Didier Ndengue

Douala la peureuse, Maroua la frondeuse

En cas de présence suspecte dans votre quartier, les autorités camerounaises recommandent d’alerter les forces de l’ordre via le 1500. Pendant que la collaboration porte déjà ses premiers fruits ailleurs, les populations de la cité économique voient le diable partout.

La bataille contre les nouveaux ennemis du Cameroun est l’affaire de tous. Nos dirigeants nous le rappellent sans cesse depuis quelques semaines. Depuis quelques jours justement, presque tout le pays s’est lancé dans une campagne de sensibilisation contre la menace terroriste. Par exemple sur la Toile, j’ai lu un texte qui décrivait les attitudes d’un terroriste ou d’un kamikaze. Cet article qui fait le tour de plusieurs services sécuritaires du pays nous montre comment reconnaître ces gens sans cœur.
Au cours de leurs multiples sorties dont je redoute l’exagération, nos gouvernants nous font savoir qu’avec la touche de la population, on vaincra facilement Boko Haram. Voici un extrait de leur refrain: « il faut que la population collabore avec les forces de l’ordre ». Cette campagne se fait à travers les médias pour l’instant. Et je me rends compte que le message ne tombe pas dans les oreilles des sourds. A Maroua dans la partie septentrionale du Cameroun, alors qu’ils s’apprêtaient à commettre d’autres attentats-suicides, un trio de jeunes gens dont deux Camerounais et un Nigérian ont été appréhendés la semaine dernière grâce à la collaboration des populations.

Alerte… sensibilisez les peureux

Par contre, à Ndogsimbi, banlieue de Douala, une foule carrément folle a imaginé des kamikazes dans le coin. Une fausse alerte qui a semé la pagaille dans le secteur au point de susciter l’intervention des autorités administratives qui ont calmé le jeu. Avant leur arrivée sur les lieux, la rumeur avait déjà causé beaucoup de dégâts sur plusieurs personnes fragiles qui ont dû être transportées dans des centres de santé.
Si c’était un vrai kamikaze alors, comment allaient-ils réagir ? Pensez-vous que cette banque de peureux devait avoir le courage de prendre leur téléphone portable jusqu’à composer le 1500 ? Non. En tout cas, pas avec une telle trouille dans le ventre. Comme une poule mouillée qui ose déclarer la guerre à un monstre.

En plus de cette fausse alerte de Ndogsimbi, d’autres quartiers ont été victimes de cette peur. Dans cette logique, on risque confondre tout le monde. Raison pour laquelle, il faut une sensibilisation de proximité. Je connais très bien mes frères. Certains, tellement pauvres, n’ont ni radio, ni télévision pour être en phase avec l’actualité. D’où l’urgence d’un porte-à-porte.

Didier Ndengue


Découverte : Aaron Jac’sson, un Busta Rhymes chrétien

Visiblement, le jeune rappeur n’a pas de rivaux au Cameroun.

Le passage de ce jeune artiste musicien samedi dernier sur les antennes de la radio chrétienne GBN reste encore frais dans ma tête. Il a prouvé au point où j’ai eu du mal à croire que ça venait de chez moi. Et pour cause : au cours d’une émission d’une heure, il a bénéficié d’à peine 30 minutes d’entretien. Suffisant pour séduire les auditeurs.

Beaucoup de Camerounais l’ont découvert pour la première fois. Plusieurs personnes n’ont pas tardé à réagir à travers des SMS. Tubal, le présentateur du programme a enregistré près de cent messages en faveur de son invité. Un record depuis le lancement de son émission, il y a plus de deux ans. « C’est la plus belle émission que j’ai faite jusqu’ici », nous a avoué Tubal à la fin du tête-à-tête avec Aaron Jac’sson. 

Messages des auditeurs

Incroyable, mais vrai. Avant même l’introduction de son invité, le téléphone de service de Tubal n’a cessé de vibrer. Les SMS des auditeurs se bousculaient. L’animateur n’a eu autre choix que de les évacuer à l’antenne. Mais il n’a pas eu le temps de tous les lire. Il y a eu par exemple ce classement des trois plus grands rappeurs du Cameroun proposé par un auditeur qui a été esquivé : « 1er : Aaron Jac’sson, 2e : Jovi et 3e : Stanley Enow ».

C’est ainsi que j’ai compris que les populations camerounaises sont sevrées de la bonne musique. Un tir que le jeune Aaron Jac’sson veut  à tout prix rectifier.

Un talent ignoré

Comme la plupart des auditeurs, j’ai commencé à suivre l’émission dans un salon de coiffure à Bonapriso. Bien après, je me suis rendu au siège de la radio pour rencontrer Aaron Jac’sson en personne. Je l’ai trouvé humble et ambitieux. C’est un garçon qui a hâte de réussir dans la musique chrétienne, mais ne dispose que de son talent.

Aaron m’a parlé de ses projets et m’a demandé si je pouvais les soutenir. Ma réponse a été oui. Toutefois, j’ai constaté que le génie dans notre monde actuel a besoin des réseaux. Si quelqu’un n’a pas de connexion, même à l’église, peu importe son talent, il n’aura rien. Mais je suis quand même certain d’une chose : qui sème et persévère ne récoltera pas le vent.  

 

DN

 

 


Jusqu’où peuvent aller les impuissants de ce monde ?

La planète entière est plongée dans le chaos humanitaire, sécuritaire, économique… et personne n’y peut rien, même pas le pape François.

Depuis mon Cameroun natal, je m’interroge sans cesse sur la suite des temps. Au regard des sujets qui alimentent la chronique, je me demande si nous ne sommes pas la dernière génération à vivre sur la planète bleue ? De par leurs faits et gestes, les dirigeants du monde me répondent par l’affirmative. Il n’y a pas que les gouvernants qui me laissent conclure cette thèse. Il y a aussi le citoyen lambda.

Voilà une planète qui regorge de toutes les richesses suffisantes pour ses populations, jusqu’aux animaux des forêts. La terre produit abondamment sans rien nous demander en retour, sauf l’entretenir. Les eaux produisent différentes espèces de poissons, sans rien demander aux hommes. La forêt a été faite pour la vie et la reproduction des animaux. Le sous-sol regorge d’une immense richesse naturelle. Le ciel ne demande l’avis de personne pour arroser la terre. Le soleil ou la lune non plus. On a tout gracieusement.

Toutes ces bonnes choses, c’est le grand architecte (Dieu), qui les a faites pour le bien-être des populations de la planète. A ma connaissance, nous avons été placés dans ce vaste jardin, pour le cultiver et l’entretenir. Certains pourront trouver mon développement banal, mais je crois que c’est la réalité. Tout ce que nous faisons dans des bureaux climatisés, avec des stylos à main, derrière un clavier, une calculatrice, c’est pour une meilleure gestion ou pas des richesses naturelles. Sans le sol, on n’a rien à manger.

Genèses des conflits

La terre est grande. Nous sommes tous capables de posséder une portion de terrain à cultiver, construire son logement sans rien demander à personne. Malheureusement, je constate que les hommes ont voulu défier leur créateur. Les uns ont quitté leurs territoires d’origine, où ils sont nés, pour aller s’emparer des richesses des autres peuples, qui vivaient tranquillement de la chasse et de la cueillette. Ils n’enviaient personne. Ils se mariaient, et mariaient leurs enfants à leur manière. La vie était belle jusqu’au jour où les méchants, c’est le nom que méritent les terroristes, sont venus avec des armes pour contrôler leurs intérêts.

Et pourtant, les terres des méchants sont aussi très productives. Mais ils en voulaient plus. Ils étaient déjà largement avancés dans le capitalisme. Ils ont commis les atrocités que les livres d’histoires nous enseignent. Je me demande si ces meurtriers ne savaient pas que l’homme naît, vit et meurt. Que le riche ou le pauvre, le Noir ou le Blanc, chrétien, musulman, païen ou animiste, etc. ont tous un même sort. Ils ont la mort en partage. Concernant la résurrection ou la réincarnation que les uns et les autres prêchent, seul Dieu a le dernier mot. Et voilà comment les uns se sont emparés des richesses des autres. En leur imposant même leurs traditions, leur langue… La preuve : ce billet que vous lisez est rédigé en français, et pourtant son rédacteur n’est pas Français.

La coopération est une bonne chose, mais elle devient néfaste quand les accords profitent plus à un camp. Et c’est comme cela que les nations du monde ont voulu coopérer, de façon inéquitable. Ayant donc pris connaissance de cette balance déficitaire, ceux qui sont dominés tiennent absolument à se venger, même au péril de leur vie. Il faut aussi évoquer ce qu’on appelle guerre des religions. Les riches financent les rébellions ou le terrorisme au non de leur dieu. Au nom de quel dieu au juste? De celui qui a fait ce jardin plein de richesses ? Je ne le crois pas.

NB : Ce que je pense de la mondialisation, de la modernisation, des grandes réalisations, entre autres, vous le saurez dans cette série-vérité intitulée : « Jusqu’où peuvent aller les impuissants de ce monde ? »

Didier Ndengue

 

 

 

 


50 Cent : un symbole pour la communauté noire

 Le rappeur, auto-compositeur, auteur, producteur, acteur… Curtis James Jackson III a soufflé sur sa quarantième bougie lundi 6 juillet 2015. Frangin, au nom du ghetto, je te souhaite un joyeux anniversaire. Que Dieu t’accorde longue vie.

 

A l’époque, on voulait tous ressembler à 50 Cent. On s’embrouillait dans le look et le comportement. On se prénommait 25 Cent. La moitié de l’autre. Francophone, on forçait « le rap statois ». On avait toujours le mot « for my people » au microphone. On représentait notre quartier dans des compétitions de rap. Notre staff était au complet, surtout avec un sosie de 50 Cent en place. On déchirait sur un rythme « for my people ». C’était la belle époque, gravée dans ma tête.

 

A l’époque, c’était des baladeurs-cassettes et des écouteurs. Les walkmans CD sont arrivés plus tard, quand nous étions déjà trempés dans le rap. Il fallait avoir des côtes pour se procurer ces instruments de musique au Cameroun. Il fallait donc bosser dur. Un peu comme notre idole, Curtis James Jackson III, alias 50 Cent. Ces chansons m’ont beaucoup bercé. Raison pour laquelle, je ne pouvais pas manquer de produire un billet en l’honneur de mon héros du ghetto de tous les temps.

 

 The best

 

C’est lundi 6 juillet que le gars a soufflé sur sa quarantième bougie. Qu’il est jeune, mon rappeur ! Quand je dis qu’il est jeune, je fais allusion à Snoop Dog, Dr Dre, etc.  

 

50 Cent fait partie des premiers rappeurs de la planète qui sont sortis de la précarité et ont brillé comme une étoile sans se faire prier. Sans moyens financiers, il n’avait que son talent et quelques stratégies propres aux enfants du ghetto pour s’en sortir. C’est un slogan et un exemple pour toute la communauté noire dans le monde. Également pour les enfants en détresse en Afrique.

 

50 Cent, c’est le seul chanteur de la planète qui m’a fait aimer le rap. Le pur. Il reste le meilleur de tous les temps dans ce domaine. Oui, il a bravé les moments difficiles. Peu importe ce que les mauvaises langues disent.

 

D’ailleurs, combien ont tenté de faire comme lui et ont échoué ? Combien sont partis de rien pour être au top ? Ou encore, occuper la première place du classement des rappeurs les plus riches de la planète ? C’est un signal fort à l’endroit des jeunes Africains qui souffrent actuellement. Rien n’est perdu d’avance. Surtout si chacun épouse la philosophie du père de « In da club ».

 

DN

 

 

 

 


Stanley Enow ignore WhatsApp sans preuves

Soupçonné du meurtre d’une jeune étudiante à Yaoundé, le rappeur dément, mais sans le prouver.
Il veut que la presse l’innocente, mais n’apporte pas les preuves de ce qu’il avance. Ce 30 juin, le chanteur Stanley Enow a donné un point de presse pour démentir ce qu’il considère comme une rumeur. Soupçonné d’avoir assassiné Gaëlle Tatiana Medjo le 23 juin, avec la complicité de son collègue Dynastie le tigre, le rappeur ne se reconnaît pas dans ce crime. Seulement, aucune preuve n’a été apportée, ni pas lui, ni par l’ensemble de son équipe, pour soutenir ses propos.
Le suspect a simplement fait savoir qu’il n’était pas au Cameroun lors de ce drame. Il était à Londres, dans le cadre d’une mission avec la marque de boisson dont il est l’ambassadeur, nous apprend-il. C’est de l’Angleterre qu’il aurait, via les réseaux sociaux, appris la triste nouvelle. Nous lui avons donc demandé de nous fournir des documents administratifs, attestant qu’il a séjourné de l’autre côté du bout du monde. Rien. Le rappeur nous a tout simplement lancé un joli sourire, mais sans nous présenter des documents administratifs, pour nous permettre de l’innocenter dans nos différents billets, comme le désire tant son staff.
Certainement qu’il voudrait que nous allions à Londres pour vérifier par nous-mêmes qu’il y était. Sans souci, je suggère « aux enquêteurs » de chez nous de faire leur job sans état d’âme. Car la vérité se trouve certainement quelque part.
Enow ne gère pas les réseaux sociaux
Une photocopie de son billet d’avion, de son passeport et de son visa ou tout autre document nous aurait permis d’exploiter une autre piste que lui. Mais Stanley n’avait que sa bouche et sa voix pour dire qu’il n’est pas coupable. Qu’il n’a jamais été entendu par la police judiciaire comme l’affirmaient encore nos confrères de Yaoundé dans leurs multiples articles. « J’ai seulement été entendu par mon père qui m’a appelé au téléphone… »
En tout cas, il nous a simplement dit de bouche qu’il n’a pas tué la jeune fille. Qu’il ne dispose pas d’un groupe WhatsApp avec Dynastie. Et d’ailleurs qu’ils ne sont pas amis, dans la mesure où « ils ne se fréquentent pas ».
Même la date de son retour au bercail n’a pas été communiquée. Bizarrement, Didier Kouamo, ne s’en souvient plus. De la compassion, le chanteur n’en a pas vraiment fait montre envers la famille éprouvée. Monsieur Stanley Enow, mes lecteurs ont besoin de savoir où vous étiez le jour du drame… les photos de Londres sur vos différentes plateformes ne prouvent rien. Sans vouloir jouer le rôle de la justice, je souhaite humblement travailler avec des preuves palpables. Donc, je considère toujours que la vérité est à l’horizon…

Didier Ndengue


WhatsApp au cœur d’un scandale au Cameroun

Une jeune étudiante assassinée le 23 juin à Yaoundé aurait été victime d’un groupe criminel de ce réseau social.


A Yaoundé comme à Douala, beaucoup de Camerounais ont adopté WhatsApp comme nouvelle plateforme de conversation, d’échange de photos et de vidéos. C’est à la mode et personne ne souhaite rater le train. De peur de se faire traiter de « villageois ». Au Cameroun, quelqu’un qui se fait traiter de villageois est comparable à un analphabète.

Alors, pour prouver leur grande intelligence, les uns et les autres s’arriment aux nouvelles technologies de l’information et de la communication. Ils épousent également les bons et mauvais côtés de cette innovation. Cette semaine, c’est le mal qui a encore dominé sur les réseaux sociaux.

En fouillant sur le net ce samedi, je suis tombé sur une information qui me laisse bouche bée : deux rappeurs de renom de mon bercail auraient assassiné une jeune étudiante camerounaise le 23 juin à Yaoundé. Et le réseau social WhatsApp est au centre de la polémique.

Une piste « partouze » sur WhatsApp

Très rapidement, j’ai contacté plusieurs sources. Elles ont confirmé la mort de la jeune Gaëlle Tatiana Medjo, en début de semaine. Elle a été abattue non loin de son domicile au quartier Jouvence à Yaoundé. Du coup, les chanteurs Stanley Enow et Dynastie le tigre sont cités par de nombreux journalistes camerounais comme les assassins de la jeune femme. Les accusateurs attestent avec force que les deux stars entretiennent un groupe sur WhatsApp dénommé « Golden Group WahatsApp« , « qui a pour rôle d’attirer les jeunes filles et procéder à des séances de partouzes géantes… Plusieurs d’entre elles seraient passées à la trappe », affirment-ils. L’étudiante de l’Université de Yaoundé II auraient refusé de céder aux pratiques anormales de Stanley et de Dynastie, d’où le pire, apprend-on.

Les accusés nient tout en bloc

L’information fait grand bruit sur les réseaux sociaux. Et les fans des deux artistes sont confus. Approché, Didier Kouamo, le manager de Stanley Enow, nie tout en bloc. A en croire M. Kouamo, l’auteur de Hein père était à Londres (Angleterre), le jour du crime. Le manager de Dynastie le tigre, quant à lui, reconnait que son artiste entretenait une relation étroite avec la jeune fille.

« Ils se connaissent depuis l’enfance…ils ont fait l’école primaire (du CE1 au CM2) ensemble à Ebolowa », souffle-t-il avant de dédouaner son artiste :

« Il n’a jamais tué la jeune fille. En plus, Dynastie n’a jamais été entendu pas la police comme certains le prétendent… »

En tout cas, je suis curieux de savoir de quel côté se trouve la vérité. Que l’enquête, si elle existe réellement au Cameroun, aboutisse rapidement. En attendant, Stanley Enow entend donner une conférence de presse la semaine prochaine pour se défendre. La vérité est à l’horizon…

Didier Ndengue


Emerger grâce au blogging au Cameroun

Dans un pays où le mot blog est ignoré des autorités administratives et des populations, un jeune homme a pu décrocher deux prix et intégrer plusieurs milieux professionnels au Cameroun  et à l’étranger.

 

Le 31 août prochain est la journée mondiale du blog. Chez moi au Cameroun, cette date passe généralement inaperçue. Même les blogueurs, les véritables concernés, l’ignorent souvent. Mais l’année dernière, j’ai été ému de constater que certains journalistes-blogueurs se sont souvenus de cette date. D’aucuns ont même rédigé des billets à ce propos. Parmi eux, Frank William Batchou. Depuis 2008, ce jeune homme se bat pour que notre métier soit reconnu et respecté au Cameroun. Après plusieurs efforts, ce frangin croit que la mayonnaise prendra un jour pour le collectif de blogueurs qu’il rêve de voir émerger. Mais il faut relever que si la mayonnaise ne prend pas encore pour l’ensemble de blogueurs camerounais, elle commence déjà à prendre pour l’un des pionniers du blogging au Cameroun.  

 

Mon premier blog  

 

C’est par hasard qu’il découvre le blogging en 2008. A l’époque, il était stagiaire au quotidien « Le Messager », agence de Yaoundé, dans la capitale camerounaise. « Comme beaucoup de reporters de la maison, plusieurs articles étaient publiés soient avec des semaines de retard soient jamais publiés », nous explique Frank William. Cet état de chose frustrait ce jeune ambitieux qui n’en pouvait plus de dépenser de son temps, de ses idées « pour voir mon travail validé à l’agence et mis de côté sans raison ». Et pour panser cette plaie, notre champion va interroger Google. En juillet 2008, il décide de fouiller des sites Internet où il peut proposer, en pige, ses articles non publiés dans le premier quotidien privé camerounais. Pendant ses recherches, Frank William Batchou tombe sur le blog d’Edouard Tamba, son chef de rubrique sports et des pages : « La forestière », chaque Mardi, et « Tic », les vendredis.

 

Quand il se rapproche de ce dernier pour savoir comment est-ce qu’on fait pour créer un blog, il lui répond: « va sur google et débrouille-toi. Je ne te donnerai pas du poisson quand tu as la capacité de pêcher ». A l’époque, avoue le blogueur, je l’ai considéré comme un aîné qui ne voulait pas aider ses cadets. Et pourtant, il nous poussait toujours dans nos différents travaux à aller au-delà de notre potentiel. Quelques jours après, il est allé lui-même sur le net pour créer son blog et prouver à son chef que : « je peux me débrouiller sans lui ». Il a d’abord essayé Blogspot et WordPress sans succès. C’est finalement le 27 août 2008 qu’il crée son blog (blogfrankwilliam.com.over-blog.com) sur over-blog et son premier article a été posté le 4 septembre 2008 et intitulé : « Le retour triomphal de Françoise Mbango au bercail ». C’était après sa médaille d’or aux J.O (Jeux Olympiques) de Beijing en Chine. Depuis lors, « je continue à faire mon bonhomme de chemin en apprenant tous les jours. Je suis lauréat de 2 prix avec mon premier blog qui reste mon petit bébé », se réjouit celui qui travaille désormais pour le compte d’un opérateur de téléphonie mobile au Cameroun grâce au blogging.

 

Comment il contribue au développement professionnel

 

Le blogging lui a permis de rencontrer beaucoup de personnes qu’il n’imaginait pas au Cameroun et à l’étranger. « C’est la somme d’expériences acquise dans le blogging qui me permet de travailler, professionnellement, sans grande peur quel que soit la structure ».

 

Etat des lieux

 

Le blogging cherche encore sa voix au Cameroun malgré tous les talents que nous avons ici (Danielle Ibobn, Florian Ngimbis, Gaëlle Tjat, René Nkowa…). Ceux de la Côte d’Ivoire ont profité de la crise post-électorale pour s’imposer et travailler en harmonie. Dans les pays anglo-saxons,  les mentalités sont très avancées et le blogging valorisé. Mais au Cameroun, au 21ème siècle, on est surpris d’entendre un responsable du ministère des postes et télécommunications dire qu’il ne connaît pas ce qu’on appelle blog. C’est la raison pour laquelle, le dossier du Collectif des blogueurs du Cameroun n’est toujours pas légalisé. Cela n’empêche pas les blogueurs camerounais de faire leur travail et au fil des années, ils sont reconnus. Dès qu’il y aura un vrai déclic et qu’on comprendra que le blogueur au Cameroun n’est pas un mendiant, les choses changeront davantage. Ailleurs, les gens vivent uniquement de ça. Je crois qu’un jour, on y arrivera au Cameroun. Frank William reste positif. « Je nous conseillerai plus de solidarité et de travail bien fait dans la persévérance. Et comme disait l’autre, on verra le bout du tunnel (de sortie et non d’entrée s’il vous plaît) ».

 

Didier Ndengue

 

 

 

 


COP21-Paris : l’Afrique au rendez-vous des gros pollueurs

Carte postale : Douala otage des matières fécales
Des poubelles en vogue

En plus des sujets poignants qui empoisonnent notre quotidien, le continent noir s’invite aussi au débat sur l’environnement.

Le changement climatique s’invite dans toutes les conversations depuis un certain temps en Afrique. Mais beaucoup de personnes n’y prêtent pas vraiment attention. Et pourtant, ce changement soudain de climat touche à leur quotidien. Les saisons se confondent. Le soleil et la pluie ont chamboulé leur calendrier sans avertir les populations de la terre.

Ces dernières croient qu’elles peuvent se défendre en prenant, par exemple, des engagements chiffrés en matière de réductions des émissions des gaz à effet de serre, à en juger par ce qui ressort du sommet du G7 sur le climat, organisé tout récemment en Allemagne. Cette résolution des pays les plus industrialisés et des gros pollueurs de la planète est certes une piste à explorer, mais j’ose croire que ce n’était qu’un bal de plus, qui ne changera rien à la situation alarmante. Pour combien de temps encore ?

 

Aucune pitié pour notre environnement   

La terre est notre bien le plus cher et un bien qui nous est commun. C’est un bien naturel, même si certains en ont fait leur propriété privée. Prenez, par exemple, la majorité des multinationales, exerçant au Cameroun, qui spolient les populations riveraines, sans que cela ne gène personne. Plusieurs quartiers de la ville de Douala sont menacés de disparition à cause des produits chimiques qui rongent les sols à longueur de journée. Ces gros pollueurs payent leurs taxes à l’Etat, et ce dernier, engraissé, fait souvent semblant de combattre le phénomène. Du grand n’importe quoi ! C’est tout simplement de la poudre aux yeux pour les populations riveraines.

Sinon, comment expliquer que tous les égouts de la capitale économique soient bouchés par des bouteilles en plastique sans que la communauté urbaine ne lève le petit doigt ? Où vont régulièrement ces eaux de couleur qui sortent des usines brassicoles implantées en plein centre ville, dans des plantations du Moungo ou dans des zones industrielles ? Plusieurs cas ont été soulevés par la presse locale. On attend toujours des résolutions. Entre temps, on s’active en sensibilisant les populations pauvres sur le bien-fondé de la préservation de l’environnement.

 

Conférences, sommets, patati patata… et après quoi ? 

La semaine dernière, jeudi, un débat s’est tenu sur l’environnement à l’Institut français du Cameroun (IFC), à l’antenne de Douala. A entendre ces savants s’exprimer sur le sujet, on a l’impression que la mise en pratique des résolutions qui en découlent est imminente. N’y pensez même pas. En Afrique, même pour soigner un malade mourant, il faut remplir des procédures. Celles-ci sont très longues d’ailleurs et sont accompagnées d’une enveloppe bien fournie devant chaque bureau pour motiver, ou si vous préférez, pour corrompre chaque service. Imaginez pour un bien commun ! A mon avis, les réunions sur l’environnement ou les changements climatiques doivent se dérouler sur les lieux de pollution.

En tout cas, pour l’instant, je suis curieux de savoir ce qui va se dire le 29 juin à New-York, en septembre au cours de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (ONU), et en novembre en Turquie lors du G20 sur le climat. Cette série de réunions s’achèvera par la Conférence mondiale (COP21) du 30 novembre au 11 décembre, à Paris (France). Ainsi, chers leaders africains, prière de bien présenter la situation telle qu’elle est réellement dans vos pays et les répercutions de la pollution de l’environnement sur la population riveraine. C’est une population orpheline, qui ne peut pas exprimer son ras-le-bol de peur d’être coffrée pour trouble à l’ordre public.

 

Didier Ndengue      

 

 

 

 



Les yeux doux des petits monstres au grand manitou

Lors du défilé de la 43e fête nationale du Cameroun, célébrée le 20 mai, les spectateurs ont pu apprécier la grosse flagornerie des militants du Rassemblement démocratique du peuple camerounais.

 Ce 20 mai 2015, la vallée de la Bessèké a pris un coup de pinceau forcé pour accueillir le défilé de la 43e édition de la fête de l’unité nationale du Cameroun.

Le long du boulevard, la première vague des militants franchit la tribune d’honneur sans obstacle. Mais la pression protocolaire commence à se manifester quand arrive le tour de la dernière vague des élèves et étudiants des établissements de la ville. Les agents de sécurité leur demandent d’accélérer le pas jusqu’à la tribune d’honneur, où se trouve Joseph Béti Assomo, gouverneur du littoral qui préside la parade.

Du haut de la tribune, je constate que les élèves sont étouffés dans cet élan. In fine, ils sont frustrés. Et la pression protocolaire semble impacter sur leurs chorographies.

Après les établissements d’enseignement supérieur, vient le tour des partis politiques. Le coup d’envoi est donné ici par les militants de l’opposition. Dans les rangs, un constat se dégage : ils défilent sans effigie, ni emblème de leur. Cette curiosité suscite des interrogations parmi les citoyens venus vivre la cérémonie en direct. Toutefois, les militants des partis politiques de l’opposition conservent leurs tee-shirts traditionnels. « Il y a des imperfections au niveau protocolaire. Je crois qu’il faut que les éléments du protocole respectent un peu plus les acteurs politiques», lance Banda Kani, homme politique camerounais. Curieusement, et à ma grande surprise, la pression protocole baisse devant le Social Democratic Front (SDF).

Les agents ont soudainement libéré la piste principale du boulevard. Mon voisin me chuchote à l’oreille que ce retrait soudain annonce l’entrée en scène des militants du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC). Normal, c’est le parti au pouvoir, et ses militants, même s’ils font preuve d’une arrogance sans précédent et longévité au pouvoir, méritent qu’on leur déroule le tapis rouge, n’est-ce pas ? 

 Plus de 30 minutes de défilé pour le RDPC

De tous les partis politiques de l’opposition que j’ai vus à la vallée de la Besséké, aucun n’a eu plus de 15 minutes de défilé. Certainement parce qu’ils n’ont pas assez de militants. Ou alors parce qu’ils ne les flattent pas assez comme l’autre.

Les mauvaises voix révèlent que le parti de Paul Biya donne dix mille francs CFA (10 000) à chacun de ses membres après les défilés. Vrai ou faux ? Je n’en sais rien puisque je ne suis pas membre de ce parti. Je sais quand même qu’après le défilé du 20 mai dernier, les hommes et femmes de ce parti ont « bien pointé » leur journée. Arrêtons donc avec ce commérage et revenons-en à notre défilé de positionnement.

Contrairement aux autres mouvements politiques, le RDPC, constitué en plusieurs groupes, a pris le lieu du défilé en otage avec ses pancartes, effigies de Paul et de Chantal Biya, chants, etc.

Les militants de cette grosse machine politique étaient munis de tout pour réussir leur démonstration, sans être inquiétés par le protocole qui cherchait certainement aussi à se faire voir par le prince (Paul Biya). Cette frustration n’a pas du tout plu à l’opposition. « On a chassé certains de nos militants des rangs et on a arraché nos gadgets du défilé. Quand c’est le RDPC, on laisse défiler avec une dizaine de plaques », s’indigne un militant du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) pendant la mascarade.

Cette discrimination orchestrée par le comité d’organisation du défilé n’est pas restée sans conséquence. Loin de la tribune d’honneur, certains spectateurs ont hué à leur tour, les militants de Paul Biya. « Sales voleurs de la République. RDPC, parti de l’escroquerie», pouvait-on entendre dans la foule. En guise de réplique, les militants du RDPC ont entonné leur fameuse chanson : « Paul Biya…e ncore 100 ans ». Une grosse hypocrisie, pense un spectateur au niveau du « pont Joss ». « Ceux qui lui accordent encore ces années, sont en réalité ceux qui veulent en découdre avec lui, mais ils chantent parce qu’ils veulent justifier leur enveloppe », me fait savoir un observateur apparemment bien introduit, rassasié des mensonges, des flagorneries, et des louanges des « militants » du parti pour paraitre saint devant Paul Biya.

 

Didier Ndengue

 

 


Muhammadu Buhari : welcome Mr. President

Au Nigeria, ce 29 mai 2015 est jour de prestation de serment de M. Buhari. Des tas de dossiers sont sur la table du nouvel homme fort du Nigeria. Il devra primo, éradiquer le terrorisme et l’esprit tribal qui rongent ses compatriotes et contaminent les voisins.

L’adoption de la stratégie commune de lutte contre Boko Haram de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) n’a pas encore eu lieu jusqu’à ce jour. Il fallait d’abord attendre la prestation de segment de Muhammadu Buhari, nouveau président élu de la République fédérale du Nigeria. Mais déjà, depuis que cet homme a renversé Goodluck Jonathan par les urnes, les atrocités de la secte terroristes se font de moins en moins ressentir tant au Nigeria (fief de Boko Haram) qu’au niveau des pays voisins (Cameroun, Niger, Tchad, Bénin). Dans le but d’éradiquer ce groupe terroriste, un document avait été concocté à Douala le 2 avril dernier. Les experts des deux blocs régionaux s’étaient alors retrouvés dans un hôtel de la capitale économique camerounaise pour réviser tous les textes internationaux liés à la lutte contre le terrorisme. La réunion conjointe avait permis de rédiger un projet de Déclaration qui devait être approuvé à Malabo, en Guinée équatoriale, le 8 avril 2015 par les chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres des communautés économiques des Etats d’Afrique centrale et de l’Ouest.

Doléances

Le jour de la victoire de Buhari sur son challenger, Goodluck, la majorité de Nigérians rencontrés à Douala formulait le vœu de voir les maux de leur pays disparaître une fois pour toutes. Nombreux souhaitent que les régions Nord, Sud, l’Est à l’Ouest ne se regardent plus comme ennemies. Que le nouveau président fasse profiter les richesses du pays à tous les Nigérians. Afin que cesse la jalousie, la haine, entre autres. Le pays le plus peuplé d’Afrique entame donc un nouveau départ. Et M. Buhari tient les commandes. Il doit conduire le pays à bon port.

 Portrait de Muhammadu Buhari

Retour sur les principales étapes de la vie d’un homme à poigne qui a déjà dirigé la junte militaire entre 1983 et 1985 et qui va présider, pour les cinq années à venir, aux destinées du pays le plus peuplé d’Afrique avec 173 millions d’habitants et également première puissance économique de la sous-région ouest-africaine.

Musulman originaire du Nord

Muhammadu Buhari est né le 17 décembre 1942 à Daura, dans l’État de Katsina, situé au nord du Nigeria à la frontière avec le Tchad. Dernier né d’une fratrie de 23 enfants, il est le père de 10 enfants issus de deux mariages.

Le candidat de All Progressives Congress (APC) s’était publiquement exprimé en 2011 lors d’un séminaire, en faveur d’une application totale de la loi islamique, la charia, dans tout le pays. Mais en janvier 2015, en pleine campagne électorale, il était revenu sur ses dires en défendant la liberté de culte, rappelant au passage n’avoir jamais imposé la charia lorsqu’il était au pouvoir entre 1983 et 1985.

Militaire et rigide chef de junte pendant 20 mois, entre 1983 et 1985

Muhammadu Buhari rejoint l’armée à l’âge de 19 ans. Il suit plusieurs années de perfectionnement en Grande-Bretagne, puis gravit les échelons pour devenir en 1980 officier général des Forces armées nigérianes. Une carrière accélérée notamment par sa participation en 1966 au coup d’État mené par le lieutenant-colonel Murtala Muhammed, pour renverser le régime d’Aguiyi Ironsi.

En décembre 1983, le général Buhari prend les rênes du pouvoir après avoir renversé le président Shehu Shagari, élu en 1979. En août 1985, l’homme qui a dirigé d’une main de fer le Nigeria est à son tour renversé par le général Ibrahim Babangida.

Pendant ses 20 mois au pouvoir, il fait de la guerre contre l’indiscipline, son principal cheval de bataille. La tricherie lors d’examens universitaires pouvait par exemple conduire à une peine d’emprisonnement de 20 ans et il n’hésitait pas à faire fouetter en public les fonctionnaires arrivant en retard à leur bureau.

La « méthode Buhari » était qualifiée de rude, si bien que le général était vu comme un dictateur. Au nom de l’indiscipline, il avait fait exécuter publiquement en plein centre de Lagos, trois Nigérians condamnés pour trafic de drogue. Ses adversaires se souviennent d’un Etat policier qui suspendait les libertés civiles et maltraitait les opposants. Sous sa gestion, de nombreuses personnes sont conduites en prison, dont Fela Kuti, père de la musique nigériane « Afrobeat » et activiste des droits de l’Homme.

Trois fois candidat malheureux à la présidentielle

Muhammadu Buhari est désigné candidat en décembre 2014 par le principal parti d’opposition, le Congrès progressiste (APC), avec 3 430 voix, devant l’ancien vice-président Atiku Abubakar qui obtient 954 voix. Il effectue son retour en politique en 2003, lors de l’élection présidentielle perdue contre l’ancien général Olusegun Obasanjo, qui l’a aujourd’hui rallié. En 2007 et en 2011, il perd face à Umaru Yar’Adua (décédé au pouvoir) puis Goodluck Jonathan. Sa défaite en 2011 entraîne des violences au cours desquelles un millier de Nigérians sont tués.

Ticket avec le Sudiste Yemi Osinbajo, pour équilibrer la donne face à Jonathan

L’alternance ethnique entre chrétiens sudistes et musulmans nordistes étant cruciale au Nigeria, le nordiste Muhammadu Buhari désigne le 17 décembre 2014 pour la vice-présidence, Yemi Osinbajo, issu de l’ethnie yoruba du sud du pays, en vue d’équilibrer la candidature de son parti face au président sortant, Goodluck Jonathan.
Yemi Osinbajo qui est responsable du département de droit public de l’Université de Lagos, jouit d’une riche carrière professionnelle. Chrétien évangéliste, il fait partie du comité de rédaction du Manifeste de l’APC en 2013.

L’alliance avec Olusegun Obasanjo

Battu à la présidentielle de 2003 par le général Olusegun Obasanjo, Muhammadu Buhari entretient de bons rapports avec l’ancien président surtout depuis que ce dernier a publiquement déchiré sa carte de membre du PDP, en février dernier.
Buhari avait été nommé par Obasanjo en 1976, au poste stratégique de ministre du Pétrole et des Ressources naturelles. Les relations exécrables entre Goodluck Jonathan et Olusegun Obasanjo profitent fortement à Buhari dans la dernière ligne droite de la campagne présidentielle.

Muhammadu Buhari, l’homme providentiel ?

Candidat à l’élection présidentielle du Nigeria, le 28 mars, pour la quatrième fois, Muhammadu Buhari, 72 ans, représente, aux yeux de nombreux Nigérians excédés par les attaques du groupe terroriste Boko Haram, l’homme de la situation face à un Goodluck Jonathan accusé d’indolence devant la menace islamiste. Boko Haram a fait, depuis 2009 dans le nord-est du pays, plus de 13 000 morts et 1, 5 million de déplacés.

Pour la plupart des Nigérians, sa réputation d’intégrité à toute épreuve et de dirigeant à poigne fait de lui l’homme dont le pays, empêtré également dans les problèmes économiques, a besoin pour se redresser.

Après trois tentatives infructueuses (2003, 2007 et 2011) à l’élection présidentielle, les Nigérians viennent d’accorder, ces 28 et 29 mars 2015, une chance au candidat de l’APC qui a su, au cours des trois derniers mois, exploiter les échecs du gouvernement Jonathan, surtout au niveau de l’insécurité et de la corruption. Il promet, à ce niveau, de mener une lutte sans merci au sein de l’élite, en vue de la distribution plus équitable des revenus du pétrole.

 

Didier Ndengue avec www.news.abidjan.ne

 

 


Afrique : après les crises, le baby-boom

Les lits des réfugiés africains sont très féconds.

Pour remplacer les leurs tués dans leurs villages ou villes d’origine par des bandes armées, les réfugiés africains ont trouvé un moyen très simple et génial : se réconforter, prendre du plaisir et faire le plein de bébés.En procréant, ils remplissent les camps de réfugiés dans les pays d’asile. Au Cameroun, pour ne citer que ce pays de la sous-région d’Afrique centrale, les filles réfugiées en âge de puberté sont exposées à des grossesses. Et les contraceptifs ne sont visiblement pas du goût de leurs conjoints.

En début de semaine, les humanitaires, notamment la Croix-Rouge, le HCR, l’Unicef, Médecins sans frontières, s’inquiétaient déjà de la situation des réfugiés casés dans un camp à Mora, département de Mayo Sava, région de l’extrême-nord du Cameroun. Dans cette région, le taux de natalité va de plus en plus croissant. Depuis janvier 2015, selon les organismes humanitaires, on dénombre soixante-quatre naissances, seulement dans le camp du stade municipal de Mora. Le HCR apprend que la zone regorge de 6 645 âmes.

Elle a enregistré un taux d’augmentation de 0, 64 % en très peu de temps. Mais les maux les plus redoutés ici par les humanitaires sont entre autres, les menaces terroristes, les complications post-natales, la poliomyélite, etc.

Dans les prévisions du HCR, au moins 4 000 femmes en âge de procréer arriveront dans ce camp d’ici août 2015. Et le nombre de naissances devrait aussi suivre. Au mois de mars, elles étaient 3 628. De nos jours, le chiffre se situe à 4 023 à la mi-mai, avec évidemment plus de bébés.  

 

DN    

 

 


Le cri de détresse d’un immigré camerounais

Le jeune Chouanteu Bouani Kevin ne sait plus à quel saint se vouer. Homosexuel », il a été contraint de quitter le Cameroun et vit clandestinement en France. 
Samedi 9 mai 2015, au lieu-dit Carrefour Safari à Bépanda, de son point de commerce, une femme lance un cri de détresse : « Il faut m’aider. Mon fils est dans les problèmes ». Braiseuse de poisson, elle déplore la situation alarmante dans laquelle se trouve actuellement son fils en France.
Le jeune Chouanteu Bouani Kevin, âgé d’une vingtaine d’années, a quitté le Cameroun en catimini. Sa mère croit que son fils s’est subitement lancé dans l’immigration clandestine en 2012. La raison évoquée par cette dernière : les mauvaises conditions de vie de leur famille. Depuis son évasion, le jeune homme est resté en conversation permanente avec les siens, via les réseaux sociaux et le téléphone.
Seulement, il ne leur a jamais dévoilé les vraies raisons de son départ. Joint par le journal Intégration, Chouanteu Bouani Kevin, depuis sa cachette à Paris, révèle qu’il a fui le Cameroun parce qu’il était « recherché pour homosexualité ».  Sa mère s’étonne :  « Ah bon ! Moi, je ne le savais pas ».
L’Europe, morts ou vifs
Dans une vidéo de 13 min 21 s, publiée sur Youtube le 15 février 2014, qu’il a partagé avec l’un de ses amis, on voit des corps des migrants africains noyés, récupérés par les gardes civiles au large de la côte de Ceuta en Espagne.
Dans une autre vidéo, plusieurs migrants tentent de sauter la clôture à Ceuta, mais sans succès. Une façon pour Chouanteu Bouani Kevin de montrer à ses proches et ses amis les difficultés auxquelles sont confrontés les aventuriers africains.
Aujourd’hui, il peut s’estimer heureux d’avoir bravé ses obstacles. Seulement, après toutes ses étapes, qui l’ont souvent rapproché de la mort, il aurait voulu que la France soit plus tendre avec lui. « Je suis parti du Cameroun parce que j’avais peur pour ma sécurité. J’attends que les autorités camerounaises fassent preuve de compréhension et que les autorités françaises me viennent en aide. Tout ce que je souhaite, c’est de vivre librement ma vie et avoir aussi la chance de faire mes preuves dans ce monde, au vu de mes qualités », explique Chouanteu Bouani Kevin.

Didier Ndengue


« Tu as déjà vu un Chinois tirer un joint ? »

Cette question m’a été posée hier par mon ami Eldy, alors que nous nous rendions à « Macacobeach », un coin très chic du quartier Youpwè, dans le deuxième arrondissement.

Non, Eldy, je n’ai jamais croisé un Chinois fumer, pas même la cigarette. A part dans des films. Ces gars font tellement sérieux, on dirait des anges et pourtant… Mon week-end était un tout petit peu particulier avec mon poto d’enfance, Eldy. Nous nous sommes rendus au bord de la mer à côté des camps des pêcheurs chinois.

En chemin, Eldy m’a informé qu’il y a des Chinois accros au cannabis qui travaillent de ce côté. A l’instant, je n’ai pas cru à ce qu’il me racontait.

Mais sur place, j’ai vu ces pêcheurs chinois qui tuent souvent les poissons de Youpwè à l’aide de pesticides,

Un vieux chinois en action,hein!
Un vieux chinois en action,hein!

en train de se régaler avec les stupéfiants. J’étais vraiment très loin d’eux. Mais, je crois avoir bien vu que ces gars se régalaient avec la fumée dans l’air. En tout cas moi quoi là-dedans. Je me suis amusé comme un gosse, avant de rentrer chez moi.

D.N.


Terrorisme : Henri-Michel Mvogo et les nouveaux monstres de la planète

Le terrorisme est une nébuleuse qui prend sa source au cœur de l’islam, profils et nature mortifère des nouveaux monstres. En voici l’intégralité d’une petite réflexion menée par un chevronné journaliste Camerounais.

Le 09 septembre 2001, les attentats du World Trade Center, ont suscité émois et afflictions, devant une immense cruauté. La proportion du crime, à une échelle gigantesque nihilique, associée à la destruction d’édifices, par des méthodes non-conventionnelles, ont outre-mesure, ouvert des réflexions de tous ordres sur ces formes de barbaries et le profil des terroristes.

Tous les attentats qui suivirent jusqu’à ce jour, toutes proportions gardées, font le déni de la tolérance, de l’affliction, de la concorde et la paix, avec pour corollaire : le Coran ! « Il convient de s’interroger sur la nature délinquantielle, des perfides » Leurs coups tortueux, inéluctablement liés à leur éducation, ostracisent les libertés fondamentales et paradoxalement, l’instruction religieuse qu’est l’islam, semble ne plus porter de rédempteurs desseins et les conséquences dramatiques qui en résultent, démobilisent nos divers services publics, face à des faits divers monstrueux !

« Sous certains cieux, la charia décuple par sa violence. L’islam si chère à nos chairs à canon, dans sa pédagogie qui consterne en raison des inepties de cette nouvelle guerre asymétrique, doit rechercher une nouvelle intégration, faire l’apologie de la miséricorde de l’amour de l’autre, de celui ou celles qui par ses différences religieuses prône l’œcuménisme. »

Le Soufisme, doit offrir un nouveau visage aux antipodes de celui qui crispe le regard de l’autre et développe l’islamophobie. Prendre en compte, les exigences liées aux changements culturels et promouvoir la tolérance sous toutes ses formes, tel est le défi pour considérablement enrayer ce fléau.

 


Merci Facebook pour cette drôle leçon d’amitié

Il était une fois : un rendez-vous de deux amis de la plateforme la plus prisée au Cameroun

 
Ah ! Daniluv. Cette fameuse meuf d’un jour. Ou de quelques minutes seulement, si vous préférez. Elle croyait me faire du mal, et pourtant, elle me montrait la vraie figure de certaines personnes de Facebook. Les faits se déroulent dans un chic restaurant de la métropole économique camerounaise. Laissez que je vous balade dans ma mésaventure proprement dite d’un soir avec cette tigresse que j’ai rencontrée sur Facebook, le réseau social en vogue au bercail. Daniluv est son nom sur la plateforme. Elle était mon « amie », comme le disent régulièrement les « facebookeurs », avant notre rencontre « face to face ».
En réalité, je la croyais gentille, un ange, au regard de ses posts sur son mur. Actuellement, je compte plus de 900 « amis » sur cette plateforme. Mais si on tamise, mes vrais amis n’atteignent pas dix. Daniluv fait partie de la catégorie de ces jeunes filles-là qui utilisent uniquement ce réseau pour vendre leur physique. Pour montrer comment elles sont « belles ». Avec l’aide bien évidemment de Photoshop qui prend le soin de maquiller les images.

Invitation

J’avoue que je me suis fait avoir deux fois par deux « nanas » de Facebook. Mais le séjour avec Daniluv est celui qui m’a le plus marqué. Un samedi, je me sentais seul. Je me sentais lourd, financièrement parlant. Et pourtant, mes poches ne regorgeaient que des miettes que j’aurais bien fait de garder rien que pour moi seul. Je n’avais aucune meuf disponible que je pouvais inviter à prendre un pot. Alors, je me suis connecté sur ma page Facebook.
Daniluv était dans mon collimateur depuis très longtemps. Elle était justement en ligne ce samedi. J’ai été séduit par ses photos. J’ignorais absolument qu’elles étaient retouchées par Photoshop. On a un échange pendant quelques minutes et j’ai invité « la go » à prendre un pot ce même jour au restaurant « Goodies » sis à Bonapriso. Une invitation qu’elle n’a pas rejetée. Située à deux taxis du lieu du rencart, Daniluv m’informe au téléphone qu’elle n’a pas d’argent de transport. En gentleman, je me propose de régler ce petit détail. Mission accomplie avec brio.

La tigresse en action

J’ai voulu renoncer à notre rendez-vous à la dernière minute, après sa descente du taxi. Tellement elle n’avait rien de cette perle sur Facebook. Noire, cheveux artificiels bizarres posés sur son crâne, voix grave…j’étais K.O debout devant le restaurant. En plus, son orgueil était visible à l’œil nu. Seigneur ! Je suis dans la merde.

« Un conseil les filles : quand vous savez que vous n’êtes pas très agréable physiquement, veuillez au moins soigner votre langage face à vos interlocuteurs et vraiment appliquer les règles de politesse. Ce n’est pas parce que vous êtes sur Facebook que vous êtes forcement une star. »
Pour me débarrasser de ce colis qui devenait de plus en plus gênant, nous avons occupé une table dans le restaurant. Du coup, elle a passé une terrible commande au point où je me suis senti obliger de renoncer à la mienne au regard de mes petits billets de banque. Plus de trois plats à la fois, avec jus naturel, gâteau… Qu’est-ce qu’elle est gourmande, cette fille ! Elle m’a paumé en moins de 20 minutes. Et au lieu de tout bouffer sur place, voilà la meuf qui demande qu’on emballe toute sa nourriture parce qu’ils n’ont pas préparé à la maison. Incroyable, mais vrai. Elle a fait emballer toute sa bouffe et est repartie sans même dire merci ou au revoir.

 

Didier Ndengue


Charlotte Dipanda : Sèche tes larmes princesse, ta couronne subsistera

Après La Cigale en France le 8 mars, l’étoile montante de la musique désormais mondiale, donne deux concerts inédits au bercail les 10 et 11 avril, sans véritable soutien. On n’est pas prophète chez soi hein…Charlotte !
Grande sœur Charlotte, c’est avec un cœur plein de joie que je me penche sur le clavier de mon Personal computer (PC) pour rédiger ce billet, après la conférence de presse donnée le 31 mars 2015 dans la salle de spectacles de l’Institut français du Cameroun (IFC) antenne de Douala. J’espère que tu prendras un peu de ton temps, juste après les répétitions, pour y jeter un coup d’œil. N’hésite pas de laisser un commentaire à la fin de ce texte, si tu as quelques remarques ou suggestions à faire à la suite de ce post. D’emblée, permets moi de saluer la mobilisation de tous les hommes de média qui t’accompagnent dans cette belle aventure musicale. Je constate qu’il n’y a rien à redire de ce côté-là. Tu as le soutien et l’affection complet des vieux et jeunes journalistes et animateurs de ton pays natal, ou encore de notre pays natal. Si je n’abuse un tout petit peu, c’est le résultat du travail de toute ton équipe technique. Qui utilise tous les circuits de communication pour atteindre, non seulement le grand public camerounais, mais aussi les hommes de média qui sont tes premiers fans. En retour, nous t’offrons ce que nous avons de plus chers: articles de presse, tranches d’antennes (télévision, radio), etc.

En live
Par amour…mais pas comme Nicky Larson
Généralement, les mecs de mon calibre donnent aux divas comme toi, sans rien attendre en retour, en termes de sou. Seul ton sourire nous rend fous comme « Nicky Larson ». Ta beauté n’est pas en reste. Seulement, je constate que même les femmes, tes sœurs, t’aiment aussi fort que nous. Et ça fait des jaloux. Les bambins quant à eux, ne rêvent que de causer ou d’immortaliser un instant avec toi. A quand les autographes ?
Massa, où est mon billet ?
C’était juste une parenthèse. Revenons-en à nos moutons. Mardi 31 mars 2015 marque la sortie officielle de ton troisième album « Massa » au Cameroun. Un véritable délice de dix chansons dans lesquelles tu installes un dialogue direct et n’hésites pas à prendre position pour parler de ton pays. Tu dis aussi ton amertume sur « Elle n’a pas vu ». Après le live du 8 mars à La Cigale de Paris, deux autres géants concerts sont respectivement programmés les 10 et 11 avril prochain à Douala et Yaoundé. Selon tes attachés de presse, le stock de billets de spectacle est déjà épuisé. Pauvres retardataires !

Charlotte Princesse
Quand la princesse pleure, l’assistance est angoissée
Elle n’avait pas prévu ça pendant la conférence de presse à l’IFC, mais Solange Aïcha en a décidé autrement avec son témoignage. Cette doyenne de l’animation, 26 ans de carrière, a vu cette jeune fille dans ses débuts. Solange Aïcha a brièvement retracé le parcours plein d’embûches de la chanteuse. Charlotte a coulé les larmes après ce joli témoignage de l’animatrice de la Crtv. Les autres confrères ont également suivi la « vibe ». Que c’est beau d’être une vraie star !
Un pays jaloux de ses prophètes
Lors de la phase questions/réponses, Laura Dave, une autre animatrice, a constaté que les affiches annonçant tes spectacles au bercail ne portaient que les logos des médias qui t’accompagnent. Il y a notamment la Radio France internationale (Rfi), Canal 2 International, Radio Balafon, Le Messager,… Pas une seule griffe d’une multinationale souvent promptes à réagir quand il s’agit d’une star nigériane. L’animatrice de « Vox Africa » voulait savoir pourquoi ces multinationales qui offrent régulièrement des centaines de millions de francs CFA aux autres musiciens des pays voisins ne te soutiennent pas dans cette sortie? Selon tes propos, il faut toujours courir après elles, pour bénéficier d’un quelconque soutien. Et pourtant, on est tous conscients de ta force de frappe. En tout cas, il n’y a qu’au Cameroun qu’on dénigre ses prophètes. Contrairement à Solange Aïcha, qui est dans l’animation depuis plus de deux décennies, je ne t’ai pas vu grandir, mais je te vois briller. Je t’ai adopté chez moi, pendant mes moments d’intense réflexion et cela me suffit.

Excellent concert big girl !

 

Didier Ndengue


Sa déclaration d’amour n’est pas un poisson d’avril!

Femme mariée, ayant onze ans de plus, dit être follement amoureuse de moi. Que dois-je faire en cette période de solitude ?

Le mois de mars va mourir dans quelques jours. Laissant place à son voisin le plus proche, avril. Le premier jour de cet autre mois est rempli de fables, de plusieurs blagues plus ou moins vraies. On est habitué à appeler ces genres de choses un « poisson d’avril », comme pour dire que « cette histoire était fausse ». Mais chers lecteurs, cette confidence que je vous fais n’a rien d’un « poisson d’avril». C’est une histoire vraie que je vis depuis quelques semaines déjà.

Il a seulement 8 ans et elle, 61 ans
Il a seulement 8 ans et elle, 61 ans

Notre rencontre

Un après-midi, ce la mi-mars, dans un cybercafé de Douala, alors que j’étais assis tranquillement en train de lire un billet, une femme d’un certain âge est entrée et pris place juste à côté de moi. Elle voulait mettre des nouvelles photos sur sa page Facebook, mais ne savait pas comment procéder. Remarquant sa difficulté, en gentil garçon, je me suis proposé de l’aider. En zappant ses photos, je suis tombé sur une photo très belle qui m’a fait penser à la femme d’un ami.

Prémices d’un amour… pas réciproque

J’ai été bluffé par sa photo. Sur celle-ci, elle ressemblait, comme je viens de le dire, à l’épouse d’un ami qui m’est très cher. J’ai bien sympathisé avec cette femme, sans arrière-pensée. Elle en a apparemment pris goût, au point de m’envoyer une invitation sur Facebook. Chose que je n’ai pas ignorée, comme un paparazzi. Depuis ce jour en effet, nous sommes devenus des amis sur cette plateforme d’échange. Dernièrement elle m’a demandé mon numéro de téléphone. « Je ne vois pas d’inconvénient à communiquer mon contact téléphonique à une personne, elle pourrait certainement avoir besoin de mes services un jour », me dis-je. Bref, sans hésitation, je lui ai balancé ce qu’elle demandait. Quelques jours plus tard, je reçois une pluie de jolis messages chrétiens venant de cette femme que je considère jusqu’ici comme une grande sœur. J’ai répondu à tous ses SMS avec le même ton chrétien. Pour dire vrai, j’avais l’impression que ces messages étaient rédigés par une meuf de ma tranche d’âge.

 

Peuvent-ils avoir des enfants?
Peuvent-ils avoir des enfants?

J’aurais brisé son cœur sans m’en rendre compte

Le week-end dernier, alors que M. Ndengue (moi, ndlr), célibataire de mon état, prend tranquillement soin de sa lessive, voilà un énième message téléphonique d’amour de cette femme mariée et mère qui atterrit, et m’informe qu’elle veut sortir avec moi. Hein ! Alors que je rêve d’une princesse, comme Sarah, voilà qu’une femme mariée, largement plus avancée en âge que moi, m’envoie des jolis « textos love ». Elle est apparemment sérieuse dans sa démarche. Comme si j’avais percé son compteur de SMS, j’en ai reçu des tonnes au point où j’ai même eu du mal à nettoyer ma messagerie. Chers amis, vous m’excuserez de ne pas donner son nom ici. Maintenant que vous connaissez toute l’histoire, que me suggérez-vous sans pour autant la blesser ?

 

D.N.