La solution de l’UA dans un mois
Finalement la solution contraignante de l’Union Africaine qui doit mettre fin à la crise post-électorale Ivoirienne ne sera plus livrée ce 4 mars mais plutôt à la fin du mois de mars soit 30 jours à tenir pour les Ivoiriens. 30 jours durant lesquels le nombre de morts et de blessés sera certainement encore élevé vu la tournure très inquiétante que prennent les évènements à Abidjan et dans tout le reste du pays. De simple crise post-électorale, l’épineux dossier ivoirien est en train de tendre vers une guerre civile dont les signes sont déjà visibles. Lire la suite de l’article…
La crise post-électorale Ivoirienne qui a pris un tournant très violent ces derniers jours continue de faire des vagues au sein de la grande famille de la presse Ivoirienne plus divisée que jamais. D’un côté les fils à papa du régime sortant – les journaux bleus – qui ne sont nullement inquiétés et de l’autre les ennemis jurés de Laurent Gbagbo et de sa Côte d’Ivoire, les journaux proches du RHDP. Ces journaux au nombre de 9, sont réunis au sein du collectif des journaux pour la défense des acquis du 28 novembre 2010 et ont décidé de ne plus paraître jusqu’à nouvelle ordre. 
Les combats font rage chaque jour ou presque à Abobo. Des milliers d’habitants quittent le quartier le plus peuplé d’Abidjan pour trouver refuge auprès de parents et amis dans d’autres quartiers. Difficile de rester insensible devant autant de souffrance, de familles qui ont pu à peine manger depuis ces trois derniers jours, d’enfants malades et traumatisés par le bruit d’arme à feu, de jeunes gens inquiets d’être pris pour cible par les groupes armés… Ils quittent Abobo destination Adjamé, Yopougon, Koumassi, Marcory pour éviter les balles qui atterrissent de plus en plus dans les concessions et percent la toiture des maisons.
Un panel, celui de l’Union Africaine, une mission, trouver un dénouement pacifique à la crise Ivoirienne. L’UA se veut confiante et ses résolutions avait-on dit à Addis-Abeba seraient contraignantes pour les deux partis. A peine le panel mis sur pied, à peine le délai d’un mois qui lui est imparti tire à sa fin. Plus que quelques jours avant que cette solution contraignante ne soit connu mais dans son attente toutes les spéculations et souvent les plus folles circulent en ce moment à Abidjan.Solution contraignante 1 selon l’abidjanais
La décision du gouvernement Soro portant suspension des exportations du cacao vient d’être prolongée jusqu’au 15 mars. Cette décision s’inscrivant dans la stratégie d’asphyxie économique lancée contre le président sortant prive ce dernier d’une importante manne financière. L’objectif étant d’empêcher dans l’immédiat Laurent Gbagbo d’utiliser les ressources générées par le négoce du cacao « pour se réarmer et brimer les populations ».Malheureusement, certains caciques du régime sortant (des ex-barrons de la filière) veulent utiliser cette stratégie d’asphyxie économique qui commence à porter ses fruits contre le gouvernement Soro. Face à cette campagne de désinformation le porte-parole du gouvernement Soro, le Ministre Patric Achi a tenu à faire ces précisions. « Si ces exportations devaient se faire, le paiement des taxes para-fiscales ou fiscales ne pourraient pas se faire parce qu’elles se feraient entre les mains du gouvernement illégitime. Donc nous avons prorogé cette décision en nous disant et nous l’espérons, que d’ici là nous serons sortis de la crise et que ces ressources serviront à développer la Côte d’Ivoire ».


La France, les USA, le Canada, l’Allemagne, l’Espagne…voici des pays qui font rêver de nombreux jeunes africains et aussi de nombreux jeunes Ivoiriens. Chacun veut se rendre dans ces pays et revenir chaque vacance avec des billets de dollars ou d’euros en poche. Ce rêve est omniprésent dans le cœur des jeunes Ivoiriens dans la mesure où des amis du quartier ou de classe vivent déjà en occident et sont arrivés à construire au pays et monter des business assez rentables. Mais la réalité de l’immigration est aussi connue par les jeunes Ivoiriens : tout le monde n’arrive pas à fouler le sol de Ceuta ou de la Sicile. 




C’est la première fois depuis son retour de New York que le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies, Young-Ji Choi se prononce sur les derniers développements de la crise post-électorale Ivoirienne. Au cours d’une tournée dans les cantonnements des troupes onusiennes à Abidjan, le diplomate coréen à transmis aux casques bleus les félicitations du conseil de sécurité et de Bang Ki Moon (Secrétaire Général de l’ONU) pour le travail remarquable mené les peace keeper sur le terrain.
Bombonnes de gaz sur la tête des ménagères ou dans le coffre des voitures, files interminables devant les dépôts et stations service, hausse des prix…Voici l’ambiance à Abidjan ce week-end de manque de gaz domestique ! Partout le refrain était le même : « Il n’y a pas de gaz et personnellement je ne sais pas quand le camion viendra livrer » affirme Oussou gérant d’un dépôt à la Riviera II.Devant son espace une cinquantaine de bouteilles attendent dans l’ordre d’arrivée. Les ménagères épuisées par l’attente somnolent sous le petit manguier pendant que des fillettes papotent assises sur les bouteilles. « Depuis ce matin je me promène comme une ‘’folle’’ d’un magasin à l’autre, d’un dépôt à l’autre, d’une station à l’autre. Il n’y a toujours pas de gaz me dit-on et me voilà dans un autre quartier » souligne Mme Akassi. La mère de famille nous dira qu’elle vient de Cocody centre et cela fait deux jours qu’elle cherche du gaz avec l’aide de son époux.
San-pédro, la grande cité balnéaire du sud-ouest de la Côte d’Ivoire abrite le premier port d’exportation ouest-africain du binôme café-cacao. Deux semaines après le décret du premier Ministre Soro Guillaume portant suspension des exportations du café et du cacao pour une période d’un mois, les professionnels de la filière ressentent déjà des difficultés à l’image de ce camionneur stationné à l’entrée du Port Autonome de San-pédro et visiblement mal informé de la situation sur le terrain.