Didier Ndengue

Mon beau sapin de Noël, que ta lumière jaillisse en moi

Joyeuses fêtes de fin d’année 2015 à tous!

Au bercail, quand on entre dans une nouvelle époque, on dit vulgairement : « nouvelle année, nouvelle méthode ».
L’année 2015 arrive à son terme. Le bilan est mitigé. Pendant que certaines personnes l’ont trouvé amère, d’autres, par contre, ont croqué la vie, comme disent les amoureux des boîtes des nuits au Cameroun.

En tout cas, nous avons tous constaté qu’elle a laissé beaucoup de larmes et peu de joie. Le sang a coulé en grande quantité pour des raisons que seuls les méchants connaissent. Ces méchants, sont autour de toi, de moi, de lui…de…de…
Avant, on croyait que les animaux sauvages étaient les seuls êtres féroces de la planète. Mais on réalise au jour le jour qu’ils sont même devenus plus humains que les humains. Tous n’ont pas été domestiqués, mais respectent la loi de la nature.

Censés être maîtres de toutes créatures, nous sommes devenus des animaux. Il nous manque juste quatre pattes pour être complets.
Oh ! Si seulement la lumière jaillissante de nos sapins de Noël pouvait se répercuter dans nos cœurs pendant toute l’année 2016.
En cette nouvelle année, nous avons juste besoin d’aimer, sans rien espérer en retour. Un sourire, un geste d’amour et le tour est joué.
Pour ce qui me concerne, en 2016, j’aurai toujours mon sourire aux lèvres. Je le partagerai avec tout le monde. Si certains l’interprètent autrement, je ne me justifierai pas. Tout simplement parce qu’il vient du fond de mon cœur.

Durant cette nouvelle année, je serai attentif aux préoccupations des bébés, des ados, des adultes et des vieillards. Peu importe mon agenda hyper chargé, je trouverai une minute pour discuter avec chacun d’eux. Même les poches vides, je les écouterai, et donnerai mon point de vue sur chaque sujet, parce que je sais que chacun d’eux contribue de loin ou de près à mon bonheur.

Plus le temps passe, plus je me rends compte que je ne m’appartiens pas, mais que je suis né pour servir. Mon visage, peu importe sa beauté, n’est qu’un membre de mon corps, mais qui, en réalité, a été fait pour être vu par mes compagnons de tous les jours. Seule la glace me dit souvent à quoi je ressemble, parfois avec beaucoup de mensonge. C’est ainsi que je réalise que l’homme a été fait pour la femme et vice-versa.
Que les lumières multicolores de mon beau sapin illuminent mon cœur durant toute l’année 2016. Ainsi, je pourrais voir les choses autrement.

Didier Ndengue


Sénégal : le joug d’un talibé

Au lieu de leur apprendre un vrai métier, ils sont formés à la mendicité, sous le regard impuissant du gouvernement sénégalais.
Ce dimanche 29 novembre, me voici dans les rues de Patte d’Oie à Dakar. Accompagné de quelques collègues Mondoblogueurs de plusieurs nationalités, je sillonne le coin, question de m’y adapter. On marche en groupe pour ne pas se perdre.
Vers un marché, sis non loin de l’espace Thialy, où nous sommes logés, j’aperçois un groupe de gamins. Tous sales. Un peu comme ces sans domiciles fixes (Sdf) qui inondent les rues de Douala. La bande attire aussitôt mon attention. Du coup, je me demande comment ces nangas boko ( enfants de la rue), comme on les appelle au Cameroun, ont fait pour arriver à Dakar avant moi, au point de se lancer dans leur activité quotidienne ?

Ils sont forcement venus à pied, parce qu’aucun pilote ne peut accepter de tels passagers abords de son avion. Encore qu’ils n’ont ni passeport, ni visa, encore moins un billet d’avion.
Curieusement, au lieu de se reposer après la longue marche qu’ils ont effectuée, les gars contrattaquent déjà. Mais que font-ils à Dakar avec des petites assiettes en main ? C’est bizarre ! Généralement, nos nangas boko n’ont pas besoin d’un tel outil pour tacler. Juste un petit couteau ou lame de rasoir et le tout est joué. En plus, nos « boys » ne sont pas si minuscules. Ce sont des gaillards qui ont des lèvres noirâtres. Le style que certaines nanas du même système aiment croquer. Ils marchent généralement au ralenti après avoir pris une bonne dose de chanvre indien. Mais ces bébés de Dakar qu’on appelle talibés, n’ont rien de nos « boys ». Si naïfs, ils ne peuvent pas encore leur rivaliser. Peut-être dans les prochaines années, s’ils font beaucoup de bébés talibés dans les rues. Mais pour que la reproduction soit possible, il faut aussi des meufs talibés, pas forcement belles.
Un drôle de business
Durant mon séjour dakarois, ces gosses assez particuliers ne m’ont pas abordé pour me quémander les sous. Certainement parce que je ne m’exprime pas en wolof comme eux. Mais ma principale préoccupation est de savoir, pourquoi le gouvernement sénégalais autorise que ces enfants fassent de la mendicité leur principale source de revenu? A cette question, Aristide Honyiglo, le philosophe togolais de la formation Mondoblog 2015, m’explique que cette pratique est une tradition dans le pays de Senghor. Talibé. Jusqu’ici, je ne sais pas à quoi renvoie ce drôle de nom. C’est plus loin que je saurai qu’il s’agit des enfants issus des familles pauvres qu’on initie dans la mendicité très jeunes.
Ils ont des maîtres coraniques pour qui ils travaillent. Ces derniers les envoient dans les rues pour « se chercher » avec des petites assiettes en main. Ça ferait partie de leur formation. Leur tranche d’âge varie généralement entre 5 et 15 ans. Pauvres gosses ! Ils n’ont pas droit à l’éducation de qualité comme tous les autres enfants de leur âge. Tous ce qu’ils savent faire, c’est courir après les passants, pour espérer obtenir d’eux quelques pièces de monnaie. Ils ne vivent que de ces dons. En 2010, le nombre des enfants talibés du Sénégal était estimé à 50 000 par l’ONG Human Rights Watch.. Ces gosses se distinguent des autres par leur mode de vie très peu recommandable. Premièrement, il faut savoir qu’ils se déplacent en groupe, portent tous des habits parfois troués, qui n’ont presque jamais été lessivés. Pieds nus, ils parcourent toute la ville de Dakar à la recherche des sous, pendant que les autres enfants sénégalais de leur âge vont tranquillement à l’école.

Didier Ndengue


CAN 2016/2019 : du food au fond des filets

A l’aube des coupes d’Afrique de football féminin et masculin, le Cameroun, le pays organisateur, traîne le pas dans la mise à niveau de ses infrastructures.

Le foot. Encore le foot. Et toujours le foot. Et jamais une compétition de food chez moi. On dirait qu’on a que ce sport chez nous. Et bien, puisque les Camerounais se régalent de ce truc que j’ai enterré depuis près d’une décennie, je vais un peu remuer ma cervelle. Uniquement sur le volet infrastructure. Je tiens tout d’abord à rappeler que les prochaines Coupes d’Afrique des Nations de football (CAN) féminin et masculin seront organisées chez moi.

Et chez Issa Hayatou aussi. Oui, Issa Hayatou, l’actuel boss de la Fédération internationale de football association (FIFA). Ce qui est agréable dans ce pays, c’est la lenteur de ses gouvernants dans le traitement des dossiers. C’est agréable de marcher comme une tortue à la veille d’une compétition qu’on a souhaité organiser depuis plusieurs années.

Les plaignants auront toujours tort. Tort parce qu’ils connaissent très bien les âges des puissants du Cameroun. On n’est pas sans savoir qu’un vieux ne peut pas agir plus rapidement qu’un jeune. Entre nous, Mugabe et Obama qui peut courir plus vite que l’autre ? Obama bien sûr. Prenons un autre exemple banal, mais vrai : entre Biya et Hollande, qui peut bombarder son ennemi plus vite que l’autre ? Hollande. La preuve : depuis les attentats de Paris, les bourreaux sont traqués pêle-mêle, presque chaque jour. Au nord du Cameroun par contre, Boko machin Haram explose chaque week-end sans être inquiété. Ce n’est pas cool ça ? Moi, je crois que c’est chic de procéder lentement à l’éradication de ces gars. Tout est possible avec un commandant des troupes qui mène une vie de prince. Oui ! C’est le prince du palais d’Etoudi (Yaoundé). Son père, le roi, c’était Amadou Hahijo n’est-ce pas, le vieux ? De toutes les façons, 33 ans au pouvoir, ce « n’est pas qui veut, mais qui peut ».

Manque d’infrastructures

Entre nous, qui peut mieux que Paul Biya ? Qui peut laisser impunis ceux qui abandonnent les stades de football dans la broussaille à la veille de deux grandes compétitions de football continentales ? Parallèlement, où vont rester les joueurs des autres pays  quand ils ne seront pas dans leur tanière pendant les CAN 2016 et 2019 ? Et leurs spectateurs ?

Certainement que le ministère des Transports va me répliquer que l’aéroport international de Douala est en chantier. Je l’ai constaté. Oui, j’ai aussi constaté que les hôtels sont construits à côté des marécages. Qu’ils manquent d’hôtesses formées. Ils ont pourtant plusieurs étoiles, ces établissements hôteliers. En vérité, en vérité, le service de qualité est mort ici dans les hôtels de ma bulle.

Raison pour laquelle le directeur de Jovago (structure de réservation d’hôtels en ligne en Afrique), Alexandre Devoucoux du Buysson rêve d’une satisfaction client et invite le Cameroun à prendre ses responsabilités en mettant en place des infrastructures touristiques qui répondent aux standards internationaux. Il rêve mal ce type de Jovago. Qui lui a dit que les hôtels du Cameroun veulent se mettre à niveau ? Ils ont trois, quatre, cinq et bientôt six étoiles de pacotille et cela leur va.

DN


L’incroyable fin d’année chez Kaymu.cm

La société de vente en ligne offre jusqu’à 75% de réduction en 24 h ce vendredi 27 novembre 2015 au Cameroun.

« Venez me tromper ! Venez me tromper ! Il y en a pour tout le monde et à des prix extrêmement bas. On ne débourse presque rien. Venez acheter gratuitement ». On entend régulièrement ces phrases dans nos grands marchés. Mais aucun site de vente en ligne n’avait jamais osé comme ces vendeurs à la sauvette jusqu’à ce vendredi. Eh bien, le « Kaymu Black Friday » va changer la donne.

Ce 27 novembre 2015, en cliquant juste sur Kaymu.cm/Black-Friday/, vous allez passer les plus belles fêtes de fin d’année de votre vie. En tout cas, si vous trouvez mieux ailleurs ce jour, envoyez-moi un mail pour que je puisse modifier ce billet le plus rapidement possible. Mon adresse : (didier.ndengue@gmail.com). Je ne rigole pas !

De toutes les façons, avant d’aller chercher mieux ailleurs, allez déjà emprunter quelques billets violets ou verts, chez votre banquier parce que cette chance n’arrivera pas deux fois. Pas cette année en tout cas. On m’a communiqué une date que je partage avec vous : le 27 novembre 2015. C’est ce jour que vous saurez que jamais « les braderies Online n’auront été aussi « dévastatrices »! 24h exclusives de vente sur un ensemble de produits de grande consommation retrouvés sur le site internet de Kaymu.

A gogo !

Sachant que mes ordinateurs du bureau méritent d’être remplacés, mes téléphones portables et tablettes à l’électroménager en passant par le fashion (vêtements, chaussures, bijoux, articles de sport, vêtements pour enfants), non sans mentionner les produits cosmétiques, de beauté, les accessoires, les jouets et liqueurs, je vais seulement me ravitailler vendredi chez Kaymu.

Les remises, m’informe Kaymu, iront « de 15% à 75 % sur la sélection d’articles préférés sur les catégories ci-haut citées ». N’est-ce pas génial ça ?! Toutefois, afin de rendre la donne plus agréable, Kaymu Cameroun offre des bons de livraison gratuits à gagner en postant simplement un ou des commentaires avec le hashtag #KaymuBlackFriday sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Instagram, LinkedIn…). Yes papa, je serais de la partie !

DN

 

 


Cameroun : Mama Fouda doit se faire vacciner d’abord

 

En principe, M. le ministre de la Santé publique, la bonne charité commence par soi-même.

 

En rentrant du culte ce dimanche, je croise un groupe de jeunes gens assis sur la véranda de mon voisin. Ils portent des chasubles jaunes. C’est les jeunes que le ministère de la Santé publique du Cameroun a ramassé dans des sous-quartiers pour administrer un vaccin de trop aux plus petits. Ces novices de la médecine dite moderne, passent certainement à la caisse chaque jour après avoir accompli leur mission. Leur mission justement, consiste à pénétrer des maisons sises dans des quartiers pauvres et d’attraper des bébés à qui ils administrent une dose d’un produit dont on ignore réellement la provenance et son rôle dans l’organisme des gosses. Cette fois, on parle du vaccin contre la rougeole. « C’est ce mardi qu’on va nous vacciner contre la rougeole à l’école. L’autre jour à Bafang, on m’a vacciné contre Ebola », témoigne Landry, une gamine d’environ 10 ans rencontrée à Douala. Comme  elle, plusieurs gosses ont plusieurs fois été vaccinés au courant de l’année.

 

Un vaccin de trop !

 

Avouons qu’il y a eu trop de vaccins cette année au Cameroun. Certains parents croient même que ces nouveaux vaccins sont suspects, même sans contre-expertise. Et par conséquent, ils ne veulent plus que leurs enfants en prennent, même en milieux scolaires, sans véritable justification du ministre de la Santé publique, André Mama Fouda. Ce dernier n’a pas bonne presse auprès des ménages. Surtout qu’il veut faire tester un vaccin du virus d’Ebola à une population qui n’a même pas été affectée par ce tueur. Il a besoin de 400 volontaires pour réaliser cet autre coup.

 

En rentrant donc cet après-midi chez moi, une mère de famille me pose cette série de questions: « Donc l’Etat du Cameroun a autant d’argent pour faire vacciner tous les enfants du triangle national ? Pourquoi ne peut-il pas convertir ces multiples vaccins en nourriture ou en argent pour distribuer à tous ces enfants malfamés qu’on administre ces gouttes de je ne sais quoi ? » Je ne sais quoi répondre à la dame. S’il y a une chose dont je suis certain, c’est que ces vaccins n’ont pas été mis en circulation pour le bien-être de nos enfants. Tout petit, je ne me souviens pas avoir reçu près d’une dizaine de vaccins en une seule année. Eh bien, c’est ce qui s’est passé cette année dans mon cher pays. Les « spécialistes », tout en gardant le secret médical dont j’ai hâte de connaître, crient tout le temps dans les médias que notre pays est exportateurs des polios… « machins sauvages », un truc de ce genre, sans réellement le démontrer. D’ailleurs, j’aimerai savoir d’où proviennent ces genres de maladies ?

 

Des arguments non fondés

 

Un bâtonnier du MRC (Mouvement pour la Renaissance du Cameroun) m’a surpris un jour avec ces mots : « Il y a déjà trop de maladies au Cameroun parce que les gens mangent n’importe quoi, jouent avec les animaux n’importe comment ». Dites-moi est ce que c’est seulement chez nous qu’on voit ça ? Ailleurs, les gens ne mangent-ils pas saignant ? Ne jouent-ils pas avec les animaux comme des êtres humains ? En plus, est-ce seulement de nos jours qu’on mange n’importe comment ou qu’on joue avec les animaux de brousse ou qu’on les bouffe? Franchement cet argument ne tient pas, cherchez autre chose. Revenons-en sur notre vaccin contre Ebola qu’on veut tester sur des pauvres camerounais. Je suggère, c’est juste une contribution citoyenne, que monsieur le ministre de la Santé publique désigne 390 de ces collaborateurs directs de la Santé publique plus 9 membres de sa famille plus lui-même. On en sera à 400 volontaires pour tester ce machin. Ne dit-on pas que la bonne charité commence par soi-même? Qu’il en soit de même et en public à Mondovision, pour ces multiples vaccins en circulation. Il faut prêcher par l’exemple, hein M. Mama Fouda !

 

Didier Ndengue   

 

 


Plus de 2 000 langues vernaculaires en souffrance en Afrique

 Plus de 2000 langues vernaculaires sont en voie de disparition. Sauvegardées, elles peuvent pourtant rapporter gros à cette génération et à la génération future.

 

Dans un bistrot ou dans un super marché, quand quelqu’un veut perdre les autres, il s’exprime en sa langue maternelle. Celle-ci pollue même souvent l’atmosphère. Et on a toujours tendance à croire que cette personne parle de nous. En mal ou en bien. Ça peut être vrai ou faux. Généralement, les Camerounais s’expriment en patois pendant des réunions de famille, parce qu’ils ne veulent pas que leurs secrets soient connus.

 

Des langues maternelles, on en dispose plus d’une centaine pour plus de 22 millions d’habitants, selon les statiques. Ici, dans même un village d’une centaine de personnes, les habitants peuvent parler plus de deux dialectes. Malgré cette richesse, ils vénèrent toujours le français, l’anglais, l’allemand, l’espagnol, l’italien…et le chinois. C’est fou est ce que les Africains peuvent avoir un gros cœur.

 

Au lieu de chercher à harmoniser leurs langues, ils sont toujours amoureux de de celles des autres. Combien de Camerounais parlent le « sango » de la Centrafrique voisine ? Le « lingala » du Congo ? Sauf ceux qui y ont vécu bien sur. L’Afrique est ce continent qui a plus de 2 000 langues et qui ne sait pas quoi en faire. Ses populations seront les premières à crier au scandale quand une université européenne, américaine ou chinoise aura la merveilleuse idée de les promouvoir à travers des programmes académiques. Ils diront, comme ils en ont l’habitude, « ils sont venus voler nos langues vernaculaires ». Alors je les répondrai : « N’avez-vous pas voulu être américains, européens, chinois, espagnols… ? Alors soyez-le et taisez vous. » Il parait même que certaines de ces langues ont déjà été initiées dans certains programmes au Cameroun et ailleurs. Mais le pourcentage reste très faible.

 

2000 langues pour un milliards d’habitants

 

Les langues locales africaines ont un pouvoir. Lequel est dévoilé dans un article lu la semaine dernière. C’est dans cet article que j’apprends qu’on a plus de 2 000 langues vernaculaires pour un milliard d’habitants en Afrique. C’est donc le continent qui compte le plus grand nombre de langues de la planète.

 

« Depuis des siècles, le continent africain a toujours été considéré comme le berceau de l’humanité. Grâce à son histoire mais surtout grâce à sa diversité ethnique et linguistique, l’Afrique fait partie des grandes réserves  culturelles de la planète. La tradition est au cœur de cette diversité où se mélangent rites, coutumes, langages etc. », écrit le journaliste de Jovago.com, une structure de promotion du tourisme en Afrique qui, pour le bonheur de sa clientèle, a décidé de lancer un service en langues locales.
Les clients de Jovago.com peuvent désormais réserver les hôtels « en langue haoussa, ybo et yoruba pour les populations du Nigéria et des autres communautés du continent. Elle envisage aussi dans les prochaines semaines de lancer son site en langue swahili pour s’adresser aux populations de l’Afrique de l’Est ».

 

 

 

Didier Ndengue

 

 

 

 


Les éternels chefs d’Etats africains sur la balance de Bienvenu Mbappé

En quelques mots, l’écrivain camerounais Bienvenu Mbappé développe ce qu’il pense des chefs d’Etats africains.

Le bilan des 33 ans de règne de Paul Biya à la tête du Cameroun

Pour ce jeune écrivain camerounais, le bilan des 33 ans de règne de Paul Biya est « très mitigé.  Sur une balance, ces années de pouvoir ne « pèsent pas en sa faveur; sur le plan économique, politique, infrastructurel et bien d’autres ».

Dans le cadre de la lutte contre les terroristes de Boko Haram, le chef de l’Etat camerounais gagne des points auprès de Bienvenu Mbappé, « malgré que sa non présence au front même pour motiver les troupes et les civils». Une attitude qui laisse penser qu’il est indifférent alors que c’est lui-même qui a déclaré la guerre à ces terroristes. « Comment comprendre cela ?».

Les chefs d’Etat de l’Afrique francophone et la révision des Constitutions

« Tous ont la boulimie du pouvoir et veulent transformer nos Etats en royaumes », pense le jeune écrivain camerounais. Quand il regarde de près, il se rend compte que ces présidents, parfois capricieux et arrogants « ne veulent pas servir leurs pays mais plutôt les intérêts de ceux qui les y ont placés ». Il se souvient même de quelle manière ces présidents sont arrivés au pouvoir. Très archaïque. « Le président Sassou a toujours usé de la force pour prendre ou se maintenir au pouvoir. Regarder son parcours ».

Ce qui est étonnant, poursuit-il, la plupart de ces chefs d’Etat sont montés au pouvoir ou ont commencé à exercer jeunes, « mais c’est quand ils vieillissent qu’ils se mettent à rêver à de grandes ambitions et usent de grands slogans de campagne afin d’endormir le peuple qui ne demande que le strict minimun social: pouvoir se soigner, s’éduquer, se vêtir… » Pour Bienvenu Mbappé, « le véritable problème n’est pas la longévité au pouvoir; mais la manipulation de la constitution chaque fois qu’on voit son mandat arrivé à terme ».

L’Afrique a été vendue aux charognards. Bienvenu Mbappé s’explique sur ces propos contenus dans ses deux ouvrages, « La Voix du Griot » et « Les Paroles de la Négritude ».

Dans mes livres, je dis que l’Afrique a été vendue aux créateurs de la zizanie, haine… Je n’accuse pas tous les Occidentaux d’être la cause de nos malheurs. Dans mes livres, je chante les valeurs de l’Africain et je rudoie même mes frères de race quand il le faut, pour qu’ils reviennent à certaines valeurs authentiques et fondamentales. « Au Cameroun berceau de ton contraire » invite mes frères à une conscientisation collective.

Là, je démontre à travers les paroles de notre hymne ceux qui sont contre la Nation par leurs actes et agissements. Je ne fais pas de l’histoire, je veux juste traduire la vision des faits passés et présents. Je me veux solidaire des autres par-delà les barrières raciales et ethniques. Je veux implémenter les valeurs du pardon sans toutefois renier la vérité du passé et du présent. Dans mes livres je chante aussi la femme, nos martyrs, Dieu, la nature, l’innocence des enfants, l’amour….

DN


France : Au diable le terroriste endogène

François Hollande et ses alliés doivent revoir la politique internationale de la France pour épargner les Français des bombes humaines.

 Vendredi dernier, la France a été frappée en plein cœur par l’Etat islamique. Bilan : 129 morts et plusieurs centaines de blessés. C’est horrible ! Devant mon petit écran, j’avais l’impression d’être dans une salle de cinéma, en train de regarder un film d’horreur. Par ce billet, les familles victimes seront certainement consolées. Oui, ce texte ne rendra pas les vies tombées, mais c’est ma manière de dire mon indignation.  

 Par ce billet, je présente mes condoléances aux parisiens et à la communauté internationale. Il s’agit là d’un coup très grave. Aussi grave que ce que vivent les pays africains où plane le terrorisme.

François Hollande

Assis seul devant mon laptop dans une banlieue de Douala, je profite de ce drame de Paris pour dire mes vérités au chef de l’Etat français et son gouvernement. Ceux-ci, critiqués par l’opposition, ne cessent d’enfoncer le pays. Qu’est ce que j’en sais depuis mon Afrique natale ? Je sais beaucoup de choses. Je sais premièrement que la France actuelle n’est pas celle que désirait avoir Diam’s. La reine du rap français (elle le reste malgré son retrait), rêvait d’un paradis sur terre, pas d’un pays au bord du gouffre. Depuis qu’elle a quitté la scène, le diamant du rap féminin français est plus que jamais gravé dans mon cœur. Je vous invite à réécouter « Ma France à Moi », vous saurez qu’elle a raison sur tous les plans. Vous saurez aussi qui enfonce la France de nos rêves dans ce pire cauchemar.

Oui, cette France dont François Hollande a hérité n’est plus que l’ombre d’elle-même. C’est vrai qu’elle était déjà critique avec Nicolas Sarkozy. Mais aujourd’hui, on comprend que c’est tout le système qui demande à être réglé. Ses alliés l’a trouve même hypocrite. Comment ne pas s’attirer des ennuis quand on agit comme une abeille sur tous les terrains de guerre. La France est-elle devenue le messie des pays en crise ? Son gouvernement a-t-il songé aux conséquences que ses nombreuses interventions dans le monde entier pourraient avoir sur ses populations ? On ne blague pas comme ça avec les vies des gens hein ! Combien de Français sont au courant du nombre d’ennemis que ce gouvernement a provoqué depuis le début de son mandat ? Des milliers.

Curieusement, je n’ai jamais éprouvé une petite haine pour cette France qui est critiquée dans plusieurs médias en Europe comme en Afrique. Je ne la déteste pas pour la simple raison que je considère qu’elle ne sait pas ce qu’elle fait en provoquant ces « fous d’Allah » ou encore ces pauvres innocents des pays en développement. Une chose est sûre, il n’y a jamais de fumée sans coup de feu. Ce qui veut dire que les Français doivent demander des comptes à leur président de la République.  

On doit se dire les vérités

La France est applaudie sur plusieurs fronts pour s’être engagée contre le terrorisme. Savez-vous que ça choque ses ennemis ? En mon humble avis, la France doit revoir sa politique internationale. Sa coopération avec les pays africains par exemple. Si elle compte poursuivre dans cette lancée, il faut que François Hollande et ses alliés épargnent le peuple français de leurs plans de guerre. Les armes n’ont jamais apporté la paix dans une nation, Hollande devrait le savoir.   

Ce qui m’énerve le plus dans cette histoire, est que ce sont les pauvres innocents qui paient le lourd tribut des gaffes causées par la bande à Hollande. S’il est vrai qu’on doit aider les pays frères en difficulté, est-ce que le gouvernement de Hollande a besoin de déployer des soldats dans le monde entier comme il le fait depuis quelques années déjà ? A-t-il le droit de décider du sort des populations d’un pays, ou de s’ingérer dans les affaires d’autrui?

 Didier Ndengue    

 

 


A Perolde, mes petits mots love de gosse

Plus d’une décennie après, mes souvenirs restent cleans comme l’eau de roche. Oui, en toute sincérité, sans rien te cacher, notre époque m’a beaucoup marqué.

 
On était peut-être naïfs en phase terminale de l’école primaire, mais je t’avoue qu’il y avait déjà quelque chose de fort qui attirait l’un envers l’autre. Qu’est ce que c’était au juste? As-tu une idée ? Oui, je sais que tu me diras que tu n’avais que 9 ans. Et tu ne pensais qu’à jouer et à réviser tes leçons comme toutes les fillettes de ton âge. Le mot amour n’existait pas encore dans ton vocabulaire. Et pourtant, seul dans mon coin, je voulais te tenir dans mes bras et te dire des choses des grandes personnes. Pour moi, tu étais déjà une grande fille et moi, un grand garçon, à 11 ans seulement.

 
Tout le monde à l’école croyait en notre amour. Sauf toi. Certains camarades de classe étaient même persuadés qu’on allait se fiancer et se marier plus tard. Moi aussi. Mais comme dans un film d’horreur, tout a basculé. Tu as subitement commencé à me haïr sans cause. Je t’assure Perolde, j’ignore toujours les raisons de notre déchirure. J’ai tout fait pour recoller les morceaux en vain. Je ne savais pas par où commencer. Mais j’ai quand même essayé.

 

On s’est séparé à l’école primaire comme chien et chat, ou encore comme chienne et chat. Même au secondaire, tu éprouvais toujours cette haine. Là aussi, je t’ai approché pour comprendre les raisons. Tu n’as pas voulu m’écouter. Tu m’esquivais toujours. Pour toi, j’étais un vrai monstre en personne. J’ai prié le Seigneur pour qu’il te fasse revenir à des bons sentiments. J’ai couru, j’ai pleuré pour toi. Je venais uniquement au lycée pour te voir. Te voir même seulement à distance me suffisait largement. Je souriais chaque fois que je te voyais accompagnée de tes camarades.

 
Perolde, si seulement tu savais…
Mon plus grand souhait était pourtant d’être seulement avec toi, dans les bons et mauvais moments. J’ai arrêté de venir dans ton lycée parce que tu te cachais en ma présence. Contre ma volonté, je devais tourner ta page, sachant que je t’ai perdu pour toujours. En même temps, je devais passer à autre chose. Me concentrer par exemple sur mes études. C’est ce que j’ai fait. J’ai bravé le calvaire que la vie m’a imposé. Avec le soutien du Seigneur Jésus-Christ, j’ai déchiré tous les voiles de l’enfer. Aujourd’hui, je suis fier de moi-même.

 
Perolde, tu sais, la vie ne m’a jamais fait de cadeau, mais même dans le tourbillon, je pensais toujours à toi. Après nos retrouvailles à Yaoundé, en 2011, lors du Salon Promote, j’ai encore cru en nous. Seulement, tu étais toujours réticente envers moi, même via les réseaux sociaux.

 
En ce 1er novembre 2015

Samedi 24 octobre. Je reviens du site touristique d’Ekom-Nkam, au sud ouest du Cameroun. Je reçois ton message sur mon téléphone portable. Dans ce texto, tu me dis que tu es à Douala. Quelle surprise ! Je suis fier et étonné. Du coup, j’ai envie de te rencontrer. Seulement, je crains tes réactions d’avant. Mais je me rappelle que tu as grandi et que tu es devenue une grande fille.

 

On s’est finalement revu le lendemain. Aujourd’hui encore, 1er novembre, tu es en face de moi. Ma joie est tellement grande que je ne peux l’exprimer. Tout ce que je désire, c’est de rester toute ma vie avec toi. Seulement, il y a quelque chose qui nous éloigne. Ton petit ami. En réalité, c’est moi qui devait être à la place de ce chanceux. Mais ce n’est pas grave, tu connais mes sentiments, ils sont toujours les mêmes. C’est par ce billet que je te souhaite un excellent séjour à Douala, Princesse.

Didier Ndengue


La plus belle fille du Cameroun se douche à Ekom-Nkam

A l’initiative de Jovago, la déesse Jessica Ngoua Nseme s’est rendue samedi dernier à Ekom-Nkam. Sur ce site touristique Miss Cameroun a eu des vertiges après une douche froide.
Incroyable, mais vrai. Ce samedi 24 octobre 2015, j’ignore que la plus belle fille du Cameroun fait partie de la délégation qui va découvrir les chutes d’Ekom-Nkam ce jour. C’est ce qui arrive généralement à ceux qui ne suivent pas l’actualité culturelle de leur pays de près. Ce matin vers 7 h 6 , je débarque tranquillement au siège de Jovago sis à Akwa. En bas du bâtiment qui abrite leurs locaux, Simon Mbelek, le chargé des relations publiques et quelques confrères sont déjà là. Je salue tout le monde sans exception avec le même ton. Jusqu’ici, j’ignore Jessica. Tout simplement parce que je ne la connais pas. En plus, qu’est-ce que j’étais censé faire hein ?! Sauté de joie après l’avoir vu? Désolé, ce n’est pas dans ma nature.
Belle, belle, belle comme le jour
Pour ceux qui n’ont jamais eu l’occasion de la voir en face, je vous rassure qu’elle a tout d’une déesse. Son teint est clair.  Elle n’est ni trop grasse, ni trop mince, juste ce qu’il faut. Question taille, ce n’est pas une grande tige, mais elle n’est pas petite et j’avoue qu’elle me dépasse.
Comme Singuila, je dirais qu’elle a » légèrement les formes ». De toutes les façons, elle n’a pas un derrière bizarre bizarre que vous aimez souvent chez les stars. Elle est tout simplement elle. Jessica tu es la meilleure !!!
Une miss dans un village formidable
Après près de deux heures de trajet, nous arrivons à Nkongsamba. Quelques minutes plus tard, nous sommes à Melong. Enfin à Ekom (qui signifie formidable en langue Mbô’o). Serges notre guide nous relate les mystères de ce petit village. Le guide apprend que « chaque 1er décembre, à partir d’ici, on envoie certains messages à tout le Cameroun et même hors du pays
En réalité, je suis venu découvrir les chutes d’Ekom-Nkam et non écouter les contes de fées plus ou moins vrais de ce village. Mais Serges insiste : « On invite aussi les amis, tout le monde à venir voir les miracles des chutes d’Ekom chaque 23 décembre ». Chaque 20 décembre justement, poursuit Serges, « le chef de ce village entre dans le site. Il en a pour trois jours. Il ressort chaque 23 décembre ». Il ressort avec un message pour chaque chef de famille d’Ekom. Au même moment, les chutes s’arrêtent pendant une à deux heures de temps. « La chute a 80 mètres de longueur et 20 mètres de profondeur. Elle avait été mesurée par Tarzan lors du tournage de son film en 82 », se souviennent encore les villageois qui informent que la première partie du film de Tarzan a été tournée sur les chutes d’Ekom. « C’est après ça que ce site est devenu un site touristique jusqu’à ce jour».
Un paradis sur terre
On descend au pied des chutes. Le paysage est magnifique. Les arbres sont géants. Et les chutes laissent les touristes K.O debout. Il n’y a rien à retoucher. Je réalise une fois de plus que Dieu est le plus grand architecte de tous les temps. Les mots me manquent pour décrire ces lieux. La balade va durer une à deux heures de temps. « Si vous avez les jetons (pièces d’argent), vous allez faire un vœu avant de les jeter par terre. Ça fait partie d’un lieu sacré du village », explique Serges.

Jessica la miss ne tient plus sur ses deux jambes. « J’ai le vertige… C’est magnifique comment la nature peut être en même temps capricieuse et magnifique», constate-t-elle. Bonas, animateur radio, a également pris une douche froide : « On a le sentiment que vous pouvez porter le monde. Ici, on a le sentiment que vous vous rajeunissez. Même quand on se douche à la maison, ce n’est pas aussi frais». Nous avons tous été arrosés par les brumes d’Ekom-Nkam. J’y reviendrai certainement, mais avec ma miss qui ne sera forcément pas la plus belle fille du Cameroun.

Didier Ndengue

 


Youan Bi : l’artiste portraitiste des hôtels de luxe

En partenariat avec plusieurs établissements hôteliers du continent, le meilleur artiste peintre de l’UEMOA, poursuit sa tournée africaine.

 Lorsqu’on emprunte le couloir qui mène à la piscine de l’hôtel « Le Méridien » de Douala ce mois d’août 2010, on tombe inévitablement sur les portraits de Youan Bi. Parfois même sur l’artiste ivoirien lui-même en action. La trentaine révolue, il nous accueille avec un large sourire. Le jeune homme en a beaucoup à donner dans une ambiance typiquement ivoirienne qu’il impose naturellement à son environnement.

Youan Bi porte des nattes. Mais quand il travaille, il recouvre souvent sa tête à l’aide d’un morceau de tissu. Son look de star et ses jolis portraits attirent l’attention de plusieurs personnes. Même sans le vouloir, un client de l’hôtel, ou un simple curieux, est obligé de jeter un coup d’œil sur les œuvres de ce jeune garçon. Parmi les portraits mis en exposition, figurent en bonne place ceux de certains membres de sa famille parmi lesquels son fils. Youan Bi transporte cette image de son bambin partout où il se rend pour travailler. Un beau gosse qui a la chance d’avoir un papa qui pense beaucoup à lui à tout moment et en tout lieu.

L’artiste ivoirien vit de son métier. Capable de reproduire un personnage à la main en moins de deux heures, il peut en reproduire plusieurs en une journée. Un vrai maître en la matière. L’ivoirien fixe les prix de ses œuvres en fonction des pays où il se trouve. Il en a déjà parcouru plus d’une dizaine à travers le continent africain. Dans chacun de ses pays, « on m’accuse d’avoir fait une école d’Art ».

Toujours à la recherche du beau

 En tout cas, qu’on le croit ou non, l’ivoirien nous certifie que le dessin pour lui est un don. « J’ai eu très tôt l’amour pour l’Art. Issu d’une famille presque pauvre, j’ai eu la chance de jouer dans le sable. Ce contact m’a permis de m’exprimer dès l’âge de trois ans en cet Art qu’est le dessin. La recherche du beau était pour moi un défi », témoigne celui qui a appris à dessiner à l’âge de trois ans. .

 Les récompenses

 A l’école primaire, il était régulièrement désigné par ses enseignants pour reproduire des dessins au tableau. Ça peut paraître drôle, mais en classe de CP1, Youan Bi dessinait aussi pour ses amis en échange de quelques pièces de monnaie. Cet argent lui permettait de remplir son cartable de bonbons. « Mes Instituteurs ont vite détecté ma dextérité en cet Art et ont conseillé à mon père de m’encadrer », raconte-t-il. Au collège, il avait une renommée dans tout l’établissement. Les petites ne résistaient pas à son talent. Les mecs quant à eux, étaient tout simplement jaloux. Et puis quoi ? En réalité, les nanas n’ont pas pu distraire l’ancien pote de Doug Saga (le créateur du coupé décalé). Il était bien occupé à développer son don. Actuellement (2015) en séjour dans un chic hôtel de l’Afrique du Sud, dans le cadre d’une tournée internationale baptisée « Vivre Ensemble », Youan Bi continue de faire des merveilles avec sa plume. Dans la foulée, il empoche des prix pèle mêle.

          2005 : j’ai reçu le Prix SAFAM.com du Meilleur Artiste Peintre de Côte d’Ivoire

    2009: alors que j’étais de passage au Gabon, j’ai participé au Festival de Cultures et reçus le Premier prix…

            2014 : le 25 Juillet précisément, j’ai reçu à Lomé (Togo), le Prix HOKAN AFRICA du Meilleur Artiste Peintre de l’UEMOA.

Toujours en accord avec les hôtels, il continue ses expositions à travers le monde. En passant chez vous, il vous recommandera sans doute de respecter le talent de vos enfants.

 

 


Fifa : le nouveau boss est camerounais

Issa Hayatou trône à la tête de l’instance faitière du football mondial. Où sont passés les jaloux ?
Pas moins de 90 jours de suspension pour Joseph Sepp Blatter, le président de la Fédération internationale de football association (Fifa) et son gang. La mafia a emporté l’homme et sa bande de la Fifa. C’est également le 1er jour de règne du Camerounais Issa Hayatou à la tête de cette institution. Il est le président par intérim. Ainsi, nous sommes les premiers Africains à occuper cette place dorée. On ne gère pas les jaloux hein ! Que c’est magnifique de boire dans un verre en or. Eh oui ! On a toujours dit que l’Afrique était le berceau de l’humanité. Seulement, cette Afrique a besoin de courageux comme M. Hayatou pour diriger les institutions internationales.

Si seulement certains Africains pouvaient faire comme notre compatriote : travailler pour un intérêt commun et enterrer l’égoïsme. M. Hayatou a toujours bossé pour tous les Africains. S’il était comme ces pilleurs de fonds qu’on a ici, ou ces mafieux qu’on voit ailleurs, il aurait sans doute vidé les caisses de la Confédération africaine de football (Caf) et venir nous construire des gigantesques stades de football et bien d’autres. Mais il a laissé le soin à « nos bourreaux » de le faire. Pauvres de nous.

Le boss de la Fifa est de mon village et on doit organiser plusieurs compétitions sportives continentales dans les prochaines années sans stades prêts. Dommage ! Mais le linge sale se lave en famille. M. Hayatou, vous êtes le roi du monde. Oui, je dis bien que vous êtes le patron des patrons du football mondial. Excusez les jaloux et faites-nous quelque chose de spécial.

Didier Ndengue


Blogging : le grand réveil du Cameroun

Les blogueurs camerounais ont pris un nouveau départ le week-end dernier, au cours de la 1ère édition du « Bloggers Forum » à Douala.

Samedi 3 octobre 2015. Nous y sommes enfin ! Il était très attendu. Ce jour est spécial pour nous blogueurs camerounais et pour ceux qui aspirent à ce domaine d’activité très peu connu au bercail. Il est déjà 14 h. La salle retenue pour la 1re édition du « Bloggers Forum » fait progressivement le plein d’œufs. Ça se passe au StarLand Hôtel à Bonapriso sous le thème : « Blogging : The Future RE-Loading ». Le coin grouille de monde. Les participants sont venus de plusieurs coins du Cameroun. Ils sont anglophones ou francophones. C’est ce mélange qui fait la beauté de ce pays. N’oublions pas les métisses et les responsables d’entreprise qui sont également de la partie.

Cette grand-messe me permet de savoir qu’il y a beaucoup de blogueurs au Cameroun. L’autre point à souligner, c’est les tweets qui ne cessent de pleuvoir à l’instant. Presque tous les participants sont connectés à partir de leur tablette ou téléphone portable. Carole, la présentatrice de l’événement apprend même que le forum est retransmis en direct sur Twitter. Une très bonne nouvelle pour ceux qui n’ont pas pu se déplacer pour prendre part à cette séance d’échange d’idée. Le pays et la communauté internationale sont donc servis grâce à la magie du web. Vive le blogging camerounais !!!

J’suis bien assis

Dans la salle, plusieurs personnes sont debout. C’est ceux qui ne sont pas arrivés à l’heure. Vous croyez que j’en fais partie ? Non ! Je suis bien assis à côté d’une… hein ! Quoi ? Ok ! D’une jeune fille aux cheveux courts. Mince ! Je n’ai pas de chance aujourd’hui. J’aurais aimé être assis à côté d’Elodie, d’Adeline, ou de Val, pour contempler leur beauté. Mais ce n’est pas grave de rester à côté d’une fille… garçon, surtout si elle ne fait rien de mal que de sourire et de tweeter.

Création d’une identité

Elle manie le français et l’anglais comme une seule langue. C’est ma « mère », Carole Leuwé. Le forum prend véritablement corps avec le premier panel. Frank William Batchou ouvre le bal des interventions. Blogueur depuis 2008, ce garçon a décroché plusieurs prix dans ce domaine au Cameroun. Tout comme Frank William, Réné Jackson Nkowa et plusieurs autres blogueurs ont partagé leurs expériences avec les participants. On a également eu droit à l’intervention du grand frère Edouard Tamba.

Edouard n’est plus très actif sur son blog, mais c’est l’un des pionniers au Cameroun. Même s’il ne s’y applique plus, il recommande plus de sérieux à la nouvelle génération de blogueurs camerounais. Il les autorise même à copier le bon exemple qui vient d’ailleurs. La création d’une identité, avoir de l’influence, surveiller son langage et, le travail en synergie sont autant de résolutions qui en découlent.

Les responsables d’entreprise présents à ce forum étaient visiblement satisfaits de cette première édition. Rappelons que plusieurs entreprises locales intègrent progressivement les blogueurs dans leurs agendas. Un réel ouf de soulagement pour Elodie Nonga, la promotrice du « Bloggers Forum ». Mais il faut dire qu’on a encore beaucoup à prouver pour vivre du blogging au Cameroun hein ! En tout cas, en attendant la 2e édition du « Bloggers Forum » l’année prochaine, efforçons-nous déjà de mettre en pratique les résolutions de la première.

Didier Ndengue


Une chienne herbivore

Incroyable, mais il existe des animaux et des personnes qui ne respectent pas leur régime alimentaire.
A distance, elle ressemble plus à un petit mouton qu’à une chienne. Elle mange de l’herbe, comme les os d’une délicieuse dinde. C’est quand on se rapproche qu’on constate que c’est une chienne. Incroyable ! Un carnivore, censé avoir des canines bien limées, et subitement devenu herbivore. On aura tout vu dans ce Cameroun.

La scène se déroule ce lundi 28 septembre 2015, vers la « rue Koloko » au quartier Bonapriso à Douala. L’animal est concentré sur son « plat » et ne gère pas les humeurs des passants. Certaines personnes, bouche bée, se disent que cette chienne a certainement un parent mouton ou chèvre. Ou encore un oncle végétarien. D’autres pensent que c’est une chienne paresseuse qui a peur de chasser. Elle se contente seulement des herbes qui ne peuvent se déplacer ou la menacer de ne plus les manger.

De toutes les façons, la chienne ne gêne personne, et continue à bouffer ses herbes en toute quiétude en se disant que chacun est libre dans la vie. Elle fait ainsi allusion à la race humaine où les gens sont libres de bombarder les autres nations ou encore libres de devenir homosexuels, lesbiennes, pédophiles, ou de rester un vrai mec uniquement attiré pas des jolies nanas, ou de rester une vraie meuf uniquement attirée pas des beaux gosses.

Cette chienne pourrait même être omnivore comme certaines personnes bien connues de la scène mondiale. Les organisations de défense des droits des animaux, si elles existent déjà, devraient également se mobiliser pour soutenir cette chienne herbivore, ou même omnivore. Un peu comme certaines associations de défense des droits des homos font souvent quand l’un d’eux est en détresse.
Tout ça confirme que le monde entier est au seuil d’une nouvelle conscience, d’une nouvelle compréhension de ses ressources intérieures.

Un excellent écrivain dit dans son bouquin sur l’attraction que « le siècle précédent a vu le progrès matériel le plus prodigieux de l’histoire. Le siècle présent connaîtra le plus grand progrès mental et spirituel ». Sauf qu’il n’a pas précisé que les animaux allaient aussi s’en mêler.

Didier Ndengue


L’opération de charme des blogueurs camerounais

Le 3 octobre 2015, Douala accueille la première édition du « Bloggers Forum ». La rencontre se tiendra de 13 à 18 heures au Starland Hôtel à Bonapriso.
« Le grand réveil des blogueurs camerounais ». Ceci pourrait être le titre de mon prochain billet sur le blogging. Après la 1ère édition du « Bloggers Forum » en gestation dans la cité économique du Cameroun, bien évidemment. Une initiative des blogueurs influents, membres du « Camer Bloggers Hangout » et du « Collectif des blogueurs camerounais ». A travers cet événement de près de 6 heures d’horloge, ils veulent « élucider leur activité et impulser la création ou le développement de l’écriture en ligne ; tout en suscitant des carrières pour les jeunes générations ».
Sortir de l’ornière
Rassurez-vous, c’est juste une contribution citoyenne au développement du Cameroun. Dans ce pays justement, les blogueurs sont à la recherche de plus de visibilité et d’intérêt. Car chez nous, on a toujours l’impression qu’on n’arrive pas à faire le distinguo entre l’écriture journalistique qui consiste à relater des faits, et le blogging qui consiste tout simplement à donner son point de vue sur un sujet d’actualité. En tout cas, le 3 octobre prochain, on saura tout sur ce domaine, grâce aux interventions des pionniers du blogging au Cameroun.
Le programme du forum est hyper chargé. Normal, quand on revient de loin, on a toujours beaucoup de choses à dire. Et surtout si on a parcouru plusieurs pays, comme certains membres du comité d’organisation, où ce domaine d’activité nourrit son homme. Un jour, au cours d’un échange sur Facebook, un frangin m’apprenait qu’en Afrique de l’Ouest, plus précisément au Nigeria très proche de nous, le blogging paie le loyer, les factures, etc., à plusieurs blogueurs. Pourquoi pas chez nous ? La première édition du « Bloggers Forum » est donc un début de solution à toutes nos préoccupations. « Malgré leur engagement sociétal et constructif, leur activité reste encore moins comprise par un grand nombre de personnes au Cameroun», regrette le comité d’organisation du forum.
Les blogs en valeur
Il sera donc question au cours de cette journée de : promouvoir les blogueurs et leur activité ; mener une réflexion autour des difficultés qu’ils rencontrent au quotidien ; susciter et faire grandir l’intérêt du public pour les blogs, et faire connaître les blogs camerounais. Afin d’atteindre ces objectifs et d’assurer la réussite de cet événement, les actions suivantes seront menées : la prise de parole par les blogueurs camerounais les plus influents ; les échanges et le réseautage entre les blogueurs et l’assistance ; la mise en relation des sponsors avec le public. In fine, un cocktail mettra fin aux travaux.

Didier Ndengue


Palais de Bangui : mes questions au futur boss

Un eldorado en attente tel la Centrafrique mérite un patron qualifié qui optera pour une bonne gouvernance.

Avant l’échéance cruciale, tous les mouvements politiques du pays sont à la manœuvre. Dans quelques jours, ou dans quelques semaines, les meetings politiques devraient débuter en République centrafricaine. La grande innovation de ce scrutin est le vote des Centrafricains de l’étranger et des réfugiés. Sauf changement de calendrier de dernière minute, la présidentielle aura lieu en octobre.
Samedi 29 août 2015, au cours d’une émission de débat avec les confrères dans une chaîne de radio à Douala, mes copanélistes ont condamné la candidature du général François Bozizé, le leader du KNK.

Ils ont justifié leurs positions de mille manières. A en croire Edmond, le journaliste du quotidien privé « La Nouvelle Expression », M. Bozizé est celui qui a plongé son pays dans le chaos. Il est même celui qui a renversé, par les armes, Ange Félix Patassé, le seul président démocratiquement élu de la République centrafricaine. Franck, le jeune leader du Cameroon People’s Party (CPP), un parti politique d’opposition camerounaise, était également dans la même mouvance qu’Edmond. Mon regard était contraire à celui de mes deux grands frères. Pour moi, François Bozizé, comme tout citoyen centrafricain, a aussi le droit de manifester son droit civique, « même si j’avoue qu’il aurait pu prendre sa retraite pendant quelques années, avant de se relancer dans la bataille politique, après sa chute en mars 2013».

J’ai rappelé qu’il est l’homme politique le plus aimé du peuple centrafricain après Ange Félix Patassé. Faux, m’ont-ils rétorqué. Ils m’ont même regardé comme un extraterrestre. Dans leurs cœurs, ils se disaient certainement que ça ne tourne pas rond dans ma tête. Après m’avoir écouté, les gars n’ont pas hésité à me traiter de pro-Bozizé à la fin de l’émission. Mais non ! Chers amis, vous devez savoir que je ne défends pas l’individu, mais le peuple centrafricain pour qui j’ai beaucoup d’estime et de compassion. Alors j’estime que ce peuple mérite mieux. Il est grand temps qu’il sorte du calvaire. Je crois sincèrement qu’on ne doit pas imposer quelqu’un qui viendra vendre le pays très moins cher au détriment des autochtones.
Si les élections sont libres et transparentes, je vois mal Bozizé échouer face à ses challengers.

Qui sait, ceux-ci peuvent avoir des belles surprises qui vont séduire le peuple centrafricain. Mais avant qu’ils ne leur disent qu’ils vont restaurer la paix au pays, qu’ils vont créer des emplois pour tous, qu’ils vont développer le territoire national, etc., il faut qu’ils disent d’abord comment ils vont gérer la politique étrangère de leur pays ? Il est important qu’ils disent aux Centrafricains comment ils ne vont plus exciter d’autres tribus à fuir leur propre territoire ? Il est vraiment important qu’ils nous disent comment ils vont s’y prendre pour ne plus déchirer le peuple ? Comment vont-ils recoller les morceaux éparpillés un peu partout dans le monde ? Si seulement le futur boss centrafricain et ses alliés pouvaient être humains et répondre à mes questions.

KNK* : en sango, Kwa Na Kwa : «Le travail rien que le travail »

 

Didier Ndengue


Immigration clandestine : pourquoi les discours européens ne passent pas

Même s’il arrivait qu’ils ferment leurs frontières maritimes, terrestres et aériennes, les pays convoités par les « pauvres » n’arrêteront pas ce phénomène aussi vieux que le monde.

Tant que les dirigeants de notre planète n’admettront jamais qu’ils sont et seront toujours impuissants face aux phénomènes naturels, ils ne feront qu’empirer la situation humanitaire avec leurs déclarations taillées sur mesure. Tant qu’ils voudront toujours agir par leur propre force, je vous assure qu’ils n’arriveront jamais à une bonne résolution concrète. Prenez un exemple très simple : combien de contingents de militaires de l’Organisation des Nations unies a-t-on déjà déployés dans le monde pour arrêter la menace terroriste ou les rébellions ? L’autre question est de savoir : qui excite réellement la rébellion ? Pour quelle raison ? Les rebelles réalisent que le gâteau mondial est mal partagé et que les boss se taillent toujours la part du lion. Et pourquoi est-il mal partagé ? Simplement parce que l’égoïsme anime naturellement nos dirigeants. Et les rebelles, au lieu de passer par des négociations, pourquoi agissent-ils cruellement ? Les armes à feu, sont-elles fabriquées par les rebelles ? En conclusion : l’homme a un instinct animal, aussi méchant que le diable.

Nous sommes tous migrants

Si pour certains le bonheur se trouve sur place ou juste à côté, pour d’autres il se trouve ailleurs. L’histoire nous apprend que plusieurs explorateurs ont fait le tour du monde et ont découvert des merveilles. Ils ont par exemple découvert des pays avec plein de richesses qu’ils ont exploitées. Beaucoup sont morts dans ces pays étrangers, et personne n’a eu la « géniale » idée de les expulser ou de rapatrier leur corps. Tout simplement parce que le monde est fait ainsi. L’homme est né pour voyager et aller chercher le bonheur. On ne peut arrêter l’immigration clandestine, mais on peut la gérer sans toutefois perdre son âme. Il suffit d’ouvrir son cœur et d’élaborer une bonne stratégie qui ne généra pas les autochtones de ces eldorados.

Accusés levez-vous

En plus, il n’y a que nos dirigeants pour occasionner de tels malheurs. Seuls eux ont le pouvoir d’entretenir des réseaux de délivrance des documents de voyage falsifiés. Qui est à l’origine de l’appauvrissement des populations ? Est-ce moi ? Non ! Qui sponsorise les déstabilisations dans le monde au nom de la gloire ? Les bourreaux ont donc intérêt à bien gérer leurs victimes sans verser le sang. Car aucun homme n’est moins important qu’un autre. Et cette terre tout entière est la nôtre à tous. C’est l’occasion idoine de saluer toutes les organisations humanitaires du monde sauf les casques bleus qui font actuellement un drôle de métier en Centrafrique et dans plusieurs pays africains…

 

Didier Ndengue  

 

 


A Douala la « ghettoïsation » des banlieues se porte bien

En plus d’être le dépotoir des pays industrialisés, la capitale économique camerounaise est également une référence en matière de constructions anarchiques.

Un regard critique, la ville de Douala en a besoin. Surtout qu’elle regorge d’habitants qui la transforment en poubelle sous le regard complice des autorités administratives. Après, quand il y aura une catastrophe, le torchon va brûler entre les deux parties. Au finish, c’est toujours l’autorité administrative qui remporte la bataille. C’est quand même elle qui contrôle toutes les machines, même judiciaire. Mais le peuple peut renverser la donne s’il s’unit. En ce moment, les patrons de la cité économique camerounaise sont secoués par une histoire d’indemnisation des victimes des évictions forcées de plusieurs quartiers de Douala.

908 familles traînent cette affaire vieille de plus de 29 ans. Ce sont des personnes qui occupaient des espaces « appartenant » à l’Etat du Cameroun. Celui-ci en récupérant ces terres, était censé indemniser ceux qui s’y étaient déjà installés. Mais ils ont été chassés comme des malpropres. On parle de près de deux milliards de nos francs que l’Etat doit verser à ses déguerpis depuis plus de deux décennies après. C’est de la sorte que les mendiants naissent. Devenues donc SDF, les victimes squattent les rues et les transforment en ghetto.

Constructions anarchiques

Au Cameroun, tout le monde a le permis de bâtir n’importe où et n’importe comment. Je le crois parce que les constructions anarchiques ne semblent gêner personne. Mais il suffit d’un incendie, d’une inondation… pour crier au scandale comme si on n’était pas averti. Pendant que l’on invoque le problème des constructions anarchiques, à Kotto Bloc L, dans le 5e arrondissement de Douala, nous nous trouvons face à des constructions d’immeubles dans un lotissement de la sic, lotissement dont les éléments de voirie ne semblent pas avoir été prévus pour recevoir tout d’un coup, plus de 300 personnes. Du coup, les habitants de ce secteur seront confrontés à plusieurs difficultés :

 

         – Alimentation en eau,

–  Passage de secours pour les pompiers,

– Places de Parking,

– Évacuation des sanitaires,

–  Nuisances sonores,

– Cas de sortie pour des urgences médicales…

« Mais qui a donné les permis de construire ? Faut-il qu’il y ait de nouveaux drames pour s’en émouvoir? » 

 

DN