naoumane

L’Anjouanais ou « pièce à conviction »

Omniprésent dans l’ensemble de l’archipel. Ce natif de l’ile au parfum est  victime de lui même, chez lui à Anjouan, avant qu’il soit une cible idéale dans les autres iles. Comme l’air, il est présent partout. Cependant on en a assez de Lui.

Archipel des Comores. Carte L. Mouaoued/ RFI

Très souvent, humble et modeste, ce natif de l’ile d’Anjouan, reste l’homme à tout faire. Malheureusement, à Mayotte, à la Grande comore et à Mohéli, l’Anjouanais reste l’auteur de toute impertinence, de toute maladresse…

Son « malheur » vient de loin. D’abord, à Anjouan, entre Anjouanais, dans son propre ile. Là où la notion des wagwana (bourgeois) (et les wamatsaha (campagnards) devient une institution. Là où prend racine tout ce qui pourrait donner naissance à la distinction. Tout ce qui peut inciter à la haine, à la discrimination, tout ce qui peut être synonyme d’inimitié, comme le chauvinisme, le sectarisme, le régionalisme etc.

Avoir le « malheur » d’être un campagnard, à Anjouan, ou être tout simplement un Anjouanais, en général. C’est être victime, de toute sorte d’action louche, enfin, de toute inconvenance. Toujours maladroit, le campagnard est « forcement » l’auteur de tout ce qui sort de l’ordinaire. Le villageois se voit alors traiter de rustaud en un mot, quoiqu’il soit hobereau. Hélas !

Anjouan (Ndzouani)

A Mayotte, ah Mayotte ! Moi, Anjouanais de souche, je ne te maudis point. Toi « l’eldorado » de canal de Mozambique. Toi, nous sembles miroir d’une vie de rêve. Laissez-moi rêvasser. C’est gratos. Hum ! Tu demeures aussi maillot faible, pour le reste du territoire comorien. Avec trois pieds, on sert nos chers politiques sur une table bancale.

Paradoxalement à Anjouan où il y a les bourgeois et les campagnards, des littoraux et des montagnards. Là-bas, à Mayotte, peu importe l’ile dont vous êtes originaire, vous vous trouvez tous dans le même « box ». On est tous des Anjouanais, point barre.

Et comme nous avons tous un dénominateur commun, la faim qui démange nos ventres rachitiques et consume le reste de nos corps squelettiques. Les problèmes de santé, la quête d’une vie meilleure. L’Anjouanais est donc un « gueux », pour éviter le mot mendiant, un nécessiteux, un rescapé, enfin, le misérable ! Pourvu qu’on ne soit Les Misérables de Victor Hugo. Sous ces conditions, le misérable devient, ari, opportuniste, pour certains, et arriviste, pour les autres. La ségrégation est donc claire est nette !

A la Grande comore, ici, c’est le royaume des multi-faces. Le Grand comorien se veut toujours supérieur et joue toutes les cartes du monde pour garder sa suprématie. Et l’Anjouanais, un véritable tape à l’oeil, ne se laisse pas faire. Ce qui laisse un si profond fossé de méfiance entre le grand comorien ou le « praticien » et l’Anjouanais ou un masiwa (l’insulaire). Une bataille qui se livre à l’ombre depuis que les Anjouanais sont Anjouanais et les Grands comoriens sont des Grands comoriens. Et la discrimination s’installe.

Débrouillard et prêt à tout « sot métier », ce natif de l’ile au parfum s’occupe de tout. Il ne choisit pas de taf. De Mayotte à la Grand comore, celui le commerçant, le maçon, le taximan, le laboureur, l’éboueur …

A Mohéli, c’est à peu près comme à Mayotte, l’Anjouanais, qu’il soit mugwana (bourgeois) ou matsaha (campagnard), pour moult de Mohéliens, les Anjouanais sont tous des wamatsaha (des campagnards). Quoique vous fassiez peau neuve.

Pourquoi tant de distinctions entre nous ? Pourquoi à la place de l’amour, fait place, avec beaucoup d’audaces, à la haine ?

Nous sommes un Etat insulaire. Tout le monde réclame ses Droits. Ce qui n’est pas anormal. Cependant, nous ne devons surtout pas mettre dans les oubliettes nos Devoirs à accomplir. La solidarité doit être mise au sommet de nos institutions. Tristement, ce pays  manque patriotisme.

Et malheureusement ces genres de discussions restent presque tabous dans les médias. Certes, c’est des sujets sensibles mais qui rongent davantage la société comorienne.


Le tourment d’une jeunesse en détresse

Toute vie humaine mérite chance et espoir. Cependant, moi, jeune du sud, enfin, jeune comorien, hérite de la poisse et du désespoir. Ainsi je me livre à la lassitude, ou bien à la servitude. C’est pourquoi moult d’entre nous préfèrent ce que vous appelez « la facilité » !

Info.net

Pourquoi fuir son pays ? Est-ce que c’est de leur propre gré que tant de jeunes choisissent de partir loin de leurs familles?

Si pour certains, cela leur fait plaisir de rester loin de leurs proches, et bien je crois que la plupart de ces jeunes n’ont pas vraiment le choix. C’est à cause du poids de la misère qui pèse lourd sur nos consciences. C’est à cause du désespoir que nous vivons jour après jour. C’est à cause de l’enfer que nous font vivre nos dirigeants du sud que nous finissont par partir.

Qui aurait souhaité aller se faire esclave en Libye ? Qui aurait voulu se faire enterrer vivant, pour ne pas dire se faire noyer, entre le bras de mer devenu cimetière pour Comorien, qui sépare Anjouan de Mayotte ? Si on songe partir en Europe ou ailleurs, c’est parce que dans nos pays, il y a zéro espoir. Tout est noir. On vit dans les ténèbres depuis des années.

Dans beaucoup de pays africains, et notamment dans les pays subsahariens, les jeunes sont mis à la marge de la scène politique. Chez nous, aux Comores, par exemple, il y a toujours plus de jeunes diplômés au chômage. Nos chers orateurs ou plutôt nos oracles, pour mieux manipuler la jeunesse comorienne, font semblant de l’impliquer dans un débat quelconque. Ou alors ne tentent-ils que de nous monter les uns des autres.

Et nous voici divisés. Les jeunes grands comoriens, se croyant supérieurs, se mettent à part. Nous, jeunes anjouanais privés de toute opportunité, c’est via les bruits de couloir que nous nous exprimons. Quant aux jeunes mohéliens, ils sont là en tant que supporters. Mais ils supportent qui ?

Ici les jeunes diplômés sont de vrais loosers. Ceux qui ont quitté l’école vivent mille fois mieux que la plupart de ceux qui ont fait l’école.

Allez donc dire ailleurs que l’école est le meilleur chemin pour réussir dans la vie.

J’aimerais bien être une voix qui parle au nom de cette jeunesse tant marginalisée, cette jeunesse rabaissée et surtout manipulée davantage. Mais hélas, moi aussi je suis un looser.

La jeunesse, c’est l’avenir. Si jamais nous jeunes du sud, que ce soit diplômé ou non, nous nous faisons pas une raison pour rester dans nos pays. C’est l’avenir de nos pays qui reste incertain.

Lassé de parler de mon pays d’une manière négative, je reste, souvent assis sur le bord de la mer, ici à Moroni, les yeux rivés à l’horizon. Je regarde le soleil, qui, fatigué d’illuminer ce peuple sans scrupule, dirigé par des hommes sans âme, part se reposer au-delà de l’autre coté de Océan indien. Là-bas, il y a un pays et des hommes. Là-bas, tout est scrupuleux et ingénieux. Là-bas, il y a des dirigeants qui dirigent, et non des dirigeants qui dérangent. Là-bas, il y a une jeunesse qui progresse, une jeunesse pleine de vie et qui reste toujours éveillée. Là-bas, c’est l’autre rive, tout est alors vif. Là-bas, c’est le monde de la mode, tout est ordre et propre. Pour les uns, ari, la nuit porte conseil. Pour nous autres, la nuit porte sommeil, point barre.

Je laisse derrière moi, tout un monde opprimé et méprisé par la classe politique comorienne. Je regarde la mer, loin des vagues, loin des démagogues.

Ceux qui partent pour aller tenter leur chance loin d’ici, ne sont ni fuyards ni trouillards. Il sont juste des débrouillards !!!

 

 


Au pays des perfides, tout est stupide

Dans un pays où le népotisme occupe une place prépondérante. Dans un pays où les études n’ont « aucunement de valeur ». Dans ce pays où la valeur d’un citoyen se mesure au degré le plus élevé de sa docilité. Dans ce pays où l’administration, peu crédible, laisse à désirer. Encore pire, dans cet archipel où l’insularité passe avant toute chose. La stupidité ne peut que prendre le devant de la scène et ouvre une porte aux perfides pour mieux gérer le pays.

Depuis que les Comores sont «comme mort». On n’est gouverné que par des perfides. A leurs yeux, nous, peuple comorien, , ne sommes que des « abrutis » ! Je m’excuse pour le terme. Car nous ne faisons qu’élire à l’aveuglette et avec constance des personnes de peu de foi. Voilà qu’ils ne soucient guère que leur petite personne. Et au diable le sort de ce pays.

Et par manque de maturité, dès qu’un scrutin eut lieu, on se rend aux urnes pour voter pour un tel candidat juste parce qu’on est du même région, sinon on connaît un membre de sa famille. Et sitôt que le monsieur, tant applaudi, siège au pouvoir, il nous assiège. Puis, en guise de reconnaissance, il laisse suinter sur nos lèvres sèches et nos bouches grand-ouvertes, sa bavure comme du miel. Qu’est-ce que nos ventres sont vides !

Pour devenir président, ici aux Comores, il suffit juste d’être un vrai fanfaron. Sinon devenir mutant, changer d’apparence au moment opportun. Ainsi nous avons droit à un rais, genre x-men. Et on passe de colonel en Imam !

Lui qui « songe » faire de notre pays ari un pays « émergeant », et qui a commencé par augmenter son salaire. Lui qui a promis du boulot à tout jeune comorien, ari « Un jeune égal un emploi ». Oui Monsieur a tenu parole en envoyant chancir au chômage un bon nombre de « «contractuels ».

On oublie si vite que les politiques africains sont tous du même tissus, des vrais charlatans, des hâbleurs, voire même des sorciers. Il ne manque jamais de miel dans leur discours. Cependant il n’en ait pas la moindre goutte dans les actions. Il paraît que selon Nikita khrouchtchev, « tous les politiciens sont les mêmes, partout dans le monde« . Mais les nôtres, c’est plutôt des extra-terrestres. Ils mènent à bien leurs besognes.

Ici, tout à un prix, même le désespoir on l’achète cher. T’accompagnes ta maman pour aller supplier un mwegné (Monsieur) pour qu’il te trouve au moins du stage quelque part. Après avoir fait semblant de prendre note de votre « geignement ». Monsieur te demande de monter un dossier qui te coutera en moyenne quelque dix milles francs comoriens, puis t’as intérêt à te plier en milles plis, genre papier froissé, devant le Monsieur le Directeur de je ne-sais-quoi, à qui tu as confié « ton destin ».

Ensuite tu attends sagement le Saint-Glinglin ! D’ores et déjà, à chaque fois que t’essaies d’arranger un rendez-vous avec Lui, il le remet toujours aux calendes grecques. Et au bout de quelques jours, il te demande un autre dossier, sous prétexte d’avoir perdu le dernier. Cependant, cette fois-ci Monsieur te précipite tout en te rassurant avoir eu une occasion à ne pas rater. Ainsi t’effectues un autre dossier vite-fait et ça c’est le Graal !

Je suis mal pour ne pas dire que j’ai mal. Sinon vous me demanderez si j’ai mal aux dents ou au ventre. Pourtant c’est tout mon corps qui souffre le martyre. Quand je vois mon pays sombrer davantage dans la pauvreté.
Je suis mal de voir s’accroitre le nombre de chômeurs du soir au matin. Et que personne n’en parle. Je suis mal de voir ce payas si pauvre, mendiant soit-il, mettre à la porte des pays comme l’Iran et le Qatar. Parce que, euh … !

Je suis mal de voir des jouvenceaux quittés si tôt l’école prétextant que les études ne font pas le poids dans ce pays.
Peut-on dire qu’il est question d’une poisse ou plutôt c’est notre destin d’être gouverné par des chacals à dos noir depuis la première heure de l’indépendance jusqu’à l’heure.
Nos dirigeants ne sont et ne seront jamais rassasiés. Et ce qui est inquiétant et qu’ils en veulent encore et encore. Ari « l’appétit vient en mangeant » hein !

Heureusement notre pays n’est pas un royaume. Quoiqu’il soit le royaume des perfides, donc on ne nait pas président mais on le devient.

Je vais mal de voir ce minuscule pays qui n’existe même pas sur nombreuses cartes géographiques, ce pays que moult de terriens ignore. Ce pays « « imaginaire » qui, censé être un « coin paradisiaque, transformé en un «coin mort ».

Je vais mal de voir ce pays, ari, à majorité musulmane mais qui manque de foi musulmane. Mon cœur se fend quand j’entends des musulmans parler de la justice mais qui préfèrent l’injustice.
Vous comprenez pourquoi tout est stupide ici, parce qu’il manque maturité du coté du peuple. Conscients de cela, nos chers démagogues, perfides soient-ils, en profitent pour nous faire vivre ce calvaire depuis.

Ce n’est pas à cœur ouvert que je critique de la sorte nos politiques. Encore moins, cela ne me réjouis pas de déverser de jérémiades, à chaque fois que je parle des Comores et de la politique comorienne. Mais hélas ! Le présent me contrarie. J’aurais aimé vous parler de mes prouesses et des mes amours perdus. J’aurais aimé vous conter des contes comoriens, comme ils sont fabuleux et fantastiques.
J’aurais aimé vous parler de mon archipel comme la terre promise, l’eldorado de l’Océan indien. Mais encore une fois hélas !!!


Tsembehou, la ville aux innombrables loquaces

Jamais une ville n’a renfermé tant de « politiciens » aux esprits vindicatifs, de « cadres » aux idées tordues et de têtes brûlées que la ville de Tsembehou.

Située au cœur de l’île d’Anjouan, ici aux Comores, cette « ville » qui devrait être « Ville », grâce au pouvoir que nous détenions auparavant, est aujourd’hui « vile » et vide de sens. Hélas : j’y suis né.

Vue plongeante de Tsembehou, depuis Hamrio.
Vue plongeante de Tsembehou, depuis Hamrio.

« L’inattendue défaite » des précédentes élections ne nous a pas offert un présent. Beaucoup de masques sont tombés. Ainsi on pouvait voir clairement les vrais visages de certains hommes dits politiques.

La haine qui les consume de l’intérieur, transforme leur cerveau en magma, et leurs substances grises se transmutent en lave et coulent à flot. Quant à leurs bouches, elles deviennent des cratères aussi larges que celui du Karthala. Quand ils parlent, mettez-vous à l’abri avant que vous soyez annihilés par ce genre de volcan ambulant.

Nous qui occupions tant de postes clés dans différentes directions. Nous qui avions voix au chapitre au précédent gouvernement, nous qui avions « les commandes »… Au lieu de bâtir une ville moderne, solidaire et exemplaire comme Kigali, euh ! Laissez-moi rêvasser, c’est gratos ! Nous ne faisons que détruire le peu de solidarité qui reste en nous. Par conséquent, nous voici tombés aussi bas que Bagdad et Alep, enfin, paraît-il !

Notre jeunesse – qu’on soit diplômé ou non – se laisse manipuler très facilement par certains de nos démagogues, pour des promesses non tenues. Nous sommes devenus leur marionnette et on se fait tripoter.

On sème le germe de la haine, il va donc falloir se mettre en quarantaine avant que tout se déchaîne. Sinon, il faudra s’attendre à une mort certaine. Je vous signale !

A cause de cette sale cuisine, dite politique, tant de familles se déchirent… Des histoires d’amours se sont brisées et plusieurs associations ont connu une fin dramatique.

Présentement on assiste à un licenciement en masse dans plusieurs services et directions. Une véritable passe qui peine plusieurs foyers et envenime la situation actuelle. Chose qui se fait très souvent à chaque fois qu’un autre régime politique prendre la relève.
Seulement, cette fois-ci, cela a pris un tournant « «scandaleux ».

Ici, on amalgame tout, vraiment tout. On identifie la politique à la vie quotidienne. Nous qui prétendons être musulmans… La médisance, l’hypocrisie et la sournoiserie (pour ne citer que cela) sont nos menus préférés. Jours et nuit, on ne fait que s’en vouloir, persifler, se mépriser les uns des autres, à l’opposé de ce que nous enseigne l’Islam : l’amour envers nos semblables, la sympathie, la compassion etc.

Ailleurs, loin de l’Afrique subsaharienne, au fin fond des confins de l’Afrique maghrébine, quand on perd un scrutin, au lieu de garder amertume et ressentiment à son successeur, on prend du recul pour mieux s’organiser. Chez nous en Afrique, quand on perd une élection, on s’arrange dans le camp de l’opposition. Et cela paraît normal. Mais ce qui est pire encore, c’est de percer le bateau de plusieurs trous afin qu’il fasse naufrage. Tout simplement parce que c’est quelqu’un d’autre qui tient le gouvernail. On déploie donc tous les efforts possibles pour que le navire chavire et que tout soit chamboulé plus tôt que prévu.

C’est exactement ce qui se passe aux Comores. On dirait le centre de politiques irascibles. On aime l’ambiance électrique. Etant donné que nos chers politicards sont de vrais moulins à paroles, ils ne font que hâbler, sinon bluffer.

J’aurais aimé frimer moi aussi. Malheureusement, le talent me fait grand défaut hein ! Et dans les places publiques, vous n’entendrez que des verbiages et des cancans, tandis que ceux qui sont au pouvoir nous cassent les pieds avec des histoires à dormir débout, sacrebleu! Quelle ville ! Quelle île! Quel pays !

Il se peut que ce soit le fait qu’on soit aigri qui nous a rendu irascible. Je crains que le devenir de notre merveilleuse ville soit incertain.

La société comorienne est une société inactive, voire même passive. Le poids de la misère, comme celui du chômage pèse lourd sur nos épaules. Pour s’en passer, nous préférons cailleter à longueur de la journée plutôt que de faire quelque chose de lucratif.

Je me noie donc dans cette perplexité dans laquelle je me trouve.

Toutefois, je me réjouis du chapeau bas que plusieurs personnes tirent sur notre somptueuse ville grâce à notre cordialité et à nos prouesses.

Tsembehou, quoique tu deviennes, je t’admire, de loin ou de près Toi qui m’a vu naître et grandir. Toi qui me nourris nuits et jours. Ton eau, je la bois tous les jours. De Hambajé à bandajou, douce et fraîche, elle coule toujours et dans nos citernes et elle restera pour toujours !

 

 


Mon retour au bercail, entre joie et désarroi

Après plus de six ans passés au pays des Pharaons, me voici enfin de retour, avec « peu de valeur ajoutée », auprès des miens. Ce fut donc, pour ma famille et moi, une joie immense. Surprise de me voir germer aux Comores sans prévenir quiconque. Ma mère, folle de joie de voir son fils revenir en un seul morceau, se fonde en larmes.

Les retrouvailles étaient de taille, cousins et voisins, tantes et tontons viennent, de bon coeur, saluer et féliciter ma mère, affaiblie par le poids de l’âge.

Etranger ailleurs, tout me semblait étrange chez nous. Que suis-je devenu pour être accueilli comme un « rock » ? Me demandais-je !

 

Cependant, mon retour fut un désarroi de voir un pays comme le nôtre partir à la dérive.

Au large de Moroni, Grande Comore photo Naoumane
 Au large de Moroni, Grande Comore   photo Naoumane

Les îles Comores, les îles aux parfums inodores mais qui restent tout de même les îles aux parfums, quoiqu’insipides.

Ici, les « impies » n’ont jamais du répit. Ceux que nous élisons quotidiennement, vident audacieusement les caisses de l’Etat et nous autres, nous ne faisons que les applaudir, mince ! Comme nous embrassons fort grave la docilité!

Notre pays est une impasse, gouverné par des imberbes à verbe acerbe. Rien ne peut donc être superbe.

Rien ne se fait par mérite, mais plutôt par atavisme. Certains postes politiques sont devenus des legs. Comment peut-on donc songer à un éventuel développement ? Pendant qu’un extrait de naissance suffit amplement pour se faire embaucher quelque part. La seule et unique condition est que tu sois fils à papa. Du moins que ceci fait partie du développement hein !

Ari : « on connaît l’ouvrier dans l’œuvre. » Toutefois, on prétexte que c’est dans l’œuvre qu’on apprenne tout. Donc tant pis pour ceux qui ont suivi une telle formation

Et comme dit Candide, « tout est mieux dans les meilleurs des mondes possibles. »

Un séjour dans l’eau ne transforme pas un tronc d’arbre en crocodile. Mais bon, tant mieux, en 2020, notre pays fera partie des pays émergents, euh!!!

Si le Paradis est promis à ceux qui font des bonnes œuvres. Ici, c’est plutôt les malfrats qui détiennent les clés du paradis terrestre.

En cette période électorale, nos « augustes » candidats, trouvent habilement les mots pour nous faire rêvasser. Et sitôt qu’on les élise, c’est dans un bain de regrets et de désespoirs que nous nous réveillions. Mais hélas, cela ne met à personne, la puce à l’oreille à personne.

Le poids du chômage, la misère tout comme les galères qui nous empoissent et empoisonnent notre vie. Le problème d’électricité qui nous accouardit encore et encore. Tous ceux-ci importent peu aux yeux de nos politiciens.

Leurs plus grands soucis, c’est de devenir richissime, eux et leurs proches. Quant à nous, misérables indigents, nous ne leur servons que de pactole.

On dirait qu’on a des magiciens et non des politiques, enfin des démagogues. Des lascars prompts à forger de tonnes de mensonges à la seconde.

Pourvu qu’après quarante ans d’indépendance, nous peuple comorien, demeurons immatures.

ô peuple comorien, réveille-toi ! La saison des moissons s’approche. C’est l’heure propice pour toutes revendications. Sinon nous resterons les tartes des démagogues.

Quant aux mentalités, c’est un désastre total, notamment chez nous à Tsembehou. Toute est question de politique. Elle devient une quotidienneté. Et cela depuis nos ancêtres, d’après les on-dit. On mélange tout ici, culture, société, religion etc. Le sectarisme et le favoritisme sont les deux maux qui gangrènent notre village.

Les jeunes diplômés deviennent la risée de ceux qui n’ont pas pu aller un peu plus loin dans leurs études, pour ne pas parler d’ « analphabètes ». Vu que c’est surtout ces derniers qui tirent les ficelles. De la sorte, nous autres, sommes devenus les pions potentiels pour nos politiques. On est donc près à tout pour se faire contractualiser.L’aigreur nous amène à se transformer loups garous.

Chez nous, quand on parle de scrutin, ce n’est rien d’autre que mascarade. Honte à nous électeurs et honte à nos démagogues. On vote le matin puis on crie au feu et au diable dans l’après midi.

Je ne parle pas au nom d’un tel parti politique, mais plutôt au nom de ma patrie. Une cause noble que nous devons toutes et tous défendre.

Dans les plateaux de certains médias, dits nationaux, l’objectivité passe au second plan. Peu de journalistes ne déforment pas l’information. Hélas ! Si le blogging était en vogue aux Comores, je dénoncerais vaillamment les injustices de ce pays. Bien que l’internet reste encore un « luxe » !!!

Je suis profondément déçu de découvrir le vrai visage de mon pays tant aimé.Le pays sombre dans une baignade de corruption, flotte dans un bain d’hypocrisie et stagne dans les bas-fonds de la sournoiserie.C’est vraiment la désolation dans toutes choses. Mais un jour, j’ai la ferme conviction qu’on sortira la tête de l’eau et les Comores deviendra enfin un pays développé.


Comores, quarante ans d’indépendance, le bilan est déplorable

L’indépendance, un événement grandiose, un acte de bravoure, un grand soulagement, une liberté retrouvée. Cependant, chez nous aux Comores, après quatre décennies de « liberté » et de « fierté », aucun de nos régimes politiques respectifs, n’a répondu au minimum des attentes du peuple, hélas. Dès l’aube de l’indépendance, c’était déjà la disconvenance entre le père de l’indépendance et ses collègues. De nombreux hommes politiques ont montré qu’ils étaient prêts à s’entre-tuer pour accéder ou conserver le pouvoir.

gouvernement.km
Gouvernement.km

Juste après l’indépendance, c’était le moment propice pour faire fortune. Le gâteau sorti du four, tout le monde se battait pour avoir la plus grande part. Tant pis pour ceux qui n’avaient ni la voix, pour réclamer la leur, ni la force de se battre.

Une véritable curée, nos politiciens se sont fait assassiner par le bourreau français dit Bob Denard. Un vrai tueur à gages dont ses crimes abominables restent la hantise de beaucoup de Comoriens.

Quarante ans d’indépendance, que s’est-il passé depuis ?

Après un long règne despotique, dirigé par notre père de l’indépendance, ont suivi des années tumultueuses. Une série de coups d’Etat a secoué notre archipel pendant plus de vingt ans. La soif du pouvoir de nos politicards a conduit le pays à la dérive.

Personne ne se souciait du sort de notre pays déjà affecté par le retranchement de l’île de Mayotte. Ce qui a rendu et rend vulnérable l’Etat comorien.

C’étaient les années noires, noires comme une nuit dans la jungle. Deux décennies d’instabilité et d’insécurité. Profitant de la naïveté du peuple comorien, nos politiciens véreux ont su nous corrompre jusqu’au dernier.

Pour ces démagogues, le pourvoir est un pactole. Donc pour arriver à leur fin, il faut passer par la voie des urnes, avec des élections transparentes, mon œil oui !!!

Si je vous dis qu’un salarié comorien peut travailler cinq mois de suite sans être payé. Comment peut-on vivre dans une telle galère. Et ben, les Comores sont un « paradis terrestre » gouverné par des hommes de peu de foi et qui désirent ardemment qu’on ajoute foi à leurs ragots. Chez nous subsiste ce que vous appelez la solidarité, sinon l’assistance sociale. On s’entraide, on s’épaule par tous les moyens.

Quarante ans d’indépendance, on n’et pas sorti de l’auberge.

Si on a acquis l’indépendance, c’est pour vivre pleinement dans le confort du bien-être, liberté, justice et égalité. Et non se débarrasser de l’impérialiste puis l’interpeller pour un éventuel rattachement. Honte, honte, honte à nous !

Après les années sombres, incarnées par les Coups d’Etat, la crise séparatiste prit la relève. Dix ans de fourberie, mais aussi de bouffonnerie qui ont abouti à la Tournante. Une idée de génie, applaudie par moult Comoriens.

Ce n’est qu’après que la tournante a fait le tour des trois îles que nous nous sommes aperçus que c’était une ruse utilisée par les « dinosaures » pour qu’ils puissent gouverner tour à tour. La tournante s’avère donc la tontine pour eux.

Quarante ans d’indépendance, quarante ans de misère

Quand on parle des Comores, on parle aussi du « coin mort ». Triste à dire, mais c’est la vérité, les iles de la Lune sont devenues les îles de la ruine !

Depuis l’indépendance aucun secteur privé n’a été développé. Le pays est devenu, je cite : le pays de « rien-ne-va ! »

Le 6 juillet 2015, on a fêté le quarantième anniversaire de notre indépendance. Mais aujourd’hui, il ‘n’est pas possible d’accéder à certains villages faute de routes. Ne parlons pas d’eau potable, puisque c’est l’ensemble du pays qui en manque.

L’enseignement et la santé tournent au ralenti. L’électricité reste un souci majeur pour le « gouvernement ». Bref, les infrastructures sont à revoir. Et on continue toujours à nous faire croire au Père Noël.

Quarante ans d’indépendance, quarante ans d’espoir

Ari, l’espoir fait vivre, dit le dicton. Ainsi se nourrit le Comorien d’espoir !

Toutefois, nous nous contentons du fait que nous sommes un peuple « libre ». Néanmoins au lieu de construire librement notre pays, on le détruit délibérément.Pire encore, les agissements de nos dirigeants suscitent les démons de la sécession. Nous ne pouvons pas nous focaliser sur cette idée fixe. Dire que tant que Mayotte reste française, nous ne pourrons pas avancer. Il est grand temps que nous dépassions cela.

Peuple comorien, chers compatriotes, tant d’années se sont écoulées et notre pays continue à sombrer dans le vide. Nous élisons nous-mêmes nos présidents, puis nous les maudissons sitôt prit le pouvoir. Nous changeons constamment de Constitution puis nous crions « au diable ! » à notre propre Constitution. Bientôt aura  lieu la présidentielle de 2016. D’ores et déjà, les mamwegné (les messieurs) ont commencé leurs fanfaronnades. Ouvrons donc grand les yeux et choisissons bien notre prochain « filou », enfin notre prochain président, je veux dire !


Le swahili, clé de la fraternité en Afrique

La langue est un pilier fondamental dans le développement socio-culturel d’un pays. Mais, pour cela, elle doit être mise en valeur. Le swahili, autrement dit, le kiswahili,  est une langue riche à cause de sa diversité culturelle. C’est une langue qui devrait suivre les pas de ses cousines francophone et anglophone. Une langue aussi vivace que vivante et qui, au fil des années, se fraie un chemin à l’échelle mondiale. Le swahili est un patrimoine immatériel qui regorge de richesses culturelles.

LA RENAISSANCE AFRICAINE, Le monde à l'envers
LA RENAISSANCE AFRICAINE, Le monde à l’envers

Parlée dans plusieurs pays, de l’Afrique australe jusqu’aux îles Comores, en passant par le pays-continent qu’est la RD Congo. Du Nord au Sud, elle est parlée de l’Ouganda à la Tanzanie. Le swahili est une langue quasi continentale, regroupant différents pays et différentes cultures également. Ce qui devrait être un atout majeur pour sa promotion.

Malheureusement, le pays ayant le swahili comme langue maternelle, sinon officielle, ne connaissent que guerres et corruption, pauvreté et maladies. Cependant, si on se fraternisait grâce à cet outil que nous partageons, si on mettait de coté nos différences pour s’unir, alors on anéantirait peut être les maux qui nous chancellent en permanence. Et l’Afrique de l’Est rayonnerait dans le monde.

J’ose dire que s’il n’y avait pas ces afflictions, les guerres inter-ethniques, la rébellion, la corruption, les magouilles d’hommes politiques, hormis les maladies, cette région serait la région la plus riche de l’Afrique subsaharienne.

Je ne suis pas spécialiste en géo-linguistique. Mais si on jette un œil sur les langues, véhiculaire ou vernaculaire, parlées par plusieurs personnes en Afrique noire., on constate que le swahili occupe le sommet de la liste. Bref, c’est aussi la langue d’Afrique subsaharienne la plus enseignée au monde.

Mais comment procéder donc pour se passer de ces fléaux d’ordre culturel plus que naturel ? Se liguer, ne serait-il pas un bon début ? Former une alliance, l’alliance des pays « swahiliphones ». Rassembler tous les pays ayant le swahili en commun dans un seul but : maintenir la paix et la sécurité dans la région, renforcer les relations internationales et ouvrir les frontières entre pays de la région.

Rien n’est envisageable dans l’instabilité et l’insécurité ! Par contre, partir sur des bonnes bases, une fondation bien solide, on pourra bâtir une nouvelle Afrique australe, puissante et solide. Pour qu’une jonction soit consistante, il faut qu’il y ait un point commun entre les éléments de l’ensemble. Ceci est une aubaine pour l’Afrique de l’Est, puisque nous avons ce fameux dénominateur commun. Cette langue commune que nous partageons. Il ne reste que la volonté.

Je crois savoir qu’une convention, ou du moins une organisation, a vu le jour depuis un certain temps. Elle ne concerne que les pays de la région des Grands Lacs. Cependant, élargir les confins de cette union, dans le but de valoriser le swahili, serait beaucoup plus lucratif et fructueux. L’union fait la force, disent les érudits. Il s’agit de permettre la libre circulation des biens matériels, le commerce, l’échange culturel, renforcer la sécurité régionale et maintenir la paix pour un avenir prospère et durable. C’est une initiative qui pourrait prendre un élan historique. Ainsi, l’amour domptera la haine, la guerre fera place à la paix et le génocide prendra fin.

Il faut intégrer l’apprentissage du swahili, comme matière, dans les écoles et universités. Cela permettra de rapprocher les liens inter-ethniques, et maitrisera les pensées génocidaires.

Partager la même langue est une preuve de fraternité, de parenté. Au lieu de s’entretuer, nous ferions mieux de nous liguer pour former un tout. Prenons l’exemple de l’Afrique de l’Ouest, avec leur fameuse Cedeao.

Le swahili prend de l’ampleur à l’échelle mondiale. Le mot safari fait le tour du monde tout en véhiculant un seul message, le tourisme en Afrique. Ne serait-ce là un bon exemple à suivre ?

Une langue est avant tout un moyen de communication. Et quand il y a communication, naturellement il devrait y avoir une entente et non une mésentente constante.

Quelles que soient les nuances entre le swahili comorien et celui de nos voisins, comme la Tanzanie, notre swahili reste le même à la base. Même cas de figure entre les pays des Grands Lacs, le Burundi et d’autres pays. C’est comme l’arabe : malgré ses nombreux dialectes, les Arabes se comprennent facilement, que ce soit en arabe standard ou en arabe classique.

Moi, qui ne maîtrise aucune langue, à part le silence, je me réjouirais d’avoir une langue qui pourrait me servir de guide une fois présent dans un pays comme l’Ouganda ou le Kenya. Je me sentirais chez moi partout où je mettrais les pieds. Tout comme un Congolais ou un Tanzanien se sentirait à l’aise aux Comores. Ainsi prendrait naissance l’amour fraternel entre pays membre d’une organisation.

Si, pour nous donner espoir, on dit que l’Afrique c’est l’avenir. J’ajoute que le swahili est notre devenir. Sur ce, je vous dis « akuna matata 


De la consommation à la consumation

Tout être humain, riche ou pauvre, a besoin d’une ration alimentaire saine et équilibrée et de soins médicaux appropriés. Cependant, la « logique » fait que le pauvre mange à sa faim, mais aussi à sa fin, hélas. Au souk, fruits et légumes à moitié pourris, poissons aux yeux rouges, viande décongelée, tout ce qui est nuisible à l’organisme est vendu à bas prix. Dans certains supermarchés, les aliments périmés sont en promotion. L’indigence suscite la « générosité.» Dans les rues, l’odeur appétissante des fast-foods nous invite à acheter des hamburgers cuits à la seconde.

Produits cosmétiques, importés et locaux périmés. tunisky.com
Produits cosmétiques, importés et locaux périmés. tunisky.com

Chaque jour, loin de l’alcool, du tabac et d’autres addictions destructrices de l’espèce humaine, d’autres consommations communes dévorent l’homme étourdi à coup sûr. Nombreuses sont les personnes qui tombent malades du jour au lendemain. D’autres ont rendu prématurément l’âme par manque d’attention à ce qu’ils consommaient. Cela nous semble étrangement anodin. Rien ne requiert notre attention, si ce n’est que manger à notre faim. Ce qui nous conduit également à notre fin.

 Les fast-foods

Un délice qui donne souvent le mal de ventre. Rien n’est cuit naturellement. « Vite fait, mal fait. » Plus la demande s’accroît, et plus la vitesse de la cuisson s’élève. Ainsi, certains restaurants deviennent des gargotes. On passe outre la propreté passe, les agents pathogènes prennent racine en ces lieux. Le Master Chef croit satisfaire le client, alors qu’en réalité, il ne fait que signer son transfert à l’hôpital.

Les produits périmés

Dans les locaux des milieux défavorisés, des pays pauvres très endettés, la vente des produits périmés est courante. La survie nous mène tout droit à la morgue.

Le mois dernier, j’étais un petit peu émue, quand j’ai remarqué, dans un supermarché, que presque tout ce qui se trouvait dans le rayon des produits laitiers avait expiré de plus de vingt jours.

J’ai donc pris une boîte de lait et j’ai appelé l’un des employés pour lui faire part de ma découverte : plusieurs boîtes impropres à la consommation. Et quand je lui ai demandé pourquoi ils vendaient de tels produits.la réponse a été désinvolte « C’est juste quelques jours, rien de grave. » Ah bon ! Juste quelques jours vous dites ? Regardez, c’est plus de vingt jours, continuai-je.

« Vingt jours, ce n’est rien, l’importance est que les clients achètent. » répliqua-t-il.

Fin de la causette. Quelques jours plus tard, j’ai entendu dire que tous ces produits étaient en promotion. Tout ce qui est conserve, reste mangeable à vie hein! Euh !

 | Annabelle Blais |  affaires.lapresse.ca
Annabelle Blais affaires.lapresse.ca

Les pharmacies ambulantes

Un autre danger permanent, en Afrique, comme dans le reste des pays du sud, la fréquence des pharmacies ambulantes est remarquée. Dans les bazars, les épiceries, les foires, un peu partout, la vente illicite des médicaments expirés ou non est infinie. Usage, précaution, dosage, personne ne s’en soucie. L’essentiel est d’avoir du paracétamol, quand on a mal à la dent.

La médecine traditionnelle

Une médecine qui a tenu debout nombre d’entre nous, pendant plusieurs siècles, mais qui reste tout de même contestable. Car, selon moi, tout se fait à tâtons. Par conséquent, les effets secondaires sont considérables. Malheureusement, par manque de moyens, sinon par manque d’éducation, beaucoup sont ceux qui y croient et continuent à y consulter.

A quelque chose de mal, est profitable. Etre pauvre, c’est être ivre. Ainsi on mange pour trépasser. Paradoxalement à ce que dit le dicton : « manger pour vivre. »

Seule l’éducation peut apporter remède à nos anomalies. Sinon l’assistance de service social, sauf qu’il n’en existe pas chez nous.

 


Je suis Comorien, mais je ne suis pas trop fier de l’être

Les Comores, un tout petit Etat insulaire doit faire face à mille problèmes. Un des casse-tête, le marasme économique qui paralyse le pays avec pour conséquence le chômage qui garrote les jeunes diplômés, un problème récurrent, dont on ne parle nullement dans les assises de Hamramba. Un sujet qui reste « tabou » dans les débats médiatiques et qui ne cesse de déchirer et de diviser la société comorienne. Le complexe dialectal et d’insularité dû à la centralisation de presque tous les bureaux administratifs sur une seule île. Un « virus mortel » qui ronge l’unité territoriale depuis l’aube de sa naissance.

Parlement des Comores
Parlement des Comores, Hamramba

Ce n’est ni des idées séparatistes que je cherche à ressusciter, ni un esprit rebelle que je veux répandre. Mais plutôt une remarque, dont je tiens à faire part à nos chers élus et compatriotes. Nous larmoyons régulièrement sur le sort de notre pays. Dans un pays où les mentalités restent médiévales où chaque île privilégie son dialecte et se moque de celui de l’autre, comment faire l’Union.

J’ai comme l’impression que c’est seulement chez nous aux Comores où nichent toutes sortes de complexes gravissimes. Les uns se veulent « Comoriens » et surnomment les autres, « les insulaires ». Une dénomination qui est mal digérée par ces derniers, attendu que nous sommes tous des insulaires. Alors nombre de ces dénommés « insulaires » conçoivent cela comme une sorte de dédain.

Tout se fait dans un esprit de querelle, dû à notre insatiable rivalité, née depuis la naissance de l’Etat comorien. Tout est centralisé sur une seule île. Ce qui suscite une indignation chez certaines personnes. Celles qui n’ont pas les moyens pour se déplacer juste pour un quelconque papier. Et cette situation favorise le complexe de supériorité chez d’autres personnes

Je ne suis pas sociologue, encore moins psychosociologue. Mais mon petit esprit m’a convaincu que tant que les mentalités n’évoluent pas, nos chères îles connaitront un long séjour dans les bas-fonds.

Carte des Comores
Carte des Comores

Si vraiment nous nous soucions du développement socioéconomique de notre archipel, il est de notre intérêt de concéder certaines choses, sacrifier une partie de notre ego pour pouvoir former un tout. Comme dit le dicton : « On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs. » Faisons alors preuve de civilité et d’unité.

Jadis, la « perte » de l’île comorienne de Mayotte et la crise séparatiste anjouanaise de 1997, pour des causes similaires devraient mettre la puce à l’oreille à nos autorités. Mais malgré cela, mine de rien, nada. Ce qui leur importe, c’est de remplir leurs poches et au diable la « populace ».

Il fut un temps vous vous êtes concertés, après la conférence de Fomboni pour mettre en place la politique de la tournante. Afin que chaque île puisse impétrer le fauteuil présidentiel. Ce qui semblait sage comme décision. Mais enfin de compte, on a compris que ce n’était que de la mascarade, rien de plus. Vous vous passiez le flambeau à tour de rôle pour vous enrichir. Ensuite vous vous accusiez de favoritisme et du népotisme. Et nous le peuple, naïfs que nous sommes, nous suivons ingénument la cadence. Honte à vous politiciens !

Par ailleurs, un autre « fléau » gangrène le peuple comorien et qu’on n’en discute guère dans les débats nationaux. C’est celui des dialectes inter île. Très récemment, je fus victime de mon propre dialecte. L’histoire s’est passée à la station de métro d’El Marg, ici au Caire. Pour une affaire pressante, je hâtais les pas pour acheter le ticket du métro, quand un compatriote qui me semblait égaré m’appela. J’ai mis une pause à ma précipitation pour lui venir en aide. Il me tend son cellulaire et dit : « Je dois rencontrer un frère ici, mais j’ignore de quel côté devrais-je descendre. Peux-tu l’indiquer où je me trouve pour qu’il vienne me prendre. » Je lui ai répondu, ce n’est pas un souci.

Par courtoisie, je dis « salut », en dialecte anjouanais, au monsieur avec qui je parle au  téléphone. Et là, Lui le « continental » a pris mon dialecte insulaire pour un patois. Il m’a demandé  avec un ton bizarre : « Qui es-tu ? » Je lui répondis gentiment : « Je suis Comorien comme vous. Je voulais juste vous expliquer où se trouve votre frère. » J’ai entendu un hurlement : « Hey passe-lui le téléphone, je ne comprends rien de ce que tu dis ! »

C’est surtout ce genre comportement provocant et hautain qui fait naître des inimitiés. Il n’est pas facile d’éradiquer ce maudit fléau de complexe, d’infériorité et de supériorité. Mais pour l’unité territoriale, pour le développement de notre archipel, pour un avenir meilleur et solide, faisons un grand-effort. Et que les autorités comoriennes, au lieu d’en profiter, se penchent davantage à la question de décentralisation et d’urbanisation.

Ne nous laissons pas charrier par l’aigreur de ceux qui nous gouvernent. Certes, on vit des temps de veulerie, mais l’amour finit toujours par triompher.


Comores, élections législatives, communales et conseillers des îles, intellos et mégalos dans les starting-blocks

A quelques jours du premier tour des élections, c’est le grand tapage au sein des staffs des partis politiques. Les maîtres du bluff, se mobilisent en masse dans leur quartier général pour nous parler d’une vie idyllique, une fois élu. Les scénarios restent les mêmes. On change juste de refrains. Plusieurs candidats en lice. Et tous ces « hommes-liges », parlent avec complaisance et à bon escient. Oh ! J’ai la gorge nouée ! Ma foi ! Dans les meetings, tout le monde expose ses desseins, à court terme tout comme à long terme. Des promesses, que des promesses et rien que des promesses qui n’ont jamais vu le crépuscule. Pauvre « hères » que nous sommes, nous continuons à gober goulûment ces « belles paroles » débitées sciemment.

Les Comores.(Carte: RFI)
Les Comores.(Carte: RFI)

Chez-nous aux Comores, cette partie du monde quasiment méconnue du reste du monde. Quand vous entendez parler de scrutin, c’est une belle partie de rigolade qui ne rigole pas du tout. Politicards et démagogues se frottent les mains de leur prouesse et de leur « odeur de sainteté ». les slogans sont bien travaillés. De sorte qu’ils vous caressent les yeux. Rien qu’en lisant les pancartes accrochées ici et là. Prenez garde donc pour ne pas tomber dans la nasse !

Pour mener à bien la campagne électorale, les activistes ou plutôt les arrivistes de chaque parti, parcourent dans tous sens. Ils côtoient foyers par foyers pour séduire les misérables maisonnées. Nos chers politiques se blanchissent à tour de rôle. Pour se faire, à chaque home où les messieurs se donnent la liberté d’y entrer. Ils versent audacieusement quelques kilogrammes du riz et quelques pièces de franc comorien et la voix est dans le sac. Inconscients de la gravité de cette paupérisation, nous y contribution en goguette. Hélas ! Quand on ignore ses droits de ses devoirs, ont fonce droit dans le mur!

Un soir, alors que j’étais moutard, un de ces électoralistes, en parfait costume, avait fait éruption chez nous pour soudoyer la famille. Monsieur qui errait comme une âme en peine, entra dans la cour pendant que ma mère surveillait une marmite de mataba, mets à base de feuilles de manioc, posée sur le foyer de fer.
Alors, pour gagner la confiance de ma mère, monsieur le diplomate ne s’est pas gêné de s’introduire à la cuisine quoique couverte de fumée. Et il s’est mis à arranger les fagots et à souffler dessus pour que les mataba bouillonnent bien. Entre-temps il commence son galimatias. Si jeune que j’étais, je fus surpris du comportement du «gentleman». Aussitôt que ce dernier franchit le seuil de notre porte de la cour,

Pancarte à Mutsamudu
Pancarte à Mutsamudu

je demandai à ma mère : « Maman c’était qui ce monsieur qui nous a rendu visite.
Maman, avec le sourire, me répondit : « c’est monsieur je ne sais qui.» Moi, avec une curiosité enfantine, et qu’est-ce qu’il est venu faire chez nous monsieur je ne sais qui ?
Mère, « monsieur je ne sais qui est venu me parler de je ne sais quoi. »

Moi, et pourquoi il t’aidait à mitonner les matabas, malgré son look?
Maman, «c’est un type insidieux aux habits captieux, prêt à tout pour arriver à ses fins. Méfie-toi mon fils de ce que tu dis look. Sers-toi plutôt de loupes pour ne pas tomber dans une élégance fallacieuse. Le monde grouille d’hypocrisie et d’hypocrites. Surtout en cette période de campagne électorale. Mais tu ne comprendras cela que quand t’auras grandi. » fin de la discussion. La fin justifie les moyens hein !

Ce n’est que quelques années plus tard, quand monsieur je ne sais qui discourait lors d’un meeting en occasion d’un autre scrutin, que je me suis rendu compte que ce n’est qu’un gugusse. Et que ma mère avait toutes les raisons de le qualifier d’un je sais qui.

dafinemkomori.centerblog.net listes_des_electeurs_affichees_devant_un_bureau_de_vote
dafinemkomori.centerblog.net  listes_des_electeurs_affichees_devant_un_bureau_de_vote

Là-bas, lors de la précampagne et pendant la campagne électorale, c’est l’algarade au sein des grandes familles, le Ramdam dans les places publiques. On parle à tort et à travers, de tout et de rien. Comme le chômage bat un grand-record. Pour les jeunes diplômés, les chances d’être embauché quelque part, sont si étroites qu’un chas d’une aiguille. Cela s’avère donc un atout inestimable des candidats et mais aussi un enjeu majeur pour les chômeurs.
Alors pour faire l’intéressant, la règle est simple. Il suffit juste d’avoir la grande gueule, genre devenir moulin à paroles et fourrer son nez un peu partout. Et si vous possédez cet art de bien dire, dite ari la rhétorique, à part le charisme, tant mieux.

Que vous soyez diplômé ou non, c’est le moment opportun de devenir « diplomate ». J’appelle cela « le sprint de jeunes loups». Et si jamais votre parti tombe au premier tour. Vu le pluralisme politique dans un minuscule état comme le nôtre. Ce qui n’étonne personne d’ailleurs, alors vous vous rejoignez si vite un autre parti. Ainsi pour se faire mousser au sein du nouvel parti. Vous allez subitement retournez notre veste. Vous allez vous-même vous dédire, sans gêne ni honte, de ce que vous critiquiez vivement auparavant.

Il paraît qu’on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre. Donc pour endormir l’attention de nos papys et mamies, on leur promet le pays de cocagne. Ce qui compromet tant de relations familiales qu’amoureuses . Et cause autant de charivaris dans plusieurs homes et chamboule tout. Par conséquent le voisinage est rompu jusqu’à un nouvel ordre.
Ce qui fait vraiment pitié, lors des élections ou plutôt des électrons, puisque ça ne nous apporte que de charges négatives, est que cette foutue politique n’épargne personne. Tout le monde devient «politicien». Médecins et imams, cultivateurs et éboueurs, petits et grands… etc on se trouvent tous dans le même bateau.
Là-bas, quand vous entendez parler de vote, ce n’est pas une plaisanterie. C’est un vrai délire, une vraie course à l’échalote. Et quand monsieur, tant soutenu, arrive au pouvoir, fini l’esbroufe. Il ne pense qu’à sa petite personne et sa famille, adieu les marionnettes. Pourvu que les déboires du dernier scrutin ne nous aient pas servi de leçon!

 


Si le mariage était insensé, celui d’Alaa el din serait dispensé !

Les échos d’un mariage comorien font vibrer le quartier de Maadi. Comoriens et Malgaches ont travaillé d’arrache-pied, main dans la main, pour les préparatifs de cette solennité monumentale. Rien n’est plus exalté, plus romantique, plus original, plus historique, qu’un mariage. C’est un moment vital dans la vie d’une femme, un profond soulagement chez l’homme. Notamment si celui-ci devient le père de ses pairs.

Le couple de l'année
Le couple de l’année

Pour atteindre l’autre rive et conquérir le cœur qu’ils désirent, les sentiments n’ont pas besoin d’un laisser-passer ou d’un visa. Ils  défient tous les obstacles et tracent un chemin reliant les deux amoureux, qu’importe s’ils habitent dans des pays limitrophes ou lointains.

Une « députation » anjouanaise, venant d’Alexandrie, s’est portée volontaire pour y mettre du sien pour le bon déroulement de la cérémonie. Rien n’est laissé au hasard. Tout était apprêté, façonné avec minutie !

A Maadi, au Caire, la joie était immense, même les pyramides assistaient à la cérémonie de près. Le ciel est dégagé, un croissant de lune, celui des îles de la lune, luit dans le quartier. C’est le mariage de monsieur Alaa el din, Comorien et de mademoiselle Ansdjadiya, Malgache. Deux peuples nouent un lien sentimental, deux familles forment un tout et deux âmes sœurs s’unissent pour toujours!

parle-moi de mariage et je te dirais que t’as raté celui d’Alaa el din.

Le jour J était attendu avec tant d’impatiences et de prudences. Et quand celui-ci eût lieu, nous nous réunîmes dans une salle quasiment quadrangulaire. A droite, s’asseyent les Comoriens, avec leurs tenues cérémonielles traditionnelles. Ari « l’habit ne fait pas le moine » hein !
A gauche, s’étend un rang groupusculaire de Malgaches, portant leurs plus beaux costumes.
Devant, en face de nous, le fauteuil du marié et de son auxiliaire. Sous une atmosphère harmonieuse, nous attendons, avec hâte, la venue de « sa majesté » M. Alaa el din, roi de la soirée.
Derrière, mon alter ego et moi, entamâmes une causerie futile, concernant les langues nilotiques.

 Maadi, le Caire
Maadi, le Caire

L’entrée triomphale de notre cher Alaa el din, quelques instant plus tard, mit un terme à notre « logorrhée »! Je parle d’Alaa el din, le bwana harous, le marié. Et non d’Aladin, le héros du Conte, Aladin ou la Lampe merveilleuse. Quoiqu’il soit le merveille de la soirée. Accompagné de son éminence bras droit et de son beau frère, ainsi que d’une longue queue de quidams, il traverse l’allée menant droit vers son fauteuil royal, avec son parfait boubou de marié, pavane, salue, sourit le parterre en quelques signes gestuels.

Le speaker, après avoir invité sa majesté et sa convoie à prendre place, ouvre aussitôt le programme. Quelques versets du Qur an (Coran) furent psalmodiés suivi d’un sermon à propos du rite.
Ensuite fut l’heure de l’engagement, l’heure de la vérité. L’heure à laquelle monsieur et mademoiselle doivent jurer fidélité devant le Saint Coran tout en répétant formellement les paroles citées par le Cadi.
Enfin, eurent lieu les deux harangues de remerciement après un monologue élogieux. Et c’est avec une invocation prononcée par le Cadi que s’achève la première phase du mariage.

Après le nikah, mariage musulman, nous nous accompagnons le mari chez sa nouvelle demeure. Elégant et svelte dans sa tunique de mari, beau comme un camion, monte les escaliers avec félicité. Arrivé devant le seuil de son appartement, nous fûmes foudroyés par un air aromatique qui se dégageait de la salle où jolies filles et dames, portant leurs plus bels atours, chantaient et dansaient le tari, danse anjouanaise. Et quand la cavalerie escortant le mari traverse le chœur, les youyous

stridents des jeunes filles comoriennes et malgaches, retentissent suavement nos cœurs meurtris par ce climat nostalgique.

Tari, danse traditionnelle anjouanaise.
Tari, danse traditionnelle anjouanaise.

Dans une autre salle, tandis que la fête fait écho au salon, s’assied la Reine de Saba. Oh ! La mariée je veux dire, mademoiselle Ansdjadiya. Belle dans sa robe de mariée, elle illumine toute la salle. Elle attendait impatiemment l’arrivée de son homme, monsieur Alaa el din. Et quand ce dernier entra, notre chère Reine de la soirée se jette sur lui et l’embrassa. Un grand vivat ballotta l’appart ! Puis ils s’asseyent sur le lit. C’est l’heure de la prise des photos amicales, familiales etc.

Au salon, on passe de tari en chigoma, une autre danse traditionnelle. Ensuite de Chigoma en bal poussière. Une folle ambiance s’empare de la salle. Mais quand le mari et la mariée descendirent dans la foule, c’est fut une ambiance singulière, de la folie pure et simple ! Comme l’avait dit André Gide : « Une foule d’individu se comporte follement. » La seconde phase des activités se clot ainsi.

Le lendemain, c’était le dîner, tenue exigée, costume, pour les gars, robe de soirée pour les filles. Enfin c’était une soirée galante. Malheureusement nous autres, nous n’étions pas avisés, mince ! Une fois sur place c’étaient les slow, zouk-love qui nous accueillaient. Tant pis pour ceux qui n’ont pas encore décroché leur brevet de chevalier. Car ils n’auront pas droit à une cavalière ! Oups !!!

Les surprises étaient de taille. De sorte que pour éviter un séjour chez un cardiologue, un poignet de convives, que je nomme les « danseurs en solo », et moi, nous nous retrouvâmes sur la terrasse en train de jouer le vigile. Bien évidemment, les célébrations pareilles n’auraient pas de sens s’il n y avait pas de surprises. D’ailleurs la danse et moi, le divorce est consommé il y a fort longtemps. Ainsi s’achève le déroulement du mariage d’Alaa el din.

Dorénavant, une nouvelle famille vient d’être née, avec tant d’amour et d’espoir. Un amour sans faille ni répits suit son cours. Un amour qui se nourrit d’amour jour pour jour. Tout se fait à bon escient. Vous savez pourquoi ils s’aiment toujours comme le premier jour où leurs regards se sont croisés ? Voulez-vous que je vous dise leur petit secret afin que vous autres puissiez en profitez aussi ?. Bah, je crois qu’il ne serait pas courtois de révéler le secret d’autrui par ici.

Avant de clore ce bulletin, je vous laisse une note sur Alaa el din et sa dulcinée. Commençons par le moraliste Alaa el din qui se distingue du moraliste Alain. Un vieil ami, un homme de cœur qui ne laisse jamais tomber les siens. Quand vous broyez du noir. Quand vous êtes sous le poids de l’adversités. Il trouve toujours les mots pour vous faire sortir de l’impasse. Jamais des propos sarcastiques ne sortent de sa bouche. Très rare il se met dans ses états. Je ne vous parle pas d’Alaa el din comme un ange mais plutôt comme un sage.

Quant à la mariée, une sublime créature, avec une voix angélique, elle est aussi avenante que son mari. Vous pouvez lire sa générosité qui se dessine entre son regard et son sourire. Et quand elle vous parle, vous vous sentez si paisible qu’aimable. Elle est reconnue par sa sympathie qui sort de l’ordinaire.

Ce n’est peut être pas le couple parfait sur cette terre. Mais plutôt le couple satisfait ! Que du bon vent dans la vie d’ici bas et dans celle de l’au-delà !!!

Un tout petit conseil fraternel, Ne prenez pas si vite une décision irrévocable quand un vent de liesse couvre votre toit. Car certaines décisions prises dans l’allégresse, peuvent tourner au vinaigre si celles-ci ne sont pas repensées. Prenez votre temps et pensez-y très bien !

 


Un œil sur l »EI (Etat Islamique) et l’Islam

Mais qui suis-je pour avoir voix au chapitre sur ce dit « État Islamique » ?  Suis-je un Calife ou un Mollah ? Ou plutôt faudrait-il être un Mufti ou un Imam pour étaler son avis ? Et ben ! Aucun de ces titres ne m’est proche. Je suis tout simplement un « Samba Diallo » de l’autre bout du monde !
Bref, grandi dans une cour où on apprenait traditionnellement la lecture du Saint Coran. Je suivais simultanément l’école française et l’école coranique, différente de celle du maître Thierno.
Un parcours légèrement similaire de celui de Samba Diallo dans l’Aventure ambiguë.

libertepolitique.com
Compte-rendu de la conférence du 8 octobre à l’Espace-Bernanos sur l’État …
libertepolitique.com

Étant musulman, quelque chose m’échappe! L’Islam, comme nous enseigne le nom, est une religion de Paix, de stabilité, d’indulgence et de clémence. Elle fut tristement transformée, par certaines figures malévole, assoiffées de pourvoir et de vengeance, en une religion « belliqueuse», pour certains. Et pour d’autres c’est « l’incarnation du mal, sinon l’ombre de la mort ! ».

La violence n’est jamais la bonne voie pour arriver à une éventuelle fin. Elle ne fait que répandre la haine et rendre les hommes rancuniers. Recourt donc à la violence pour prétendre convertir des gens en islam, revient à les en faire fuir. Prêcher la foi islamique avec modération et discernement et non avec cruauté. Car cette dernière est un signe de lâcheté et d’abrupt. Et seuls les minables optent pour celle-ci.
Même quand Dieu avait envoyé Moïse et son frère Aaron pour aller ratiociner Pharaon (Ramsès II), Dieu leur avait dit de s’adresser à ce dernier avec sagesse et des paroles douces. Peut être celui-ci se pliera ou il aura peur. Une preuve capitale qui corrobore la douceur et la velouté de l’Islam. La transgression ne laisse que regret et disgrâce.

Faudra-il tuer combien d’innocents pour en convertir combien ?
Ouvrons grand les yeux et regardons ce qui se passe en Libye, Syrie. Et voilà l’Irak qui sombre davantage dans les entrailles des précipices. Les pays du sahel en proie de la dite AQMI ! Sans parler du « fameux secte de Bokoharam » . je me demande quand est-ce que ces « Jihadistes » décideront de désister leur atrocité.

Le plus grand combat de l’homme, le vrai Jihad, pour être plus précis, est la lutte contre ses instincts démoniaques, ses agissements, son hostilité à l’égard des ses semblables. Se battre pour l’intérêt de tous. Mais aussi combattre le mal par les moyens à bord. Tout comme combattre ce Deach qui asservit nombre du peuple irakien et en extermine une bonne partie ! Ce Deach que je condamne, fermement haut et fort, leur vandalisme! Ce Deach qui offense des personnes inoffensives, me fait froid dans le dos.

Tuer des innocents, piller, violer, massacrer n’est point musulman. Ôter donc la vie de qui que ce soit parce qu’il refuse de se convertir en Islam est un crime abominable. Déstabiliser la conscience de tout un peuple, de toute une nation, semer la terreur, pour instituer un « Etat Islamique », porte à criminaliser la religion musulmane.

conséquemment, ceux qui ne savent pas grand chose à propos de l’Islam, l’associent rigoureusement au mot terrorisme. Partant, l’homme barbu est honni partout où il se trouve, de loin ou de près. La femme voilée est « avilie », nuit et jour, vertement et ouvertement, dans tous les azimuts. Récemment, voire l’insolite qui s’est produit à l’Opéra Bastille !

En 1982, décision est prise de construire un nouvel Opéra à Paris.  lamomiedepaques.com
En 1982, décision est prise de construire un nouvel Opéra à Paris.
lamomiedepaques.com

Pire encore, il suffit de prononcer le mot Allah, à la place de Dieu et tout le monde crie : « Sauve qui peut ! », S.O.S ! Et nous autres, nous sommes « victimes » de nos patronymes, dans nombre de pays. Mille cameras te surveillent de près et deux milliards de regards apeurés se jettent sur toi. On ne sait jamais si tu portes une bombe!!!! Mince !
Chaque jour, plusieurs âmes trépassent de famine et de maladies. Tant pis ! Cela ne suffit pas. Il faut des armes et des bombes pour occire massivement et rapidement l’être humain. Ne serait-il pas mieux si ces Jihadistes subventionnaient ces pauvres gens. Par preuve de charité, un pilier fondamental de l’Islam. Malheureusement, au lieu d’accomplir cela, ils dilapident des millions de dollars pour acheter tout un arsenal militaire, pour décimer villes et villages et extirper ceux et celle qui y habitent.

Nous,Musulmans, qui devrions faire preuve de bonne conduite, d’affabilité, de générosité et de magnanimité quoique provoque les cabales de certains extrémistes de différentes religions. Nous voici s’exposer au plus vils préjugés à cause de notre comportement malveillant!

Si le monde ne ménage pas sa peine pour trouver une remède contre le virus Ebola. Je crois qu’il devrait faire autant contre le « virus » antiterroriste. Pourvu que celui-ci n’est pas si contagieux comme les autre maladies. Bien que la contamination se fait par la voie de cette maudite bactérie pathogène dite la haine

Le vingt-unième siècle est mal parti. Depuis les événements du onze septembre, le monde est au bord d’une troisième guerre mondiale. Nous sommes tous conscients du début du vingtième siècle et les événement qui se sont découlé par la suite. J’espère que l’histoire ne se répétera pas. Les hostilités et les tensions qui montent d’une manière constante risque de basculer le le monde vers une veillée cauchemardesque. Que Dieu nous épargne de cela, Amine !


Le Grand Baïram ou la fête de la Tabaski

 

Autrement dit la fête des moutons, cette célébration qui prit racine à l’époque du Prophète Abraham, père des Messagers. Quand celui-ci avait reçu l’ordre, par preuve divine, d’immoler son propre fils Ismaël. Une épreuve si pénible et térébrante à sur monter. Or lors de l’intercession, ce dernier fut remplacer par un mouton. C’est en cette péripétie qu’à vu le jour ce culte commémoratif. Une liturgie grandiose qui fait partie des rituels du pèlerinage. De la sorte, la coutume veut qu’on égorge un mouton, une chèvre, un bœuf, chameau….

balladeegyptienne.blogspirit.com
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La Eid el Adha dite la fête de la Tabaski, se célèbre le neuvième jour du mois de pèlerinage, Dhou al-hijja, dernier mois du calendrier musulman. C’est la seconde fête officielle de la religion musulmane, après le Petit Baïram connue sous le nom de Eid el fitre. Celle qu’on célébré à la fin de mois du Ramadan.

 Mais quand tu es étrange dans un pays étranger. Tout se passe étrangement. Pourvu que ce ne soit pas tragique. Après la prière de l’Eid, tout le monde se ruent vers les boucheries pour accomplir le rite. Quant à nous autres, on se dépêche pour rentrer chez soi. Tout en ayant espoir qu’un voisin généreux vint taper à la porte et vous donne quelque grammes de viande. Mais cela ne se produit très souvent que dans nos rêves.

Allongé sur mon couchage, j’ouïs les bambins du quartier en train de fredonner une comptine toute la matinée. Ainsi une souvenance d’une vingtaine d’années auparavant refit surface . J’ai commencé donc à remémorer cette réminiscence jusqu’à m’endormir. Laissez-moi vous conter comment on célébrait le Grand Baïram à la comorienne.

Quand la viande passe aux casseroles, c’est la fête au village. Les enfant chantent et dansent. Un événement rémunérateur.Chez nous aux Comores, comme le non l’indique bien, «  au coin mort », tout est inaccoutumé. Et comme on n’ a point de bétail. On ne fait que tirer de nos maigres poulaillers, un coq, s’il en a, sinon une poule, hâve et émaciée jusqu’au dent. Oh ! Comme si les poules ont des dents hein ! Pour le sacrifice. La joie était immense dans la cour. On va manger de la « viande » !

A la veille du jour de l’Eid el Adha (Le Grand Baïram), on ne dormait pas. On veillait toute la nuit à coté des nos mamans qui travaillent dur pour les préparatifs de la fête. Elles changent le décor de la maison, repassent nos fringues et décrassent nos tongs. C’était l’allégresse qui empâtait nos cœurs et renflait nos ventre.

Dès l’aurore, nous prenions la douche avec de l’eau tiède et nous nous rendîmes à la mosquées pour attendre l’heure de la prière d’el Fajr (prière de l’aube). Dévorés de fatigue et de sommeil, après une nuit bleue, pour ne pas dire une nuit blanche. Nous sommes à bout d’énergie et on commençait donc à somnoler. Mais quand l’imam arrive, nous nous mîmes à lui passer le Salam! Après nous avoir répondu par bonté d’âme, le muezzin, lance l’appel à la prière d’el Fajr qui succède celle de l’Eid, deux heures plus tard. Ainsi commence une journée de réjouissance et de liesse.

mouvida.com
mouvida.com

A la sortie de la mosquée, frères et cousins, sœurs et cousines, nous faisions le tour du village. C’est le jour propice pour une visite familiale. Accompagnés des fois par nos pères, ou tontons, ou tout simplement par l’aîné de la maison, on commençait à rendre visite papys et mammys, paternels et maternels. Ensuite on passe chez tantes et tontons qui ont un toit. Puis on faisait un tour chez les voisins. Avec nos sachets bourrés de bonbons, de galettes et de madeleines, nous rentrons enfin chez nous.

Nous prenions le petit déjeuner à fond de train. Puis nous sortîmes dare-dare pour ne pas rater le premier film affiché à l’entrée de « la salle » mesquin du quartier. Dans la salle, les yeux rivés sur un petit écran à tube cathodique, c’était le brouhaha qui nous gouvernait. On ne supportait même pas quelques secondes de conversation. Tout ce qui nous animait, c’était de voir les acteurs passer en action. Le bruit des mitrailleuses, le boom d’une explosion et les sons onomatopéiques d’un coup de point.

Quand le soleil fut au zénith, on retournait à la maison pour déguster notre délicieux coq avec du riz. Après quoi nous nous rendions dans les places publiques pour participer ou assister aux activités ludiques et sportives jusqu’à ce que la nuit nous surprenne. On rentrait donc à la maison, exténué et harassé, jambes et pieds aplatis. On prend jute une douche et on dort comme des nouveaux-nés ! Ainsi passait la fête de mouton ou plutôt de poules en version comorienne. On était fier comme un coq mais pas celui qu’on immolait!

 


L’Afrique noire, sommes-nous damnés ou condamnés?

Sida, Malaria, guérilla, Choléra, Ebola and so on! Des maladies mangeuses d’homme déciment l’espèce humaine, depuis le ventre de sa maman et la poursuit tout au long de son séjour sur terre. L’Afrique, mon cher continent, si ce n’est pas les guerres, c’est les épidémies et les pandémies qui nous pourchassent de cette terre à jamais. Je me demande si c’est en raison de notre situation géographique ou c’est plutôt un problème d’ordre écologique. Je n’en sais pas trop. Peut être les doctes m’en diront plus.

faux plan mais vrai labo. ‹ › « vieuxvolcan.com
faux plan mais vrai labo. ‹ › «vieuxvolcan.com

Après un passé douloureusement tumultueux, l’orage suit son cours en Afrique noire. Comme si nous sommes naturellement des décombres à déblayer!
Depuis, avant et après les dites «indépendances», qui nous ont laissé qu’estropie et paralysie. Notre « médiocre » continent continue à faire fausse route. Faut-il attendre encore quelques siècles pour que nous nous mettons sur les rails?

Ari, les temps sont révolus. Oui c’est ce qu’on dit mais nous les Africains, pffff!!!! On préfère se plaindre que se battre. Nos pères fondateurs des indépendances nous ont laissé une feuille de route aussi nébuleuse qu’obscure. Et leurs successeurs ont spéculé sur cette atmosphère si nuageuse pour trépigner le peuple. Despotisme, régionalisme, népotisme et la liste me fatigue! Ainsi la haine prit ses racines et nous voici noyer dans les abîmes les plus effarants.

Malaria patients africacallingus.blogspot.com
Malaria patients
africacallingus.blogspot.com

Quand on parle des pays du tiers monde, on se réfère au continent noir et certains pays asiatiques. Cependant, ces derniers sortent du noyade peu à peu! Pendant que nous battons les records en bactéries pathogènes!

Tant d’épidémies que d’épiphyties font surface en Afrique noire. Pourvu que les épizooties nous épargnent pour le moment. Est-ce que c’est de notre faute? Et ben la réponse est OUI!!!

Oui en ce sens que nos attentions se focalisent en des choses futiles. tout le monde veut accéder au pouvoir pour remplir ses comptes dans les banques suisses! L’Afrique possède tout ce qui s’avère pactole pour redémarrer la machine économique. Mais la soif du pouvoir nous divise, au lieu de s’unir pour le bien de tous.

Le continent possède aussi des gisements de gaz naturel et de pétrole.
Le continent possède aussi des gisements de gaz naturel et de pétrole.

Oui en ce sens que nos «honorables» dirigeants ne font que battre le pavé, à Addis Abeba et ailleurs. Au lieu de suivre la voie royale.«A trop demander sa route, on finit par n’y voir goutte.» Hein!!

Oui en ce sens que dans nombre de pays de l’Afrique subsaharienne, l’Education laisse à désirer. Alors qu’on parle constamment des problèmes que connaissent l’Enseignement et la Santé, dans le continent noir. Plus l’Education passe au second plan. Et plus l’analphabétisme joue son rôle et en voici les conséquences. Selon moi, je ne vois qu’une seule issue. Miser nos pécules sur la voie éducative au préjudice de l’analphabétisme. Et nous verrons que toute semence de bonheur qu’un chef d’Etat, digne de ce nom, aura semé, germera et accroîtra dans des meilleures conditions. On pourra donc songer à une marche sur Jupiter!

Pour ériger un édifice, il faut un socle, un soubassement, un fondement. Jeunesse africaine, chômeurs et blogueurs, diplômés et engagés, intellos et mégalos, je sais que nous sommes nombreux dans les rues à vadrouiller à longueur des journées. Au lieu de bayer aux corneilles, unissons nos forces et combattons l’illettrisme. nous verrons donc que la prospérité vaincra sur la pauvreté!

Afrique, ma douce mère! Mère de l’humanité, mère de toute affection et de passion maternelle. Mère de toute violence outrance. Mère de la pauvreté mais aussi de la beauté. Mère de la couleur et de la douceur! Mère de la chaleur et de la fraîcheur. Mère de l’humidité et de l’humilité. Mère de misères et de guerres qui ne cessent guère!Tu as assez enduré tant de souvenirs amers. Quoique tu possèdes toutes saveurs sauveurs des matières premières! Les catastrophes de tout genre, frappent à ta porte car tu te montres fragile dans ton sol à couleur d’argile. Afrique, là où chantent tempérant et griot, il est donc grand temps que tu présentes tes adieux aux maux qui consomment ton énergie et consument ta beauté enviable et sans égale! Réveilles-toi Maman et montre-nous que tu n’es ni damnée, ni condamnée. Tu es juste blâmée de ta couardise et de ta servitude.


Gaza, l’extinction d’un peuple sans défense

Depuis que le monde est monde, la Palestine ne connaît que l’escalade de la violence. Une question qui fait honte à l’ONU! Cette partie du Moyen-Orient dite la Terre sainte est devenue éternellement un espace brumeux. Ce qui « empêche » peut-être, les observateurs des Nations unies, ceux qui jouent le gendarme universel, de voir de plus près la virulence de l’hécatombe !

Raids israéliens sur la bande de Gaza Palestine. webdo.tn
Raids israéliens sur la bande de Gaza. Palestine.
webdo.tn

La mort s’invite quand il est grand temps! Mais ce qui se passe à Gaza est une autre chose! Durant plus de deux semaines seulement, on compte plus de six cent quarante victimes! Sans compter les blessés par millier. Et les Nations unies n’envisagent que des « pourparlers ». Question d’accorder encore du temps à l’État israélien d’en finir avec les orphelins et veuves, puisqu’il ne reste que ceux-là. Mon œil !

On dirait plutôt la « peste » et non la Palestine! Sinon l’État israélien n’aurait pas le droit « d’éradiquer ce fléau » avant que ce ne soit trop tard.

L’aviation israélienne pilonne avec sang froid la région de Gaza. Une pluie torrentielle de missiles s’abat donc sur le sol palestinien. C’est le déluge là-bas, le tonnerre gronde sans relâche. Et la fameuse Ligue arabe attend patiemment et paisiblement les ordres de leur « commandant » les Occidentaux pour ne rien faire par la suite !

L'aviation israélienne a lancé plusieurs frappes sur le sud ... lemonde.fr
L’aviation israélienne a lancé plusieurs frappes sur le Sud …
lemonde.fr

Or quand il s’agit de s’en prendre à un dit «tyran» comme Mouammar Kadhafi. Un état de crise est décrété immédiatement. Et nos « Boss »  de la Ligue arabe, les pays du Golfe, s’arrangent du côté des Occidentaux pour combattre avec fierté celui-ci. Tout en prétendant que ce dernier opprime son peuple. Après, on ne laisse derrière que ruine et haine!

Qu’est-ce qu’ils sont «nombreux» ces Palestiniens pour qu’on les exécute quotidiennement. Depuis plus de quatre décennies, il ne se passe deux jours sans entendre qu’au moins un Palestinien a été tué et plusieurs autres blessés. Alors pour en finir avec, on passe en mode génocide! Mais ce terme est loin d’être évoqué! Bien que les raids israéliens n’épargnent personne, filles, femmes, enfants, vieux et vieilles!

Les blessures et les corps déchiquetés témoignent de la volonté ... ism-france.org
Les blessures et les corps déchiquetés témoignent de la volonté …
ism-france.org

Je me demande quand est-ce qu’on cessera d’abreuver le sol palestinien de sang de centaines d’innocents ! Certes, c’est une terre sèche, est assoiffée d’humidité. Mais cela n’est pas une raison qu’on la verse à boire, du sang encore et encore. Elle finira par en avoir marre, à force de la servir le même menu tous les jours!

Le dossier renfermant la question de la Palestine, une affaire qui fait mouche, est quasiment mis aux oubliettes. Tandis que des milliers et milliers des adolescents et adultes trépassent sur place et d’autres croupissent dans les prisons israéliennes. Et tristement celles-ci deviennent sans doute leur mouroir !

En effet cette question est une feuille de route tracée par les Occidentaux, en parfait accord avec le « monde arabe »! Genre chantage, rien de plus. Voilà pourquoi l’ONU a du mal à trancher pour stopper ce bain de sang!

Il se peut que «la première règle du journalisme c’est de dire la vérité et faire honte au diable!» Malheureusement, ce n’est pas le cas. Les médias occidentaux, comme ceux du Proche-Orient, déforment sciemment et constamment la réalité de ce qui s’y passe. Chacun diffuse les informations à sa guise. Ainsi on a diverses versions.

De même l’histoire qu’on nous a racontée et qu’on relate encore est loin d’être véridique!

Comment peut-on soutenir aussitôt une insurrection, pour ne pas dire une révolution, dans un tel ou tel pays, et négliger tout un peuple qui réclame sa liberté depuis une éternité ?

« Ne danse pas parce que la case de ton voisin a pris feu. Joue plutôt le rôle d’un sapeur-pompier et aide ton voisin à éteindre l’incendie. Car tu ignores quand est-ce que ton tour viendra. » dit un proverbe de chez nous.

Soyons honnêtes et impartiaux! Luttons contre la violence, l’oppression, où que nous soyons et quoi qu’il en soit. Prônons la paix, rien que la paix et on verra que l’amour prendra le devant!

 


Le mois de Ramadan, un mois pas comme les autres

Quand on parle de mois du Ramadan, on parle de quatrième pilier de l’Islam. Ce mois sacré est le mois de la piété, de tawba (repentir), d’invocations, de clémence, de rappel, enfin c’est le mois de rapprochement du croyant à son Seigneur.

Ce mois béni, censé nous remettre sur les rails, pour ceux et celles qui ont «déraillé». Ce mois exceptionnel qui devrait nous servir de bon exemple à une bonne conduite. Ce mois qui réveille le muslim (musulman) de son égarement…
Hélas, le mois de Ramadan est devenu, pour les uns, le mois de business, le mois de commerce et de recouvrement!

sosieté-marché, comme à l'accoutumée, le mois sacré de Ramadan...
sosieté-marché, comme à l’accoutumée, le mois sacré de Ramadan…

Au marché, comme au supermarché, ici comme aux Comores, fruits et légumes doublent voire même triplent les prix. Cependant le mois de Ramadan est un mois de consommation, les détaillants saisissent donc cette opportunité pour faire fortune. Ainsi les prix des produits de premier nécessité s’élèvent un peu plus haut que la Tour Eiffel. Et malheureusement cela devient communal que normal.

Ce mois sacré est aussi le mois de shopping ou plutôt de casting! Tellement les jeunes filles traînent devant les vitrines des magasins que ça donne l’impression qu’on assiste à un défilé de casting!

Pendant les premiers jours du mois sacral, les mosquées sont à foison. Filles et fillettes, garçons et garçonnets, jeunots et adultes s’y abondent! D’ores et déjà, on compte plus de dix jours depuis que le mois noble nous a passé le salam. Et tout ce beau monde s’est éclipsé. Il ne reste que papas et papys and mamans mammys. Et c’est pareil partout, tout comme chez nous d’ailleurs. Il faut attendre un vendredi comme aujourd’hui pour que les mosquées fourmillent de casaniers.

Le mois de Ramadan est un mois d’activités. Presque toutes les rues et ruelles sont animées, agrémentées. Et sur les shibbek (fenêtre en arabe) aux balcons, on voit bellement briller de  sortes de petites lampes typiquement arabes. Et partout l’ambiance est au rendez-vous!

Ramadan Prep by Wesam  Kerayem.fr muslimvillage.com
Ramadan Prep by Wesam Kerayem.fr muslimvillage.com

Nos coeurs sont remplis d’amour et de bonhomie! On s’entraide mutuellement. La compassion prend le devant.Dans la soirée, c’est l’heure de rassemblement en famille. Selon la coutume en vigueur dans certains pays comme le nôtre, on a le plaisir d’inviter les amis, les collègues pour prendre ensemble le Iftar (repas qu’on prend pour rompre le jeûne ou tout simplement le petit déjeuner).

Si le dicton nous apprend que dans la nuit tous les chats sont gris. Et ben! Je vous dis donc que pendant le mois de Ramadan, c’est l’inverse, certains musulmans deviennent gris dans la journée! Ils changent de fringues du matin au soir.
Je me demande si Allah n’existe que pendant le mois de Ramadan!!!!

Par ailleurs, le monde contemporain se veut moderniste et démocratique! On assiste alors à des réclamations irrévérencieuses et fatales à l’égard des institutions religieuses. Moult jeunes d’aujourd’hui, sevrés et tentés de tout, demandent beaucoup trop. Pour se faire, ils s’appuient sur la dite liberté «individuelle», pour se permettre de tout faire.

On voit aujourd’hui des jeunes «musulmans», pour ne pas dire «croyants» qui s’insurgent contre les institutions islamique et veulent manger et boire en toute liberté pendant les heures de jeûne.

Ne serait-ce pas la même demande en parlant des mariages homo? Je n’ai pas lu tous les livres célestes. Je ne suis ni imaman ni vicaire et encore moins un sainteté. Mais j’ai la conviction que ni dans la Torah, ni dans la Bible, ni dans le Coran, l’homosexualité n’a été légitimé!

Mais comme la tentation nous dépasse largement. On veut ari briser les «tabous». On commence par banaliser petit à petits certains pratiques blasphématoires et impies. Puis on légitime ce qui est prohibé par la morale pour ne pas évoquer le terme religion!

A la manière dont on évolue, je crains que d’ici le lendemain, il y en aura ceux qui demanderont audacieusement en mariage à leurs propres sœur! On a déjà vécu le scandale au Zimbabwe. Quand une mère voulait épouser son propre fils, père de son enfant. Ce qui est déjà un début!!!


La réalité des grandes villes

A Tsembehou, une « bourgade » qui se veut ari «ville», je m’étais convaincu que je vivais à Boston ou plutôt à Manhattan ! J’ai quand même droit à une rêvasserie non hihihihihihi !

lower Manhattan- nyc-architecture.com
lower Manhattan- nyc-architecture.com

Loin des dites agglomérations, au fin fond de toute « modernité ». Dans cette région de la cuvette, au coeur de l’île d’Anjouan, délimitée par des montagnes plus hautes que ces immeubles qui m’entourent et me contournent. Je me sentais en sécurité. J’étais un gamin comblé de joie.

Là-bas, ce n’est pas «la belle vie» mais plutôt la belle vue ! Coupure permanente d’électricité. Et quand la nuit tombe, la fumée des lampions nous brûle les yeux. Alors on se frotte jusqu’à s’endormir. Ainsi on a toutes et tous les yeux marron !
Pour moi, le monde se limitait autour de ces milima (montagnes). Et c’était pour moi la belle vie ! En dehors de toute ari réalité urbaine.
De mon départ à Moroni, pour la première fois, d’emblée je fus ahuri par une réalité choquante et froissante. Face à la conduite de certaines personnes. Médisance, délation, insinuation, diffamation et j’en passe!! Mais surtout ce qui m’a beaucoup commotionné, c’est la flouterie de ceux qui se prennent pour des « diplomates », mon œil !
Comment des personnes « dignes de Foi » peuvent se comporter ainsi ?
Tant pis! Ailleurs je verrai mieux, dis-je naïvement!
Des mois ont passé, j’ai pris donc Air Yemenia, cet airbus que les Comoriens nomment ari «cercueil volant ». Suite à un crash, au large de la grande comore, faisant cent cinquante-deux victimes, en 2009.
Heureusement que nous autres, on est arrivé au Caire, indemne, Dieu merci !
A la sortie de l’aéroport, surpris de ces véhicules qui roulent de tous les sens, coup de frein furieux, klaxon par-ci par-là. Sidéré de ce vacarme effrayant, mon cœur battait la chamade !
Ahlan wasahala fi Masr ya Akhi, « bienvenue en Egypte frère! » Dit mon frère, venu m’accueillir à l’aéroport avec un ami. Sous l’emprise de cette évidence cinglante. Je répondis : « Merci frère! » Mais dis-moi, comment faites-vous pour supporter ce baroufle?
Affichant un air souriant, il me répondit : « Tu n’es plus à Tsembehou frangin où tu peux siester au beau milieu de la route sans qu’une motocyclette te réveille. Ici, tu es en Egypte. Et ce n’est pas l’Egypte antique, celle dont on nous a parlée à l’école. C’est l’Egypte moderne, tu vas donc apprendre tant de choses ici. » Et quand je dis ici, c’est ici, dans les rues, au marché, à la mosquée, tout comme à la fac ! Ajoute-il.
A l’arrivée à Dar el- Malak, un quartier populaire cairote, je suis abêti par le gémissement des chevaux des vendeurs ambulants. Mais aussi de la façon dont les gens devisent dans les rues. Enfin on ne fait que « brailler ». Quand la nuit tombe c’est le théâtre de toute sorte d’activités citadines. On dirait le carrefour des dealeurs, du coup les agressions paraissent coutumières.
On apprend bien des choses en ville, aussi bonnes que mauvaises. Mais celui qui sait faire le tri, en profite tant.
Mon séjour au Caire a fait de moi un Candide voltairien. J’ai débarqué à Alexandrie, par espoir de passer de Candide à un Fréderic Moreau ou plutôt à un Eugène de Rastignac. Tristement, je suis devenu « Huron », L’Ingénu !
Récemment, lors de la formation Mondoblog à Abidjan, cette ville à vocation européenne, j’ai eu la chance de fouler le sol de mes aïeux. A Grand-Bassam, notamment à l’hôtel Tereso, là où nous, Mondoblogueurs et Mondoblogueuses, avions déposé nos bardas, la réalité était plutôt culturelle, factuelle qu’intellectuelle!

Venant de différents horizons, on était comme des frères et sœurs! Durant ce stage d’apprentissage et de partage, j’ai appris la saveur et l’appétit des villes lointaines. Cependant, j’aperçois Grand-Bassam, tout comme Abidjan, comme ville cosmopolite, une ville beaucoup plus ouverte!

Nonobstant, cela n’exclue pas les tics des grandes villes, à savoir, l’arrivisme, matérialisme, chauvinisme et la liste est longue. En ville, il n y a pas de place pour les «mauviettes ». Sinon ils ne seront que des miettes.
Moi, « Huron« , je crois sur parole tout ce qu’on me ragote. Je fais confiance à tout le monde, quoiqu’on me déçoive! Ari, je ne crois pas au mensonge.

 

Face à l’adversité urbaine, tout le monde se montre méfiant.
Auparavant, je pensais que la ville était mère d’entraide, de fraternité et de mutation! Une fois sur place, la réalité m’échappe. Je ne vois que des gangs, des aigrefins et surtout plein de filous. La ville n’est qu’un monstre froid qui nous métamorphose de gentleman en crazy man. Et la vérité est que les grandes villes sont dépourvues de solidarité. Pour y vivre, il faut avoir un cœur de pierre. La solidarité n’a pas de place. « Chacun pour soit Dieu pour tous. »
Toutefois, ici, la disgrâce m’a appris que «la vie est un engagement à vie. Sinon c’est elle qui nous engage en vain!» Vivre en ville, c’est donc se jeter dans une curée sans faille ni repu.

 


Au-delà des frontières physiques !

L’Homme avec son ego, son attitude à voir autrement les choses, ses tendances à dominer son semblable. L’Homme cherche davantage des « pouvoirs surnaturels» et des moyens surhumains afin de prendre le devant de la scène.

Lors d'un meeting en 1935
Adolf Hitler lors d’un meeting en 1935, Tufan/SIPA

Venu au monde, tout nu, tout rabougri et tout vierge, l’Homme grandit tout en s’appropriant  des  caractères sanguinaires et monstrueux, comme le cas d’Adolf Hitler ! Selon l’époque, le rang social, l’entourage et l’éducation qu’il a reçue.

Il devient aussi pacifiste et tolérant,  comme Nelson Mandela, selon les mêmes causes. Comme le montrent les mots sages de J.J.Rousseau, ari : «l’Homme est né bon mais c’est la société qui le corrompt.» Dans un cas comme dans un autre, l’intelligence n’y  est pour rien! Car, selon moi, monstre ou généreux, l’Etre humain use toujours de son intelligence pour arriver à ses fins.

Nelson Mandela - Photo MICHEL CLEMENT
Nelson Mandela – Photo MICHEL CLEMENT

Revenons donc au sujet qui me tracasse la tête depuis peu.  Dans mon enfance, je pensais qu’il n y a que les limites physiques qui peuvent  faire brandon de discorde et engendrer des grabuges au sein des familles, entre communautés ou entre nations. Chez nous par exemple, vous trouverez cela peut-être futile pourtant c’est la réalité, comme nous sommes insulaires, un centimètre de terre vaut de  «l’or»! Et comme on en a que des parcelles pour cultiver les céréales, dans les régions rurales, ou pour bâtir, dans les régions urbaines, donc  le moindre élargissement ou prolongement de quelques centimètres peut provoquer des bagarres éternelles. Maintenant que j’ai «grandi», je trouve cela puéril. Vu que loin de ces confins, de ces extrémités, il y a d’autres limites, d’autres bornes spirituelles que l’Homme s’est créées. Et ces dernières limites ont fait couler et continuent à faire couler beaucoup de sang, de salive que d’encre!

 1. La Religion

Depuis que le monde est monde, la question de la religion cause des pertes abyssales dans l’histoire de l’humanité. Et malheureusement on ne fait que recourir à la violence ari pour «trouver» une réponse à ce fléau qui ronge en grande quantité l’espèce humaine et son milieu environnant. Nous nous haïssons, nous nous abhorrons et nous exterminons, tout simplement parce que nous pratiquons des religions différentes. Quelle infamie ! Quelle vilenie ! Néanmoins dans les trois religions monothéistes, on nous dit ari «nous sommes toutes et tous filles et fils d’Adam et Eve», ce qui fait que nous sommes des frères et sœurs.

Si on nous  dit donc «frères et sœurs», pourquoi  alors il y a tant de mépris que de passion? Pourquoi tant de haine que d’amour ? Pourquoi tant d’inimitiés que de sympathie ? Pourquoi, pourquoi et pourquoi ???

Combien de personnes ont péri dans des guerres dites saintes, avant les croisades, pendant les croisades et après les croisades. Regarde ce qui se passe actuellement en Centre-Afrique, au Burma, en terre sainte… Malheureusement mes piètres questions restent rhétoriques.

C’est non seulement la diversité des religions qui déclenche les guerres saintes. Mais au sein d’une même religion, la question de sectes vide, à son tour, l’homme de son liquide rougeâtre indispensable à la vie.  Et cela a vue le jour il y a fort longtemps.  La Fronde qui a eu lieu en France, par exemple en bon milieu du dix – septième siècle. La guerre quotidienne en Irak, entre Chiites et Suintes qui fait rage. En Egypte, la traque des dits ari «islamistes, les Frères musulmans»…..

Lynchage en Centrafrique - cameroonvoice.com
Lynchage en Centrafrique – cameroonvoice.com

Faut-il croire que l’Homme pourrait mettre un terme à ce carnage ? Je n’y pense pas! Toutefois je dis ari «I have dream»

 2. Le Racisme

Une autre frontière qui fait de nous, hommes de couleur, ari «victime» de tout et de rien! Depuis notre venue au monde, nous sommes terrorisés, humiliés, marginalisés… tout simplement parce que nous portons un «autre tissu» !!!

Il faut ajouter que Montesquieu,   dans De l’esclavage des nègre, eût raison de dire ceci, Ari : «Si j’avais à soutenir le droit que nous avons eu de rendre les nègres esclaves, voici ce que je dirais : Les peuples d’Europe ayant exterminé ceux de l’Amérique, ils ont dû mettre en esclavage ceux de l’Afrique, pour s’en servir à défricher tant de terres. Le sucre serait trop cher, si l’on ne faisait travailler la plante qui le produit par des esclaves. Ceux dont il s’agit sont noirs depuis les pieds jusqu’à la tête; et ils ont le nez si écrasé qu’il est presque impossible de les plaindre. On ne peut se mettre dans l’esprit que Dieu, qui est un être très sage, ait mis une âme, surtout une âme bonne, dans un corps tout noir. Il est si naturel de penser que c’est la couleur qui constitue l’essence de l’humanité, que les peuples d’Asie, qui font des eunuques, privent toujours les noirs du rapport qu’ils ont avec nous d’une façon plus marquée. On peut juger de la couleur de la peau par celle des cheveux, qui, chez les Egyptiens, les meilleurs philosophes du monde, étaient d’une si grande conséquence, qu’ils faisaient mourir tous les hommes roux qui leur tombaient entre les mains.
Une preuve que les nègres n’ont pas le sens commun, c’est qu’ils font plus de cas d’un collier de verre que de l’or, qui, chez des nations policées, est d’une si grande conséquence.
Il est impossible que nous supposions que ces gens-là soient des hommes; parce que, si nous les supposions des hommes, on commencerait à croire que nous ne sommes pas nous-mêmes chrétiens.
De petits esprits exagèrent trop l’injustice que l’on fait aux Africains. Car, si elle était telle qu’ils le disent, ne serait-il pas venu dans la tête des princes d’Europe, qui font entre eux tant de conventions inutiles, d’en faire une générale en faveur de la miséricorde et de la pitié ?»

Montesquieu, De l’Esprit des Lois, livre XV, chapitre V [1]. 

 

Pourquoi dans un jardin on ne plante pas les mêmes fleurs ? Pourquoi pour qu’il ait vingt  – quatre heures, il faut douze heures diurnes plus douze heures nocturnes ? Pourquoi on porte toujours des lunettes, genre noires, quand on skie ???

Bref, pour qu’il ait harmonie de couleur  sur une toile ou un autre objet d’art, on a toujours recourt à certaines couleurs, voire même des écrits. Je ne parle pas ainsi pour susciter l’esprit de vengeance, mais plutôt pour prouver que nous autres, nous sommes des Etres humains comme les autres. Et qu’il ait en nous une tolérance et une bonhomie beaucoup plus épanoui ! Martin Luther King et Tata Mandiba (Nelson Mandela) nous ont montré le bon exemple! Sinon la colonisation, l’esclavage et le commerce triangulaire ont eu tort d’avoir eu lieu!

Il y a cinquante ans, Ihave dream - Jacques-lecomte.fr
Il y a cinquante ans, Ihave dream – Jacques-lecomte.fr

Pour afficher un agréable sourire, il faudrait avoir un visage «ébène» et des dents toutes blanches hihihihihi !

Par ailleurs, le racisme ne se limite pas entre «Black» et «Blanc», mais il étend sa haine et ses bornes entre Asiatique et Européen, entre Arabe et Européen ou Américain!!

Aura-t-il un jour où l’Homme dépassera cette idée fixe ??? Je n’y pense pas !!! Toutefois je dis ari «I have dream»

 3. L’inégalité homme/femme

Machisme, misogynie, phallocratie, sexisme, pour ne citer que cela !

En dépit des efforts déployés par plusieurs organismes qui œuvrent contre «l’inégalité de sexe» on a toujours du mal à accepter la femme comme notre «équivalence». Tant de poste lui sont privés quoique quelques pays soient gouvernés par des femmes. Dans beaucoup d’autres, la femme reste en marge de toute activité culturelle ou politique. Par conséquent, celles qui se montrent dissidentes, subissent des graves peines. D’autres meurent en se rebellant contre certaines exigences qu’on leur impose. Comme le mariage précoce et /ou forcé.

https://www.youtube.com/watch?v=RaA06ervFRg

Dans de nombreux pays africains et asiatiques, par exemple, la femme est conçue comme «machine» à faire des enfants, à assurer le ménage et surtout à rester au foyer. Et ce qui est partial dans tout cela est qu’on ôte aux jeunes filles le droit de les inscrire à l’école. Ce qui est une catastrophe!!

D’autres limites se tissent au sein de la société et brisent tellement de cœurs. Les différences entre les classes sociales, les conflits ethniques, les complexes d’infériorité et de supériorité entre villageois et citadins……

Faut-il rêver qu’un jour l’Homme parvienne à transcender ces bornes? Je n’y pense pas! Toutefois je dis ari «I have dream» !