René Nkowa

Les pépites de Mondoblog : un bouillon de cultures

La culture orale occupe encore aujourd’hui une place prépondérante dans de nombreuses régions du continent Africain. Cette travail de transmission orale est assurée par les griots, qui sont essentiellement des conteurs. Ailleurs, dans le monde, la culture voyage à travers festivals, elle se confronte à d’autres, découvre les autres. Et finit par s’accommoder à toutes les autres, à vivre avec elles. Démonstration.

 

Griots / Hinano / Jeûne / Manga mania

Maillons importantissimes dans la culture orale dans la majorité des contrées africaines, les griots connaissent pourtant un sort peu reluisant des certaines régions camerounaises. Pourtant, ils ont un rôle encore prépondérant dans la préservation du patrimoine culturel de ce pays, relève Ebah Essongue.

Les Griots, artisans de la parole

 

Pendant son récent séjour en Polynésie française, Roger Mawulolo a fait la rencontre de Hinano, la plus belle et la plus célèbre des polynésiennes. Mais qu’on ne s’y trompe pas, Hinano n’est pas qu’une belle femme des îles…

Hinano, la plus belle des Polynésiennes

 

Comment vivre, quelles sont les précautions à prendre, quels sont les gestes à éviter dans un pendant le ramadan, surtout quand on ne le pratique pas ? Qui plus est, quand on vit dans un pays comme le Sénégal, dont 98% de la population est musulmane ? Samantha Tracy dit comment faire.

Ramadan au Sénégal : le kit de survie du non-jeûneur

 

Les fans de culture asiatique et les passionnés de mangas malgaches avaient rendez-vous pendant 3 jours à Antananarivo en mai. Fenosoa Sergia n’en est pas une adepte, mais a quand même effectué le déplacement de ce festival.

Un petit tour au Manga Mania Festival à Antananarivo

 

Eau / Pénurie / Formation

Sous les tropiques, du fait de la chaleur parfois écrasante, de nombreuses personnes boivent de l’eau glacée. Hashim Hounkpatin déconseille cette pratique et donne même cinq inconvénients qu’il y a à boire des liquides servis en deçà d’une certaine température.

Cinq raisons de ne plus jamais boire de l’eau glacée

 

Le vaccin antitétanique est dans la liste des vaccins recommandés chez la femme enceinte par l’Organisation Mondiale de la Santé pour protéger le futur bébé du tétanos. Mais pendant les semaines écoulées, Dakar, la capitale du Sénégal, connaît une pénurie de ce vaccin essentiel. Abdoulaye Diop tire la sonnette d’alarme.

Pénurie du vaccin antitétanique à Dakar??? Inadmissible !!!!!

 

De nombreuses entreprises étrangères s’installent en Côte d’ivoire. Elles vendent de nombreux produits pour lesquels il y existe un besoin de service après-vente. Sauf que ce SAV est plus souvent opéré par des personnels étrangers. La formation professionnelle inadaptée en est la cause, selon Luc Kouade.

Le système ivoirien de formation en déphasage avec les exigences mondiales

 

Rwanda-OIF / Salah

Lors de la récente visite de Paul Kagamé, le président du Rwanda, en France, la candidature de Louise Mushikiwabo à la tête de l’OIF est revenue sur la table des discussions, le président français apportant même son soutien à cette candidature. Mais que cache ce soudain intérêt du Rwanda pour la Francophonie ? Isidore Kwandja apporte des éléments de réponse.

Rwanda-OIF: les raisons sous-jacentes de l’intérêt soudain pour la Francophonie

 

Et si Mohamed Salah mettait son grain de sable dans la rivalité légendaire qui oppose Lionel Messi et Cristiano Ronaldo ? L’Égyptien a réalisé une saison de haut vol avec son club de Liverpool et avec son équipe nationale. Pour Jean-Fraterne Ruyange, il existe des motifs d’espoir.

Mohamed Salah, ballon d’or 2018

 

A bientôt !


Les pépites de Mondoblog : tout change!

Une ville mondialement connue pour son côté bohème, ses loyers pas chers mais qui subitement s’embourgeoise. Ces cybercafés qui sont obligés de s’adapter à la mobilité. Ces convictions qui se retrouvent confrontées à une autre réalité à laquelle elles s’adaptent. Ces mots qui changent quand ils entrent au contact d’une langue différente de celle dont ils sont issus. Tout change, et les blogueurs en font l’expérience.

 

Décadence / Gentrification / Clichés / Trump Tower

C’est l’histoire d’un lieu qui change, mue, se meurt presque. D’un lieu jadis connu pour sa vie, ses petits espaces culturels riches et foisonnants. Aujourd’hui, tout cela disparaît peu à peu, remplacé par des restaurants, des fast-food. Abdelkrim Mekfouldji est dépité par la décadence de ce quartier de Blida.

Blida, Bab Sebt pour tourner en rond

 

Une collision entre une jeune artiste désargentée et un jeune débarquant de la Silicon Valley, les malettes pleines de millions. Sous le ciel berlinois, une ville qui connaît une gentrification à marche rapide et violente. Manon Heugel a eu des discussions enflammées avec ce voisin, qui était l’archétype même de ce qui causait le changement social de la capitale allemande.

Mon ami, ce jeune et riche propriétaire berlinois

 

Le monument de l’Indépendance et sa place majestueuse, la Colombe de la Paix, la plage, l’ancien Warf, les hôtels emblématiques, les bâtiments administratifs notables, le boulevard de l’indépendance, les marchés de Lomé… Inda Etou nous entraîne dans une balade en images de Lomé, la capitale du Togo.

Clichés de Lomé, ma ville natale

 

Carole est à New-York. Elle profite de son séjour pour voir les lieux emblématiques de la ville. Dans sa feuille de route, elle a prévu de voir les bâtiments appartenant à l’actuel président des Etats-Unis. Dans la Grosse Pomme, ils sont au nombre de trois.

Ma visite de la Trump Tower

Cybercafé / Numérisation / Innovation

Le développement de l’Internet mobile a provoqué la décadence des cybercafés partout dans le monde. Le Tchad n’a pas été en reste et pour inverser cette tendance, les tenanciers de ces lieux de connexion ont trouvé la parade, c’est-à-dire se servir de ce qui les met en danger: la mobilité. Annadjib observe cette mutation en première ligne.

Tchad : à N’Djaména, les cybercafés se réinventent

 

Grâce à Internet, les procédures administratives sont de moins en moins lourdes à porter. Les déclarations et les demandes de documents se font désormais à distance, depuis un ordinateur. Plus besoin de se présenter auprès des administrations, à une heure précise. Un changement appréciable, qui se vit en France, comme l’explique Matthieu Espaze.

Toutes ces démarches qui peuvent se faire en ligne en 2018 !

 

Une anti-conférence est une rencontre qui n’a pas de thème préétabli, ni un panel d’intervenants qui s’exprime devant un public plus ou moins concentré. Stéphane Huët a participé à l’une de ces rencontres, qui quelque peu ébranlé des certitudes qu’il pensait encrées sur la question du changement.

https://fanuet.mondoblog.org/2018/04/23/innovant-ile-maurice/

Juré / Coming-out / Malgachisation

Un jour de décembre, Hawa Kany reçoit un courrier dans sa boîte aux lettres. C’est le début du processus qui l’a amenée à siéger en tant que juré lors d’un procès criminel en cour d’assises. Une expérience qu’elle qualifie d’inédite.

De citoyenne lambda à juré d’assises au Tribunal

 

Au Cameroun, tout le monde peut faire son coming-out : les coureurs de jupons, les hommes mariés infidèles, les prostituées, les femmes mariées qui ont des amants. Mais il reste une catégorie de personnes qui ne peuvent pas se dévoiler : les homosexuels. Une étrangeté relevée par Ecclésiaste Deudjui.

Coming-out

 

Un matin, en sortant comme à son habitude son pain du four, Andriamialy s’est demandé : Mais comment le mot « four » est-il devenu « lafaoro » ? Une question surgissant inopinément, qui pose la problématique de la malgachisation des mots français.

Théorie sur la malgachisation du mot four

 

A bientôt !


Les pépites de Mondoblog : des choses et leur contraire

Bonjour à toutes et à tous,

L’époque actuelle est nourrie de contradictions: une femme doit aspirer à l’indépendance mais se doit de lier son destin à celui d’un homme. Nous devons aimer les autres sans distinction, mais on se voit reprocher d’aimer untel ou untel. On souhaite ardemment montrer la particularité de nos façons de penser sur la toile, mais on ne met en place aucune politique liées aux contenus. Les blogueurs et les blogueuses ont souligné ces tiraillements perpétuels qui nous habitent, nous et nos sociétés.

 

Coup de projecteur : lettre d’une trentenaire célibataire et indépendante

C’est l’histoire classique de la trentenaire célibataire qui reçoit des coups de coude de sa famille – de ses tantes en l’occurrence – l’enjoignant à se trouver un mari. Mais cette dernière a un grave défaut : elle préfère mille fois plus avoir le visage au-dessus d’un livre qu’au-dessus d’une casserole. Cet amour viscéral du livre qui lui a déjà coûté de perdre un amoureux. Elle adresse donc une lettre pleine de prévenances mais aussi bourrée de mises en garde contre quiconque, parmi ses chères tantes, aurait la malencontreuse idée de continuer à lui reprocher son indépendance. Elle paye une femme qui s’occupe de son ménage et de sa lessive, ne fait pas de vaisselle et aime cette vie. Warda Mouldawa est tombée par hasard sur cette lettre puissante.

 

Page blanche / Droit d’aimer / Enfant de la rue

Comment peut-on avoir autant d’idées, autant de choses à dire, à raconter et ne plus pouvoir l’écrire ? Jule vit un syndrome de la page blanche très particulier, qu’elle veut comprendre.

https://leberlinographe.mondoblog.org/transpirer-le-monde/

 

Dans une société dite moderne, mais dans laquelle il n’a jamais autant été question de différences, de cases, de castes, aimer autrui est devenu un exercice difficile. Le Camerounais Ecclésiaste Deudjuirapporte que pour certains, il est même proscrit d’aimer.

Qui a donc le droit d’aimer ?

 

« Je suis Mohamed j’ai huit ans, et je vis dans la rue. Je suis un mendiant, enfin pour le moment. Demain je serai criminel notable, peut-être un grand voleur ou un narcotrafiquant. Je suis prédestiné pour le système carcéral. » Ousmane Traoré donne ses mots à un enfant de la rue de Bamako.

Monologue d’un petit mendiant

Contenu / Vintage

Le mot « Tchad », entré dans un moteur de recherche, donne accès à des contenus généralement péjoratifs. La question des contenues tchadiens sur Internet est souvent abordée mais sans solutions concrètes, déplore Annadjib.

La question du contenu local tchadien sur internet

Fouiller dans de vieilles affaires fait immanquablement revenir à la surface des souvenirs auxquels chacun des objets trouvés est rattaché. C’est ce qui arrivé à la Togolaise Inda quand elle a redécouvert de vieux appareils.

Retro Tech : le Top 5 des incontournables de mon enfance

 

Bras de fer mortuaire / Fast-food afro

La mort à Bruxelles de l’opposant historique aux régimes de Mobutu et des Kabila, a ouvert un débat qui peine à se refermer en RDC, quatorze mois après son décès : celui du rapatriement de sa dépouille. Will Cleas relate les épisodes d’un bras de fer.

Étienne Tshisekedi: chronique d’une dépouille en quête d’inhumation

 

Lalmas Camara est un jeune Guinéen arrivé en France avec pour objectif d’obtenir une licence en informatique. Aujourd’hui, il est le propriétaire du premier fast-food africain de Lille. Il a ouvert sa porte à Clara Delcroix.

AfroFoods, quand la nourriture africaine et son fast-food débarquent à Lille !

 

Focus sur…

Patrimonde

Mali. Pays encastré au coeur de l’Afrique de l’ouest, est comme un symbole. Symbole d’une terre ayant connu l’une des histoires les plus importantes du continent. L’empire du Mali, vaste et puissant, n’existe plus, mais des vestiges de cette grandeur subsistent dans la steppe et dans le désert naissant. Cette richesse, ces richesses, la blogueuse Sadya Touré, avide, veut les dénicher ou alors les redécouvrir, pour ceux qu’elle connaît déjà. Ainsi, elle parcourt son pays, de long en large, du nord au sud, pour mieux le connaître. Et elle ne se prive pas de partager avec les lecteurs de son blog les petits trésors historiques qu’elle recueille.

 

Patrimonde n’est cependant pas qu’un blog historique. Sadya se préoccupe aussi des affaires contemporaines et décalque la vie quotidienne à Bamako, la capitale, mais aussi dans les autres localités du Mali. Avec une prédilection pour toutes les activités festives qui se déroulent pendant le ramadan et aussi à son terme. La blogueuse a aussi un faible pour la culture et le patrimoine de son pays, qu’elle met en avant dans ses publications.

 

Beaucoup de choses sont dites sur le Mali, plus ou moins heureuses. Et Patrimonde est un véritable bol d’air frais de reconnaissance, d’amour pour ce terroir qui a malgré tout a joué un rôle important dans l’évolution de cette partie du monde, qui va des côtes de l’océan Atlantique jusqu’à l’actuel Nigéria.


Les pépites de Mondoblog : des arts africains

Bonjour à toutes et à tous,

L’Afrique est un continent prolifique dans le domaine artistique. C’est ce dont on se rend compte en jetant un regard sur ce que les blogueurs ont mis à notre portée ces dernières semaines. Il s’agit à la fois de l’art dans le sens le plus noble du terme (l’humour, la bande dessinée, la peinture), mais aussi dans son sens moins noble (l’art de la duperie et du mensonge). Vitriol.

 

Coup de projecteur : la dépression chez les étudiants africains à l’étranger

S’il est un sujet dont on ne parle pratiquement jamais, ou alors,- très peu, c’est celui de la condition psychologique des étudiants africains qui vont vont poursuivre leur formation académique dans un autre pays que le leur. Précisément en Occident ou en Asie. Subissant l’éloignement des leurs et d’un environnement qu’ils ont toujours connu, les difficultés d’adaptation à leur nouveau pays et le choc culturel et souvent victimes d’actes ou de commentaires à caractère raciste ou xénophobe. De nombreux étudiant africains à l’étranger font face à la dépression. Afi Affoya en fait état et propose des solutions pour les aider à en sortir.

 

Humour 2.0 / Afrocomix / Engagement / #DeleteFacebook

Les réseaux sociaux sont devenus un véritable filon où on déniche de véritables pépites sous chaque pierre qu’on soulève. Sandrine Naguertiga en a trouvé cinq, qui sont africaines et qui sont des virtuoses du rire.

Humour 2.0: cinq jeunes africains qui font rire les socionautes

 

C’est une application mobile qui donne accès à des contenus africains inspirés des récits et de la culture africaine et destinés à toute personne ayant soif de contenus originaux et authentiques sur l’Afrique. Christian Elongue présente l’application Africomix.

https://lafropolitain.mondoblog.org/2018/03/25/decouverte-afrocomix-application-mobile-bandes-dessinees-animation-made-africa-afrofuturist/

 

C’est un groupe de femmes, togolaises, parti de Facebook, qui ont pris l’initiative de se retrouver autour d’une tasse de thé, pour réfléchir aux problèmes de leur pays et d’y trouver des solutions. Djifa Nami parle de ces femmes qui veulent aider leur pays.

Le TwTT, une Histoire de T, et Bien Plus Encore

 

Depuis l’irruption dans l’actualité du scandale Cambridge Analytica, dévoilant le vol massif des données d’utilisateurs de Facebook, de grandes personnalités mondiales et plusieurs entreprises ont décidé de quitter le réseau social. Samantan explique pourtant que cette crise de confiance ne touchera pas l’Afrique.

Pourquoi #DeleteFacebook n’aura pas d’effets en Afrique

Europe / Frères / Radios communautaires

Le pays de l’Oncle Sam est devenu le chez lui. Un chez soi beaucoup trop grand pour l’Haïtien John Sanon et il est venu le temps de changer d’air. De fouler de ses pieds le Vieux continent. L’Europe, ce bout de monde qui a tant influencé le reste.

Balade en solo sur le vieux continent

 

 Une ode au respect de la différence, à la main tendue, à la fin du racisme et des discriminations, parce que nous sommes des frères d’une même mère, quel que soit ce qui nous différentie. Un poème d’Oumar Cissé.

Appelle-moi par ton nom

 

Les pays des Caraïbes ont, pour chacun d’eux, de nombreux villages isolés. Ces pays sont soumis à des catastrophes naturelles récurrentes (séismes, ouragans). Et du point de vue Nelson Deshommes, les radios communautaires sont importantes pour l’information de ces villages pendant les catastrophes naturelles.

Quel devrait être le rôle des médias communautaires dans l’espace caribéen ?

Coq / Pare-balles / Séduction

Lumumba est un coq. Le gallinacé est expansif et extrêmement avare, qui ne veut partager sa gamelle avec personne. Ce comportement a excédé une jeune femme qui a sévi. Le tout s’est terminé dans un rendez-vous galant. Une histoire bigarrée, mais joliement racontée par le Camerounais Zacharie Essama.

Lumumba, le rebelle

 

L’oncle de Solo Niaré voulait devenir invulnérable. Pour cela, il était allé voir une sorte de chaman qui promettait de confectionner des boubous protégeant des projectiles d’armes à feu. Mais tout ne s’est pas déroulé comme il l’espérait.

La légende du boubou pare-balles

 

Dans le monde de la séduction ukrainienne, la paresse est illégale, sa sanction est lourde et condamne à une solitude éternelle. Séduire une ukrainienne est à la fois facile et compliqué. Mamady Keita dit comment faire.

Séduction à l’ukrainienne : s’investir c’est réussir !

 

 

Focus sur…

Original

Abidjan bruisse, bouge, cherche à se faire une place dans la sphère sélect des places qui comptes dans le domaine de l’art. Les curseurs des acteurs de ce domaine se contentent de survoler le continent africain et quand bien même ils s’y attardent, c’est sur des endroits biens précis, souvent bien loin de la capitale ivoirienne, qui veut changer cet état de fait. Pour cela, elle peut compter sur Isabelle Zongo.

 

La blogueuse se fait à la fois dénicheuse et révélatrice des petits trésors qui se dissimulent dans la ville de l’Afrique de l’ouest. De galeries en expositions, de démonstrations en vernissages, la blogueuse veut faire voir ce qui se fait de mieux, de bon, dans le domaine pictural. Cette passionnée d’art, de culture et de photographie magnifie les oeuvres et les artistes qui ont provoqué son coup de coeur avec des photos d’une grande qualité, accompagnés de textes précis et enjôleurs. Sa conviction est que l’art peut être un moteur de développement, particulièrement en Afrique.

 

Abidjan bouge et bruisse, veut se faire une place dans le secteur culturel. Isabelle Zongo traduit en blog cette effervescence.


Les pépites de Mondoblog : chocs culturels

Bonjour à toutes et à tous,

Les suites de la journée internationale pour le droit des femmes se font encore ressentir, au vu du nombre de billets, avec pour principal référent la femme, publiés ces dernières semaines. Mais les sujets se sont diversifiés. Des plus problématiques comme la prostitution des adolescentes, aux plus légers comme une séance au cinéma. Rétrospective.

 

Coup de projecteur : prostitution juvénile à San Pedro

La ville de San Pedro a la réputation très peu flatteuse d’être l’un des bastions de la prostitution en Côte d’Ivoire. A l’occasion d’une campagne, Raïssa Yao a séjourné dans la ville et elle a touché du doigt ce phénomène de prostitution. Mais ce à quoi elle s’attendait le moins, c’est que cette prostitution touchait les mineurs. De nombreuses adolescentes s’y adonnent au vu et au su de tous. D’autres jeunes, des garçons cette fois, jouent le rôle de rabatteurs et même de proxénètes. Assise au balcon de son l’hôtel, la blogueuse, choquée, a assisté au spectacle tout à fait horrifiant de vieux messieurs sollicitant (ou se faisant proposer) les services de péripatéticiennes pré-adolescentes.

 

 

Inde / Choc culturel / Retour / Jalousie

Arielle Rakoto se rendra en Inde sous peu. Et pour bien se préparer à un voyage comme celui-là, la Québécoise doit se documenter. Dans ses recherches, elle tombe sur un excellent carnet de voyage rédigé par une autre voyageuse ayant parcouru le pays des bouddhas.

https://cartepostale.mondoblog.org/2018/03/12/je-pars-en-inde/

 

Quand on part de la France pour l’Empire du Milieu, on s’attend à être frappé par un changement plus ou moins brutal. Mais en fait, non. Arva Abasse est un peu déçue. Ningbo, où elle est installée depuis quelques semaines, a des airs de Nottingham.

Semaine 1 et 2 à Ningbo : pour le choc culturel, on repassera !

 

Mariam Sorelle raconte le retour triomphal de l’athlète ivoirienne Murielle Ahouré dans son pays le 13 mars dernier, auréolée de son tout récent titre de championne du monde d’athlétisme en salle sur 60 mètres.

Retour triomphal de Murielle Ahouré

 

C’est un regard lucide que la blogueuse Alexandra Tchuileu jette sur elle-même. Un regard lucide, froid et implacable. Et elle est forcée de le reconnaître : elle est une femme jalouse. Très jalouse. Une jalousie, si elle reste aussi intense, finira par l’annihiler.

Je suis une femme jalouse

 

Stephen Hawking / Vie / Black Panther / Langues

Le célèbre scientifique Stephen Hawking est décédé la 14 mars 2018. Eric Leeuwerck, qui l’avait connu un peu sur le tard, aurait bien aimé avoir l’intellectuel comme professeur, au lieu de la bande de bras cassés dont il se remémore avec un peu de douleur.

Si seulement j’avais connu Stephen Hawking plus tôt…

 

La vie, la mort, les amitiés, la famille, la douceur, la méchanceté, la franchise, l’hypocrisie, l’amour… Ce sont tout autant de choses auxquelles la plupart des êtres humains se frottent. Pour des sorts divers. Garens Jean-Louis les a tous connus. Il en a tiré quelques leçons.

5 leçons de vie que j’ai apprises à mes dépends

 

Eteh Komla Adzimahe s’est rendu dans une salle obscure question de regarder le film Black Panther. Et il n’a pas aimé. Mais alors pas du tout !

50 Nuances de Black Panther

 

Il existe de nombreuses méthodes pour apprendre de nouvelles langues. L’une d’elles est la musique, que tout le monde aime, qui est légère et qui utilise les mots du quotidien. Une technique qu’Omaw Buame recommande.

Apprendre une nouvelle langue en musique

 

Sephora / Anniversaire / Amour

Séphora était l’épouse de Moïse. Ce que l’histoire omet de préciser, c’est que Sephora était originaire d’une région proche du Soudan. Séphora était Noire. Pascaline Breuil la réhabilite et lui redonne sa place dans l’histoire du monothéisme.

https://entremedinaetbelleetoile.mondoblog.org/chronique-hexagonale/sephora-lepouse-de-moise

 

Elle a cinquante ans. Elle a pourtant atteint l’âge de la maturité, mais elle est plus que jamais plongée dans ses incertitudes. Pourtant il faut qu’elle décide de son avenir. Carole souhaite une bonne fête d’indépendance à l’Île Maurice.

Merci pour vos voeux!

 

Elle l’a accompagné partout. Elle a été de toutes ses aventures. Mais aujourd’hui, elle n’est plus là, à ses côtés. Elle est partie et son absence se fait cruellement ressentir dans le cœur de Cypriano Lawson.

Parce qu’au-delà de tout, je l’aime!

 

Focus sur…

Matango Club

Le matango est une boisson tirée du tronc du palmier, qui peut être très sucrée au moment de son extraction ou à contrario très alcoolisée après quelques petites heures de fermentation. Il est une boisson très prisée au Cameroun, qui est consommée essentiellement sous des hangars rudimentaires appelés Matango Club. Le Matango Club est le lieu où les oisifs et des moins oisifs, refont le pays et le monde à longueur de discussions et de commentaires.

Matango Club est donc aussi un blog. Le blog de Yves Tchakounté, qui y distille depuis bientôt cinq années des chroniques épousant les contours chaotiques de l’actualité de son pays, surtout, mais aussi celle du monde. Les études en sociologie qu’il a suivies se ressentent fortement dans ses productions, notamment quand elles traitent de l’actualité sociale. Le blogueur s’est aussi, avec le temps, spécialisé dans l’analyse politique, qu’il pousse souvent dans ses derniers retranchements et ne se prive pas d’adopter des positions quelques fois très affirmées.

Si vous êtes férus d’analyses sociales et politiques bien menées, pertinentes, Matango Club est un blog fait pour vous.

 

A bientôt !


Les pépites de Mondoblog : femmes d’exception, femmes d’exclusion

Bonjour à toutes et à tous,

Journée internationale pour les droits des femmes oblige, les femmes, leurs réalisations et leur condition ont été un sujet largement traité par les blogueuses et les blogueurs. Mais il n’a pas été le seul: le repli sur soi, les bagnes et la vague de froid les ont aussi fait réagir.

 

Coup de projecteur : lettre d’un martyr à sa fille

Depuis le 31 décembre 2017, un collectif catholique organise des marches pacifiques en République Démocratique du Congo ; ce collectif proteste contre le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila, dont le mandat est arrivé à expiration le 20 décembre 2016. Ces manifestations sont violemment réprimées par les forces de l’ordre et ont déjà enregistré plusieurs morts. C’est dans ce contexte particulièrement tendu que le blogueur Emmanuel Leu a pris l’initiative de rédiger cette lettre à sa fille. Une missive dans laquelle il explique pourquoi il n’est peut-être plus là, dans laquelle il détaille les raisons qui le conduisent à aller manifester pacifiquement, en prenant le risque de mourir sous les balles d’un régime que beaucoup estiment illégitime.

 

Influenceuse / Vendeuse / Animatrice

Scheena Donia est une activiste, blogueuse et cheffe d’entreprise très connue, notamment sur les réseaux sociaux. Samantha Tracy a découvert cette femme d’exception dans le cadre de son travail et ne tarit pas d’éloges à son égard.

#Morceau2vieAuFéminin : Scheena Donia, une femme aux multiples vies

 

Titulaire d’un master en marketing et communication, la jeune Cynthia Kouassi Koko a décidé de mettre au placard ses diplômes afin de se consacrer à sa passion pour la vente. Paterne Kraidi raconte son histoire.

Kouassi Koko Cynthia, d’étudiante à vendeuse de panini à Abidjan

 

Justine Gnepady, après avoir exploré le ciel pendant 13 ans en tant qu’hôtesse de l’air, a décidé je rejoindre définitivement le plancher des vaches. Et elle a atterri derrière un micro. Elle a accordé une interview à la blogueuse Tchewôlô.

Femme à la une: La Singulière!!!

Violence psychologique / Les « 52 » / Canons de beauté

La torture psychologique est une autre sorte de violence et de nombreux hommes l’imposent à leur conjointe, qui généralement souffre en silence. Martine Ndo raconte le supplice d’une femme, qui n’a pourtant jamais reçu de coups.

Les coups ne sont pas toujours physiques : il existe aussi une violence psychologique

 

On les surnomme les « 52 », parce qu’elles travaillent tous les jours de l’année, sans vacances et sans congés. Des filles de 7 à 18 ans qui servent d’esclaves à des femmes, qui elles, réclament leurs droits à qui veut les entendre. Une hypocrisie relevée par Solo Niaré.

8 mars : Ces droits des femmes qui s’acquièrent sur le dos d’autres

Fatimata Touré est excédée par ces commentaires masculins qui s’obstinent à vouloir définir les canons de beauté chez les femmes. Elle qui est mince et élancée n’est pour autant pas moins africaine que les autres femmes.

Et pourtant, je suis une vraie africaine!

5G / Replis sur soi / Bagne / Froid

Alors qu’on parle de plus en plus de l’arrivée de la 5G et des tous ses bénéfices pour l’Internet des objets, il est de bon aloi de revenir sur les générations précédentes de connexion mobile. Un flash-back réalisé par Lucrèce Gandigbe.

2G, 3G, 4G, 5G qu’est-ce qui fait la différence ?

 

L’Italie est elle aussi tombée dans l’escarcelle des populistes et de l’extrême-droite, dont les militants hurlent à cor et à cris « L’Italie d’abord ». Edmond Nanoukon s’étonne de ces pays Européens qui se referment sur eux alors qu’ils n’ont pas hésité à imposer leur loi ailleurs.

Les envahisseurs aux mains nues

 

La prison du quartier de Fremantle, situé dans la ville de Perth en Australie, est le centre d’arrêt le plus célèbre du pays. Une prison qui a la particularité d’avoir été construite par ses propres bagnards. Fabien Aussie y a fait une visite guidée et nous en propose un beau reportage vidéo.

Dans les couloirs de la prison de Fremantle

 

Une vague de froid (surnommée Moscou-Paris), a traversé l’Europe de part en part à la fin du mois de février 2018. Que faire quand le thermomètre reste obstinément figé sous les -5° Celsius ? Guide de survie de Mamady Keita.

Ukraine : que faire face à la vague de grand froid ?

 

Focus sur…

Cogito Ergo Blog

Un geek traverse les lignes de Mondoblog depuis 2016, distillant la bonne parole: l’utilisation responsable de l’Internet, les bonnes pratiques sur la toile, les bons plans, etc. Mais Ousmane, puisque c’est lui qu’il s’agit, essaie de circonstancier tous les conseils qu’il donne par un élément singulier: celui du Niger, pays où il vit. Et qui n’a pas une connexion à Internet des plus stables et des plus rapides. Alors, ses astuces tournent généralement autour d’une préoccupation: comment profiter au maximum des services offerts par la Toile avec une liaison à Internet de très mauvaise qualité.

Ousmane se sert aussi de son blog comme d’un outil de réflexion, en soumettant des interrogations pertinentes (l’intérêt de la réalité virtuelle pour l’Afrique, la menace des mégadonnées sur le travail, le lien entre le pagerank et la démocratie, la conquête du monde par les algorithmes…).

Cogito Ergo Blog est une ressource extrêmement intéressante pour qui cherche à comprendre l’Internet en Afrique, ou qui a déjà entendu un terme relatif au numérique sans trop savoir de quoi il s’agit.

 

A bientôt !


Les pépites de Mondoblog : du lien, du thé, des blocs et du blog

Bonjour à toutes et à tous,

D’un seul choeur, les mondoblogueurs ont jeté un regard en arrière sur leur activité, de ce qu’elle leur a coûté, de ce qu’elle leur a bien souvent causé comme insatisfactions, mais aussi des expériences inédites qu’elle leur a procurées. Mois de février oblige, l’amour est passé par là, ainsi que beaucoup d’autres sujets.

 

Coup de projecteur : et si l’avenir de l’élection était la blockchain?

L’informatique est aujourd’hui parfaitement intégrée dans les processus électoraux partout dans le monde. Le vote électronique a fait ses preuves dans de nombreux pays. Mais, cependant, dans d’autres, notamment africains, l’élection reste encore une source de tensions, autour de soupçons de fraude. Et si, pour couper court à toute contestation, les pays africains adoptaient la blockchain ? Ce procédé informatique, popularisé par le bitcoin, rendrait dans la théorie les résultats des votes inviolables par deux sécurités : tout d’abord le lien étroit entre toutes les urnes et ensuite la complète décentralisation du système. Cette idée intéressante est développée par le blogueur nigérien Ousmane, dans un billet très explicatif et bourré d’éléments démonstratifs.

 

Mondoblog / Bilan / Communauté / Page blanche

Deux ans déjà que la Congolaise Samantha Tracy est sur Mondoblog. C’est pour elle l’occasion de faire un petit bilan et de revenir sur les joies, les victoires mais aussi sur les frustrations qu’elle a ressenties pendant ce laps de temps.

Cher mondoblog, il est temps que je tourne la page #MondoChallenge

 

Les frustrations, Ianjantiana les connaît aussi. Quand elle constate qu’elle ne maîtrise pas toujours le SEO ou quand ses billets sont corrigés. Mais elle estime qu’elle se sent beaucoup moins seule grâce à la communauté Mondoblog.

Blogueuse sur Mondoblog, et alors ? #MondoChallenge

 

La lecture d’un article commentant des statistiques concernant le blogging a suscité une petite introspection chez Clara Delcroix, qui s’est interrogée sur ses petites habitudes dans l’élaboration et la diffusion de ses articles.

Mes habitudes en terme de blogging

 

Max Tan est conscient d’une chose : son blog n’est pas très vivant. Il ne comprend pas pourquoi il n’arrive pas à terrasser la page blanche qui se dresse devant lui quand il s’assoit devant son ordinateur. Il en vient presque à s’excuser.

Confession d’un blogueur

Refus / Cupidon / Célibat

Il arrive. Fait le joli cœur. Parle de tout et de rien. Se fait insistant. Ne dit pas ses intentions réelles. Et parfois même, prend son courage à deux mains et les dit. Mais s’il ne fait pas vibrer cette corde sensible, Stella Attiogbe a le secret pour doucher ses ardeurs.

5 astuces pour repousser les avances d’un homme

 

La Saint Valentin laisse beaucoup de monde au seuil de la porte : ceux qui n’ont pas d’âme-sœur. Et comment se défouler face à pareille déconvenue ? Jean-Fraterne Ruyange a trouvé : adresser un petit poème acide à Cupidon.

A mort Cupidon !

 

Le mariage n’est pas forcément une fin en soi. Garens Jean-Louis en est même persuadé et pour aller au bout de sa logique, il est un célibataire qui l’assume.

Célibataire : pourquoi le suis-je encore ?

Absurde / Providence / Trains

Tout part d’un tableau de Léonard de Vinci. Adjugé à 450 millions de dollars. Cela se mue en une conversation entre Maryse Grari et une jeune Congolaise, de laquelle ressort tout l’absurde du monde dans lequel nous vivons.

Quand les valeurs donnent le prix : deux manières de voir le tableau le plus cher du monde.

 

Une situation malheureusement trop habituelle : un piéton qui traverse la chaussée, les yeux rivés sur son téléphone portable. Christian Elongue a été l’un de ces imprudents et a échappé à l’accident d’une extrême justesse.

https://lafropolitain.mondoblog.org/2018/02/07/et-si-la-chance-et-la-providence-nexistaient-pas-smombie-pedextrian/

 

D’habitude, pendant les vingt-trois minutes de S-Bahn la séparant de son travail, tout son être pulse de bonheur. Mais ce samedi, il y a quelque chose de différent: dans la rame, Jule pleure.

https://leberlinographe.mondoblog.org/hauts-bas-trains/

 

Focus sur…

Au Grin

Les grins sont ces endroits répandus en Afrique de l’ouest (et dans d’autres régions du continent) qui ont pour principal centre d’attention le thé qui s’élabore dans une bouilloire et qui se déverse dans un verre grâce à la dextérité du poignet de l’orfèvre qui le distribue. Mais le centre d’attraction réel de ce regroupement d’hommes est le monde, qui y est retourné dans tous les sens, refaçonné, à travers les palabres.

C’est donc autour d’un verre de thé que Georges Attino nous convie. Un verre de thé dont il se sert pour nous faire voyager à travers les villages maliens. A travers leurs traditions, leurs langues. Avec son verre de thé, il nous promène dans le monde des oisifs, des désoeuvrés, catégories de personnes à qui il manque tout, mais qui ne se départissent pas de leur poésie.

Ce thé qui devient quelques fois amer, quand il devient question de la guerre dont les répliques se font encore sentir dans le nord du Mali, des viols dont les femmes ont été victime lors de l’occupation de la région de Tombouctou par les djihadistes, ou encore des ravages de la drogue à Bamako.

Au Grin, sur la toile ou sous un arbre, c’est l’endroit où on refait le monde, où on se permet de l’imaginer meilleur.

 

A bientôt !


L’aéroport international de Douala, cette impasse

Quinze compagnies aériennes, parmi lesquelles la compagnie nationale, ont envoyé un courrier commun au directeur général d’Aéroports du Cameroun, dénonçant l’extrême vétusté de l’aéroport international de Douala. Cette missive reproche à la plateforme aéroportuaire de la capitale économique du Cameroun un état de délabrement que tout œil averti constaterait du premier coup. Alors, j’ai sorti de mes archives ce vieil article, non publié, relatant mes quelques expériences avec cet aéroport, qui est finalement celui que j’ai le plus fréquenté et dont je ne suis pas très fier, en tant que citoyen de cette ville.

 

Un jour, alors que je devais prendre un avion pour un décollage peu avant l’aube, il me fallait quitter mon domicile vers trois heures du matin. Pour ce faire, j’avais sollicité les services d’un taxi. Sur le trajet, le chauffeur me dit : « Montez la vitre. Là devant, il y a des ralentisseurs sur la chaussée et les agresseurs profitent de la décélération des véhicules à cet endroit pour sévir ». Je me suis empressé d’actionner la manivelle du lève-vitre. Nous avons passé cet endroit sans encombre et peu après, il me déposait à l’aéroport, du moins à l’entrée de l’aéroport. Pour le transport des deux sacs de voyage que j’avais avec moi jusqu’à l’entrée de l’aérogare, ce fut une toute autre histoire.

 

Des alentours peu guillerets

Avant même d’arriver à l’aéroport à proprement parler, le spectacle devant lequel les voyageurs se retrouvent est assez indigne. Pourtant situé en pleine ville, il est surprenant de constater à quel point les abords de cette infrastructure sont des coupe-gorges parfaits. Le fameux ralentissement qui nous oblige à lever les vitres se trouve à moins de deux cents mètres de la clôture d’enceinte de l’aéroport (en arrivant du Terminus Saint-Michel, pour ceux qui connaissent).

Une autre fois, alors que j’avais atterri de nuit à Douala avec des collègues (vers une heure du matin), nous tentions de trouver un taxi pour quitter l’aéroport. Pour cela, il fallait traverser le parking, mal éclairé, situé juste devant l’aérogare. Initiative très vite douchée par un agent de l’aéroport : « Si vous n’avez pas de voiture qui vous attend, je vous conseille d’attendre que le jour se lève avant de partir. Des passagers ont été récemment détroussés par les voleurs dans le parking ». Nous nous sommes donc assis et nous avons attendu six heures du matin.

Sans avoir une grande expérience des aéroports internationaux, il y a quand même des choses qui tapent désagréablement à l’œil quand on arrive à Douala et qu’on a parcouru d’autres aéroports, notamment africains. L’aménagement extérieur de l’infrastructure est une catastrophe : les voies d’accès sont en mauvais état, on ne s’y sent pas en sécurité, elles sont jonchées de nids de poule, en plus de ne pas être éclairées. En revanche, à Dakar (Sédar Senghor), Abidjan, Antanarivo et même Yaoundé, les alentours de l’aéroport respirent fraîcheur et propreté, j’ai pu le constater moi-même. Les voies d’accès sont impeccables, jusqu’à plusieurs kilomètres de distance.

 

Dans l’aérogare, comme si le temps s’était arrêté

L’aérogare, vu de loin, ressemble à une bâtisse quelconque, sortie d’un autre temps. N’eût été la tour de contrôle à proximité et les avions qu’on aperçoit de temps à autres en passant sur la route proche, on ne peut imaginer qu’il s’agit là d’un aéroport international.

Quand on y arrive pour les départs, au sol on a droit à un carrelage pas loin d’être antédiluvien, avec ça et là des carreaux portés disparus, remplacés par un enduit de ciment. Comparativement aux autres aéroports, les premiers pas dans la salle des départs donnent lieu à une ambiance qui détonne : aucune personne au pas de course, aucune excitation, tout le monde est comme écrasé pas la chaleur qu’il y fait. Les agents de l’aéroport déambulent ou sont assis et somnolent, ou alors discutent en ne prêtant aucune attention à ce qu’il se passe autour d’eux.

Les premiers employés bienveillants en face desquels on se retrouve sont les agents des comptoirs d’enregistrement (et ils seront souvent les seuls !) Après eux, on fait un passage devant le poste de la police aux frontières, puis s’ensuit un couloir qui mène à la vérification des bagages à main, pour arriver enfin à la salle d’embarquement.

 

Une modernisation urgente

Cet aéroport subit depuis plusieurs années des travaux de rénovation. Il a d’ailleurs été fermé pendant plusieurs semaines en 2016 car sa piste et son tarmac devaient être refaits. L’aérogare aussi a connu un lifting, mais les effets de ce lifting ne sont visibles que par endroits. Mon dernier séjour dans une salle d’embarquement à l’aéroport de Douala, en octobre 2017, s’est déroulée dans une chaleur étouffante, avec des toilettes HS.

Plutôt que d’être simplement rénovée, cette infrastructure doit absolument être modernisée. La configuration des lieux correspondait certainement à la réalité du transport aérien à l’époque où ils ont été construits, c’est à dire dans les années 1970. Mais l’établissement ne  répond plus aux défis actuels imposé par le transport aérien de masse. Le personnel doit être remotivé mais pour cela il lui faut des conditions de travail adéquates. Cela permettrait d’éviter des situations vécues il y a quelques années, où, parce que deux avions étaient arrivés simultanément, les passagers avaient dû patienter deux heures en file d’attente pour faire tamponner leur passeport ! La raison ? Une seule et unique policière en poste, visiblement fatiguée et qui travaillait dans une salle surchauffée.

Quelque chose doit absolument être fait. Nous sommes quand même dans la principale ville de la sous-région et même du pays, nous ne méritons pas cet aéroport figé dans le temps, laid, peu accueillant, et aux alentours duquel on ne sent pas en sécurité.


Les pépites de Mondoblog : chroniques de l’éloignement

Bonjour à toutes et à tous,

En focus de cette édition de l’infolettre Mondoblog est présenté un blogueur vivant loin de son pays d’origine. Il en est toujours été ainsi sur la plateforme: de la distance, de la nostalgie, de l’appropriation de l’ailleurs.

 

Coup de projecteur : l’importance du marché de la friperie

La friperie constitue une part importante du marché du textile en Afrique. Des vêtements utilisés et mis au rebut principalement en Europe retrouvent une seconde jeunesse dans les marchés du continent africain, où ils sont prisés à cause de leurs prix imbattables. Après une discussion avec un styliste opposé à ce système, qui pour lui détruit les productions vestimentaires locales, la blogueuse Fatim Touré passe en revue les facteurs qui soutiennent la prospérité de la fripe dans les marchés africains. Une activité qui, à la suite de ses observations, serait en définitive peut-être bénéfique à l’économie des pays concernés.

Eternité / Lula / Décentralisation / Kargasok

« Si vous respectez tous ces points, les ministres, la population, et même l’opposition chanteront vos louanges. Ils vous remercieront pour tout ce qu’ils auront ou feront. » Fotso Fonkam, Cameroun

Cinq règles d’or pour s’éterniser au pouvoir

 

« Il semble que le seul élément susceptible d’éviter la prison à Lula soit le fameux ‘principe de l’ordre public’, puisque la Cour suprême pourrait estimer que son arrestation produirait des troubles publics assez conséquents. » Serge Katembera, Brésil

Quels scénarios après la condamnation de Lula au Brésil?

 

« Nous formulons le vœu qui est aussi un défi lancé aux acteurs nationaux de la décentralisation d’œuvrer pour un nouveau départ de la locomotive de la décentralisation avec à son bord le développement local. » Sékou Chérif, Guinée

Guinée : remettre la locomotive de la décentralisation en marche

 

« Le Kargasok est un jus alcoolisé obtenu à partir d’un champignon du thé dit « Kombucha », un mot russe signifiant littéralement « algue de thé ». D’après le site eBay, où il est possible d’acheter le fongus via internet, ce jus serait originaire de la Chine. » Jean Fraterne Ruyange, RDC

Kargasok : une légende chinoise qui tue la jeunesse de Goma

 

Addiction / Influenceurs / Visions / Maquillage

« Il s’agit de volontairement fermer certains canaux d’information.  De se désabonner de certains réseaux sociaux par exemple, de sortir de certains groupes whatsapp, de bloquer certains contacts qui vous sollicitent trop. » Hashim Hounkpatin, Bénin

Addiction aux réseaux sociaux : cultivez l’ignorance sélective !

« Un influenceur est une personne qui par son statut ou son exposition médiatique peut influencer les comportements de consommation dans un univers donné. Ces influenceurs sont donc susceptibles d’accompagner les marques dans le cadre d’actions et dispositifs marketing spécifiques » John Zidah, Togo

Mon top 5 des influenceurs togolais

« C’est ce qui arrive quand on a l’impression de voir des visages dans des objets, de la mousse, ou des nuages. » Eric Leeuwerck, Rwanda

La paréidolie, quand le cerveau nous joue des tours

« Se maquiller permet de dévoiler une autre facette de notre personne jamais révélée  mais nous assujétit à une certaine forme de dépendance. Beaucoup de femmes ne s’imaginent pas sortir sans un peu de fond de teint, sous prétexte qu’elles ne seront pas assez belles au naturel. » Massy Tetey, Côte d’Ivoire

femme et maquillage, allié ou ennemi ??

 

Lire / Bitcoin / Patrimoine et métissage

« Au travers des lignes, des descriptions des auteurs, vous imaginez votre monde, vous y entrez et vous refermez la porte. Vous allez là où vous voulez, et vous revenez toujours un petit peu plus heureux ! Et tout ça gratuitement. » Stella Attiogbe, Côte d’Ivoire

Pourquoi lire est-il important ?

 

« Le Bitcoin est une monnaie, mais attention c’est une cryptomonnaie. Je pense que si beaucoup de personnes ne comprennent pas ce qu’est le Bitcoin, c’est parce qu’ils ne savent pas comment fonctionne une monnaie de manière générale. » Ousmane, Niger

Petite définition du Bitcoin

 

« Le patrimoine sonore est très riche, et peu sont les artistes qui l’explorent. Il ne s’agit pas de rejeter tout ce qui vient d’ailleurs mais de savoir l’associé à ce que l’on a pour proposer quelque chose d’originale. » Maxime Compaoré, Burkina Faso

LE MÉTISSAGE SONORE : un avantage

 

Focus sur…

A vol d’oiseau

De Conakry à Dnipropetrovsk: voilà comment peut être présentée, de manière schématique, le blog de Mamady Keita. Lancé en 2012, A vol d’oiseau compilait les chroniques du jeune blogueur, qui racontait avec un brio certain l’actualité socio-politique de la Guinée et de sa capitale. Puis il y a eu son départ pour l’Ukraine, où il est parti poursuivre ses études. La tonalité de ses publications a peu a peu évolué, marqué par le changement culturel, le choc climatique, la découverte d’un autre pays et de nouvelles habitudes de vie.

Mamady se met alors à aborder des questions diverses: la condition des étudiants étrangers, africains en particulier, dans son pays d’adoption; il raconte ses découvertes dans la ville de Dnipropetrovsk et ailleurs en Ukraine, les habitudes particulières des Ukrainiens. Il n’en oublie pas pour autant de revenir de temps à autres sur l’actualité de son pays, dont il continue à tâter le pouls.

Beaucoup moins alimenté ces trois dernières années, le blog a renoué il y a quelques semaines avec une belle régularité, qui ravira les amoureux de voyage et de découvertes.

 

A bientôt !


Les pépites de Mondoblog : résolutions et retour à la vie quotidienne

Bonjour à toutes et à tous,

C’est la nouvelle année et les blogueurs continuent de marquer le coup, qui en éprouvant de la nostalgie, qui en remerciant ceux qui les ont marqués, qui en faisant des voeux. Mais le monde n’a pas pour autant cessé de tourner.

 

Coup de projecteur : combien ont coûté les nouveaux ouguiyas?

Le 1er janvier 2018, l’ouguiya, la monnaie mauritanienne, a « perdu un zéro ». En pratique, 10 ouguiya valent désormais 1 ouguiya. Ce changement de valeur implique l’impression de nouveaux billets. Et d’après les observations de Cheick Aidara, le gouvernement ne s’est pas exprimé sur les coûts réels de ce changement. Un changement qu’il considère comme étant une grave erreur. Les conséquences de ce changement de valeur et de coupures se sont très vite faits voir puisque les mauritaniens convertissent leurs avoirs dans les valeurs refuges, y compris le franc CFA. Pourquoi le gouvernement mauritanien refuse de s’exprimer sur le coût de ces nouveaux billets ? Le blogueur a sa petite idée sur la question.

Aurevoir 2017 / Gratitude / Voeux / Résolutions

« Des taches inachevées, des histoires inachevées. Des pages qui méritent d’être tournées ou retournées. Des souvenirs indélébiles. Des leçons apprises de la dure des manières. » Belizem, Togo

Au revoir 2017.

 

« Je voudrais, par cet article, rendre grâce à tous ceux qui m’ont aidé et soutenu durant l’année qui s’en va. Oui, j’ai vu une nouvelle année, mais c’est grâce à beaucoup de paramètres et à beaucoup de personnes. » Fabrice Nouanga, Cameroun

Chers tous, infiniment Merci ! Gracias !!!

 

« Ne soyez pas du tout surpris si tout votre voisinage frappe à tour de rôle à votre porte. S’il débarque chez vous sans vous avoir prévenu et vous faisait des accolades ou des bises. » Le Petit Kettinois, Côte d’Ivoire

Les codes derrières les vœux de nouvel an en Côte d’Ivoire

 

« Pour 2018, j’espère devenir plus régulier et plus organisé. Par contre, je ne vais pas promettre un article chaque semaine. Mais, je ne passerai pas un mois sans publier. » Garens Jean-Louis, Haïti

Mes 5 résolutions de blogueur pour l’année 2018

Pollution / Georges Weah / Fête traditionnelle

« Dans des magasins et les supermarchés il n’est pas rare de remarquer de grandes taches sur les poisons. ‘Pêcher dans des eaux sales ne fait pas peur aux pêcheurs locaux. Nous avons personnellement rencontré un pêcheur au lac Kurin, où, selon les habitants, les affluents d’eaux usées’ confie un spécialiste. » Mamady Keita, Ukraine

Les poissons toxiques du fleuve Dnipro ?

 

 « Au moment d’enfiler ce costume le 22 janvier à la cérémonie d’investiture, l’heureux élu devra éviter de succomber à l’effet flatteur de la gloire car il aura fort à faire. » Roland Eli, Togo

https://eli.mondoblog.org/2018/01/08/870/

 

 « Il y a quelques années, quand le président Bouteflika pouvait encore parler, il avait pratiquement juré de ne jamais officialiser Yennayer. Que s’est-il passé entre-temps ? Personne n’arrive à comprendre. » Ammelfou, Algérie

Algérie Yennayer

Médias soumis / Marie Poppins / Traduction

« Les médias qui se sont érigés en quatrième pouvoir afin de lutter contre la tyrannie des trois autres se retrouvent au fil du temps sous leur autorité. Par conséquent, les journalistes véhiculent des propos erronés en convainquant le public que toute information transmise est un postulat. » Jiji, Liban

Du Quatrième Pouvoir, aux Chiens de Garde

 

« C’est le petit garçon dans Marie Poppins qui avait raison : plutôt que de confier son argent à la banque, autant nourrir directement ceux qu’elle pigeonne ! » Tanguy Wera, Belgique

Des banques et des pigeons…

 

« Aujourd’hui, à observer la réaction des plus jeunes sur les réseaux sociaux, notamment sur Twitter, on observe que la version française est de plus en plus détestée par les plus jeunes. » Annadjib Ramadane, Tchad

La version française et l’animation japonaise

 

Focus sur…

Culture en temps réel

Georges Karouzakis est un journaliste grec qui se spécialise dans le domaine culturel. Ce penchant pour la culture saute rapidement aux yeux dès qu’on se met à parcourir son blog. Blog dans lequel il aborde cette thématique sous toutes les coutures, sous tous les aspects. Pour preuve, une brillante interview que la chanteuse française Juliette Gréco lui a accordée il y a quelques mois à Athènes.

Sur ce blog, il n’est cependant pas uniquement question de culture, puisque Georges s’épanche aussi sur les questions politiques et philosophiques. Il le fait dans des analyses extrêmement poussées de l’actualité et des phénomènes qui agitent notre monde.

Vous l’aurez compris, Culture en temps réel est un blog culturel, mais pas que. Extrêmement bien rédigé, il est aussi et surtout le reflet de la pensée d’un homme aguerri et expérimenté, ayant un regard particulier sur le monde. Un regard qui mérite amplement le détour.


Non! Moi, Africain, je n’applaudirai pas Donald Trump

Je me donne un droit de réponse au blogueur Didier Ndengue, ardent supporter de Donald Trump et dont les positions, à l’image de celles de son champion, me surprennent et m’interrogent. Et je dois l’avouer, j’ai quelque peu été outré par certains passages de sa dernière production, au point où je ne peux m’empêcher de les retoquer.

 

Non, moi, Africain, je n’accepterai pas, comme tu le demandes, Donald Trump. Parce que l’invective, la suspicion, l’injure, les insultes, les menaces sont inacceptables venant de quiconque. A fortiori de l’homme le plus puissant de la planète.

Le discours populiste, exercice dans lequel M. Trump excelle, a plusieurs caractéristiques, dont l’une des premières est  l’ignorance, voulue ou pas, de l’histoire.

Le discours nationaliste de M. Trump dissimule une vérité. « Make America Great Again » signifie, entre les lignes, de renforcer l’influence que l’Amérique a sur le monde. Une influence qui serait aujourd’hui menacée par les Chinois et par les Russes. Les insultes du président des USA envers d’autres peuples sont inacceptables quand on sait comment ce pays a étendu sa domination sur le monde et a imposé ses visions à la majorité des habitants de notre planète. Par l’intervention dans la seconde guerre mondiale, puis par le plan Marshall, l’Amérique a mis à sa botte l’Europe de l’ouest, l’une des régions les plus prospères. Et par voie de conséquence, toutes les régions du globe, c’est-à-dire plus de sa moitié, contrôlées par ces pays européens et s’en est servi pour coloniser la majeure partie du monde.

Le hip-hop, Coca-Cola, McDonald, Apple, Google, Boeing, la Nasa, Exxon Mobil, etc. Quel que soit le domaine d’activité, on découvrira que parmi les trois entreprises qui dominantes, il y en a au moins une qui est américaine. La grandeur de l’Amérique n’engage pas uniquement les hommes et les biens situés géographiquement sur le sol américain, mais met aussi à contribution les ressources tant humaines, immatérielles (l’intelligence), que matérielles (les mines, l’eau, la terre, le ciel, l’espace) de toutes les autres régions du globe.

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, nous vivons sous l’Empire américain, qui impose sa culture au monde. En utilisant les manières les plus softs (la télévision, la musique, la monnaie, les universités prestigieuses, internet) ou les plus brutales (l’Irak, l’Afghanistan ou le Vietnam en savent quelque chose).

Alors, je n’accepte pas que l’homme qui dirige le pays qui a participé, par le truchement de l’Europe occidentale ou, parfois même, directement, à la spoliation et à l’infantilisation de l’Afrique, puisse l’insulter, la traiter de « trou à merde ». Et je ne comprends pas qu’un Africain normalement constitué puisse applaudir, pour quelle que raison que ce soit, ces propos.

Didier, tu salues l’absence d’hypocrisie de Donald Trump, mais je tiens à ce que tu te rappelles que si son pays est devenu ce qu’il est c’est aussi grâce à cette force de travail africaine qui a été déportée par millions d’individus et dont tout à fait hypocritement (ou par ignorance) il insulte l’origine. Que tu n’oublies pas que son pays a été le chantre de la mondialisation qui a drainé les richesses dans une seule direction (la leur), établi pauvreté et misère ailleurs.

Les Etats-Unis, plus que tout autre pays, sont redevables de toutes les régions du globe, car sa grandeur provient du travail de toutes les populations migrantes (d’Afrique, d’Europe, d’Asie) qui l’ont bâti. Et aujourd’hui, quand on a un président des Etats Unis qui a rechigné à condamner les actions des néo-nazis et des suprémacistes blancs (pour qui l’Amérique appartient aux blancs, la race pure, alors qu’on sait tous que Christophe Colomb avait débarqué sur une terre déjà habitée et que les blancs ont décimé la population qui y vivait), c’est un problème.

Il insulte Haïti, la première république indépendante Noire (que les USA ont occupé de 1915 à 1934 ; dont la capitale a été investie par les soldats américains pendant le putsch de 2004), il insulte en des termes abjects notre Continent et je dois l’accepter? Non.

En même temps, je ne pense pas pouvoir te convaincre. Puisque tu sembles vouloir remettre en question des choses aussi évidentes que la forme sphérique de la Terre (parce que rien ne te le prouve).

 


Les pépites de Mondoblog: morceaux choisis de 2017

Bonjour à toutes et à tous,

Un total de 2828 billets ont été publiés sur Mondoblog en 2017. Bon nombre d’entre eux, n’ont pu trouver une place au sein de cette infolettre pendant l’année écoulée. Pour cette première édition de 2018, nous vous proposons de jeter un regard rétrospectif avec une sélection de 12 articles n’ayant pas figuré dans l’infolettre au courant de l’année dernière.

NB: chacun des 12 mois de l’année est représenté par un article. Les articles sont classés dans l’ordre chronologique, selon leur date de publication.

 

Musique / Séduction / Chars / Congo Rose

« En 2016, beaucoup ont découvert qu’il y avait une fin à la vie. Nous avons eu du mal à accepter la mort de nos musiciens préférés. La bonne nouvelle c’est que la musique a survécu en 2016 ». Stéphane Huet, Maurice.

https://fanuet.mondoblog.org/2017/01/10/musique-en-2016-renaissance/

 

« J’aurais aimé ne jamais avoir à rédiger cet article. J’aurais aimé que tout ce qui va suivre tombe sous le sens pour ces messieurs »Pascaline Breuil, France.

https://entremedinaetbelleetoile.mondoblog.org/chronique-senegalaise/seduire-une-femme-en-10-lecons

 

« À Ouagadougou, on ne conduit pas, on s’évite ! » Alexandrine Holognon, Togo.

Les chars de Ouagadougou

 

« La beauté des clichés est frappante et ferait presque oublier qu’ils sont pris dans une zone de conflits. Différentes tonalités de rose se déversent sur les collines congolaises devenant ainsi féeriques ». Yannick Revel, France.

Richard Mosse : le Congo version rose

Mondoblog / H’mongs / Embauche / Etoile

« Le 27 avril, un ami fait un post sur Facebook dans lequel il dit n’avoir pas été reçu pour Mondoblog. Du coup, je vérifie ma boîte mail. Rien. Que dalle. Je panique ». Aurore Mondah, Côte d’Ivoire.

Comment mon aventure Mondoblog a commencé…

 

« À la sortie du bus, nous sommes accueillies par une dizaine de ‘Mammas’  souriantes, qui invitent les passagers à passer quelques jours dans leurs maisons »Marie Genries, Taïwan.

Trois jours chez les H’mong de Sapa

 

« Lors d’un entretien, la prétention salariale ne vise pas à savoir ce que vous voulez gagner, mais si vous savez ce que vous valez ». Emile Bela, Nigéria.

CE QU’UN ENTRETIEN D’EMBAUCHE M’A ENSEIGNE

 

« Je m’appelle Xléti, j’ai 400 millions d’années. Ouuuuh ne faites pas ces yeux là, je ne suis qu’à l’aube de mon existence, mon espérance de vie est d’environ 10 à 15 milliards d’années ». Affi Affoya, Togo.

La petite étoile qui aimait le clair de lune

 

Reconnaissance / Mannequins / Temps / Amazigh

« En un millier de jours, beaucoup de choses peuvent changer. On se rappelle des choses. On en découvre d’autres. Et puis, on fait des rencontres, positivement ou négativement mémorables. Bref, on vit ». Volatina, Madagascar.

Mon journal de gratitude

 

« Je suis rentré chez moi bredouille, sans la candidate numéro 85. Je ne connais même pas son non nom.  Mais j’avoue que c’était une belle soirée avec des gens bizarres, mais sympas ». Didier Ndengue, Cameroun.

Mon défilé de la Fashion Week à Douala au Cameroun

 

« De nos jours, le temps compte beaucoup trop pour les gens. Seulement, certains n’ont toujours pas assez de temps pour vivre leur vie ». Nelson Deshommes, Haïti.

Celui qui vit pour oublier le temps

 

« Ce lien exprime avant tout la volonté de s’inscrire dans une identité, une culture, pour créer un maillon dans la chaîne de transmission et diffuser un message de paix ». Fanchon, Sahara.

Tarwa N-Tiniri, le blues du chant amazigh

Bonne année 2018 et à bientôt !


Je déteste cette ville!

Voici maintenant une année que je suis rentré à Douala, après un stage à Yaoundé et surtout une mission à Paris en France. Pendant cette année qui vient de s’écouler, j’ai pris le temps d’observer notre environnement avec un œil nouveau. L’œil de celui qui a mis suffisamment de temps ailleurs pour voir que les choses peuvent être différentes, en mieux ou en pire.

Cette envie de fuir

Ma plus grande difficulté pendant cette année a été celle d’affronter la ville de Douala. J’en suis même arrivé à la détester et à me demander si c’était la même que celle dans laquelle je suis né et ai passé la grande majorité de ma vie. Cette ville est d’une grande violence. Non pas cette violence physique, pas celle qui fait que les gens t’insultent, t’agressent.

Mais cette violence muette, sournoise, qui te pousse à une vigilance de tous les instants pour ne pas te faire écraser par une moto ou un camion. Cette violence muette des gens qui ne respectent rien ni personne, qui font ce qu’ils veulent. Cette violence bruyante de ceux qui mettent la musique à des niveaux insensés de décibels quelle que soit l’heure du jour ou de la nuit, la violence de ces mototaxis que je trouve tout à coup trop nombreux, la violence de leurs conducteurs qui ne demandent même plus ton avis avant prendre un client supplémentaire alors qu’ils te transportent déjà.

Comment en sommes-nous arrivés là?

La question qui me taraude depuis mon retour est celle de savoir comment nous en sommes arrivés là. Pourquoi c’est devenu normal de se retrouver parfois à quatre sur la même moto ? Comment n’est-il plus envisageable de ne pas se faire serrer quand on est assis sur le siège passager avant dans un taxi ? Comment en est-on arrivés à occuper la chaussée avec nos commerces dont les vivres sont étalés à même le sol ? Pourquoi les autorités de la ville ont-elles décidé de laisser chacun se comporter exactement comme il l’entend?

De plus en plus, je me retrouve à rêver des petites villes toutes tranquilles, avec beaucoup beaucoup moins de monde.

Quand on regarde la carte de la ville de Douala, on se retrouve face à un grand paradoxe. La frontière à l’est est un fleuve, la Dibamba. La ville est coupée en deux par un autre fleuve, le Wouri. En suivant le cours de ce dernier, on aboutit, à moins de dix kilomètres de là, à l’océan Atlantique. La saison des pluies peut y durer jusqu’à huit mois chaque année. C’est dire si la ville est irriguée. Mais malgré cela, l’accès à l’eau, a fortiori à l’eau potable, représente pour beaucoup un parcours du combattant.

On passe immanquablement par un moment de découragement, tellement on partira de loin pour réaliser les choses. Tellement le travail à effectuer semble immense, insurmontable, impossible à réaliser.

Parfois, je me demande s’il n’est pas nécessaire de laisser tous ces grands combats et de régler toutes ces choses basiques, naturelles, évidentes pour toute société qui se dit  appartenir à notre époque.

Ne se trompe-t-on pas de combat?

Nous jouons aux activistes de l’internet. On le veut moins cher, plus stable, on veut la liberté de s’exprimer. On refuse que les réseaux sociaux soient bloqués par le gouvernement, qui, lui, ne nous écoute même pas. On se veut les grands pourfendeurs de la latence et de l’inertie.

Ne devrions-nous pas laisser tout ça et faire de nos hôpitaux des endroits où les maux sont soignés au lieu d’être les mouroirs qu’ils sont aujourd’hui ? Les maladies liées à l’eau déciment encore de nombreuses personnes dans notre pays. Ne devrions-nous pas sensibiliser les gens au civisme ? Au fait de stationner leurs voitures et leurs motos aux endroits appropriés ? A respecter le code de la route ? A ne pas occuper anarchiquement l’espace public ? Ne devrions-nous pas apprendre la courtoisie aux agents d’accueil dans les commerces, les administrations ou les entreprises ? N’est-il pas important de ré-inculquer aux gens le devoir de solidarité, celui-là même qui doit empêcher de s’accaparer ce qui appartient à la collectivité?

Ne devrions-nous pas descendre de nos grands chevaux et recommencer à tout bâtir à partir des fondations ? Faire table rase et bûcheronner comme si rien n’avait été fait auparavant ? De façon imperceptible et certaine, nous glissons dans un marasme social qui profite de la situation économique de plus en plus délétère dans laquelle beaucoup se retrouvent..

Parce que ton cœur se brise quand, lors d’une conversation téléphone, tu te fais dire : « S’il te plaît ne reviens pas. Depuis une semaine nous n’avons pas d’électricité et l’eau n’arrive qu’un jour sur quatre. Ne reviens pas. Reste là où tu es.»

On me supplie de ne pas revenir chez moi.

Comment en sommes-nous arrivés là?  Alors que notre pays n’a pas connu de conflit depuis plus de cinquante ans ?


Les pépites de Mondoblog : comme un air de fêtes

Bonjour à toutes et à tous,

Les fêtes de fin d’année approchent et amènent avec elles un souffle de légèreté qui s’est répandu chez les blogueurs. Doux souvenirs, cadeaux, musique et espaces urbains sont au menu de cette dernière infolettre de l’année.

 

Coup de projecteur : une mystérieuse femme russe

C’est la belle histoire d’une femme née à Serebryanka, un village de Sibérie en Russie. Cette infirmière, d’un caractère trempé, a mené une vie simple mais sans aucune sorte de concession. Jeune, par exemple, elle n’avait pas cédé aux avances de deux chirurgiens et avait préféré épouser Mikhail, un blessé de guerre qui savait tout faire dans la maison. Praskovia Fiodorovna est morte en 2012, après une existence remplie et après avoir vu naître sa première arrière-petite-fille. Cette existence jalonnée de sacrifices, de petits bonheurs et de regrets est longuement racontée par sa petite-fille, Kristina Berkut.

Cadeaux / Environnement / Chaleur

Les fêtes de fin d’année sont déjà là. C’est le moment d’offrir des cadeaux. Et pour certains types de produits, il vaudrait mieux éviter l’achat en ligne. Bintou nous dit lesquels et pourquoi.

Amoureux du shopping en ligne, voici ce que vous ne devez Absolument pas acheter sur internet !

 

Nous détériorons notre environnement et la nature ne cesse de nous démontrer notre dépendance vis-à-vis d’elle. Pour ces fêtes de fin d’année, Odilon Doundembi nous invite à être plus soucieux de l’environnement.

20 conseils pour un Noël écologique

 

La fanm kreyòl (femme créole) est, selon Garens Jean-Louis, une source infinie d’inspiration, de sensualité, de beauté et de romantisme. Une petit tour sur Instagram suffirait à s’en rendre compte.

Top 5 des modèles haïtiennes les plus hot sur Instagram

Coupé-décalé / Gospel / Showbiz

D’où vient le coupé-décalé ? Quels sont ses codes ? Ses acteurs ? Son langage ? Son emprise sociale ? Hawa Kany apporte des les réponses à ces interrogations.

Coupé-décalé, Douk Saga, 10 choses à savoir sur ce concept ivoirien

Indira, une chanteuse gospel camerounaise de 15 ans effectue un revirement spectaculaire en versant dans l’afrotrap (un rythme pop mêlant une instrumentation afro, électronique et rap). Daniel Ndieh interroge ce changement.

Indira vire à l’Afrotrap et nous signe « Jésus ne fait pas le buzz »

 

Au Tchad, le showbiz, qui n’en est qu’à ses balbutiements, est miné par des opérateurs véreux qui sapent le travail des artistes et des promoteurs sérieux. Rolland Albani présente ceux qui tuent l’art musical tchadien.

Comment les bienfaiteurs nuisent au showbiz tchadien

Rabat / Alexandrie / Ouaga

Le Mauritanien Cheick Aidara aime Rabat, la capitale du Maroc. Dans toute sa complexité, ses richesses, ses pauvretés, ses gens, sa diversité, son ancrage dans sa culture et son ouverture sur le monde.

Rabat, entre le must et le rustique

 

Anani Agboh s’est installé depuis quelques semaines à Alexandrie, la ville du nord de l’Egypte. Le décalage des habitudes locales avec celles de Lomé au Togo, d’où il vient, est marquant. La première chose à enregistrer : la semaine commence le dimanche.

Ici, le weekend, c’est le vendredi le samedi

 

Avec un regard teinté à la fois d’effroi et d’admiration, François Boudaobserve les prouesses des Ouagalais qui excellent dans l’art d’ignorer les règles du code de la route, même les plus élémentaires.

Circulez ! Le reste on s’en fout

 

 

Nous profitons de cette dernière infolettre de l’année 2017 pour vous remercier encore une fois de suivre les blogueurs de la plateforme Mondoblog.

Nous vous souhaitons d’excellentes fêtes de fin d’année et vous adressons tous les voeux pour l’année 2018.

A bientôt !


Les pépites de Mondoblog : esclavages et indignations

Bonjour à toutes et à tous,

Selon les chiffres de l’OIT, plus de 40 millions de personnes sont victimes d’esclavage dans le monde. Un phénomène rampant qui est soudainement revenu à la une de l’actualité avec la diffusion le 14 novembre 2017 par CNN d’images de migrants vendus aux enchères en Libye. Un événement qui a scandalisé les blogueurs.

 

Traite d’esclaves en Libye

En se rendant à Gorée au début de cette année, Sadya Touré pensait que le mise en esclavage n’était plus qu’un fait historique. Grande est donc sa surprise à la diffusion du reportage dévoilant la vente des migrants en Libye.

Je pensais être une fille d’esclave, je suis encore une sœur d’esclave !

 

Un événement qui a surtout suscité chez Didier Makal un profond sentiment de honte et de révolte. Que font les dirigeants et les élites africaines ? Pourquoi, à notre époque, des choses pareilles se déroulent encore sur le Continent ?

Esclavage africain, esclaves de notre honte !

 

Roland Eli dresse un tableau encore plus sombre, car pour lui, le cas libyen est loin d’être isolé. Dans de nombreuses régions du monde, des Africains connaissent encore aujourd’hui les affres du travail forcé.

https://eli.mondoblog.org/2017/11/20/esclavage-libye-partie-visible-dun-iceberg/

Avec sa gouaille habituelle, le Togolais Eteh Komla Adzimahe renvoie tout le monde dans les cordes, tant les migrants que les choqués, ainsi que les moralisateurs ou les esclavagistes. Tous ceux qui font mine d’ignorer qu’il n’y a rien de nouveau sous le ciel.

Le noir est sur le marché, il est à vendre…

Sandrine Naguertiga interroge les conditions de vie dans les pays de départ. Des pays où il existe des opportunités pour les jeunes de s’insérer dans le tissu économique et ainsi s’éviter l’aventure périlleuse de la traversée vers l’Europe.

Le mythe de l’eldorado européen cache la réalité du paradis africain

 

Eole / Recyclage

La physionomie des paysages ruraux dans de nombreux pays est en train de changer avec l’édification des champs d’éoliennes. Une foire d’empoigne entoure cette source d’énergie renouvelable de plus en plus adoptée. Une dispute qu’Emmanuel Dunil tente de décrypter.

Qui sème le vent

 

« Au fast-food, le consommateur débarrasse son plateau dans pas moins de quatre bacs différents »Madeline Chollet explique comment les Japonais sont en train de devenir les champions du monde du recyclage.

Le Japon, roi du recyclage ?

 

Dépression / Déception / Dépistages

Nadia est une jeune femme de 21 ans atteinte de dépression post-partum et de phobie d’impulsion, qui la poussent parfois à envisager les pires sévices sur l’enfant qu’elle vient de mettre au monde. Sa détresse est racontée par Peterson Antenor.

J’aime ma fille, pourtant parfois j’ai envie de la tuer

 

« Tu es une fille bien, tu mérites quelqu’un qui t’aimera vraiment, quelqu’un qui t’aimera comme tu le mérites. Seulement je ne suis pas cette personne ». Elle avait marre d’entendre cette phrase chaque fois qu’un homme la quittait. Elle avait besoin de quelqu’un à qui elle appartiendrait. La Camerounaise Carla Nguea raconte.

Serial friend

 

Bamba Aïda a profité de la célébration de la journée mondiale de la lutte contre le SIDA ce 1er décembre 2017 pour raconter son premier test de dépistage. Un moment de stress indescriptible, qui se mesure par l’ampleur du soulagement ressenti quand le test est négatif.

Mon premier dépistage

 

Focus sur…

Fabien au pays d’Oz

Que sait-on de l’Australie ? Quelques clichés : les aborigènes, les kangourous, les lapins, les étendues désertiques, l’opéra de Sydney, les road trains (ces camions composés de plusieurs attelages)… Cette île-continent recèle sûrement de nombreux secrets bien gardés. C’est sûrement la volonté de les découvrir qui a poussé Fabien à tout quitter dans sa France natale et de se lancer, sac au dos, dans l’exploration de ce pays situé à quinze mille kilomètres du sien.

Fabien au pays d’Oz est un blog, mais surtout un carnet de voyage, sur lequel Fabien couche chacune des étapes de son périple dans la grande île des mers australes. Le blogueur nous fait découvrir à travers ses mots Adelaïde, Melbourne, Canberra, Sydney. Il nous dévoile aussi les paysages sublimes et pittoresques à travers de très belles photos prises sur le vif. Il nous balade à travers la gastronomie, l’art et la faune toujours surprenante de cette terre et de ses eaux.

Dans l’imaginaire, l’Australie fait référence à l’inconnu lointain. Cette inconnu que Fabien rapproche de son lecteur à chaque nouveau mot, à chaque nouvelle photo.

 

 

A bientôt!


Les pépites de Mondoblog : langues et séparatismes

Bonjour à toutes et à tous,

Du Cameroun à l’Espagne en passant par le Québec et Haïti, le réveil séparatiste agite. Des revendications identitaires basées entre autres sur la langue, qui est la premier indicateur de l’appartenance à une communauté. Le sujet a été largement abordé par les blogueurs ces deux dernières semaines.

 

Coup de projecteur : les langues, la pomme de la discorde?

 La langue est un puissant vecteur de culture et de connaissances, en plus d’être les ferment de l’unité d’une communauté. Mais l’actualité récente nous révèle que la langue peut aussi être le socle de revendications identitaires et de séparatismes. Ritzamarum Zétrenne, dans une correspondance adressée à une blogueuse camerounaise (dont le pays est secoué par les velléités des sécessionnistes anglophones depuis plusieurs mois), explique qu’Haïti n’est pas épargné par les conflits liés à la langue. Beaucoup tentent même de mettre le français et le créole sur un ring, afin qu’ils en décousent.

 

Catalogne / Québec

Le 27 octobre 2017, l’histoire de la Catalogne est peut-être en train de basculer. Enguialle observe Barcelone. En dehors de cet hélicoptère qui occupe le ciel, rien ne vient casser les habitudes de la ville, alors que le parlement vote pour l’indépendance de la région…

Où est la révolution ?

 

Les bisbilles en Catalogne trouvent un écho de l’autre côté de l’Atlantique, au Canada. Plus précisément au Québec. Où les souverainistes pourraient être ragaillardis par la tournure que prennent les événements espagnols, selon les observations de Fofana Baba Idriss.

Catalogne-Québec, une patate chaude pour les Canadiens

 

Discrimination numérique / Directs / Facebook

Une certaine discrimination existe dans les services en ligne, discrimination instituée par des entreprises comme Google, qui rendent certains produits inaccessibles selon l’endroit où on se trouve. Le Mauritanien Amadou Sy en a récemment fait l’expérience.

La discrimination numérique, on en parle ?

« On dirait que tous les Camerounais sont devenus des chaînes de télévision. A tel point que tu peux même zapper entre plusieurs directs ». Pourquoi le Cameroun connaît-il depuis quelques semaines une avalanche de directs sur Facebook ? Décryptage d’Ecclésiaste Deudjui.

Mais que se passe-t-il avec les directs de Facebook au Cameroun ?

Un hebdomadaire mauricien a publié un article expliquant comment Facebook aurait réussi à redonner le bonheur aux Mauriciennes. Article qui n’a pas manqué d’étonner Carole, qui se demande comment cette application aurait pu faire oublier à ces femmes la misère dans laquelle elles vivent, pour la plupart.

Facebook, l’Ile Maurice et les pauvres

 

Forçats / Agression / Vie privée

Néma est une localité du sud-est de la Mauritanie, où la production de gravier se pratique encore avec des moyens rudimentaires, faisant des hommes qui y travaillent des forçats. Mohamed Sneiba nous fait découvrir leurs difficiles conditions de travail.

Comme des forçats dans la carrière de Néma, en Mauritanie

Samantha Tiasoa a été agressée par un malade mental dans une rue d’Antananarivo. Elle en est sortie avec une belle peur et un ordinateur cassé. Ce genre d’incident n’est pas rare dans une ville où de nombreux déficients mentaux errent.

Mon agression par un fou furieux, en pleine rue, à Madagascar

 

Quand on entre dans la vie active, on passe une grande partie de son temps avec ses collègues. Ce qui peut conduire à une familiarité propice aux confidences. Mais il faut se garder de leur parler de sa vie personnelle. Un conseil de Judith Gnamey.

https://judithgnamey.mondoblog.org/travail-vie-privee-parler/

 

Focus sur…

Le Bazar

Que se passe-t-il dans la tête d’une jeune femme au début de la vingtaine ? Beaucoup de choses. Parfois beaucoup trop de choses. Au point où on se retrouve bien souvent face à un bouillonnement d’idées, des idées qui vont dans tous les sens, des idées à profusion. On se retrouve face à un bazar.

Stella Attiogbe en est la démonstration parfaite. Cette jeune femme d’origine togolaise et vivant en Côte d’Ivoire rédige un blog d’un éclectisme absolu. Elle a bien sûr des sujets favoris (celui de la condition des enfants), mais elle se refuse à se limiter dans les types de sujets qu’elle aborde. Elle parle pêle-mêle des réseaux sociaux, du langage, de la lutte contre la désertification, du G20, de la réussite, de l’échec, de la zone de confort, des perspectives, de l’école, du leadership, du cinéma ou encore de littérature. Le tout avec une réelle intelligence et aussi une grande volonté sinon de comprendre, mais d’analyser, de retourner les sujets dans tous les sens.

Le Bazar est un blog bigarré, dans lequel on perd parfois son chemin, mais qu’on prend un réel plaisir à lire et à parcourir, tant il est excellemment rédigé.

A bientôt !


Les pépites de Mondoblog : pour l’amour du blog

Bonjour à toutes et à tous,

Une ode au blogging et aux blogueurs a parcouru la plateforme ces dernières semaines.

 

Coup de projecteur : ce qui se cache derrière un billet de blog

Les nuits blanches, les pages tout aussi blanches qu’il faut remplir, les recherches pour documenter son sujet, l’attente des retours des lecteurs qui n’arrivent pas certaines fois, la fatigue, la pression qu’on se met à soi-même et celle que les autres nous mettent, l’investissement pécuniaire, le tout en étant obligé de dealer avec une connexion souvent capricieuse… Voilà ce que recèle le back-office l’élaboration du billet de blog que vous prenez plaisir à lire. Fenosoa Sergia raconte, avec humour, le casse-tête que représente l’écriture d’un billet de blog qui pour elle, est finalement l’expression de l’amour que le blogueur a pour ce qu’il fait et surtout pour ses lecteurs.

 

Blogueurs / Tech et éducation / Clash

Les blogueurs ont de nombreuses qualités : la liberté, la modestie, la sympathie, la responsabilité, l’amitié, l’honnêteté, le désir du développement collectif. Et pour Luc Kouade, grâce aux blogueurs, le monde est meilleur.

Avec l’esprit des blogueurs, le monde irait mieux

 

Parmi les pays avancés, la France connaît un retard en termes d’implémentation des progrès technologiques dans le secteur de l’éducation. Quelques start-ups ont pris ce problème à bras le corps. Matthieu Espaze nous dit lesquelles.

Bilan 2017 de l’éducation 3.0 en France

 

Depuis quelques semaines, un échange verbal d’une rare violence oppose, via internet, deux artistes populaires camerounais. Tchakounté Kemayou explique comment ils en sont arrivés là et ce que cette affaire dit de la société camerounaise contemporaine.

Le pugilat entre artistes hante la Toile au Cameroun

Le pugilat entre artistes hante la Toile au Cameroun

Peur / Porcs / Peste / Paye

Le scandale Harvey Weinstein et ses répliques n’ont pas cessé d’ébranler le monde médiatique et politique, malgré l’écoulement des semaines. Les victimes se sont tues pendant des années. Pourquoi ? Une seule réponse pour Georges Karouzakis : la peur.

Le jeu de la peur

Tanguy Wera s’étonne des réactions sur Internet cherchant à minimiser ou à ranger à une portion congrue les témoignages des femmes qui dénoncent le harcèlement ou le viol dont elles auraient été victimes. Il s’étonne et s’insurge.

Défends ton porc

 

Une épidémie de peste sévit en ce moment à Madagascar. Mais pour le blogueur Andriamialy, la seule nouveauté par rapport à ce fléau est qu’il a fait plus de morts cette année, car la peste a toujours existé sur la Grande Île.

À Madagascar, la peste fait des morts, et vice-versa

 

Une décision gouvernementale jamais appliquée et un imbroglio réglementaire conduisent au non-versement aux enseignant libanais leur augmentation de salaire qui leur est pourtant due. Jiji démêle cet écheveau.

Les enseignants libanais humiliés à fond

Darwin / Oeuf / Hammam / Personnalités

Existe-t-il un possible lien entre Charles Darwin, l’évolution et le racisme ? Après une enquête fouillée, Le Petit Kettinois semble répondre à cette question par l’affirmative. Et ses arguments sont très pertinents.

Darwin, théorie de l’évolution et racisme : enquête du petit kettinois

 

Dans certaines communautés africaines, l’œuf est beaucoup plus qu’un aliment. Il a une forte symbolique mystique. La Malienne Hawaest issue de la culture mandingue, où l’œuf est entouré d’un symbolisme très fort.

Oeuf à terre, sauve qui peut !

 

Loin des clichés véhiculés notamment par le cinéma et le tourisme. Marie en fréquente régulièrement un hammam au Maroc et donne quelques astuces pour profiter au maximum des moments qu’on y passe.

L’intimité du hammam marocain

 

Deux miss, une rappeuse, une chanteuse et un comédien. Découvrez les cinq personnes qui, pour Garens Jean-Louis, ont compté cette année en Haïti.

5 personnalités haïtiennes qui ont marqué 2017

 

Focus sur…

Fi Baladi N’Djaména

Rolland Albani est un jeune Camerounais vivant depuis quelques années à N’Djaména, la capitale tchadienne. Nouveau venu sur Mondoblog – il est de la saison 6, arrivée en mai 2017 – il a pris le parti de se faire observateur des évolutions de la vie culturelle de son pays d’adoption. Et ce travail, il fait avec beaucoup de finesse, avec une préférence marquée pour la culture urbaine. Son regard est très critique, car selon ce que le blogueur révèle, ce secteur a du mal à décoller au Tchad à cause des promoteurs véreux et excellant dans un certain amateurisme. Pourtant, les talents sont là et n’attendent que d’être révélés au grand public.

Le blogueur a une autre corde à son arc. En plus de la culture urbaine, son autre passion est le cinéma. En tant que cinéaste, il pose aussi un regard pertinent sur la production cinématographique. Pas complètement insensible à ce qui se passe autour de lui, il réagit aussi sur des thématiques tout à fait sociales, comme l’éducation ou la santé des filles.


Les pépites de Mondoblog : à en perdre son latin

Bonjour à toutes et à tous,

Dans cette cinquantième édition de l’infolettre Mondoblog, il est question des problèmes de langue, de ces micros à tête chercheuse, des guerres d’héritage et des déplacés de guerre, de matelas et de dessins animés.

 

Coup de projecteur : ceux vers qui les micros ne sont pas tendus

Le blogueur Congolais Gaïus Kowene fait un constat amer : il n’y a pas de place dans les médias pour les personnes défavorisées et marginalisées. Il y en a que pour les nantis, les influents, l’élite. La blogosphère de son pays a eu l’initiative d’organiser une conversation qui avait pour but de donner la parole aux personnes qui ne sont pas souvent interviewées par les médias, comme les albinos et les handicapés. Parmi les écueils auxquels ils sont confrontés dans leurs relations avec la presse, viennent en bonne place le clientélisme de la presse du pays. Il faut très souvent payer les journalistes pour avoir droit à un article, pour être interviewé. L’autre problème est le complexe d’infériorité de ces personnes qui refusent souvent les contacts avec les journalistes. Par cet article, le blogueur invite à une réflexion sur la place qu’occupe certaines catégories de la population dans les médias.

Langue / Allemand / « Girl-friendly »

Envie de visiter la Côte d’Ivoire ? Il y a quelques constructions grammaticales à connaître pour comprendre et pour être compris. Cours magistral de la blogueuse Stella Attiogbe.

Le langage (soutenu et particulier) des Ivoiriens (2)

 

Clara Delcroix a quitté le lycée. Les portes du supérieur s’ouvre devant elle et elle se rend compte d’une chose : l’allemand, qu’elle n’étudie plus depuis guère quatre mois, s’efface tout doucement de sa tête…

Comment perdre son allemand… et surtout le conserver !

 

Les filles se comportent différemment en présence des garçons de peur d’être ridiculisées. La blogueuse russe Kristina Berkut pense ainsi qu’il faudrait créer des environnements favorables aux filles à l’école, où elles peuvent s’exprimer librement sans être jugées.

Un environnement scolaire britannique « girl-friendly »

 

Migration interne / Excision / Héritage / Contradictions

Certaines populations de la région de l’Extrême-nord du Cameroun ont dû fuir leurs maisons et leurs villages à cause des exactions de la secte Boko Haram. Le blogueur Ebah Essongue a rencontré quelques uns de ces réfugiés qui ont accepté de raconter leurs péripéties.

Cameroun – Touroua: sur les traces des déplacés internes de Boko Haram

La prise de position de l’imam Cissé Djiguiba a quelque peu surpris, tant au sein du collège des Imams de Côte d’Ivoire que dans la société, car il n’est pas courant qu’un religieux s’oppose à l’excision. Lama raconte le combat de cet homme de religion.

Cissé Djiguiba, l’Imam qui lutte contre l’excision en Côte d’Ivoire

Combats fratricides, partages interminables, comptages mesquins et parfois malversations en douce, affrontements à la barre et dans la rue. Les disputes d’héritage peuvent très mal se passer. Autopsie de Sayon Idovic Loua.

Game of Thrônes, à qui l’héritage?

Le Camerounais Didier Ndengue porte un regard perplexe sur les autorités publiques de son pays, qui d’un côté vantent les mérites des hôpitaux, mais qui de l’autre n’hésitent pas à solliciter l’expertise extérieure en matière de santé.

MercyShips doit soigner nos gouvernants du mensonge

 

Fiançailles / Matelas / Animé

Les fiançailles en milieu traditionnel Moba sont un ensemblee de rituels, de cérémoniaux, de mots et de dictons. Si l’un de ces éléments est absents, la cérémonie ne serait plus du tout la même. Le blogueur togolais Guillaume Djondo nous en fait récit.

Fiançailles en pays Moba

 

Hashim Hounkpatin démontre comment un matelas peut aider au meilleur repos possible, mais aussi comment il peut se révéler être la source de bien d’insomnies.

https://arayaa.mondoblog.org/2017/10/05/temps-de-changer-de-matelas/

 

« One Piece » est un dessin animé japonais qui fait fureur depuis deux décennies. Les fans de la première heure n’en démordent pas et de nouveaux rejoignent régulièment la cohorte. Grégory Vidjinnangniraconte l’histoire de cette série déjà culte.

« One Piece » : pourquoi l’animé plait-il autant ?

 

Focus sur…

Pensées de Beyrouth

Bienvenue dans un voyage. Bienvenue dans un doux périple aux abords de la Méditerranée orientale, dans le pays du cèdre, dans une ville historique et multi-millénaire: Beyrouth. Bienvenue dans ses souks, dans ses allées de pierre, dans son air salin et dans sa bise qui ne s’arrête jamais. Beyrouth est un voyage qui nous est offert Nicole Hamouche.

 

Nicole raconte. Elle fait voyager. Elle raconte son Beyrouth, à travers les histoires qui sont à la fois toutes simples mais aussi complexes. Celles de ces personnes qui essaient de s’en sortir dans un pays où les choses sont encore très difficiles. Celles de personnes qui font face à l’injustice mais qui néanmoins se relèvent et marchent fièrement. Celles de personnes qui regardent vers la mer, cette mère qui leur donne tout, mais qui en prend aussi beaucoup.

 

Chaque article de Nicole est une petite nouvelle très ciselée, qui raconte une histoire, qui ne se laisse pas facilement appréhender. Elle parle d’histoire, d’art, d’architecture, de poésie, des gens. Nicole aime écrire, sait écrire et son blog est une invitation au voyage. Au voyage dans Beyrouth, et aussi quelque part, un peu partout dans le monde.

 

A bientôt !