Stanislas NTAMBWE

Revue de presse congolaise du lundi 11 août 2014

Les journaux paraissant à Kinshasa
Les journaux paraissant à Kinshasa

L’actualité dans les journaux parus ce lundi 11 août 2014 à Kinshasa est dominée par la nouvelle diffusée en boucle, dimanche 10 août, dans la bande défilante sur la Radio télévision nationale congolaise (RTNC), annonçant une éventuelle évacuation du président de l’UDPS Etienne Tshisekedi par un avion médicalisé vers « l’Afrique du Sud ou l’Europe pour des soins médicaux ».

« Controverse autour du voyage de Tshisekedi », titre à la Une Le Potentiel qui constate que  « la nouvelle a soulevé un tollé dans les rangs de l’UDPS ». « Entre la RTNC et l’UDPS, la controverse est totale ! », affirme-t-il.

« Evacuation ou simple  voyage ? », s’interroge le journal qui renseigne que « depuis son siège de Limete, l’UDPS a crié à une machination, balayant d’un revers de la main le communiqué repris sur la RTNC ». « Même si le motif de son déplacement est tenu secret, à Limete, on confirme néanmoins que le voyage de Tshisekedi prévu pour ce dimanche est reporté juste pour des raisons de calendrier », ajoute-t-il.

Le Potentiel note que « le Sphinx prendra place, affirme un de ses conseillers, demain mardi à bord d’un régulier de Brussels Airlines ».

En titrant : « Confusion autour de la santé du Lider Maximo : Etienne Tshisekedi en voie d’évacuation vers l’Afrique du Sud »,  L’Observateur indique que  « Martin Tshisekedi, l’un des cousins de M. Tshisekedi, a quelques heures plus tard, confirmé l’information sur l’état de santé de l’homme de Limete ».

Cependant, il fait remarquer qu’ « Augustin Kabuya, cité par radiookapi.net, a qualifié cette bande passante +d’une spéculation+ et il a affirmé que le président national de l’UDPS se porte bien et il se trouve chez lui à la maison ».

« Je tiens à préciser qu’un avion qui atterrit n’est pas comme un portable que quelqu’un peut mettre dans la poche pour ne pas être vu.  Vous êtes la presse, vous pouvez dépêcher votre équipe à l’aéroport de N’djili pour voir l’avion dont on fait allusion. Il est immatriculé comment ? C’est arrivé à quelle heure », a confié Augustin Kabuya à Radio Okapi.

De l’avis de l’Observateur, « le démenti du porte-parole adjoint de l’UDPS montre à quel niveau  l’entourage du président national de ce parti politique tente, partout les moyens  de camoufler la vérité sur son état de santé ».

La Prospérité s’exclame :« Pas de panique : Tshisekedi, l’Udps lance un appel au calme ! »

Le quotidien rapporte que « la Direction de l’Udps refuse de spéculer sur la santé du Sphinx de Limete, rappelant au passage qu’Etienne Tshisekedi est un être humain et que jamais, à l’opposé de Mobutu, il n’a eu le culot de dire qu’il ne tomberait nullement  malade pour passer une nuit dans un lit d’ hôpital ».

A en croire La Prospérité, « Augustin Kabuya  mettait à défi, quiconque croit le contraire  d’apporter la moindre preuve de la présence  à l’aéroport de  Kinshasa d’un avion médicalisé ». « Le cadre de l’Udps estime que la santé de Tshisekedi n’empêche en rien le pouvoir de conduire correctement les affaires de l’Etat. L’alternance politique prônée à l’horizon 2016 n’est pas subordonnée à la personne de Tshisekedi », rapporte le journal.

« Il reste que si  la détérioration annoncée de l’état de santé de Tshisekedi se confirmait, elle  tomberait  très mal, juste  à un moment où le pays amorce un virage historique », conclut-il.

Dans un autre registre, Forum des As note que, « Conformément à l’avis de la CSJ et aux recommandations du SG de l’UIT l’ARPTC ne doit pas fixer les prix des Télécoms ». « Car, écrit-il, au terme de la loi, +les prix de vente des produits et services sont librement fixés par ceux qui en font l’offre+ ».

Le tabloïde relève que « de passage à Kinshasa, le Secrétaire général de l’Union internationale des télécommunications (UIT), Dr Hamadoun Touré, avait fait quelques recommandations à l’Autorité de régulation de poste et des télécommunications du Congo (ARPTC) ».

Il s’agit notamment, note-t-il, de « se garder de s’impliquer dans la fixation des prix. Car, selon le SG de l’UIT, les prix dans ce secteur doivent être libéraux, concurrentiels et surtout les moins chers possibles dans l’intérêt des consommateurs, le régulateur étant un catalyseur ».

Forum des As constate que « cela semble le cadet des soucis de l’ARPTC, qui est passée outre ces avis, allant jusqu’à fixer des prix plancher ». « On cherche à comprendre pourquoi le régulateur congolais n’œuvre pas dans l’intérêt des consommateurs congolais », se demande-t-il.


Virus Ebola : l’OMS invitée à « recommander des mesures appropriées » pour réduire sa propagation

Un patient du virus d'Ebola pris en charge par les médecins (photo internet)
Un patient du virus d’Ebola pris en charge par les médecins (photo internet)

Alors qu’une réunion d’urgence des experts de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur fond de progression se tient du 06 au 07 août 2014 à Genève (Suisse), « pour discuter et déterminer si l’épidémie constitue une urgence de santé publique de portée internationale », le dernier bilan de l’OMS du 04 août fait état de 932 morts sur 1 711 cas confirmés, suspects ou probables, dont 363 en Guinée, 282 au Liberia, 286 en Sierra Leone et 1 au Nigeria.

Selon l’Onu, s’il est avéré que l’épidémie à virus Ebola qui frappe plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest constitue une urgence de santé publique de portée internationale, les experts de l’OMS devraient recommander les mesures appropriées pour réduire la propagation du virus.

L’OMS a également annoncé mercredi 06 août qu’elle réunirait au début de la semaine prochaine, un groupe d’experts en éthique médicale pour examiner l’utilisation d’un traitement expérimental pour lutter contre cette épidémie.

« Nous sommes dans une situation inhabituelle en ce qui concerne cette épidémie. Nous avons une maladie avec un taux très élevé de mortalité sans traitement ou vaccin ayant fait leur preuve », a expliqué Marie-Paule Kieny, sous-directrice générale de l’OMS dans un communiqué publié le même jour.

Elle a ajouté que « nous devons demander aux experts en éthique médicale de nous conseiller sur ce qu’il est raisonnable de faire ».

Des Kits de protection personnelle contre Ebola en RDC

Dans le cadre de la prévention du virus Ebola en République démocratique du Congo (RDC), l’OMS a remis deux kits de protection personnelle (PPE) au ministère congolais de la Santé publique. Ces kits de protection seront prépositionnés à l’aéroport international N’Djili de Kinshasa.

Ils comprennent chacun 50 pièces de combinaisons complètes pour la PPE pendant l’investigation ou le prélèvement de l’échantillon d’un cas suspect de la maladie d’Ebola

Selon le porte-parole de la Mission de l’Onu pour la stabilisation du Congo (MONUSCO), Charles Bambara, « le pays a déjà réactivé son Plan national de contingence. Pas de maladie à virus Ebola en RDC », avec l’acquisition de ces matériels.

Il a annoncé qu’un troisième kit PPE sera fourni par l’OMS pour être prépositionné au Beach Ngobila, port d’embarquement et de débarquement des passagers qui traversent le fleuve Congo entre Kinshasa et Brazzaville.

Le représentant de l’OMS en RDC, Joseph Kabore, avait confié le 31 juillet à Xinhua   que, « l’OMS disposait dans chaque province des kits PPE prépositionnés et mobilisables à tout moment pour appuyer le gouvernement dans un effort de préparation et de réponse à une éventuelle flambée dans le pays ».

 Le Liberia instaure l’état d’urgence

Au moins 282 libériens sont déjà morts du virus Ebola. Et face à l’ampleur de la propagation de l’épidémie, le chef de l’Etat, Ellen Johnson Sirleaf, a annoncé mercredi 06 août, l’état d’urgence pour une durée de 90 jours. Elle est déterminée à tout mettre en œuvre pour contenir la propagation du virus.

Ellen Johnson espère ainsi reprendre le contrôle sur la situation, alors qu’on apprend qu’à Monrovia, capitale du Liberia, l’un des principaux hôpitaux est resté fermé toute la journée après la mort de son directeur touché par le virus.

Elle soutient que « l’ignorance, la pauvreté, ainsi que des pratiques culturelles et religieuses bien ancrées continuent à exacerber la propagation de la maladie, en particulier en province ». « Les ramifications et les conséquences de la maladie constituent à présent un trouble affectant l’existence, la sécurité et le bien-être de la République, représentant un danger clair et immédiat », a affirmé la présidente du Liberia.

L’OMS a appelé, lundi 04 août, les bailleurs de fonds à apporter leur aide pour combattre la maladie à virus Ebola en Afrique de l’Ouest. Soulignant que « la région avait besoin dès que possible de centaines de médecins, d’infirmières et d’aides-soignants ».

 « Les pays touchés, les pays voisins et l’OMS s’efforceront à nouveau de mobiliser les communautés et d’améliorer la communication afin que les gens sachent comment éviter l’infection et ce qu’ils doivent faire s’ils craignent d’avoir été en contact avec le virus », indique un communiqué de presse de l’OMS.

L’agence onusienne estime qu’ « il est essentiel d’améliorer la prévention, la détection et la notification des cas suspects et d’orienter les personnes malades afin qu’elles bénéficient de soins médicaux et d’un soutien psychosocial ».

Selon le nouveau plan de riposte commun présenté vendredi 01 août 2014 par la directrice générale de l’OMS, Margaret Chan, et les présidents des pays touchés en Afrique de l’Ouest contre la flambée du virus Ebola, « il est essentiel de renforcer la coordination de l’action sanitaire dans son ensemble ».

Il s’agit aussi de « renforcer les capacités du Centre sous-régional de l’OMS pour la coordination de la riposte à la flambée, ouvert ce mois-ci à Conakry (Guinée), pour centraliser et rationaliser l’appui apporté aux pays d’Afrique de l’Ouest par les principaux partenaires et faciliter la mobilisation des ressources ».

Ce plan d’un montant de 100 millions de dollars, s’inscrit dans le cadre d’une campagne internationale, régionale et nationale destinée à maîtriser la flambée épidémique qui frappe la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone, selon l’OMS.

Par ailleurs, on insiste également sur l’importance de la surveillance dans les zones frontalières, de l’évaluation des risques et la réalisation de tests de diagnostic en laboratoire pour les cas suspects.

Le Plan précise, en outre, qu’ «  il convient de mieux protéger de l’infection les agents de santé, qui sont déjà trop peu nombreux dans les trois pays touchés« .


Revue de presse congolaise du jeudi 07 août 2014

Les journaux paraissant à Kinshasa
Les journaux paraissant à Kinshasa

La Une de l’actualité de ce jeudi 07 août 2014 en République démocratique du Congo (RDC)  est consacrée à l’arrestation du député national Bertrand Ewanga, au lendemain du meeting organisé par l’Opposition à la place Sainte Thérèse, dans la Commune de Ndjili (Est de Kinshasa).

En titrant « Affaire Ewanga : la diplomatie s’en mêle », Le Potentiel constate que « la pression s’accentue sur les autorités congolaises en vue de la libération du député UNC Jean-Bertrand Ewanga ».

 « A Washington où s’est clôturé hier mercredi le sommet USA-Afrique, le sujet s’est invité dans le débat », indique le journal.

S’interrogeant que « Kinshasa sortira-t-il indemne de cette nouvelle épreuve ? », Le Potentiel  note que, « dans les couloirs du Palais du peuple, l’agitation a déjà gagné les rangs ».

Et pour cause, poursuit-il, « l’entretien prévu ce jeudi entre le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, et le quartet composé d’ambassadeurs des Etats-Unis, de la France, de la Belgique et de la Grande-Bretagne en RDC ».

Selon Le Potentiel, ces derniers veulent « s’enquérir des conditions de l’arrestation du député de l’UNC ;Aubin Minaku devra prouver les conditions dans lesquelles – le Parlement étant en vacances – a été négociée la levée de l’immunité du député UNC Jean-Bertrand Ewanga ».

« L’exercice s’annonce d’ores et déjà difficile pour le président de l’Assemblée nationale, obligé à jouer un mauvais rôle pour sauver l’image du régime dont il est l’un des pions majeurs. Kinshasa parviendra-t-il à tirer son épingle du jeu dans l’affaire Ewanga ? Difficile à parier », conclut le journal.

Sous le titre « Rude épreuve : Ewanga écroué à Makala », La Prospérité rapporte que,  « selon le Procureur Général de la République (PGR), Ewanga, doit répondre d’+offense au Chef de l’Etat et l’incitation à la haine tribale et raciale+ ». 

De l’avis du journal, « Flory Kabange Numbi est formel : il n’y aurait   ni vice de procédure, ni arrestation arbitraire,  s’il faut bien   analyser les propos du PGR ».

« Affaire Bertrand Ewanga : la réplique du PGR », titre Le Phare qui rapporte que « vingt-quatre heures après l’arrestation du député Ewanga, suivie de la mesure de la Cour suprême de Justice, le PGR a tenu à apporter ce qu’il a qualifié lui-même de vraie version de cette affaire qui défraie actuellement la chronique tant au pays qu’à l’étranger ».

Le Phare relève que « le PGR a souligné que beaucoup d’interventions ont été faites en marge de ce rassemblement de l’Opposition ».

« Cependant, c’est celle de Bertrand Ewanga qui a versé dans les propos outrageants à l’endroit du chef de l’Etat : +Kabila doit rentrer au Rwanda. Sa place est à la CPI+ », rapporte le journal citant le procureur général de la République.

Dans un autre registre, Forum des As sent « l’odeur d’une campagne électorale ou référendaire prématurée et contre-productive », dans la mesure où « révisionnistes et antirévisionnistes de la Constitution sont tous montés au créneau ».

« Normal en démocratie ! », estime le quotidien. « Seulement voilà, en lieu et place des échanges civilisés, la classe politique ou ce qui en tient lieu retombe dans ses travers qu’on croirait quasi-ataviques faits d’injures, d’anathèmes », croit-il savoir. 

Pour Forum des As,  « le vent délétère actuel fait souffler sur le pays un parfum aux fortes odeurs de campagne électorale ; avec tout ce que cette période comporte de tension ».

 


Les mystères de l’univers : le secret des labyrinthes

La figure du labyrinthe est une représentation très ancienne de la condition humaine et du parcours à suivre pour arriver à la réalisation de soi-même. Découvrez les mystères du labyrinthe et les bienfaits de la méditation sur celui-ci. 

Le labyrinthe est un symbole très ancien, présent dans de nombreuses cultures et sociétés. Le labyrinthe a toujours une entrée et une sortie, mais entre les deux, de nombreuses épreuves attendent l’audacieux qui s’y aventure. C’est une métaphore de la condition humaine entre la naissance et la mort avec ses échecs et ses succès. Il nous apprend beaucoup sur nous-mêmes.

La plus ancienne évocation écrite du labyrinthe se trouve dans la Grèce antique et dans la légende du Minotaure bien que l’on ait découvert des représentations du labyrinthe datant de la préhistoire.

Ainsi, dans la mythologie grecque, il est dit que Dédale construisit un labyrinthe pour enfermer à jamais le Minotaure. Ce monstre fabuleux, à corps d’homme et à tête de taureau, terrorisait alors la Crète. Il fut enfermé dans le labyrinthe sur les ordres du roi Minos par Dédale.

Thésée voulut mettre fin au sacrifice de sept jeunes hommes et sept jeunes filles qui étaient régulièrement livrés au Minotaure. Grâce à la pelote de fil donnée par Ariane, la fille de Minos amoureuse de Thésée, celui-ci pénétra dans le labyrinthe, tua le Minotaure et en ressortit, puis s’enfuit avec Ariane et les jeunes gens promis au sacrifice.

Un symbole largement répandu

La légende du labyrinthe et du Minotaure fut l’un des premiers récits au monde abordant le thème du labyrinthe. Depuis la Grèce antique, le labyrinthe a été utilisé à de multiples reprises pour symboliser le difficile parcours qu’il faut suivre dans l’existence et la nécessité de se surpasser pour vaincre les obstacles et sortir de son propre labyrinthe.

Que ce soit sous la forme de véritables labyrinthes végétaux, architecturaux, ou de par des évocations aussi bien dans la littérature, l’art, le jeu vidéo ou le cinéma, le labyrinthe est largement employé comme symbole. Ainsi, on le retrouve aussi bien dans :
–    la cathédrale de Chartres
–    les pyramides de l’ancienne Egypte,
–    le palais de Cnossos en Crète
–    les Jardins du temps de la royauté en France.

En sortir grâce à ses capacités naturelles

Le labyrinthe se présente toujours sous la forme d’un tracé sinueux composé de vraies et de fausses pistes. Pour en sortir, il est impératif d’user de nombreuses qualités :
–    l’intelligence,
–    la perspicacité,
–    le sens de l’observation,
–    la mémoire…

Il faut de même utiliser de nombreux sens :
–    la vue,
–    l’odorat,
–    l’ouïe,
–    le toucher… pour arriver en son centre puis en sortir.

Au centre du labyrinthe, se trouve le but suprême qui est souvent représenté par un symbole comme :
–    la Jérusalem céleste,
–    un caractère sacré,
–    une rosace,
–    une croix…
Souvent, au centre du labyrinthe, se trouve aussi un vide signifiant que chacun y trouvera ce qu’il est venu chercher.

Une porte d’accès à vous-même ou à un lieu caché

Un labyrinthe est souvent une porte d’entrée à un lieu sacré qui n’est accessible qu’à ceux qui sont dignes de la franchir. Autrement dit, seules les personnes possédant suffisamment de vertus comme le courage, l’honnêteté, la générosité, l’humilité, le don de soi pourront vaincre les difficultés matérielles et spirituelles qu’ils rencontreront dans le labyrinthe pour accéder au cœur de la vérité qu’il protège.

La contemplation du labyrinthe

Vous trouverez, ci-dessus et plus bas, deux formes de labyrinthes parmi les plus courantes. Ils ressemblent beaucoup aux mandalas bouddhistes qui sont des représentations symboliques servant à la méditation par la visualisation des dessins géométriques.

Labyrinthe 2
Labyrinthe 2

Il suffit d’ailleurs de fixer l’un ou l’autre des labyrinthes pour découvrir la fonction spirituelle du labyrinthe ou du mandala : l’élévation de conscience de celui qui s’en sert pour méditer.

Labyrinthe 1
Labyrinthe 1

Un support de méditation

Fixez à présent un des deux labyrinthes. Si vous vous concentrez suffisamment, ces labyrinthes vous hypnotiseront. Vous sentirez, au bout d’un moment, une douce paix vous envahir. Avec un peu de pratique, vous pourrez connaître un état de conscience supérieur à celui que vous expérimentez dans la vie quotidienne.

Les mandalas bouddhistes ont la même fonction :
–    accéder à d’autres niveaux de conscience
–    s’apercevoir de la relativité de la réalité quotidienne
–    découvrir des vérités profondes sur l’existence et vos capacités intérieures.

Pratiquez régulièrement la visualisation et la médiation sur des labyrinthes ou des mandalas et vous connaîtrez une évolution plus rapide. Vous atteindrez la paix de l’esprit et vous trouverez des solutions à vos problèmes plus facilement tout en ayant une plus grande vitalité.


Semaine mondiale de l’allaitement maternel : l’UNICEF relève une hausse de 36 à 48% entre 2007 et 2013 en RDC

Une mère allaitant un nourrison
Une mère allaitant un nourrison

La Communauté internationale célèbre le 04 août de chaque année, la Semaine mondiale de l’allaitement maternel. En République démocratique du Congo (RDC), selon les résultats préliminaires de la deuxième Enquête démographique et de santé (EDSII), on relève, une hausse de 36 à 48% entre 2007 et 2013.

 Pour la représentante du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) en RDC, Barbara Bentein, « ces résultats sont fort encourageants eu égard à l’allaitement maternel pendant les six premiers mois de vie des enfants. « La Semaine mondiale de l’allaitement maternel, nous donne l’opportunité de nous encourager tous à redoubler d’efforts en faveur d’un moyen très simple de sauver de jeunes vies », a-t-elle déclaré en marge de cette journée.

Elle invite tous les intervenants  en nutrition, les professionnels de santé, la société civile, les communicateurs et toute la communauté, « à appuyer la promotion de l’allaitement maternel en vue de contribuer à l’atteinte du quatrième Objectif du Millénaire pour le Développement d’ici 2015 ».

Le thème retenu cette année pour célébrer la Semaine mondiale de l’allaitement maternel étant: « L’allaitement maternel, un atout gagnant pour la vie ! ».

Le ministre congolais de la santé publique, Félix Kabange Numbi a, dans son message dédié à la journée,  soutenu que « l’allaitement maternel exclusif est l’intervention la plus efficace dans le cadre de la réduction de la mortalité infantile.  Il doit non seulement être exclusif jusque 6 mois, mais il doit ensuite être prolongé jusqu’à 2 ans ».

Poursuivre l’allaitement au sein exclusif jusqu’à l’âge de deux ans au moins

De son côté, le représentant de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en RDC, Joseph Waogodo Caboré, explique que « l’allaitement maternel est le meilleur moyen d’apporter aux nouveau-nés les nutriments dont ils ont besoin ». Il souligne que « l’OMS recommande l’allaitement au sein exclusif du nourrisson jusqu’à l’âge de six mois et de poursuivre ensuite jusqu’à l’âge de deux ans au moins, en l’associant à une alimentation de complément qui convienne ».

« En RDC, plus de la moitié des femmes enceintes et allaitantes sont en situation d’insécurité alimentaire », relève aussi, Martin Ohlsen, représentant du Programme Alimentaire Mondial (PAM) en RDC.

Il faut noter que, le PAM participe activement à l’identification de ces femmes vulnérables et leur apporte une assistance nutritionnelle essentielle sous différentes formes. Notamment, par la provision de nourriture ou de suppléments en micronutriments. Ces bénéficiaires sont également sensibilisées sur la pratique de l’allaitement maternel à travers des séances d’éducation nutritionnelle.

La représentante du Fonds des Nations unies pour la Population (UNFPA) en RDC, Diene KEITA, estime à son tour que « l’allaitement maternel exclusif est une méthode contraceptive naturelle acceptée et reconnue par tout le monde. En allaitant correctement son enfant, une mère peut espacer les naissances comme cela se faisait dans nos sociétés traditionnelles, et améliorer sa santé ».

Il sied de rappeler que, le ministère de la santé publique vient de publier une directive dont le Programme National de Nutrition (PRONANUT) a assuré la diffusion dans toutes les provinces.  Dans cette instruction, il est demandé à toutes les structures sanitaires du pays de « faciliter la mise au sein des nourrissons dans l’heure qui suit la naissance afin de leur garantir un bon départ dans la vie ».

Par ailleurs, quelques activités sont mises en œuvre dans le cadre de la Semaine mondiale de l’allaitement dans toutes les provinces du pays. Il s’agit principalement, de diffusion de spots radiotélévisés et de messages-clés sur l’importance de l’allaitement maternel.

Les mères allaitantes sont donc, encouragées à d’adopter la pratique correcte de l’allaitement, afin de procurer à leurs enfants les éléments nutritifs nécessaires pour une croissance harmonieuse qui leur permettra d’atteindre l’âge adulte.

Dans le même cadre, l’UNICEF travaille de concert avec ses partenaires (Gouvernement et communautés), pour protéger et encourager l’allaitement au sein en soutenant les législations nationales concernant l’alimentation des nourrissons. Mais, aussi, en améliorant les soins prénatals et postnatals et en augmentant les ressources consacrées aux nouvelles mères à l’échelon de la communauté.


Revue de presse congolaise du mardi 05 aout 2014

Les journaux paraissant à Kinshasa
Les journaux paraissant à Kinshasa

L’actualité de ce mardi 05 août 2014, en République démocratique du Congo (RDC), reste dominée par le meeting de l’Opposition tenu lundi 04 juillet à Kinshasa, dans la commune populeuse de l’Est de la ville. Mais, aussi, par le Sommet USA-Afrique organisé du lundi 04 au mercredi 06 août à Washington (Etats-Unis).

Forum des As qui titre : « Paix dans les Grands lacs : double échec pour l’Opposition », note que « le très attendu discours sur l’alternance politique n’a pas été de mise ; en lieu et place, la foule a été bien servie avec des redites, des lieux communs +assaisonnés+ des propos désobligeants à l’endroit du Chef de l’Etat ! ».

« Il s’agit d’une rencontre sans message profond. Sinon, +Kabila doit partir+, un message pas très original qui rappelle le célèbre credo +Mobutu doit partir+. Un message juste pour meubler le temps et attirer l’attention d’une frange de l’opinion », explique le journal.

Sous le titre « Meeting de N’Djili : test réussi pour l’opposition », Le Phare affirme que « le précieux sésame est enfin délivré ».

« Chants, cris à la gloire d’Etienne Tshisekedi, mais  hostiles au pouvoir en place en RDC,    étaient au rendez-vous. La présence discrète et insignifiante des forces de l’ordre a contribué au bon déroulement de ce meeting », rapporte-t-il.

A la Une, Le Potentiel titre : « Révision constitutionnelle : la démocratie à l’épreuve ». Le quotidien kinois constate que « les partisans de la révision constitutionnelle et ceux opposés à cette démarche ont désormais la voie libre pour la mobilisation de la population ».

Il note aussi que « ces meetings autorisés de l’Opposition pourraient démontrer la flexibilité du pouvoir des autorités à ne point étouffer les débats sur la révision de la Constitution », dans la mesure où, souligne-t-il, « cette attitude constitue une avancée notable de la jeune démocratie congolaise ».

« La Majorité peut donner de la voix, l’Opposition a également le droit de tempêter, sans que la force brutale et aveugle ne vienne arrêter la machine. Le débat a ainsi quitté des salons fermés pour se dérouler devant le peuple, souverain primaire », poursuit Le Potentiel.

Il estime que « l’Opposition semble émettre sur une même longueur d’ondes par rapport au refus de toute révision de la Constitution ». Il relève par ailleurs qu’il « reste à savoir la position de l’Opposition dite républicaine -celle qui avait pris part aux travaux des Concertations nationales. Le son de cloche discordant pourrait venir de ce côté-là ».

Dans un autre registre, Le Phare titre « USA-Afrique : appel à l’alternance politique » et rapporte que « le sommet tant attendu entre les Etats-Unis d’Amérique et l’Afrique s’est ouvert hier matin à Washington, sous le signe d’un appel pressant de l’administration américaine à l’alternance politique au sommet de l’Etat à travers le continent africain ».

« Le chef de la diplomatie américaine, John Kerry qui intervenait en séance d’ouverture, devant un Roi (Swaziland), 35 Chefs d’Etat et 9 Premiers ministres, a mis un accent particulier sur le respect du nombre des mandats par les hommes au pouvoir en Afrique, dont la limite devrait se situer à deux », rapporte-t-il.

Le Phare signale qu’« à son avis, ceux qui gouvernent les Etats africains devraient se garder de modifier les constitutions, pour le bien de leurs peuples, mais aussi pour leurs bénéfices personnels ».


HRW : « Les droits humains devraient figurer sur sa liste de sujets à aborder avec les dirigeants africains » au sommet USA-Afrique

Barack-Obama au Sommet USA-Afrique
Barack-Obama au Sommet USA-Afrique

L’Ong internationale Human right Watch (HRW), invite le président américain, Barack Obama, à insister auprès des dirigeants africains, présents au Sommet États-Unis-Afrique, « pour mettre un terme à la répression dans divers pays ».  

Elle est d’avis, dans son rapport publié lundi 04 août 2014  à Washington, que « les droits humains devraient figurer au cœur des discussions du sommet  ».

« Les graves problèmes de l’Afrique en matière de droits humains semblent avoir été relégués à l’arrière-plan du Sommet États-Unis. Mais, les objectifs de ce sommet en matière de développement et de sécurité sont étroitement liés aux questions de la répression, de la corruption et de l’État de droit. Le président Obama devrait placer clairement les droits humains sur sa liste de sujets à aborder avec les dirigeants africains », estime son directeur de la division Afrique, Daniel Bekele.

HRW, pour qui les questions relatives aux droits humains sont une priorité, soutient que « les préoccupations en matière de droits humains ne devraient pas être reléguées aux rencontres tenues en marge du sommet ». 

L’Ong fait remarquer que « nombre d’entre les chefs d’Etats africains ont approuvé des lois qui répriment la liberté d’expression et ont utilisé les prétextes d’atteinte à la sûreté nationale de diffamation ou de violation de lois antiterroristes pour mener des poursuites contre des écrivains indépendants, des manifestants et des militants qui critiquent les politiques gouvernementales ».

Pour l’Ong américaine, toutes les déclarations publiques et privées de l’administration Obama, critiquant les gouvernements africains ayant recouru à des méthodes répressives, sont restées lettre morte.

En outre, elle affirme que « ces déclarations ne reflètent pas une approche politique plus large qui pourrait aider à mener à l’abrogation ou la modification substantielle des lois répressives ».

Elle cite, notamment, le président Eduardo Dos Santos qui, depuis plus de 30 ans,  gouverne l’Angola. « Il a utilisé les actions pénales basées sur la diffamation, les arrestations arbitraires et la force brutale de la police pour réduire au silence les médias et les citoyens du pays », accuse-t-elle.

A en croire HRW, « presqu’aucune voix indépendante ne s’exprime publiquement au Rwanda ». « Les journalistes et les militants ayant critiqué le gouvernement du président Paul Kagame ont été menacés, poursuivis, emprisonnés, contraints à l’exil, et même tués », affirme-t-elle.

L’administration Obama n’aurait « pas fait assez »

HRW accuse l’administration Obama de n’avoir pas fait assez pour appuyer des enquêtes et des poursuites dans plusieurs cas d’ « exécutions extrajudiciaires, des disparitions forcées, des viols et d’autres violations graves au Kenya, en Ouganda, en Ethiopie et au Nigéria ».

Au contraire, ces Etats « bénéficient de solides partenariats bilatéraux sur le développement et d’une assistance importante en matière de sécurité », s’indigne-t-elle.

L’Ong soutient que, « dans une grande partie de l’Afrique, la corruption endémique et la faiblesse des systèmes judiciaires minent systématiquement les droits des citoyens ; le pouvoir judiciaire, qui pourrait atténuer certaines atteintes aux droits humains dans de nombreux pays africains, est négligé ou manipulé, ce qui permet à une dangereuse culture de l’impunité de s’enraciner ».

De l’avis de HRW, « les responsables de violations graves des droits humains, de corruption et de répression soutenue par l’État sont rarement l’objet d’enquêtes et traduits en justice ». Une situation, croit-elle savoir, « qui laisse aux victimes peu d’espoir de recours juridique ».

Par ailleurs, Daniel Bekele relève que « le Sommet des dirigeants des États-Unis et de l’Afrique est une occasion unique pour le président Obama de prendre le parti des peuples africains et non des dirigeants répressifs ».

 Il en conclut que « le commerce, les investissements et l’amélioration de la sécurité au niveau mondial, questions cruciales au programme de ce sommet, ne se réaliseront que si les droits humains et l’État de droit sont respectés ».


Soyez dans la lune !

Pleine Lune
Pleine Lune

La Lune a une grande influence sur nos états intérieurs et notre chance. Si son pouvoir d’attraction est reconnu sur les marées, en revanche, ses effets sur les hommes sont souvent contestés alors que bien réels. 

La Lune a une influence sur notre corps

L’astre de la nuit est le principal responsable des changements de niveau des océans et des mers partout dans le monde. Comment, dans ces conditions, pourrait-on encore nier que la Lune a une influence sur notre corps composé d’eau à environ 65 %. La force gravitationnelle de la Lune est reconnue comme influençant les phénomènes naturels terrestres. Alors, pourquoi l’homme échapperait-il à ces effets ?

Pour de nombreuses croyances à travers le monde, la Lune a toujours été importante. Symboliquement, elle représente la féminité mais aussi la rêverie, la passivité.

Notre dépendance aux phases de la Lune

En fonction de ces phases, la Lune joue un grand rôle sur notre corps et notre esprit. Ces influences diverses peuvent orienter votre vie dans le bon sens : connaître la réussite, attirer la chance, l’amour, l’argent, le bien-être…

La Lune peut aussi faire entrer votre esprit dans des états de conscience supérieurs.

Les phases de la Lune, qu’on nomme lunaison, agissent sur notre comportement. En fonction de la phase lunaire, la même personne peut être : agressive ou pacifique, calme ou dynamique, joyeuse ou triste, entreprenante ou frileuse, sûre d’elle-même ou indécise…

A chaque phase de la Lune, son énergie 

Ainsi, à partir de maintenant, je vous conseille de surveiller les phases de la Lune et d’en tenir compte pour agir. En effet, suivant la lunaison, vos paroles, vos pensées et vos actions auront plus ou moins de chance d’être efficaces. Vous pourrez alors vous placer ou non sur le chemin de la réussite dans tous les domaines de votre vie.

Je vous donne ci-dessous les différentes phases de la Lune et les actions à entreprendre ou non durant celles-ci :

La nouvelle lune, appelée aussi lune noire. C’est le moment de réaliser vos idéaux et de faire avancer vos projets. Il faudra cependant vous méfier d’un enthousiasme trop grand. Agissez avec logique et sans états d’âme pour réaliser vos ambitions.

Le premier croissant : Pendant cette phase, il ne faut pas se faire d’illusions sur les rencontres réalisées car elles ne dureront probablement pas éternellement. Cette phase est favorable aux investissements, à la vente de biens. Le domaine du travail sera valorisé mais attention aux promesses qui risquent de ne pas être tenues.

Le premier quartier : Les rencontres réalisées alors seront marquées par une volonté sincère de tenir les promesses faites. Les engagements pris seront durables. Cette période insuffle une grande énergie pour la réalisation des projets dans le domaine professionnel.

La lune gibbeuse croissante : Cette phase favorise une forte confiance en soi et la créativité. D’où l’intérêt, alors, de débuter ou de faire avancer un projet. C’est le moment idéal pour s’engager  sentimentalement. Les initiatives prises alors pour gagner de l’argent seront couronnées de succès.

La pleine lune : C’est la meilleure phase dans tous les domaines pour s’assurer la réussite, quel ce soit dans le domaine.
Les rencontres sont appelées à durer et les liens tissés alors sont très résistants et stables dans le temps. Si vous entamez des projets pendant cette phase, ils ont toutes les chances de réussir.

La Lune gibbeuse décroissante : Ce n’est pas le moment de se lancer dans des initiatives ou des rencontres. Les relations sentimentales engagées alors ne tiendront que si vous êtes capable de faire des concessions et des compromis.

Le dernier quartier : Il n’est pas bon de prendre des initiatives à ce moment. C’est une phase d’hésitation dans tous les domaines. Les projets débutés alors risquent de se compliquer. Vous devrez montrer une certaine ténacité pour qu’ils réussissent.

Le dernier croissant : C’est une phase favorable pour résoudre les conflits et les problèmes dans tous les domaines. Sur le plan affectif, les rencontres aboutissent souvent à des relations durables. La pratique de la pensée positive est particulièrement efficace dans cette phase.

 


La NSCC dit non à la révision sélective de la constitution, oui au changement total

La NSCC en Assemblée générale
La NSCC en Assemblée générale

La  Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) a, à l’issue d’une session extraordinaire de son Assemblée Générale, tenue du 01 au 02 août 2014 à Kinshasa,  examiné l’opportunité ou non de la révision constitutionnelle ; les défis, enjeux et perspectives du processus électoral 2013-2014.  Au nombre des recommandations formulées à l’issue de ces assises, l’on note la non révision sélective de la Loi fondamentale. Cependant la NSCC est favorable au changement total de la Constitution.

« La NSCC dit non  à la révision sélective de la Constitution et appelle au sursaut national aux tenants du +Oui+ et aux tenants du +Non+ à la révision constitutionnelle, à privilégier la recherche du consensus, en prenant en compte les avis des uns et des autres, dans l’intérêt supérieur de la seule population congolaise », lit-on dans la déclaration finale de l’Assemblée générale.

Selon le Coordonnateur national de la NSCC, «  si la classe politique de notre pays estime qu’il faut nécessairement revoir la Constitution, alors dans cette condition,  on revoit toute la Constitution. Il faut revoir le scrutin à deux tours, la question de la nationalité ainsi que d’autres problèmes ».

En outre, la NSCC salue la nomination des membres de la Cour constitutionnelle et demande « l’accélération de leur installation ainsi que la mise sur pied des autres juridictions pouvant connaître le contentieux électoral au niveau local ».

Elle encourage le gouvernement de la République de déclencher le mécanisme d’organisation rapide du recensement administratif. Et au Parlement, la NSCC lui exige l’adoption de toutes les lois nécessaires pour l’organisation des élections.

Jonas Tshiombela a également indiqué que la situation socio-économique de la RDC  à mi-chemin entre l’élection présidentielle de 2011 et celle prévue en 2016 ne peut laisser indifférents les acteurs sociaux. Il rappelle que « la RDC a, depuis l’organisation des élections 2006 par la CEI, connu des conflits post-électoraux graves ayant entraînés mort d’hommes et des dégâts matériels très importants » qu’il faut éviter.

Il croit savoir que « cette situation est due au fait que, les partis politiques engagés dans la compétition électorale, n’avaient pas confiance dans l’administration électorale. Conséquence : beaucoup des voix se sont élevées pour réclamer la réforme en profondeur de la machine électorale en vue de répondre efficacement aux impératifs de crédibilité, de bonne gouvernance et de transparence ».

« Par cette réflexion citoyenne, nous comptons contribuer, participer et apporter notre modeste pierre à l’édifice national », a-t-il affirmé.

La NSCC recommande au gouvernement central  de « créer des emplois rémunérateurs pour résorber le chômage ». Mais aussi, « d’encourager et promouvoir la création de petites et moyennes industries, afin de créer la classe moyenne »

Enfin, suite à la désertion et l’abandon de leurs postes au Conseil d’administration et la commission de contrôle nationale, l’Assemblée générale extraordinaire de la NSCC a procédé à la désignation d’autres membres dans ces organes.


Revue de presse congolaise du jeudi 31 juillet 2014

Les journaux paraissant à Kinshasa
Les journaux paraissant à Kinshasa

La question brûlante de l’heure, celle d’une éventuelle  révision constitutionnelle en République démocratique du Congo (RDC), continue à alimenter les colonnes des journaux parus, ce jeudi 31 juillet 2014 à Kinshasa.

Le Phare qui s’interroge : « Révision de la Constitution : qui peut parler au peuple ? », constate que « la fièvre d’une campagne électorale anticipée autour de la révision de la Constitution est montée d’un cran avec les sorties croisées des acteurs de la Majorité présidentielle (MP) et de l’Opposition politique ».

Le quotidien kinois note que, si les acteurs politiques de la MP « ont exhorté le peuple congolais à adhérer massivement à l’idée du déverrouillage de n’importe quelle disposition constitutionnelle », ceux de l’Opposition « ont, à l’unisson,  lancé au même peuple un appel au rejet de toute initiative allant dans le sens du charcutage du même texte ».

De l’avis du journal, « le droit de tous à la parole est très problématique dans l’environnement politique congolais ». « En prévision de la campagne autour de la révision de la Constitution, l’on craint que les +anti+ révision ne soient interpellés, arrêtés, bastonnés et jetés en prison avant ou après un meeting populaire, à l’entrée ou au sortir d’un plateau de télévision », déplore-t-il.

Le Phare fait remarquer que, « si la campagne pro-révision constitutionnelle exclut toute possibilité de réplique de la part de ceux qui sont contre, l’on peut se demander si les partisans de la tenue d’un référendum constitutionnel cherchent réellement à laisser le peuple congolais se prononcer en toute indépendance et en pleine connaissance des enjeux politiques de l’heure ».

Le Potentiel titre à la Une : « Révision constitutionnelle et processus démocratique : Majorité et Opposition convoquées à Washington »

« Que sortira-t-il de Washington ? », s’interroge Le Potentiel. « Le plus évident, croit-il savoir, est qu’à Washington, des délégués congolais seront à l’école de la démocratie. Leur point de vue ne devait pas sensiblement agir sur les choix déjà opérés par les Etats-Unis ».

Selon le tabloïde, « deux activistes de la Société civile (Jérôme Bonso de la Linelit et Gérard Bisambu d’AETA) et des délégués de l’Opposition et de la MP, sont conviés à Washington, à une série d’échanges sur la démocratie et les droits de l’Homme en RDC ».

Le Potentiel conclut que, « de toutes ces rencontres donnera des indications claires sur le dénouement à l’horizon 2016 ».

En titrant : « Choc frontal MP-Opposition », Forum des As constate que « la session parlementaire de septembre annonce des étincelles dans l’air ».

« Jamais la classe politique rd congolaise n’a dégagé le consensus autour d’un sujet d’intérêt national. Jamais, de mémoire collective des Congolais, l’anti-pouvoir, depuis les années Mobutu, n’a perçu d’un bon œil une initiative prise par les détenteurs de l’impérium. Inversement aussi », constate Forum des As.

Il note que « depuis plusieurs mois déjà, l’idée de la révision constitutionnelle  lancée en RDC fait très polémique ». Et d’ajouter que « les chahuts autour de ce sujet ont même cessé d’être l’apanage de la politique intérieure, au point d’intéresser certaines puissances mondiales ».

 


Revue de presse congolaise du mercredi 30 juillet 2014

Les journaux paraissant à Kinshasa
Les journaux paraissant à Kinshasa

La quasi-totalité des journaux parus, mercredi 29 juillet 2014 à Kinshasa, consacrent leurs manchettes à la déclaration, mardi 28 juillet, du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), qui appelle ses militants à la mobilisation en vue d’une éventuelle révision constitutionnelle en République démocratique du Congo (RDC).

Forum des As rapporte que « le PPRD s’inscrit dans la démarche de révision constitutionnelle parce que la Loi fondamentale du 18 février 2006, elle-même, prévoit les différents mécanismes de sa modification ».

Evariste Boshab, secrétaire général du PPRD, explique que « la Constitution de la RDC elle- même a prévu la manière dont elle peut être modifiée. S’incruster dans cet interstice, c’est aussi respecter la Loi fondamentale », avant de lancer le mot d’ordre à la mobilisation générale des cadres et militants du PPRD en faveur de la révision constitutionnelle.

Le Phare renchérit, « Référendum constitutionnel : la Majorité Présidentielle (MP) déchire enfin le voile ».

De l’avis du journal, « une chose est désormais sûre : les +Kabilistes+ viennent de déchirer le voile qui couvrait, depuis plusieurs mois, un sujet que certains ont tenté d’ériger en tabou ».

Le Phare constate que « c’est Evariste Boshab, auteur de ce qui paraissait comme un ouvrage controversé, qui avait lancé le premier pavé dans la marre ; ceballon d’essai, destiné à sonder l’opinion nationale ».

« En dépit de tout ce qui se dit autour de l’initiative de la MP, on retient que le référendum est un exercice constitutionnel. En tant que tel, il est inévitable dès lors qu’un problème national exige d’être tranché par cette voie », reconnaît Le Phare.

« Ce qui inquiète, c’est de savoir si la volonté populaire sera scrupuleusement respectée dans les urnes », relève-t-il. « A ce sujet, la CENI ne donne pas des garanties suffisantes de transparence, en raison de son fameux serveur interdit de tout audit, par les partis politiques et la Société civile, des bureaux de vote et de dépouillement militarisés, où témoins et observateurs sont placés dans l’impossibilité de faire leur travail, des opérations controversées de compilation des résultats même avec le concours des NTIC, etc », souligne Le Phare.

Dans la même logique, Le Potentiel titre à la Une : « Révision constitutionnelle,  PPRD, MLC : positions tranchées ».

Pour Le Potentiel, « l’escalade verbale constatée sur le terrain est telle qu’il faudrait craindre la survenance de l’irréparable ». « L’on se suspecte mutuellement, concernant l’existence d’un plan qui consisterait  à la mise à exécution des agendas cachés. Le duel serait aux couteaux », ajoute-t-il.

Il rappelle que le 26 juillet 2014, le secrétaire général du MLC, Thomas Luhaka avait déclaré qu’ « à ce sujet, nous tenons à attirer l’attention des membres de la MP sur le caractère dangereux de la révision des dispositions verrouillées énumérées dans l’article 220 de notre Constitution ».

Le Potentiel estime que « les positions entre le PPRD et le MLC sont tranchées et diamétralement opposées », dans la mesure où « Evariste Boshab s’est montré  menaçant ».

Dans un autre titre  Le Phare annonce: « Référendum constitutionnel : meeting de l’UDPS, l’UNC et les FAC le 4 août à N’djili ».

Le tabloïde note qu’ « en réaction aux propos des animateurs de la MP prônant la révision constitutionnelle pour conserver le pouvoir, les tenants de l’opposition ont résolu de faire bouger le cocotier ».

Il rapporte que « Bruno Mavungu de l’UDPS, Jean Bertrand Ewanga de l’UNC, Martin Fayulu des FAC,  accompagnés de Mwenze Kongolo et Pascaline Kudura…, ont dans une déclaration commune, annoncé un grand meeting ce lundi 4 août 2014 à la place Sainte Thérèse à N’djili ».

Le Phare indique aussi qu’ « Ewanga a affirmé que dans les tout prochains jours, son parti pourra retirer son représentant de la CENI instrumentalisée par le pouvoir, pour maintenir le statu quo  contre la volonté du peuple congolais qui aspire au changement après plus d’une décennie de gestion calamiteuse  du pays ».

Dans un autre registre, Le Phare relève que « les tenants de l’opposition ont fait savoir que trois  d’entre eux, Félix Tshisekedi, Martin Fayulu  et Vital Kamerhe, ont reçu l’invitation pour prendre part au sommet Etas-Unis-Afrique sous l’égide de Barak Obama ».                                                                                         


RDC : des Maï-maï Yakutumba attaquent la position du 1004ème régiment des FARDC au Sud-Kivu

Les rebelles Maî-Maî
Les rebelles Maî-Maî

L’insécurité persiste encore dans la partie Est de la République démocratique du Congo (RDC), avec cette nouvelle attaque, mardi 29 juillet 2014, de la position du 1004ème régiment des Forces armées congolaises (FARDC), par des miliciens Maï-Maï Yakutumba sur la presqu’île d’Ubwari dans le territoire de Fizi (Sud-Kivu), rapporte Radio Okapi.

Les responsables des FARDC ont confié à Radio Okapi que, « les assaillants auraient lancé leur attaque à partir d’une embarcation motorisée. Et que, les militaires ont réussi à empêcher les Maï-Maï à rejoindre la côte depuis le lac Tanganyika ».

La même source rapporte que, « plusieurs villages de la presqu’île d’Ubwari seraient entre les mains de la milice ». Interrogé à ce sujet, le commandant de la 10ème région militaire au Sud-Kivu, le général Pacifique Masunzu, rejette cette affirmation et déclare à la radio onusienne que « la situation est +sous contrôle+ de l’armée régulière qui a repoussé l’attaque et mis en déroute les miliciens ».

Outre les propos du Pacifique Masunzu, certains habitants de la cité de Baraka, située en face de la presqu’île d’Ubwari, ont confié à Radio Okapi que ces combats ont perturbé le bon déroulement des activités dans cette partie de la Province.

« Les tirs de roquette des miliciens ont créé la panique à Baraka où les commerces sont restés fermés, seules les structures sanitaires et quelques bureaux administratifs sont opérationnels. La plupart des habitants de Baraka sont terrés chez eux, la circulation est timide dans la cité », ont-ils déclaré.

Par ailleurs, ils invitent le gouvernement à « trouver une solution aux attaques à répétition entre FARDC et miliciens Maï-Maï Yakutumba dans la région et qui freinent le développement du territoire ».

Depuis le mois de mai 2014, « plus de 5 000 déplacés ont déjà été enregistrés dans le territoire de Fizi à cause de ces combats », indique la société civile du Sud-Kivu.


Revue de presse congolaise du mardi 29 juillet 2014

Les journaux paraissant à Kinshasa
Les journaux paraissant à Kinshasa

Les journaux parus mardi 29 juillet 2014 à Kinshasa ont diversement commenté l’actualité en République démocratique du Congo (RDC). Mais les sujets ayant le plus retenu l’attentions sont : la révocation par ordonnance présidentielle de l’Adg de la Gécamines et l’inquiétude constatée dans les banques commerciales à Kinshasa.

La Prospérité titre qu’« après la révocation de Kalej Kant : Gécamines, l’UDPS exige l’implication de la Justice ! »

Le journal rapporte que, « Tshisekedi et son parti exigent que Ahmed Kalej Kant, désormais ex-ADG de la Gécamines, soit déféré devant la justice pour qu’il réponde de ses actes ». « Il semble que la raison de manquement grave avancée par le Président de la République n’a pas convaincu à l’Udps/Katanga. Ce parti voudrait avoir des détails et une explication claire sur les faits qui lui sont reprochés », explique-t-il.

Selon La Prospérité, « l’Udps penche plutôt pour un règlement des comptes, Ahmed Kalej n’étant pas le seul à gérer la Gécamines ». Il ajoute que  « le doute du parti de Tshisekedi se fonde sur le fait que tous les membres du Comité de gestion et du Conseil d’Administration de la Gécamines sont restés en place ».

Forum des As titre à la Une : « Apres plusieurs années d’intérim, les mandataires publics dans la psychose »

« Jusqu’où irait le régime des Adg ai dans les entreprises de l’Etat ? Le cas Gécamines a-t-il auguré un début de cure de cheval au sein des entreprises du Portefeuille ? », s’interroge-t-il. « Voilà qui repose encore la sempiternelle question des mises en place définitive des mandataires de l’Etat, après le limogeage dimanche dernier de l’ADG de la Gécamines », indique-t-il.

Le Potentiel qui titre : « Frontières de la RDC : 9 voisins, 9 problèmes », relève qu’ « entourée de neuf voisins aux visées insondables, la RDC s’attend à affronter neuf potentiels problèmes, en plus de ceux que pourraient provoquer des intérêts géostratégiques mondiaux ».

Dans ses colonnes, Le Potentiel renseigne que « les problèmes de la RDC tirent leur origine de sa position géographique. Et que l’attitude de tous ces voisins procéderait aussi bien de leur survie que de la poursuite du leadership dans la sous-région ».

Il estime que « l’heure a sonné pour que la question des frontières soit inscrite en priorité dans la stratégie de la défense du pays et de l’émergence ».

« Les agendas de la RDC, de ses voisins de même que ceux de tous les autres pays en quête des matières premières ne sont pas nécessairement convergents. Dans le processus d’intégration où la libre circulation des personnes et des biens sera la règle, les frontières nationales seront considérées comme le socle », souligne Le Potentiel.

Dans un autre registre, Le Phare titre : « Banques à Kinshasa : signaux inquiétants ».

Ce quotidien constate que « plusieurs banques commerciales de Kinshasa et leurs agences intervenant dans le processus de bancarisation des salaires des fonctionnaires, militaires et policiers connaissent, depuis un certain temps, une situation comparable à un +siège+ permanent de la part des hommes en uniforme ».

Il explique que « cet envahissement de leurs guichets a pour conséquence directe l’impossibilité d’accès de la clientèle traditionnelle à ses comptes ».

Le Phare note que, « le problème ne se poserait pas en termes d’assèchement des comptes ou d’insuffisance des provisions, mais plutôt du surnombre que créent des ayants-droit pressés de se faire payer tous le même jour et au même moment ».

« L’autre difficulté, poursuit le journal, est qu’avant de servir un militaire ou un policier, les services compétents des banques devraient procéder aux vérifications d’identités et des bordereaux de paiement, de manière à ne pas se tromper de bénéficiaire ou du montant à lui remettre », poursuit-t-il.

De l’avis du journal, « une autre piste de solution serait l’aménagement, par les banques commerciales, des guichets exclusivement réservés aux hommes en uniforme, dans des locaux séparés de ceux de la clientèle traditionnelle ».


La Journée mondiale contre l’esclavage moderne

Logo de la traite des êtres humains
Logo de la traite des êtres humains

En 2013, les États membres des Nations unies ont adopté, à l’issue d’une réunion de haut niveau de l’Assemblée générale, la résolution 68/192 et proclamé le 30 juillet « Journée mondiale de la dignité des victimes de la traite des êtres humains ».

La résolution déclare qu’une telle journée est indispensable pour « faire connaître la situation des victimes de la traite humaine, promouvoir et protéger leurs droits ».

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon a déclaré que « cette première Journée mondiale de la dignité des victimes de la traite d’êtres humains est un appel à l’action pour faire cesser ce crime et donner de l’espoir aux victimes, qui vivent souvent autour de nous alors que nous ignorons tout de leur sort ».

« Pour arrêter les trafiquants, il nous faut couper leurs voies de financement et saisir leurs avoirs. J’exhorte tous les pays à ratifier et à appliquer intégralement la Convention des Nations unies contre la criminalité transnationale organisée et son Protocole additionnel relatif à la traite d’êtres humains », a-t-il ajouté.

Selon le Centre d’information de l’ONU , « 2,5 millions de personnes sont victimes de l’esclavage moderne ». « Hommes, femmes et enfants tombent aux mains de trafiquants dans leur pays et à l’étranger », affirme l’ONU.

Pour  l’abolitionniste John Wesley, l’esclavage dans sa forme ancienne et moderne, est non seulement honteux, mais est « l’exécrable somme de toutes les vilenies » et n’a pas sa place dans ce monde.

En 2010, l’Assemblée générale des Nations unies avait adopté le Plan d’action mondial pour la lutte contre la traite des personnes, exhortant les gouvernements à prendre des mesures concertées et concrètes pour contrer ce fléau.

Le Plan appelle à intégrer la lutte contre la traite des personnes aux programmes élargis de l’ONU, afin d’accélérer le développement et renforcer la sécurité mondiale. L’une des dispositions décisives du Plan est l’établissement d’un fonds de contributions volontaires de l’ONU pour les victimes de la traite des êtres humains, en particulier les femmes et les enfants.

Par ailleurs, il sied de noter aussi que dans le monde, tous les pays sont affectés par la traite des êtres humains, que ce soit un pays d’origine, de transit ou de destination des victimes.


Revue de presse congolaise du lundi 28 juillet 2014

Les journaux paraissant à Kinshasa
Les journaux paraissant à Kinshasa

Titrant à la Une : « RDC : des millions de la Banque mondiale vont pleuvoir ! », Forum des As rapporte qu’au terme de sa mission de cinq jours en République démocratique du Congo, le vice-président du Groupe de la Banque mondiale, Makhtar Diop, quitte le pays avec « de bonnes impressions », par rapport  aux « performances économiques enregistrées en RDC ces dernières années ».

La Prospérité qui renchérit, « La Banque Mondiale promet 100 millions USD à la RDC ! », note qu’au regard des efforts fournis dans certains domaines, « la RDC va devoir bénéficier près de 100 millions de dollars américains pour soutenir le secteur agricole, la réhabilitation d’Inga I et II… »

Dans un autre registre, Le Potentiel titre : « Le message de Kabila à Obama à une semaine du rendez-vous de Washington ».

« Quel pourrait être le contenu de l’agenda de la RD Congo lors de la grand-messe que va officier, du 4 au 6 août 2014 à Washington,  Barack Obama  à côté de ses pairs africains? », s’interroge Le Potentiel.

Toutefois, pronostique-t-il, « la RDC et son président gagneraient au décompte final de rester sur la voie de la consolidation de la paix, de la démocratie et de la coopération ». « La position de la RDC devra aller au-delà des messages des envoyés de la Maison Blanche qui reste préoccupée par un passage en douceur de l’échéance 2016 », ajoute-t-il.

De l’avis du journal, « l’essentiel dans pareille circonstance n’est pas d’être surpris par la dynamique que l’hôte va imprimer ».

« Il faut se munir d’un consensus interne sur des questions d’importance majeure. A Washington, Joseph Kabila ne s’y présentera pas pour sauver son fauteuil. Ce n’est ni le lieu, encore moins le forum indiqué », poursuit-il.

Selon Le Potentiel, « il sera question de cerner l’apport des Etats-Unis à la sécurisation, au processus démocratique et électoral, sans oublier les aspects économiques et commerciaux ».

« Gécamines : Amed Kalej Kant révoqué ! », ainsi titre pour sa part La Prospérité.

Le quotidien rapporte que, « sur décision de Joseph Kabila, l’Administrateur délégué général de la Générale des Carrières et des Mines (Gécamines), est révoqué ».

La Prospérité indique qu’ « une ordonnance présidentielle signée, le 26 juillet dernier, signale qu’il lui est reproché un tas de manquements graves pour lesquels, il serait appelé à comparaître devant les instances judiciaires du pays ».

En titrant à la Une : « Budget : nouveau pari de la transparence », Le Phare informe que le vice-premier ministre et ministre du Budget, Daniel Mukoko Samba, organise du 28 au 30 juillet à Kinshasa, un « séminaire d’orientation budgétaire de l’exercice 2015 ».

De son côté, Le Phare précise que cet atelier est considéré comme un « acte de transparence et de participation citoyenne au processus budgétaire ». « On croit savoir que l’objectif visé est d’impliquer tous les segments de la vie nationale à l’élaboration de la loi financière de 2015, une +feuille de route+ souvent sujette à polémique au sein de la communauté nationale, où les parlementaires ont tendance à croire être les seuls maîtres du jeu en la matière », ajoute-t-il.

Ainsi pour le Le Phare, « tout le monde est à présent curieux de connaître, au sortir de l’atelier, la configuration du budget 2015, selon les regards des représentants des forces vives de la Nation ». Ainsi, « au lieu de demeurer une affaire d’initiés, la préparation du budget national pourrait devenir un exercice ouvert au commun des Congolais », souligne-t-il


Développement humain : nécessité d’un « consensus international sur la protection sociale universelle » dans l’agenda post-2015 du PNUD

Les déplacés du site de Mugunga Rail (à 123 Km de Kalemi), au Nord-Katanga
Les déplacés du site de Mugunga Rail (à 123 Km de Kalemi), au Nord-Katanga

Environ « 2,2 milliards de personnes dans le monde sont pauvres », indique le Rapport du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) sur le développement humain publié jeudi 24 juillet à Tokyo (Japon). A cet égard, le PNUD demande qu’un « consensus international sur une protection sociale universelle » soit inclus dans l’agenda après l’échéance des objectifs du Millénaire pour le développement post-2015.

Ceci, en vue de « renforcer le soutien aux programmes nationaux et ouvrir l’espace politique aux nations afin d’adapter cette approche aux spécificités d’un pays », indique le rapport.

L’agence onusienne constate que « des vulnérabilités persistantes menacent le développement humain et, faute d’une approche systématique par le biais de politiques et des réglementations sociales, les progrès ne seront jamais équitables ou durables ».

Le rapport souligne que « 1,2 milliard de personnes vivent avec un revenu inférieur ou égal à 1,25 dollar par jour ». Et les dernières estimations de l’Indice de pauvreté multidimensionnelle (IPM) du PNUD révèlent que, « presque 1,5 milliard de personnes dans 91 pays en développement vivent en situation de pauvreté marquée par des carences cumulées en matière de santé, d’éducation et de niveau de vie ».

Par ailleurs, malgré une baisse dans l’ensemble, près de 800 millions de personnes risquent encore de basculer dans la pauvreté en cas de crise financière, naturelle ou autre. Le rapport offre un nouveau regard sur la vulnérabilité et propose des moyens de renforcer la résilience.

Objectif 2015 : réduire la pauvreté et la vulnérabilité

« Réduire la pauvreté et la vulnérabilité des populations dans ce domaine doit demeurer l’objectif central du programme pour l’après-2015. L’éradication de la pauvreté ne se limite pas à atteindre un taux de pauvreté zéro, mais à le maintenir », relève le rapport

Selon l’Administrateur du PNUD, Helen Clark qui a présenté ce rapport, « la lutte contre les vulnérabilités permet de partager les dividendes du développement et assure un développement humain plus équitable et plus durable ».

Le rapport soutient que dans un monde où les crises se diffusent plus rapidement et touchent davantage de personnes, « il est essentiel de bien comprendre les vulnérabilités pour consolider les acquis et maintenir les avancées ».

Il met en avant un ralentissement de la croissance du développement humain dans l’ensemble des régions en termes d’Indice de développement humain (IDH).

Le PNUD renseigne que les menaces telles que les crises financières, les fluctuations du prix des denrées alimentaires, les catastrophes naturelles et les conflits constituent un obstacle majeur au progrès.

Le rapport introduit également l’idée de vulnérabilités du cycle de vie, c’est-à-dire, les 1000 premiers jours de vie, du passage de l’école au monde du travail, et du monde du travail à la retraite.

Accès universel aux services sociaux de base

Préconisant l’accès universel aux services sociaux de base, afin de renforcer la résilience, le rapport réfute ainsi l’idée selon laquelle « seuls les pays riches peuvent assurer une telle prestation ».

Aussi, propose-t-il une analyse comparative de pays avec des niveaux de revenus et des systèmes de gouvernement différents, et qui ont commencé à mettre en œuvre de telles politiques ou les ont intégralement mises en pratique.

Le rapport préconise également une action collective plus solide, ainsi qu’une meilleure coordination et un engagement plus poussé pour consolider la résilience, en réponse aux vulnérabilités qui se manifestent de plus en plus au niveau mondial quant à leur origine et leur impact.

L’Onu enjoint les gouvernements à s’engager de nouveau à atteindre l’objectif du plein emploi, « véritable pilier des politiques macroéconomiques des années 1950 et 1960, mais en repli face aux impératifs de compétitivité depuis les chocs pétroliers des années 1970 ».

A en croire le rapport du PNUD, les menaces telles que les crises financières, le changement climatique et les conflits sont par nature « transnationaux, mais leurs effets sont ressentis au niveau local et national, et bien souvent se superposent ».

« Les menaces transnationales ne peuvent être résolues par l’action individuelle et indépendante des nations; la communauté internationale doit intervenir, et pas seulement sous la forme de réponses à court terme telles que l’aide humanitaire », estime l’agence onusienne.

Il faut noter, par ailleurs, que le rapport 2014 explore les vulnérabilités structurelles, celles qui persistent et s’aggravent au fil du temps en raison des discriminations et des carences institutionnelles, et portent atteinte à des groupes tels que les pauvres, les femmes, les migrants, les personnes handicapées, les populations autochtones et les personnes âgés.


Revue de presse congolaise du vendredi 25 juillet 2014

Les journaux paraissant à Kinshasa
Les journaux paraissant à Kinshasa

Ce vendredi 25 juillet 2014, l’actualité en République démocratique du Congo est diversement commentée dans les journaux parus à Kinshasa.

En titrant : « Accord-cadre : seule la RDC rend compte ! », Forum des As rapporte qu’ « en marge du sommet de la CIRGL de Naï, de plus en plus des voix s’élèvent pour déplorer que seule la RDC rend véritablement compte de l’exécution des engagements contenus dans l’Accord-cadre ». « Tout se passe comme si Kinshasa était l’unique signataire de cet accord », souligne-t-il.

« Le Président actuel, Kaguta Museveni de l’Ouganda, est au pouvoir depuis 1986. Paul Kagame règne en maître absolu sur le Rwanda depuis 20 ans ; il ne laisse aucun espace d’expression à ses opposants qui sont traqués comme des jihadistes », explique Forum des As.

« Pourtant, insiste-t-il, c’est bien une dictature et c’est plutôt là que l’Accord-cadre devrait aussi exiger des réformes radicales ». « Cette asymétrie est de nature à biaiser l’évaluation qui est faite à Addis-Abeba, dès lors qu’il ne concerne que la Rdc », s’inquiète Forum des As

Pour le journal, « tant que les chefs d’Etat de la CIRGL ne se seront pas penchés sur cette question d’asymétrie pour corriger, l’Accord-cadre perdra toute son essence. Il ne servira plus par la suite qu’à meubler les tiroirs des bureaux capitonnés des chancelleries ».

Le Phare qui s’interroge : « Kivu, la guerre est-elle évitable ? », constate que « l’opération de transfert du premier contingent des rebelles rwandais des FDLR ayant accepté le désarmement volontaire depuis le mois de mai, programmée pour jeudi 24 juillet 2014 à Kisangani, n’a pas eu lieu ».

« Des sources indiquent que l’avion affrété par le gouvernement congolais reste immobilisé à l’aéroport de Kavumu, depuis une semaine. Elles signalent également que les rebelles rwandais candidats au rapatriement au Rwanda ou dans un autre pays d’accueil posent comme préalable majeur à leur relocalisation l’inspection des sites de leur accueil par des responsables de leur mouvement », rapporte Le Phare.

Il note que, « tant que ces derniers n’auront pas donné la consigne dans le sens de l’exécution du protocole d’accord passé avec le gouvernement congolais et la Monusco, personne ne pourrait bouger ».

Le Phare indique que, « les responsables des FARDC, de la Monusco et de la Brigade Internationale n’ignorent pas le pari à tenir pour matérialiser le désarmement volontaire des FDLR, leur relocalisation et leur rapatriement futur en dehors du territoire congolais ». « Il est à espérer qu’ils sont prêts à répondre au défi d’une nouvelle guerre au Kivu », conclut-il.

Titrant à la Une : « Plus de 2 millions de déplacés internes dans l’Est », Le Potentiel note un « nouveau drame humanitaire en RDC  ».

Se basant sur un récent rapport d’Ocha, Le Potentiel souligne que « la situation est explosive, au regard des statistiques récoltées dans les provinces du Katanga, Maniema, Nord-Kivu, Province Orientale et Sud-Kivu, où plus de 2 millions de Congolais ont été obligés de fuir pour se protéger contre des exactions de tous genres ».

Le quotidien constate que, « pendant que Ocha s’alarme sur la situation désastreuse des déplacés internes, à Kinshasa, c’est l’indifférence totale ».

Il estime que « le mal est profond », du fait que « l’accalmie observée depuis un temps dans la partie Est de la RDC, n’a pas véritablement résolu le problème de l’insécurité persistante ».

« Kinshasa qui considère qu’avec la fin du M23 tous les problèmes de l’Est du pays ont été résolus, ferait mieux de se pencher sérieusement sur ce nouveau drame humanitaire de l’Est », souhaite Le Potentiel. Et d’ajouter que « cette interpellation va droit également vers tous les partenaires extérieurs engagés pour le retour d’une paix durable en RDC ».


Revue de presse congolaise du 24 juillet 2014

Les journaux paraissant à Kinshasa
Les journaux paraissant à Kinshasa

Le Potentiel, qui titre à la Une : « Alternance en 2016 : la grande interrogation », constate que « la situation sur le terrain fait craindre une impasse à même d’offrir à la communauté internationale l’occasion d’imposer son choix ». Il note que « c’est du fait de la difficulté qu’éprouvent l’Opposition et la Majorité à négocier la transition ».

Se demandant « Comment négocier 2016 ? », Le Potentiel remarque que, « si l’Opposition et la Communauté internationale prônent l’alternance en 2016, personne ne propose cependant la voie à suivre pour y arriver ».

Il considère qu’« avec une Opposition désunie et désarticulée qui n’est pas parvenue jusqu’à ce jour à se mettre d’accord sur le choix de son porte-parole, l’on conçoit mal qu’elle parvienne à aligner une candidature unique en 2016 ».

Dépersonnaliser le débat politique

« Est-ce que la classe politique est en mesure de contrer cette offensive internationale ? », s’interroge encore le journal qui croit savoir qu’ « il est temps de se ressaisir, de faire évoluer le débat politique en le dépersonnalisant ».

En fait, prévient-il, « si la classe politique congolaise s’éternise dans son débat de bas étage – comme c’est le cas actuellement – elle vivra de grandes surprises en 2016 ».

« Alors que la polémique sur la révision constitutionnelle fait rage, Kabila-Tshisekedi : deux silences suspects », s’inquiète Forum des As. « Que pensent les deux géants de la scène politique rd congolaise du débat sur la révision constitutionnelle et de l’horizon 2016 ? », s’interroge-t-il.

De l’avis du journal, c’est « un silence qui en rajoute au mystère quant à la suite des événements ».

« Dans les semaines ou mois qui viennent, c’est vers le Palais de la Nation ou la Xème Rue Limete qu’il faudra tourner le regard ou tendre l’oreille. Car, après avoir écouté, jusqu’à saturation, les partitions des acteurs présents sur la scène, il ne reste plus qu’à entendre les deux gourous de l’espace politique pour se faire une religion », selon Forum des As.

Inga 3 : « une des conditions d’intégration régionale »

Dans un autre chapitre, Le Phare titre : « Inga 3 : un impératif pour la RDC ». Il rapporte que le ministre des Ressources hydrauliques et Electricité, Bruno Kapandji Kalala, « a confirmé que la réalisation de la centrale hydroélectrique d’Inga 3, avec une puissance installée de 4.800 mégawatts en première phase, devient un impératif absolu pour le développement socio-économique de la RDC et une des conditions d’intégration régionale et de création du marché commun de l’Afrique ».

Selon Le Phare, « le projet évolue positivement depuis son lancement en 2013, grâce à l’étude de faisabilité disponible, à la pré-qualification des candidats développeurs, au groupement des bureaux conseils, à la mise en place des organes d’orientation et à la gestion du projet ainsi qu’à l’approbation des fonds d’appui au processus par la Banque mondiale et la Banque africaine de développement ».

En titrant qu’« après le Cameroun, le vice-président de la Banque mondiale met le cap sur la RDC », Le Potentiel annonce que « le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique, Makhtar Diop, va visiter le site d’Inga pendant son séjour de quatre jours en RDC », dans la mesure où c’est « l’énergie qui est au cœur de sa mission ».

Le tabloïde rappelle qu’ « environ 1300 MW de puissance seront vendus à des sociétés minières dans la province du Katanga et 2500 MW supplémentaires seront vendus à l’Afrique du Sud ».

« Le développement d’Inga III BC détournera environ un sixième de l’écoulement du fleuve Congo dans la vallée de Bundi. Un barrage sur la rivière Bundi créera un réservoir de 15,5 km² », signale Le Potentiel.