Thierry Didier KUICHEU

Ma rencontre avec des réfugiés centrafricains au Cameroun

A l’occasion d’un voyage de presse organisé par le système des Nations Unies, j’ai eu l’occasion de me rendre le 16 août 2018 au site de réfugiés centrafricains de Gado-Badzere, dans la région de l’Est Cameroun. Ceci pour le compte de l’Association des blogueurs du Cameroun, dont je fais partie. Une expérience qui m’a permis d’apprendre beaucoup et qui m’a fait réaliser comment les conflits peuvent changer une vie, peuvent changer la vie.

L’objet du voyage de presse

En prélude à la journée internationale de l’aide humanitaire célébrée chaque 19 août, des volontaires des Nations Unies exerçant au Cameroun se sont retrouvés pour se rendre au site de réfugiés de Gado-Badzere. En plus de remettre quelques dons, ils devaient aussi :

  • Faire connaitre la journée internationale et les principes de l’action humanitaire ;
  • Promouvoir l’action humanitaire et l’engagement volontaire pour l’atteinte des Objectifs de Développement Durable (ODD), la paix et le développement en général ;
  • Renforcer les connaissances des leaders communautaires sur les thématiques traitées ;
  • Renforcer le dialogue, la paix et la cohésion sociale entre les différentes communautés ;
  • Mettre en valeur l’engagement des volontaires communautaires et des volontaires des Nations Unies en contexte humanitaire.
Site de réfugiés de Gado-Badzere
Photo de famille de quelques réfugiés et les Volontaires des Nations Unies présents ce jour

Le site de réfugiés de Gado-Badzere

La localité de Gado est située à un peu plus de 200 km de la ville de Bertoua (située à 326 km de Yaoundé). Elle accueille depuis 2014 des réfugiés venus de la République Centrafricaine sur un site composé de deux camps (Gado 1 et Gado 2) aménagés pour eux après l’accord du gouvernement camerounais. Actuellement, on y dénombre plus de 24 000 réfugiés.

Site de réfugiés de Gado-Badzere

La visite du camp

L’arrivée et la visite

Dès l’arrivée au site des réfugiés de Gado 1, j’ai tout de suite été marqué par ces enfants qui s’approchaient du véhicule où nous étions. Malgré la pluie, qui je l’imagine voulait nous souhaiter la bienvenue, nous devions faire ce pourquoi nous étions là.

À la descente du minibus, je me souviens encore de ce petit garçon venu vers moi et me disant : « Bonjour Monsieur, je pourrais avoir une pièce de 50 (Francs CFA)? ». Je l’ai regardé, j’ai souri et j’ai répondu à sa salutation. Je reviendrai vers lui un peu plus bas dans cet article. Nous avons été conduits au camp de Gado 2 où devait se dérouler la remise des dons et l’atelier de sensibilisation du groupe de réfugiés qui avaient été choisis pour l’occasion.

Lorsque la pluie a cessé, je me suis un peu baladé aux alentours mais je ne pouvais aller plus loin. Il vaut mieux rester prudent. Après avoir été appelé au Camp de Gado 1, j’ai pu assister à la remise de paquets par une équipe de la Croix Rouge. J’ai profité de l’occasion pour échanger avec un responsable. Il m’a expliqué notamment que les dons et les subventions ont diminué par rapport à 2014, année où la première vague de réfugiés est arrivée au site de Gado-Badzere.

Site de réfugiés de Gado-Badzere
Les paquets distribués par la Croix Rouge
Site de réfugiés de Gado-Badzere
Des réfugiés entrain de retirer leurs paquets après présentation d’un petit reçu

C’est l’occasion de rappeler que ces dons sont importants pour ces populations qui ont besoin de cela pour être nourries, soignées et logées.

Mes coups de cœur

Nora

Site de réfugiés de Gado-Badzere
La petite Nora

Elle c’est Nora, jeune centrafricaine de 8 ans. Elle vit au camp de Gado 2 et fait la classe du CP (Cours Préparatoire). Pendant que les activités se déroulaient à l’intérieur de la tente, je suis sorti pour faire quelques pas. Je l’ai vue à l’extérieur, toute timide. Je me suis approché et lui ai dit bonsoir. Elle a baissé la tête et ne voulait pas me répondre, certainement par crainte. Je me suis dit que, peut-être, elle ne comprenait pas le français, mais en fait, elle m’observait pour mieux me cerner. Après quelques minutes, je suis revenu vers elle et je lui ai à nouveau dit bonsoir. Là, elle a souri et m’a répondu d’une petite voix « bonsoir ». Nous avons échangé et c’est là qu’elle m’a donné son prénom, son âge et la classe qu’elle faisait. Elle vit dans ce site de réfugiés avec ses parents.

Au moment du retour, lorsque j’étais déjà dans le minibus, je la cherchais du regard dans la foule mais je ne la voyais plus. Juste avant que la voiture ne démarre, nos regards se sont enfin croisés et elle m’a fait un joli sourire en me disant au-revoir.

Au-revoir la petite Nora, que le Seigneur puisse continuer de veiller sur toi.

Mamounou

Site de réfugiés de Gado-Badzere
Pendant mon échange avec Mamounou

Je reviens donc à ce petit garçon qui s’est approché de moi dès mon arrivée au camp. Il s’agit du petit Mamounou. Après l’avoir perdu de vue durant la durée des activités, je l’ai revu un peu plus tard.

Mamounou a 11 ans et fait la classe du CP (Cours Préparatoire). Il m’a redit qu’il voulait une pièce de 50 francs CFA, je lui ai demandé : « pour quoi faire? » Et il m’a répondu : « C’est pour acheter le gâteau pas loin de là. » Avec un sourire innocent et une joie de vivre dans les yeux. Malheureusement, je ne pouvais lui donner de l’argent pour la simple raison que cela n’est pas permis. Cela va amener les autres enfants à en demander aussi et on ne sait pas ce que cela peut engendrer.

Mamounou m’a dit qu’il vivait là-bas avec sa maman et que son papa était déjà décédé. Il ne souhaite pas retourner en Centrafrique et voudrait rester au Cameroun. Il ne souvient plus très bien de son arrivée au Cameroun mais il sait qu’il aimerait y rester.

 

Site de réfugiés de Gado-Badzere
Une réfugiée centrafricaine

Mon sentiment

Au fur et à mesure que la visite se poursuivait dans ce site de réfugiés, je ressentais toujours ce pincement au cœur. Voir toutes ces personnes déplacées contre leur gré, ayant tout abandonné derrière eux. Leur vie d’avant n’est plus qu’un lointain souvenir pour certains, et de l’amertume pour d’autres. Les hommes qui jadis étaient des chefs de famille, qui se battaient au quotidien pour faire vivre leur famille, sont aujourd’hui des assistés. Ils essayent de reprendre le dessus mais il faut du temps.

La guerre et les conflits dans leur pays d’origine, la Centrafrique, les ont poussé à traverser la frontière en direction du Cameroun. Ils ont perdu des parents, des proches, des amis, des biens. Ils restent debout et continuent d’avancer malgré toutes les difficultés de cette nouvelle vie de réfugiés.

 

Site de réfugiés de Gado-Badzere

 

Force à ces réfugiés !

Aux équipes du système des Nations Unies et à tous les organismes qui les aident au quotidien !

Au gouvernement camerounais qui fait beaucoup pour l’accueil des réfugiés sur le sol camerounais !

Non à la guerre et aux conflits !

 


C’est pour cela que j’aime le blogging

Oui j’aime le blogging. Toute ressemblance entre les points que je vais évoquer dans ce billet et la devise d’un pays ne serait que pure coïncidence.

 

La deuxième réunion trimestrielle de l’Association des Blogueurs du Cameroun (ABC) s’est tenue le 10 mars dernier, dans un grand hôtel de Yaoundé. J’ai encore pu vivre de superbes moments avec la grande famille des blogueurs camerounais. L’ambiance était au rendez-vous : avec sérieux et bonne humeur. Je me suis souvenu des raisons pour lesquelles j’aime le blogging, des raisons que je souhaite partager ici avec vous.

La liberté

Oui la liberté, j’aime le blogging parce qu’on est libre de bloguer. Il n’y a pas de pression, je dirige tout. Je suis à la fois Directeur de publication, Directeur de la rédaction, Rédacteur en chef etc. Je parle de tout ce que je veux, ce qui me traverse l’esprit, bref, je choisis ma ligne éditoriale. Ce ne sont pas les autres blogueurs du monde entier qui diront le contraire. Nous sommes libres en tant que blogueurs, et libres de tout dire sur la toile : de nos coups de gueule à nos coups de cœur. Je critique, je fais des éloges, je dénonce, je m’exprime.

Lors de cette réunion, à nouveau, les blogueurs se sont sentis libres. Libres de donner leurs points de vue, de partager leurs expériences, de rire, de bavarder et même de se taire. Les interventions de chacun étaient suivies avec concentration, avec respect, avec liberté. Que ce soit Dania, Dorothée ou encore le « grand prof » Fotso Fonkam, chacun a donné son point de vue et s’est exprimé librement.

Oui j’aime la liberté qu’offre le blogging.

L’égalité

Oui l’égalité, j’aime le blogging parce que nous sommes tous égaux en tant que blogueur. Que tu sois un « ancien » blogueur ou un « nouveau » blogueur, il n’y a pas de différence, nous sommes tous égaux dans le monde du blogging. Que tu gagnes beaucoup d’argent ou pas du tout avec ton blog, nous sommes tous égaux. Je mange avec toi et tu manges avec moi, nous parlons le même langage, le langage du blogging.

Que tu sois membre du Bureau exécutif de l’Association des Blogueurs du Cameroun ou simple membre adhérent, nous sommes tous égaux. Il n’y a pas de super membre ou de super blogueur. Un clin d’œil à Junior Haussin, les blogueurs sont tous des frères qui travaillent pour un but commun, le partage.

Que tu blogues à Haïti, en Belgique, au Cambodge ou au Sénégal, nous sommes tous égaux. Nos lecteurs ne font pas de différence, ils lisent tout simplement nos écrits.

Oui j’aime l’égalité qu’offre le blogging.

La fraternité

Oui la fraternité, j’aime le blogging parce que nous sommes tous des frères et sœurs. Nous sommes de la même famille, la famille du blogging. Nous n’avons pas de père et de mère, mais nous sommes frères ! Ceci depuis le moment où nous avons choisi de devenir blogueur.

Je me souviens qu’en 2014, quand je me lançais dans le blogging, j’étais loin d’imaginer tout ce que cela allait apporter de positif dans ma vie. Mais surtout, j’étais loin de m’imaginer que j’allais avoir une famille plus large, dans le monde entier. Que ce soit par l’expérience de Mondoblog ou toute autre chose liée au blogging, j’ai rencontré des personnes formidables. Des frères et des sœurs. Mes pensées vont à l’endroit de toutes ces personnes, tellement nombreuses que je ne peux les citer ici mais vous êtes tous dans mon cœur.

Lors de cette rencontre de l’ABC, j’ai partagé de grands moments de fraternité avec les blogueurs camerounais. Le Panda, L’Afrique qui pleure L’Afrique qui rit, Les Camerounaiseries, Les Mboattitudes, Atome, Salma, Ta’a Mii, Le petit écolier, Matango ainsi qu’Alexandra, Junior, Etienne, Minette, Aristide (le mindseteur), Henri et tous les autres. Vous êtes mes frères et mes sœurs.

Oui j’aime la fraternité qu’on trouve dans le blogging.

 

Rendez-vous pour de nouvelles aventures de liberté, d’égalité et de fraternité. Vivement les prochaines rencontres, vivement la prochaine réunion de famille, dans la paix, le travail et la patrie.


Portrait d’entrepreneur numérique en Afrique: Entretien avec Diane KORE de la Côte d’Ivoire

Une des folles de la session 7 du CRL YALI-Dakar, Diane KORE, ma soeur ivoirienne. Elle nous a bien enjaillé pendant notre séjour. Au restaurant du CESAG, on se souvient encore de ses cris et de ses animations. Jeune leader dynamique et surtout divergente, elle a choisi de nous parler d’elle, de son projet et de ses ambitions.

Qui est Diane KORE ?

Bonjour l’Afrique, je réponds au nom de KORE Diane Natacha Amandine. Je suis née à Tiassalé, une petite ville de la Côte d’Ivoire. Diane KORE est  Étudiante en Master 1 de Droit Privé à l’Université Félix Houphouët Boigny de Cocody (Abidjan). Egalement volontaire à la Croix rouge section Cocody, membre d’Aiesec Cocody, deuxième secrétaire adjointe G54 coordination Cote d’ivoire. Sans oublier Actrice de cinéma » Lady Dee » et une grande amoureuse des histoires qui ont force de transporter n’importe quel individu dans une autre dimension (œuvres romanesques). Un amour que je nourris depuis ma petite enfance. C’est justement cette passion pour les écrits qui m’a donné le privilège de participer à la septième Session du CRL YALI DAKAR pour le programme Business and Entrepreneurship.

Qu’as-tu appris de nouveau sur toi grâce à la formation du YALI ?

Le YALI m’a appris beaucoup de choses. Pour commencer, j’ai appris à me faire plus  confiance, à croire en mes potentialités ce qui revient à dire à ne plus me sous-estimer. J’ai appris que la peur de l’échec me faisait plus de mal que de bien et qu’ il fallait que je repousse mes limites. D’ailleurs les échecs enrichissent mieux que les réussites.

Ensuite, sur le plan du développement personnel, j’ai appris que j’étais DIVERGENTE, cela explique beaucoup de choses (rires). J’ai compris que je ne devais plus me contenter de satisfaire ma petite personne mais je devrais poser des actions qui auront des impacts positifs dans la communauté africaine (j’y travaille). Enfin, il y a un héritage que le YALI m’a légué, c’est de connaître 228 personnes en cinq semaines, désormais je n’ai plus une seule nationalité mais 16. C’est le bien le plus précieux à mon sens, un grand bonheur.

En quoi consiste ton projet ?

A la base, mon projet consistait a faire éditer mes manuscrits par les grandes maisons d’édition de mon pays, puis une fois au YALI, en échangeant avec certains participants qui m’ont donné quelques conseils qui se sont avérés utiles et véridiques, j’ai décidé de faire de l’édition…  En d’autre terme, je suis passée de l’envie de faire éditer mes œuvres à celle d éditer des plumes inconnues qui périssent dans l’ombre. Mon projet est de créer une maison d’Édition numérique que j’ai nommé « les Éditions ATALIA ».  C’est mon premier bébé (sourire).

En tant que jeune leader africain, quels changements voudrais-tu apporter à l’Afrique?

Avant d’être alumni du YALI Dakar, je n’étais qu’une simple étudiante lambda qui ne se contentait que de satisfaire sa petite personne. C’est un genre de comportement à bannir. Pour cela, il faudrait initier des programmes comme le YALI pour inciter les jeunes africains à plus s’investir dans des causes qui ne leur sont pas forcément profitable. Je prône un changement de mentalité. Supprimer le complexe de la colonisation, cultiver l’amour et la tolérance entre nous africains. Combattre également toutes les formes de corruption. Promouvoir le panafricanisme et le brassage culturel fait partie du changement que je voudrais apporter. Afin de faire exploser les barrières des frontières qui nous ont été imposées.

Quelles sont les ambitions de Diane KORE pour le futur?

Vie spirituelle : être une fervente croyante pour assurer mon paradis (sourire)

Vie professionnelle: être un avocat international de renommée, m’investir d’avantage dans le panafricanisme. Développer mon projet afin d’être un éditeur incontournable dans toute l’Afrique, être une très grande Actrice et non une célébrité.

Situation matrimoniale : Devenir épouse et mère fait partie de mes ambitions. Je veux deux paires de triplés, il faut bien remplacer les disparus de la méditerranée (rires).

Parle nous de ton pays

La Côte d’Ivoire est un pays dont l’économie repose essentiellement sur l’agriculture. Mais c’est également un pays qui porte toujours les séquelles de la rébellion de 2002 et la crise post-électoral de 2010 qui a détruit la cohésion sociale. Fort heureusement, des commissions Dialogues et réconciliations ont été mis sur place pour remettre les compteurs à zéro. Hormis cet aspect sombre qui ne caractérise nullement mon beau pays, comme j’aime bien le dire, il fait bon vivre en Côte d’Ivoire. Numéro 1 en Hospitalité, «on aime l’Homme». L’ivoirien est connu pour son franc parlé (ce sont les camerounais de l’Afrique de l’ouest). Il est téméraire et dédramatise les pires situations.

Sur le plan culturel : Nous avons notre célèbre jargon le NOUCHI, identité culturelle qui nous rend fière. En ce qui concerne les mets: il y en a assez, l’un des plus prisé est le Garba et aussi l’alloco. Comme destination touristique, il y a les cascades de Man et le pont de liane (région montagneuse). Et aussi la basilique Félix Houphouët Boigny de Yamoussoukro, la Baie des milliardaires à Abidjan (Babi) pour ne citer que ceux-ci. Mon pays est une plaque tournante de la musique. Les grands chanteurs africains ont eu leurs débuts en Côte d’Ivoire. Parlant de la musique, on a quatre genres musicaux. Il s’agit du terroir (musique traditionnelle), le youssoumba, le Zouglou (relate faits sociaux) et le Coupe-Décalé (musique urbaine dansante).

Faire un tour en Côte d’Ivoire c’est goûter au Paradis… Connaisseur connaît, GAOU passe !!!!

Partage avec nous ce que tu voudrais que les lecteurs retiennent de Diane KORE

Chers lecteurs, retenez que Diane KORE, est une personne en quête perpétuelle d’adrénaline et de nouveauté. J’ai horreur de la monotonie et je suis une aventurière. Adorable pour les uns et emmerdeuse pour les autres. J’ai pour modèle l’afro-américaine Angela Davis. Pour finir, je suis africaine leader qui veut voir les enfants du continent unis comme jamais et voir l’Afrique devenir l’eldorado de demain.


Portrait d’entrepreneur en Afrique: Entretien avec Mylène MBALLA du Cameroun

Elle fait partie des médecins qui étaient présents à cette session 7 du CRL YALI Dakar, ma soeur camerounaise, Mylène MBALLA. Très dynamique et passionnée par son travail, cette jeune leader a choisi de nous parler d’elle, de son projet et de ses ambitions.

Qui est Mylène MBALLA ?

Je m’appelle Régine Mylène MBALLA, africaine du Cameroun. Médecin, titulaire d’un master en santé publique. Je suis passionnée des questions de santé communautaire, notamment de la santé des personnes du troisième âge. Egalement coordonnatrice du HAAC : Healthy Ageing Association Cameroon et membre fondateur de l’association Together. J’ai la grâce d’être la maman de la petite boule d’énergie qui est mon fils, j’aime les voyages, le sport et la bonne bouffe.

Qu’as-tu appris de nouveau sur toi grâce à la formation du YALI ?

Le séjour au CRL-YALI Dakar, a été un moment de déclic dans ma vie. Je suis arrivée le 5 juillet 2017 ambitieuse, plein de projets dans la tête, mais pourtant très peu sure d’elle. Et je suis rentrée cinq semaines plus tard, transformée, avec la rage de vaincre. J’ai compris qu’il était temps de prendre véritablement les choses en main. Surtout que j’avais déjà accusé du retard, à remettre à demain ce que je pouvais faire immédiatement ou à me laisser influencer par la peur d’échouer. Avant mon arrivée au YALI, je n’avais jamais entendu parler de développement personnel, leadership, j’y ai tout découvert et tout appris. J’ai rencontré des jeunes plein de potentiel, avec lesquels j’ai appris énormément de chose sur moi-même, sur l’Afrique et sur la vie. Je suis même rentrée avec une nouvelle nationalité : la nationalité Africaine (rires).

En quoi consiste ton projet ?

Le Cameroun est un pays qui a une population de plus de 23 millions d’habitants, dans laquelle la proportion des personnes âgées représente déjà 6,2%. Ces personnes âgées sont victimes des inégalités sociales, notamment en matière de santé. Mon projet : « Healthy Ageing » voudrait faciliter l’accès aux soins de santé de qualité aux personnes âgées, et contribuer à améliorer leur qualité de vie. Il s’agit d’un centre qui fait dans la promotion du vieillissement en bonne santé et offre des soins spécialisés, spécifiques aux problèmes du troisième âge. Nous avons pu jusqu’ici quitter de la phase d’idée pour rendre ce projet réel et actuellement nous en sommes à la constitution d’une équipe de travail, qui est réunie autour de l’association HAAC que j’ai mentionné plus haut.
En tant que jeune leader africain, quel changement Mylène MBALLA voudrait apporter à l’Afrique?
Mon constat et surement celui de plusieurs: le problème de l’Afrique, c’est l’ignorance. « Mon peuple périt faute de connaissance » Osée 4, 6. En tant que leader africain, mon défit est celui d’apporter la connaissance au peuple. Ceci dans le domaine de la santé, spécifiquement dans la préservation de la santé. Si chacun des fils de l’Afrique met sa main dans la construction de l’édifice qu’est l’éducation, alors nous arriverons bien plus vite à l’émergence, qu’aucune équation mathématique ne l’aurait prédit. Les jeunes que nous sommes doivent travailler à rendre notre Afrique meilleure, c’est notre paradis, ils ont le leur (L’occident). Notre Afrique inonde de ressources diverses, c’est à nous de les valoriser, car, jamais ils ne le feront pour nous.

Quelles sont tes ambitions pour le futur?

Cet espace ne suffirait pas pour décrire toutes mes ambitions. Mais je peux les résumer en une phrase : Contribuer à rendre le lendemain toujours meilleur pour tous.

Parle nous de ton pays, le Cameroun

Ah ! Mon beau pays, la rivière des crevettes (Rio Dos Camaroes), berceau de nos ancêtres. Pays de Douala Manga Bell, d’Ahmadou Ahidjo, de Mongo Béti, des « Têtes Brulées » (Zanzibar) et de Samuel Eto’o. 475 650 km2 de superficie, situé un peu au dessus de l’équateur, au bord de l’Océan Atlantique. Frontalier du Gabon, du Tchad, de la Guinée équatoriale, du Nigéria et de la République Centrafricaine. C’est l’Afrique en miniature, avec près de 242 langues et diversités culturelles et artistiques qui font notre richesse. Pays où il est possible manger un met différent chaque jour de l’année pendant au moins trois ans (rires). Pays du Mont Cameroun, terre d’accueil, terre fertile aux milles opportunités d’affaire. Le Cameroun n’attend plus que vous veniez le visiter et peut-être voudriez-vous y demeurer.

Partage avec nous ce que tu voudrais que les lecteurs retiennent de Mylène MBALLA

J’exprime ma profonde gratitude envers le TDK BLOG qui m’offre cette grande opportunité de parler de moi. Ce n’est pas tous les jours qu’on vous offre pareil présent. Je ne peux que lui souhaiter bon vent pour la suite. J’aimerais que les lecteurs surtout les jeunes retiennent qu’il ne faut jamais arrêter de rêver. C’est parce qu’un jour j’ai rêvé être médecin que je le suis aujourd’hui. Ensuite il faut se donner les moyens de l’atteindre, en travaillant, en mettant à profit le temps, les expériences. Et aussi les épreuves par lesquelles la vie nous donne de passer (rien n’est jamais perdu). Toujours trouver une force intérieure et supérieure nous permettant de nous relever en cas d’échec pour ne pas abandonner (ce n’est pas une option). Pour terminer je vous confie mon secret, ma force c’est « l’Abandon Total en Dieu ».

 


Portrait d’entrepreneur en Afrique: Entretien avec Firdaus KOUMAI du Togo

La petite « folle » de la Session 7 du CRL YALI-Dakar, Firdaus KOUMAI. Son prénom seul suffit à vous arracher le sourire, une fille super souriante, drôle et qui me faisait fait bien marrer. J’ai vraiment été ravi de faire sa connaissance. Elle a choisi de nous parler d’elle, de son projet et de ses ambitions.

Qui est Firdaus KOUMAI ?

Je suis KOUMAI Firdaus Touré, Étudiante en 3ème année de Sciences économiques et de Gestion, je suis une africaine d’origine Togolaise et Malienne. Amoureuse de la musique et du sport car un bon leader est celui qui est équilibré sur tout les aspects de sa vie.

Qu’as-tu appris de nouveau sur toi grâce à la formation du YALI ?

Le YALI m’as permis de connaitre mon moi puis de le développer. J’ai appris à connaitre mes forces et mes faiblesses, donc en fonction de ma personnalité, je sais quel type de leadership développer. Sur le plan humain, j’ai pu grâce au YALI, évaluer ma capacité à vivre en communauté. Bref, le YALI est un programme exceptionnel et j’encourage tous les leaders dans l’âme de postuler.

En quoi consiste ton projet ?

Mon projet se circonscrit dans le secteur de l’élevage des bovins-ovins au Togo. Pour faire court, il s’agit de permettre aux populations d’avoir accès à ces produits et à moindre coût surtout en période de fêtes. Nous mettons l’accent sur la sécurité sanitaire, la traçabilité du lait et de la viande de la filière bovine-ovine. Et aussi sur le respect de l’environnement, sur les performances zootechniques en production bovine-ovine tout en veillant notamment à maintenir le troupeau dans un bon état sanitaire.

En tant que jeune leader africain, quel changement Firdaus KOUMAI voudrait apporter à l’Afrique?

Avec mon expérience du YALI, j’ai compris que nous les africains avions les mêmes problèmes. Pourquoi donc ne pas s’unir pour trouver une solution à ces problèmes communs que nous avons. En tant que leader, c’est la promotion du panafricanisme. J’apporte comme solution pour redorer l’image du continent, apprendre aux africains à rejeter toutes formes de corruption, enseigner aux plus jeunes les valeurs de l’homme noir.

Quelles sont tes ambitions pour le futur?

Pour un futur proche, j’envisage de faire une ingénierie en informatique financière. Le continent a besoin de têtes fortes (rires). Ensuite, implanter mon business dans mon pays et s’il plaît à Dieu un peu partout en Afrique (c’est mon souhait). J’aimerais aussi encourager la collaboration Nord-sud, fonder une famille et être une citoyenne qui impacte positivement dans sa société et au delà de ses frontières.

Parle nous de ton pays

Le Togo est un petit pays d’Afrique de l’Ouest situé dans le golfe de Guinée. Sa population est de plus de 6 millions d’habitants et la superficie est de 56600 km². On y retrouve plus de 42 ethnies. La capitale est Lomé. Le pays est connu pour ses plages bordées de palmiers et ses villages au sommet des collines. Le togo, pays du kamou, agbadja, soumpa (danses traditionnelles) est un pays très hospitalier. La région du Koutammakou est habitée par le peuple des Batammariba, occupant des huttes en argile traditionnelles ressemblant à des forteresses qui remontent au XVIIe siècle. La capitale Lomé est dotée d’un bazar sur plusieurs étages appelé Grand Marché (Assigamé). Actuellement, le Togo traverse une crise mais c’est un pays fort qui traversera cela comme l’ont fait tous les autres pays.

Partage avec nous ce que tu voudrais que les lecteurs retiennent de Firdaus KOUMAI

Que les lecteurs retiennent que KOUMAI Firdaus Touré est une petite étoile qui ne passe pas inaperçue. C’est aussi une personne engagée dans le volontariat. Consciente des problèmes qui minent sa communauté, elle ne se borne pas à critiquer mais agit en posant des actions concrètes. Membre bénévole d’une association de jeunes dans sa localité. Cette association a pour objectifs d’éduquer, de sensibiliser bref de conscientiser les jeunes à prendre leur avenir en main. C’est une personne charmante remplie de bon sens, qui a l’amour de son peuple (Togo-Mali) et de l’Afrique.

 


Horore BEBGA: Une actrice du marketing digital au Cameroun

C’est une jeune dame ravissante, souriante et passionnée par ce qu’elle fait. Horore BEBGA, que j’ai eu l’opportunité de rencontrer il y a quelques mois. Nous avons gardé le contact et ce qu’elle fait dans le domaine du marketing digital au Cameroun, à travers des formations est vraiment admirable.

Entrepreneur, Consultante et formatrice en Marketing Digital avec 5 ans d’expérience dans l’accompagnement des entreprises et particuliers dans leur transformation digitale. Horore BEBGA est formatrice pour LIKALO GROUP Sarl, une Agence de transformation digitale et lab innovation Technologie. Leurs bureaux sont situés à la Rue des écoles, Akwa (Douala). Elle est également Alumni de la session 7 du CRL YALI Dakar, où j’ai fait sa connaissance.

Horore BEBGA la formatrice en marketing digital
La formatrice Horore BEBGA

Exemple de formation

En ce mois de février 2018, elle animera notamment des formations en Marketing digital à différentes dates parmi lesquelles le 8 février. Cette formation intitulée « Mon entreprise sur les Réseaux sociaux » est 100% pratique. Elle donnera les clés de la communication sur les principaux réseaux sociaux professionnels (Facebook, Twitter, LinkedIn, whatsapp). Les apprenants pourront découvrir de nombreux outils et astuces pour publier avec impact et fidéliser des potentiels clients. Ils repartiront avec des connaissances utiles pour avoir des comptes et des pages parfaitement paramétrés. Il suffit juste d’avoir un ordinateur portable ou tablette, smartphone pour la pratique. Le tarif est à la portée de tous: 10000 FCFA pour les étudiants et 15000 FCFA pour les professionnels.

Apprenants Horore BEBGA
Des apprenants ayant reçu leurs attestations de formation en Marketing Digital

Ce type de formation est important pour les entrepreneurs camerounais qui peuvent avoir les connaissances nécessaires pour mener à bien leurs activités. Ainsi ils peuvent mieux se faire connaître à travers une bonne communication digitale. Aujourd’hui, il est difficile de se passer d’Internet pour communiquer. Pour cela, il faut savoir se démarquer en adoptant les bonnes stratégies. J’apprécie cette initiative qui permet aux personnes intéressées de se positionner sur le marché local voire international dont le Cameroun . Le monde digital devient de plus en plus incontournable et nous ne devons pas rester à la traîne dans notre pays. Se faire former permet d’ajouter une plus value à ce que nous faisons et aux objectifs que nous voulons atteindre.


Portrait d’entrepreneur en Afrique: Entretien avec Samuel LONE du Tchad

Samuel LONE, aussi connu sous le nom de Sam le Tchadien à la session 7 du YALI Dakar est quelqu’un de très sympathique. Il a su se démarquer à travers son comportement exemplaire. Je l’ai pris pour un ivoirien pendant une bonne partie de la formation (rires) avant de comprendre par la suite qu’il est tchadien. Il a choisi de nous parler de lui, de son projet et de ses ambitions.

Qui est Samuel LONE ?

Salut à tous les lecteurs et lectrices de Mondoblog. Merci pour l’opportunité que vous m’accordez pour m’exprimer à travers vos lignes. Je profite aussi de l’occasion, avant tout propos, pour présenter les vœux les meilleurs à tous ces anges, ces personnes formidables que j’ai croisées à la 7eme session de YALI-Dakar. Que l’année 2018 soit l’accomplissement de nos différents projets. Mes meilleurs vœux aussi à tout le personnel du CRL-Dakar, Synapse et WARC qui facilitent les formations des Alumnis. Je ne saurai oublier le B.E.2 de la session 7, ce merveilleux village qui avait fait de nous, Ruth Wong et moi leurs chefs et dont les villageois sont « des rayons de soleil » dans ma vie.
Revenant à la question, à l’État civil, mon nom est Djerabé Loné Samuel dit « Sam Le Tchadien ». Je suis Tchadien de nationalité, résident en Cote d’Ivoire (Abidjan). Président de l’Union Générale des Élèves, Etudiants et Stagiaires Tchadiens en Cote d’Ivoire (UGEEST-CI). Juriste-Economiste, je suis le Manager Général du Cabinet de conseil en organisation et Management d’Entreprise dénommé INDEX-AFRIQUE (Initiative pour le Développement et l’Excellence en Afrique). Samuel LONE est également bénéficiaire du Programme YALI (Young African Leaders Initiative) session 7 en Business and  Entrepreneurship.

Qu’as-tu appris de nouveau sur toi grâce à la formation du YALI ?

Le YALI a été pour moi la concrétisation d’un rêve. J’avais déjà les aptitudes managériales mais il me fallait les polir et le YALI m’a donné cette opportunité de le faire. L’élément majeur qui m’a marqué au YALI c’est la gestion d’équipe. La méthode mise en place par le personnel pour assurer à merveille notre séjour de cinq (5) semaines à Dakar est la meilleure que l’on puisse copier. J’ai appris à déceler mes faiblesses, à les identifier de manière claire et à adopter des stratégies pour m’améliorer. Du point de vu de mon développement personnel, j’ai renforcé ma capacité en gestion de stress, gestion de critiques. J’ai appris à écouter plus car c’est l’une de qualité d’un manager. L’écoute est l’élément majeur qui permet à chaque homme de se sentir respecté.
Le jour où je m’envolais pour Dakar, dans l’avion, plusieurs questions relatives à ma vie me trottinaient dans la tête. Il m’a fallut arriver à la fin de mon séjour Dakarois pour avoir des réponses claires à la quasi-totalité de ces interrogations (permettez que je ne vous le dise pas. Désolé pour nos lectrices et lecteurs qui aimeraient en savoir d’avantage). Aujourd’hui, je me sens bonifié grâce au YALI et mes limites, je les ai poussées encore plus loin. Merci à chaque bénéficiaire de la session 7 qui a contribué à cette amélioration positive dans ma vie. Et surtout à mon co-chambrier Serges du Bénin, de qui silencieusement j’ai appris beaucoup de choses dans son comportement et sa manière d’être. (salut à toi frangin).

En quoi consiste ton projet ?

Mon projet est un rêve de plusieurs années. C’est la création d’un cabinet de Conseil en organisation et Management d’Entreprise dénommé INDEX-AFRIQUE que j’ai mentionné un peu plus haut. Le cabinet est spécialisé dans le domaine d’expertise Marketing et vente, Finance et Gestion, Montage et gestion de projets, coaching. Nous évoluons dans trois grands secteurs: Public et culturel, Education, Transport et service. L’objectif du cabinet Index est d’accompagner toutes les Petites et Moyennes Entreprises, les Petites et Moyennes Industries, les Groupements d’Intérêt Economique et les ONG. Sans oublier les jeunes entrepreneurs dans le développement de leur business car le monde des affaires est très complexe et a besoin de conseil, d’orientation des experts dans des domaines bien spécifiques.

En tant que jeune leader africain, quel changement Samuel LONE voudrait apporter à l’Afrique?

En novembre 2017 s’est tenu à Abidjan le sommet Europe-Afrique pour parler des questions de la jeunesse Africaine. Pensez-vous que 24 heures de sommet de haut niveau peut résoudre le problème actuel que nous vivons dans notre cher continent? Je ne parle pas en terme de changement, car il n’y a rien à échanger. Je parle plutôt en terme d’amélioration. Regardez aujourd’hui partout en Afrique, on dit que nous sommes le continent de l’avenir, de quel avenir parle-t-on si nos gouvernants n’ont que leur propre définition du mot « Avenir » ? Ils ne font que nous endetter chaque jour au nom d’un quelconque partenariat qui ne profite à personne. Ils nous présentent des chiffres de croissance économique qui n’ont rien à voir avec la vie quotidienne des peuples. On a trop organisé des conférences pour parler et tergiverser sur la question du soit disant changement de l’Afrique.
Il est temps que nous jeunes voyons les choses autrement. Regardez comment le Rwanda, qui aujourd’hui est cité comme exemple de développement, travaille pour le bien-être de sa population. Nous devons créer et innover. Le monde bouge, des jeunes d’autres continents ne dorment pas, ils rêvent, ils créent. Hier, le monde était gouverné par des blocs, des puissances. Aujourd’hui, c’est les individus qui imposent leurs règles du jeu dans le processus de développement. Que nous jeunes Africains, nous soyons des rebelles intellectuelles, des « créateurs » pour améliorer notre condition en Afrique. L’Europe ne pourra rien faire pour nous si ce n’est nous berner par des discours rêveurs et ils savent bien le faire. Changeons nos passions, changeons nos passe temps qui tournent autour des choses sans valeur. C’est ainsi que, nous les jeunes, nous pourrons améliorer les choses si non rien ne nous viendra d’ailleurs.

Quelles sont tes ambitions pour le futur?

Mon ambition pour le futur c’est de voir le cabinet INDEX-AFRIQUE se hisser sur le plan Africain et mondial en postulant aux importants appels d’offre. Pour y arriver, chaque jour que Dieu fait, nous travaillons à cela. Nous sommes encore un très jeune cabinet qui évolue avec beaucoup de lacunes. Mais grâce au savoir faire et surtout au professionnalisme du personnel, nous avançons selon notre rythme.

Parle nous du pays de Samuel LONE

Le Tchad, ce beau pays que j’adore (je le porte fièrement en me faisant appellé « Sam Le Tchadien ». Rires) est un pays enclavé d’Afrique centrale en forme de bassin. Il mesure 1 284 000 km2 et compte environ 12 millions d’habitants. On n’a pas de mer mais on a le Lac Tchad que tout le monde connait et qui malheureusement subi de pleine force les effets du changement climatique. Nous sommes le 5eme pays le plus grand d’Afrique en terme de superficie. 15eme puissance militaire en Afrique après la Zambie et le Zimbabwe.
Notre économie est basée sur l’agriculture et l’élevage. Depuis les années 2000, nous sommes pays exportateur de pétrole. Nous possédons plusieurs sites touristiques du Nord au Sud, de l’est à l’ouest. Un très beau paysage à admirer. Nos deux langues officielles sont le Français et l’arabe. C’est un Pays laïc où vivent en parfaite harmonie chrétiens, musulmans, animiste et athée. Les couleurs de notre drapeau sont le Bleu-Jaune-Rouge, notre devise est Unité-Travail-Progrès, notre hymne nationale est ‘La Tchadienne ».
Le Tchad est membre de l’Union africaine et nous assurons depuis janvier 2017 la Présidence de la Commission de l’Union Africaine en la personne de son Excellence Moussa Faki Mahamat. Nous appartenons à la sous région de la Communauté Économique de l’Afrique Centrale et partageons le Franc CFA Afrique centrale avec les autres membres. La Capitale du Tchad est Ndjaména en arabe Tchadien qui veut dire:  » Nous nous sommes reposés » en réponse à la fin de la colonisation française. Devenu République du Tchad le 28 Novembre 1958, le Tchad a eu son indépendance le 11 Août 1960. Il est dirigé depuis le 1er Décembre 1990 par son Excellence Idriss Deby Itno.

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Je tiens à réitérer mes remerciements pour ce temps qui m’a été accordé pour l’interview. Merci surtout à mes parents, mes frères et sœurs (j’en ai 8 et ils sont très formidables) qui me soutiennent jour et nuit dans la prière. A tous ces ami(e)s que je ne peux tous citer ici qui m’encouragent chaque jour à faire plus. Je voudrais de manière spéciale saluer mon frère Mamedi Soboa Thera du Mali précisément à Bamako. C’est un grand ami à qui j’ai toujours dis « tu dois aller à YALI ». Il y a cru et il y était avec la promotion de la session 8 juste après nous. Je voudrais aussi dire un mot à une personne qui m’est personnellement importante, Ida Mobeang, tu es la meilleure, merci pour tout.
Merci à tous ces braves Élèves, Etudiants et Stagiaires Tchadiens en Cote d’Ivoire qui sont des personnes formidables. Loin des parents, ces jeunes hommes et filles ne se font pas prier pour prendre conscience du défi à relever qui s’offre à nous chaque jour. Bravant des difficultés administratives locales et sociales, ils restent soudés. Voilà une génération qui sait où elle va sans se soucier d’où elle vient.
Ce qu’on doit retenir c’est que, pour paraphraser Mandela Nelson, ce grand homme, leader que l’Afrique a connu: Tant que nous pouvons rêver, rêvons grand, soyons ambitieux, ne nous mettons pas des limites inutiles. Tout n’est pas rose mais tout ne viendra jamais à nous comme sur des roulettes. Semons ce que nous voudrons récolter demain car la vie est une loi de semence et de récolte. C’est naturel, on y peut rien. On a le droit de rêver et faisons de nos rêves une réalité.
Bonne et heureuse année 2018.


Portrait d’entrepreneur en Afrique: Entretien avec Joël KOUDJODJI du Togo

Joël KOUDJODJI, jeune entrepreneur d’origine togolaise, très cool et dynamique. Nous avons fait connaissance lors de la Session 7 du YALI Dakar. Nous étions voisins de palier et je garde un très bon souvenir de lui. Il a choisi de nous parler de lui, de son projet et de ses ambitions.

Qui est Joël KOUDJODJI ?

Nanti d’un Master Pro en Sémiotique et Stratégies à l’Université de Yaoundé I et d’une maitrise Ès-lettres en Sociologie Politique et de la Communication à l’Université de Lomé. Je suis passionné de communication et de entrepreneuriat, je suis responsable de Caris Pro une structure qui offre des solutions en communication au MPME. J’offre également des services d’accompagnement des primo entrepreneurs à travers KOUDJODJI Conseils, un cabinet de conseils en communication.

Qu’as-tu appris de nouveau sur toi grâce à la formation du YALI ?

Le YALI a été pour moi un « Open Mind » magnifique. Mieux, une très grande opportunité d’apprentissage et de brassage culturel. Il a été surtout un moment de découverte et de partage avec des personnes dotées de compétences dans plusieurs domaines. Pour exemple, grâce à mon colocataire, j’ai appris à aimer la culture malienne dont j’avais une connaissance assez restreinte. Pour faire plus sérieux, le YALI m’a permis de renforcer la « confiance en soi » en me donnant la motivation nécessaire pour vaincre la procrastination.

En quoi consiste ton projet ?

Ma sélection pour YALI est le fruit d’un projet dénommé « Né zon ou mon Taxi Publicité ». C’est un concept qui vise à transformer les taxis en panneaux publicitaires en misant sur leur mobilité. Le projet entend rendre plus dynamique le secteur de la communication au Togo. De ce fait, il devra créer dix emplois directs et près d’une centaine d’emplois indirects. Le projet de par sa nature est une solution de visibilité et de mise en œuvre assez pratique de la responsabilité sociale des entreprises de toutes tailles. Puisqu’en réalité il renforce leur image et leur permet d’accroître de façon assez substantielle le revenu des acteurs en jeu.

En tant que jeune leader africain, quels changements voudrais-tu apporter à l’Afrique?

Je veux changer le Togo mon pays, changer l’Afrique et impacter le monde. Surtout, le changer en terme de mentalité et en amenant les africains à être plus stratèges. Je vais paraphraser Ayi-Dossavi, un participant Yali que j’ai connu à Dakar, en ces mots « les africains doivent considérer l’Afrique comme une île c’est-à- dire fermée de l’extérieur et ouverte de l’intérieure ». Cette petite phrase doit nous amener à travailler plus sur l’Afrique puisqu’elle demeure le continent de toutes les opportunités. Il y a beaucoup de chose à faire et il demeure un devoir à nous jeunes de les matérialiser. Pour moi, l’éducation stratégique et axée sur le changement de mentalité est la clé de voûte d’un tel défi. Il faut par exemple amener les jeunes à plus s’investir, à croire que le meilleur est africain et ne peut qu’être africain. Cela revient à nous poser les bonnes questions et arrêter de croire qu’il existe des cadeaux gratuits ou des dons sans contrepartie venant de l’extérieur. Et seul, un système éducatif prenant en compte les réalités africaines et mettant en avant nos héros peut nous amener à penser autrement et à amorcer l’éveil de notre continent.

Quelles sont tes ambitions pour le futur?

Mes rêves pour demain sont assez grands mais il faut toujours rêver grand pour avoir la force de les vivres. J’ambitionne être une référence dans le domaine de la communication notamment celle axée sur la gestion de crise en Afrique. Pour moi, elle est très importante et surtout stratégique dans le contexte africain puisque toute perception vient d’une image. De beaux clichés suscitent en vous des envies de découverte contrairement à du dégoût et de la pitié perçus dans une présentation mal fignolée et surtout si elle est faite à dessein. Avec un petit recul, il est assez intéressant de remarquer que le monde occidental n’a montré aucune image des morts issus des attentats du 11 septembre 2001. Il en est de même pour les attentats de Charlie Hebdo et il en sera longtemps ainsi pour les autres drames que l’Europe connaîtra.
Ramené dans le contexte africain, la communication doit plus nous servir à vendre le continent que de le présenter comme un terreau de misère. Koudjodji Conseils entend relever ce défi. L’autre fait tout aussi important qu’il revient de mettre en lumière est la suivante : dans mon pays le gouvernement invite et encourage les jeunes à l’entrepreneuriat. Ils sont donc encouragés à une production de richesse à travers divers projets. Le souci c’est que l’on ne leur apprend pas à communiquer autour de leurs produits. Ils se retrouvent avec une production méconnue du public avec une faible rentabilité. Koudjodji Conseils ambitionne ramener les clients vers une envie de consommer locale par une kyrielle d’actions assez simples. L’Afrique ne pourra se développer que si elle consomme suffisamment sa propre production permettant ainsi aux producteurs de s’améliorer.

Parle nous de ton pays, le Togo

Le Togo, est un pays de l’Afrique de l’Ouest qui est trois fois plus grand que la Belgique et 2 fois plus grand que la Suisse et l’Israël. Il partage ses frontières avec le Ghana, le Benin et le Burkina Faso. C’est surtout un peuple assez travailleur et très accueillant. C’est le pays d’Adebayor Sheyi, de Bella Bellow et des Toofan. Le Togo ou la « Terre de nos Aïeux » en référence à notre hymne national, est un ensemble de cinq régions avec des cultures et rites différentes avec autant d’opportunité d’affaire. Le Togo dispose, par exemple, de 50 km de plage en sable fin qui peut intéresser tout entrepreneur. Le monde du climat d’affaire est assez assaini et sécurisé pour les investisseurs et la création d’entreprise se fait en une journée. C’est dire que les atouts et les conditions sont assez propices pour tout jeune Yalien, désireux de se lancer au Togo.

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Je veux d’abord remercier Thierry pour cette tribune à nous offerte pour parler d’une façon assez plurielle de l’Afrique dans toute sa diversité. Je veux partager avec nos lecteurs cette phrase d’Anaïs Nin qui dit ceci : « de bonnes choses arrivent à ceux qui se remuent ». Il est impérieux de bien rappeler à la jeunesse africaine, à notre jeunesse, l’ampleur de la tâche qui l’attend pour le décollage effectif de notre cher continent. « A moins qu’ils ne se transforment immédiatement en travail acharné », nous apprend Peter Drucker, « les plans ne sont que de bonnes intentions ». Cette invitation au travail à tous les niveaux doit constituer une grande partie de nos motivations, en tant qu’africain, pour la réussite de nos projets. Je vous remercie.


Portrait d’entrepreneur en Afrique: Entretien avec Goulam NASSER du Niger

Un jeune homme discret mais pourtant très drôle, avec des blagues et des mots qui arrachent le sourire. Goulam NASSER nous vient du Niger, ce jeune leader africain a choisi de nous parler de lui, de son projet et de ses ambitions.

Qui est Goulam Nasser?

Je suis Maman Bachir Abdoul Nasser à l’état civil et Goulam Nasser pour les intimes. Jeune entrepreneur Nigérien et cadre des services judiciaires. Je suis un alumni de la session 7 du CRL YALI DAKAR, au programme de Business and Entrepreneurship.

Qu’as-tu appris de nouveau sur toi grâce à la formation du YALI ?

Je pense que YALI m’a permis de casser « mon petit moi » trop introverti et recroquevillé sur lui-même pour me relier à mes 205 alter-égo issus de 16 nationalités africaines. J’avoue qu’au début les connexions n’étaient pas du tout faciles car on s’est grave chargé. Des fois, on se lançait des tics faciaux qui semblent dire à l’autre « pas s’approcher, ta culture est hostile ». Mais au bout de 5 semaines de thérapie culturelle, marquée par des concessions à certains de nos principes de vie, on s’est confondu au point qu’on avait eu du mal à retenir les larmes pendant la séparation. Et après 5 mois, on vit encore sous la nostalgie. En termes de formation, YALI m’a fait entrevoir des possibilités là où je voyais avant le panneau « Tout est déjà fait ici ». C’est ce qui m’a le plus marqué. Il n’y a pas un champ de vie fermé à l’innovation. Autre chose d’important que je retiens de ce programme, c’est qu’au lieu d’essayer d’être un opportuniste qui est en attente sinon en quête permanente des opportunités créées par les autres. Il faut plutôt être de ceux qui les créent. Et Dieu Seul sait que nous en avons la capacité. Il suffit de faire une introspection dans les tréfonds de notre personne puis d’être sensible et alerte aux signaux de notre milieu. On trouvera sûrement une brique à recaser.

En quoi consiste ton projet ?

Mon projet consiste en la création d’un cabinet juridique relié à une plateforme connectée. Il est spécialisé dans la prise en charge, le prétraitement, le répertoriage et la transmission de requêtes juridiques vers des destinations localisées. C’est en gros une solution à la lenteur et à la manière très classique de gérer les requêtes des usagers des services juridiques.

En tant que jeune leader africain, quel changement voudrais-tu apporter à l’Afrique?

Ce qui est sûr, je ne vais pas offrir à l’Afrique de l’or ou du pétrole. Son sous-sol en bourdonne tellement que ce continent fait de l’incontinence. Mais je peux par contre lui offrir un ‘’Succes Story’’ qui lui donnera envie de croire en elle-même et en ses enfants pour l’aider à prospérer. Comme l’ont gratifié certains de ses braves fils et filles à l’image de Cheick Modibo Diarra de la NASA, de la Prix Nobel Wangari Maathai ou du multimilliardaire Dangote qui inspirent beaucoup d’Africains.

Quelles sont tes ambitions pour le futur?

Mes ambitions sont d’abord nationales. C’est de réussir d’abord les paris dans mon pays pour espérer devenir un modèle qui puisse inspirer d’autres jeunes. Je pense que c’est se tromper de projet le fait d’être porté sur des visées continentales alors qu’on n’a même pas été foutu d’impacter positivement le national. Voilà pourquoi mon apport actuellement est plus orienté vers des actions d’auto-formation pour faire la part belle entre les enjeux nationaux et les continentaux. La prochaine étape sera d’être au cœur des initiatives de changement sur tout le continent et à tous les niveaux, pas seulement dans le domaine de l’entrepreneuriat ou juridique. Vous savez, je ne suis pas dans les délires du genre « je suis formé pour ci ou pour ça et je reste uniquement dans ce cadre ». J’aime me fixer des défis dans des domaines que je ne maîtrise pas forcément au départ. Cela a le mérite au moins de m’épargner le cantonnement dans la monotonie. Il faut je pense être prolifique et non prolixe.

Parle nous du pays de Goulam NASSER, le Niger

Le Niger est présentement le plus vaste pays de l’Afrique de l’Ouest en superficie. C’est l’équivalent de Google sur le Web : pas facile de le louper ! Toutes proportions gardées. Ce n’est pas exagérer de dire que c’est aussi un grand pourvoyeur d’ingrédients du vivre-ensemble et de paix sociale. Je reconnais que, comme certains amis au YALI me l’ont fait remarquer, nous n’avons pas beaucoup de ‘’stars’’ pour faire la promotion de notre pays. Soit ! Mais ne pas être reconnu dans le ‘’Star Système’’ ne veut pas forcément dire qu’on est moins actif ou qu’on accomplit moins d’exploit fabuleux que les autres. La fourmi vit dans l’obscurité du sous-sol mais construit son propre château alors que le lion qui vit sous les rayons du soleil en dominant erre dans la forêt sans gîte. Encore que les stars sont, comme l’a dit l’autre, des symboles qui cachent les réalités profondes de leurs communautés. Bref, tout cela pour dire que le Niger ne se limite pas au ‘’kilichi’’ (steak local très apprécié dans la sous-région), c’est un pays extraordinaire avec des merveilles qu’il ne faut pas réduire à un bout de viande (rires).

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Je dirais qu’il serait plus intéressant de cesser de passer le clair de son temps sur un réseau social pour créer son réseau dans le social. Et quels que soient notre pays ou nos projets, il faudrait qu’on travaille de manière « soft, smart et pro’ » sur l’agenda de notre continent pour donner tort à ceux qui nous pensaient limités. Personnellement je sens qu’on va bientôt voir des jeunes étudiants brésiliens ou suédois en cours de Théâtre mimer sur scène des classiques d’Adama Dahico ou de Jean Miché Kankan en plus sobre ; les balances commerciales de nos pays vont enfin être toujours excédentaires pour accélérer la croissance économique de nos pays ; nos produits locaux seront tellement valorisés qu’ils seront contrefaits par des Européens et Asiatiques ; et nos dirigeants africains seront épargnés de l’humiliation devant la CPI en cessant de se dire : ‘’Il est à moi ce Pays ! ». C’est irréaliste pour le moment, mais je suis un jeune réaliste qui rêve d’un monde idéaliste. Et incha Allah je n’aurais pas tort. L’utopie d’aujourd’hui est la réalité de demain, souvenez-vous en ! Et on va travailler pour incha Allah. Portez-vous bien et soyez bénis dans la Grâce du Tout-Puissant ! Merci à vous et à plus !

 


Portrait d’entrepreneur en Afrique: Entretien avec Annette KOFFI de la Côte d’Ivoire

Toujours souriante, c’est l’image que je garde d’elle. Ma sœur de la Côte d’Ivoire, Annette KOFFI, jeune leader très dynamique. Elle a choisi de nous parler d’elle, de son projet et de ses ambitions.

Parle nous de toi

Je suis Annette-Cyrielle KOFFI, jeune leader ivoirienne qui croit fortement au potentiel de la jeunesse africaine pour une Afrique nouvelle et développée. Diplômée en Audit et contrôle de gestion et en management de projet de l’institut supérieur de management de Dakar. J’exerce comme coordinatrice administrative et financière dans une structure au Sénégal et aussi comme assistante de cours en comptabilité. Je suis également Alumni du CRL YALI Dakar session 7.

Qu’as-tu appris de nouveau sur toi grâce à la formation du YALI ?

J’ai appris à croire davantage à mes potentiels d’entrepreneur et aussi à développer mon leadership.

En quoi consiste ton projet ?

L’un de mes projets est de créer un cabinet d’accompagnement en montage de projet et gestion financière pour les petites et moyennes entreprises.

En tant que jeune leader africain, quel changement voudrais-tu apporter à l’Afrique?

En tant que jeunes africains, le changement que nous voulons tous c’est de voir l’Afrique développée sur tous les plans. Surtout changer ce tableau qui présente l’Afrique comme un continent pauvre qui a toujours besoin d’aide. Donc ce changement ne viendra que par l’effort de chacun de nous à rechercher quotidiennement l’excellence dans nos entreprises.

Quelles sont tes ambitions pour le futur ?

Mon ambition première est de voir mon entreprise naître et se positionner parmi les meilleures dans son domaine. Aussi j’aimerais voir la réalisation de tous les projets des alumnis YALI pour ainsi rentabiliser tous ces mois de formation et perpétuer cette initiative.

Parle nous de ton pays, la Côte d’Ivoire

Je suis originaire effectivement de la Cote d’ivoire, l’une des futures puissances économiques de l’Afrique. C’est un pays de l’Afrique de l’ouest dont l’économie repose principalement sur l’agriculture. Un pays à visiter pour ceux qui ne l’ont pas encore fait.

Partage avec nous ce que tu voudrais que les lecteurs retiennent d’Annette KOFFI

Soyons le changement que nous voulons voir dans le monde (GANDHI). Choisissons toujours l’excellence et refusons la médiocrité et la facilité. En tant que jeune leader et entrepreneur, nous serons confrontés à de nombreux défis, mais sachons les relever la tête haute.


Portrait d’entrepreneur en Afrique: Entretien avec Mouhamed SIDIBE du Mali

Grand de taille (comme plusieurs maliens), ce jeune homme très sympa nous a permis de découvrir des coins de Dakar. Nous nous sommes bien amusés ensemble lors de plusieurs sorties nocturnes, Dakar by night. Mouhamed SIDIBE, jeune leader et entrepreneur, a choisi de nous parler de lui, de son projet et de ses ambitions.

Qui est Mouhamed SIDIBE ?

Mouhamed SIDIBE est un jeune malien entrepreneur qui évolue dans l’agropastoral notamment l’agriculture et l’élevage, mais l’élevage reste mon métier de cœur. Je suis un Ancien Enfant de Troupe appelé AET, j’ai fait 7 années au Prytanée Militaire de Kati. Après l’obtention de mon bac, je suis allé au Sénégal pour continuer mes études universitaires. Respectivement à l’Université Cheikh Anta Diop  »UCAD », L’Université Dakar Bourguiba  »UDB » et enfin L’Institut Supérieur de Management  »ISM » en droit des affaires et passation des marchés publics.

Qu’as-tu appris de nouveau sur toi grâce à la formation du YALI ?

Au YALI, j’ai appris l’importance de se connaitre, ses atouts et ses faiblesses. L’importance de faire un bon business plan avant de se lancer. Et enfin j’ai appris le genre de leader que je suis.

En quoi consiste ton projet ?

Mon projet est un projet agropastoral qui s’appelle MASARAKA – ENTREPRISE. C’est une entreprise agropastorale notamment agriculture et élevage. Agriculture pour la culture et la commercialisation d’aliments pour bétail et enfin j’élève des bovins, ovins et des caprins.

En tant que jeune leader africain, quels changements voudrais-tu apporter à l’Afrique?

Aujourd’hui j’ai une double préoccupation, j’essaye de trouver des solutions notamment sur l’environnement et l’insécurité. Ces deux problèmes étaient sahéliens mais aujourd’hui africains, puisque je suis aux portes du sahel au Mali plus précisément à GAO. Donc j’ai créé avec l’aide de quelques amis, deux associations pour lutter contre ces deux fléaux qui sont « Agir Ensemble » dont je suis le président, pour lutter contre l’insécurité en menant des actions pour sensibiliser les jeunes à ne pas prendre les armes, mais aussi les empêcher de rejoindre les groupes armés. A côté de cela, je suis le secrétaire général de l’association « Protec-Sahel » qui lutte contre le changement climatique, l’utilisation des sachets plastiques et les déforestations au sahel. Nous menons des activités de sensibilisation dans les foyers et les marchés pour parler des conséquences, nous plantons également des arbres et faisons des campagnes de sensibilisation sur la nécessité de planter des arbres.

Quelles sont tes ambitions pour le futur ?

Faire évoluer mon entreprise en atteignant mes objectifs tout en aidant ma communauté et mon pays à faire face à ses problèmes.

Parle nous de ton pays

Mon pays s’appelle le Mali, un pays d’Afrique côté Ouest, elle a une superficie de 1.241.238 km. Limitée par le Sénégal à l’ouest, la Guinée au Sud-ouest, la Mauritanie au Nord-ouest, la Cote d’ivoire et le Burkina au Sud, le Niger au Sud-est et l’Algérie au Nord-Est. Sa population est estimée à 16 millions d’habitants avec une multitude d’ethnies qui sont des Bambaras, peulh, Songhaïs, Touaregs, des Soninkés etc. Il est le premier producteur de coton, l’or, la bauxite, deuxième producteur d’arachides. Le Mali est le pays qui exporte le plus d’animaux vers ses voisins.

Partage avec nous ce que tu voudrais que les lecteurs retiennent 

Je suis un jeune ambitieux, avec énormément de courage et très travailleur.

 


Portrait d’entrepreneur en Afrique : Entretien avec Epiphanie DIONRANG du Tchad

PLa slameuse de la session 7 Business and Entrepreurship du Yali Dakar. Epiphanie DIONRANG,  une fille cool et très sympa. Ravi d’avoir fait sa connaissance. Elle a choisi de nous parler d’elle, de son projet et de ses ambitions.

Qui est Epiphanie DIONRANG ?
Je m’appelle Nodjikoua Dionrang Epiphanie, de nationalité tchadienne. J’ai une formation en gestion des projets.
Qu’as-tu appris de nouveau sur toi grâce à la formation du YALI ?
Au Yali, j’ai appris beaucoup de choses positives qui sont entrain de m’aider actuellement. C’est vraiment une grâce de participer a cette formation qui m’a permis de changer ma vision des choses et ma propre vie.
En quoi consiste ton projet ?
Mon projet consiste a la création d’un centre de formation, de réinsertion et de suivi des filles mères et celle dite travailleurs de sexe (Prostituées).
En tant que jeune leader africain, quel changement voudrais-tu apporter à l’Afrique?
D’abord il faut un changement personnel de chaque jeune africain, changement de mentalité. Je prône d’abord la paix dans ma chère Afrique.
Quelles sont tes ambitions pour le futur?
Mes ambitions futurs sont énormes. J’aimerais vous confirmer quand il y aura des réalisations pour le moment c’est privé (rires).
Parle nous de ton pays, le Tchad ?
Le Tchad, pays de Toumaï, berceau de l’humanité. Il a pour drapeau le bleu, le jaune et le rouge. C’est un pays qui a connu vraiment des moments de crise et ça continue mais nous avons espoir qu’un jour ce pays sort du chaos.
Partage avec nous ce que tu voudrais que les lecteurs retiennent
J’aimerais juste que les lecteurs sachent que la vie est un choix. Que notre jeunesse se lève pour porter haut le flambeau….


Portrait d’entrepreneur en Afrique: Entretien avec Mareme MBODJI du Sénégal

Elle est une jeune femme de caractère, très sympa. Elle a su nous faire profiter de l’hospitalité de la téranga. J’ai été ravi de faire sa connaissance durant cette session 7 du YALI Dakar. La jeune leader Mareme MBODJI, elle a choisi de nous parler d’elle, de son projet et de ses ambitions.

Qui est Mareme MBODJI ?
Mareme MBODJI est une Africaine résident au Sénégal. Titulaire d’une Licence en Droit Public Relations Internationales, je suis actuellement étudiante en Master 2 en Aménagement du Territoire et Décentralisation Locale. Jeune Entrepreneur, je suis alumni au CRL/YALI Dakar Session 7, en Business and Entrepreneurship. Je suis la vice présidente du Conseil Communal de la Jeunesse de Pikine Nord, aussi Secrétaire Générale de l’Association pour le Bien-être et la Solidarité (ABS) et Trésorière Générale de YWA/SN ( Youth Women For Action).
Qu’as-tu appris de nouveau sur toi grâce à la formation du YALI ?
Grâce à cette formation, j’ai eu à me renforcer, connaitre mes capacités et améliorer mon esprit d’entreprise. Mais ce qui m’a plus marqué c’est le réseautage. En plus, j’ai appris à vivre en communauté et surtout dans un contexte multiculturel très diversifié.
En quoi consiste ton projet ?
Mon projet est la mise en place d’une entreprise avicole au niveau du département de Pikine dans la région de Dakar. Elle aura comme activité principale la production et la commercialisation des poulets et des œufs.
En tant que jeune leader africain, quel changement voudrais-tu apporter à l’Afrique?
Participer activement et durablement aux changements et au développement de ma chère Afrique.
Quelle est ton ambition pour le futur ?
Impacter positivement ma communauté.
Parle nous de ton pays, le Sénégal
La République du Sénégal est un pays situé en Afrique de l’Ouest. D’une superficie de 196 722 km2, il est bordé par l’Océan Atlantique à l’Ouest, la Mauritanie au Nord, le Mali à l’Est, la République de Guinée et la Guinée Bissau au Sud. Mon pays compte 14 Régions Administratives, 45 départements et 15 millions d’habitants. La République du Sénégal est Laïque, Démocratique et Sociale. La langue nationale est le Wolof.
Partage avec nous ce que tu voudrais que les lecteurs  retiennent de Mareme MBODJI
Etant jeune leader et panafricaine, je crois à une Afrique forte et meilleure. Sur ce, j’invite toute la jeunesse africaine à la solidarité, à l’union, à la fraternité afin de transformer nos attentes et nos objectifs en réalité.


Portrait d’entrepreneur en Afrique: Entretien avec René ASSASSY de la Côte d’Ivoire

Mon colocataire de la session 7 du YALI Dakar, l’ivoirien qui m’a permis d’apprendre plein de choses sur la Côte d’Ivoire. Nous avons passé ensemble 05 semaines « nyanga » comme on dit au Cameroun. Un ami, un frère, René ASSASSY. Plein d’ambitions et surtout déterminé, il a beaucoup de ressources à faire valoir. Il a choisi de nous parler de lui, de son projet et de ses ambitions.

 

Qui est René ASSASSY ?

Jeune juriste de nationalité ivoirienne, passionné des questions environnementales et engagé à la Jeunesse Etudiante Catholique (JEC ) en Côte d’Ivoire, précisément à Bouaké. Je suis NIAMIEN René Assassy, le dernier né d’une grande fratrie. J’ai 27 ans et je suis célibataire pour le moment.

Qu’as-tu appris de nouveau sur toi grâce à la formation du YALI ?

Lors de mon passage au CRL YALI Dakar, j’ai appris à me connaître davantage. Ce fut une confirmation de mes acquis et le YALI m’a permis de renforcer mon sens de la communication et du partage culturel.

En quoi consiste ton projet ?

Le problème de l’insalubrité prend de l’ampleur dans nos villes africaines. Face à ce constat, nous envisageons la création d’unités de stockage et de transformation des déchets plastiques pour les recycler puis fabriquer des produits aptes à un nouvel usage. Ce projet dénommé « Clean City » sera donc une entreprise ayant pour principale activité le recyclage des déchets plastiques. Nous transformons ces déchets en produits finis et semi-finis destinés à la consommation domestique et à des fins industrielles. Ainsi, comme conséquences majeures, nous permettrons un recul des déchets plastiques jonchant nos rues, une opportunité d’emploi pour les jeunes et militerons pour l’autodiscipline des populations dans la gestion des déchets.

En tant que jeune leader africain, quel changement voudrais-tu apporter à l’Afrique ?

En ma qualité de jeune leader, je voudrais seulement une chose pour l’Afrique : que ce continent puisse prendre son destin en main par un changement de mentalité. Cela, depuis les pouvoirs politiques jusqu’aux administrés composés en grande partie de la jeunesse africaine. Il faudrait que nous pensions « Afrique » avant de penser à nos intérêts égoïstes qui ne cessent de nous plonger dans le cercle vicieux de la dépendance économique et de la misère sous toutes ses formes. Alors, je garde l’espoir qu’arrive ce vent nouveau, qu’il souffle sur les Africains et nous permette de vivre en parfaite collaboration pour l’essor de notre continent.

Quelles sont tes ambitions pour le futur ?

Dans un futur que j’espère proche, je souhaite achever mes études doctorales dans une bonne université. Après quoi, j’envisage la création de mon propre business dans le domaine juridique ou environnemental, sans perdre de vue mes ambitions d’être avocat. Enfin, un professeur international des Universités.

Parle nous de ton pays, la Côte d’Ivoire :

La Côte d’Ivoire est un beau petit pays de l’Afrique de l’Ouest ayant une ouverture sur l’océan Atlantique. On y dénombre plus de 64 ethnies subdivisés en quatre grands groupes : Akan, Mandé du Nord, Mandé du Sud, Krou. La terre d’Ivoire est réputée pour son hospitalité, la chaleur humaine de son peuple, par sa gastronomie qui transcende les frontières avec ses mets phares : l’Alloco (friture de plantains mûrs) et l’Attiéké (semoule de manioc cuit à la vapeur). Il fait assez bon vivre en Cote d’Ivoire avec un climat doux sur la bande centrale et côtière, à l’opposé du Nord qui est plus sec avec de fortes chaleurs. Avec 500 Fcfa, on peut se nourrir copieusement avec le plat national appelé « Garba » (Attiéké avec du poisson thon frit). L’ivoirien n’est certes pas un grand bosseur, mais cette mentalité tend à changer avec l’émergence d’une élite de jeunes start-up dans l’économie ivoirienne. A part cela , l’ivoirien est caractérisé par sa joie de vivre et son goût pour le beau, la classe qu’on dit en français ivoirien « choconini » !!!

Partage avec nous ce que tu voudrais que les lecteurs retiennent :

Pour ces dernières lignes, je voudrais que la jeunesse africaine soit d’avantage motivée à écrire le nom de l’Afrique en lettre d’or. Cela requiert que nous nous mettions au travail et relevions les défis actuels du chômage et de la pauvreté. Certes les moyens font défauts mais faisons éclore le génie qui sommeille en chacun de nous pour que notre belle Afrique connaisse elle aussi son siècle des lumières.


Portrait d’entrepreneur en Afrique: Entretien avec Abraham KONE du Mali

Notre slameur du village B.E. 3 de la session 7 du YALI Dakar, le célèbre Abraham KONE, mon frère du Mali. Nous étions en plus voisin de chambre au CESAG. Un mec sympa et plein de ressources. Le « père du passage piéton ». Il a choisi de nous parler de lui, de son projet et de ses ambitions.

 

Qui est Abraham KONE ?

Je suis un économiste de formation, promoteur de « Dimanche à Bamako », une PME dans l’événementiel et la décoration. Je suis poète à mes heures perdues, slameur de passion, journaliste de conviction. Chez moi, c’est toujours « Carpe Diem » !!

Qu’as-tu appris de nouveau sur toi grâce à la formation du YALI ?

Développement personnel, apprendre à prioriser mes priorités. Apprendre aussi à libérer la bête qui somnole en moi, c’est-à-dire être en action et quitter le mode veille.

En quoi consiste ton projet ?

Mon projet s’appelle « Dimanche à Bamako », dans le domaine de l’événementiel, de la décoration des mariages. Tout ce qui est embellie.

En tant que jeune leader africain, quel changement voudrais-tu apporter à l’Afrique?

Je voudrais contribuer au changement de mentalité. L’Afrique étant le berceau de l’humanité par excellence, tout commence ici, l’Eldorado c’est ici! Ce continent regorge tellement de richesses. Apprendre à cette jeunesse africaine dynamique et rêveuse, que naître en Afrique, c’est avoir les poches pleines d’espoir.

Quelles sont tes ambitions pour le futur?

Tout d’abord, impacter par mon leadership sur ma communauté, mon continent afin de démontrer que la jeunesse peut raccorder plusieurs cordes à son violon. Enfin, je voudrais être utile à ma nation et poser des gestes qui resteront même après ma mort et servira de référence pour motiver la génération future.

Parle nous de ton pays :

Le Mali, beau pays, riche en histoires. Terre de guerriers, des Mansas, des rois vaillants qui ont laissé des empreintes, des actions qui continuent d’illuminer notre existence.

Partage avec nous ce que tu voudrais que les lecteurs retiennent d’Abraham KONE :

La vie est une route dangereuse où chacun créé son passage piéton, alors reste vigilant et attentif durant ta traversée car les conducteurs fantômes n’hésiteront pas à te renverser.


Portrait d’entrepreneur en Afrique: Entretien avec Anass COULIBALY du Burkina Faso

Très discret pendant la formation de la session 7 du YALI Dakar, Anass COULIBALY, le co-chambrier du « vieux » POGBA. Nous avons eu l’occasion d’échanger quelques fois et j’ai découvert un mec sympa. Il a choisi de nous parler de lui, de son projet et de ses ambitions.

 

Qui est Anass COULIBALY ?

Anass COULIBALY est un Ingénieur de Recherche en Biochimie et Chimie des Substances Naturelles à l’Institut de Recherche en Sciences Appliquées et Technologies (IRSAT) au Burkina Faso.

Qu’as-tu appris de nouveau sur toi grâce à la formation du YALI ?

L’expérience du YALI a été très édifiante pour nous en ce sens qu’elle nous a permis de mieux cerner l’importance du leadership dans l’atteinte de tout résultat. En effet, nous avons appris que le leader constitue l’une des pierres angulaires de toute organisation; c’est celui qui décide ce qui doit être fait et qui concrétise les choses. Puisque les résultats ne peuvent être atteints qu’avec la contribution d’équipes de travail, c’est là qu’intervient les leaders pour initier le mouvement, garder le rythme et maintenir le cap, afin d’assurer la réalisation des objectifs.

En quoi consiste ton projet ?

Notre projet s’inscrit dans la production et la valorisation des produits locaux « made in Burkina Faso ». Il s’agit des produits cosmétiques et agro-alimentaires produits essentiellement à partir de la matière première locale. Comme le disait Thomas SANKARA « Faisons en sorte également que le marché africain soit le marché des Africains: produire en Afrique, transformer en Afrique, et consommer en Afrique. Produisons ce dont nous avons besoin, et consommons ce que nous produisons, au lieu d’importer ».

En tant que jeune leader africain, quel changement voudrais-tu apporter à l’Afrique ?

Nous avons l’intime conviction que l’Afrique est le continent d’avenir. A la différence des autres continents, l’Afrique a une chance et un potentiel unique : la population la plus jeune du monde. Un réservoir sans pareil de hauts potentiels, extrêmement ambitieux pour eux-mêmes, mais aussi pour leur pays et leur continent. Et nous sommes à l’aube de leur accession aux responsabilités. Le changement positif pour le développement du continent va forcément s’imposer de soi et d’ailleurs s’impose déjà.

Quelles sont tes ambitions pour le futur ?

Notre vision s’inscrit dans la recherche d’alternatives aux produits chimiques qui constituent un réel problème de santé publique en Afrique et contribuent également à polluer l’environnement. Nous croyons que notre projet aura à long terme un impact positif sur la santé des consommateurs. Cela va apporter une plus-value à l’économie nationale en créant des emplois et activités rémunératrices de revenus surtout chez les femmes.

Parle nous de ton pays en quelques lignes :

Le Burkina Faso signifiant « pays des Hommes intègres » est un beau pays situé au cœur de l’Afrique occidentale. Avec une superficie de 274.400 Km2, il est limité par le Mali, le Niger, la Cote d’ivoire, le Togo, le Bénin et le Ghana. Il s’agit d’une terre d’hospitalité et constitue la capitale africaine de plusieurs événements dont le Salon International de l’Artisanat de Ouagadougou (SIAO), le Festival Panafricain du Cinéma de Ouagadougou (FESPACO), le Salon international de énergies, des mines et des carrières (SEMICA)… Toutes ces rencontres culturelles, artisanales et économiques sont des opportunités d’affaires importantes.

Que voudrais-tu que les lecteurs retiennent d’Anass COULIBALY ?

Nous invitons chacun à partager tout simplement avec nous l’envie d’influencer sa communauté par le bon exemple. Comme le disait Mahatma GHANDI : « Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde ». Nous terminons par vous remerciez du fait d’avoir porté de l’intérêt en m’accordant cet interview sur votre blog. Bon courage et plein de succès à vous!


Portrait d’entrepreneur en Afrique: Entretien avec Asse Malik Alioun NIANG de la Mauritanie

Un frère originaire de la Mauritanie, également sénégalais, il se considère aussi comme turc. Nous avons partagé ensemble le village « LoLou » et surtout nous étions dans le même living group dénommé AKAH où nous avons vécu des moments formidables. Très sympa et toujours très souriant, Asse Malik Alioun NIANG a choisi de nous parler de lui, de son projet et de ses ambitions.

Qui est Asse Malik Alioun NIANG ?

J’ai 23 ans et je suis titulaire d’une licence 3 en Technique de Gestion des projets à l’Université de Nouakchott. Alumni de la session 7 CRL YALI Dakar. Co-fondateur de DAADDO sarl, une startup spécialisée dans les prestations de service dont je suis le directeur commercial. Membre du Leo club Nouakchott palmier, dont je suis le vice secrétaire. Egalement co-fondateur du club des étudiants Economiste de Mauritanie, dont j’étais le chargé de la communication durant 3 années.

Qu’as-tu appris de nouveau sur toi grâce à la formation du YALI ?

J’ai appris que j’avais beaucoup de potentialité et que je peux faire mieux.

En quoi consiste ton projet ?

Mon projet consiste à la valorisation des déchets plastiques, nous les transformons en matériaux de construction (briques, pavés et tuiles). Un projet très innovant.

Quelles sont tes ambitions pour le futur?

Je voudrais être l’un des entrepreneurs les plus influents du continent, participer à l’émergence d’une nouvelle élite. Promouvoir l’entrepreneuriat et les TIC. Je souhaiterais également être le premier président noir de la République islamique de Mauritanie et suivre les pas de mon idole le président turc Recep Tayeb Erdogan.

Parle nous de ton pays, la Mauritanie

La Mauritanie, en forme longue la République islamique de Mauritanie, est un pays du nord-ouest de l’Afrique, situé entre le 15e et 27e degré de latitude nord et le 5e et 17e degré de longitude ouest.

La capitale : Nouakchott

Date de fondation : 28 novembre 1960

Devise : Ouguiya

Population : 4,301 millions (2016) selon la Banque mondiale

La Mauritanie est composée de 5 ethnies, les meurs blancs, les meurs noirs, les soninké, les pullar et les wolof. Les meurs noirs sont l’ethnie majoritaire et constituent 40% de la population.

Partage avec nous ce que tu voudrais que les lecteurs retiennent d’Asse Malik Alioun NIANG

Les jeunes africains doivent être conscients de leur avenir et mettre en tête que l’Afrique c’est le continent de l’avenir.


Portrait d’entrepreneur numérique en Afrique: Entretien avec Khadi MARONE du Sénégal

Un joli sourire, toujours de bonne humeur et souriante. Khadi MARONE est une jeune sénégalaise au coeur d’or, nous avons fait connaissance à Dakar pour la formation du YALI et nous avons partagé le même « village ». Elle a choisi de vous parler d’elle, de son projet et de ses ambitions.

 

Qui est Khadi MARONE ?

Khadi MARONE est une jeune sénégalaise. Etudiante en Master 2 en Anglais, spécialisée sur les Études et la Littérature Britannique et du Commonwealth à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Relais et Agent de la Santé de la Reproduction chez les jeunes/adolescents à l’ONG Marie Stopes International Sénégal. Activiste et Militante d’Amnesty International Sénégal. Participante à la session 7 du CRL YALI DAKAR.

Qu’as-tu appris de nouveau sur toi grâce à la formation du YALI ?

D’abord une reconstitution, une prise de conscience et une reconnaissance de ma personnalité. Ensuite une ouverture et une intégration dans le vrai sens du terme car regroupant 16 pays africains et un peu plus de 200 jeunes leaders tous porteurs de projets. D’où la station de rendez-vous de intelligentsia africaine. Et enfin une expérience et une connaissance acquise tout le long de la formation à travers des cours dispensés par d’imminents formateurs. Et pour couronner le tout, YALI m’a permis d’embrasser mes frères et sœurs africains avec qui les frontières instaurées par la colonisation m’ont séparés. Aussi la notion de fraternité qu’on a su cultiver entre nous et conserver même une fois la formation terminée.

En quoi consiste ton projet ?

Mon projet consiste à la création d’une Agence immobilière en ligne pouvant permettre à quiconque le souhaite l’acquisition, la construction, la gérance, l’achat et la vente d’un bien immobilier. Ainsi, avec un partenariat et une collaboration clé avec des architectes renommés, des ingénieurs de bâtiments, un cabinet juridique et des agents compétents; nous offrons des services certifiés et qualifiés surtout pour nos compatriotes de la diaspora.

En tant que jeune leader africain, quel(s) changement(s) voudrais-tu apporter à l’Afrique?

Le changement que je voudrais apporter à l’Afrique est d’inciter les jeunes à s’armer d’un esprit entrepreneurial. De ne jamais remettre à demain, ne rien attendre de qui que ce soit, et de toujours entreprendre. Car difficile est de  » débuter »mais une fois que cela est fait, avec un peu de courage, de la volonté et de détermination, on peut devenir « celui qu’on veut être ». Dons osons « commencer ».

Quelles sont tes ambitions pour le futur?

Je me vois être cette entrepreneur prospère qui assiste et contribue au développement de l’Afrique. Cette femme panafricaniste œuvrant pour mon pays en particulier et pour l’Afrique en général, faisant ainsi la fierté de tout un continent.

Parle nous de ton pays, le Sénégal

Native du Sénégal qui est un pays de l’Afrique de l’Ouest, il est borné par l’océan Atlantique à l’Ouest, la Mauritanie par le Nord, à l’Est par le Mali, la Guinée et la Guinée Bissau au Sud. Gouvernement républicain et un régime semi présidentiel, le Sénégal compte 14.354.690 Hbts soit 71,8 Hbts/km2. Le wolof, langue parlée par le plus grand nombre de personnes même appartenant à d’autre ethnies. On y trouve aussi les Sérères, les Diolas, les Peulhs, les Manding et les Soninké. Avec ces sites touristiques irrésistibles: l’île de Gorée, Parc des oiseaux de djouth, Parc de Niokolokoba, les Chutes de Dindiferlo etc… Nos grandes figures historiques: Cheikh Akhmadou BAMBA, Léopold Sedar SENGHOR, Cheikh Anta DIOP … Notre fameux plat national le  » thiébou djeun ». Nous vous attendons pour des séjours inoubliables.

Que voudrais-tu que les lecteurs retiennent de Khady MARONE ?

Nous sommes la jeunesse, nous sommes la force donc mettons nous au travail pendant qu’il est temps pour assurer à l’Afrique un futur meilleur. Dieu même est avec la jeunesse donc profitons de Dieu (rires). L’AFRIQUE c’est demain et demain se définit aujourd’hui!!!