Odilon Doundembi

Côte d’Ivoire-Culture: à la découverte de Selikalakaha

A Sélikalakaha, un village situé au nord de Côte d’Ivoire, les jeunes ont mis en place une association dénommée Association des Jeunes et Amis de Sélikalakah (AJAS). Celle-ci œuvre pour le développement dudit village dans tous ses aspects.

C’est dans cette optique qu’elle a organisé la 6ème édition de sa semaine socioculturelle et sportive à Séliakala (Commune de Tafiré). L’événement s’est produit du 02 au 08 Septembre 2019.

 Madame Yeo K. S. Naminata

La marraine  de l’évènement…

Mme Yeo Kignaman Soro Naminata, cadre de la localité, a répondu présente à l’appel des jeunes pour parrrainer la journée culturelle et sportive. Cette dame au grand cœur a l’habitude de soutenir tout ce qui concourt au vivre ensemble, à l’amour du prochain, et la cohésion sociale.

Parlons de l’événement en question...

Sachant qu’aucun succès n’est possible qu’avec l’accompagnement des sages ;
Sachant que tout succès dans un village passe nécrssairemnt par la bénédiction effective des siens (ancêtres) ;
Les manifestations culturelles ont commencé par une libation. Il s’agit d’un élément important dans la tradition du Tagbana de Sélikala.
La Libation consiste non seulement à demander l’autorisation de manifester aux ancêtres mais aussi les associer à la fête du village sans toutefois oublier de demander leurs protections.

Les images ci-dessous en temoignent.

Libation lors de la 6e édition de la semaine culturelle de Selikalakaha

Cette libation se subdivise en deux étapes: celle du chef de village qui est fait par un membre bien précis de la famille royale et celle des propriétaires des terrains appelés chef de terre. Un simple membre de famille peut effecter cette étape, mais seulement en présence de plusieurs villageois.

Après la demande de bénédictions et l’autorisation de fêter, les Jeunes et Amis(es) de Sélikala ont procédé au nettoyage de leur cadre de vie, pour dire qu’il faut un environnement sain et propre afin de garantir une bonne santé aux Selikapilés (traduction littérale : population de selikala).
C’est dans une ambiance conviviale que cette première journée a pris fin.

Crédit photos: Ahmed Touré SIE

La semaine culturelle de Selikalakah s’est terminée en apothéose avec la musique et le sport. Les participants se sont régalé avec la danse de réjouissance au rythme des sonorités du nord de la Côte d’Ivoire. La soirée a pris fin très tard dans nuit du jeudi 5 Septembre.

Remise de dons (Cc Ahmed Touré SIE)

La cérémonie de cloture a eu lieu samédi après une serie de manifestations sportives. Il y avait une épreuve de marathon, des matchs de galas, la finale de football (maracana), la remise de dons aux personnes du 3ème âge suivie de la récompense des meilleures élèves de l’EPP Sélikala et enfin le bal poussière.


Le collectif Ndongo, mon coup de cœur au festival Afropolitain

Le festival Afropolitain nomade a finalement tenu sa promesse à Abidjan. Pour ceux qui ne le savent pas encore, le but de cette manifestation est de « forger les bonnes pratiques en matière de création artistique et d’échange interculturel ».

L’ambition de Vanessa Kanga, la fondatrice de l’événement, et son équipe est d’encourager les jeunes artistes dans leur démarche d’appropriation de la chose numérique. Cela se traduit par le choix du thème : « Aux origines du Hip-Hop, de l’analogique au numérique, 40 ans d’engagement et d’influence musicale ». Cinq jours durant, Abidjan a été la capitale de la musique, des arts visuels et du numérique.

La 6e édition de ce festival a révélé au grand public le collectif Ndongo, l’un des représentants de la République centrafricaine. Oui, il y avait également la sublimissime artiste-chanteuse Laetitia Zonzambe.

Steve Mav tout enjaillé en compagnie des Mondoblogueurs Babeth Lizy, Jeff Amann et Odilon Doundembi (crédit photo : Odilon Doundembi)

Ndongo signifie piment en sango, la langue nationale de la RCA. J’ai fait la connaissance du groupe sur les réseaux sociaux grâce à leur chanson Toumandi. Étant Centrafricain, je me suis empressé de les rencontrer. J’ai été agréablement surpris, tout comme le public abidjanais !

Le groupe est créé par le centrafricain Steve Mavoungou alias Steve Mav. Résidant en Belgique, Steve Mav est auteur, compositeur, producteur et chorégraphe. Il est le producteur de l’album « On est là » sorti le 28 Juin 2019.

Steve Mag et Odilon Doundembi (crédit photo: Odilon D.)

Le collectif Ndongo se veut panafricain. Il est donc composé de trois membres, de différentes nationalités : Malone du Congo, Solange du Burundi et de la RDCongo et bien sûr Steve Mav de Centrafrique. Tous des artistes polyvalents.
Les nomades nous ont gratifiés de leur plus belle performance lors de la soirée de clôture, la « Urban Afrika Party » au Music’All, de 20 heures à l’aube. Le passage du collectif Ndongo a été éblouissante. En les regardant sur scène, on note immédiatement une facilité à chanter et à danser avec un rythme varié : de la salsa à la rumba en passant par la musique traditionnelle (des pygmées) de la RCA et le Hip-Hop.

Solange, Malone et Steve Mav au Festival #Afropolitain2019 (crédit photo : Odilon Doundembi)

Le public était conquis, même s’ils n’ont interprété que trois extraits de leur album de 12 titres. La réaction tant de leurs collègues artistes que des simples spectateurs a été positive.

Koffi Kouamé, spectateur :

« J’ai aimé le style. Ce n’est pas comme ce qu’on a l’habitude de voir : 100% rumba ou afrotrap. C’est innovant ».

Le rappeur français, « Élément de Mass », n’a pas hésité à venir les saluer à la fin de leur prestation :

« Il y a longtemps que j’ai vu des gens chanter et danser en même temps. C’est génial, votre manière de danser. Franchement, c’était énergétique. J’ai kiffé ! »

Pour Steve Mav, c’est toujours une fierté de représenter la RCA, et l’Afrique centrale en général, à l’international. C’est la même la principale raison d’être du groupe.

Personnellement, le collectif Ndongo a été mon coup de cœur à la 6e édition du festival Afropolitain nomade.


Centrafrique-Football: l’ancien capitaine des Fauves, Eloge Enza-Yamissi, tire sa révérence internationale

Eloge Ethisset Enza-Yamissi, de son vrai nom, est un joueur talentueux, polyvalent. Milieu offensif gauche, défenseur latéral gauche, milieu centre gauche, l’ancien capitaine emblématique de l’équipe nationale de football de Centrafrique a rangé les crampons à l’international le 24 mars. Mais poursuit le métier qu’il chérit tant, dans son club.

Eloge Enza-Yamissi avec le brassard des Fauves de Bas-Oubangui (photo: centrafriquefootball.cf).

Ce Bamara (lion en sango) tire sa révérence à l’âge de 36 ans pour, selon lui, céder la place à la nouvelle génération de footballeurs et chercher à relever d’autres défis. Il a passé près de 10 ans sous le maillot des Fauves. Grâce à son expérience de haut niveau et le concours de ses coéquipiers, la RCA a pu surclassé des grandes nations africaines de football. Il sait répondre présent à l’appel des amoureux du football, du peuple.

Son seul regret, le nôtre aussi d’ailleurs, est de ne pas avoir réussi à faire qualifier la RCA à la Coupe d’Afrique des Nations. Avec la détermination et le patriotisme qui l’anime, je sais qu’il va continuer à aider la nouvelle génération de près ou de loin, sous diverses formes, à relever ce défit: celui de finir ce que la génération Enza-Yamissi, Foxi, Mabidé, Momi et tant d’autres ont commencé.

Les Fauves de Bas-Oubangui avec leur nouveau capitaine, Geoffrey Kondogbia (crédit photo: centrafriquefootball.cf)

Un fervent supporter des Fauves en la personne de M. Chrysostome Grepkobou me l’a mentionné lors d’une discussion sur Facebook :

« On a gagné beaucoup d’équipes, mais on n’a pas réussi à nous qualifier pour la CAN. Cette équipe nous a fait vibrer en malmenant à Bangui des grandes nations africaines de football telles que La RDC, le Maroc, l’Algérie, et surtout le grand Égypte…  » Tout cela, avec la participation active du capitaine historique des Fauves, Eloge Enza-Yamissi. »

Le monde du foot a eu les yeux rivés sur la RCA à grâce à lui. Car dans le passé, cette nation ne fut connue qu’en basketball (pour avoir été deux fois championne d’Afrique, mondialiste…). Bref, la RCA est fier de toi cher « capi ». Ton nom est à jamais gravé dans l’histoire du football Centrafricain, dans le cœur du public.
Le peuple centrafricain et les amoureux du football te disent Merci et bon vent pour la suite de tes projets.

 

Les ambitions du Fauve après la retraite

Le Fauve continue de jouer dans son nouveau club, Annecy, tout en étant membre du bureau exécutif de l’un des meilleurs clubs de l’histoire de la RCA, AS Tempête Mocaf.

Dans la peau d’un futur entraîneur ? Pourquoi pas !

L’ancien capitaine des Fauves a clairement exprimé de son ambition de suivre la formation d’entraîneur plus tard. Connaissant la détermination du joueur, je sais qu’il le fera.

« Oui j’y ai pensé. J’ai réfléchi à commencer à passer mes diplômes pour entraîner. Mais il y a beaucoup de gens qui m’ont dit de ne pas lâcher et de continuer à y croire. C’est pour cela que j’ai voulu m’entretenir physiquement. »

Euloge Enza-Yamissi a mis fin à sa carrière internationale en apothéose, sous les ovations d’un public ému. Il a joué son dernier match le 24 mars 2019 lors de la 6e et dernière journée des éliminatoires de la CAN 2019, contre la Guinée (0-0).

Comme l’a si bien dit l’éminent journaliste sportif et historien centrafricain, Fleury Agou :

« Merci Eloge Enza-Yamissi pour tous les loyaux services. Une page se tourne et une autre s’ouvre pour ta carrière sportive. »

Cher « capi », le peuple te dit une fois de plus, merci, Singuila !

 

Son parcours professionnel en clubs :

Girondins de Bordeaux (1997-2001);

La Roche Vendée (2001-02);

Olympique d’Alès (2002-03);

Nîmes Olympique (2003-05);

Estac Troyes (2005-13);

Valenciennes FC (2013-2018);

FC Annecy (depuis février 2019).


Centrafrique – Football : Christopher Bangavalou, un gardien de but professionnel en devenir

Christopher Bangavoulou est âgé de 16 ans et originaire de la République Centrafricaine. Il vit avec ses parents en Côte d’Ivoire depuis plusieurs années. Du haut de ses 1.78 m, ce jeune footballeur, en plus d’être le gardien de but de l’équipe de la diaspora centrafricaine de Côte d’Ivoire, est titulaire dans son club Cocody Football Academy, l’un des meilleurs centres de formation d’Abidjan.

Christopher Bangavoulou à l’entrainement (Photo: Odilon Doundembi avec son accord)

Il ne cesse de surprendre agréablement les amoureux du foot de la communauté, y compris les différentes équipes qu’il croise. Il est déjà sous le coup de projecteur à Abidjan, bien que sa formation se poursuive. Je me suis donc approché de lui pour connaitre ses ambitions. Voici sa réaction : « J’ai commencé ma carrière footballistique à l’âge de 11 ans, en Côte d’Ivoire. J’y étais un milieu de terrain mais l’expérience d’un des amis de classe m’a complètement donné l’envie et le courage de devenir gardien de but. »
En effet, il avait un talent exceptionnel qui lui a permis de se faire admirer comme un héros au lycée. « J’ai apprécié et capté ses techniques de professionnel pour devenir aujourd’hui l’un des incontournables de ma catégorie, tant dans le club que dans l’équipe de la diaspora centrafricaine. Je me suis toujours dit, qu’on peut passer de zéro pour devenir un héros. Nous avons eu des importants matchs avec des différentes communautés d’Abidjan, telles que: ivoirienne, togolaise, guinéenne, etc. Et, je suis resté titulaire gardien de but. Je puis dire que le meilleur reste à venir car je compte réaliser mon rêve d’enfance qui est de jouer comme un professionnel dans l’équipe nationale des fauves de Bas-Oubangui (RCA). »

Christopher Bangavoulou et son coéquipier Odilon Kalou (crédit photo : Odilon Doundembi)

Christopher Bangavoulou rêve d’intégrer l’équipe nationale junior (des moins de 20 ans) de Centrafrique en attendant les grands clubs. En parallèle, il poursuit ses études et rêve de devenir avocat. « Ma passion se trouve dans le football, à Cocody Academy. Je puis dire que c’est toute ma vie. Je suis à la recherche d’un grand club qui pourra faire briller ce talent qui sommeille en moi. J’ai hâte de découvrir certains clubs de haut niveau, comme : Arsenal, Barça, Juventus, Real de Madrid, PSG, etc. »

J’espère vivement la concrétisation de ses rêves.

 


Centrafrique: à l’assaut de l’ultime chance de participation au mondial FIBA2019

L’équipe nationale de Centrafrique est à Abidjan pour disputer l’une des deux places qualificatives au mondial de basketball de 2019. Elle sera en compétition avec quatre autres sélections à savoir: le Mali, le Rwanda, le Nigeria et le Sénégal.

Fauves de Bas-Oubangui au Palais des Sports d’Abidjan (photo: odilon.mondoblog.org)

Les principaux challengers africains de ces deux tickets de départ en Chine sont: la République Centrafricaine (bien sûr 🙂 ), le Cameroun, le Sénégal et la Côte d’Ivoire. Ces pays tenteront de rejoindre l’Angola, le Nigeria et la Tunisie déjà qualifiés.

Arrivés en terre ivoirienne le 13 Février en compagnie de la super star, l’ancien pensionnaire de la NBA, Romain Sato, des autres stars évoluant en Europe et des trois joueurs locaux, les Fauves poursuivent leur stage de formation en toute discrétion à Abidjan.

Fauves de Bas-Oubagui à l’entraînement à Abidjan (photo: odilon.mondoblog.org)

De son côté, la communauté centrafricaine de Côte d’Ivoire comme à l’accoutumée, se mobilise pour prêter main forte à son équipe nationale de Basketball.

Madame Marcelle GOTCHANGA, Chargée d’Affaires de l’ambassade de la RCA en Côte d’Ivoire et ses collaborateurs lors de la réunion de soutien aux Fauves.

Les rencontres auront lieu du 22 au 24 février, au Palais des Sports d’Abidjan.

Les Fauves de Bas-Oubangui ont besoin de l’appui de leurs supporters pour remporter les trois matchs qui les opposeront au Mali, au Nigeria et au Rwanda. Le défi est énorme, mais pas impossible à réaliser.

Mobilisons-nous pour pousser ces vaillants ambassadeurs de la RCA à soulager le peuple.


#StopArmsEmbargoInCAR – Centrafrique, le peuple exige la levée totale de l’embargo sur son armée


Si le blocus sur l’approvisionnent et la dotation en armes et munitions des forces armées centrafricaines était une nécessité en 2013, cela ne devait plus être d’actualité depuis 2016, l’année du retour à l’ordre constitutionnel en RCA. Malgré les multiples plaidoyers en faveur de la levée de cet embargo, il a été prolongé d’un an en 2018. Le 31 Janvier 2019 sera donc la date butoir du prolongement de cette entrave au redéploiement effectif des forces armées centrafricaines (FACA) sur tout l’étendu du territoire.

La mission multidimensionnelle des Nations Unies pour la stabilisation de la Centrafrique (MINUSCA), déployée en 2014, peine à restaurer la sécurité. Pendant ce temps, les bandits armés continuent de renforcer leurs positions tout en se jouant de la bonne foi du gouvernement centrafricain à prôner le dialogue.

Nous sommes d’accord pour un dialogue sincère avec les vrais fils et filles du pays et non avec les récidivistes et des mercenaires qui n’ont rien de légitime à réclamer. Les pourparlers de paix ne doivent pas être un prétexte excluant la défense de la patrie car la protection des personnes vulnérables est l’un des droits absolus d’un État souverain. A cet effet, la RCA a plus que besoin de son armée.

Le peuple dit #StopArmsEmbargoInCAR

La levée totale de l’embargo est une revendication légitime pour mettre hors d’état de nuire les voyous armés qui continuent de défier l’autorité de l’Etat en sacrifiant des vies humaines. Nous avons initié cet hashtag pour relayer le message des sans-voix, exprimer le ras-le-bol de tous les centrafricains amoureux de la paix et de développement durable.

Le slogan de la campagne « Non à l’embargo sur les armes en Centrafrique. » Crédit photo: Odilon Doundembi

Comme l’ont si bien mentionné les élus de la nation en novembre 2018, le peuple réclame son armée. Ce blocus permet aux groupes armés de régner en maîtres sur la majeure partie du pays. Ces derniers profitent de l’exploitation et de ventes illégales des ressources minières des régions occupées pour se procurer illégalement des armes sophistiquées. Pendant ce temps, l’armée loyaliste qui est le garant de la sécurité n’est même pas en mesure d’acquérir des moyens logistiques visant à faciliter le redéploiement de ses éléments. Le gouvernement est quasi impuissant face à la barbarie des rebelles. Et ce sont les pauvres innocents qui en périssent au quotidien.
Nous avons d’un côté, une Minusca incapable de mener à bien sa mission dont la principale est de préserver la vie des citoyens, et de l’autre, la mission européenne, l’EUTM qui forme une partie des éléments des FACA qui se plaint du manque d’équipements… alors que ce sont les principaux membres qui ont exigé le prolongement de l’embargo sur les armes en Centrafrique en 2018. Un vrai paradoxe. Le peuple souverain est fatigué de tous ces jeux géostratégiques qui ne profitent qu’à un groupuscule de gens.
La restructuration des forces armées centrafricaines est en pleine évolution. La récente prestation des FACA et des Forces de Sécurité Intérieures (FSI) à Bambari, en compagnie de leurs frères d’armes de la Minusca, prouve leur capacité à œuvrer promptement. Cependant, nos soldats manquent cruellement d’équipements à cause de cet embargo révolu.
Ceux qui pensent que les FACA ne sont pas prêtes à défendre la RCA, n’ont aucun respect pour la nation. Il est vrai que nous avons eu des problèmes dus aux différentes crises, mais cette armée ne date pas d’aujourd’hui. Parmi nos soldats, il y en a de bonne moralité, qui sont aptes à être déployés sur le terrain.

Tout ce que souhaite le peuple, c’est de voir tout simplement son armée à l’œuvre. Voilà pourquoi nous disons #StopArmsEmbargoInCAR. Le peuple centrafricain exige la levée totale de l’embargo sur son armée car c’est lui qui en fait les frais.

Le conseil de sécurité de l’ONU doit écouter le cri de cœur de cette population d’environ cinq millions d’habitants qui continuent de subir les exactions des groupes armés.

Que tous ceux qui veulent une paix sincère et durable nous soutiennent dans cette campagne pour que 2019 soit une année de libération de la république Centrafricaine.


#EcoutezMoiAussi, je dis non à la culture du silence face aux violences basées sur le genre

Dans tous les coins du monde, les femmes et les enfants sont les principales victimes des violences basées sur le genre (ou VBG). Chacun de nous peut en être témoin ou complice, voire commanditaire sans le savoir, à cause de notre ignorance, de l’inaction et du silence surtout.

Pour mieux défendre cette cause, les journalistes professionnels et les acteurs des médias de la société civile doivent être bien outillés, c’est-à-dire prendre connaissance de la situation en profondeur afin d’agir promptement en faveur des femmes et des enfants vulnérables.

Affiche de la campagne (photo : Odilon Doundembi)

Dans la dynamique de la campagne dénommée « 16 jours d’activisme de lutte contre les violences faites aux femmes », lancée le 25 novembre 2018 sur le plan international, j’ai eu l’honneur de participer à un atelier de sensibilisation des professionnels de médias. Cet atelier, organisé par le ministère de la Famille, de la Femme et de l’Enfant de Côte d’Ivoire, s’est tenu le 27 novembre 2018 au Centre Sant’egidio de Treichville.

Intervention de M. Yakouba Doumbia sut le Genre, sexisme et médias (Photo : Odilon Doundembi)

L’objectif principal était de sensibiliser les professionnels de médias et les blogueurs sur les violences faites aux femmes et aux enfants.

C’est quoi les VBG ?

Les violences basées sur le genre représentent « tout acte de violence basé sur le genre qui résulte en, ou qui est de nature à causer du mal ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques aux femmes y compris des menaces à travers de tels actes, la coercition ou la privation arbitraire de la liberté, que ce soit dans la vie publique ou privée », selon le rapport de l’Assemblée Générale de l’ONU de 1993.
Cette définition a évolué au fil des ans. Ainsi, les violences basées sur le genre sont les violences faites aux femmes, aux enfants et aux hommes (ah oui ) à cause de leur spécificité sans leur consentement. En d’autres termes, la violence basée sur le genre est une forme de violence basée sur la spécificité de la victime.
En matière de VBG, il est capital de maîtriser les principes de consentement.

Image « floue » des journalistes & blogueurs, participant à l’atelier de formation (Photo : Odilon Doundembi)

En Côte d’Ivoire, il faut noter qu’il n’y a pas de consentement entre 0 et 18 ans. Le consentement est donc acquis au-delà de 18 ans pour une fille et 20 ans pour un garçon.

On parle de violence basée sur le genre lorsque la victime n’est pas en possession de toutes ses capacités mentales, à l’exemple des malades mentales ou encore lorsque le consentement est obtenu à partir de la menace.

Capture d’écran : rapport de l’OMS, « La violence – un défi planétaire » (Genève 2002)

Formes de violences basées sur le genre

Il y a plusieurs types de violences parmi lesquels nous avons :

  • Le viol

Le viol est le fait d’avoir des rapports sexuels avec une personne sans son consentement. D’après monsieur Socrate Koffi, expert en matière de lutte contre les VBG au ministère de la Famille, de la Femme et de l’Enfant, le viol est : « tout acte de pénétration vaginale, anale ou buccale sans consentement (même superficiel) à l’aide du pénis ou d’une partie de corps ». Le viol n’est pas seulement de l’apanage des hommes, une fille/femme peut également violer un garçon/homme.

La direction en charge des VBG (à gauche) était attentive aux interventions

Le fait de profiter sexuellement du sommeil ou de la fatigue de quelqu’un pour avoir un rapport avec lui est considéré comme un viol. Les « chats noirs » sont déjà avertis !

  • L’agression sexuelle

C’est le fait d’user de la force pour avoir un rapport sexuel sans pénétration (attouchements sexuels : baiser, caresses, fessée, etc.) ou de couper une partie d’organes sexuels d’une personne. La mutilation génitale féminine et l’excision qui en font partie, sont des actes de violence néfastes à la santé sexuelle et à la reproduction.

  • L’agression physique

La violence physique n’est pas de nature sexuelle (coups, gifles, blessure, strangulation).
La violence infligée aux enfants dans le foyer peut être physique (bastonnade, sévices corporels manifestes) ou psychologique (privation de la liberté, harcèlement sexuel, dénigrement, humiliation, rejet, etc.), et il peut aussi s’agir de négligence.
Les enfants sont invisibles à cause de notre indifférence, selon madame Patricia Myriam Isimat-Mirin, conseillère spéciale du médiateur de la république de Côte d’Ivoire et défenseuse des droits humains. On ne fait pas attention aux enfants qui sont battus et torturés au quotidien dans les cours communes, aux petites vendeuses qui jonchent les rues et les marchés sans oublier ceux qui s’occupent du ménage ainsi que ceux qui portent des bagages et lavent les voitures. À cela s’ajoutent les petites filles rassemblées en pleine nuit pour être excisées ou mariées, celles qui souffrent des grossesses non-désirées, de VIH/SIDA, les enfants disparus ou abandonnés. Faute d’enquêtes approfondies et à cause de la culture du silence, ces enfants sont invisibles car les citoyens ne comprennent pas les enjeux de la lutte contre les VBG.

« On ne voit rien, on n’entend rien, on ne dit rien. Honte à nous !»

Ce constat de Mme Isimat doit nous interpeller.
Cette activiste des droits de la femme et de l’enfant a profité de l’occasion pour faire un plaidoyer visant à attirer l’attention des journalistes web, radio, journalistes d’investigations, journalistes télé et ceux de la presse écrite en plus des blogueurs et web activistes, en matière de lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants.

Affiche de la campagne (photo: Odilon Doundembi)

Des conséquences graves sur la vie de la femme et de l’enfant

Celles-ci peuvent être mortelles (homicide, suicide, décès de la mère, décès pour cause de SIDA, etc.) ou non à l’exemple des grossesses non désirées, des syndromes de douleurs chroniques, de blessures, de la dépression, de la consommation d’alcool et/ou de drogue, etc.

Les conséquences non-mortelles agissent nécessairement sur l’état physique, sur l’état mental et sur la santé de la reproduction (troubles gynécologiques : faible poids à la naissance).

Il faut informer et sensibiliser les auditeurs, les téléspectateurs, les lecteurs ou abonnés, et dénoncer les actes de violences basées sur le genre. Ces violences sont susceptibles de créer davantage de dégâts au sein de la société si les médias professionnels et les journalistes citoyens en parlent peu. Il est donc temps de passer à l’action pour une meilleure prise de conscience. Évitons la culture du silence face aux violences faites à la femme et à l’enfant.

Participez à ces 16 jours d’activisme pour la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants. Sachez que le combat doit aller au-delà de cette campagne car il faut un engagement à long terme pour faire face à ces maux qui gangrènent la société.

Faites-vous entendre !

Affiche de la campagne (photo: Odilon D.)


#HearMeToo : les blogueurs centrafricains appellent à la réhabilitation de la femme

« J’appelle à la réhabilitation des femmes en mettant un terme à la violence en Centrafrique ». Tel est le message de l’Association des Blogueurs Centrafricains (ABCA) à l’occasion des 16 jours d’activisme 2018. Ce cri du cœur est lancé par le président de cette jeune association qui milite sans relâche pour la paix en RCA. Voici son communiqué.

Rosmon Zokoué, président de l’Association des Blogueurs Centrafricains (photo : R. Zokoué)

Nous nous réjouissons de partager ensemble avec vous la célébration des « 16 jours d’activisme contre la violence faite aux femmes », une campagne qui débute ce 25 novembre et prendra fin le 10 décembre prochain.

En effet, compte tenu des violences dont est victime « la plus grande moitié », nous sommes invités à réfléchir aux actions concrètes ainsi qu’aux moyens pour mettre un terme aux sévices contre les femmes et les filles en République Centrafricaine, pays confronté à une crise militaro-politique, dont cette catégorie de la population paie un lourd tribut.

Par le biais de ce moment intense d’activisme, dont le principal thème est : « Orangez le monde : #ÉcoutezMoiAussi », nous ne pouvons rester insensibles et nous trouvons par-là l’opportunité de féliciter les Nations-Unies et les gouvernements pour cette initiative, surtout pour avoir songé à sa pérennisation.

C’est donc au nom de tous les membres de l’Association des Blogueurs Centrafricains et en mon nom propre, que nous nous joignons à vous et disons aussi : « #OrangezLaRCA : #EcoutezNousAussi ». Il s’agit d’une interpellation adressée aux institutions internationales et à l’Etat d’écouter le cri des femmes et filles centrafricaines, dont les droits sont violés au quotidien. Nous appelons à la réhabilitation des femmes en mettant un terme à la violence en Centrafrique. Telle est la façon la plus raisonnable de donner du sens à cette campagne dans notre pays, où la violation des droits humains est quasi-quotidienne. Les femmes, les filles et les enfants en sont les plus affectées.

Chers partenaires,

Chers représentants de la société civile,

Chers honorables députés,

Chers amis et collègues blogueurs, journalistes, activistes, utilisateurs des réseaux sociaux et artistes engagés,

La situation sécuritaire de la RCA nous interpelle et personne ne pourra rester insensible. Cette crise qui s’éternise sabote les fondements socio-économiques et culturels de notre pays. Elle ne cesse d’endeuiller des familles avec son lot de malheurs et d’orphelins. Il est alors difficile pour les enfants d’aller à l’école dans cette situation de tragédie, pourtant le droit à l’éducation et à la formation sont une nécessité. N’oublions pas que c’est toute une génération qui se familiarise à cet environnement de conflit qui semble « normal » dans leur esprit.

Il est alors temps que les institutions, dont la mission est de rendre effective une paix réelle et durable dans ce pays, prennent leur responsabilité et s’engagent de pied ferme pour la stabilité de la RCA, tant meurtrie. Il est aussi de notre devoir d’activistes et de jeunes centrafricains de porter à bout de bras notre pays, avec l’espoir d’en faire un endroit où on peut rêver et s’épanouir librement. Nous devons considérer nos différences socio-culturelles comme un don de Dieu et une richesse au même titre que l’or et le diamant de ce pays, et faire de cela une force de développement et de paix.

Pour cela, chacun devra par tous les moyens pacifiques, contribuer à l’éveil des consciences, lutter contre la haine et la division et reconstruire l’unité nationale. Chacun de nous devra être un acteur de la reconstruction de tout ce qui a été brisé et détruit par cette crise en commençant par les mentalités jusqu’aux infrastructures. C’est dans l’amour que nous vaincrons la haine, par l’union que nous vaincrons l’oppression et par les mots que nous vaincrons les armes.

« #OrangezLeMonde : #EcoutezMoiAussi ! »

Une fois de plus, j’appelle à la réhabilitation des femmes en mettant un terme à la violence en Centrafrique.

Je vous remercie !

Rosmon ZOKOUE,
Président de l’Association des Blogueurs Centrafricains (ABCA)


Le clan des scouts ivoiro-suisses donne vie au projet « Maison Connectée du Savoir » à Grand-Lahou

L’ONG JADE (Jeune en Action pour le Développement) et le groupe scout Les Siamois issus de Côte d’Ivoire ont lancé les travaux de construction d’une bibliothèque à Grand-Lahou. Cela s’inscrit dans le cadre du projet dénommée la Maison Connectée du Savoir (MCDS). Il s’agit d’un espace culturel dédié à la promotion du numérique et au développement d’activités d’éveil citoyen dans la région de Grands Ponts.

MCDS Côte d'Ivoire
Les membres du « Clan Waléwakô » à Grand-Lahou (photo: Odilon Doundembi)

MCDS est d’une importance capitale dans l’éducation et la formation des enfants, jeunes et adultes. Le but du projet est de faire face à l’inégalité numérique entre les zones urbaines et rurales de Côte d’Ivoire. Les Siamois sont un mélange de scouts venus de différentes confessions religieuses (musulmans, catholiques méthodiste, etc.). Ils collaborent avec les scouts suisses pour la réalisation de ce projet. Les travaux ont été lancés en Juin 2018 sous l’expertise d’un pôle d’architectes colombiens et suisses, tous scouts.
Des jeunes scouts suisses n’ont ménagé aucun effort pour donner vie à ce joyau en cours de finition. Ce partenariat suivi d’un travail de longue haleine a été établi à distance grâce au leadership ivoirien du chef du groupe Les Siamois, Aly Badra Coulibaly.
Ces partenaires internationaux ont apporté un appui technique et financier au projet. Pour booster les travaux en vue de rendre le centre opérationnel avant la rentrée scolaire 2018-2019, une délégation suisse composée de six jeunes est venue à Grand-Lahou.

L’ambiance sur le chantier

Les travaux sont organisés autour d’un camp chantier ivoiro-suisse du nom du «Clan Walêwakô». Ce camp va prendre fin le 17 Août, avec l’inauguration du bâtiment qui va servir de bibliothèque. Mains dans la main, les scouts profitent de leur période de vacances pour s’activer et prêter main forte aux ouvriers sur le chantier. En seulement deux semaines, la maison a pris une autre allure, et des fouillés ont été effectuées pour la clôture l’enceinte, comme le montrent les images ci-après.


Grande était la fierté de nos hôtes qui, dans le passé, n’ont pas eu l’habitude de participer activement à la construction d’un tel édifice. Ils ont bradé la chaleur ivoirienne, les égratignures dues à l’utilisation de la pioche, des pelles, arrache-clou, etc.

Relation architecte ouvriers

La relation est conviviale et respectueuse. Le seul bémol est la lecture et la compréhension du plan du bâtiment établi par le pôle d’architectes suisses. Cela nous a fait perdre quelques temps précieux. Il a fallu le professionnalisme et le sens de la pédagogie de Nicolas pour que les activités prennent les bons rails. Les pépinières du scoutisme ne sont pas restées en reste : les enfants aussi ont mis la main à la patte 

Les petits scouts lors de la construction de la MCDS (Photo: Odilon Doundembi)

Nous avons fait la connaissance d’un ouvrier exceptionnel, un spécialiste de la gastronomie ivoirienne. Il s’appelle Hubert. Briquetier de profession, de la taille d’un guerrier, il vient souvent prêter main forte à ceux qui sont dans le besoin sur un chantier de construction. C’est dans ce sens qu’il a été sollicité par les charpentiers. A la fin du travail, Hubert attirait l’attention de tout le monde, lorsque le chef du chantier lance « il va dépenser cet argent juste dans la bouffe car il mange comme un éléphant ». Des pluies de questions sont tombées en vue de savoir davantage sur ce gastronome dont toute la ville de Grand-Lahou connaît l’histoire. Un maçon nous a informé, le sourire aux lèvres, que Hubert était capable de manger sept boules d’attiéké à lui tout seul. Or la boule se vend à cent (100) francs cfa l’unité !

 


Côte d’Ivoire, le Lycée Moderne Dominique Ouattara célèbre l’excellence

Le samedi 2 juin 2018, le Lycée Moderne Dominique Ouattara de Kong, a organisé pour la première fois depuis sa création en 2008, une cérémonie de distinction des mérites et de l’excellence. Kong est une ville du nord-est de la Côte d’Ivoire, située à proximité du Parc national de la Comoé.

Ouverte par des prières, un défilé des classes et des poésies, parrainée par monsieur le des Affaires présidentielles et Député-Maire de Kong, et placée sous la présidence de M. Soumahoro Soualiho, Préfet de département de Kong et Représentant du Ministre, la cérémonie a mobilisé les autorités politiques, administratives, militaires, éducatives, religieuses, les chefs de services, les parents d’élèves du département.

Au total, 172 personnes (élèves, membres des personnels, personnes ressources) ont été distinguées, primées et remerciées pour leur travail scolaire et engagement dans l’atteinte des objectifs de l’année et de la promotion de l’éducation à Kong. Parmi les récipiendaires, il faut compter les trois (3) premiers de chacune des dix-huit (18) classes, soit 58 lauréats; les 6 majors de niveaux dont les prix portent le nom de Prix spécial Téné Birahima Ouattara. Les autres prix sont repartis entre le personnel et les concours organisés durant l’année scolaire 2017-2018.

L’élève RACINE BADISSON Brice, en classe de 6e3 s’est distingué comme meilleur moyenne de l’année avec une note annuelle de 18,16/20. Il a reçu de nombreux lots et un ordinateur ainsi que le Prix spécial de la première Dame Dominique Ouattara.

Le Prix spécial Bernard DAINGUI récompensant le meilleur chef de classe et la classe la plus propre est revenu à l’élève Bamba Djiba Berthé,  de 6e3 et sa classe. Messieurs Touré Issiaka, responsable de la Bibliothèque ; Coulibaly Mibé, Educateurs ; Coulibaly Aly Badra Ladji, professeur de philosophie et PCO de l’évènement ont respectivement reçu les prix spéciaux Jean Pierre Sory pour l’efficacité dans le travail pour le premier, Ouattara Fangaman de l’efficacité dans la discrétion pour le deuxième cité. La dernière citée a reçu deux prix. Notamment, le Prix spécial Effimbra K.Nicolas de l’entreprenariat et de l’initiative et le Prix spécial Honorable Diomandé Abdul Karim, du dévouement et de la disponibilité.

Le lycée a également salué les mérites des groupes, des classes et des Clubs. Ainsi, le Conseil d’Enseignements (CE) de Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) a été désigné comme meilleur CE de l’année et a reçu le Prix spécial Zié COULIBALY. Dans la foulée, le prix du meilleur Club de l’année est revenu au Club de philosophie. Le Club du  bénévolat a, quant à lui, reçu le Prix spécial Anne Désiré OULOTO de l’action citoyenne pour la protection de l’environnement et du développement durable. Enfin le COGES a reçu le prix spécial Alara Marie Louis Collon de la meilleure collaboration.

Madame le Proviseur (Photo: Ladji C.)

Mme le Proviseur, ALARA Marie Louise Collon, dans son discours a félicité son personnel et l’ensemble de toutes les personnes de bonnes volontés qui soutiennent l’établissement dont elle nourrit le rêve de hisser au rang des établissements d’excellence du pays. Elle a aussi exhorté les parents à suivre les enfants à la maison pour plus de meilleurs résultats. « Je voudrais saluer votre présence massive et distinguée qui traduit assurément votre adhésion à ce projet formellement inscrit au cœur de nos stratégies prioritaires de promotion de l’excellence. (…)

Promouvoir l’excellence, c’est promouvoir les vertus du travail, du mérite et de l’effort élevées à leur plus haut niveau dans la société. C’est inscrire la quête constante et permanente de la qualité au cœur de toutes ses initiatives. (…)  Chers enfants, vous faites notre fierté et la fierté de vos parents dont nous saluons la présence. Nous ne pouvons dans ces conditions que vous souhaitez de persévérer sur cette voie de l’effort, incontestablement porteuse d’espérance pour vous et pour notre pays, la Côte d’ivoire.»

Le Préfet de département Soumahoro Soualiho, a, au nom du parrain, salué l’initiative et invité les parents à plus d’effort dans l’encadrement des enfants inscrits à l’école, pour une formation complète des futurs citoyens. Selon ses propos, « Arriver à une cérémonie et voir son ou ses enfants primés est un honneur et un privilège…Seul le travail paye. Et il n’y a de mérite que pour ceux qui travaillent. »

La cérémonie a été aussi une occasion d’hommage à tous les personnels, de démonstration de talents artistiques et de sensibilisation. Les troupes de théâtre du Lycée composées d’élèves et d’enseignants ont demandé à chacun de prendre soins des biens publics et d’œuvrer pour Zéro grossesse en milieu scolaire.

 

 

 

 


Les blogueurs centrafricains disent stop aux fake news

L’association des Blogueurs Centrafricains (ABCA) a lancé le 30 Mai 2018, une campagne de sensibilisation en vue de lutter contre les fausses informations et les propos haineux relatifs à crise centrafricaine sur les réseaux sociaux et le web.

Logo de l'ABCA
Logo de l’ABCA

Je vous partage l’extrait du communiqué de lancement officiel de cette campagne.

« Alors que la République Centrafricaine traverse un moment de crise, depuis un certain temps les réseaux sociaux sont devenus le lieu par excellence de diffusion des messages de haine. Ces médias sont aussi devenus des plateformes pour amplifier les fake news (fausses informations) et de chantage pour les pro-religieux et certains hommes politiques.

Ainsi pour lutter contre ce phénomène qui sabote les efforts de la cohésion sociale en Centrafrique, l’Association des Blogueurs Centrafricains(ABCA) a décidé de lancer ce jour, 30 Mai 2018 une campagne de lutte contre les fake news et les messages de haine sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Youtube etc.)

Cette campagne vise à démentir les fausses informations, les images intox et dénoncer les messages de haine. Elle vise aussi à sensibiliser les utilisateurs du Web et des réseaux sur les bienfaits de cet outil et sur la culture de l’information. A cet effet, sous tutelle du bureau exécutif de l’association, un comité de pilotage a été mis en place pour mener à bien cette campagne.

Le slogan de cette campagne est Stop Fake News RCA et son hashtag est #StopFakeNewsRCA

Par ailleurs, l’ABCA prie tous les centrafricains et d’autres personnes éprises de paix d’adhérer à cette démarche. L’association reste ouverte à toute proposition de collaboration avec les institutions nationales et internationales sur cette campagne.

L’ABCA est une association faîtière nationale, cadre de concertation, d’échanges, d’information et de représentation des blogueurs. Elle ambitionne de constituer une structure de référence au niveau national et international et une force de propositions d’idée aux organisations communautaires, au Gouvernement, aux partenaires au développement et aux organisations internationales et organisations des médias en ligne. »

Signé, Rosmon ZOKOUE, président de l’Association des Blogueurs Centrafricains (ABCA)

Vous aurez dans les jours à venir, des séries d’articles au sujet de cette campagne.


Chers centrafricains, la haine ne va pas changer la situation

Il y a eu un regain de violence dans les troisième et deuxième arrondissements de Bangui depuis le 8 avril dernier. La cause, c’est l’échec cuisant lors de l’arrestation d’un chef de groupe d’autodéfense du Km5, accusé de racketter les commerçants et de semer la terreur dans le troisième arrondissement de Bangui. Cela a occasionné la mort de 24 personnes et instauré un climat de peur.

Beaucoup de compatriotes ont réagi via les réseaux sociaux, chacun selon sa conviction pour ne pas dire son humeur. Cela m’a permis de me rendre compte que des personnages mystérieux à double visage et particulièrement inquiétants se trouvent parmi mes amis centrafricains des réseaux sociaux.

Quand on enlève trop de mauvaises herbes dans son jardin, on risque de se retrouver dans la boue. C’est la raison pour laquelle je ne peux pas bloquer certains de mes amis virtuels, entendez par là des compatriotes qui pullulent sur le web avec des propos haineux et mensongers, épris de mauvaise foi, sur la situation qui prévaut en Centrafrique. Je préfère entrer directement en contact avec eux pour essayer de comprendre leur motivation et les pousser à agir plutôt en faveur de la paix au lieu d’attiser la haine.
 
La crise qui secoue le pays est sensible à tel point que les gens, y compris les médias, doivent faire attention à ce qu’ils racontent pour ne pas aggraver la situation.
 
Certains compatriotes pensent que lorsqu’on désarme les groupes d’autodéfense (qui n’ont d’ailleurs plus besoin d’exister depuis belle lurette), ils se sentiraient plus exposés ou délaissés alors que beaucoup évoquent le contraire afin de vaquer librement à leurs occupations.
 
L’autorité de l’Etat doit régner dans tous les coins du pays. Les autorités gouvernementales doivent assurer la sécurité des civiles innocents et vulnérables en mettant hors état de nuire tous les bandits armés sans distinction.
 
La spirale de violence est déjà difficile à enrayer. Il ne sert donc à rien d’envenimer la tension car si on ne fait pas de sensibilisation autour de la paix, en se posant de bonnes questions avant de faire des posts insensés sur les réseaux sociaux, les choses ne vont jamais s’améliorer. Nous allons continuer à faire un pas en avant, cent pas en arrière…

Chacun de nous doit se regarder longuement dans le miroir, et se demander ce qu’il a fait de concret pour le retour de la paix en RCA au lieu de continuer à critiquer ou accuser les autres. Il faut mettre en avant les aspects positifs de la vie en société en Centrafrique. L’idéal serait, pour chacun de nous, de sensibiliser les jeunes de sa localité, ses cercles d’amis, etc, sur l’importance de la cohésion sociale et de la réconciliation sincère. Si on arrive à le faire, on parviendra à guérir beaucoup de maux sociaux qui empêchent la République Centrafricaine de décoller.

Je suis persuadé qu’avec les efforts conjugués des uns et des autres en faveur de la paix, l’insécurité et la haine ne seront qu’un mauvais souvenir.
Que Dieu nous aide !


En Côte d’Ivoire, Bruno Marcel Irritié valorise les produits agricoles locaux

Généralement, les Africains importent la plupart des produits agricoles sous forme de boîtes de conserve au lieu d’en produire et de vendre à moindre coût aux autres. Heureusement, certains pays, grâce à l’ingéniosité de leurs citoyens, décident d’agir autrement en mettant la main dans la sauce à la pâte. C’est le cas de la Côte d’Ivoire.

Aujourd’hui, je vais vous parler d’une entreprise ivoirienne spécialisée dans la valorisation des produits agricoles locaux appelée « Dune de miel ». Cette entreprise a été créée en 2016, par Bruno Marcel Irritié, un ingénieur agronome spécialisé en élevage et titulaire d’un doctorat en Biologie et production animales (avec qui j’ai eu l’occasion d’échanger).

Ce dernier a occupé plusieurs postes de responsabilité dans son pays. Il fut directeur du Développement et de la promotion des capacités et ensuite Directeur général du développement de l’économie régionale au Ministère du Plan et du développement. La conscience professionnelle et son expérience en qualité d’enseignant-chercheur en apiculture (élevage des abeilles productrices de miel) à l’Institut national polytechnique Houphouët-Boigny de Yamoussoukro l’a conduit à l’invention de la « Ruche à élongation horizontale » et des « Pâtes à tartiner à base de miel ».

Son objectif est de créer des opportunités de circuit de commercialisation aux producteurs de miel, de valoriser le miel et de nombreux produits agricoles en faisant leur association avec de nouveaux produits faciles à consommer.

Les pâtes à tartiner de Dune de miel sont à base de café, de cacao, de gingembre, etc., sans produits chimiques, ni huile ajoutée, ni sucre ajouté, juste avec du miel. Ah oui, c’est ce qui fait la particularité de cette production. Le miel à lui seul possède plusieurs vertus…

A titre de rappel, le miel est un aliment qui provient du nectar des fleurs glané puis transformé par les abeilles. En plus d’être savoureux, le miel est doté de plusieurs vertus pour notre santé. Ce produit continue d’être utilisé comme une substance thérapeutique pour les bienfaits sur la santé des hommes et des animaux.

runo Marcel Irritié expose ses produits à Abidjan Innova 2018 (crédit photo : Odilon Doundembi)

Besoin d’industrialisation

Les produits de Dune de miel sont déjà connus du public ivoirien. Cependant, le manque d’équipements freine ses ambitions d’industrialisation. L’entreprise a donc besoin de matériels pour pouvoir produire à grande échelle car selon Irritié, le succès des produits dans les foires et les expositions-vente au magasin Carrefour ont montré que ses produits plaisent.

A travers « Dune de miel », cet inventeur à plusieurs casquettes exprime son envie de contribuer efficacement, en tant que citoyen, à l’amélioration du PIB (Produit Intérieur Brut) ivoirien par la stimulation de la consommation intérieure des produits agricoles.

Si tous les intellectuels africains pouvaient mettre leurs compétences comme il se doit, au profit de leur pays respectif, l’Afrique pourrait effectivement émerger au même titre que les autres continents.

J’espère voir ces produits purement naturels distribués dans tous les pays d’Afrique et pourquoi pas ailleurs.

 

 


Découvrez le Solley, un sport made in Africa

La Fédération des Inventeurs et Innovateurs de Côte d’Ivoire (FEDINCI), a organisé la première édition du Salon International des Inventions d’Abidjan dénommé Abidjan Innova du 22 au 24 mars 2018. Durant trois jours, les inventeurs et innovateurs du pays ont exposé leurs produits. Parmi ces derniers, il y a Mathieu Yagui, inventeur d’une discipline sportive dénommée Solley.

J’ai pu échangé longuement avec l’inventeur pour avoir de plus amples informations sur ce sport made in Africa. Mais avant de livrer le contenu de notre entretien, voici la brève présentation du Solley.

Qu’est-ce que le Solley?

Il s’agit d’un sport collectif de main qui puise sa source dans la panoplie de jeux d’enfance en Côte d’Ivoire.

Les supports de jeu se composent d’une balle en forme de globe ovale entourée d’un anneau à son centre, que les joueurs de chaque équipe se passent, et d’une base en forme de cuvette représentant le but pour chaque équipe. Le but du jeu est de marquer des points en amenant la balle dans le but de l’adversaire.

  • Qui est Mathieu Yagui ?
Mathieu Yagui, inventeur du Solley (crédit photo: Odilon Doundembi)

Je suis Mathieu Yagui, Ivoirien. Je suis titulaire d’une maîtrise d’économie appliquée option économie publique de la faculté des sciences économiques de  l’université d’ABIDJAN. Je suis enseignant d’économie dans les grandes écoles de commerce et de management , et formateur à titre privé en renforcement du potentiel créatif.

  •   Qu’est-ce qui vous a motivé à inventer cette discipline ?
Le déclic qui a motivé la création de cette discipline est venu de la réaction que j’ai eu face au water-polo, un sport français que j’ai vu à la télé en 1990 au journal de midi dans mon pays. Je me suis alors engagé à donner à mon pays un sport national qui sera pour lui un produit d’appel international et une fierté pour sa jeunesse. C’est parti comme une plaisanterie au début et de fil en aiguille, le projet a pris forme dans mon esprit pour devenir un défi à relever et pour moi-même et pour mon pays, voire pour tout le continent africain qui somme toute ne dispose d’aucun sport aux Jeux Olympiques.
  • En quelle année avez-vous donné vie à ce sport ?
Mes travaux de création du Solley ont débuté en 1990 quand j’étais étudiant en D.E.A d’économie monétaire et financière. Ces travaux ont abouti après deux années de travail assidu avec une équipe pédagogique de quatre spécialistes de sport de haut niveau de l’Institut National de la Jeunesse et des sport de mon pays (I.N.J.S), à l’élaboration d’un code d’arbitrage et d’une pédagogie d’apprentissage du Solley en avril 1999. Je peux donc dire que le Solley a été confirmé discipline sportive dans la catégorie sport collectif de mains en 1999 dans le rapport d’observation du jeu établi par l’équipe pédagogique.
  • Où en êtes-vous et quelles sont les difficultés auxquelles vous êtes confronté ?
Le projet a atteint aujourd’hui la phase industrielle avec deux fabricants français pour ses équipements : la Base dont un prototype a été réalisé par Air et Volume et les balles dont la facture de 100 balles est encore entre mes mains seront réalisées par Sportif (JRH). Ces supports du jeu ont été brevetés à l’OAPI en 2001 et un dépôt en modèle industriel a été fait en France en 2003.
Nous sommes donc à la recherche d’un financement pour passer la commande des équipements puis lancer la formation des formateurs ensuite les joueurs et enfin passer au lancement des activités de la Fédération Ivoirienne de Solley pour une grande promotion et la vulgarisation à l’échelle nationale voire africaine et mondiale. Le montant du financement s’élève à 21 millions de Fcfa soit 31 000 euros.
  • Quelles sont vos ambitions pour l’avenir ?
Mes ambitions sont multiples mais il me faut d’abord commencer par avoir le financement avant la réalisation des autres structures à savoir : la  création des confédérations sous- régionales africaines (COAS; CCAS,CSAS; CNAS; CEAS; CIAS). La mise en place de la Fédération Mondiale de Solley dans le but d’organiser, à la longue la coupe de l’intégration africaine ainsi que la coupe du monde de Solley.
Je salue la persévérance de ce monsieur, déterminé à marquer l’histoire du sport en Afrique et dans le monde. Ce genre d’initiative devrait mériter l’attention particulière des instances sportives nationales et internationales. 
Voici les cordonnées de monsieur Mathieu Yagui : +225 05 83 25 52 ; solleysport12@gmail.com.


Pourquoi célébrer la « Journée internationale pour la défense et la promotion des droits des femmes » ?

Beaucoup de femmes ne comprennent pas l’enjeu réel de la célébration de la « Journée internationale pour la défense et la promotion des droits des femmes » (dénomination précise de la journée du 8 mars).

Certaines femmes ne pensent qu’à profiter égoïstement de cette journée, en mettant en valeur leur beauté et en ne pensant qu’à leur habillement, à la bouffe et à l’alcool… Non seulement elles se méprennent, mais en plus, par leur attitude superficielle, elles disqualifient cette journée pleine de sens.

En effet, cette journée est ancrée dans l’Histoire, elle rappelle qu’aujourd’hui encore, comme il y a une centaine d’années, les femmes luttent contre une certaine domination masculine au sein de la société. Les femmes luttent pour faire reconnaître leurs droits, pour « défendre et promouvoir » leurs droits. Le 8 mars, il ne s’agit donc pas de coquetterie ni de romance, il s’agit de lutte et d’émancipation.

Le monde évolue et la journée du 8 mars aussi, il serait intéressant de suivre les différentes revendications des femmes depuis le début, de constater les avancées et les reculs, bref, de faire une Histoire de cette journée symbolique.

Institutionnalisée en 1977 par les Nations Unies, la Journée internationale des droits des femmes trouve son origine dans les luttes des ouvrières et suffragettes du début du XXe siècle, pour de meilleures conditions de travail et pour le droit de vote. Ce rendez-vous des femmes a donc vu le jour il y a plus de cent ans !

Petit à petit, le 8 mars est devenu une journée internationale, elle est aujourd’hui accompagnée de nombreuses manifestations aux quatre coins du monde. Comme je l’ai mentionné dans un article précédent, cette journée est l’occasion de faire, chaque année, un bilan sur la situation des femmes.

Traditionnellement les groupes et les associations de militantes préparent des manifestations pour fêter les victoires et les acquis, mais aussi pour faire entendre leurs revendications, afin que la situation des femmes s’améliore, car, aujourd’hui encore, il y a malheureusement beaucoup à faire pour les droits des femmes.

La célébration de cette journée a donc évolué. Cette année, le thème choisi par la communauté internationale pour le 8 mars est « L’heure est venue : les activistes rurales et urbaines transforment la vie des femmes ».

Ce qu’est la journée du 8 mars et ce qu’elle n’est pas :

Au XXIe siècle, la journée internationale des femmes reste totalement d’actualité. Elle est une journée internationale pour le combat des femmes en faveur de leurs droits, pour l’égalité entre les femmes et les hommes, pour l’indépendance de la femme face à la domination masculine, pour l’éducation des femmes, pour lutter contre les stéréotypes et bien d’autres choses encore…

Cette journée internationale n’est pas une journée de fête un peu frivole, ce n’est pas une « journée de la femme » comme on peut l’entendre ici ou là. Le 8 mars n’est pas une journée pour célébrer « la femme » comme pour célébrer une espèce d’icône, une image parfaite… D’ailleurs, cette notion est vicieuse, car elle piège les femmes en les mettant dans une posture figée de femme idéale, à laquelle les femmes seraient obligées de se conformer ensuite sous la pression de la société. Cette image de femme parfaite enferme les femmes plutôt qu’elle ne les  libère.

Malgré cela, beaucoup de personnes en Afrique pensent la journée du 8 mars comme une journée de fête sans penser à son sens véritable et à sa vraie valeur.

Heureusement, quelques-unes l’ont bien compris, elles mettent leurs compétences et leurs expériences (en matière de lutte pour les droits des femmes) au service des autres. Celles-ci méritent toute notre sympathie et notre soutien. Le 8 mars c’est aussi une journée d’entre-aide.

Le 8 mars n’est donc pas une journée de « blablater » mais plutôt une journée de réflexion, d’interpellation, d’engagement et de sensibilisation à l’action. Tant qu’on ne joint pas l’acte à la parole, l’égalité entre les femmes et les hommes ne sera pas atteinte. Car, pour lutter contre le harcèlement sexuel, la violence faite aux femmes… il faut s’engager et agir, ce sans quoi l’injustice et la discrimination à l’encontre des femmes ne pourront pas prendre fin. Inutile de rappeler que la réflexion, l’engagement et l’action dont je parle concerne autant les femmes que les hommes !

Alors, chères femmes, croyez en vous et n’hésitez pas à aller de l’avant : soyez libres et indépendantes, formez-vous, donnez le meilleur de vous-même dans le travail ou l’entreprenariat, militez, créez vos associations !

Et surtout, bravez les complexes et les préjugés liés à votre position de femmes, prenez-en conscience et combattez-les. Pour cela, soyez solidaires les unes des autres, entraidez-vous !

Enfin (et c’est très important), aidez les hommes à comprendre votre combat, parlez de ce que vous vivez et poussez les hommes à vous soutenir dans votre vie quotidienne et dans vos luttes.

Bonne célébration !

 

 

 

 

Beaucoup de femmes ne comprennent pas l’enjeu de la célébration de la Journée Internationale des Femmes. Certaines ne pensent qu’à profiter au maximum de ce moment en mettant en valeur leur beauté à travers les uniformes (dont les tissus sont, pour la plupart, importés) avec la bouffe et l’alcool qui vont avec.

Institutionnalisée en 1977 par les Nations Unies, la Journée Internationale des Femmes trouve son origine dans les luttes des ouvrières et suffragettes du début du 20e siècle, pour de meilleures conditions de travail et le droit de vote. Comme le monde change de jours en jours, il faudrait suivre ses pas, le court du développement. La célébration des fêtes a aussi évolué.

C’est une journée de manifestations à travers le monde : l’occasion de faire un bilan sur la situation des femmes comme je l’ai mentionné dans l’article précédent. Traditionnellement les groupes et associations de militantes préparent des manifestations, pour fêter les victoires et les acquis, faire entendre leurs revendications, afin d’améliorer la situation des femmes. Le thème retenu cette année est « L’heure est venue : les activistes rurales et urbaines transforment la vie des femmes ».

La journée internationale des femmes reste une ardente actualité. Elle doit être la journée internationale du combat des femmes en faveur de leurs Droits, de l’égalité entre les hommes et les femmes, de l’indépendance de la femme entre autres et non une journée de fête tout simplement comme beaucoup le croient en Afrique.

Heureusement, quelques-unes l’ont bien compris et mettre leur compétence et expérience en matière de lutte pour leurs droits au service des autres. Celles-ci méritent toute notre sympathie, et notre soutien.

Le 08 Mars n’est pas une journée de blablater mais plutôt celle de réflexion, d’interpellation et d’engagement et de sensibilisation à l’action. Tant qu’on ne joint pas la parole à l’acte, l’égalité entre les hommes et les femmes ne sera pas atteinte, le harcèlement sexuel, la violence et la discrimination à l’encontre des femmes ne pourront pas prendre fin.

Alors chères femmes, formez-vous, donnez le meilleur de vous-même dans le travail acharné, l’entreprenariat, créez vos associations ou militer dans d’autres concrètement et surtout bravez les complexes et les préjugés liés à votre emploi. Et enfin, poussez les hommes à vous appuyer dans vos combats.

Bonne célébration!


Les freins à l’autonomie économique et financière de la femme

Chaque année, les femmes du monde entier célèbre ou moins une journée qui leur est dédiée. C’est une occasion de mener des réflexions sur leurs conditions de vie, ce qu’il faudrait faire pour les motiver à contribuer efficacement au développement de leur localité, de leur pays en étant indépendantes sut tous les plans.

Je me penche aujourd’hui plus particulièrement sur la question d’autonomisation économique et financière des femmes en général, et des femmes africaines en particulier. Car cela représente un enjeu crucial pour lutter contre la pauvreté, participer au développement humain et surtout au développement durable.

Il faut souligner que le  principe  d’égalité  entre  les  femmes  et  les hommes  ne  peut  être  respecté que si les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels sont appliqués sans discrimination  entre les sexes.

Je me suis rendu compte lors d’un échange avec un groupe de jeunes de mon quartier (2 Plateaux-Abidjan), que les questions relatives à l’égalité Homme/Femme, ne sont pas bien assimilées. Il convient donc de le rappeler aux ignorants.

L’égalité entre les femmes et les hommes signifie que les comportements, les aspirations et les besoins différents des unes et des autres sont considérés, évalués et favorisés à égalité. Elle ne signifie pas que les femmes et les hommes doivent devenir identiques, mais que leurs droits, leurs responsabilités et leurs chances ne doivent pas dépendre de leur sexe.

La liberté économique et financière des femmes

L’autonomie économique et financière des femmes représente la possibilité pour ces dernières d’avoir accès, au cours de l’ensemble des cycles de leur vie, aux moyens et ressources économiques (emploi, services et revenu suffisant) pour répondre à leurs besoins, ainsi qu’à ceux des personnes dont elles ont la charge. L’autonomie donne la possibilité de faire des choix économiques et d’influencer les structures économiques de nos sociétés. Cela passe absolument par l’éducation des filles/femmes qui constitue un droit fondamental.

Pour faire de véritables progrès en faveur de l’éducation des filles, il faut prendre en compte les raisons spécifiques liées au sexe de la non-scolarisation, de l’absentéisme et de la déscolarisation des filles, etc.

Les entraves à la scolarisation des filles

La pauvreté est un frein à la scolarisation des filles et des garçons mais elle touche beaucoup plus les filles.

L’idée perdure que la scolarisation des filles ne sert à rien et que leur place est à la maison, qu’elles n’ont pas habilité à exercer tel ou tel métier, etc. Les petites filles représentent une source de travail domestique pour les parents (ravitailler en eau, ramasser du bois, garder les plus petits enfants, vendre sur les marchés…).

Je pensais que cela était spécifique aux zones rurales, ma voisine guinéenne m’a prouvé le contraire en pleine capitale, Abidjan. La dame, une commerçante au marché d’Adjamé, élève ses deux petites filles dont l’une est scolarisée au détriment de l’autre. Quand la plus enfile sa tenue scolaire qui la cours en compagnie de ses camarades de classe, sa grande-sœur d’à peu près 13 ans l’admire (il faut se mettre à sa place pour comprendre son émotion et ce qu’elle subit) avant de s’occuper du ménage. Cela m’intrigue!

La vielle est venue me voir un jour avec son téléphone qui avait un problème d’accès à Internet. J’ai profité de l’ambiance conviviale pour attirer son attention quant à la non-scolarisation de sa petite-fille.  La voisine m’a fait comprendre qu’elle avait mis les deux filles à l’école, mais l’autre ne voulait pas étudier, raison pour laquelle, est reste à la maison. J’ai tenté de la ramener à la raison afin, mais c’était peine perdue.

L’école est obligatoire en Côte d’Ivoire jusqu’à l’âge de 16 ans, je ne sais pas comment l’Etat fait pour s’assurer du respect de cette fameuse Loi.

Le coût de la scolarité en Afrique est un facteur discriminant important.

Les familles, quand elles ne peuvent pas payer toutes les scolarités des enfants, préfèrent donner la priorité aux garçons, jugés comme plus rentables selon la plupart, en cas de réussite. Les familles les plus pauvres et les plus exposées à l’insécurité alimentaire ne veulent pas se priver d’une source de revenus ou d’une paire de bras. Tel est généralement le cas en zones rurales.

En Centrafrique par exemple, l’insécurité en milieu rural a un impact négatif sur la scolarisation des filles. A cela s’ajoutent, La puissance de certaines traditions,  les mariages précoces, les grossesses des adolescentes  (qui ont presque toujours pour conséquence l’interruption de la scolarité), sans oublier le manque d’éducation des parents.

Beaucoup de femmes en milieu rural n’ont pas accès au cours d’alphabétisation proposé par l’Etat via un Ministre de tutelle. A mon avis, une femme analphabète ne voit d’inconvénient dans le fait que sa fille l’aide à la maison, dans les travaux champêtres ou encore au marché…du moment où elle arrive à gagner son pain quotidien (même si l’avenir de cette pauvre petite fille est incertain). L’exemple de ma voisine guinéenne en dit long (elle m’a confié n’avoir jamais fréquenté l’école des « blancs » à part l’école coranique à son enfance.

La situation politique et les structures de santé.

Le fléau mondial du VIH/sida et les conflits armés sont des contextes de déstructuration et de déscolarisation massives des enfants qui touchent en majorité les filles : exploitation des filles comme esclave dans les foyers, pour le travail ou le sexe, migration forcée…

L’insécurité. La distance entre le domicile et l’école (parfois plusieurs kilomètres sur des chemins dangereux), le manque d’infrastructures sanitaires (toilettes pour les filles dans les écoles), la violence et le  harcèlement sexuel dans les écoles sont de véritables freins à la scolarisation des filles.

Les femmes sont discriminées à la fois sur le marché du travail et dans leur accès aux revenus ; les pratiques biaisées en matière d’embauche et de salaires signifient que les femmes sont incapables d’obtenir une rémunération équitable; elles peuvent aussi limiter leurs chances d’avancement ; en milieu rural, les femmes âgées vivent plus souvent seules, avec peu de revenu, les mères célibataires, les femmes handicapées et les femmes autochtones présentent un risque accru d’isolement social. Ce  qui les voue à une plus grande vulnérabilité face à la pauvreté.

Il est absolument nécessaire d’opérer un rééquilibrage dans le domaine du travail domestique, afin que les femmes soient en mesure de  mieux concilier vie professionnelle et vie familiale. Les femmes ne pourront pas véritablement s’investir dans le domaine professionnel si elles continuent de cumuler tant de responsabilités.

Une fille scolarisée est garante de l’avenir meilleur d’une ou plusieurs personnes instruites et surtout bien éduquées.


Centrafrique, silence radio sur Joseph Kony

Joseph Kony est le chef des rebelles de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA pour Lord’s Resistance Army) qui opèrent entre la République Démocratique du Congo, la République Centrafricaine et le Soudan du Sud, avec pour soit disant but principal de renverser le président ougandais Yoweri Museveni, et d’instaurer un régime fondé sur les principes de la Bible et des Dix Commandements.

Joseph Kony
Joseph Kony, chef de la LRA (source Flickr)

Mélangeant mystique religieuse, techniques éprouvées de guérilla et brutalité sans scrupules, Joseph Kony est recherché par la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité. Selon l’ONU, la LRA a tué plus de 100 000 personnes et enlevé plus de 60 000 enfants, d’abord dans le nord de l’Ouganda, puis au gré de son exil dans les pays voisins cités ci-haut, soit les régions parmi les plus reculées, marginalisées et surtout instables du continent.

Ce véritable bourreau d’enfants et violeur extrême qui n’est rien d’autre qu’un terroriste. Il mérite d’être traqué comme un terroriste. Malheureusement, continue de faire le bon et le mauvais temps dans le Haut-Mbomou au même titre que les bandits armés des autres régions de la RCA. Le 23 Janvier dernier un groupe présumé appartenir à la LRA près de Zemio, en a pillé un groupe de femmes, dont une avait un bébé. Les assaillants ne savaient parler que Acholi (une langue étrangère). Il ont tenté d’enlever une femme et son bébé, mais les autres femmes les en ont dissuadé.

Visiblement, Joseph Kony reste insaisissable et navigue, comme il en l’habitude, entre l’Ouganda et l’est de la Centrafrique, en passant par le nord de la République démocratique du Congo et le Sud-Soudan.

Sous la pression d’une campagne menée par des activistes, Barack Obama avait envoyé une centaine de conseillers militaires dans ces zones. Objectif : décapiter l’Armée de Résistance du Seigneur. La puissance armée des USA a failli à cette mission.

Il se cacherait dans une région inaccessible aux forces de l’union africaine, située entre la RCA et le Soudan du Sud, et même la puissance armée des USA sous le règne de Obama faisait semblant de le poursuivre pendant un temps. Depuis que les américains ont plié bagage de la zone de traque, il n’y a pratiquement pas de nouvelle de ce terroriste.

La RCA a déjà de sérieux problèmes sécuritaires à gérer. A mon avis, c’est aux pays membres de la CEMAC de prendre leurs responsabilités dès à présent car ce terroriste représente une réelle menace pour la sous-région, voire toute l’Afrique subsaharienne. Cela va faciliter les tâches aux Forces Armés Centrafricains qui reviennent dans l’arène des jeux progressivement. Le renouvellement de l’embargo sur les armes, d’un an par le conseil de sécurité de l’ONU le 31 Janvier, ne va pas arranger les choses, mais il faudrait faire avec les moyens de bord.

Il faut reconnaitre que, contrairement aux idées reçues, les efforts ont été faits en vue d’un retour en force des soldats centrafricains.

Le Tchad est conscient de l’impact de l’insécurité chronique de la RCA sur ses voisins. Selon un Conseiller du Président Idris Déby : « les affrontements entre les rebellions, constituent une menace sécuritaire et humanitaire à la frontière tchadienne. »

Ce n’est qu’avec les mineurs que l’on peut privilégier l’éducatif au détriment de répressif. Les adultes récidivistes comme les bandits armés, ont droit à ce qu’ils méritent s’ils sont coupables ou représentent un danger pour la société. Ces derniers tout comme Joseph Kony doivent être traqués jusqu’à leur dernier refuge et traduits devant la justice.


L’Association des Blogueurs Centrafricains a un an et veut décoller

Créée le 31 Janvier 2017, à l’issu d’un atelier de réflexion sur l’enjeu et les perspectives du blogging en République Centrafricaine, l’Association des Blogueurs Centrafricains (ABCA) peine à prendre son envole.
Armés de volonté, de courage et surtout de détermination, les membres de cette jeune organisation ont décidé de relancer ses activités en ce début d’année.
Évidemment, cela ne peut se faire sans la mise en place d’un bureau exécutif fiable et capable de remettre les pendule à l’heure. C’est donc dans ce sens que le Comité Technique chargé d’organiser l’Assemblée Générale Constitutive de l’ABCA, par le biais de son Président Rosmon Zokoue, lance cet appel à l’endroit des blogueurs et passionnés du blogging repartis dans tous les coins du monde.

Logo de l'ABCA

Armés de volonté, de courage et surtout de détermination, les membres de cette jeune organisation ont décidé de lancé effectivement ses activités en ce début d’année. Évidemment, cela ne peut se faire sans la mise en place d’un bureau exécutif fiable et capable de remettre les pendule à l’heure.
C’est donc dans ce sens que le Comité Technique chargé d’organisé d’organisé l’Assemblée Générale Constitutive de l’ABCA, par le billet de son président, lance cet appel à l’endroit des blogueurs et passionnés du blogguing repartis dans tous les coins du monde.
« Nous sommes restés sourds aux attentes du public et avons donné sans cesse la priorité aux intérêts personnels, au détriment d’une action plus concertée visant à promouvoir le blogging en République Centrafricaine.

Persistance des conflits, chômage des jeunes, précarisation de masse, stigmatisation des communautés, manipulation politique, augmentation des violences basées sur le genre, effondrement du système éducatif, protection de l’environnement, voilà autant de sujets à traiter et à défendre sur notre plateforme commune, ABCA qui est l’Association des Blogueurs Centrafricains.

Bientôt, l’Association tiendra son Assemblée Générale Élective pour se doter d’un bureau exécutif. Vous êtes blogueur ou blogueuse de nationalité centrafricaine ?
Voulez-vous Intégrer notre association et participer à nos activités ?  »
Veillez Contacter le Comité Technique par :
– Mail : blogueursabca@gmail.com
– Tel : (00236) 72 60 48 22/72 56 44 85/72614325

Vous pouvez rejoindre la communauté des blogueurs centrafricains sur Facebook sous ce nom Abca Wa Sangö.