A l’orée du mot

A l’orée du mot
Un crépuscule lacunaire dessine l’existence humaine
En pointillés
L’Homme est le mot qui s’est habillé pour sortir
Pour prendre l’air, là où les choses peuvent mourir
Là où les sourires portent une minijupe et des bracelets dorés
Allons donc, là-bas, de l’autre côté du mot
Chercher ces sourires aguicheurs
A.R.D.-A.













L’an de grâce 2015, à peu près deux mille ans après Yeshua ben Yosef, plus connu sous son nom de scène, « Jésus-Christ de Nazareth ». Nous sommes au 21e siècle donc, ou plutôt à ses débuts. La plupart d’entre nous viennent du siècle qui a précédé : l’âge des deux guerres, de la modernité, du progrès technique et des droits de l’homme. A bien y regarder, ce n’est peut-être pas le meilleur temps pour faire son passage sur cette planète. Parlons donc de l’inconvénient d’être né aux 20e – 21e siècles.






























Tu es Africain, tu es touché par ce qui s’est passé au Kenya? Eh bien, compatis à ta manière. Et comme cela se fait sur Facebook, mets ‘Je suis Kenya » ou une bougie sur fond noir avec KENYA écrit dessus en photo de profil, et, surtout, boucle-la. « Oui, voilà, les Blancs ne disent rien sur le drame kényan, aucun d’eux n’a mis « Je suis Kenya » sur son profil, alors que pour Paris nous avions tous mis « Je suis Charlie… » Vraiment, boucle-la. Ce n’est pas à coups de larmes et de pleurnichements et de soupirs qu’on réussira à tourner le cœur de qui que ce soit vers l’Afrique. La compassionb ça ne s’achète pas. Surtout pas avec des larmes !







