Sandrine NAGUERTIGA

« Ensemble Sawa », l’association suisse qui promeut la santé et l’hygiène menstruelle chez les jeunes filles au Tchad

Créée en septembre 2020, « Ensemble Sawa » (« Sawa » qui veut dire « Ensemble » en langue arabe du Tchad) est une association qui a pour objectif de promouvoir la santé et l’hygiène menstruelle à travers l’éducation chez les jeunes filles et femmes au Tchad.







Au Tchad, Unicef et Wenaklabs luttent contre la fracture numérique

60% des jeunes n’ont pas accès à internet en Afrique contre seulement 4% en Europe, selon le dernier rapport annuel 2017 d’Unicef.

Un chiffre alarmant alors même que l’on vante un peu partout l’intérêt d’une révolution numérique pour le développement du continent africain.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, regardez ces vidéos :

Celle réalisée par Lola Dubini. La youtubeuse française à succès, star montante du web et invitée par Unicef France lors d’une mission au Tchad, a réalisé une vidéo qui montre les conséquences de la fracture numérique chez les jeunes au Tchad. Si vous ne l’avez pas encore fait, je vous invite à la voir très rapidement. Elle montre à la fois les réalités vécues par les jeunes Tchadiens (et plus particulièrement ceux qui vivent dans le camp des réfugiés de Gaoui) et la jeunesse à la capitale. Ce que j’aime dans cette vidéo, c’est le fait qu’elle fasse remonter les réalités vécues par la jeunesse et la population localement sans clichés.

Et la seconde vidéo qui est celle de France 24 – Mashable qui montre les exploits réalisés par des jeunes Tchadiens issus d’un collectif: « Wenaklabs » que je présenterai plus en détail ci-dessous:

https://www.youtube.com/watch?v=YqKJdUC3lyg

La fracture numérique, Kesaco?

La fracture numérique désigne le plus souvent l’inégalité dans l’usage et l’accès aux technologies de l’information et de la communication (couramment appelés TICs): téléphones portables, ordinateur, internet….

Le manque d’infrastructures adaptées, l’inégale répartition des moyens d’informations et de communications, le coût élevé de l’accès à internet, le manque de formations adaptées et de contenus locaux sont des facteurs qui participent à cette fracture numérique. Il est important de voir qu’elle recoupe une fracture socio-économique qui, elle aussi, est très forte.

A l’heure où l’économie numérique est présentée comme un véritable atout pour de nombreux pays africains, certains peinent à rattraper un retard considérable dans ce domaine.

 

Le fossé numérique risque d’isoler certains peuples, ceux d’Afrique en particulier. Abdoulaye WADE, ex-président du Sénégal

Trois niveaux d’inégalités à distinguer

On distingue trois niveaux d’inégalités qui concernent l’accès aux nouvelles technologies à savoir dans:

  • l’accès à un mobile, un ordinateur, Internet
  • l’accès aux compétences, à la maîtrise et à des outils numériques
  • l’accès aux informations

 

Le cas spécifique du Tchad: 

Le Tchad, pays d’Afrique centrale, peine encore à lutter efficacement contre la fracture numérique, alors même que les TICs sont associés au processus de développement de nombreux pays. Bon nombres d’entrepreneurs et d’initiatives placent les TICs au coeur de leurs actions, et ce, dans plusieurs domaines (agriculture, santé, transport, commerce, services…)

Accéder à un internet de qualité est non seulement un luxe mais bien souvent très compliquée au Tchad.

Deux principaux opérateurs, Airtel et Tigo, se partagent le marché et proposent bien souvent des tarifs beaucoup trop élevés et sans traçabilité claire sur leur fonctionnement. Retrouvez ci-dessous quelques captures d’écran que j’avais faites lors d’un de mes récents voyages au Tchad. Sur ces images, on peut voir les tarifs proposés pour la souscription à un forfait internet (pour information 1EUR = 655 FCFA).

UNICEF au Tchad, qui oeuvre auprès des enfants a choisi de faire de cette fracture numérique, un de ses combats

 

CC: Africa Media

Pour en savoir plus: Internet, une autre opportunité dont les enfants du Tchad sont privés

À un niveau plus local, plusieurs associations luttent en fonction de leur moyen contre la fracture numérique. Ceux-ci permettent à une population défavorisée et plus jeune de bénéficier de compétences sur l’utilisation des outils informatiques et le réseau Internet…comme c’est justement le cas de Wenaklabs.

 

Wenaklabs, un collectif de jeunes Tchadiens qui font la promotion des TICs au Tchad

WenakLabs est le nom d’une communauté de jeunes passionnés de nouvelles technologies de l’information et de la communication. Il est formé de l’association de 2 mots:

« Wenak » qui veut dire « Où es-tu? » en arabe Tchadien, et « Labs » qui est un diminutif de laboratoires.

Ces jeunes, très engagés pour la lutte contre la fracture numérique, n’ont de cesse de faire appel à leur créativité et leur passion pour les nouvelles technologies de l’information et de la communication.

Au fil du temps, Wenaklabs s’est inscrit dans le paysage entrepreneurial et numérique Tchadien comme l’un des acteurs les plus importants, pour ne pas dire le seul acteur, en matière d’entrepreneuriat numérique.

Ils doivent entre autre l’un de leur succès au « Jerry computer », un ordinateur fabriqué à partir des matériels informatiques usagés. Ils sont assemblés et montés dans un bidon (jerrycan) de 20 litres.

Pour plus d’informations je vous invite à lire cet article de la voix des jeunes.

Mais comment combler le fossé numérique?

Lutter contre la fracture numérique, notamment eu Tchad, ne passe pas seulement par un accès plus favorable à Internet. Bien d’autres facteurs entrent en jeun à savoir:

Mettre la technologie à la portée de tous: des ordinateurs, téléphones mobiles accessibles, satellites…. en effectuant notamment une politique tarifaire intéressante tout en encourageant l’innovation locale (exemple des téléphones Mobiles Made in Africa qui voient le jour)

Démocratiser l’accès à l’information qui n’est autre qu’un droit fondamental. Censurer l’accès à internet et aux moyens d’informations et de communications (comme c’est souvent le cas dans des pays d’Afrique) n’est en aucun cas un acte favorable pour les pays

Soutenir l’accès aux TICs aux travers de politiques publiques (faire jouer la concurrence aux niveaux des opérateurs de téléphonie mobiles et ainsi faire baisser les coûts, inclure le numérique dans les enseignements allant du primaire jusqu’au supérieur, encourager l’entrepreneuriat innovant…) pour le développement.


Le 28 mai, une journée symbolique et « sang » tabou

Le 28 mai est une journée dédiée à l’hygiène menstruelle et « sang » tabou. Initié par l’ONG allemande WASH United en 2014, cet événement annuel vise à briser les tabous et à sensibiliser la communauté internationale sur l’importance d’une bonne hygiène menstruelle chez les femmes et en particulier les jeunes filles à travers le monde.

Cela fait 5 ans que cette journée existe pour rappeler au monde entier l’importance de briser les tabous autour des menstruations, un phénomène pourtant naturel, qui arrive tous les mois chez une femme en parfaite santé et qui pourtant reste un sujet tabou.

cc: Menstrual Hygiene Day

Pourquoi les menstruations restent encore un sujet « tabou » ? 

La première justification reste celle de la « honte ». La majorité des femmes expriment difficilement la situation et dissimulent leurs protections.

Une étude réalisée par la Coalition internationale pour la santé des femmes montre que la quasi-totalité des femmes utilise des euphémismes pour parler de leurs menstruations. Il existerait ainsi plus de 5000 expressions, selon cette même Coalition, pour évoquer cette période mensuelle.

Françoise Girard, présidente de la Coalition, explique au Washington Post : « En utilisant ces termes, on intériorise la honte, cela suppose que c’est quelque chose de mauvais, quelque chose dont on devrait avoir honte. La société vous dit que les règles sont quelque chose que les femmes devraient cacher. »

Les femmes elles-mêmes intériorisent ces clichés et alimentent ce sentiment de honte, de gêne véhiculé par l’ensemble de la population. C’est notamment le cas des publicités pour les protections hygiéniques qui entretiennent le mythe en montrant un fluide bleu en place et lieu du fluide sanguin rouge des règles. 

Rappelons tout de même que les substances contenues dans les protections hygiéniques et dans les tampons utilisés par les femmes peuvent être toxiques pour leur organisme, alors qu’elles font partie de leur quotidien. Bien que la coupe menstruelle soit une alternative efficace, elle est encore peu répandue.

cc: Pixabay

Il est par exemple mal vu de dire ouvertement, surtout en Afrique, « j’ai mes règles ». Et je peux le confirmer puisque moi-même je le vis. Beaucoup de femmes utilisent des termes pour l’exprimer : les anglais débarquent, je suis dans ma mauvaise période, les soldats rouges sont là, j’ai mes ragnagnas, je suis indisposée… Certaines même osent dire qu’elles sont malades, alors qu’il ne s’agit nullement d’une maladie, bien au contraire. Tout est bon pour éviter de se justifier ou de se couvrir de honte face au regard ardent des autres. Cela même va encore plus loin : entre femmes il existe un sentiment de gêne à parler de menstruations car on y voit directement une connotation sexuelle.

Le deuxième point est celui des croyances qui entretiennent la honte. 

Dans plusieurs endroits du globe, on peut entendre ça et là des croyances très souvent absurdes, oui absurdes pour renforcer l’isolement des femmes en période de menstruations. Je vous invite à lire cet article réalisé auparavant qui retrace quelques mythes autour des menstruations dans différents pays.

 

A lire aussi : 10 idées reçues à corriger pour la journée internationale des menstruations

Zoom sur la situation en Afrique

D’après l’UNESCO, une femme sur dix en Afrique ne va pas à l’école au moment de ses règles. Cela entraine un important décrochage scolaire pour les jeunes femmes. Au Ghana par exemple, les filles manquent plus de 5 journées de cours par mois à cause des équipements sanitaires insuffisants.

L’UNICEF estime qu’en Afrique, 66% des filles ne disposent pas d’une bonne information sur la menstruation avant d’être confrontées à leurs premières règles, ce qui rend l’expérience négative et parfois traumatisante. La même source indique aussi que sur le continent africain, une fille en âge de scolarisation sur dix s’absente régulièrement de l’école pendant ses règles. 

En Sierra Leone, par exemple, même quand les jeunes filles vont à l’école, celles qui sont en période de menstruations s’assoient au fond de la classe car elles ont peur d’émettre une odeur ou craignent une fuite sur leurs vêtements, d’après le site du Menstrual Hygiène Day. Tous ces chiffres très peu satisfaisants montrent à quel point le continent africain doit fournir encore de nombreux efforts quant à l’hygiène féminin. Des chiffres en effet très peu glorieux qui influent négativement sur plusieurs aspects de développement. 

cc: Pixabay

Des actions ou solutions efficaces existent-elles déjà ? 

On observe de plus en plus d’actions en tout genre afin de combattre ces tabous et rompre l’isolement des femmes à travers le monde. Des acteurs du changement osent prendre le lead pour briser les tabous et trouver des solutions efficaces et adaptées à ces filles et femmes. 

L’une des premières initiatives à rappeler est celle de l’ONG allemande WASH United, qui à travers cette journée a permis de rappeler ô combien ce sujet reste vital dans nos sociétés.

Des évènements sont organisés dans plusieurs pays par des organismes à but non lucratifs par exemple pour donner davantage de visibilité sur cette journée. 

On remarque de plus en plus d’ONG qui mènent des actions sur le terrain afin de combattre ce tabou, tels que l’UNICEF ou encore Plan International, qui font un travail encourageant mais encore insuffisant auprès des jeunes filles.

En Inde, le site Menstrupedia propose des bandes dessinées pour briser les mythes sur les règles et apprendre aux femmes à accepter cette période sans honte.

Des startups sociales voient le jour, comme par exemple KmerPad co-fondée par 4 jeunes africains dont la camerounaise Olivia Mvondo Boum est la représentante. KmerPad confectionne des serviettes hygiéniques lavables et réutilisables à des tarifs très avantageux pour les femmes. Une solution qui répond efficacement aux besoins des filles et femmes sur le continent africain.

cc: KmerPad

Enfin, on ne peut pas parler d’actions sans inclure le numérique au service de nombreuses bonnes causes. 

Il est important de rappeler qu’une première campagne numérique avait été lancée en 2017 (par mes soins) afin de briser la parole et relayer toutes les informations, actions et expériences vécues à travers le hashtag #RegleeCommeElle. La phase 2 du projet est toujours en cours mais prévoit de fédérer le maximum d’acteurs autour de cette campagne. 

A lire aussi : Campagne #RegleeCommeElle : les règles des femmes, c’est la vie !

Il serait judicieux, à mon humble avis, d’inclure dans ce combat tous les acteurs (y compris les acteurs publics surtout en Afrique) pour plus d’efficacité. Puisque ce sujet relève de la santé publique, il est plus que jamais important que les acteurs publics en fassent une affaire d’État et trouvent des solutions nécessaires. Pour ce faire, ils peuvent compter sur l’appui des ONG et autres organisations à but non lucratif mais également recenser toutes les solutions déjà réalisées pour les rendre encore plus performantes.

A mon humble avis, l’une des meilleures façons d’y arriver est d’inclure ce sujet dans le programme d’éducation nationale. C’est dès le bas âge que les jeunes filles et garçons doivent être sensibilisés à ces sujets.

Par exemple au Ghana, une étude menée pour le Menstrual Hygiene Day a montré que la scolarisation des filles avait augmenté après qu’elles aient reçu des serviettes hygiéniques gratuites et une éducation sur le sujet.

Le bien-être des femmes est menacé uniquement par défaut d’information, de protection et d’hygiène. L’éducation reste l’arme la plus puissante pour l’améliorer.


L’université du futur en Afrique, un défi à relever grâce aux e-cours

Le numérique a su révolutionner le continent africain sur plusieurs aspects. Les Africains sont nombreux aujourd’hui à parier sur ce domaine qui représente un véritable espoir de développement pour le continent. Le numérique a en effet permis de transformer plusieurs contraintes en opportunités et de faire émerger de nombreuses solutions qui répondent aux besoins de la population africaine. Je vous invite à lire l’article des Echos.fr , paru après le 26ème…


Le coup de trop, le coup de grâce !

C’est l’histoire de Mary, harcelée, battue et égorgée par son ex-conjoint et père de ses 5 enfants ;

C’est l’histoire d’Eve, humiliée, torturée et brûlée à l’acide par son mari sous le regard impuissant de leurs enfants ;

C’est l’histoire de Nadine, qui rentrait chez elle, épuisée après une longue journée de travail, et qui malheureusement croisa le chemin d’un inconnu qui ne lui fit pas de cadeau ;

C’est aussi l’histoire de Rebecca, victime de mutilations génitales dès son jeune âge et qui ne connaîtra jamais la maternité, tout cela à cause des nombreuses lésions subies suite à cette pratique encore taboue ;

C’est l’histoire de Yasmina, mariée de force à l’âge de 11 ans à un vieillard de sa communauté, alors qu’elle n’était encore qu’une enfant et qu’elle aspirait qu’à un avenir meilleur ;

C’est l’histoire de Manon, mariée à l’homme qu’elle croyait aimer et qui se retrouve à l’insulter, la menacer, la battre et la violer quand il rentre tous les soirs en état d’ébriété au foyer ;

C’est l’histoire de Malaïka, jeune et belle femme née albinos qui n’ose plus sortir de chez elle car menacée à plusieurs reprises de kidnapping et de meurtre pour ses organes qui rendraient soi-disant riches ;

C’est l’histoire de toutes ces femmes qui ont péri sous le coup de ces hommes. Hommes ? Ai-je bien employé le terme « Homme » ?

Croyez moi, ces histoires ne sont pas issues d’un scénario de film hollywoodien, mais bel et bien réels.

Ces tristes réalités existent dans notre monde, ce monde qui part à la dérive et qui oublie le sens même de notre existence : l’Humanité !

cc: Pixabay/Canva

Mary était était belle, jeune, pleine de vie et de projets, ayant une vision pour ses enfants et décidée à voir la vie du bon côté. Mais voilà : sa vie s’est arrêtée subitement et elle a vu son destin et celui de ses proches se briser.

Elle a eu le malheur de tomber amoureuse de cet homme qu’elle aura tant aimé et qui, ne supportant pas leur séparation, a décidé de lui ôter la vie. Mais qui est cet homme pour avoir un droit de vie ou de mort sur elle ? Mais qui est ce monstre qui, du jour au lendemain, arrive à passer du bien au mal sans même se soucier de l’avenir de ses enfants ? Oui, ces enfants qui dans bien souvent des cas sont des victimes de dégâts collatéraux.

Européenne, africaine, asiatique, métisse, catholique, juive, musulmane, bouddhiste, grande, petite, mariée, séparée, célibataire, divorcée… Ce mal qui ruine de plus en plus nos sociétés ne choisit pas sa cible sur un critère précis, seulement celui d’être une femme. Un être encore vu comme un maillon faible. Un être qui aime, qui se soucie du bien-être de sa famille et qui préfère se taire, laisser passer, pardonner par amour. Un être qui n’ose pas parler de son mal et qui préfère gérer seule.

 

CC: Pixabay/Canva

Tout commence par des mots, des paroles déplacées, des injures, des moqueries, des menaces puis vient le premier coup, ensuite le deuxième, puis le troisième, et les suivants, dans bien des cas, sous l’oeil impuissant des enfants….jusqu’à donner le coup de trop. Le coup de grâce qui viendra tout chambouler.

J’étais jaloux, j’étais en colère, je ne supportais pas de la voir dans les bras d’un autre.

Elle l’a cherché, elle a osé me répondre, je n’ai fait que lui donner une toute petite gifle… clameront-ils.

Mais « cette petite gifle », qui es-tu pour la lui donner ?

Au fond, la femme est certes l’être le plus fort que je connaisse sur Terre, mais au-delà de cette force interne qu’elle a, la femme est également un être fragile qui mérite toute attention.

Et toi ? Oui toi, comment es-tu venu au monde ? Dis-moi ! Penses-tu qu’il soit concevable qu’un homme de ton espèce ose porter mains sur ta mère sans que tu ne fasses rien ? Laisserais-tu un homme faire du mal à ta fille ? À ta soeur ? A ta nièce? A ta cousine ? Laisserais-tu réellement faire cela ? Alors pourquoi le fais-tu aux autres ?

Mais dis-moi pourquoi ?

Chut……Tu as raison pour une fois, tais-toi ! Baisse la tête et remets toi en question : car tu me dégoûtes !

cc: Pixabay/Canva

Parce qu’on ne résout rien avec la violence ;

Parce que toute personne sur Terre mérite d’être traitée avec dignité et respect ;

Parce qu’une femme est quelque part un être qui nous est cher à tous ;

Parce que c’est toi, c’est moi, c’est vous, c’est nous ;

Parce que les bras d’un homme sont faits pour protéger la femme de tout danger extérieur ;

Parce que la femme est cet être à la fois capable de tout abandonner par amour et de tout supporter pour vous voir au sommet de l’échelle ;

Parce que la femme forte, confiante, aimée et motivée est capable de déplacer des montagnes pour vous ;

Parce que le coup de trop peut bien être le coup de grâce, ;

Je lève ma plume et joins ma voix pour dire STOP aux violences de tout genre que subissent les femmes.

La lutte continue chaque jour.

Hommage à vous qui avez quitté ce monde, hommage à celles qui souffrent encore et encore et qui n’osent pas parler.

Brisons le silence, et ne restons jamais seules dans ce combat….

CC: Pixabay/Canva


Les 7 enjeux d’une culture numérique forte au Tchad

Tout est parti d’un tweet dans lequel un confrère blogueur, Annadjib Ramadane, déclarait : « Au #Tchad, la culture numérique se résume aux réseaux sociaux. Ce qui implique qu’on a encore beaucoup de retard, et qu’il y a pleins d’opportunités inexplorées dans le domaine. #Adjib »

https://twitter.com/SNladny/status/1055144271005782016

Ce tweet se transforme ensuite en un article dans lequel Annadjib se pose la question de savoir s’il existe une culture numérique au Tchad. Question qui pourrait très vite interpeller. Je vous invite à lire son article ici : Y a-t-il une culture numérique au Tchad ?

Je me suis donc inspiré donc de cet article pour y développer à mes yeux les enjeux d’une culture numérique forte au Tchad.

Le Tchad peine encore à entrer dans la révolution numérique, et ce même si l’on constate de nombreux efforts et actions de la part d’acteurs locaux.

Avec un peu moins de 3% de la population connectée (selon les derniers chiffres de l’Internet Live Stats) et des tarifs de connexion qui restent encore très onéreux (par rapport aux autres pays d’Afrique), le Tchad fait partie de ces pays africains aux terres d’opportunités très larges et pourtant qui peinent à asseoir une véritable culture numérique.

Cependant, on remarque de plus en plus d’intérêts pour les Nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC). Cet intérêt prôné par la plupart des jeunes tchadiens (entrepreneurs, étudiants….) n’est pas forcément accompagné par des actions concrètes des gouvernements locaux.

De plus, il est important de rappeler que la majorité de l’accès à la connexion internet se fait via le « téléphone mobile ». Et l’utilisation première chez les jeunes est entre autre celle de l’accès aux réseaux sociaux (en l’occurrence Facebook et Instagram qui sont les réseaux les plus prisés par les jeunes tchadiens). L’article d’Annadjib explique plus en détail ce volet.

Sans trop vouloir m’attarder sur ces aspects, je souhaite dans mon article mettre en lumière les enjeux non négligeables d’une culture numérique très forte au Tchad. Sensibiliser et former à la culture numérique au Tchad permettrait d’ouvrir un champ d’opportunité encore plus important, propice au développement du pays, à savoir :

  • L’éducation et la formation des jeunes tchadiens

Il va sans dire que la quatrième révolution est numérique. Et les pays d’Afrique (tels que par exemple le Rwanda, le Kenya ou encore l’Afrique du Sud) qui ont fait le pari de cette culture numérique ne le regrettent absolument pas.

L’éducation est la base de tout développement d’un pays et pour ce faire, le numérique révolutionne l’apprentissage des jeunes. De nouvelles méthodes d’apprentissage et de formations incluant le numérique permettront au Tchad de développer un intérêt pour les jeunes et surtout de les hisser au niveau des autres pays africains. Une nouvelle façon d’enseigner et de former doit s’imposer pour répondre aux exigences du monde du travail, qui lui ne cesse d’évoluer.

  • Le numérique et l’entreprise : le couple gagnant

Ce point découle parfaitement du point précédent. Aujourd’hui le marché du travail ne cesse d’évoluer et apporte avec lui tout son lot d’exigences. Que ce soit dans les fonctions techniques, administratives, ou commerciales par exemple, le numérique transforme l’entreprise et son approche client. Les entreprises locales, para-étatiques ou encore internationales doivent être en mesure de s’adapter à ces nouveaux besoins au risque de ne pas pouvoir répondre aux marchés actuels.

  • Permettre aux entrepreneurs locaux d’être à l’écoute du marché et de l’actualité économique et sociale

L’une des grandes difficultés pour tout jeune qui aspire à se lancer dans l’entrepreneuriat au Tchad reste la question de l’accès à la connexion. Aujourd’hui, il va sans dire que quasiment tout se passe sur le web. Que ce soit des annonces de formations, de concours, d’emplois, de missions, d’appels à projets… Il est plus que jamais important d’être constamment en veille. Et de nombreux jeunes passent à côté de belles opportunités décisives pour leurs carrières ou projets. Et par effet domino, c’est une grande perte pour le pays puisque mine de rien ces jeunes s’efforcent à créer de la valeur dans le pays, et sans une facilitation dans ce domaine, il sera d’autant plus difficile que les marchés internationaux s’y intéressent.

  • Sensibiliser davantage les filles et femmes à l’entrepreneuriat numérique

Les Technologies de l’information et de communication (TICs) sont un facteur important d’autonomisation des femmes sur le continent africain. Et très honnêtement, être une femme dans le secteur des TICs représente un véritable atout car il y a un intérêt mondial majeur en ce sens.

Les tchadiennes sont de plus en plus à l’écoute de ce secteur et saisissent l’importance d’être sensibles à la culture numérique. Mais le soutien public est là encore très peu présent. On peut saluer les initiatives qui naissent pour encourager les jeunes tchadiennes à s’intéresser à ce secteur très prometteur. De vastes programmes de sensibilisation, de formation ou encore d’accompagnement dans ces domaines doivent très rapidement s’intensifier pour espérer créer de la valeur.

  • Promouvoir la culture du pays à l’international et ainsi attirer davantage d’ondes positives

Un des aspects qui défavorise le Tchad reste l’image qu’en ont les autres du pays. Aujourd’hui, si vous essayez de la veille sur le Tchad en ligne, vous serez très rapidement déçus par le manque de contenus positifs. Et pourtant ce ne sont pas les belles initiatives qui manquent localement.

Malheureusement, de nombreux médias s’efforcent à véhiculer (parfois à tort) une image parsemée de clichés qui ne représentent pas dignement le Tchad. Et pour ce faire, la culture est un excellent levier de promotion positive du continent. Le numérique devrait être associé à ce secteur florissant et qui regorge de nombreux talents.

  • Résoudre de nombreux problèmes qui stagnent

L’entrepreneuriat est un excellent levier de développement au Tchad. Le besoin de créer des emplois se fait sentir, car la fonction publique est la voie la plus prisée par les tchadiens qui désirent démarrer une carrière professionnelle.

Que ce soit dans les domaines de la santé, de l’agriculture, des transports, des télécommunications ou encore du commerce, de nombreuses solutions naissent avec l’avènement du numérique. Et impulser une culture numérique au Tchad permettrait de voir éclore davantage de solutions majeures qui résoudraient des problèmes latents dans ces domaines.

  • Construire une culture numérique citoyenne

Parmi les principaux freins au décollage de la culture numérique en Afrique, on retrouve la peur des dirigeants politiques. Beaucoup de dirigeants politiques voient l’accès facile au numérique pour la population comme une menace, surtout chez les jeunes, alors qu’ils devraient voir tous les autres aspects déjà cités. Aujourd’hui, on voit de plus en plus éclore une communauté de cyber-activistes ou encore de jeunes entrepreneurs sociaux qui se positionnent comme des acteurs à part entière du changement.

Ils insufflent de nouvelles idées, de nouveaux moyens et de nouvelles solutions pour le bien-être social et citoyen. On ne va pas se cacher les choses : nos dirigeants politiques sont très souvent à bout d’idées nouvelles et peinent parfois à se mettre à la une de ce qui se passe. Il est donc plus que jamais important qu’ils puissent s’intéresser aux solutions nouvelles que ces jeunes apportent pour espérer un progrès efficace.

Je prends l’exemple ici du Concours de la voix des jeunes qui mérite d’être promu et développé au fil des années. Ce concours a su vraiment faire prendre conscience à de nombreux jeunes tchadiens qu’ils étaient chacun une solution à part entière pour le pays, sans compter les nombreuses valeurs qu’il prône.

La culture numérique ne se fera pas d’un claquement de doigts au Tchad, mais plutôt progressivement. Et pour cela, les dirigeants doivent d’ores et déjà voir le verre à moitié plein et s’engager pour faciliter l’accès au numérique. Ils auraient beaucoup à gagner, croyez-moi.

En parallèle, on devrait soutenir davantage toutes les organisations et tous les acteurs qui font un excellent travail de terrain à ce jour, à savoir : WenakLabs (une association qui lutte contre la fracture numérique au Tchad), l’ADESIT (une association qui s’engage pour le développement des TICs au Tchad) et bien d’autres encore qui prônent le numérique dans l’intérêt du développement socio-économique du Tchad.

Je reste convaincue qu’on tendra vers des résultats positifs en ce sens à condition de ne pas ménager nos efforts et si nos dirigeants prennent enfin le taureau par les cornes.


5 raisons pour lesquelles j’ai décidé de me faire une digital détox

Je me rends compte que cela va faire un bon bout de temps que je n’ai pas rédigé de billet sur mon blog, ce qui ne me réjouit pas du tout. Et il s’avère que lorsque je décide de revenir écrire, c’est pour vous expliquer que je me déconnecte un moment du web et des réseaux sociaux.

Il y a de cela quelques jours, mon ordinateur m’a lâché, après plus de 5 ans de bons et loyaux services. Complètement désemparée et abattue, je me suis rendue compte que j’en étais devenue accro et qu’avoir un souci avec mon ordinateur avait réussi à gâcher plusieurs journées de ma vie. Avec le recul, j’ai été complètement dégoutée de mon attitude. Comment, juste pour une machine, en venir à ne plus vouloir avancer, s’énerver, déprimer…. Bon, il est vrai que cet outil qui aura supporté mes joies et peines, échecs et réussites, inspirations et moments de doute absolu en avait marre. Il tentait de me le dire depuis quelques mois déjà, mais je n’avais rien voulu comprendre.

Heureusement, j’ai réussi à le sauver après plusieurs réanimations et entrées au bloc opératoire des experts en informatique. Il en est ressorti avec de nouveaux composants, pour plus d’efficacité, mais il m’a été recommandé d’y aller doucement au début afin qu’il puisse peu à peu recouvrer entièrement ses forces. C’est finalement comme un être humain, il a besoin de temps.

En parallèle de cela, cela va faire en effet près de 5 ans que je n’ai pas pris de réelles vacances ou encore que je ne me suis pas déconnectée du monde virtuel. Près de 5 ans durant lesquels j’ai enchaîné activités professionnelles, personnelles et projets pour l’avenir.

Et comme si cela ne suffisait pas, à la date où j’écris cet article, (c’est à dire le 15 Août 2018), mon téléphonefait une attaque et décide lui aussi de me lâcher. DECIDEMENT!!
Une chose positive dans tout cela : ces deux incidents m’ont amené à prendre du recul et à réfléchir sur le fait que je devais réellement penser à faire une coupure et de me déconnecter du web, surtout des réseaux sociaux. Or la période des vacances y est propice…

Je ne prendrai pas encore de vacances à proprement parler, mais je privilégierai une vie plus humaine que virtuelle.

Mais alors, me direz-vous, quelles sont été les autres raisons de cette décision? Eh bien je les partage avec vous ci-dessous. Voici donc les 5 véritables raisons pour lesquelles je choisis de me faire une « Digital Detox » (tout comme pour le corps humain, c’est à dire désactiver, éliminer tout ce qui a trait au digital et qui a un mauvais impact sur moi) afin de revenir à la rentrée plus performante que jamais.

cc: Pixabay

1: Parce que je commençais à devenir cyber-dépendante

En effet, mon activité professionnelle fait que je passe quasi tout le temps sur le web à faire de l’audit, des recherches, animer des pages pour mes clients, gérer des missions, rédiger des rapports, envoyer des mails….

Bien entendu, cela me pousse à être quasi tout le temps connectée sur les réseaux sociaux, et à subir le flot de notifications qui va avec. Ce qui pousse à tout le temps jeter un oeil sur les réseaux, tant pour soi que pour ses clients.

2: Parce que je passais moins de temps avec mes proches et plus de temps avec les personnes éloignées

C’est aussi cela le piège des réseaux sociaux. Ils vous éloignent des personnes proches mais vous rapprochent des personnes éloignées. Et malheureusement, ce temps consacré au web et aux réseaux sociaux, je ne le consacrais pas aux personnes proches de moi et ça en devenait ridicule.

3: Parce que j’ai envie de prendre beaucoup de temps pour moi, pour réfléchir, pour mes projets personnels 

Oui prendre du temps pour soi est une excellente chose. On se remet en harmonie avec soi-même et on prend le temps de se concentrer sur soi, ses objectifs, ses désirs, ses ambitions, ses projets. Cela fait également plaisir aux personnes qui vous sont proches.

Je trouve que nul ne nous connait mieux que nous même. Alors cette étape est capitale pour mieux avancer.

4: Parce que j’ai envie de me remettre à lire et à écrire

La lecture tout comme l’écriture sont d’excellentes thérapies. Le temps que vous passez à faire ces deux activités vous permet d’oser rêver plus grand, de développer votre esprit créatif et surtout de profiter jalousement de ces moments qui n’appartiennent qu’à vous.

Avant de me lancer dans le blogging en 2016, je lisais et écrivais beaucoup. Mais je me rends compte qu’en passant plus de temps sur le web, je sacrifie ces moments si précieux qui pourtant ne reviendront jamais.

5: Parce que j’ai envie d’avoir une bonne santé

En effet les écrans ont un pouvoir néfaste sur notre santé. Certes, ils nous facilitent bien la vie, par moment, mais ils cachent aussi souvent des désagréments, notamment sur la santé, la vue et le corps en général.

Je me retrouve à devoir porter des lunettes pour me protéger de la lumière bleue des écrans et sauvegarder mon excellente vue. Ce qui devient gênant. De plus, les douleurs ressenties au dos ou encore dans les doigts de la main suite aux mauvaises postures prises pendant la journée peuvent également avoir un impact très négatif.

Aujourd’hui, je décide donc d’arrêter de me connecter pour mieux me reconnecter. La vie est vraiment très courte, et rester cachée derrière un écran la plupart du temps est synonyme d’une perte de temps.

Alors je repars me ressourcer autrement, je vais privilégier les activités que j’aime tant faire: la photographie, la lecture, l’écriture, le sport, les balades…. et surtout me refaire une belle source d’inspiration pour attaquer la rentrée avec encore plus de forces, de volonté et d’Afroptimisme.

A très vite 😉


10 marques agro-alimentaires 100% africaines à succès

L’Afrique est un continent porteur qui foisonne d’opportunités, et ce dans plusieurs domaines. Parmi ces opportunités, on trouve entre autres l’agriculture et l’élevage. Un secteur primaire qui connait une très belle évolution, notamment grâce au fait de pouvoir produire et transformer les produits sur place. Un business très prometteur !

De plus en plus de personnes s’évertuent à dire que l’Afrique serait le grenier du monde. Un grenier qui peine pourtant à nourrir la majorité de sa population, ce qui est malheureusement le cas dans les pays d’Afrique subsaharienne. Même si les investissements des jeunes Africains sont souvent évoqués comme la voie idéale pour le développement en Afrique, dans la pratique, les gouvernements ne font pas encore les efforts nécessaires pour que ça marche. Malgré le potentiel important de son agriculture, le continent n’arrive toujours pas à imposer son auto-suffisance alimentaire. C’est donc un défi majeur que doit relever le continent avec les 4,5 milliards de personnes que comptera l’Afrique à l’horizon 2100, selon la Banque Mondiale.

Cependant, certains jeunes visionnaires ont compris l’importance de ce secteur et n’ont pas hésité à investir différentes activités. Les entrepreneurs agricoles africains sont en ce moment de véritables exemples et certains ont su tirer profit de ce secteur pour créer des modèles économiques fiables.Là ou les grandes marques telles que les multinationales Nestlé ou Soomdia dominent le marché, de jeunes entrepreneurs innovants et déterminés arrivent à s’imposer en revendiquant le savoir-faire et le 100% Made in Africa, avec une volonté de développement local.

Dans cet article, je reviens sur 10 marques d’agro-business qui ont le vent en poupe sur le continent et qui participent à promouvoir le talent agricole africain.

cc: Zabbaan

1) Zabbaan Holding : la marque de jus de fruit naturel Made in « Mali » qui continue son ascension

A seulement 29 ans, Aïssata DIAKITE, agripreneure franco-malienne, a fondé « Zabban », une entreprise de conseil, de fabrication et de commercialisation de jus de fruits de qualité 100% Naturelle, Nutritionnelle, Équitable et composé de fleurs, de tiges et racines issus du Mali. Cette marque de référence à l’échelle du continent (et désormais à l’international) est le fruit d’un travail de longue haleine et de détermination de la jeune Aissata.

Pour plus d’informations, visitez le site coloré et dynamiquehttps://zabbaan.com

 

cc: Moriba

2) Moriba, la marque africaine de la diaspora éthique et durable

Moriba Saveurs d’Afrique est une entreprise spécialisée dans la fabrication et la distribution de produits alimentaires ethniques africains. Des produits divers tels que les boissons (jus de fruits, liqueurs, tisanes), l’épicerie sucrée (confitures, crèmes de chocolat),ou enore l’épicerie salée (huiles, épices, sauces, condiments). Fière de sa certification « Qualité Afrique », un gage de qualité pour le consommateur, la société Moriba porte à coeur de participer au développement local.Misant sur un packaging attrayant et professionnel, la marque arrive à s’imposer aussi à l’international.

Pour plus d’informations, voyagez à travers leur site web: https://www.moriba.fr/fr/

 

cc: Ecoya

3) Ecoya, la marque de cacao 100% ivoirienne et équitable qui s’impose sur le marché du chocolat 

Ce projet est l’initiative d’un jeune chocolatier prometteur, Axel-Emmanuel GBAOU, ancien banquier qui s’est reconverti dans l’agro-business, c’est un véritable exemple de réussite. Ecoya, est la marque de chocolat destiné à la pâtisserie d’une teneur de 75% de cacao certifié commerce équitable torréfié par des femmes d’une coopérative de Yamoussoukro, capitale politique et administrative de la Côte d’Ivoire.

Le projet de chocolat Ecoya est de faire très vite travailler une centaine de femme dans chacune des 2 500 coopératives du pays. Pour cela cette initiative privée cherche des financements pour accélérer une entreprise qui rencontre déjà l’assentiment des femmes transformatrices et de certains acheteurs de ce cacao véritablement « Made in Côte d’Ivoire ». source RFI.

Pour plus d’informations: Article BFM Business

 

cc: Mhogo Foods

4) Mhogo Foods, la marque de farine de manioc sans gluten et durable 100% Kenyane 

Elizabeth GIKEBE est une jeune Kenyane, elle est à l’origine de Mhogo foods, une marque qui transforme le manioc en une farine sans gluten. Le plus de cette production est basé sur la capacité à transformer les déchets des fabrications en aliments pour animaux, et en fabrication de colle à partir de l’amidon de manioc, utilisés entre autre pour l’emballage des paquets de produits. 25 à 30 tonnes de farine de manioc sont produits chaque mois, à partir du manioc fourni par une quarantaine d’agriculteurs de la région.

Source: Agribusiness TV

Pour plus d’informations, visitez son site web:https://www.mhogofoods.com

 

cc: Kilichi 4.0

5) Kilichi, la marque de viande séchée qui attise les papilles des Camerounais 

Le Kilichi, très prisé dans les pays du Sahel est également très apprécié au Cameroun.

Cet aliment fabriqué à l’origine pour pallier au problème de conservation des invendus des bouchers Nigériens est très vite devenu un élément de convoitise. Exclusivement fait à base de gigot de bœuf, il est produit en abondance au Nord du pays. Il est parfois présenté comme le cadeau idéal à rapporter lorsqu’on quitte cette région pour le Grand Sud, il s’obtient en découpant la viande en fines lamelles que l’on sèche et grille. C’est un produit qui peut être conservé pendant plus de six mois, à condition qu’il soit bien séché.De jeunes entrepreneurs camerounais ont su surfer sur la balance et saisir cette opportunité de professionnaliser la marque.

Pour plus d’informations, visitez leur page Facebook: Facebook Kilichi 4.0

 

cc: Biss & Love

6) Biss & Love, le safari des saveurs qui vous embarque dans des aventures pétillantes

Biss est une marque de boissons rafraichissantes à base d’hibiscus d’Afrique (le traditionnel « Bissap »). Labellisé bio, cette marque promeut une Afrique heureuse comme le veut son fondateur, Ivan Martin Wang Sonne, un jeune Biss’Ness Man originaire du Cameroun. C’est en France, où il réside, qu’il lance son activité très prometteuse. Ce qui m’a particulièrement touché dans cette marque, au delà du goût subtil de ses produits, ce sont les aventures de Mister’Biss, le héros de l’histoire.

Je n’en dis pas plus, visitez son site web, optimisme et rires garantis:  Plus d’infos: https://bissandlove.com/index.php

 

cc: Sweet Bénin (Africa News Hub)

7) Sweet Benin, le jus de pomme cajou sans sucre qui éveille les sens 

Le Benin, 3ème pays producteur de noix de cajou au monde, a su tirer profit de ce marché au travers notamment de la transformation de cet or en jus de fruits. Mis en œuvre par Techno Serve en partenariat avec Catholic Relief Services, soutenu par le projet Benin Cajù et financé par le gouvernement américain dans un projet quinquennal (2015-2020), le label Sweet Bénin visait par cette rencontre, à informer et échanger avec des partenaires techniques et financiers afin de les amener à s’engagement avec la plateforme. Source: Benin Révèle.

Adélaïde Laourou, la présidente de label Sweet Bénin, reste très optimiste quant à l’avenir de ce produit.

 

cc: Coq Ivoire

8) Coq Ivoire, une marque de poulets ivoiriens qui mise sur la qualité  la confiance de ses clients 

Coqivoire est le premier producteur de la sous-région, de viande et produits à base de volaille. Filiale du groupe SIPRA (Société Ivoirienne de Productions Animales), le groupe possède son propre réseau de distributions et mise sur le 100% made in Côte d’Ivoire et sur une communication qui garantie la qualité, la sécurité et la proximité avec les clients.

Plus d’informations via le site web: https://www.sipra.ci/coqivoire/

 

cc: Khadar Market

9) Khadar Market, la jeune marque Tchadienne de fruits et de légumes 100% bio 

Khadar Market est une jeune entreprise née de l’initiative d’une agripreneure déterminée, Fatime Souckar Terab, originaire du Tchad.Passionnée d’agriculture depuis son très jeune âge, Fatimé a choisi de se lancer dans cette voie via la création de Khadar Market, une société de productions, de commercialisation de fruits et légumes, et de jus de fruits 100%, naturels directement issus de ses champs.

Plus d’informations en visitant le site web: https://www.khadarmarket.com

 

cc: Jambo

10) Jambo, des jus de fruits 100% frais et naturels issus de la République Démocratique du Congo

L’entreprise Jambo est née fin 2010, suite au constat par deux frères congolais, Frederic et Laurent Mwashirwa, que la grande majorité des jus de fruits consommés en République Démocratique du Congo était importée.Le succès est immédiat. L’entreprise grandit et arrive rapidement à imposer ses jus de fruits frais dans des grands hôtels, bars, restaurants et supermarchés de Kinshasa. Pour réaliser leurs jus de fruits, ils s’approvisionnent auprès d’agriculteurs et de petits producteurs locaux.

Plus d’informations en regardant cette vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=bLiJpxgU0b0

 

10 marques, 10 exemples de réussite 100% Made in Africa, de quoi laisser des idées aux jeunes qui souhaitent se lancer. 


Le Basket-Ball Tchadien: entre panier d’espoir et identité nationale

Le sport, levier majeur dans le processus de paix et de développement en Afrique 

Le sport a une signification symbolique dans un pays et a déjà prouvé qu’il participait à résoudre bon nombre de problèmes (économiques, sociaux, touristiques…) C’est donc un vecteur de paix et de développement, car il dépasse aussi les limites des frontières géographiques et des classes sociales.

Par ailleurs, le sport est un excellent moyen de renforcer les liens entre les peuples d’une même nation et de promouvoir la fraternité, la solidarité, la justice et la non violence et je trouve dommage que certains dirigeants de pays d’Afrique n’en fassent pas une priorité. 

On a particulièrement la chance au Tchad d’avoir des joueurs qui ont l’amour de la pratique du sport, l’amour du pays et l’amour du peuple. Et voici qu’aujourd’hui, on ne peut pas ne pas soutenir au maximum ces jeunes : à travers leurs performances, ils réussissent à redorer l’image du pays qui, autrement, est déplorable sur la scène internationale.

Crédit : Equipe Nationale Tchadienne de Basketball

Le Tchad un pays aux exploits militaires mais pas que…

Pays d’Afrique centrale, le Tchad est connu pour ses exploits militaires et notamment pour sa totale implication dans la lutte contre Boko-Haram dans la zone Sahel. Mais au-delà de ça, ce pays est victime de nombreux événements qui ternissent son image, et la crise socio-politique qu’il traverse depuis quelques années ne vient en aucun cas améliorer les choses.

Mais une « bande de jeunes » (si je peux les appeler ainsi) passionnés de sport et amoureux de leur patrie sont venus changer le cours de l’histoire. En effet, mine de rien, ces jeunes sont de véritables ambassadeurs d’un Tchad du possible, d’un Tchad où l’espoir enfoui est présent et bien réel.

Ces jeunes dont il est question ne sont autres que les jeunes joueurs de l’Equipe Nationale de Basket-Ball qui, en dépit des nombreuses difficultés, ont su tenir bon et aller jusqu’aux matchs de qualifications pour le mondial de Basketball qui se tiendra en Chine en 2019.

Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, souvenez-vous que je réalisais un article en Novembre 2017 dans lequel j’évoquais déjà cette équipe.

Article à relire ICI: De jeunes talents de l’Equipe Nationale de Basket-Ball font rebondir le Tchad

Malheureusement, au Tchad, le sport est un domaine qui est très souvent négligé, voire carrément oublié, alors qu’il est par excellence un grenier à talents. En dehors du basket-ball, on déniche d’excellents joueurs dans le football, le handball, la lutte traditionnelle, l’athlétisme…

Mais ces basketteurs ont réussi le pari majeur de fédérer tout un peuple autour d’une foi commune : l’amour du pays. A travers une communication stratégique notamment axée sur les réseaux sociaux, la Fédération Tchadienne de Basket-Ball a su se démarquer des autres fédérations de sport au Tchad qui peinent à décoller.

Crédit photo: Equipe Nationale de Basket-Ball du Tchad Création: @lafroptimiste

Des Tchadiens impliqués jusqu’au coeur

En effet, ces jeunes basketteurs qui se trouvent actuellement en Tunisie pour les matchs de qualification en vue du mondial en Chine ont failli déclarer forfait. Ce n’est pas la première fois puisque les footballeurs de l’équipe nationale ont également été confrontés à cela. Faute de moyens et de soutien effectif des instances étatiques compétentes, ces jeunes ont failli voir leur rêve filer sous leurs yeux.

En entendant le cri de coeur de la Fédération Tchadienne de Basket-Ball, plusieurs initiatives ont été prises. Et cela leur a finalement permis de se rendre en Tunisie pour affronter les autres sélections. Grâce à leur victoire face à la Guinée, ces jeunes se qualifient pour le deuxième tour et, par la même occasion, assurent leur place pour la Coupe d’Afrique Des Nations de Basket-ball en 2019 sans passer par les phases éliminatoires: une véritable performance.

 

Opération « j’aime les Sao Basket-Ball » organisée par la chaîne de Restaurant « Le Crunch » à N’Djamena (Tchad)

Une identité nationale affirmée et méritée 

Aujourd’hui il est gratifiant et honorant pour tout tchadien qui se respecte et qui aime son pays de voir une image du pays aussi positive.

Ces jeunes contribuent efficacement à réconcilier tout un peuple autour du sport et prônent la tolérance. Nombreux sont ces Tchadiens qui, à travers le monde, les supportent, croient en eux et s’unissent autour d’eux en espérant leur progression.

Et cela donne une excellente raison aux médias et aux recruteurs de clubs internationaux et panafricains de s’intéresser à tous ces jeunes talents qui, malheureusement, étouffent sous le poids d’un manque de soutien local.

Je reste plus que jamais convaincue que ces jeunes écrivent une excellente page de leur histoire, de celle du sport tchadien, plus particulièrement du basket-ball, et qu’ils ne seront pas oubliés de sitôt. Ils réussissent à donner envie aux générations actuelles et futures de s’y intéresser davantage et ils ont surtout réussi à nous démontrer que tout était possible lorsqu’on place l’amour au coeur de toutes actions, que l’on y croit à fond et qu’on n’abandonne jamais.

Supporter Tchadien en Tunisie – crédit : page Facebook @Equipe Nationale de Basket-Ball du Tchad

Pour suivre l’actualité de cette équipe sur les réseaux sociaux:

Page Facebook de la Fédération Tchadienne de Basket-Ball

Page Facebook de l’Equipe Nationale Tchadienne de Basket-Ball


10 idées reçues à corriger pour la journée internationale des menstruations

Le 28 mai est la journée désormais dédiée aux menstruations. Cette journée a pour objectif de communiquer autour des menstrues mais surtout d’éduquer et de célébrer le cycle féminin en luttant contre les tabous, les situations précaires et le manque d’hygiène dont font face de nombreuses femmes à travers le monde.

cc: Sandrine Naguertiga Canva.

En mai 2017, je lançais une campagne qui avait pour but de briser les tabous autour des menstruations chez les filles et les femmes en Afrique. Une première étape pour mon projet qui a pour objectif à plus long terme de trouver des solutions concrètes via le digital.

A lire aussi: 28 mai, les Mères à l’honneur, les Menstruations aussi

A lire aussi: Campagne « #RegleeCommeElle » pour lutter contre les tabous autour des menstrues féminines en Afrique

Même si l’on remarque de plus en plus d’actions en faveur de la lutte contre les stéréotypes liés aux menstruations, il y a encore beaucoup à faire.
A l’occasion de cette journée internationale des menstruations, j’ai donc décidé d’écrire un article sur les 10 clichés récurrents au sujet des menstruations.

Rappelons en quelques mots ce que sont les menstrues :
Les règles féminines, c’est quoi ?
Rappelons que les menstruations sont un phénomène biologique très simple. En évacuant un peu de sang, le corps de la femme renouvelle ses tissus intimes, c’est un processus normal et naturel qui a lieu tous les mois. On parle de « cycle menstruel ». Le cycle menstruel, c’est tout le processus biologique qui fait que le corps de la femme peut accueillir un oeuf fécondé (= un ovule féminin + un spermatozoïde masculin), c’est tout le processus qui rend la femme féconde et qui lui fait qu’elle peut être enceinte !
Comment ça se passe ? L’endomètre, qui est la couche superficielle de la muqueuse de l’utérus, se renouvelle naturellement tous les mois afin d’être prêt à accueillir une éventuelle fécondation. L’ovule, lorsqu’il est fécondé par un spermatozoïde, se niche naturellement dans la muqueuse de l’utérus pour pouvoir se développer, il deviendra alors un foétus puis un bébé…
S’il n’y a pas eu de fécondation de l’ovule, ce dernier se dissout et il est expulsé tout naturellement avec un peu de sang qui provient de la muqueuse utérine. Ce sont les menstrues. Contrairement à ce que certains peuvent croire, le volume de sang écoulé n’est pas important, il peut varier d’une femme à l’autre et d’un mois à l’autre de 30 ml à 100 ml.
Les menstrues sont donc la dernière étape du cycle menstruel que le corps féminin met en route tous les mois.

Une jeune fille, une femme, est la même durant tout son cycle menstruel, y compris pendant les 3 à 6 jours que durent ses menstrues. Ce phénomène biologique naturel ne doit pas empêcher les femmes de « vivre leur vie » ! Les femmes doivent pouvoir continuer leurs activités comme elles le font d’habitude : aller à l’école, étudier, faire la cuisine, faire du sport (y compris du « sport de chambre » si elles le souhaitent !), voyager, travailler, voir la famille, voir les amis, s’amuser… bref vivre librement.

En réalité, nous devrions tous considérer les menstrues sans y porter plus d’attention que cela, parce-que c’est naturel et que c’est presque un non-phénomène dans la vie des femmes finalement ! Cela prend de l’importance si on en fait toute une histoire et si cela empêche les femmes de vivre normalement… c’est malheureusement ce qu’il se passe dans de nombreux pays, à cause des croyances et des traditions.

Voici quelques exemples de croyances et d’idées reçues, qui empêchent les femmes de mener une vie normale lorsqu’elles ont leurs règles.

Idée reçue n°1: Les femmes qui ont leurs règles ne peuvent pas faire la cuisine car elles sont sales

ARCHI FAUX ! Il est important de rappeler que, même si la femme évacue du sang pendant sa période de menstruation, cela n’a rien de sale, et cela ne fait pas d’elle une personne sale ou impure ! Malheureusement, cette idée est véhiculée par de nombreuses croyances. Rappelons encore et encore que les menstruations sont un phénomène biologique naturel et qu’il n’a rien de sale !

En Inde, par exemple, les règles sont perçues comme quelque chose de « sale ». La jeune femme réglée est interdite de cuisine sous peine de rendre sa nourriture impropre à la consommation et contaminante. Contaminante de quoi ? On se le demande…

Idée reçue n°2 : Le sang évacué par les femmes pendant leurs règles provoque des maladies graves et contagieuses

En Bolivie, les règles sont perçues comme une «maladie». Les filles ne doivent pas jeter leurs serviettes à la poubelle car cela provoquerait des maladies graves, voire même le cancer.

Encore une fois, je vous le redis, ne croyez pas à de telles énormités. Le sang perdu pendant la période de menstruations n’a rien de maladif ni de contagieux. C’est un procédé sain et naturel qui n’a rien à voir avec la maladie.

Idée reçue n°3 : Se doucher pendant ses règles rendraient les femmes stériles

En Afghanistan, on fait croire aux femmes que se doucher pendant leurs règles les rendraient stériles. Une croyance qui vient compromettre leur hygiène.

Au contraire, la femme doit pouvoir faire sa toilette intime et se doucher pendant ses règles, aussi souvent qu’elle en ressent le besoin.

Idée reçue n°4 : Il ne faut pas parler de ses règles à ses parents car c’est irrespectueux et honteux

Au Malawi, les règles sont perçues comme quelque chose d’ «irrespectueux». Parler des règles avec les enfants est une chose impensable pour les parents. C’est généralement la tante qui se charge de cette éducation auprès de la fille, en lui apprenant à se tenir à l’écart lorsqu’elle y est confrontée.

Il est vraiment préférable de parler à la jeune fille en amont pour la préparer et pour lui expliquer ce que c’est que les menstrues (afin qu’elle comprenne bien tout le processus du cycle menstruel). Cela fait partie de son éducation, ainsi elle ne sera pas étonnée ou effrayée quand cela se produira, car elle comprendra que c’est naturel et normal. Au contraire, les premières règles peuvent paraître choquantes si l’on ne peut pas en parler au moins à sa mère (ou même à son père), parce-que si le sujet est tabou, cela donne l’impression que c’est un problème, que ce n’est pas naturel… et cela sera d’autant plus difficile à vivre pour la jeune fille, parce-qu’elle va associer les règles à un tabou.

Idée reçue n°5 : Une femme qui a ses règles est toujours de très mauvaise humeur

« Elle n’est pas de bonne humeur, ça doit être ses règles ». C’est une des situations à laquelle ont été confrontées presque toutes les femmes. Une réplique très sexiste qui est en plus complètement fausse. Chaque femme est unique et a son degré de sensibilité, tout comme les hommes. Durant la période des règles, il est vrai que les hormones jouent quelques fois sur l’humeur entraînant parfois des moments de nervosité, de dépression ou autre état…mais cela dépend de chaque femme. Il ne faut surtout pas en faire une généralité.

Idée reçue n°6 : Les jeunes filles qui mettent des tampons pendant leurs règles peuvent ne plus être vierges

Bien souvent, cette idée reçue devient une véritable angoisse pour certaines jeunes filles qui subissent la pression de leurs proches. En effet, on dit aux jeunes filles qu’il est préférable d’utiliser des tampons une fois qu’elles ne sont plus vierges, simplement pour ne pas risquer de déchirer l’hymen. NUANCE!!!

Qu’est-ce que l’hymen? C’est cette petite membrane placée entre les petites lèvres, sous l’orifice urinaire qui, très souvent, est rompue lors d’un premier rapport sexuel.

Il est vrai que, chez certaines filles, l’hymen est très étroit et peut donc se rompre si l’on introduit un tampon à l’intérieur. Mais cela ne voudra pas dire que la jeune fille a perdu sa virginité ! On perd sa virginité lorsqu’on a fait l’amour pour la première fois.

Rappelons que la mise en place d’un tampon est possible sans forcément rompre l’hymen, cela dépend des jeunes filles.

Idée reçue n°7 : On ne peut pas pratiquer de sport pendant ses règles

Avoir ses règles ne devrait pas vous empêcher de pratiquer une activité sportive. Les menstruations sont un phénomène naturel et non pas un état de maladie qui devrait empêcher les femmes de suivre normalement leurs activités. Selon les gynécologues, l’activité physique serait même plutôt un excellent moyen de contrôler le syndrome prémenstruel et les crampes puisque cela augmente l’apport en oxygène dans les muscles.

Donc Mesdames, si vous avez envie de faire du sport, ne vous en privez pas, au contraire faites-le !

Idée reçue n°8 : Quand on a ses règles, mieux vaut ne pas avoir de relations sexuelles

Selon les médecins, il n’y aucune contre-indication à cela. Il est important d’en parler à son partenaire sans tabou et aussi être soi-même en phase avec cela. Certaines femmes se mettent elles-mêmes cette barrière pensant que leur partenaire trouverait cela sale. Mais sans avoir parlé de cela avec lui auparavant, comment le savoir ? N’ayez pas honte, sentez-vous bien dans votre corps et libre d’en parler.

Idée n°9 : Pendant ses règles, une femme perd une grande quantité de sang et peut se vider de son sang

Une femme perdrait en moyenne entre 30 à 100 ml sur 3 à 6 jours de règles. Cette quantité est très variable selon chaque femme et selon les mois.

Il est important de rappeler que ce sang, qui s’évacue généralement sous la forme de tous petits caillots, est également constitué de minuscules débris de muqueuse utérine.
Mais, si vos règles sont très abondantes (si vous perdez beaucoup de sang) et que cela dure longtemps, il ne faut pas hésiter à voir un médecin.

Idée reçue N°10 : Les règles cela ne concerne que les femmes

Absolument pas. Les règles, ce n’est pas qu’une « histoire de femmes ». Les femmes ont le droit d’en parler à leur partenaire, frère, cousin, ami ou tout homme proche d’elle. Certaines femmes, selon le degré de relation qu’elles ont avec les hommes de leur entourage, n’hésiteront pas à en parler. Mais encore une fois, je reste convaincue qu’il n’y a aucun tabou à avoir sur ce sujet, puisque c’est naturel. En parler représente l’avantage de banaliser le sujet. Les hommes, tout comme les femmes, sont concernés. Et en parler, au moins à son partenaire, serait une excellente manière de se sentir soutenue, mais aussi d’anticiper d’éventuels risques sanitaires.


Humour 2.0: cinq jeunes africains qui font rire les internautes

Les réseaux sociaux sont devenus un véritable refuge à talents. Et c’est sur le ton de l’humour que certains d’entre eux ont choisi de se faire remarquer. Nul besoin de chercher à se produire dans des salles devant un public. Une caméra ou un smartphone, un micro et une dose d’imagination suffisent. Enfin presque….

Ils sont de plus en plus jeunes (voire même très jeunes pour certains) et sont originaires d’Afrique. Leur point commun? Amuser, divertir le public sur les réseaux sociaux.

Au même titre que leurs aînés qui sont fortement connus, ces jeunes excellent également sur les réseaux sociaux sans en faire de trop. Qui ne connait pas: Dycosh, Ruby Comédienne (la petite femme forte, Observateur ou encore JayMax? Ces grandes icônes de l’humour sur le web régalent tant les internautes vivant en Afrique ou à la diaspora. Dans cet article, je dresse ici le profil de 5 jeunes humoristes du web qui sont probablement pour certains, moins connus mais bourrés de talents.

1: Ahmat EBIDA, le Tchadien aux parodies qui amusent et fédèrent autour d’un but

Révélé sur les réseaux sociaux grâce à une de ses vidéos parodiant la chanson « Désolé » de Section d’Assaut (déposant les 300.000 vues), Ahmat Ebida est un jeune Tchadien que je qualifierai de timide mais talentueux qui réalise la plupart de ses vidéos en arabe Tchadien: une langue qui réunit facilement les internautes Tchadiens. J’ai eu la chance de le rencontrer, et je peux vous dire que ce jeune est très créatif et déterminé. Il a choisi de faire de l’humour un moyen de fédérer une communauté de jeunes tchadiens et africains.

2: El Pueblo Bravador, l’ivoirien qui « clashe » mal, très mal 

El Pueblo Bravador, est un humoriste d’origine ivoirienne qui réalise des vidéos décalées à hurler de rire. Il commente l’actualité, sans langue de bois, sur les réseaux sociaux aux travers de vidéos très « vivantes » (vivavideo) et n’hésite pas à revenir sur les instants des internautes africains qui auront marqué l’histoire du web. Ses vidéos, bien souvent moqueuses ont à chaque fois du succès (aux nombres de vues et de partages). Côte d’Ivoire, Tchad, Guinée, Sénégal, Mali…..aucun pays n’y est épargné. Attention, il « clash » mal, très mal 🙂

https://www.youtube.com/watch?v=xIKiQ1UlnOw

3: Prezydent Veskaye:  le président de la #Quoizopie

Prezydent Veskaye est un jeune humoriste ivoirien qui ose. En effet, ce jeune talent n’hésite pas à interpréter des scènes de la vie quotidienne et à rêver. Jamais à court d’inspiration, il n’hésite pas à se réappropier certaines situations pour le bonheur des internautes. Reconnu pour son talent, il aura notamment pu se produire sur la scène de « Bonjour 2018« , un évènement phrase qui rassemble des milliers de spectateurs en Côte d’Ivoire et à la diaspora.

4: Petit Gueu, le très jeune humoriste ivoirien qui rivalise avec les grands 

Ne dit-on pas qu’ « aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre d’années »? C’est en effet le cas du jeune, très jeune humoriste ivoirien qui défit ses aînés. Petit Gueu est un jeune humoriste qui séduit la toile. Acteur et humoriste, ce jeune prodige n’a aucun état d’âme, surtout quand il s’agit de faire rire les internautes. Il emploie souvent des termes issus du Nouchi (ou Noussi) qui n’est autre qu’une forme d’argot présente en Côte d’Ivoire et en Afrique de l’Ouest.

https://www.youtube.com/watch?v=uf91oia7-UI

5: Moustik Le Karismatik, le camerounais qui cartonne sans langue de bois sur les réseaux sociaux

Véritable couteau suisse culturel, Moustik Karismatik est un artiste aux multiples facettes: humoriste, chanteur, présentateur qui excelle dans un humour 100% camfranglais à hurler de rire, surtout lorsqu’il ne se prend pas au sérieux. Son humour très agréable peut très vite piqué et vous transmettre une maladie: celle du fou-rire.

Il faut être très attentif car ça va très vite avec lui.

J’espère avoir la prochaine fois des profils de femmes humoristes qui animent la toile. Si vous avez des profils similaires, n’hésitez pas à me l’indiquer dans un commentaire.


Les freins au développement du leadership et à l’émancipation des femmes en Afrique

Il y a de cela 1 an jour pour jour, je réalisais un article à l’occasion de la journée internationale des femmes. Un article sur lequel je revenais sur l’importance de replacer cette journée dans son contexte d’origine: celui d’une journée de lutte pour l’amélioration des conditions des femmes à travers le monde, et non pas d’une journée de festivité (comme certains peuvent le prétendre).

cc: Pixabay

Article à lire ici: « Afrique: le 8 Mars, journée des femmes et non pas fête de la femme » 

Pour cette nouvelle édition, je choisis de traiter d’un sujet que je juge très important: celui du leadership chez les femmes, notamment en Afrique. Un levier très important du développement et de l’amélioration des conditions socio-professionnelles des femmes, qui pourtant rencontre encore de nombreux freins.

Commençons d’abord par poser les bases: qu’est-ce que le leadership? 

Il existe de nombreuses définitions du leadership. Mais l’on en retiendra celle de Peter NORTHOUSE, Leadership – Theory and Practice, Sage.

Le leadership est le « processus par lequel une personne influence un groupe de personnes pour atteindre un objectif commun. »

Il en ressort que le leader a cette capacité à fédérer un groupe autour d’une vision commune, et ce, dans un climat de confiance. Pour cela, il fait appel à plusieurs qualités qui lui sont reconnues: la communication, l’écoute, l’humilité, le respect….

Un état des lieux: l’Afrique peut mieux faire 

La Banque Africaine de Développement (BAD) estime que les entreprises panafricaines de référence (tous secteurs confondus) ne comptent que 14,4% de femmes dans leurs conseils d’administration.

Or il est reconnu que les entreprises qui ont une plus grande proportion de femmes dans leurs conseils d’administration et comités de direction sont plus performantes financièrement.

En matière de parité en Afrique, le Rwanda est un exemple à suivre. Ce pays est en effet le seul au monde qui compte le plus de femmes au parlement avec plus de 53% de femmes députés. Pour cela, les femmes du pays ont su s’imposer et perdurer.

Selon l’étude « Women Matters » de McKinsey, je cite: « si tous les pays africains étaient aussi performants que le Rwanda en matière de parité, l’Afrique accroîtrait son PIB de 12% ».

Une femme leader est capable d’exprimer ses idées, d’influencer, d’inspirer, de mener un groupe vers un but commun, de motiver et surtout d’aider les autres à s’élever.

La diversité, notamment en matière de genre, est un levier de développement tant économique et social; et celle-ci passe notamment par le leadership. Mais pour que ce leadership s’impose, les femmes doivent réussir à éradiquer ces nombreux freins qu’elles rencontrent.

Quels sont les freins au développement du leadership chez les femmes en Afrique?

On les retrouve dans deux catégories: les barrières externes et internes.

Les barrières externes:

Les législations en vigueur qui ne favorisent pas l’accès aux femmes à des postes à hautes responsabilités

Je citais l’exemple du Rwanda ci-dessus. En effet, il y a dans la plupart des pays d’Afrique des politiques qui ne permettent pas à des femmes d’accéder plus rapidement à des emplois à haute responsabilité ou même encore de faire carrière dans la vie politique. Si la législation en place n’est pas en faveur des femmes, elle pourra impacter sur cette voie professionnelle ou citoyenne envisagée.

Le manque de politique « pro-famille » qui désavantage les femmes: 

En effet, si nous prenons l’exemple des pays occidentaux, il existe des politiques sociales qui permettent à des femmes d’aspirer à de grandes carrières puisqu’elles ont la possibilité d’avoir un accès facile à la garde d’enfant, la taxation sur les revenus, des politiques de santé favorables (planning familial…)

Le secteur privé qui entretient des politiques de management beaucoup plus favorables aux hommes:

Il est bien souvent très difficile pour des femmes dans certaines entreprises d’aspirer à une carrière de Manager, Responsable….car la politique de l’entreprise n’est en aucun favorable à son développement: inégalité de salaires, promotions quasi inexistantes, harcèlement moral et sexuel, représentation négative de la femme basée sur des préjugés…

Le fameux « plafond de verre »qui fait référence  « au fait que les femmes puissent progresser dans la hiérarchie de l’entreprise mais seulement jusqu’à un certain niveau » est une résultante de l’absence d’une grande partie des femmes au sommet d’une hiérarchie.

Or le mode de management-leadership féminin est souvent reconnu comme étant axé sur le développement des autres, la reconnaissance, l’intérêt collectif. Des qualités bénéfiques pour la création de valeur et de richesse d’une entreprise.

Les stéréotypes qui bloquent les ambitions et aspirations des femmes: 

Le leadership, la capacité à manager, à diriger et à prendre des décisions sont très souvent et automatiquement réservés au domaine masculin. La femme est perçue comme le « sexe faible », serviable, trop sociable et maternelle pour espérer diriger et manager comme il se doit. Ainsi on dit de la femme qu’elle soit incapable d’affirmer son leadership. Ces préjugés ne font que renforcer les inégalités entre hommes et femmes et ainsi empêcher de nombreuses femmes à accéder à des promotions ou des postes à hautes responsabilités.

La non valorisation du secteur informel dans lequel elles sont encore nombreuses à entreprendre là-dedans

L’entrepreneuriat des femmes est une réalité sur le continent africain. Nombreuses sont-elles à se lancer dans ce domaine de manière quasi-systématique, la plupart du temps pour subvenir aux besoins de leurs familles. Cependant, elles l’exercent bien souvent de façon informelle, ce qui les contraint à se maintenir dans un sytème dévaluant pour elles.

cc: Pixabay

Les barrières internes: 

Le manque de confiance en soi et d’estime de soi qui jouent sur le développement personnel et professionnel 

Le manque de confiance en soi ou d’estime de soi peuvent bien souvent découler des préjugés qu’une femme peut endurer au fil du temps. Bien souvent l’entourage personnel ou professionnel est la cause de ce manque de confiance qui finalement poussent les femmes à accepter ces codes et à les intérioriser.

Le difficile équilibre entre la vie privée et la vie professionnelle:  

La famille occupe une place très importante dans la vie d’une femme, et de surcroit en Afrique. Les femmes sont bien souvent dans l’obligation de « sacrifier » leurs ambitions professionnelles au profit de l’homme dans une famille/couple. Le manque de disponibilité et de mobilité est bien souvent une équation très difficile à résoudre dans la vie d’une femme. L’organisation est essentielle pour satisfaire à tous les plans les responsabilités en tant que femme, mère, épouse tout en répondant aux exigences du travail. Seules celles qui sont soutenues soit par leur partenaire ou leur famille arrivent à concilier ces deux domaines sans grande difficultés: ce qui est peu fréquent.

Le mentorat peu fréquent: 

Le mentorat des femmes par les femmes ou même par les hommes est essentiel.

Une relation de confiance mutuelle se place entre le mentor et la « mentorée ». Le mentor partage ses expériences gratuitement avec la personne dans le besoin et ainsi la motive à aller de l’avant. Cette pratique se présente sous la forme de reflet miroir qui peut davantage permettre aux femmes d’oser et d’avoir confiance en elles. Ainsi elle brise tous les préjugés ou blocages construits intérieurement et peuvent se permettent de rêver grand.

On reproche souvent aux femmes en Afrique de manquer de soutien entre elles, voire-même d’imposer des rivalités qui peuvent s’avérer être fatales.

Ainsi, instaurer un mentorat de femme à femme permet de favoriser le leadership des femmes et de re-qualifier les relations entre les femmes/

Il est aujourd’hui très difficile de progresser sans soutien, sans appui, sans personne qui nous apporte des conseils, de l’expertise, de la motivation, de l’accompagnement, de l’écoute.

Le développement du réseau bien souvent négligé et bâclé 

Le réseau est fondamental lorsque l’on envisage de faire carrière. Les femmes qui aspirent à un avenir professionnel prometteur se doivent de créer et de développer leurs propres réseaux pour avancer.

Il est important de développer un réseau sain et qualitatif pour espérer progresser comme il se doit.

Ne pas se former sur certains aspects du développement personnel et/ou professionnel: 

Il est très important de rester à l’écoute des nouveautés et de se former ou s’auto-former sur les aspects importants du domaine personnel et professionnel surtout si l’on ambitionne de progresser.

Être en veille de l’actualité, s’intéresser aux nouvelles tendances, formations, s’informer sur son réseau, se renseigner…être proactive est une qualité très appréciée qui peut aider à son développement.

cc: Pixabay

La femme africaine a depuis toujours fait preuve de détermination, d’autonomie et d’initiatives. Ellle est capable de diriger des hommes et une entreprise qu’importe le secteur d’activité, et ce, à tous les niveaux de la hiérarchie. Pour cela, elle doit être en mesure de briser les barrières, bien souvent internes, qui freinent son  développement. Ce que l’on se dit chaque jour à soi-même peut soit nous briser ou au contraire nous détruire. La féminité est un composant de la diversité et est donc une force, alors Mesdames, osez rêver, osez espérer, osez le changement, osez vivre la vie dont vous rêvez.


Tour d’horizon des hashtags africains qui fédèrent sur la toile

La forte utilisation des réseaux sociaux en Afrique aura su donner un vent nouveau aux nouveaux moyens de communication. Si l’on se penche sur le cas de « Twitter », on peut dire que ce réseau social avec des millions de tweets qui s’échangent quotidiennement vit une véritable révolution.

Ce n’est pas la créativité qui manque sur les réseaux sociaux, au contraire. Au-delà des contestations, revendications ou autres évènements, on assiste à la naissance de véritables communautés africaines, qui, aux travers de Hashtags, tendent à fédérer autour d’une identité forte.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, définissons ensemble ce qu’est un Hashtag

Un hashtag (selon la définition Marketing) est un mot ou groupe de mot précédé par le caractère dièse (#) d’abord lancé sur Twitter puis repris par d’autres réseaux sociaux. Il permet au lecteur d’accéder facilement à des échanges traitant du même sujet en cliquant simplement dessus.

En 140 caractères au départ, puis maintenant 280 caractères, les utilisateurs de Twitter ont ainsi la possibilité de communiquer sur des sujets communs.

CC: Pixabay

Au-delà de cela, certains utilisateurs africains (d’Afrique ou de la Diaspora) ont désiré les utiliser pour développer une véritable identité communautaire et rassembler leurs compatriotes partout dans le monde grâce à ces mots clés. Certains font référence à un élément linguistique, d’autres à une habitude quotidienne, etc

Certains pays tels que le Tchad ont choisi de faire participer la communauté au choix du hashtag communautaire via un sondage sur les réseaux sociaux.

J’ai eu envie de réaliser cet article car hier, je lançais un échange sur Twitter pour faire le tour des hashtags communautaires africains, et je peux vous dire que j’ai appris bien de choses. Alors je choisis de le partager avec vous dans ce nouveau billet. Je tenais à remercier toutes ces personnes qui ont su se prêter au jeu et éclairer ma lanterne.

Blogueurs, membres de la société civile, personnalités, particuliers…tout le monde le fait et cela rencontre un franc succès. Faisons donc un rapide tour d’horizon de quelques communautés de hashtags africains et leurs spécificités.

Les Hashtag qui mettent en avant les identités culturelles et linguistiques:

1: #Kebetu, Sénégal

C’est sûrement le hashtag communautaire qui aura rencontré le plus de succès en près de 7 ans d’existence maintenant. « Kebetu » n’est autre que la traduction en Wolof (langue la plus parlée au Sénégal) de « tweeter » .

2: #Iwili, Burkina-Faso

« Iwili » fait référence à un pagne à motif national, le lwili-pendé. Ce tissu est orné d’un oiseau, « lwili » en moré (une des principales langues du pays). C’est de là que la communauté web Burkinabé a su le rendre sous la forme d’un hashtag.

Le pagne Iwili Pendé Source: ladidounette.wordpress.com

3: #Grin223, Mali

La communauté malienne du Web en choisissant ce hashtag fait référence au « Grin », très répandu dans des pays sahéliens.

Le Grin est un lieu où des jeunes et adultes se retrouvent pour échanger, dialoguer et se distraire autour de la préparation du thé (très apprécié au Sahel). La communauté malienne du web agrémente donc ce mot de l’indicatif du pays: « 223 ».

4: #Kpakpatoya, #CIV225, Côte d’Ivoire

En ce qui concerne la Côte d’Ivoire, l’on remarque 2 hashtags importants.

« Kpakpatoya » (en argot local, le Nouchi) fait référence au fait de colporter des nouvelles, des informations.

On a aussi #CIV225 qui, quant à lui, est beaucoup plus utilisé dans des contextes plus « sérieux » et est très souvent repris par des personnalités politiques par exemple.

5: #Gnadoè, #Team228….Togo

La communauté du web togolaise est très active sur les réseaux sociaux et emploie plusieurs hashtags.

#Gnadoè en est un qui signifie en langue locale « commérage ».

Je vous invite à lire cet article très intéressant d’Audrey RHODES, un jeune blogueur et community manager Togolais:

Pour en savoir plus: L’année 2017 sur les réseaux sociaux au Togo: les 10 hashtags les plus utilisés

6: #Kibaro, Guinée

C’est le  hashtag « Kibaro » qui aura été choisi par l’Association des Blogueurs de Guinée (ABLOGUI) pour  fédérer toute la communauté web guinéenne.

« Kibaro » fait référence au nom du journal en langues nationales de la Radio Télévision Guinéenne (RTG), qui a pour cible « les personnes adultes n’ayant été scolarisées que dans leurs langues maternelles ».

Pour en savoir plus: Kibaro, le hashtag qui mène à la Guinée. 

7: #Adjib, Tchad

Le Tchad aussi a choisi de fédérer toute sa communauté autour d’un hashtag: « Adjib » qui exprime en arabe Tchadien local, « l’étonnement ».

Je vous invite à lire cet article d’un blogueur Tchadien à succès, Annadjib RAMADANE, pour connaître les coulisses de ce choix.

Pour en savoir plus: Tchad: la Twittosphère a enfin son Hashtag

 

D’autres pays aussi fédèrent sur la toile: 

1: #Madagaskira, Madagascar

Ce hashtag n’est autre que le pays Madagascar en malgache qui rassemble toute une communauté sur les réseaux sociaux

2: #Zim, Zimbabwe, qui n’est autre que le diminutif du pays

3: #Djazair, pour l’Algérie

4: #Dimamaghrib, pour le Maroc

5: #ChezMoiAuCongo, pour le Congo-Brazzaville

6: #Wasexo, pour le Bénin

L’incontournable Hashtag « #Team… »

Ce hashtag est le plus commun sur les réseaux sociaux. Certains hashtags ont commencé par ceux-ci  avant de créer un mot clé doté de la culture locale. Quelques exemples:

#Team250 pour le Rwanda

#Team228 pour le Togo

#Team237 pour le Cameroun

#Team229 pour le Bénin

#Team243 pour le Congo RDC

#Team235 pour le Tchad…

Si le hashtag de votre communauté n’y figure pas, je vous invite à le laisser en commentaire pour agrémenter l’article. En attendant, je me demande s’il existe-t-il un hashtag unique qui rassemble toutes ces communautés sur le web? Si non, qu’est-ce qui nous en empêche?