet d’Arafat fait tout pour arracher la terre de la famille Hadrami au profit de Mohamed Mahmoud. Cette connivence des autorités administratives dans une affaire qui relève du Ministère de l’Habitat, a été vite perçue par les militants du mouvement Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), l’association antiesclavagiste dirigée par Birame Dah Abeid, comme un combat d’un clan composé de Maures contre une famille Harratine. Ce qui donne aujourd’hui à ce dossier litigieux une autre dimension. Celle de la domination et de l’esclavage qui continue de perdurer sous la forme foncière à l’encontre des Harratines qui sont toujours dépouillés au profit d’un clan d’oppresseurs.

La résistance des Ehel Hadrami renforcée par IRA

Ainsi, la résistance de la famille Ehel Hadrami fut-elle renforcée par l’afflux du mouvement IRA, dont les éléments se déployèrent dans la dite parcelle pour la protéger de jour comme de nuit. La famille Ehel Hadrami était empêchée depuis des années à construire sa parcelle, alors que Mohamed Mahmoud Ould Atigh avait pu en toute tranquillité clôturer la tienne, qu’il n’habite pas, en attendant de faire main basse sur le terrain contigu, celui occupé par la famille Hadrami.

Quelques membres de la famille Hadrami arrêtés au commissariat Arafat 1 (Crédit Hadrami)

Le préfet d’Arafat continue ainsi d’accentuer sa pression sur la famille Hadrami, multipliant les arrestations de militants d’IRA et de membres de la famille. Des arrestations qui s’arrêtent tous au niveau du commissariat d’Arafat 1, sans que les menaces de déferrement devant le Procureur de la République soient effectives. Puis, les arrêtés d’hier, se font relâcher le lendemain. Une vie qui régule désormais le quotidien de la famille Hadrami qui s’est même vu agressée un jour par le clan Mohamed Mahmoud. Il s’en est suivi des échauffourées aux termes desquels, le clan Mohamed Mahmoud a battu retraite, emportant ses blessés.

La complicité du préfet d’Arafat

Entre temps, la famille Hadrami qui vit dans des baraquements sordides était parvenue à ériger un mur de façade. Il ne dura pas longtemps, car le 3 octobre 2019, le préfet envoya des renforts de garde et de policiers, plus un «Caterpillar». La famille refusa que l’on casse son mur. La charge des forces de l’ordre fut impitoyable. Il n’y avait en ce moment que les membres féminins de la famille, dont une vieille femme aveugle qui sera bastonnée devant un grand rassemblement de curieux. Les filles furent traînées, battues, déshabillées. Puis, le petit mur, d’à peine 1 mètre de long sur 10 mètres de large, fut abattu. Des filles et quelques garçons en plus de quelques militants d’IRA furent arrêtés et conduits au commissariat de police d’Arafat 1. Le lendemain, ils furent relâchés. Ces arrestations s’étaient faites à l’insu du Directeur régional de la Sûreté de Nouakchott Sud.

Le préfet envoie des policiers casser le mur (Crédit Aidara)

Selon le témoignage de la famille, le préfet refuse de les écouter et de recueillir leur version. «Chaque fois, il nous dit que le type, c’est-à-dire Mohamed Mahmoud, dispose d’un badge. Et quand nous lui disons, nous aussi nous avons non seulement le badge, mais l’attestation de l’Inspection générale du Ministère de l’Habitat et de sa commission, attestant notre propriété, il bouche les oreilles ». Selon Hacen Ould Hadrami, le préfet a pris fait et cause pour Mohamed Mahmoud et ne veut rien entendre. «Le comble, selon lui, même le préfet de Toujounine, qui n’a rien à voir dans cette affaire qui ne relève nullement de sa circonscription s’est aussi immiscé dans ce dossier, car à plusieurs reprises, ce sont des forces de l’ordre venant de Toujounine qui viennent nous harceler. Nous savons que nous avons affaire à un puissant homme d’affaires qui est prêt à dépenser des fortunes pour récupérer notre parcelle, mais ce sera  en passant sur nos corps».

Lundi 7 octobre 2019, la famille Ehel Hadrami a promis de demander audience à la Ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, pour qu’elle tranche définitivement sur ce dossier d’injustice flagrante. «Mohamed Mahmoud dispose de plusieurs terrains, alors que nous ne possédons que celui-ci. Nous ne possédons rien en dehors et si on nous dépouille, nous préférons nous immoler ici que de quitter » a affirmé Hacen, l’aîné de la famille Hadrami.

Cheikh Aïdara


Sayana Press, la méthode contraceptive qui décolle en Mauritanie

C’est un véritable plan de bataille que les autorités sanitaires mauritaniennes, avec l’appui du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), ont mis en place pour l’introduction et la mise à l’échelle du Sayana Press ou DMPA-SC. Il s’agit d’un nouveau type de contraception injectable qui élargit l’accès et les options en matière de planning familial.

 

Khadijetou Hadi Chef service PF au PNSR avec la sage-femme du centre de santé Amourj au Hodh Charghi (Photo Aidara)

 

Camp de MBerra, plus de 1.300 kilomètres de Nouakchott. La mission conjointe Programme national de santé de la reproduction (PNSR) et UNFPA en visite sur les lieux en septembre 2019 avait constaté que ce camp de réfugiés maliens qui regroupe quelques 14.000 familles pour une population de 57.000 personnes, est le point de convergence des agences des Nations Unies et quelques organisations internationales comme, World Vision, Oxfam, MSF ou Alima. La mère, le nouveau né, santé de la reproduction, nutrition…Autant de sujets de prédilections qui explique ce télescopage d’humanitaires dans cet endroit excentré, à 60 kilomètres de la frontière malienne. De l’autre coté, l’insécurité règne et explique la présence d’autant de réfugié depuis plus de sept ans.

Sayana Press, jusqu’au plus lointain des hameaux

Le taux d’accouchement au Camp de Mberra est des plus élevés en Mauritanie, d’où une place centrale accordée au programme de planification familiale au niveau des deux centres de santé, celui de l’Etat et celui de l’ONG Alima ainsi que ses quatre postes de santé, mais aussi au niveau de la maternité mise en place par l’Association Mauritanienne pour la Promotion de la Famille (AMPF) avec l’appui de l’UNFPA. Le Sayana Press vient d’y faire son entrée, certes timide encore, mais en progression, selon Fatimata NDim, sage-femme. «Les femmes du camp, surtout leur conjoint, étaient au départ réticentes à la PF. Mais tous ont compris l’intérêt de l’espacement des naissances pour leur survie, celle de leurs enfants et l’épanouissement de la famille. Le Sayana Press est de plus en plus demandé, grâce à sa commodité et à sa facile administration » témoigne-t-elle.

Des patientes à la maternité AMPF au Camp Mbera (Photo Aidara)

C’est le même engouement du côté du centre de santé géré par Alima où Dicko Pape Birame, sage-femme témoigne de l’engouement des femmes réfugiées pour le Sayana Press dès les premiers counceling. «La pullule est la méthode que les femmes préfèrent ici. Elles sont réfractaires aux injectables. Mais lorsque nous leur avons expliqué le caractère facile et commode du Sayana Press, certaines ont accepté de l’essayer, Depuis, la demande augmente de jour en jour» commente-t-elle.

Dans cette bataille pour le planning familial au Camp de Mberra, le rôle des relais communautaires est primordial. C’est le cas de Marième Mohamed, réfugiée malienne Touarègue qui, selon le témoignage du personnel du Poste de santé n°3 où elle opère, «son apport a été déterminant dans le recrutement des femmes pour la planification familiale et la santé de la reproduction en général». Marième Sall, sage-femme explique, «nous sommes avec des réfugiés qui étaient profondément pronatalistes. Avec des relais comme Marième Mohamed, un changement de comportement est en marche. Les femmes acceptent d’accoucher dans les centres de santé et même à demander elles-mêmes une méthode de contraception, dont de plus en plus le Sayana Press».

Marième Mohamed,relais communautaire (Photo Aidara)

Que cela soit dans la région des deux Hodhs, en Assaba ou encore au Guidimagha ou au Gorgol, là où la mission PNSR/UNFPA s’est rendue, les sages-femmes ont fait l’éloge du Sayana Press. Pour Fatimetou Fah, sage-femme au Centre de Santé d’Aïoun, capitale du Hodh Gharbi, «le Sayana Press est en tout cas commode pour nous prestataire, car il combine le médicament contraceptif et l’aiguille en un seul dispositif».

L’offensive des autorités pour le Planning familial

Soucieuses de respecter leurs engagements internationaux, notamment avec le Partenariat de Ouagadougou (PO) depuis 2011 et le Family Planning 2020 en juillet 2012, les autorités mauritaniennes doivent inclure 39.000 utilisatrices additionnelles dans le programme de contraception moderne, soit 5% de leur contribution du résultat du PO qui est de recruter 2, 2 millions d’utilisatrices additionnelles en 2020.

Dr. Sidi Mohamed Abdel Aziz

Selon le Coordinateur du PNSR, Dr. Sidi Mohamed Abdel Aziz, «dans le cadre du repositionnement de la PF, pour réduire la mortalité maternelle et profiter du dividende démographique, notre pays a pris des engagements ambitieux au niveau national et international». Il ajoute que l’usage de la contraception moderne reste cependant faible malgré les efforts du gouvernement et de ses partenaires. «De 10% en 2010, la prévalence contraceptive a sensiblement augmenté à 17, 8% en 2017, mais les besoins non satisfaits restent élevés, 33%» » déplore-t-il.

L’Etat mauritanien a dû ainsi s’inspirer des progrès spectaculaires du Sayana Press au Sénégal, au Burkina Faso, au Bénin et au Togo pour envoyer des équipes du PNSR s’inspirer de leur expérience. Il est en effet de plus en plus admis que l’utilisation des contraceptifs injectables devient de plus en plus populaire dans la prévention des grossesses, sans compter qu’elle offre aux femmes une protection  commode, intime et discrète, tout en facilitant l’auto injection à celles qui le souhaitent. «Les résultats positifs ressortis dans les rapports d’évaluation de l’introduction de produits contraceptifs injectables au niveau des pays pilotes ont motivé la Mauritanie avec l’appui de l’UNFPA à mobiliser 36.804 ampoules de Sayana Press en 2018, et élaborer son plan d’introduction de Sayana Press pour les années 2019-2020 » explique Bocar MBaye, Chargé de Programme SPSR/PF à UNFPA Mauritanie.

L’intérêt de la Mauritanie pour le Sayana Press a poussé le Secrétaire général du Ministère de la Santé, Ahmed Jidou Zeine, à mettre en place par note de service en date du 6 juin 2019, un comité technique de coordination et de suivi de l’introduction et de la mise à échelle de la molécule DMPA-SC présidé par la Directrice Santé de Base et Nutrition au Ministère de la Santé et composé de 14 membres dont le Coordinateur du PNSR et certains de son staff, en plus des partenaires et de la société civile.

Ce comité devra suivre la mise en œuvre du Plan d’introduction du Sayana Press 2019-2020. Ce plan prévoit le renforcement de capacités de 569 acteurs sur le Sayana Press d’ici fin décembre 2020, le recrutement de 39.000 nouvelle utilisatrices, la disponibilité du Sayana Press à 100% dans les formations sanitaires, etc.

Dans sa phase pilote, le Sayana Press est introduit au niveau des 5 régions les plus vulnérables en termes de mortalité maternelle et néonatale du pays, à savoir le Hodh Charghi, le Hodh Gharbi, l’Assaba, le Gorgol et le Guidimagha, en plus du Brakna.

Cheikh Saad Bouh Dieh Moctar dit Cheikh Aidara


Services d’Appui aux Entreprises : un corps de métier à consolider

Dans le cadre du programme PROMOPECHE, sur financement de l’Union européenne, le Bureau International du Travail (BIT), vient d’entamer une série de formations sur le Guide du formateur des Services d’Appui aux Entreprises (SAE), ou Business Development Services (BDS) en anglais, qui s’étale de septembre 2019 à février 2020. L’objectif est de permettre à des personnes locales ayant des profils de formateurs/accompagnateurs d’être aptes à répliquer ces formations et ainsi pouvoir accompagner des micro-entrepreneurs et des populations vulnérables dans le cadre de leurs activités. Une première session a eu lieu du 16 au 20 septembre 2019.

Au premier plan, Linda Deelen et Yahya Kane (Crédit Aidara)

Le programme Promopêche, ayant pour objectif la création et l’amélioration de l’emploi dans le secteur de la pêche artisanale, est financé par l’Union Européenne et l’Allemagne, mis en œuvre par le Bureau International du Travail (BIT), la Coopération allemande (GIZ) et l’Agence espagnole de coopération internationale au développement (AECID).

Promopêche vient ainsi de lancer une série de formation qui s’inscrit dans le prolongement d’une première sur les Services d’Appui aux Entreprises (SAE) qui s’est déroulée du 2 avril au 15 août 2018 sur plusieurs thématiques, notamment accès aux financements, coaching, leadership et changements de comportements. Par la suite, un Guide du formateur de 15 chapitres reprenant toutes ces thématiques a été élaboré, en mettant l’accent sur l’aspect méthodologique et pédagogique du formateur. C’est sur cette base qu’une trentaine de participants ont été sélectionnés pour prendre part à la nouvelle série en cours. Plusieurs d’entre eux ont assisté aux sessions précédentes. Cette série de formations sur le Guide du formateur des Services d’Appui aux Entreprises débouchera sur un processus de certification du Centre International de Formation de l’OIT (CIF) basé à Turin. Huit sessions de formation sont au programme.

L’environnement du marché

Sous la houlette de deux experts, Linda Deelen, Chef de Programme Entreprise, Microfinance et Développement Local au CIF et Yahya Kane, Maître formateur GERME, les participants ont suivi les modules relatifs à l’introduction aux Services d’Appui aux Entreprises, l’étude de marché et le marketing.

Un groupe de participants se met en situation de formateurs (Crédit Aidara)

Les formateurs ont utilisé une approche participative et des jeux de rôle, des discussions et des sessions de micro-enseignement consistant à demander aux participants de présenter en petits groupes les sessions étudiées du Guide du formateur des SAE. Ces mises en situation on été interactives et constructives, se révélant indispensables pour des participants qui aspirent à former et accompagner des groupes de personnes en se basant sur le guide.

Les défis qui attendent les Services d’Appui aux Entreprises en Mauritanie sont énormes dans un marché où la majorité des petites et moyennes entreprises (PME) sont dans l’informel et fonctionnent sous la forme familiale.

Yahya Kane, formateur


«Les Services d’Appui aux Entreprises doivent adapter leurs services à la demande, en termes de contenus, de besoins des entrepreneurs, de calendrier, de durée et de supports de formation. En fait, qu’est-ce qui caractérise l’entreprise en Mauritanie ? Sa taille et son caractère familial. Comment expliquer l’importance de séparer l’argent de l’entreprise de l’argent de la famille ? Comment promouvoir le principe de la compétence ? Si on se fait entourer par les membres de la famille sans compétence, si l’entrepreneur n’est pas conscient de l’importance de la ressource humaine, il n’ira pas loin».

Rendre la formation des formateurs adaptée

Yahya Kane 
«Pour que les Services d’Appui aux Entreprises soient opérationnels et qu’ils puissent former les entrepreneurs potentiels, la première condition est leur capacité à apporter un changement perceptible par les entrepreneurs.  Lorsqu’un entrepreneur reçoit une formation qui augmente sa productivité et la gestion de sa petite entreprise, et qu’à travers cette formation, il augmente son chiffre d’affaires, il est prêt à payer sa formation initiale, et même à faire recours à un coaching et à payer les services pour son accompagnement. D’autre part, la meilleure façon de promouvoir les Services d’Appui aux Entreprises, c’est de construire un bilan d’appui aux entreprises. Il faut que les Services d’Appui dispensent des formations, documentent ce qu’ils font, montrent des résultats, fassent le suivi des entrepreneurs qu’ils forment, s’assurent de leur visibilité et s’approchent des entreprises de manière à évaluer l’impact de leur formation».

Une opportunité pour les jeunes entrepreneurs

Zeynabou Ndiaye

«Les Services d’Appui aux Entreprises doivent aller vers des formations capables de pousser les entreprises à se formaliser davantage afin qu’elles puissent évoluer de PME vers de grandes entreprises. Ainsi, en tant que structure de formation, les Services d’Appui aux Entreprises ont aussi un grand rôle à jouer dans les changements de mentalité. Cette formation est en tout cas une véritable opportunité pour nous jeunes diplômés sans travail. Cela nous permettra de trouver des créneaux sur lesquels bâtir notre expérience et aider de jeunes entrepreneurs à acquérir des compétences»

Services d’appui aux entreprises, une demande réelle mais latente

Sidi Mohamed Sow, Bureau Sarah Consulting


«Cette formation vient à point nommé car elle répond à des besoins des entrepreneurs mauritaniens qui ne sont pas pour la plupart conscients qu’il existe des structures capables de les accompagner et de fournir des solutions à leurs problème qui se situent à plusieurs niveaux, ressources humaines, accès aux financements, formation technique et management. Ce genre de formation répond ainsi à toutes ces attentes».

Inculquer la culture des SAE aux entrepreneurs mauritaniens

Ely Abdallah Ndaw, Expert en Ressources Humaines au cabinet Patrick Danielou et Associés (PDA).

Le cabinet Patrick Danielou et Associés (PDA) est une structure spécialisée dans le coaching, l’encadrement et le suivi de sociétés. Il travaille depuis 2001 en Mauritanie. Il compte à son actif une clientèle composée d’une vingtaine d’entreprises, toutes à capital majoritairement étrangers. Ce sont de grandes sociétés minières, comme Taziast, Al Gold, des compagnies comme Air France, des opérateurs comme Mauritel Mobile, etc. Le cabinet, eu égard à la courbe d’ascension et de décroissance des entreprises qui tourne autour de dix ans, a diversifié ses activités, en créant deux autres structures, AlMaaden pour la Gestion des Ressources humaines (AGRH) en 2011 et Gestion  des Ressources Humaines en Mauritanie (GRHM) en 2014. C’est l’exemple d’un Service d’Appui aux Entreprises qui a réussi à bâtir sa réputation par la qualité de ses services externalisées, comptabilité, paye, gestion des ressources humaines, etc. Selon Ely Abdallah «aucune entreprise à capitaux mauritaniens n’a encore demandé nos services. Ce sont surtout les étrangers, Canadiens, Français, Anglais, Marocains, qui nous sollicitent. Les entreprises mauritaniennes ont besoin d’être davantage édifiés sur l’importance des Services d’appui. Avec des SAE volontaristes, la culture de l’accompagnement et du coaching externalisé entrera peu à peu dans la culture des entrepreneurs, et pourront, comme les sociétés étrangères appréhender toute son importance. D’où la nécessité de former des SAE compétents et outillés».

Cheikh Aidara


Journée internationale de la contraception, les religieux au devant du combat

Imams de mosquée et jurisconsultes membres de l’Association des Ulémas de Mauritanie ont pris part avec force à la Journée Internationale de la Contraception du 26 septembre 2019 organisée sous le thème «Espacement des naissances pour accélérer la réduction de la mortalité maternelle ». Le Ministère de la Santé à travers le Programme National de Santé de la Reproduction (PNSR), avec l’appui du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) Mauritanie, a tenu ainsi à donner un cachet particulier à cette célébration en mettant en avant le rôle des érudits dans une société mauritanienne profondément religieuse mais encore réticente à la planification familiale (PF).

Au cours de la journée deux communications ont été présentées, dont celle du Coordinateur du PNSR, Dr. Sidi Mohamed Ould Abdel Aziz sur la situation de la planification familiale en Mauritanie, acquis, défis et perspectives. Il a mis en exergue le caractère alarmant du taux de mortalité maternelle en Mauritanie, 582 décès pour 100.000 naissances vivantes, l’un des plus élevés de la région, avec un taux de prévalence contraceptive de 17, 8% dont 15, 7% pour les méthodes modernes, et un indice synthétique de fécondité encore élevé, 5, 1 enfant par femme.

Le Coordinateur a souligné les plans et stratégies mis en place depuis des années par les autorités mauritaniennes pour renverser la tendance, citant le premier Plan d’action national budgétisé de la PF (PANB) de 3 Milliards MRO qui s’est achevé en 2018, et du prochain PANB en cours d’élaboration. Mais également le Plan stratégique de la santé de la reproduction 2016-2020, le programme Maternité Sans Risques, le droit à l’accès à la santé pour les jeunes et les adolescents, le Plan de repositionnement de la PF 2019-2023 qui tient compte de l’outil FP 2020 Goals.

La deuxième communication présentée par Marième Tendghi Yahya, a porté sur la Loi portant Santé de la Reproduction adoptée en 2017 par le Parlement mauritanien. Elle a décortiqué le texte article par article, parcourant ainsi ses 26 articles et ses 8 chapitres.

Les érudits présents ont meublé les débats, certains allant jusqu’à critiquer l’écart entre la rigueur des textes de loi sur la santé et la réalité affreuse dans les structures de santé et auprès du personnel soignant. D’autres, ont demandé à ce que l’Etat profite de la prolifération des mosquées jusque dans les hameaux les plus lointains pour diffuser la loi sur la SR.

Cheikh Aïdara