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En Côte d’Ivoire, la CAN ne passionne pas

Amoureuse de foot, je suis forcée de vivre la compétition de loin, dans une région de Côte d’Ivoire où les Elephants laissent indifférents… comme ailleurs au pays.

17 juin 2019, Mayo, petite commune de la sous-préfecture de Soubré, dans la région de la Nawa en Côte d’Ivoire. Nous avons posé nos valises 300 km à l’ouest d’Abidjan pour un mois de tournage. Amoureuse de foot, je pensais à la CAN, à comment j’allais vivre cette compétition cette année. Des membres de l’équipe et moi appréhendions déjà le séjour à Mayo. Comment allions-nous suivre les matchs ? Comment les habitants de cette commune accueillaient cette compétition ?

Au coup de l’envoi de la CAN le 21 juin en Égypte, il n’y a pas d’engouement dans cette petite commune comme dans les grandes villes ivoiriennes. Mayo est paisible, les habitants vaquent à leurs occupations comme à l’accoutumée… Aucune ambiance. Je me dis : attends de voir le démarrage réel de la compétition.

Le lendemain, j’ai vu du progrès. Les autorités de la ville ont installé un espace pour suivre les matchs, ils appellent ça « la place publique ». Écran, chaises, drapeau orange-blanc-vert. Je me réjouis de cet effort, mais l’affluence laisse à désirer. Je me dis : attends de voir l’entrée en lice de nos pachydermes, c’est sûr qu’on aura du beau monde. Tous les ivoiriens le savent bien, un match des Eléphants ne se regarde pas en solo, oh ça non. Je le déconseille fortement, surtout si vous avez des problèmes de cœur.

Pas de télé, pas d’ambiance dans la commune : on regarde le match sur un téléphone

Au matin du 24 juin, tout est normal. L’équipe va sur le décor du tournage. Je reste à la base avec deux autres collègues. L’espace réservé à la CAN ne nous sied pas… Ce n’est pas mouvementé, il n’y a aucune ambiance. On n’a pas de télé à la base : il faut donc trouver une solution. On doit voir le premier match des Eléphants, c’est important pour la suite.

Quand on aime, on se sacrifie. Quand on aime, on se donne à fond. Avec la connexion internet et un téléphone Android, notre problème était résolu. Nous étions concentrés tous les trois sur un petit écran de téléphone portable. De l’autre côté, sur le décor, même scénario : le match est suivi par l’équipe sur un téléphone portable, mais par intermittence, vu qu’il faut travailler. A la base, nous avons suivi tout le match : victoire 1-0 face à l’Afrique du Sud. C’était intense, on en a oublié la petitesse de l’écran. Ne dit-on pas que l’homme doit s’adapter à son environnement ? On l’a fait, mais on aussi a compris qu’il nous faut une télé et une parabole pour être à l’aise.

Mes collègues ont acheté une parabole et on a regardé les matchs avec un vidéo projecteur. Malheureusement, ça n’a pas suffi : les Eléphants ont été éliminés en quart de finale par l’Algérie après une séance de tirs aux buts malchanceuse.

(l’article continue après la vidéo)

Pendant 10 ans, nous avons eu une équipe formidable, avec des têtes d’affiche à couper le souffle : Didier Drogba, Gervinho, Yaya Touré et j’en passe. Les ivoiriens aimaient les voir sur le terrain et suivre leurs matchs. Aujourd’hui, l’équipe est en reconstruction, avec de nouvelles têtes. Les enfants, les adultes essaient de se défaire du passé. Mais ce onze ne leur donne pas envie d’oublier les retraités.

« Je ne connais presque aucun des nouveaux joueurs »

J’ai demandé à quelques riverains sur ce qu’ils pensent de l’équipe nationale. « Notre équipe a besoin d’un leader, un rassembleur, ce sont des hommes qui ont beaucoup à prouver s’ils sont unis », pour Ephraim, 28 ans. Isaac, 30 ans, avait vu venir l’élimination : « Ceux-là, sincèrement, s’ils vont loin dans cette compétition, c’est ce qui va nous étonner, sinon on sait que ça va pas. » Rachelle, 26 ans, conclut : « Je ne connais presque aucun des nouveaux joueurs, j’espère que les anciens qui sont avec eux vont montrer l’exemple. » Bref, la nouvelle équipe ivoirienne a encore beaucoup à faire pour faire vibrer les supporteurs de Mayo.

Je n’ai pas vécu cette CAN comme les années précédentes : l’engouement, la fanzone, les débats fantastiques de fans hystériques, les matchs avec les tribunes chaudes… Rien de tout ça. Mayo ne vit pas la CAN, Mayo est loin d’être Abidjan, mais avec Internet j’ai vécu ma CAN autrement.

RDV en 2021 au Cameroun. J’espère qu’ils seront prêts.


CAN 2019: Le manque d’engouement à Mayo

CAN 2019, les mondobloggeurs sont priés de faire vivre aux lecteurs l’effervescence autour de cette compétition. Tous les amoureux du ballon se donnent rendez-vous pour commenter, discuter du système de jeu ou des choix des coachs, des fanzones sont crées. Moi, amoureuse de foot, je vous relate comment je vie cette compétition.

17 Juin, Mayo, petite commune dans la sous-préfecture de Soubré région de la Nawa en Côte d’Ivoire, nous avons posé nos valises pour un mois de tournage. Amoureuse de foot, je pensais à la CAN, à comment j’allais vivre cette compétition cette année. J’appréhendais déjà le séjour à Mayo. Comme moi, certains membres de l’équipe également. Comment allons-nous suivre les matchs? Comment les habitants de cette commune accueillent cette compétition : intérêt ou désintérêt, engouement, organisation… Je vous présente Ma CAN à moi.

Engouement de la ville de mayo

Démarré le 21 juin au Caire en Égypte, l’engouement autour de la CAN ne se fait pas sentir dans cette petite commune comme dans les grandes villes. Elle est paisible, les habitants vont à leur occupation comme à l’accoutumée… aucune ambiance. Bon je me dis : attends de voir le démarrage réel de la compétition. Nous sommes le 19 juin. Le lendemain, j’ai vu une progression, les autorités de la ville ont installé un espace pour suivre les matchs, ils appellent ça « la place publique ». Écran, Chaises, drapeau (Orange Blanc Vert) celui de la CIV. Je me réjouis de cet effort. L’affluence dans ce lieu reste à désirer. Je me dis toujours, attendons de voir l’entrée en lice de nos pachydermes, c’est sûr qu’on aura du beau monde. Le premier match des éléphants, tous les ivoiriens le savent très bien, un match des éléphants ne se regarde pas en solo oh ça non. Je le déconseille fortement surtout si vous avez des problèmes de cœur rire… Matin normal aucun changement, l’équipe va sur le décor du tournage. Je reste à la base avec deux autres collègues. L’espace réservé à la CAN ne nous sied pas… Ce n’est pas mouvementé aucune ambiance. On doit voir ce premier match des éléphants c’est important pour la suite. On n’a pas de télé à la base. Il faut trouver une solution.

Internet et Android

Quand on aime, on se sacrifie. Quand on aime on se donne à fond. Avec la connexion internet, un téléphone Android, notre problème était résolu. A trois, nous étions concentrés sur cet écran de téléphone portable. De l’autre côté sur le décor, même scénario le match est suivie par l’équipe sur un téléphone portable mais avec des breaks vu qu’il faut travailler. A la base nous avons suivie tout le déroulé. C’était intense, on a oublié la petitesse de l’écran. Ne dit-on pas que l’homme doit s’adapter à son environnement. Baaah on l’a fait. Mais on a compris qu’il nous faut une télé et une parabole pour être plus à l’aise.

Mes collègues ont acheté une parabole et on regarde les matchs avec vidéo projecteur.

La composition de la sélection nationale

Photo prise sur ivorian.net

Durant 10 ans nous avons eu une équipe formidable avec des têtes d’affiche à couper le souffle. De Didier Drogba à Gervinho en passant par Yaya Touré et j’en passe, la population aimait les voir sur le terrain et suivre le match.

Aujourd’hui l’équipe est en reconstruction, avec de nouvelle tête. Les enfants, les adultes essaient de se défaire du passé. Mais l’équipe ne leur donne pas cette sensation d’oublier les retraités.

J’ai demandé à deux – trois riverains sur ce qu’il pense de l’équipe national, voilà ce qu’il en ressort:

Isaac (30 ans): « Ceux là, sincèrement s’ils vont loin dans cette compétition, c’est ce qui va nous étonner, sinon on sait que ça va pas »

Ephraim (28 ans): « Notre équipe a besoin d’un leader, un rassembleur, ce sont des hommes qui ont beaucoup à prouver s’ils sont unis »

Rachelle (26 ans): « Moi je connais presque aucun des nouveaux joueurs, j’espère que les anciens qui sont avec eux vont montrer l’exemple »

Bref la nouvelle équipe ivoirienne ne fait pas l’unanimité auprès des supporteurs.

J’ai pas vécu cette CAN comme dans les années précédente: L’engouement autour, la fanzone, les débats fantastiques de FAN hystérique, les matchs avec les tribunes chaudes.

Mayo ne vit pas la CAN, Mayo est loin d’être ABIDJAN Mais avec Internet je vis également ma CAN autrement.

Félicitations à tous.

RDV en 2021 au Cameroun j’espère qu’ils seront prêts 😂

 


Femme à la une: Essy KODJO, la fonceuse!

Femme assume tes choix ! Tu veux te lancer dans un business, lance toi et assume ! N’ai pas peur d’échouer.

Comme le disait l’actrice mexico-kényane, Lupita Nyong’o « C’est seulement lorsque vous prenez le risque d’échouer que vous découvrez de nouvelles choses. Lorsque vous jouez en toute sécurité, vous ne pouvez pas exprimer votre plus grande expérience humaine». Extrait du magazine femme d’influence https://femmedinfluence.fr/citations-inspirantes-lupita-nyongo/ .

L’orientation de ta vie est de ton ressort, prends tes responsabilités et assume toi.

Aujourd’hui, je vous présente une femme inspirante, jeune et magnifique. Elle a décidé de se lancer dans entrepreneuriat à un moment clé de sa vie. Elle s’orientera vers un domaine inconnu pour elle mais saura se positionner et trouver sa place sur ce marché oh combien convoité mais surtout hard*.

Label Foto par Etienne Nangba/ Créa Tchewôlô

Elle est togolaise, elle répond à nos questions. Découvrons ensemble, son parcours et ses secrets de réussite.
Essy Jocelyne KODJO est notre Tchewôlô à l’honneur pour ce mois d’avril.

C’est à distance que l’entretien a été fait mais je vous assure que cette belle dame déborde d’énergie positive.

Tchewôlô : Bonjour Essy, merci d’accepter de vous livrer à nous.

Essy KODJO: C’est un honneur que vous me faites.

Tchewôlô : Nous commençons toujours nos entretiens par cette question : A quoi le mot « femme » vous fait penser?

Essy K : Je pense au pouvoir de donner vie, pas qu’à un enfant mais à des idées novatrices et révolutionnaires ; des entreprises qui mettent l’humain au centre de tout ; à de nouvelles politiques ; à un nouveau monde. Je pense pouvoir, je pense source. La femme regroupe tout ce que j’ai énuméré mais avec humanisme et cœur.

Tchewôlô : Si vous devez vous définir en 5 hashtag, nous aurons quoi?

Essy K : #Folie-joyeuse #Invincible #Aimante #Amoureuse #Rigoureuse

Tchewôlô : Vous êtes fondatrice d’une entreprise artisanale dénommée « perles et pagnes », A quel moment vous vous êtes lancé ?

Essy K : Perles & Pagnes a presque 7 ans, un âge où on devient jeune, on n’est plus un bébé. Nous existons donc depuis Septembre 2012. Nous rendons grâce pour toutes ces années mais ne sommes pas au bout de notre ascension. Le meilleur reste à venir. J’ai lancé la marque Perles & Pagnes, quand j’ai cherché sans succès un sac avec du pagne qui pouvait me ressembler. Un sac moderne dans sa coupe et ses lignes mais traditionnelle dans ses couleurs et sa chaleur. J’ai fini par le créer.

Tchewôlô : Quelle est la particularité de votre marque ?

Essy K : Perles & Pagnes est reconnue pour la qualité de ses produits et l’originalité des modèles. Nous pensons conquérir de nouveaux clients avec les collections que nous sommes en train de préparer pour la fin de l’année.

Tchewôlô : Vous avez décliné une superbe offre d’emploi au Sénégal pour un poste de responsable marketing et communication, Pourquoi et quelle a été la réaction de votre famille ?

Essy K : En fait, j’étais déjà en poste à Lomé. C’est l’expatriation à Dakar que j’ai déclinée. Cela faisait à peine 1 an que j’étais rentrée de mes deux décennies en occident. Je commençais à me réapproprier ma vie au Togo. En déclinant cette offre, je renonçais à mon travail. Au lieu de recommencer à chercher un autre, j’ai préféré me lancer à mon propre compte. Aujourd’hui, je ne regrette pas cette décision, puisque j’en suis à ma 3e entreprise que sont

« Perles et pagnes » https://web.facebook.com/perlesetpagnes/

« Le comptoir » https://web.facebook.com/Le-Comptoir-139833673375869/

et « Saveurs d’afri’Ka » https://web.facebook.com/saveursdafrika/

voici mes trois réalisations et ce n’est pas fini.

Tchewôlô : J’adore votre abnégation. L’envie que vous dégagez à innover et créer. Mais dites-nous comment se sent-on quand on doit tout recommencer dans un domaine inconnu ?

Essy K : C’est comme arriver dans un pays que vous ne connaissez pas et que vous visitez pour la première fois. Il y a d’abord l’euphorie, on veut tout faire, tout essayer et petit à petit, on revient à la raison. Et On essaye, on échoue souvent, on apprend et on améliore. C’est du « try and learn » (essaie et apprend) en permanence. La beauté de l’histoire c’est que ce n’est pas une vie monotone, au contraire, on ne sait jamais à quoi va ressembler l’aventure mais on prend plaisir à parcourir ce chemin oh combien tumultueux !!

Tchewôlô : Comment gérez-vous votre vie professionnelle et votre vie de famille?

Essy K : En fonction de mes valeurs, j’organise et programme ma vie et mes journées. La famille et le travail sont importants pour moi, alors ma vie tourne autour de ses axes. Pour le reste, il s’agit essentiellement de se consacrer du bon temps pour se nourrir spirituellement, émotionnellement et mentalement pour être une femme complète capable de nourrir les autres autours.

Tchewôlô : Vous croyez à l’autonomisation de la femme africaine ?

Essy K : Je crois en la femme autonome. Elle n’a pas besoin qu’on l’autonomise. Elle a surtout besoin qu’on la laisse ETRE femme entièrement. Qu’on arrête de nous dire ce que la femme doit et ne peut pas faire, à quoi elle doit ressembler, comment elle doit vivre sa vie, à quel âge et pourquoi elle doit se marier et faire des enfants. Je crois en la femme car elle est forte et autonome ; elle est invincible quand elle est FEMME.

Tchewôlô : Quelle femme vous inspire et pourquoi ?

Essy K : J’ai deux modèles de femme. Mes deux grand-mères, elles sont mes sources d’inspiration. Travail, abnégation et résilience voici les maîtres mots de ces deux grandes femmes.

Label Foto par Etienne Nangba

Tchewôlô : Donnez-nous quelques petits secrets de femme épanouie. (Vos petits secrets)

Essy K : J’ai mes sources de joies et de bien-être. Je me branche à cela autant que possible. La musique, la lecture, le sport et passer de bons moments avec les quelques amis qui sont miens. Quand les moments positifs sont nombreux, les autres aléas de la vie sont facilement gérables.

Tchewôlô : Quels genre de musique vous écoutez et vous pratiquez quel sport?

Essy K : Pour l’aspect musique, j’écoute plus la zik classique mais le Jazz et l’opéra me nourrissent beaucoup. Pour le sport, le tennis et la natation m’aident à rester en forme.

Tchewôlô : Quels sont vos objectifs pour le futur de votre entreprise ?

Essy K : Déployer nos ailes hors du Togo et nous enraciner comme il faut en Côte d’Ivoire et dans d’autres pays de la sous région. Lancer ces nouvelles collections qui nous mettent dans une autre dynamique.

Tchewôlô : Quel conseil avez-vous à partager avec nos lecteurs ?

Essy K : O.S.E.R, tous les jours, dans tous les domaines de votre vie. Nous n’avons qu’une vie, alors OSER faire et être ce que vous voulez. Si ça ne marche pas et bien, recommencer.

*Hard=Dur

Tchewôlô, femmes noires; femmes africaines; femmes du monde; parlons d’elles.


Femme à la une : Paola Audrey, la femme de l’ombre

 

Femme noire, femme africaine, celle que l’on appelle de façon péjorative « le sexe faible ». Pourtant, elle est celle qui endosse et reçoit les coups. Autonome, elle sait se prendre en charge et s’occuper des siens. Entrepreneure née, elle trouve toujours le moyen de mettre sa famille à l’abri, sans oublier de venir en aide aux autres.  Elle est intelligente, courageuse, charismatique, endurante, forte, battante et inspirante. Je fais la part belle à ces femmes africaines qui motivent, dirigent et forgent ma génération.

Pour ce mois de mars, mois consacré à la femme, je me suis penchée sur le profil d’une endurante, une femme qui a démarré très tôt et n’a pas fléchi tant elle est résistante et travaille avec abnégation. Elle est camerounaise. De Douala à Abidjan en passant par New York et Paris. J’ai eu la chance de la rencontrer malgré son planning serré, elle s’est rendue disponible pour que nous puissions échanger. C’est ce que j’appelle être aimable et à l’écoute des autres.

Ma Tchewôlô à l’honneur répond au nom de Paola Audrey Ndengue. Elle est dans le domaine de la communication et du marketing. Consultante média, éditorialiste et entrepreneuse pour ne citer que ces quelques casquettes qu’elle possède.

Photo: Agence panelle & Co (Image reproduite avec autorisation)

C’est dans un appartement à la décoration minimaliste que j’ai retrouvé la jeune dame. Après les civilités, je l’introduis avec bien sûr la question propre au blog : comment peut-elle définir la femme ?

Paola Audrey : La femme !  Je ne pourrais la définir en un mot, il n’y a pas « la femme » mais « des femmes ». Définir implique forcément de léser une catégorie qui ne se reconnaîtrait pas dans ma définition. Donc en dehors de la définition biologique/scientifique, je dirais juste que la femme est un individu de sexe féminin. Le combat aujourd’hui c’est de laisser l’opportunité aux femmes de s’autodéterminer et s’autodéfinir, hors de leur genre. Qu’on leur accorde leur individualité.

Tchewôlô : Si nous devions vous décrire en 5 hashtags qu’est-ce qu’on aurait ?

Paola Audrey: (rires) Alors en 5 hashtags, ce serait : #Marketing, #Afrique, #Hustle (qui va au-delà de l’entrepreneuriat. Le Hustle, c’est une mentalité et un style de vie). Je rajouterais #Culture, parce que c’est ce qui m’inspire au quotidien et #Open, parce que je fais au mieux pour avoir l’esprit le plus ouvert possible.

Tchewôlô : Noté. Alors vous rentrez dans le monde du travail à l’âge de 18 ans et vous choisissez (c’est écrit dans votre bio) le secteur du luxe. Pourquoi ?

Paola Audrey : Avant de créer un média, le domaine qui m’intéressait à la base, était celui du luxe. De manière générale, le monde de la mode mais plus spécifiquement, celui de la maroquinerie au sein des grandes marques de luxe. Le secteur de luxe est passionnant parce que ça touche une niche, ce n’est pas adressé à tout le monde bien sûr, mais en même temps c’est un milieu qui est très codifié, très secret. Qui dit luxe dit rêve, bling-bling mais moi c’était plus le côté très exigeant qui me parlait. On fait attention aux détails parce que c’est là-dessus qu’on est jugé. On a une clientèle exigeante avec des attentes très élevées, du coup ça oblige à avoir une certaine discipline. C’est ce qui m’a attirée. Il y a une véritable passion des traditions, de la qualité et du savoir-faire dans ce domaine.

Tchewôlô : Parlons maintenant de la création d’un magazine de mode que vous évoquiez précédemment. Vous chapeautez la production, vous devenez éditorialiste et ensuite, consultante. Comment en arrive-t-on à ce stade ? Qu’est -ce qui était votre leitmotiv ?

Paola Audrey : J’étais une passionnée de mode et j’étais à Paris à l’époque. Je réalisais, comme d’autres, que les personnes comme moi n’étaient pas forcément très visibles dans les médias grand public. Je trouvais qu’il y avait une dissonance parce qu’on a des personnes afro-descendantes qui ont eu (et ont toujours) un impact sur la mode de manière globale. C’était un peu étrange qu’il n’y ait pas de plateforme qui à la fois parlait à des personnes afro dans la mode sans toutefois se fermer au reste du monde, il faut toujours trouver le bon équilibre. Nous avons vu un retour de grâce médiatique de la mode afro, notamment avec les créateurs africains qui deviennent de plus en plus internationaux. Donc la mission à l’époque, c’était de construire une marque média forte, qui soit en même temps très ancrée dans la culture africaine, mais très mondialisée aussi. Ça représentait notre équipe, c’était à notre image. Je pense que c’est notamment pour cela que ça a plutôt bien pris.

Photo: Agence panelle & Co (Image reproduite avec autorisation)

Tchewôlô : Vous parlez beaucoup de culture, on vous voit comme une promotrice de culture africaine. Pourquoi ? Est-ce que vous êtes à la recherche d’une identité vu qu’à 12 ans déjà vous aviez quitté votre pays ?

Paola Audrey : « Recherche d’identité » ? Pas vraiment, puisque je ne l’ai pas perdue (rires). Je suis née et j’ai grandi au Cameroun. C’est vrai qu’à 12 ans je suis allée m’installer en France mais je n’ai jamais vraiment coupé le cordon avec l’Afrique. Je n’ai pas créé un média afro parce que j’avais envie de me reconnecter à mes racines, je n’ai jamais vraiment coupé avec le continent africain. La promotion de contenus africains fait partie d’une vision plus globale que j’ai et qui tient en deux concepts: le soft power et le hard power. Le hard power, c’est en somme ce qu’une puissance peut avoir en termes d’armement, de pouvoir financier, d’influence directe sur les relations internationales, etc. Et le soft power est une manière plus douce de pouvoir contrôler les discours, les esprits, les perceptions, et ça passe par le cinéma, la culture… Les Etats-Unis sont un exemple manifeste, on le voit bien avec leurs productions cinématographiques, leur gastronomie etc. Ou encore, vous avez la Corée du Sud, qui n’a pas un sous-sol incroyablement riche par exemple, mais qui a réussi à s’imposer par la technologie notamment… et la pop culture !

Que ce soit la musique, le cinéma ou la gastronomie, ce sont des choses qui rassemblent les gens. Je pense que l’Afrique est l’une des plus grandes sources de culture globale qui inspire d’autres pays, d’autres cultures mais malheureusement, elle ne bénéficie pas toujours de ce qu’elle donne. Ceux qui font cette culture africaine au quotidien ne sont pas toujours rétribués en conséquence. Moi, ce qui m’intéresse, ce n’est pas forcément que les autres regardent ce que nous faisons. S’ils regardent tant mieux, sinon, l’étranger (hors-Afrique) n’est pas ou n’est plus ma priorité. Moi ce qui m’intéresse, c’est que l’Afrique consomme ce qu’elle produit culturellement (et qualitativement) de manière décomplexée.

 

Tchewôlô : Est-ce que vous vous considérez comme étant une féministe ?

Paola Audrey : (Rires) Oui et Non. Non, je ne suis pas féministe car je n’ai pas encore une maîtrise complète du sujet qu’est le féminisme, tous ses courants, etc. Je dois beaucoup aux féministes, et par respect pour celles qui se battent vraiment pour ça, j’essaie déjà de m’assurer que je comprends leur(s) lutte(s). À mon sens, être féministe implique de l’action, je le fais à mon niveau mais je ne peux pas me réclamer féministe car je ne prends finalement que peu de risques. Aujourd’hui, j’ai la liberté de faire ce que je fais parce qu’il y a eu des femmes qui ont lutté pour que je sois libre de le faire. Je suis féministe, je souscris et crois aux principes fondamentaux du féminisme, mais je ne suis pas activiste.

 

Tchewôlô : Vous pensez que les femmes sont solidaires entre elles ?

Paola Audrey: Je dirais que les femmes de manière globale ont envie d’être solidaires, travailler entre sœurs qui se tiennent la main mais malheureusement, au sein de la société on n’a pas été conditionnée à le faire. On a été conditionnée à être des concurrentes. C’est ce qui rend difficiles les rapports entre les femmes. Il y a cette notion malheureusement du panier de crabes. Comme on n’a pas laissé autant de chances aux femmes qu’aux hommes, il y a encore plus de compétition naturelle. Partout quand on arrive, il y a 10 places d’hommes et une place pour les femmes. D’une certaine manière, on est conditionné à nous battre les unes contre les autres parce qu’on sait intrinsèquement qu’il n’y aura pas de place pour tout le monde. Mais progressivement, c’est en train de changer. Cependant, je pense que toutes les femmes n’ont pas non plus vocation à travailler ensemble, c’est un peu irréaliste d’attendre cela d’elles. Il faut qu’elles collaborent parce qu’elles partagent la même vision, les mêmes valeurs, le même niveau d’exigence, les mêmes aspirations, etc. Sinon, une union uniquement constituée sur le fait d’être femme ne tiendra pas bien longtemps s’il n’y a pas d’autres facteurs de cohésion.

 

Tchewôlô : Est-ce qu’effectivement pour répondre à la solidarité entre femmes, vous donneriez un poste à une femme et non à un homme qui a les compétences ?

Paola Audrey : Cela va dépendre des cas. Alors avec le service que je dirige depuis peu, je vais devoir recruter quelqu’un bientôt. Pour l’instant je me suis pas encore posée la question sur le genre de la personne que je vais recruter. Je vais d’abord regarder les compétences et si on est à compétences égales, je vais regarder la personnalité que j’ai eu le temps de voir lors des entretiens. Le critère de personnalité sera le deuxième filtre et si même là, cas exceptionnel, j’ai deux personnalités qui soient exactement ce que je recherche… Là, je vais me poser la question du genre mais ça sera mon dernier recours. Maintenant, si je suis amenée à recruter pour une entité où il y a bien plus d’hommes que de femmes, c’est sûr que je vais tout de suite choisir une candidature féminine (si les compétences y sont).

Tchewôlô : Est-ce que vous pensez que nos cultures et nos coutumes peuvent freiner notre développement, notre autonomie ?

Paola Audrey : Je ne pense pas. Il y a des facteurs qui peuvent expliquer mais ça dépend bien sûr des secteurs. En général, je parle de culture urbaine, et plus particulièrement de musique vu que c’est ce que je maîtrise. Ce qui revient le plus dans ce domaine par exemple, c’est qu’il n’y a pas beaucoup de femmes manager, pas de femme à la tête de label ou de maison de disques. Est-ce que c’est à cause de coutumes et traditions ? Oui, en partie, parce que le milieu de la musique n’a pas d’horaire fixe en général, il faut parfois être dans des cadres qui ne sont pas très féminins, faut sortir le soir… ce qui peut avoir un impact sur la vie de famille. Mais j’essaie de ne plus mettre tout sur le dos de la culture ou de nos coutumes. Nous sommes déjà suffisamment au courant de ces freins. Aujourd’hui, si une femme veut être à la tête d’un label, elle peut le devenir. Je prends l’exemple de la productrice de Kerozen, Emma Dobre. Il faudrait qu’il y ait beaucoup plus d’Emma Dobre. Il ne faut plus que les femmes se limitent au genre : je suis une femme donc ça sera compliqué. La liberté, ça s’arrache.

Photo: Agence panelle & co (Image reproduite avec autorisation)

Tchewôlô : Comment vous gérez votre vie professionnelle et votre vie familiale?

Paola Audrey : Alors j’ai vraiment mis ma carrière au sommet de mes priorités, notamment parce que ma vision du bonheur, c’est entre autres de faire ce que l’on aime et d’être bien payé pour le faire. Par « vie familiale », je suppose que vous parlez de vie privée parce que si c’est relatif aux parents, ils vont bien, merci pour eux (rires), ils sont contents.

Pour la vie privée, comme pour tout me concernant, je préfère la qualité à la quantité, et de très loin. Je n’ai pas en soit besoin d’être avec quelqu’un pour vivre ou être épanouie aujourd’hui, j’ai une vie déjà assez pleine. Oui, avoir quelqu’un, ça peut être sympa mais pas à tout prix, je ne vais pas sacrifier ma tranquillité si je ne suis pas convaincue que la personne en vaut la peine. J’ai appris à travailler sur moi-même, à apprécier d’être seule, à chérir le silence. J’ai besoin d’un espace sain pour être créative et efficace, donc je ne me mets pas de pression, si ça doit arriver ça arrivera. Outre mesure, le statut de ma vie privée n’affecte pas ou très peu mon développement personnel, qui ne dépend de personne d’autre que de moi-même.

 

Tchewôlô : Quels conseils donneriez-vous à cette jeune génération de femme pour avoir meilleure allure et gagner le respect des autres. Comment mieux se vendre ?

Paola Audrey : Alors j’ai lu un truc assez intéressant. C’était une citation de Baudrillard qui disait « nous vivons dans une époque où il y a de plus en plus d’informations, mais de moins en moins de sens ». Et quelque part, ça rejoint ma vision de notre société actuelle, notamment chez les jeunes, parce que aujourd’hui il y a une confusion qui est faite entre la crédibilité et la popularité, le fond et la forme, donner l’impression qu’on a réussi et réussir. On est dans un système où il faut projeter une allure et ne pas l’incarner et ça, c’est vraiment un fossé grandissant que je vois avec la génération qui vient après moi. Je dirais qu’au-delà de la mise en scène de soi sur les internets, il faut apprendre à vraiment CONCRÉTISER les choses. C’est difficile avec les réseaux sociaux, l’urgence de la validation immédiate, mais il faut être patient. Il faut se former quotidiennement et avoir une vision sur le long terme. Pour ma part, même s’il y a eu quelques détours imprévus, je suis aujourd’hui dans le domaine, l’audiovisuel, que je visais depuis 4 ou 5 ans, à la fois comme productrice pour une chaîne TV et Marketing Manager pour une autre chaîne. Tout cela s’est mis en place parce que je l’ai planifié et préparé depuis des années, ce n’est pas du hasard. On n’échappe pas toujours aux coups du destin, mais on a beaucoup plus de chances d’atteindre ses objectifs quand on a une stratégie (et la patience qui va avec).

Tchewôlô : J’ai été heureuse de faire cet entretien, j’espère que les personnes qui liront sauront lire entre les lignes et apprendre à partir de cette entrevue. Merci encore pour votre disponibilité et de partager avec nos lecteurs votre parcours et expérience.

Paola Audrey : Je suis honorée. Merci plutôt à vous.

Tchewôlô, femmes noires, femmes africaines, femmes du monde parlons d’elles !


Moi, mes menstrues et l’endométriose

« Écoulement sanguin périodique communément appelé la menstruation ou les règles, il désigne un saignement qui est une manifestation visible du cycle menstruel des femmes en âge de procréer. » Définition bien simple et basique, tirée de Google et du dictionnaire.

Avec cette définition, on se rend compte que le phénomène est naturel, que ce n’est pas une volonté de la femme. La femme dans cet état est souvent vue comme malpropre, un élément de souillure. Parfois, elle est même rejetée.

« Je ne suis pas propre lorsque je suis dans ma période de menstruation » , pensent certaines femmes.

Je me rappelle que lorsque j’ai vu mes règles pour la toute première fois, je n’ai pas paniqué. Je savais déjà ce que c’était, j’avais des notions de ce qu’il fallait faire ou pas. Vivre avec quatre femmes à la maison, c’est sûr qu’on apprend des choses !

Ma première fois, c’était sous la pluie. Lorsque je me suis rendue compte, rapidement je me suis fabriquée une couche avec des morceaux de pagne. Autrefois, c’est ce que l’on utilisait, l’ablakon… avant l’avènement des serviettes hygiéniques. Et j’ai oublié de le dire à maman.

Lorsque l’heure de la prière a sonné (je suis musulmane), elle m’a demandé si je l’avais faite et j’ai répondu que non. Surprise ! Elle me demande pourquoi. Je réponds que j’ai mes règles…

Quels sont les interdits ?

Dans ma religion, l’islam, il est déclaré dans un hadith* que la femme en état de règle ne peut pratiquer la salat, ou la namaz, la prière rituelle.

Dans un autre hadith, rapporté par notre mère Aicha, l’épouse du prophète, la femme en état de règle ne peut ni jeûner, ni prier. Mais elle doit rattraper les jeûnes qu’elle n’a pas pu faire durant cette période, mais les salats non accomplies lui sont pardonnées. Elle ne peut pas lire ni toucher le saint Coran. Seules les personnes qui sont purifiées peuvent le faire.

Elle ne peut pas rentrer dans la mosquée, elle ne peut pas faire le tawaf de la Kaaba, c’est à dire la circumambulation*, car pour le faire il faut avoir appliqué la petite ablution. Elle ne peut avoir des relations sexuelles. Sourate baqara 222.

Mais il n’y a pas que des interdits !

Il y a aussi beaucoup de choses que la femme peut faire lorsqu’elle est en état de règle.

La femme durant cette période peut réciter la basmala (« Au nom de Dieu »), la savalat i cherifé (salutation au prophète) et la profession de foi ainsi que toutes les invocations. Elle peut aussi réciter par cœur des versets coraniques invocatifs, comme la Fatiha. Elle peut allaiter son enfant sans se laver la poitrine. Elle peut écouter les récitations coraniques à la maison.

Apres toutes ces informations recueillies, je suis restée stupéfaite mais soulagée. Et j’ai décidé de partager ce que je sais. Très souvent on nous dit que lorsque la femme est dans cette période, elle est intouchable, elle est presque répugnante. Isolée, elle doit l’être jusqu’à la fin de cette période, pourtant naturelle.

J’ai compris une chose : pour être bien dans sa peau il faut lire, il faut se renseigner et surtout bien se renseigner. L’ignorance nous tue. La compréhension de nos livres saints diffère d’enseignements en enseignements ; donc il faut savoir vers qui se tourner pour avoir les réponses à nos questions.

 

Revenons à maman…

Ma mère m’a dit : « Tu as grandi dis donc et c’est depuis quand ? » J’ai répondu : « ce matin ». Elle a répondu : « D’accord sache que tu es devenue une femme désormais et tu peux faire des enfants. Soit prudente et méfie-toi des hommes. » J’avais 12 ans. Bien évidemment, mes sœurs m’ont traînée dans la chambre pour m’expliquer les choses avec précision.

Avec les années, j’ai appris beaucoup de chose sur cette période dans la vie d’une femme. Moment de solitude, moment d’angoisse, instant panique, situation compliquée et pire, la douleur !

Hey ! Les amis ! L’état de menstruation chez la femme n’est pas une maladie contagieuse, c’est un phénomène naturel. Chaque mois, une femme normale doit voir ces règles sinon elle doit voir un médecin pour connaitre le problème.

Beaucoup de femmes te diront qu’elles détestent qu’un homme les touchent durant cette période-là. Elles ont déjà une douleur abdominale monstrueuse, des douleurs aux dos qu’elles doivent supporter, sans compter l’écoulement sanguin au niveau de l’appareil génital. Elles se soucient à chaque fois qu’elles se lèvent de savoir si elles ne se sont pas salies… Elles sont nerveuses, ont des sauts d’humeur inexplicable. Si avec cela elles doivent ajouter le mépris de certains hommes quand on parle de menstrues…

Les hommes sont inconfortables lorsqu’ils doivent prendre des serviettes hygiéniques pour leurs femmes ou pour leurs sœurs et filles dans les grandes surfaces… Et pire ! On trouve étonnant qu’un homme le fasse. Mais non, cela ne doit être ni un exploit, ni une corvée… Vous avez le droit d’acheter des dessous pour la protection de vos femmes et filles. Ce n’est pas une maladie, je répète, c’est un phénomène naturel. Nous sommes assez stressées déjà durant cette période, il ne faut pas en rajouter.

Photo: Fleur K

Autre chose en rapport avec cette période : L’endométriose

Qu’est-ce que l’endomètre et l’endométriose ?

Vous connaissez ? Non, je ne pense pas. Beaucoup ignorent l’existence de cette maladie.

L’endomètre est la muqueuse qui tapisse la paroi interne de l’utérus. Au cours du cycle et sous l’influence des œstrogènes, l’endomètre s’épaissit pour accueillir une éventuelle grossesse. S’il n’y a pas de fécondation, l’endomètre est éliminé et évacué par le vagin : ce sont les règles.

L’endométriose est une maladie gynécologique dans laquelle l’endomètre colonise d’autres organes, à proximité ou à distance de l’utérus. Elle est liée à notre menstruation, aux douleurs que nous ressentons. Elle touche une femme sur 10 en âge de procréer mais cette maladie est encore trop méconnue et mal diagnostiquée.

Quels sont les symptômes de l’endométriose ?

Règles douloureuses et abondantes, crampes pelviennes voire abdominales ou lombaires, fatigue… Règles douloureuses (parfois très douloureuses), rapports sexuels douloureux, troubles du transit (constipation, diarrhée, douleurs et saignements dans les selles), ballonnements, troubles urinaires (brûlures et saignements dans les urines), infertilité.

Si vous ne vous intéressez pas à la santé génitale de vos conjointes, comment pouvez-vous l’aider à mieux supporter ce type de maladies ?

L’ignorance tue ! Aidez-vos femmes, accompagnez-les. Vous devez la connaître dans tous les sens et de toutes les manières. Ecoutez son corps.

Tchewôlô, femmes noires, femmes du monde, parlons d’elles!

 

A lire sur le blog https://tchewolo.mondoblog.org/2018/05/18/donnez-envie-de-rester/

 

*communication orale du prophète de l’islam Mahomet

*consiste à tourner autour d’un symbole ou à l’intérieur de celui-ci. C’est un rite que l’on retrouve dans de nombreuses religions et croyances.


Femme à la une « La charismatique »

Inspirantes, fortes, intelligentes et charismatiques. Moi je les nomme « Femmes d’influence », elles sont des exemples pour la jeune génération. Accomplies, elles ne reculent face à aucune difficulté.

La femme à la « une » dans ce numéro en fait partir.

 Angela AQUEREBURU/ Crédit photo: Jean Luc RABATEL

Femme dévouée, productrice, réalisatrice, présentatrice, j’ai eu la chance de la rencontrer sur le plateau de tournage d’une série dont elle réalise une partie : « Voyage de rêve ». Une belle opportunité pour moi et mon blog. Devant ce type de femme, je suis toujours éblouie. C’est avec un sourire arborant une magnifique brèche que Angela AQUEREBURU a répondu favorable pour un moment d’échange.

Tchewôlô : Notre blog est dédié aux femmes noires en premier et les femmes du reste du monde ensuite. Merci encore pour votre promptitude.

Angela AQUEREBURU : Je vous en prie. C’est un plaisir. (Sourire)

Tchewôlô : Vous êtes une référence pour la gente féminine africaine, surtout dans votre pays, le Togo… Aujourd’hui nous allons essayer d’en savoir davantage sur vous et votre formule de réussite. Nous commençons toujours notre série de questions avec celle-là : Comment définissez-vous la femme ?

Angela AQUEREBURU : Difficile de répondre à cette question… Un être humain doté d’un utérus et donc avec le pouvoir de développer d’autres êtres humains.

Tchewôlô : Comment vous vous définiriez…

Angela. A : Une personne altruiste pleine d’idées et éternelle insatisfaite.

Tchewôlô : Vous êtes une femme qui bouillonne, qui touche à tout. De la gestion des ressources humaines à la production en passant par la réalisation, comment on arrive à faire cela? Et qu’est-ce qui vous motive ?

Angela A : Ce sont des concours de circonstances de la vie. J’ai toujours été attirée par les métiers d’art… Je dessinais, chantais, dansais et jouais du piano quand j’étais petite, mais mon éducation faisait que je ne pouvais pas me projeter dans un métier dans ce domaine. J’ai quand même inconsciemment choisi un homme qui y étais… et par la force des choses je suis revenue à mes premiers amours. Aujourd’hui je suis épanouie dans ce que je fais. Ce qui me motive ? La création, le renouvellement… ne jamais faire la même chose.

Tchewôlô : Autonomisation et Émancipation deux mots prisés par la gente féminine en ce 21e siècle, Votre avis?

Angela. A : Je ne supporte pas ce mot émancipation : s’émanciper de quoi ? De soi-même. Il faut arrêter, en Afrique et dans plusieurs endroits du monde c’est la femme qui élève les enfants donc elle a son propre destin en main ! Autonomisation non plus d’ailleurs qui est un mot mieux adapté à l’éducation des enfants.  L’expression qui serait la plus appropriée serait « prise de conscience ».

 Femme d’influence./ Crédit photo: Jean Luc RABATEL

Tchewôlô : Pensez-vous que la nouvelle génération est assez mature pour continuer la lutte de l’égalité des droits hommes et femmes?

Angela A : Oui ! comme je le disais plus haut, c’est la femme qui a le leadership : c’est elle qui éduque les leaders de demain, même si de plus en plus d’hommes participent à l’éducation de leurs enfants… et bizarrement quand c’est le cas, la question de l’équité (égalité en droit) ne se pose plus. Les enfants voient leurs parents différents par nature mais égaux en droit… ils reproduisent ce schéma une fois adulte puisque cela leur parait naturel. Donc oui ! je pense que la nouvelle génération peut continuer, MAIS je suis très inquiète : ce nouveau mode de vie « digitale », GTB « génération tête baissée », ultra consommatrice, vouloir tout, tout de suite, les femmes uniquement montrées en objet sexuels dans les clips musicaux qui sont très regardés… Je ne sais pas où on va avec tout ça.

Tchewôlô : Vous êtes féministe ou pas? Et pourquoi ?

Angela A : Oui je suis une féministe modérée. Je crois que l’homme et la femme sont différents, égaux en droit et complémentaires. Notre seule limite c’est nous-mêmes. Une femme peut-être pilote, mécanicienne, chauffeur de poids lourds… Un homme peut-être père au foyer, laveur, sage-femme. Je montre mon engagement dans la représentation de la femme et de l’homme auxquels j’aspire dans mes séries et mes propos dans l’émission que j’anime. J’ai la chance d’être dans un métier de création… alors je crée des personnages qui vont pouvoir inspirer la jeunesse.

Tchewôlô : Quelle est selon vous la particularité de la femme africaine et dites-nous si cet atout lui est favorable ou pas?

Angela. A : La femme africaine a tellement subi de générations en générations, que c’est devenu une force héréditaire. La femme africaine a toujours été Multi tâche… pendant que l’homme va courir je ne sais quoi dehors, elle prend soin de son foyer, financièrement et quotidiennement. C’est une femme forte et qui, malheureusement, comme toutes les femmes, ne fait pas assez de bruits pour « montrer » ce qu’elle fait.  La femme africaine devrait sortir de la maison pour plus s’exposer, s’investir dans les carrières politiques pour que les gouvernements de nos pays africains soient dirigés par 50% de femmes, voire plus.

Tchewôlô : Aujourd’hui vous vous lancez dans la présentation TV, parlez-nous de votre programme « Les Maternelles » sur TV5monde.

Angela. A : Vous l’avez compris, je crois beaucoup en l’éducation. Avec cette émission déjà je montre aux femmes africaines et d’ailleurs, une autre option de la femme : oui on peut ne pas se prendre au sérieux à la télé, oui on peut s’habiller simplement, oui on peut avoir des cheveux naturels ou pas, oui on peut décider de s’informer sur les méthodes traditionnelles et occidentales pour avoir LE CHOIX… Je fais cette émission pour que les parents comprennent qu’ils n’ont pas une option mais DES options, à eux de choisir celle qui convient le mieux à leur mode familial, social et culturel.

Il s’agit donc d’une émission diffusée un samedi sur 2 sur TV5monde qui adresse les questions familiales de parents, futures parents ou aspirants parents.

Tchewôlô : Si vous devez faire un bilan à mi-parcours de votre carrière, quel serait le résultat ?

Angela. A : Je suis heureuse de mes expériences… J’ai encore beaucoup de choses à réaliser pour me faire plaisir… c’est pour cela que je fais ce beau métier.

 Crédit photo: Georges NATHANIELS

Tchewôlô : Idole de plusieurs jeunes filles et aussi de certains jeunes hommes, votre message à l’endroit de la gente féminine africaine ?

Angela AQUEREBURU : La seule limite dans ce monde pour atteindre un objectif, c’est vous-mêmes. Quand on a envie de quelque chose, on se donne les moyens d’y parvenir. Il n’y a pas de secret, il faut : énormément de travail, beaucoup de détermination et un petit peu de chance. Alors on arrête de croire que tout tombe par magie des cocotiers, et on se met au boulot.

Merci à vous pour ce moment agréable…..

Pour rappel Angela est la Directrice de la société de production YOBO Studios et elle a à son actif les séries à succès « ZEM » « Palabres » et « Hospital IT » qui a remporté le prix de la meilleure série télé au festival vue d’Afrique au CANADA en 2017.

Vous pouvez également retrouver son émission « Les Maternelles » sur TV5 un samedi sur 2 ou sur le site de TV5 monde. https://afrique.tv5monde.com/videos/magazines/les-maternelles-dafrique

 

Tchewôlô, femmes noires, femmes du monde parlons d’elles. 


Entretien avec Judith Gnago, la perle précieuse !

Oser, il faut le faire. Nous avons tous un talent enfoui en nous qui, tôt ou tard, finit par sortir au grand jour. C’est à nous de le développer et d’en faire un métier. Entreprendre aujourd’hui est devenu une bouée de secours pour tous. La longue attente d’une réponse à une demande d’emploi est insupportable, alors il faut se lever et prendre son avenir en main. « Rien n’est facile, mais rien n’est difficile quand on est motivé », dixit un sage.

J’ai fait la rencontre d’une femme assez exceptionnelle. Elles sont nombreuses à vouloir se créer une place au soleil, avec le peu de bagage intellectuel qu’elles possèdent. Elle m’a accordé une journée. Une preuve que si l’on échoue ou que l’on n’a pas la possibilité de finir ses études, on peut être un modèle de réussite.

Battante, elle a un esprit créatif qui lui a permis de créer une structure de mode : Tradi Créa. Sa spécialité, ce sont les accessoires.

Découvrons ensemble l’histoire et le quotidien de Judith Gnaco Velar.

Fondatrice de TRADI CREA
  1. COMMENT VOUS DÉFINISSEZ LA FEMME ?

La femme pour moi est la reine de la famille. Elle est à la base de tout dans ce bas monde. C’est le socle de la famille et du monde en général.

  1. QUEL EST LE QUOTIDIEN DE LA FEMME ENTREPRENANTE QUE VOUS ETES ?

Alors, moi, mes journées se suivent mais ne se ressemblent pas ! (Rire.) Du jour au lendemain, il y a toujours un changement mais, généralement, c’est le petit déjeuner et ensuite la douche. Il faut savoir que j’aime être coquette à tout moment. Puis direction le magasin. C’est là que les choses diffèrent. Si, la veille, j’avais trouvé une nouvelle création à faire lors de mes nombreuses réflexions, toute de suite, je commence à assembler les perles, les bijoux à utiliser. Mais figurez-vous que durant ce travail, je réfléchis toujours à ce qui va suivre. En fait, mon cerveau ne se repose presque jamais ! Même dans mon sommeil je travaille. (Rire.) Je bouillonne, je cogite, je dirige. Je fais tout à la fois. C’est certes passionnant, mais c’est aussi épuisant.

  1. INTÉRESSANT. ALORS NOUS VOULONS SAVOIR COMMENT TOUT COMMENCE ?

Le destin, je dirais ainsi. Car, à aucun moment, je n’ai pensé faire ça comme métier… mais ça c’est imposé à moi. Déjà, j’ai un niveau scolaire pas très fameux. Je me suis arrêtée en classe de 6e et je suis vite rentrée dans la vie active. Femme active, je n’aime pas rester là à ne rien faire, je suis une touche à tout. Ne travaillant plus, j’ai commencé à m’ennuyer, alors je me suis mise à créer des colliers pour moi. Je vous ai dit que j’aime être belle et coquette. Mes amies ont commencé à apprécier les colliers que je portais et m’ont demandé d’en faire pour elles. Elles m’ont m’encouragée à en faire en quantité. Je me suis retrouvée avec une centaine de colliers, faits avec l’aide de ma petite sœur Nathalie Gnago. C’était au Cameroun, à Douala, et l’année suivante je suis allée à Paris avec mes colliers. Résultat : Tradi Créa est née !

Logo Tradi Créa
  1. PARLEZ-NOUS DE TRADI CREA

Au départ, je voulais nommer l’entreprise « Tradi Mode » mais je n’aimais pas trop, le nom ne m’attirais pas… (Rire.) Et j’ai pensé à « Tradi Créa », ça sonnait bien. C’est accrocheur. C’est ainsi que j’ai dessiné le logo et mis en place la structure depuis Paris, en France. Avec Tradi Créa, nous joignons notre créativité à la valorisation de l’Afrique. Nous mettons en valeur le continent à travers nos perles et tous les objets que nous utilisons : les perles en terre cuite du nord de la Côte d’Ivoire, du bois, du bronze, de l’argent, de l’acier et des perles de bois d’ébène. Les matériaux sont issus de nos traditions avec une touche de modernité. Nous vous donnons ce que vous voyez : ces belles créations de perles et bijoux pour hommes et femmes.

  1. POURQUOI AVOIR CHOISI D’INSTALLER VOTRE ENTREPRISE ICI EN CÔTE D’IVOIRE ?

Il est vrai que Tradi Créa est née et a grandi à Paris, mais tout a commencé en Afrique. Je suis ivoirienne originaire de Sassandra. Comment vouloir valoriser mon Afrique tout en restant loin ? Le meilleur choix c’est mon pays : la Côte d’Ivoire.

  1. QUELLE EST LA PARTICULARITÉ DE VOS CRÉATIONS ?

Notre particularité, c’est que nous apportons une touche moderne à nos créations. Le travail est minutieux, les objets utilisés comme cités nous viennent des quatre coins de l’Afrique. Tout le monde peut porter nos créations, finesse et délicatesse sont à l’honneur. Nous faisons des pièces uniques ou des 3 pièces maximum, de sorte à ne pas créer un embouteillage vestimentaire. (Rire.) Ou que nos clients ne se sentent pas uniques. Imaginez-vous que vous trouvez vos bijoux chez plus de 3 personnes, cela ne vous rend plus spéciale.

Crédit Photo : Tradi Créa
  1. AVEZ-VOUS BESOIN D’UNE CHOSE PARTICULIÈRE POUR ÊTRE INSPIRÉ ?

Non, rien de spécial. Mais je viens de me faire une remarque. Tenez-vous bien, lorsque je suis énervée, je me mets à créer ! Comme pour me défouler. Et aussi quand j’ai un flash de modèle qui vient subitement.

  1. EST-CE A DIRE QU’ON DOIT BEAUCOUP VOUS ÉNERVER POUR AVOIR DE BELLE CRÉATION ?

Oui, souvent. Mais pas trop hein ! Je ne suis pas née de la dernière pluie, je fais gaffe à ma santé. (Rire.)

  1. QUELLES SONT LES AVANTAGES ET INCONVÉNIENTS DANS LE DOMAINE DE ENTREPRENEURIAT SELON VOUS ?

L’avantage pour moi c’est de pouvoir travailler à mon rythme, sans ordre et comme je le veux. L’inconvénient, c’est le financement. L’entrepreneuriat, c’est de l’autofinancement.Même si, souvent, on a de l’aide. Mais cela ne viendra pas tous les jours. Il y a aussi trop de responsabilités. En plus d’être épouse et mère, mon travail demande beaucoup de temps et de concentration. La difficulté, c’est de trouver les personnes qu’il faut pour m’accompagner dans le développement de mon entreprise, par exemple, un commercial qui va m’aider à avoir beaucoup des clients et me faire une bonne publicité. Sinon pour la création j’ai une main d’œuvre magnifique. Ils sont aussi créatifs que moi : chacun à sa touche.

  1. UN MESSAGE À TOUTES LES FEMMES D’AFRIQUE.

Alors à mes sœurs je dirais : ne soyez pas complexées, montrez-vous comme vous êtes, soyez belles car la femme rime avec élégance, douceur et clarté. Croyez en vos rêves et battez-vous pour les réaliser. Certes nous avons besoin des hommes mais ne les attendons pas pour pouvoir nous prendre en charge. Nous sommes fortes et quand nous le voulons, même Dieu est prêt à nous aider. Je vous exhorte donc à porter mes colliers de perles avec ou non des tenues africaines.

Le magasin Afrique de Judith est situé à Abata. Elle est aussi sur Facebook. Vous pouvez aller voir les merveilles qu’elle vous propose. Pour ceux qui sont en Europe n’ayez aucune crainte, elle y a une représentation également. 

Nous avons passé une magnifique journée avec cette belle dame sympathique. Elle a une relation très complice avec ses employés. Belle ambiance !

RDV pour une prochaine incursion dans le quotidien d’une autre merveille du monde.

Tchewôlô, femme noire, femme du monde. Parlons d’elles !

 

 

 


La coupe du monde est finie

C’est terminé ! Dame coupe, après 4 ans en Allemagne et un mois en terre russe, vient de trouver un nouveau point de chute : la France.

32 pays étaient représentés lors de cette compétition, certains pour leur première participation. Tchewolo à, quant à elle, vécu la coupe du monde. Vous avez certainement lu mon article sur les forces et les faiblesses des pays africains en lice pour le trophée suprême, mais j’ai aussi vécu autrement cette compétition. Comme une amoureuse, j’ai aimé et détesté certaines choses dans cette compétition ; J’ai eu des coups de cœur certes, mais aussi des coups de gueule.  Euh je ne voudrais pas vous faire revivre mes peines.

L’AFRIQUE EN RUSSIE

Ils étaient 5 à représenter le continent et 5 à regagner l’Afrique au premier tour, ils ont fait preuve de courage et d’abnégation mais malheureusement la chance n’était pas avec eux, mais doit-on parler de chance en matière de foot ? Parmi ces différents pays, Le Nigeria et le Sénégal, ont fait l’effort de ne pas finir à la dernière place de leur poule, avec au moins une victoire. La Tunisie, le Maroc et L’Egypte n’ont malheureusement pas pu sauver l’honneur.

Ma question est de savoir si le foot africain à réellement sa place dans le foot mondial ? Elle est peut-être bête mais c’est une question réelle. Certains internautes ont suggéré que l’Afrique se retire de la compétition. On fait partir du monde, on ne peut pas être exclu. Il faut juste se donner les moyens et les capacités pour être à la hauteur et au même niveau que les autres. Bref on va encore espérer pour 2022.

LA V.A.R (VIDEO ASSISTANCE REFERREE)

Voici la vraie star de cette coupe du monde pour moi. Une entrée fracassante, qui a fait des heureux, mais aussi des ennemies. Elle n’a pas enthousiasmé tout le monde. Les amoureux du foot (L’ancienne version) comme moi critiquent ce nouveau dispositif technologique. L’arbitre doit se référer à la vidéo pour des actions ambiguës ; plus de spontanéités ; plus d’erreurs humaines. Célébrer un but après seulement que la vidéo l’ait certifié pff ! La joie n’est plus pareille. Célébrer un but après une minute de jeu, le vrai foot me manque. Je suis peut-être conservatrice sur certains points mais pour moi ce dispositif technologique doit avoir des limites dans les prises de décision car à la longue l’arbitre centrale n’aura plus de rôle à jouer. Peut-être vais-je m’y habituer mais pour l’instant, ça m’a laissé encore un goût amer et j’ai mal vécu cette coupe du monde.

Le PANAMA

Sacrée Panama ! 1ère participation dans cette compétition. J’ai presque pleuré avec eux lorsque j’ai vu cette joie, ce bonheur dans leurs yeux lors de leur premier but face à l’Angleterre. Menée par 5 buts à 1, cette défaite n’a en aucun cas ébranlé leur joie face à cette réalisation. Tout un peuple ému. A dire vrai, il faut peu pour être heureux dans la vie.

N’GOLO KANTE

Déjà je suis fan de Chelsea FC donc fan de N’Golo car c’est le moteur du club, il tient bien le milieu de terrain, mais comme malheureusement il n’est pas attaquant, il est milieu de terrain un poste assez ingrat dans le foot, on ne fait pas de propagande sur lui, son nom n’est pas sur les tabloïds des meilleurs joueurs de cette compétition. Les attaquants français sont à saluer, mais N’Golo est à féliciter. Sacré joueur. J’ai bien peur qu’il nous (Chelsea) échappe. Rire.

SUBASIC ET COURTOIS

Les deux gardiens qui m’ont épaté.

Subasic pour sa prestance et son abnégation. Durant les quarts de finale, il a été magistral. Se plaignant à la fin du temps réglementaire d’une douleur à la cuisse, il a tenu bon et a même été super lors des séances de tirs aux buts. Malheureusement à la finale, il n’a pas été fameux face à l’attaque française.

Courtois, pour sa part fut phénoménal, face au Brésil. Neymar n’a pas réussi à lui trouver une faille, tellement il a été spectaculaire. Je n’ai pas été surprise de savoir qu’il ait été nommé meilleur gardien de cette compétition. Voilà au moins un bon point pour moi.

JAPON ET SÉNÉGAL

Vous avez tous vus les images de ces supporteurs japonais et sénégalais nettoyant les tribunes après le match de leurs différentes équipes. L’une des plus belles images de cette compétition. Motion spéciale pour ces deux pays.

RUSSIE 2018

Pour moi, elle reste une des meilleures coupes du monde jamais organisée. Certes je n’ai pas pris mon pied dans les différentes cérémonies d’ouverture et de clôture mais dans le déroulé de la compétition je n’ai pas entendu qu’il y a eu faille dans l’organisation, ni de bagarres, ni de mauvaises conduites autant chez des supporteurs que chez une équipe après une défaite. Je tire donc mon chapeau à la Russie.

Voilà c’est fini. Comme le disait ma mère, retour à la vie normale.

Tous les yeux sont tournés vers le Qatar pour la coupe du monde 2022, inchallah !

 


J’ai scruté les forces et faiblesses des équipes africaines au Mondial 2018

Ils sont 5 pays à représenter l’Afrique au prochain Mondial de football en Russie.
Nos représentants cette année ont-ils les armes nécessaires pour faire l’exploit ?


Sont-ils à mesure de montrer que le foot africain a de la puissance ?
Nos joueurs en club sont parmi les meilleurs, mais le sont-ils en sélection nationale ?
J’ai scruté, analysé, décortiqué les forces et faiblesses des cinq équipes africaines au Mondial 2018.
Oui, je suis une femme et je m’intéresse au foot. Et alors ?

 


 

On peut dire que le tirage au sort n’a pas été très favorable pour nos chouchous footballeurs. Il faudra d’abord vaincre de gros calibres comme le Portugal, l’Espagne, l’Argentine, la Belgique pour espérer continuer la compétition. Je rappelle au passage qu’aucun pays africain n’a encore atteint les demi-finales d’une coupe du monde de football.

SENEGAL

16 ans qu’ils n’étaient pas qualifiés. Le Sénégal participera pour la deuxième fois à cette messe footballistique. C’est face à la Pologne, la Colombie et le Japon que les lions de la Teranga devront arracher leur qualification pour le second tour de la coupe du monde Russie 2018.

Ses forces

  • L’entraineur : Aliou Cissé, le vieux lion toujours aussi élégant et serein. Ancien capitaine de la sélection lors de l’épopée de 2002 qui avait vu le Sénégal créer la surprise et atteindre les quarts de finale. L’homme est aujourd’hui sélectionneur depuis 2015 et il fait l’unanimité. Il est assez charismatique et a permis à ses joueurs d’être invaincus dans leur groupe.
  • La star : Sadio Mané. Figure toi que le mec est le joueur le plus cher de l’histoire du continent. Il est frais, bel homme, c’est sûr qu’il va vouloir nous prouver son efficacité et mouiller son maillot. Moi, il m’impressionne, il est puissant, il va vite et il est technique. C’est sûr, il fera des exploits lors de ce mondial. Quelque chose me dit qu’il y aura beaucoup de sénégalaises devant la télé pour le voir.
  • Le nom de l’équipe et la devise du pays : Les lions de la Teranga est le surnom de l’équipe du Sénégal et la devise du pays c’est : « Un peuple – un but (comme si les gars avait intégré l’idée du football dans leur devise 🙂 )– une foi ». La devise ne dit pas que c’est “un but” par joueur 😛

Ses faiblesses

  • La jeunesse : Ils sont si jeunes et peu coriaces que j’ai peur pour eux. Je pense que l’inexpérience dans cette compétition peut faire défaut à cette belle équipe sénégalaise.
  • La défense : sur le couloir droit, le Sénégal a une faiblesse au niveau défensif. Ah mais oui, les adversaires pénètrent très facilement de ce côté, il faut un vrai lion dans ce couloir qui sera capable de rugir lors d’une action offensive de l’adversaire.

NIGERIA

Première équipe africaine à s’être qualifiée pour cette compétition en Russie, le Nigeria va connaître la sixième Coupe du monde de son histoire et espère briller dans un groupe compliqué qu’ils partagent avec l’Argentine, l’Islande et la Croatie.

Ses forces

  • L’expérience : « Les supers Eagles » ont déjà lors de leurs six passages au mondial atteint par trois fois les huitièmes de finale. Et ils sont à leur troisième qualification consécutive. C’est l’équipe la plus expérimentée de ce groupe des 5 fantastiques. Pour cette fois, ils sont dans la compétition pour se prouver à eux même qu’ils peuvent faire mieux que les années antérieures.
  • Alex Iwobi : 3 sélections avec l’équipe, 3 buts. Prodige de cette équipe, il peut créer la surprise car il a envie de montrer son savoir-faire. Il est jeune, excité et il a faim de victoire.
  • Le sélectionneur : Gernot Rohr a donné à cette équipe un nouveau souffle. Ancien défenseur, avec lui c’est sûr que la défense nigériane sera au point face aux actions offensives.

Ses faiblesses

  • La pression de la fédération : atteindre les demi-finales de la coupe du monde, voici l’objectif que la fédération a assigné au sélectionneur. Connaissant la menace que représente sa poule (avec l’Argentine, l’Islande et la Croatie) ça ne devrait pas être simple. J’espère qu’ils ne vont pas aussi lui imposer une technique de jeu en plus…

EGYPTE

Ils ont hérité de la Poule A, celle du pays hôte. L’Egypte disputera en Russie la troisième coupe du monde de son histoire après 1934 et 1990, ça faisait 28 ans.

Ses forces

  • Mohamed Salah : Ce gars plutôt timide se transforme une fois sur l’aire de jeu. C’est un joueur incontournable de la sélection égyptienne. Le meilleur buteur dans le championnat anglais, avec son club de Liverpool. Malgré sa blessure lors de la finale de la Ligue des champions face au Real de Madrid, Salah retrouvera ses coéquipiers lors de la deuxième journée face à la Russie. Au sommet de son art, c’est un vrai pharaon.
  • Tactique de jeu : Le jeu égyptien est libérateur. Pas de conservation de la balle. Pour eux, c’est la meilleure manière d’éviter de faire de gros dégâts juste à côté de ses buts. Une belle technique de prudence.
  • Essam El Hadary : Mythique gardien de cette sélection, certes il n’a pas d’expérience à l’international mais il est le plus expérimenté de l’équipe. A 44 ans, il est encore fort et puissant, il tient bien les filets.

Ses faiblesses

  • Le doute : Depuis que Sergio Ramos a rencontré et blessé Mohamed Salah, la confiance du peuple égyptien et surtout de l’équipe a été légèrement ébranlée. Pour eux donc Salah n’est pas à cent pour cent. Le coach Hector Cúper doit redonner confiance à la troupe qui un peu trop dépendante de sa star.

MAROC

Le Maroc s’est qualifié à quatre reprises pour la coupe du monde de la FIFA. Une seule qualification pour le second tour. De retour après vingt ans, il va de nouveau goûter aux joies de cette compétitions. Ils ont terminé premier de leur poule sans véritablement être en difficulté.

Ses forces

  • La longue attente : 20 ans après la dernière participation, l’envie réelle de bien faire est là. Un nouveau challenge avec un certain Hervé Renard, l’homme à la chemise blanche, toujours élégant, frimeur avec sa belle coupe de cheveux qui lui va à ravir.
  • L’équipe : jeune, belle, solide et insouciante, ils n’ont encaissé aucun but pendant les éliminatoires.
  • La défense : Mehdi Benatia, visage innocent, belle taille, la carrure réelle d’un bon défenseur. Peu importe la direction de la balle, tu es sur qu’il peut récupérer. Il est l’un des meilleurs défenseurs en Afrique et en Europe. Son efficacité et sa rigueur lui ont permis d’évoluer tout au long de sa carrière. L’équipe a une solidarité défensive dans les matchs qui comptent.

Ses faiblesses

  • Son groupe de départ : Le Maroc a été placé dans le groupe B, en compagnie de l’Espagne, du Portugal et de l’Iran. Le Portugal, champion d’Europe, l’Espagne est l’une des meilleures formations au monde : rien n’a été fait pour réellement aider les marocains dans cette compétition.
  • L’attaque : Offensivement, il y a plus de combattants que de joueurs techniques. Il existe un problème d’efficacité.

TUNISIE

En Russie, la Tunisie va disputer sa cinquième coupe du monde avec l’Angleterre et la Belgique, grands favoris de cette poule G, sans oublier le Panama. Les Tunisiens tenteront de briller et de ne pas terminer derniers. Je ne maîtrise pas bien cette équipe, je sais juste que la qualification a été très rude pour eux.

Ses forces

  • Le Groupe : Ils se connaissent bien. Solidaire et tenaces, ils peuvent créer d’énormes problèmes aux adversaires. C’est un atout majeur.

Ses faiblesses

  • Les buts : Le gardien de but Aymen Mathlouthi ne fait pas l’unanimité. Il va devoir faire s’en sortir à l’aide de ses performances en solo ou le coach va devoir se référer au jeune portier Mouez Hassen.
  • La défense : Elle également fait défaut. Le sélectionneur a du pain sur la planche.
  • Le groupe : Plusieurs joueurs sont soit blessés, soit certain pour un seul match, entre autres Youssef Msakni et Rami bedoui.

J’espère que ces 5 fantastiques vaincront cette malédiction des quarts de finale, en tout cas moi j’ai foi en eux.
Allez les aigles de Carthage ; Go Go the Super Eagles ; On peut y arriver les Lions de la Teranga, c’est possible pour vous les Pharaons et évidemment vous méritez votre place les Lions de l’Atlas.
Voilà ce que je pense, moi, de nos représentants au mondial et toi ?

Vive la coupe du monde Russie 2018 et vive le foot africain.


Donnez-nous envie de rester….

Donnez-nous envie de rester….

Beauté, gaieté, bonheur, bonne humeur, joie de vivre.

Voici le tableau qui se présente à moi lorsque je regarde ma télé.

Je vois un monde meilleur, un monde plein d’espoir.

Ils me vendent du rêve à travers toutes leurs productions. Ils me nourrissent d’envies et d’espoirs.

Je veux y aller mais on me dit « non ». « RESTE, ton pays a besoin de toi ».

Mon pays ?

Ici, je ne vois que le désespoir, les malheurs et la méchanceté ; il n’y a plus de solidarité.

La maxime qui dit que « l’homme est un loup pour l’homme » prend ici tout son sens.

Ici, au contraire, on me vend la peur.

Le tableau qu’on peint, est un tableau sans vie, morose, sans couleur gaie, un tableau rempli d’amertume.

Quand je regarde la télé, les sujets sur mon pays ou sur mon continent ne me montrent que des crises ici et là, je ne vois que des crises, des peuples opprimés. Je vois une population qui ne pense plus par elle-même. Il n’y a aucune solidarité des uns envers les autres.

Devrais-je rester ? Et pourquoi ? Dites-le moi ? Donnez-moi envie de rester.

Pourquoi dois-je rester alors que leurs enfants y sont ?

Pourquoi dois-je rester alors que pour ceux qui sont à la tête de nos institutions, les meilleurs endroits sont là-bas ?

Ah non, non et non, ne défendez pas cette fâcheuse phrase qui dit : « fait ce que je dis et non ce que je fais ».

Tu veux que je reste ? Donne-moi de l’espoir, montre-moi qu’à l’horizon il y a de belles choses.

Montre-moi que moi, enfant de « poignon » que je suis, j’ai aussi la chance de réussir, sans avoir un bras long, sans avoir un oncle bien placé, mais juste parce que je suis intelligent et que j’ai les capacités dont vous avez besoin.

Crédit photo: Pixabay-Google

 

Je veux partir… Partir pour réaliser mon rêve.

Je veux partir… Partir pour être l’espoir de ma famille.

Ceux qui sont de l’autre côté de la rive, quand ils reviennent de leur aventure, sont aimés de tous, ils ont toutes les portes ouvertes ; emploi, business, prêts : tout est ouvert pour eux.

Vous leur donnez votre confiance juste parce qu’ils viennent de là-bas.

J’irai là-bas par la bonne ou la mauvaise voie.

J’irai là-bas coûte que coûte. Je prendrai la voie qui sera la plus facile pour moi.

J’irai là-bas pour travailler, étudier et revenir pour que vous voyiez que vous vous êtes trompé sur mon compte.

Oui j’irai là-bas.

La mer, cette eau vaste qui engloutie qui elle veut, ne m’aura pas car je lutterai.

J’aurais mes objectifs écrits dans ma paume avec de l’ancre noir, la photo de ma mère sous mes paupières pour que je puisse la voir quand je ferai mes prières.

Si j’étais bien chez moi, si tout allait bien dans mon pays, la maison du voisin n’allait guère m’intéresser.

Donnez-nous envie de rester.

Car oui personne n’a envie de mourir sans réaliser ses rêves.

Donnez-nous envie de rester ici…

Je vois des morts chaque jour, des images atroces où des jeunes (comme moi) on voulu aller voir ailleurs ! Oui, je ne suis pas aveugle, je vois ce charnier humain que vous ne cessez de nous montrer.

Mais en clair à part nous montrer des images, vous prévoyez de faire quoi pour nous ? Une sensibilisation pour nous dissuader de ne pas y aller ? Oui mais après, la suite c’est quoi ?

Savez-vous pourquoi nous y allons ? Oui bien sûr que vous le savez !

Cette pratique existe depuis très longtemps, mais pourquoi est-elle devenue récurrente ces temps-ci ?

Revoyez votre système ! Donnez-nous l’envie de rester.

Je suis encore dans le doute. Partir ou Rester. Je réfléchis encore !

Vous avez encore une chance pour que je reste ; ma vie, mon futur dépend de vous ! Dieu vous a donné les moyens pour nous aider alors regardez-nous et bougez-vous pour que les choses changent elles aussi.


La femme à la une : l’insoumise !!!

La femme incarne la douceur et avec elle la violence ne doit pas exister. Vous oserez porter main à vos mères et à vos sœurs ? Non, justement pour vous, elles sont sacrées et on ne doit pas les toucher. Par contre vous ne pouvez pas vous empêcher de battre la mère ou la sœur d’un autre. Rien ne peut vous dissuader lorsque vous décidez de leur porter main. Quel paradoxe !

L’insoumise, parce qu’elle n’accepte pas trop les conventions. elle est un esprit qui se veut libre et qui s’affirme.

Crédit photo: Mohamed ADE

Notre perle à l’honneur ce jour est une Passionnée de lettre, Charlène DANON. Elle est journaliste indépendante. Intelligente, endurante, ambitieuse et femme forte, elle se qualifie comme une #Insoumise ; une #Mamanpoule et une #Passionnée. Tout ce qu’elle entreprend, elle le fait avec gaieté de cœur.

Nous avons passés ensemble une heure de partage et de pur bonheur. Bonne lecture à tous !

Tchewôlô : BONJOUR CHARLÈNE DANON, MERCI DE NOUS RECEVOIR CHEZ VOUS.

Charlène DANON : Ravie de vous avoir avec moi, toujours un plaisir de faire de nouvelles rencontres.

Tchewôlô : RIRE, EXACTEMENT. CHARLÈNE, DITES-NOUS COMMENT DÉFINISSERIEZ-VOUS LA FEMME ?

Charlène DANON : Pour moi, la femme c’est le pivot de toute société. La femme, de par sa fonction biologique qui est de donner vie à l’Homme, est d’abord l’accélérateur de toute dynamique démographique. Et vient ensuite son rôle dans la socialisation et l’éducation des générations qui la place en amont de tout développement humain. La femme pour faire simple, c’est la vie !

Tchewôlô : VOTRE AVIS SUR LA FEMME D’AUJOURD’HUI PAR RAPPORT A CELLE D’HIER ?

Personnellement je ne crois pas au fait qu’il y est une femme d’hier et une femme d’aujourd’hui, de façon fondamentale, il y a eu de grands changements. Les femmes actuelles partagent les mêmes préoccupations que celles d’hier, elles ont les mêmes aptitudes, les mêmes intelligences, les mêmes forces. La différence ne se trouve pas dans l’être, mais plutôt dans les environnements dans lesquelles ces deux générations de femmes ont évolué. Et ce qui est finalement admirable pour les femmes d’hier, c’est qu’elles ont combattu un environnement qui les classait dans la catégorie « sous-homme », pour que celles de cette époque puisse bénéficier de libertés auxquelles les premières ne pouvaient prétendre.

Tchewôlô : VOUS ÉVOLUEZ DANS QUEL DOMAINE EXACTEMENT ET DITES-NOUS QUELLES SONT LES DIFFICULTÉS LIÉES À CE DOMAINE ?

Charlène DANON : J’évolue dans un univers qui est celui de l’édition. Je suis éditeur de contenus et dans ce sens, il m’arrive d’interagir avec plusieurs autres secteurs d’activités dont l’audiovisuel. Si je me limite aux difficultés liées à mon métier d’éditrice de contenu, ils sont essentiellement d’ordre organique. Il peut m’arriver de ne pas avancer sur un projet, juste par manque d’inspiration par exemple.

Crédit photo: Mohamed ADE

Tchewôlô : CHARLÈNE  EST AUSSI ÉCRIVAINE, DITES-NOUS COMMENT TOUT A COMMENCÉ ?

Charlène DANON : Tout a commencé avec des mots et une envie permanente de construire un univers avec ces mots. Si être écrivain correspond à la date de publication de mon roman le « mur de la honte », je dirais il y a 3 ans. Seulement l’écriture, c’est quelque chose qu’on a en soi, c’est pour moi un flot d’émotions que l’auteur transpose, dans une histoire dans un message, dans une description.  L’écriture grandit avec l’auteur, jusqu’à être révélé d’une façon ou d’une autre pour finalement en faire un  écrivain ou pas.

Tchewôlô : LA FEMME EST-ELLE AU CŒUR DE TOUTES VOS ACTIVITÉS ?

Charlène DANON : Absolument ! Sans doute, le sujet que je maitrise le plus, parce que je suis une femme.

Tchewôlô : DOIT-ON VOUS CONSIDÉRER DANS CE CAS COMME UNE FÉMINISTE ? SI OUI OU NON DITES NOUS POURQUOI ?

Charlène DANON: Non. Je ne suis pas une féministe. C’est pour moi une façon de penser qui exacerbe l’inégalité ou plutôt la différence entre l’homme et la femme. Je suis une femme et je vis bien ma différence entre un homme et moi, une femme. Pour moi, les hommes ont le pouvoir ou exercent une certaine supériorité parce que la femme leur confère de façon inconsciente ou consciente ce droit, surtout dans la culture Africaine. Nous éduquons nos hommes pour être des rois qui ont droit de vie ou de mort sur la femme. Comme je l’ai dit plus haut la femme est le pivot de la société. Elle est en amont et en aval de la question du genre et de l’éducation de cette société. Ce qui me fais dire que si les femmes veulent être traitées différemment, c’est aux femmes, à qui revient l’éducation des enfants (hommes et femmes) dans la plupart de nos sociétés, d’éduquer différemment les générations de demain.

Tchewôlô : TELLEMENT PROFOND. ALORS PARLONS DE L’AUTONOMISATION DE LA FEMME AFRICAINE, VOUS Y CROYEZ ?

Charlène DANON : Bien entendu ! L’autonomisation de la femme passe d’abord par l’éducation, l’alphabétisation et l’apprentissage. Et ensuite il faut des actions plus significatives dans le sens de créer des conditions favorables à une prise en charge de la femme par des moyens propres. Que nos gouvernants mettent en œuvre des politiques qui encadrent et assouplissent l’accès au financement, encouragent l’entreprenariat féminin.

Tchewôlô : QUELLE EST SELON VOUS LA PARTICULARITÉ DE LA FEMME AFRICAINE ?

Charlène DANON : Son endurance. Cette capacité à évoluer dans un environnement parfois hostile et pas du tout aisé.

Tchewôlô : CETTE PARTICULARITÉ EST-ELLE UN DÉFAUT OU UNE QUALITÉ PAR RAPPORT À SON AUTONOMISATION ?

Charlène DANON : Sans aucun doute. L’endurance de la femme africaine est un atout pour son autonomisation.

Photo: Mohamed ADE

Tchewôlô : AVEZ-VOUS UN MESSAGE POUR TOUTES CES FEMMES ?

Charlène DANON : Désolé je ne me sens pas en droit de le faire. Je ne saurais trop…

Tchewôlô : C’est noté, nous avons été ravi d’être en votre compagnie. Vous êtes une belle personne, Tchewôlô vous souhaite beaucoup de bonnes choses pour la suite de vos activités.

Charlène DANON : C’est moi qui suis honorée. Bonne chance à vous et au blog. Seule nous sommes fortes mais ensemble nous sommes meilleures.

Charlène DANON est promotrice de la femme noire. Je vous exhorte à suivre sa page communautaire Blackish, dans le peau d’une femme. https://web.facebook.com/Blackish-1767877606854625/

 

 Tchewôlô, femme noire, femme du monde parlons d’elles


Femme à la une : l’éclectique

Femme noire, femme africaine, femme d’ici et d’ailleurs, arme ton cœur d’une bonne dose de courage pour affronter tes détracteurs. Ose aller vers ce qui te semble idéal. Ferme la bouche à tous ceux qui te collent une étiquette de « Miss, place toi là et tais-toi » car tu vaux plus.

Prudence en compagnie des vendeuses ambulantes/ Photo : Avec l’aimable autorisation de Prudence Maidou

 

Prudence MAIDOU et ses danseurs de African Cabaret/ Photo : Avec l’aimable autorisation de Prudence Maidou

Elle est mère, femme au foyer,  actrice, chorégraphe, metteur en scène, danseuse, modèle de pub, scénariste, directrice d’entreprise, multitâche, multifonction. Elle est extraordinaire. Elle est française d’origine centrafricaine mais liée à la Côte D’Ivoire par le cœur.

Prudence MAIDOU est notre femme à l’honneur. Découvrons ensemble cette superwoman des temps modernes.

Tchewôlô : Comment Définissez-Vous La Femme ?

Prudence MAIDOU : La main, symbole de paix et de douleur. Cette main qu’on tend à un enfant ou à un vieillard, cette main qui caresse l’amour mais qui le tue. Cette main qui aime et qui sème la haine. Ces cinq doigts dressés tels des soldats protègent les lignes imparfaites qui détiennent notre histoire. Voici ma vision de la femme. Nous représentons une superbe palette de contradictions, de complexités mais avec tant d’amour.

Tchewôlô : Selon vous, quelles sont les valeurs qu’une femme ne doit jamais perdre ?

Prudence MAIDOU : Pour moi une femme ne doit jamais perdre les valeurs telles que L’amour et la responsabilité de l’autre, car nous donnons la vie.

Tchewôlô : Vous évoluez dans le domaine du cinéma et de l’art du spectacle, quelles sont les difficultés qu’une femme dans ce domaine peut rencontrer ?

Prudence MAIDOU : Les difficultés, disons que si un réalisateur ou un producteur te fait des avances qui généralement finissent par un harcèlement moral et ou physique, si tu refuses c’est sûr que le rôle ou le poste tu l’auras pas. Nous avons pu voir différents cas dans le monde, l’année dernière. L’affaire WEISTEIN a permit à beaucoup de femmes de prendre la parole sur le sujet.

Vous pouvez lire cet article pour en savoir plus sur l’affaire WEISTEIN

Tchewôlô : Quel est le quotidien de Prudence, une journée de travail ?

Prudence MAIDOU : Je me lève généralement vers 6h du matin. Je commence la journée en faisant un jogging, histoire de canaliser mon énergie sur les choses à réaliser dans la journée puis un petit déjeuner en famille. En parallèle à mon métier de comédienne, je suis directrice artistique et metteur en scène pour l’agence « Fais-moi Rêver ». Quand je ne tourne pas j’écris des spectacles, des scénarios, des fiches personnelles pour des coachings de comédiens etc… En ce moment, je me consacre à la comédie musicale AFRICAN CABARET qui fait son retour cette année et j’écris tous les mois des spectacles pour l’Hôtel Ivoire. Mes journées de travail restent un plaisir, j’ai de la chance de faire de ma passion, mon métier.

Tchewôlô : Quelle est la vision de Prudence pour la gente féminine Africaine ?

Prudence MAIDOU : Je suis juste impressionnée par l’énergie et la force des femmes en Afrique précisément les plus jeunes. Arrivée en CI j’ai commencé à suivre quelques blogueuses et influenceuses, l’évolution de leurs carrières à l’échelle mondiale est louable. Et si je devais citer une particulièrement, ce serait Akissi DELTA la productrice et scénariste de la série à succès « Ma famille ». Nous avons beaucoup à apprendre de cette femme.

Tchewôlô : Féministe ou pas ? Pourquoi ?

Prudence MAIDOU : Si être féministe c’est se battre pour l’égalité entre l’homme et la femme dans le travail alors oui je le suis.

Tchewôlô : L’autonomisation de la femme africaine, vous y croyez ?

Prudence MAIDOU : Oui fermement !

Tchewôlô : Quelle serait la chose à faire pour qu’elle soit autonome ?

Prudence MAIDOU : La femme africaine veut être autonome et elle se bat depuis toujours pour l’être. J’aime souvent donner l’exemple des Nanas Benz, ces femmes issues de familles modestes qui ont su, par la commercialisation du pagne, gagner une importante place dans le milieu politique et économique de leurs pays. Le problème d’autonomisation de la femme africaine reste tout d’abord culturel. On entend souvent dans l’éducation africaine que « la femme doit trouver un homme pour s’occuper d’elle et créer une famille ». Certains maris iront jusqu’à interdire à leurs femmes d’exercer une activité professionnelle mais c’est aussi à la femme de se défaire de cette éducation. J’ai justement le sentiment que le nombre de femmes entrepreneuses grimpe chaque année, de même que dans le monde politique, où elles sont toujours plus nombreuses.

Tchewôlô : Égalité homme femme, mythe ou réalité ?

Prudence MAIDOU : Pour moi, c’est un mythe!

Photo: Avec l’aimable autorisation de Prudence Maidou

Tchewôlô : (Rire) Un Message À Toutes Les Femmes Africaines.

Prudence MAIDOU : « STOP AUX PRODUITS ÉCLAIRCISSANTS », nous fabriquons les Hommes de demain.

TchewôlôMerci à vous pour votre disponibilité, nous vous souhaitons le meilleur dans vos entreprises.

Prudence MAIDOU : Je vous en prie. Du courage à vous pour la suite.

Rdv sur Africiné pour voir sa biographie: https://www.africine.org/?menu=fiche&no=27535

 

Tchewôlô, femme noire, femme du monde parlons d’elles

 

 


Femme à la une: La coach de vie!!!

Parce qu’elles sont fortes mais elles ne le savent pas.

Parce qu’elles sont courageuses mais qu’elles ne s’en doutent pas.

Parce qu’elles sont puissantes mais elles ne sont pas conscientes de leur pouvoir.

Il est temps pour la femme de prendre conscience de ce qu’elle vaut et de ce qu’elle peut.

 

Coach de vie

 

Discipline, détermination et sacrifice, voici les maîtres mots qui qualifient celle qui fait l’objet de cet article.

Marie FADIGA, coach de vie, femme vaillante qui a décidé de se mettre au service de son semblable, conseillère, elle œuvre pour le bien être de ceux qui la consultent. Avec Marie FADIGA chaque cas est un défi à relever, un challenge, une aide, une renaissance.

Nous l’avons reçue, au terme de cette lecture vous saurez qui elle est et quel est son combat !

Tchewôlô : Bonjour Coach Marie FADIGA, Merci de nous accorder cet entretien dans le cadre du mois de la femme.

Marie FADIGA : Je vous en prie, merci à vous pour le choix sur ma personne.

Tchewôlô : Dites-nous, pour vous, qui est femme ?

Marie FADIGA : Au-delà d’être un être humain de sexe féminin : la femme, il est important pour moi de mentionner ceci, est constitué d’un corps, d’une âme et d’un esprit (elle est donc à ce niveau égale à l’homme) la femme pense, réfléchit, apprend, comprend, aspire à être …(elle peut tout faire et tout devenir) ,elle rit s’attriste et s’inquiète, elle peut être blessé elle est un être sensible qui a besoin ( diffèrent de vouloir) d’être aimé, valorisé et de se sentir en sécurité… mais différente dans sa fonction car à l’origine de la société. Elle regorge d’un potentiel énorme, elle est créative, a un œil pour le détail, des capacités innées pour créer, gérer et organiser, elle est capable de supporter la pression à une grande échelle même si elle est parfois réduite a peu. Le monde ira beaucoup mieux lorsque la femme saura qui elle est et ce qu’elle a comme potentiel.

Tchewôlô : Belle description. Merci. Alors Vous êtes coach de vie, expliquez-nous en quoi cela consiste?

Marie. F : Mon rôle est d’accompagner mes clients dans un quelconque changement mais il se doit d’être désiré, aider mes clients à mieux se connaitre et travailler à devenir la personne qu’ils aspirent être. Mon rôle est d’écouter et d’emmener le client à se poser les bonnes questions qui lui permettront d’améliorer sa vie, identifier ses objectifs et par la suite mettre sur pieds des stratégies pour les atteindre tout en l’encourageant et a l’assister lorsqu’il fait face à des obstacles.

Tchewôlô : Pourquoi ce choix ?

Marie. F : C’est en cherchant à me comprendre que j’ai découvert que j’avais un énorme potentiel enfouie en moi, chose que j’ignorais totalement et que je n’aurais pu soupçonner et je suppose que lorsque tu te comprends vraiment tu finis par comprendre les autres et je me suis alors rendu compte que beaucoup de personnes aujourd’hui n’utilisent pas tout leur potentiel, ne vivent pas la vie qu’ils doivent vivre n’étant tout simplement pas conscient de leur potentiel inné.

Tchewôlô : Quelles sont les atouts et les inconvénients liés à ce boulot ?

Marie. F : Les atouts, pour ma part le coaching est une carrière qui pendant que tu travail sur les autres te permet d’apprendre plus sur ta propre personne tout en continuant à t’améliorer de façon personnel donc à te développer tout en aidant les autres, ce qui est une très bonne thérapie.

*Les inconvénients: Les clients viennent vers un coach pensant que le coach doit faire tout le travail alors que le changement commence à partir d’une décision personnel et par la suite  la volonté à voir se changement s’opérer au travers d’actions, de détermination et de discipline.

Tchewôlô : Parlons de la femme africaine à présent, Quels sont selon vous les atouts qu’elle possède ?

Marie F : Je dirais ce qu’elles possédaient et qu’elles ont sans nuls doutes perdues. Je dirais encore ce que nous possédions et que nous avons sans nuls doutes perdues. Pour moi se sont nos valeurs par conséquents notre Identité, sans valeurs à quoi nous serviront nos atouts?!

Tchewôlô : Nous avons donc à vous entendre perdu nos valeurs, alors à ce stade peut-elle aspirer à être autonome ?  Si oui de quelle manière ?

Marie F : Elle peut être autonome bien sûr et je dirais que selon la définition de ce mot la femme africaine a toujours été autonome mais est-ce toujours le cas? Avant de parler d’autonomisation, la femme africaine a surtout besoin de travailler à retrouver tout d’abord ses valeurs et son identité, la femme africaine aujourd’hui se contente d’utiliser ses atouts physiques pour y arriver au lieu d’utiliser son potentiel. L’autonomie c’est la capacité de réaliser des choses par soi-même, développer son potentiel, être indépendante mais cependant tout en connaissant notre fonction et ces limites. L’autonomisation ne doit pas être un prétexte pour les femmes de brandir une égalité des sexes. Nous sommes avec les hommes dans un partenariat un duo et non un duel… chacun se doit de connaitre sa place reconnaitre le travail et potentiel de l’autre afin que nous puissions réellement bâtir.

Marie en plein tournage

Tchewôlô : Vous recevez beaucoup de femme dans vos séances de coaching ? Pourquoi selon vous ?

Marie F : Les femmes sont beaucoup plus conscientes et confortables à partager leurs émotions, leurs peurs, leurs inquiétudes, elles sont habituées à être vue et perçue comme des êtres faibles et sont donc plus en proie à se confier. Le fait que je suis également une femme leur donne de pouvoir s’identifier à moi.

Tchewôlô : L’égalité femme – homme, mythe ou réalité ?

Marie F : Égaux oui mais différents. Égaux  en tant qu’être humain, nous avons les même droits, les mêmes capacités intellectuelle, émotionnelle et  spirituelle mais différents dans notre fonction et nous les femmes devrions célébrer cette différence au lieu de vouloir s’arracher une quelconque égalité avec les hommes. Mes besoins sont différents, ma perception des choses est différente. Je ne suis pas un homme, je suis une femme.

Tchewôlô : Vous êtes une femme, quel est donc le quotidien de Marie FADIGA?

Marie F : Mon quotidien… humm !!! depuis un certain temps sinon depuis ma venue en Côte d’Ivoire, je dirais pleine de surprises, je maitrise alors très peu mon quotidien. Je suis encore en phase d’adaptation à comprendre comment les choses fonctionnent, comment  les gens fonctionnent. Ici les gens sont Chap Chap (comme ils le disent, « pressés »), il faut donc être réactif. Je suis encore choquée du faite qu’ici les gens débarquent chez toi sans forcément appeler (rire), et là il faut souvent être passif, zen prendre les choses simplement. Alors je dirais que mon quotidien, c’est grandir chaque jour un peu plus, apprendre chaque jour une chose nouvelle, c’est beaucoup de tolérance, de patience et de fair-play et d’occasionnel mal de tête. C’est pourquoi, je veille à débuter et à finir ma journée en prière et méditation. Ça forge.

Tchewôlô : (Rire), vous allez vous y habituer très vite vue votre réactivité. Alors un message à l’endroit de toutes les femmes africaines qui nous lisent.

Marie F : Réveillons-nous ! Prenons le temps de nous regarder dans un miroir et regardons à ce que nous sommes devenues, toutes ces choses qui se disent à notre endroit, est-ce vraiment nous? Les actions, réactions, attitudes, la manière de se vêtir de se tenir et même de s’exprimer. Sommes-nous toujours des femmes? Femmes nous étions autrefois respecter, honorer, valoriser ; Valiser par nos hommes et honorer par nos filles, nous avions une identité qui faisait de nous des femmes vertueuses mais malheureusement à vouloir trop ressembler aux autres nous ne savons plus qui nous sommes. Réveillons-nous avant que nous ne nous perdions complètement. Redressons nos foyers, nos maisons, nos communautés et notre nation car nous en sommes plus que capable.

A la recherche de l’inspiration!

Tchewôlô : Un appel qui on espère sera entendu par toutes ces femmes. Merci à vous Marie FADIGA, nous vous remercions pour cet entretien riche en conseil et en éveil de conscience.

Marie FADIGA : c’est moi qui vous remercie pour cette belle lucarne que vous m’offrez pour m’exprimer.

Vous pouvez la suivre sur Facebook https://www.facebook.com/womansglowryupgraded/

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Femme à la une: La Rassembleuse!!!

Épouse, mère, femme active, elles sont nombreuses à se surpasser afin de s’affirmer au sein d’une société qui ne leurs fait pas de cadeau souvent.

Si Certaines bénéficient de soutien, ce n’est pas le cas pour la grande majorité.

La Rassembleuse

 

Les femmes qui bougent ensemble, solidaire, elles sont à l’écoute l’une de l’autre, c’est le crédo de celle qui est à l’honneur aujourd’hui.

KONE KATIE SANGARE, épouse et mère de 4 enfants, enseignante, professeur de français. Elle est également chargée de la communication et de l’organisation de la Direction de la Pédagogie et de la Formation Continue (DPFC) au Ministère de l’Éducation Nationale, de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle (MENETP). Elle est depuis 2017 la présidente- fondatrice de l’ONG HDF (Haupital Des Femmes).

Découvrons ensemble cette magnifique dame.

Tchewôlô : Bonjour à vous Madame Katie KONE SANGARE, merci pour votre disponibilité.

Katie KONE SANGARE : C’est moi qui vous remercie pour l’honneur fait à mon égard.

Tchewôlô : Merci. Alors dites nous comment définissez vous la femme?

Katie. K. S : Une femme est l’être humain adulte qui appartient au sexe ou au genre féminin. Avant la puberté au stade infantile elle porte le nom de fille. Elle est la partie raffinée de l’homme qui lui rappelle de temps en temps son imperfection. Pour l’homme qui la comprend et la considère elle lui permet de se réaliser et d’être heureux. Enfin la femme est le secret de l’homme.

Tchewôlô : Que Pensez-vous de la femme de nos jours par rapport à celle d’hier?

Katie. K. S : De nos jours, la femme a pris confiance et conscience de ce qu’elle représente aux yeux de la société et surtout de sa valeur auprès de l’homme. Elle s’identifie par rapport à son « MOI » profond. Ce « moi » qui la différencie de l’autre et qui lui permet de s’affirmer en tant qu’être entier. A part celle qui fait un amalgame entre épanouissement, liberté, affirmation et libertinage, la femme d’aujourd’hui est plus épanouie que celle d’hier.

Tchewôlô : Vous vous occupez d’une ONG qui défend les femmes ? Comment fonctionnent les choses ?

Katie. K. S : Notre ONG nommée HDF c’est-à-dire Haupital des Femmes ne défend pas vraiment la femme car nous estimons que ce combat est entrain d’être gagné. Nous visons plus que la défense et ceci découle de cela, nous sommes convaincues qu’il faut une organisation forte, transparente, dynamique, côtoyant les standards internationaux, productrice de résultats impactant «RÉELLEMENT» la gente féminine. C’est dire que certaines femmes pourront bénéficier des effets de synergies entre elles et d’autres bénéficier d’opportunités de travail, d’affaires, de relations et expériences nationales et internationales. En un mot acquérir un équilibre au quotidien. C’est en cela que la femme pourra trouver le moyen de son auto défense. Nous évoluons très bien et j’en suis fière.

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Tchewôlô : Quelles sont les priorité de votre ONG?

Katie. K. S : Le sens de la mise en place de l’ONG HONNEUR- AUTONOMISATION- PROTECTION- IDENTITÉ- TRAVAIL- AMOUR- LIBERTÉ DES FEMMES ; En abrégé ONG HAUPITAL DES FEMMES est de valoriser d’avantage la femme quel que soit le secteur d’activité (ménage, commerce, industrie, service, agriculture, éducation, administration, état etc.) et son niveau d’intervention.

Tchewôlô : Vous êtes aussi dans le domaine éducatif, quels sont les avantages et inconvénients pour une femme dans ce métier ?

Katie. K. S : Je ne vois pas vraiment d’inconvénients  en ce qui me concerne car j’estime tout simplement que je suis dans le prolongement bien élaboré et professionnel  du rôle primitif assigné à la femme.

Tchewôlô : Quel est votre quotidien?

Katie. K. S : Je travaille, je m’occupe de ma famille et j’ai d’autres affaires que je pilote.

Tchewôlô : Pouvons-nous vous classer parmi les « féministe » ?

Katie K. S : Féministe c’est trop dire, notre organisation est là pour encourager les initiatives personnelles des femmes dans tous les secteurs d’activités. Nous voulons booster le «  LION » qui dort en chacune de nos femmes afin d’atteindre le but c’est-à-dire la satisfaction de la  réalisation personnelle de chacune d’elle…

Tchewôlô : Pourquoi ?

Katie. K. S : Tout simplement parce que les féministes ont déjà fait leur part pour que l’éveil  social qui a pour objet l’émancipation de la femme, l’extension de ses droits en vue d’égaliser son statut avec celui de l’homme soit en partie une réalité. Notre organisation vise plutôt à assumer, à assurer le coté pragmatique du travail élaboré en amont par les féministes. Nous sommes donc au niveau de l’exécution de nos taches.

Tchewôlô : Quel serait la chose idéale à faire pour qu’une femme soit autonome ?

Katie K. S : Pour qu’une femme soit autonome, il faut détecter en elle l’amour de ce qu’elle veut réellement faire et ensuite lui donner les moyens pour la réalisation de son objectif. Si nous estimons que le modèle de l’autonomie de l’homme est une réussite, il faut tout simplement faire du copié collé et on parviendra à l’autonomisation de la femme dans les mêmes conditions. Comme la roue, la femme  doit s’adapter au terrain. Car celui qui a inventé la roue en caoutchouc pour mieux rouler sur les routes asphaltées n’a pas réinventé la roue. Il a tout simplement adapté celle-ci à un terrain particulier.

Liberté Pour les femmes

Tchewôlô : Un message à toutes les femmes D’AFRIQUE.

Katie K. S : Notre message sera tout simple les slogans de HDF.

Ensemble nous irons loin ! HAUPITAL DES FEMMES POUR GUÉRIR LA FEMME !

Tchewôlô : Madame Katie KONE SANGARE, encore une fois merci et on vous souhaite le meilleur dans votre projet de venir en aide aux femmes et de les booster  à être autonome.

Katie K. S : C’est à vous le merci. Bon vent à votre blog.

Voici le lien pour la page de l’ONG https://www.facebook.com/profile.php?id=100017216463881

 

Tchewôlô, femme noire, femme du monde parlons d’elles


Femme à la une: La Singulière!!!

La femme ; ne dit-on pas que c’est elle le socle de la famille ? Aimante, douce travailleuse, attentionnée bref les qualificatifs sont nombreux mais insuffisants pour traduire tout le bien qu’elle fait et représente au sein de la cellule familiale et par ricochet à l’humanité. Et cela mérite qu’on s’arrête l’instant d’une journée pour le lui reconnaitre même si des heures paraitraient moindre au vu de son importance dans la société.

Pourtant la reconnaissance de son mérite et de sa valeur a du mal à passer chez certaines personnes. Pourquoi lui rendre un hommage ? Pourquoi la célébrer ? Oui c’est vrai, il y a encore des personnes hostiles à la célébration du mérite de la femme. Primitives ? peut-être, Machistes ? Sans doute. Peu importe, nous on le reconnait ce mérite et on le célèbre.

La Singulière

Je vous ai annoncé une série d’interview avec des femmes de valeur que j’ai eu la chance de connaitre de part leur activités professionnelles.

La première qui ouvre cette série d’entretien, est une femme singulière comme elle aime se faire appeler. Femme de feu, femme de valeur et d’honneur. Et nous partageons depuis quelques temps le même bureau, la même passion : le micro.

En effet, sa joie de vivre, son aisance, sa prestance et son charisme ont retenu mon attention. Cette femme est d’une beauté naturelle, sait ce qu’elle veut et n’a pas peur de s’exprimer quand cela est nécessaire. Avec elle, le noir est noir et le rouge l’est autant.

Intelligente, elle est la vice présidente d’une association dénommée: Génération Innovante,  une synergie citoyenne, dont le but est de « créer un nouvel écosystème » basé sur des valeurs humaines et qui contribuent au développement de la Côte d’Ivoire. Elle adore la lecture, les voyages, la découverte mais une chose encore plus, elle s’adore ! Ne dit-on pas que nous devons nous aimer avant de demander aux autres de le faire ? Son amour pour elle-même est si évidente que nous l’avons surnommée « Narcissa » à la radio (rire). Mais en dehors de tout elle est adorable et serviable.

Pour la journée de la femme, je lui ai posé quelques questions pour avoir son avis sur la Femme, ce qu’elle représente pour elle, et avoir sa perception  des abus et des violences qui lui sont faits.

A l’agence virtuelle de Royal Air Maroc au MASA 2014

Justine Gnepady, c’est son nom, 13 ans de métier d’hôtesse de l’air. Aujourd’hui elle a décidé de descendre et de se poser sur terre pour une reconversion au métier d’animatrice sur Abidjan 1 (105.6).

Tchewôlô : Justine Gnepady, ma singulière, bien heureuse de passer un moment d’échange avec vous.

Justine Gnepady : Tout le plaisir est pour moi Tchewôlô merveilleuse femme Africaine.

Tchewôlô : Merci bien. Alors comment Justine définit- elle la femme ?

Justine Gnepady : Pour moi la femme c’est d’abord la vie et ensuite je la définirai par la force, le courage, la passion, la tolérance, la détermination bref c’est l’être merveilleux par excellence. Elle est complète et bonifie l’homme.

Tchewôlô : Que pensez-vous de la femme du 21e siècle par rapport à celle d’autrefois ?

Justine G : oh belle question ! La femme d’aujourd’hui au contraire de nos mamans est extravertie, elle sait ce qu’elle vaut et prend sa place dans cette société contemporaine. Elle a en effet beaucoup plus d’opportunités de s’affirmer. Elle ne s’inscrit plus ou du moins ne se cantonne plus  dans ce rôle de femme au foyer qui subit sans avoir sans dire mot. La femme de nos jours connaît ses droits et veille à ce qu’ils soient respectés.

 Tchewôlô : Après 13 ans de carrière, qu’est-ce qu’on retient?

Justine Gnepady : 13 ans c’est toute une vie et je retiens que j’ai été une privilégiée avec toutes ces belles choses que j’ai pu découvrir. Il y a eu beaucoup de contacts tissés dans le monde, beaucoup de grandes villes et de pays visités, de nouvelles cultures connues et acquises. Mais le plus important pour moi a été les relations humaines. Dans ce métier on n’a pas d’apriori, ni de préjugés et ça je l’ai su assez tôt.

Tchewôlô : Justine et la violence ?

Justine G : La violence, me révulse. Je suis évidemment contre toutes formes de violences en général, mais surtout contre les violences faites au plus vulnérables, c’est-à-dire les femmes, les enfants, les personnes âgées et les personnes à pathologies lourdes.

Tchewôlô : Justement parlant des femmes, que pensent-elles de la violence faites à leur endroit ?

Justine G : Les violences contre le genre féminin sont lâches et sont à proscrire. Les femmes victimes de violences morales, physiques et psychologiques sont meurtries dans leur chair. Elles doivent bénéficier d’assistance psychologique et médicale de façon urgente. Je pense qu’il faille les accompagner le temps qu’il faudra car une femme mal dans sa chair ne pourra éduquer ses enfants et partant la nation.

Tchewôlô : Dans le milieu de l’aviation précisément pour les hôtesses de l’air, à quel type de violence sont-elles livrées ? Physique, morale ou les deux à la fois ?

Justine G : Dans ce métier on y rencontre des violences verbales et physiques.

Tchewôlô : Comment cela peut se manifester ?

Justine G : ces violences se manifestent par des injures, des humiliations et souvent des coups physiques portés par des passagers indisciplinés qui, souvent, ont abusé de l’alcool. La peur de l’avion ou l’angoisse de l’altitude est un facteur qui favorise aussi les violences.

Tchewôlô : Avez-vous déjà été une victime ou un témoin ?

Justine G : Oui j’ai été plusieurs fois témoin de ce genre de violence verbale gratuite, mais le cas qui me vient toute suite en tête est celui d’un homme, cinquantenaire qui, une fois l’avion atterrit, et pendant qu’il roulait encore sur la piste avant le parking, s’est levé et a ouvert les coffres à bagages. Il a donc mis en danger sa vie et celle des autres passagers voisins au cas où un bagage se retrouvait sur la tête d’un passager. Une collègue venue faire respecter la consigne (s’asseoir et s’attacher jusqu’à l’extinction des consignes lumineuses de sécurité) après plusieurs annonces du chef de cabine, s’est vue injuriée grossièrement, je vous épargne les mots utilises. Bien évidemment elle a enclenche une procédure et a porté plainte et il a dû répondre de ses actes.

Tchewôlô : Ce métier met-il en valeur la femme ? Ou alors quels sont les dangers liés à ce métier pour la femme ?

Justine G : Comme tout métier fait avec amour et responsabilité, oui il met la féminité, la beauté de la femme en évidence. Cependant quand nous allons en profondeur c’est un métier qui a beaucoup d’inconvénients pour celles qui veulent construire une famille. Pas assez de temps pour voir et éduquer ses enfants pour celles qui en ont, difficulté à enfanter pour d’autres liées aux effets de l’altitude sur ces femmes. A part cela c’est un métier passionnant.

Tchewôlô : Un message à l’endroit de nos détracteurs :

Justine G: À toutes ces personnes qui pensent que la femme est un être simple, dépourvu de toute force et de toute intelligence, je voudrais les laisser parler mais je voudrais plutôt m’adresser aux femmes et aux filles, et leur dire ceci : mesdames, mesdemoiselles vous êtes magnifiques, vous êtes fortes, vous êtes les meilleures. Cependant tant que vous ne connaîtrez par votre  propre valeur, personne ne viendra vous ajouter du prix.

Prête pour démarrer son émission

Tchewôlô : Nous n’allons pas nous quitter sans connaître les raisons de votre reconversion dans l’univers des médias? Pour rappel vous êtes animatrice radio

Justine G : Alors dans l’aviation, il y a une maxime qui dit qu’une fois sorti du métier de personnel naviguant, vous pouvez embrasser n’importe quelle carrière. Alors je l’ai vérifié avec cette reconversion (rire). Mais il faut signifier que cela a été un concours de circonstance, un pur hasard car c’est grâce à un ami actuel Directeur Général de la radio dans laquelle j’évolue qui  m’a fait appel pour l’aider à rehausser l’image de marque de son media. J’ai répondu à l’appel et finalement le virus du micro m’a ravagée positivement et je me suis découverte une nouvelle passion et je m’y plais bien jusqu’à ce que je m’envole ailleurs.

Tchewôlô : Justine, nous vous remercions pour votre disponibilité. Bon vent dans votre nouvelle destination.

Justine G : C’est moi qui vous remercie.

Elle vous donne RDV du lundi au jeudi de 18h à 20h, pour le talkshow de la radio et tous les samedis de 10h à 12h pour son émission dédiée au genre féminin : « Singulière ». C’est sur Abidjan 1, la radio de babi.

https://web.facebook.com/justinegnepadyofficiel/?hc_ref=ARQUFbungJBF7iomiAl2PoDKvBIb9zRrZMr9qK1g2UuNR-L7mGtiIehf9rak2mJqnoM

 

Tchewôlô, femme noire, femme du monde parlons d’elles

 


Mois de Mars, Mois de la Femme.

 

Stop ! On n’abîme pas une rose.

 

A toi qui la bats ;

A toi qui la frappe ;

A toi qui l’insultes ;

A toi qui la méprise ;

A toi qui la refoule ;

Oui c’est à toi que je m’adresse !

 

As-tu conscience de sa valeur ?

Sais-tu réellement quelle place elle occupe dans le sein du créateur de l’univers ?

Sais-tu seulement ce qu’elle vaut ?

Surtout ne me parles pas de son comportement, de son attitude ou de ses caprices.

Parles moi plutôt de sa grâce, de ses attributs, de sa fragilité, de sa force, de sa persévérance et de ses sacrifices.

Quel que soit ce que tu appelles femme de valeur ou non, elle demeure une FEMME.

Célibataire ou mariée, elle mérite le respect et la considération. Si elle ne se respecte pas comme tu aimes à le dire, alors aide là à avoir cette valeur intrinsèque, qu’elle ignore elle-même. Ne lui jette pas la pierre, comme les gens l’ont fait jadis avec la femme pécheresse.

Femme rime avec douceur, peu importe son caractère et sa personne. Saches trouver et toucher son point sensible et tu découvriras la merveille cachée qu’elle a en elle.

Dépose tes armes face à elle, elle n’est pas ton adversaire.

Who run the world, Girls !

Traduction : Qui dirige le monde, les filles ! Les femmes !

Titre d’une des chansons de la célèbre chanteuse américaine, Beyonce knowles.

 

Je fais la rencontre de différentes femmes tous les jours ; de ma mère à mes collègues en passant par mes sœurs, mes amies, les femmes que j’ai la chance ou non de connaître par le biais de leur travail et parcours exceptionnel. Je me rends compte, aujourd’hui, combien de fois une femme peut être forte et courageuse.

Pour ce mois dédié à la femme, la part belle sera faite à celles que j’ai eu la chance et le plaisir de rencontrer. Elles sont différentes de par leur savoir-faire et leur style mais elles sont toutes des perles, des femmes battantes, courageuses, entreprenantes et aimables. Vous allez les découvrir et prendre plaisir à les lire.

Il est important d’avoir des modèles de vie. Je ne vous parle pas de nos mères, la mienne (Ma rose noire), vous la connaissez déjà ; mais de ces autres femmes qui de par leurs actions arrivent à créer un changement dans l’esprit de ces hommes encore « primitifs », par leur comportement, qui doutent toujours du pouvoir de la femme sur la société.

Femmes de valeur, femmes de feu, elles seront à l’honneur dans Tchewôlô.

 

Tchewôlô, femme noire, femme du monde parlons d’elles

 

 


Poupée sexuelle? C’est quoi cette histoire ?

3 Belles et généreuses poupée prêtes à servir/ Crédit Photo Google

Depuis le début de l’année 2018, je vois et j’entends un peu partout sur les réseaux sociaux « poupée sexuelle » Il s’agirait d’une poupée pour satisfaire les désirs sexuels des hommes.

Choquée, perdue et énervée, je me suis un peu renseignée à ce sujet.  Bah oui j’ai besoin d’éclairer ma lanterne.

Alors de par sa définition selon Wikipédia,  une poupée sexuelle est un « jouet sexuel » imitant les formes du corps humain et permettant de réaliser seul des relations sexuelles. Elles sont destinées à un public masculin. À l’origine ce sont les marins qui créaient des poupées à l’aide de vieux vêtements féminines à usage sexuel qu’ils surnommaient « dame de voyage ».

Je m’arrête à cette définition et à ce détail. Un jouet sexuel ; un objet inventé par des personnes qui a défaut de leur femme l’utiliserait pour satisfaire leur libido. Je suis surprise qu’une chose aussi banale prenne de l’ampleur et que l’on s’énerve pour cela. Alors pourquoi faire un débat autour de son utilisation ?

Oui dites-moi une chose si les hommes décident de se contenter des poupées sexuelles, c’est un choix assumé. Ils ont leurs raisons. Remarque, la poupée demande pas d’argent, pas de crise de jalousie et bien plus elle est obéissante. Alors qu’une femme, c’est tout le contraire et c’est beaucoup de chose à faire. Des disputes à n’en point finir, des dépenses somme toutes inutiles pour l’entretenir etc… Les hommes seraient-ils fatigués des femmes ? Nous sommes toutes matérialistes selon eux. Ils sont heureux d’avoir une esclave sexuelle pour satisfaire leurs plus belles folies au lit mais pourtant ils oublient une chose : le prix d’achat. Lol !

Au Nigeria elle serait de 800.000 naira, d’aucun disent 3.000.000 de F.CFA. Waouh ! S’offrir une poupée à ce prix et s’énerver que sa copine réclame 50.000 F.CFA par mois, respect les mecs.

Une internaute ivoirienne énervée a écrit ceci : « Les gens sont souvent idiots quand même avec leur histoire de poupée ou nouvelles rivales des femmes. Dites-moi, vos poupées vous parlent-elles? Tiennent-elles des conversations avec vous? Vous préparent-elles de bons plats ? Font-elles des gosses?  Votre ménage ? Quand tu seras invité à un dîner d’affaires elle sera là à tes côtés ?

Les Européens sont dans leurs délires, laissez-les ! Et je vous informe que ce n’est pas pour ceux qui n’ont pas fortune, ce jouet sexuel ».

Elle n’a pas tort, ce qui est bon pour l’occident ne l’est pas forcement pour le continent africain.

Ces poupées sont des créations japonaises. Vu le pouvoir de la publicité, certains sont tout de suite convaincus que s’ils en avaient ils n’auraient plus besoin d’une petite amie.

Ma petite pensée.

Vous savez, dans un monde où il y a un projet de limiter le nombre d’enfant par famille ; Un monde ou les hommes et les femmes du même sexe sont libres de s’aimer et se lier par les liens sacrés du mariage. Dans un monde où les Hommes et les animaux s’accouplent ; Un monde où la pédophilie prend de l’ampleur, où la violence est devenue un fait banal, où l’on s’entretue sans aucune pitié, bref l’on ne doit pas être scandalisé par ce genre de phénomène. Les choses sont assez claires, la mutation, les changements conduiront à cette fameuse fin du monde. On aura plus de naissance mais que des morts et on réussira à stopper le peuplement de la terre puisqu’il n’y aura personne pour procréer.

Si les hommes ont décidé d’être avec des jouets sexuels, on ne peut que leurs souhaiter bon vent. Après cette expérience ils reviendront, qui sait, vers les vraies.

C’était moi depuis Yopougon, Abidjan (Côte d’Ivoire)

Tchewôlô, Femme noire, femmes du monde parlons d’elles !

 


BYE BYE 2017: Quel est ton bilan personnel?

Souriez à la vie, elle est belle.

Au seuil de 2018, il est bon pour chacun de nous de pouvoir faire son bilan personnel. De nous assoir et de revoir de film de cette année qui va prendre fin. Avant d’entamer une nouvelle année, il faut se redonner des objectifs, de nouvelles résolutions, éviter certains pièges et surtout de continuer dans la recherche du bonheur.

  • Pourquoi un bilan personnel ?

Le bilan personnel est un exercice qui nous permet de connaître ce que nous possédons et ce que nous devons. En sommes comme l’expliquerai un comptable c’est notre « actif » et notre « passif ». Il présente notre personne.

Mon coach Marie Fadiga a une autre définition. Elle dit ceci : « c’est le fait de prendre le temps de se poser les bonnes questions et faire le point de notre parcours. C’est un tableau réaliste qui nous montre clairement où nous en sommes à ce moment précis de notre vie ».

Le bilan personnel se fait à la fin de chaque année, ne sachant pas quand on va quitter ce monde alors il ne faut pas attendre à la fin de sa vie pour le faire. Il est super important de se poser et de faire son bilan. C’est un moment crucial à ne pas négliger.

  • Son importance

Nous avions prévu faire des choses cette année qui n’ont pas abouti. Le bilan de fin d’année nous permet de savoir si oui ou non nous avons atteint nos objectifs fixés en début d’année. Il va nous révéler si notre année a été positive ou non. Trouver ce qui nous a empêchés d’atteindre certains objectifs. Tout doit être pris en compte, de la prise de décision jusqu’à la réalisation ou pas des objectifs.

Il est important aussi dans le cadre où il nous permet de mieux nous informer sur nous-même et en le faisant nous devons être très honnête, transparent. C’est un jugement personnel. Nous sommes le seul jury, il n’y a pas d’audience. Nous sommes face à nos faits et méfaits.

Si nous souhaitons nous améliorer, si nous comptons devenir meilleurs ainsi que votre situation, il est très important de le faire. Le bilan est tout aussi positif que négatif à ne surtout pas se focaliser sur les points positifs. Il est bien de puiser dans le négatif pour s’améliorer.

Le bilan est personnel certes mais nous pouvons nous diriger vers un coach de développement pour nous orienter. Il saura nous poser les questions qui vont nous aider à trouver les réponses, qui pourront apporter solutions aux problèmes et améliorer l’année suivante.

Voici des questions à se poser :

  • Quelle a été au cours de cette année ma plus grande erreur ?
  • Quelle leçon en ais je tiré ?
  • Suis-je en harmonie avec moi-même ?
  • Malgré mes nombreuses activités suis-je épanouie ?
  • Malgré ce que je montre aux autres suis-je réellement heureuse ?
  • Quelle est ma plus grande peur ?
  • Qui est ce qui compte sur moi ?

Si Nous arrivons à trouver réponses à ses questions, il est clair et sûr que l’année prochaine sera mieux car vous convenez avec moi que nous n’allons plus reprendre les mêmes erreurs et nous allons affronter nos peurs et donner toujours envie aux autres de nous voir toujours heureux et épanouies.

Mon bilan je le fait actuellement car pour moi, il peut prendre plusieurs heures ou jours. Je dois me rappeler tous mes faits et gestes de cette année, trouver les « tops » et « Flops » pour être meilleure l’année prochaine. Faites comme moi !

Faisons nos bilans pour une meilleure rentrée dans la nouvelle année en mettant sur pieds nos plus belles actions de développement.

Joyeuses fêtes à tous. Soyez en paix avec cette année qui se termine et illuminez avec celle qui arrive.

 

  

S’affirmer peut importe le déluge.

TCHEWOLO, Femme noire, femmes du monde parlons d’elles !