Kahofi SUY

Corruption : la police nationale ivoirienne toujours à l’heure du racket

Le racket mine encore la Police Ivoirienne
Le racket mine encore la police Ivoirienne

La corruption est bien le premier cancer socio-économique dont souffre la Côte d’Ivoire et l’un des corps de métier qui semble en souffrir le plus (ou en faire la promotion) est pour de nombreux Ivoiriens la police. Enquête !

Lors de l’enquête qui a précédé la rédaction de cet article, 7 Ivoiriens sur 10 interrogés ont estimé que la police est le corps le plus corrompu de l’armée et de la Côte d’Ivoire ! A tort ou à raison, de nombreux Ivoiriens la jugent en déphasage avec ses missions premières. En effet, la police ivoirienne se donne pour mission de veiller à l’application des lois et d’assurer la protection des personnes et des biens. Elle fait du renseignement et le maintien de l’ordre. Ces missions que nous qualifierons de nobles sont occultées par la corruption ouverte des hommes en kaki. Celle-ci ternit encore plus l’image du pays, car la corruption de la police nationale est celle à laquelle les populations sont directement exposées au quotidien.

Le Cfa au-dessus du civisme

Le champ privilégié de chasse de la police est le bitume. C’est ici que les policiers se livrent à tous leurs abus. A titre d’exemple, les agents commis à la circulation ne cessent au quotidien d’inventer des infractions juste pour soutirer de l’argent aux automobilistes. Parmi les infractions qui donnent de l’argent rapide comme au PMU figure le stationnement interdit à un feu qui pourtant est au rouge, le dépassement interdit alors que vous roulez seul sur la voie sans oublier le plus que célèbre mauvais chargement quand bien même le fanion indiquant l’excédent de charge est posé de façon évidente ! A cela s’ajoute les radars qui sont positionnés à des endroits formellement interdits quand ils ne sont pas inexistants. A Abidjan les pentes, côtes et autres virages sont les espaces choisis par les agents indélicats pour soutirer de l’argent aux automobilistes. En effet il serait impossible, même à une voiture intelligente de ne pas monter une côte, négocier un virage ou descendre une pente sans prendre de la vitesse ! Un racket des automobilistes si bien structuré depuis des années qu’il semble ne plus déranger. Des montants de 500 F, 1000 F ou 2000 F Cfa…cet argent soutiré aux citoyens est souvent remis sans une contravention ou même une preuve que l’argent a été bien remis à un agent des forces de l’ordre.

« Lorsque qu’après le constat d’une infraction, l’agent de police immobilise votre véhicule, il vous dira par exemple que son « collègue qui a la souche de la contravention est absent ! » Il vous fait perdre inutilement le temps pour vous amener à prononcer cette phrase que tous les policiers ivoiriens affectionnent : « Chef on fait comment ? » Il sait alors que vous avez l’intention de négocier pour regagner votre lieu de travail » nous indique en fin connaisseur M Koffi Kouadio Alain, responsable d’une PME froid et climatisation.

Cette attitude pousse aujourd’hui de nombreux véhicules de transport en commun à circuler sans aucune pièce administrative, et même l’assurance. Des clando’ qui mettent la vie des honnêtes citoyens en danger avec la bénédiction des policiers. Pour en savoir plus sur cette pratique nous nous rendons à la gare de gbaka d’Adjamé et celle de wôrô-wôrô de Treichville. Coulibaly H, un chauffeur nous indique clairement que « les chauffeurs payent une substantielle somme aux policiers » pour circuler librement toute la journée.

« Lorsque je suis arrivé dans le transport cette pratique existait déjà ! Je ne sais pas qui a ces pièces et qui ne les a pas, mais je suppose que si vous vous acquittez de la somme que les policiers veulent vous, pouvez rouler tranquillement » nous indique H Coulibaly.

Tout semble donc expliquer l’incivisme des chauffeurs des véhicules de transport en commun sur nos routes. Les agents de police semblent ne rien voir des nombreux stationnements interdits, de l’absence de rétroviseurs et autres feux sur les véhicules sans oublier les dépassements dangereux que réalisent les chauffeurs de gbaka et wôrô-wôrô.

Un combat de David contre Goliath

La politique nationale de lutte contre la corruption prend en compte la question du racket et de l’incivisme au sein de la police nationale. La preuve de nombreux policiers indélicats ont été traduit devant le tribunal militaire et jetés en prison. Des exemples pour redresser les brebis galeuses, des exemples que la population salue, mais qui ressemblent plus à un coup d’épée dans l’eau ! Pour un seul policer derrière les barreaux, ce sont des centaines qui continuent de soutirer injustement de l’argent aux citoyen dans les rues.

« Je pense personnellement que la question du racket et généralement la corruption au sein de la police est avant tout une question de mentalité. Tant que les policiers seront convaincus qu’ils ne font pas de mal, le racket continuera. Par contre, si chaque policier comprend qu’il fait du mal au citoyen en donnant dans le racket, les choses changeront » nous explique M. Koné F. R. sociologue.

Pour guérir du racket, la police doit reconnaître qu’elle est malade. Cela implique un engagement de la hiérarchie dans l’assainissement du corps. Les bruits de corruption lors du concours d’entrée à l’école de police doivent être dissipés et les éléments (officiers et sous-officiers) plus instruits sur les questions touchant au civisme, à la protection des droits de l’homme et au respect du citoyen. Un policier soucieux du bien-être de ses compatriotes ne les escroque pas, mais aide à les protéger contre toutes les formes d’abus. C’est seulement en tournant le dos à la corruption et au racket que la police pourra véritablement assurer sa mission qui consiste à veiller à l’application des lois et assurer la protection des personnes et des biens.


Côte d’Ivoire : quand manger devient un luxe

La grogne se poursuit sur les marché
La grogne se poursuit sur les marchés

Difficile de croire en la politique de lutte contre la cherté de la vie menée par le gouvernement ivoirien. En effet chaque jour qui passe est un nouveau jour de hausse sur les marchés. Une situation que les ménagères supportent de plus en plus mal.

Il est 11 heures à Abidjan et à cette heure tous les marchés de la capitale économique Ivoirienne grouillent de monde. Nous nous faufilons parmi les commerçants et les clients pour être au parfum des dernières hausses des denrées sur le marché. Première escale l’espace tubercule du marché Gouro d’Adjamé. Sur son étalage Konan Amenan propose plusieurs variétés d’igname. A titre d’exemple, le kponan est à 300 francw Cfa et l’assawali à 250 francs Cfa le kilo. La commerçante reconnaît que ces prix sont élevés néanmoins elle prend le soin de nous expliquer pourquoi les prix sont constamment à la hausse.

« Je dois vous dire très clairement que la hausse ne dépend pas de nous. Seuls les grossistes qui viennent nous livrer en camion ont le monopole du prix. Ils font venir les ignames de Bouna et de Bouaké. Ils proposent le kilo à 240 F ou 265 en fonction de la période et des espèces », nous indique Konan Amenan.

On comprend sur la base d’un petit calcul que le bénéfice des commerçantes oscille entre 10 et 35 F Cfa sur chaque kilogramme d’igname vendu ! L’étalage d’igname de Victorine jouxte la grande table de Fadilatou. Une commerçante d’épice dont l’activité principale est le négoce des oignons. Un condiment incontournable qui subit aussi une hausse incontrôlée côté prix.

« Plus que tout autre denrée, le prix de l’oignon subit une véritable fluctuation. Le sac peut coûter 14.000, 15.000 voire 15.500 f CFA. Ce même sac d’oignon il y a quelque temps de cela se vendait entre 8.000 et 10.000 f CFA au plus. Avec les nouveaux prix nous sommes obligés de faire des petits calculs pour faire un petit bénéfice » affirme la vendeuse.

Ce petit calcul dont parle Fadilatou oblige les commerçantes à proposer les oignons à 650 voire 700 F Cfa le kilo. Les autres légumes n’échappent pas à cette fluctuation. Les aubergines, gombos et autres tomates fraîches vendus hier par petits tas à 50 francs sont aujourd’hui vendus au minimum à 100 francs ou même 200 francs sur certains marchés d’Abidjan. Pour faire une bonne sauce et bien nourrir sa famille, les tubercules d’igname et les légumes ne suffisent pas. Il faut bien faire un tour chez le boucher ou la poissonnière. Dans un contexte économique de plus en plus difficile, rares sont les familles qui peuvent s’offrir le luxe d’un repas copieux avec des protéines animales. La raison est toute simple : le prix du kilogramme de viande est trop élevé et ceux qui veulent se rabattre sur le poisson se heurtent aux prix imposés par les grossistes du port. Faisons-nous une idée des prix pratiqués avec Mme Bamba une poissonnière de Wassakara.

« Le carton de poisson chinchard qui était à 19 000 et aujourd’hui monté à 24 000 F, le mâchoiron est passé de 8 000 à 10 000 F, le prix du maquereau est passé de 7 000 à 11 000 F Cfa ! Vous remarquez très bien que la hausse se situe entre 2 000 et 5 000 F selon les espèces de poisson » nous explique madame Bamba.

Il faut donc revendre le poison à 700, 800 ou 1000 F pour réaliser un petit bénéfice. Une véritable souffrance pour les commerçantes.

Cette souffrance des commerçantes est aussi partagée par les mères de famille qui écument chaque jour les marchés de la capitale économique ivoirienne à la recherche de quelques légumes pour nourrir mari et enfants. Le panier de la ménagère n’existe plus, il s’est transformé en sachet de la ménagère ironisent les femmes sur le marché qui ne savent plus à quel saint se vouer.

« Je suis venue avec 2 000 Fau marché depuis 7 heures et à force de comparer le prix des denrées il est 12 h 15 ! Je risque de me retourner sans rien acheter parce que tout est devenu cher. Les mêmes provisions que vous faites lundi à 2 000 F vous les ferez dans une semaine à 2 500 voire 3 000 F. Il est de plus en plus difficile de manger » s’inquiète Madame Yeo Salimanta.

En Côte d’Ivoire de nombreuses familles ne cherchent plus à manger à leur faim. Juste le minimum deux (2) ou une (1) fois par jour pour « rester en vie ». Quand les difficultés frappent, on oublie la qualité pour penser quantité.

« Quand vous regardez une sauce graine de 2013 et celles que nos mères cuisinaient en 1990 ou même avant, vous sentez la différence. Nos sauces sont juste de l’eau portée à ébullition avec quelques légumes. Les Ivoiriens mangent de plus en plus mal et nos autorités semblent ne pas se soucier de notre sort » s’indique Mme Koffi Ange.

La question de la cherté de la vie dans le contexte socio-économique assez difficile qui est celui de la Côte d’Ivoire mérite une attention particulière. Les autorités Ivoiriennes doivent mener la lutte d’une autre manière et accepter d’abandonner leurs bureaux feutrés de la cité administrative du Plateau pour descendre sur les marchés pour toucher du doigt la souffrance des populations.


Bon appétit à Abidjan avec Hellofood !

hellofood
Un repas avec Hellofood en un clic !

Il est midi à Abidjan, c’est l’heure de la pause pour de nombreux Ivoiriens. Travailleurs, étudiants, hommes d’affaire ou chef d’entreprise, chacun se dépêche pour trouver très rapidement un espace gastronomique non loin de son lieu d’étude ou de travail pour manger. S’affaisser dans le siège d’un restaurant et déguster un bon plat en toute quiétude est le vœu que chacun caresse entre midi et deux. Ce geste n’est pas du tout évident pour de nombreux Ivoiriens surtout lorsque vous vous retrouvez dans des quartiers comme le Plateau, Marcory, Vridi ou Cocody et surtout lorsque vous avez une pile de dossiers à évacuer avant la fin de la journée !

Comment donc arriver à concilier une pause gastronomique avec un programme professionnel souvent chargé ? Comment trouver rapidement un menu équilibré pour toute la famille au dîner ? Comment savourer un bon plat entre amis lors d’une télé-party ? Parce que chaque minute est importante pour vous, Hellofood vous donne l’opportunité de bien manger sans quitter votre lieu de travail, votre université ou même votre domicile. Hellofood est un service gastronomique de proximité très innovant qui répond aux besoins des consommateurs. Il s’agit d’un service de livraison de plats dans tout Abidjan quelque soit le quartier et la nature de votre commande ! Bien manger avec un menu équilibré c’est possible grâce à un geste tout simple. En effet Hellofood vous donne l’occasion de commander vos plats en ligne chez vos restaurants favoris. En un clic sur le site https://www.hellofood.ci vous pouvez à n’importe quel moment de la journée passer une commande. Une fois sur le site, renseignez simplement votre quartier et choisissez le restaurant qui correspond à vos goûts et votre budget, selon les heures de livraison. Vous payez simplement votre repas au livreur sans supplément comme si vous étiez au restaurant ! Voici un clic utile qui vous évite de tourner en rond à la recherche d’un restaurant ou même de faire la queue juste pour une pizza ! Hellofood c’est aussi la garantie d’un menu très varié et donc la certitude de ne pas tomber dans une routine gastronomique. Plats africains, mets asiatiques, gourmandises européennes, spécialités libanaises ou sandwichs, il y a de quoi se faire plaisir et faire plaisir aux autres chez Hellofood.

Pour être encore plus proche du client, Hellofood a développé une application compatible avec vos terminaux mobiles quelque soit votre opérateur. Il suffit d’aller sur https://www.hellofood.ci/contents/apps pour la télécharger et passer vos commandes en ligne. Un service facile, rapide, fiable et sécurisé qui vous donne l’opportunité de bien manger sans vous déplacer.

Pour contacter Hellofood

Par email: contact@hellofood.ci

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AFROBASKET : Bilan des 16ème de finale

L’antre du basket-ball Ivoirien vibre au rythme des rencontres de l’AFROBASKET
L’antre du basket-ball Ivoirien vibre au rythme des rencontres de l’AFROBASKET

La phase de poule de l’AFROBASKET 2013 vient de s’achever à Abidjan. Au terme de ce 16ème de final, force est de constater que les ténors du basket-ball africain ont confirmé tout le bien que les analystes disaient d’eux à l’exception du Sénégal qui a montré un jeu assez décousu et très peu convainquant. En témoigne sa quatrième défaite d’affilé face à la Côte d’Ivoire en quatre phases finales de l’AFROBASKET et ses deux victoires au forceps face à l’Algérie et à l’Egypte. L’Angola a réussit son entrée avec ses athlètes qui ont prouvé qu’ils n’étaient pas à Abidjan en tourisme! Idem pour la Tunisie, l’équipe à abattre puisse qu’elle est la tenante du titre. Elle l’a rappelé en punissant à plus de 100 points le Burkina Faso ! Sans complexe, sans pression, sans tambour ni trompette, l’équipe tunisienne développe un jeu posé. Bien sûr elle était face à des adversaires qui n’avaient rien à perdre à se faire battre par la tenante du titre mais qui caressaient le secret espoir de briller face à la Tunisie. Cet exploit n’a pas été réalisé par le Maroc, le Rwanda et le Burkina, un pays qui est à sa quatrième phase finale de l’AFROBASKET contrairement aux idées reçues. Ce pays d’Afrique de l’ouest a péché par son manque d’expérience en commettant de nombreuses fautes. Le haut niveau a ses réalités qu’il faut connaître avant de se frotter aux dinosaures du basket-ball africain.

Bien que de nombreuses équipes aient été remaniées à plus de 50%, des athlètes de haut niveau (USA, France, Belgique…) ne sont pas venus défendre les couleurs de pays respectifs. Qu’à cela ne tienne, les 16ème de final ont été riche en bon jeu et surtout en ambiance folle depuis le Palais des Sports de Treichville. Côté ambiance le 12ème Gaïndé du Sénégal arrive en pôle position avec une délégation d’au minimum 200 supporteurs par rencontre. Les supporteurs Sénégalais ont boudé leur équipe après la lourde défaite face aux Ivoiriens. L’appel irrésistible des gradins à fait le reste : les danseurs et danseuses de m’balax ont repris la route du Palais pour être témoins de la deuxième victoire du Sénégal. La Côte d’Ivoire pays hôte suit avec CNSE et le wôyô national. Une ambiance folle avec tambours et castagnettes qui a galvanisé les Eléphants. Un soutien salué par Ismaël N’DIAYE le capitaine des Eléphants basketteurs. La colonie centrafricaine s’est aussi signalée lors de toutes les rencontres de la RCA, idem pour l’Angola, le Cap-Vert et le Burkina. Il faut aussi noter que quelque soit le match qui se jouait, des fanas de basket-ball Ivoirien venaient de tous les quartiers pour apprécier le spectacle. Un bon jeu qui fera oublier un tout petit peu les problèmes socio-politiques que la Côte d’Ivoire vit au quotidien.

Polémique sur la composition de l’équipe de Côte d’Ivoire

Pendant que sanglés du maillot orange-blanc et vert, les Eléphants se battent sur le parquet du Palais, des bloggueurs et apprentis journalistes ont trouvé le malin plaisir de lancer le débat (ou plutôt la polémique) sur le degré « d’Ivoirité » de l’équipe nationale de Basket. Pour eux (j’évite de les citer exprès) l’équipe serait composée de Mercenaires ! Qui peut-on appeler mercenaires ? Des Ivoiriens nés aux Etats Unis qui ont refusé la nationalité américaine pour leur pays ou des bi-nationaux qui ont tourné le dos (par patriotisme) aux pays de leurs pères pour celui de leurs génitrices ? Ah sacré Côte d’Ivoire! Pendant que la loi sur la Nationalité divise le Parlement, certaines plumes l’invitent sur les parquets. Ainsi va l’AFROBASKET et ces quelques commentaires d’individus isolés en manque tweets et de reconnaissance ne saurait gâcher la fête africaine de la balle au panier. Les 8ème de final commencent ce lundi, toute défaite sera synonyme d’élimination. Bonne chance à tous!


AFROBASKET 2013 : Une première journée riche en bonnes prestations

Moment de lutte en raquette lors du face à face Côte d'Ivoire - Algérie
Moment de lutte en raquette lors du face à face Côte d’Ivoire – Algérie

La première journée de l’AFROBASKET en terre ivoirienne a tenu toutes ses promesses. Quatre rencontres très relevées ont meublé le jour 1 de la compétition.

En levé de rideau, la Centrafrique était face au Mozambique. Une rencontre qui pourrait être illustrée par le dicton : « Il ne faut pas vendre la peau de l’Ours avant de l’avoir tué ». Les Centrafricains ont dominé le match sur trois quart-temps avant de faiblir face aux Mozambicains plus entreprenants à trois minutes de la fin du match. Les Centrafricains trébuchent 66 – 70 face au Mozambique, idem pour l’Egypte qui tombe les armes à la main face au Sénégal.
Un match interdit aux cardiaques tant il a été dominé par de nombreuses parités dont un 70 – 70 à 6 secondes de la fin du match. Ibrahima MBENGUE libère un tir sec et soulage le 12ème gaïdé (supporteurs sénégalais). Comme le Sénégal, le pays hôte de la compétition était très attendu après la cérémonie d’ouverture. La Côte d’Ivoire a marqué son parquet en signant sa première victoire face aux Algériens. 64 – 47 dans un match qui a faillit basculer en quelques secondes si l’Algérie avait sur profiter d’une remontée à deux points des Ivoiriens à la fin du troisième quart-temps. Les fennecs pensaient pouvoir jouer sur la pression psychologique du pays organisateur, mais c’était mal connaître les poulains du coach LEZCANO Moya qui fort du soutien des Éléphants supporteurs sont arrivés à leur fins.
Le plus important écart de la journée est à mettre à l’actif de l’Angola qui fidèle a son statut de super favori à largement dominé le Cap Vert 75 à 50. Les Palancras négras ont séduit par leur jeu efficace et leur adresse qui leur colle toujours à la peau. Mention spéciale pour Carlos Morias qui offre 21 points à son équipe pour sa première victoire.


La Côte d’Ivoire se (re)construit de gré à gré !

Un pont réhabilité dans la commune de Cocody (image d'illustration)
Un pont réhabilité dans la commune de Cocody (image d’illustration)

Pendant que le Président Alassane Ouattara parle de bonne gouvernance et d’émergence à l’horizon 2020, son régime fait la promotion de mauvaises pratiques économiques.  

En économie, un marché de gré à gré est une offre dont l’attribution se fait sans mise en concurrence. La comparaison entre des soumissions multiples qui doit permettre à l’Etat d’avoir le meilleur rapport qualité, coût et délais n’est plus garanti. L’entreprise qui est coptée dicte ses conditions à tous les niveaux. Or, la libre concurrence impose aux entreprises une meilleure qualité, des coûts réduits et des délais raccourcis. Et si donc le gré à gré fait autant perdre à l’Etat au niveau des coûts concurrentiels, pourquoi les Agences Gouvernementales ont-elles recours à cette pratique Côte d’Ivoire ? Pour Coulibaly Non Karna, président de l’autorité nationale de régulation des marchés publics (ANRMP), le gré à gré se justifie seulement sous un nombre restreint de conditions.

« Les cas de monopole ou d’urgence impérieuse peuvent justifier une passation de gré à gré. Vous avez une école dont la toiture a été arrachée par une tempête, il est évident que vu les délais, vu l’urgence, le bon sens veut qu’on aille vers le gré à gré plutôt que de faire des procédures de passation par appel d’offre ouvert qui vont mettre du temps et priver les élèves de leur école » nous explique Non Karna.

Si l’attribution d’un marché de gré à gré se justifie, il n’en demeure pas moins que cette mesure reste une décision d’exception qui ne saurait devenir un mode d’attribution d’un marché public. Or, depuis la fin de la crise post-électorale, la Côte d’Ivoire a franchi le rubicond ! On estime aujourd’hui qu’entre 50 et 60% des marchés publics ont été attribué de gré à gré. Ce chiffre est de loin le plus élevé de toute l’UEMOA ! Le Chef de l’Etat Alassane Ouattara a lui-même reconnu la pratique qui pour de nombreux économistes est un acte de mauvaise gouvernance. Un danger pour un pays qui veut se donner les moyens d’être émergeant à l’horizon 2020. L’Etat Ivoirien promet d’ici peu de l’ordre dans l’attribution de ces marchés de gré à gré, chose que confirme Coulibaly Non Karna. Le Président de l’Autorité Nationale de Régulation des Marchés Publics soutient que d’ici fin décembre 2013 « l’audit des marchés gré à gré pour la période 2011 – 2013 sera achevé et dans le premier semestre 2014 » les résultats seront connus de tous.

Pendant que l’audit est en cours, l’opposition Ivoirienne continue de se délecter des déboires du régime Ouattara. Celle-ci martèle sous tous les toits que la Côte d’Ivoire est géré par une seule famille, un clan ethnique et un cercle d’amis qui se partagent l’argent du pays par des marchés de gré à gré en endormant les Ivoiriens avec des concepts pompeux comme l’émergence économique et la bonne gouvernance.


Revue de la semaine du 5 au 10 août 2013

Le Chef de l’Etat Ivoirien lors du défilé militaire
Le Chef de l’Etat Ivoirien lors du défilé militaire

Bienvenu à cette revue de la semaine ivoirienne sur un air d’indépendance tcha-tcha et un vent de réconciliation ! 53 ans de la mère patrie ça se fête et à l’occasion de cette célébration les Ivoiriens ont eu l’opportunité non pas d’écouter un message à la Nation mais plutôt une interview à la Nation. Fraternité Matin revient sur le show d’Alassane Ouattara face à deux journalistes sur les antennes de la RTI première chaine. Le canard pro-gouvernemental publie l’intégralité de cette longue interview en insistant sur les passages forts principalement ceux touchant aux questions de Réconciliation, de la Nationalité, la Relance économique et la diplomatie. Morceau choisi de cette interview à lire dans Le Mandat « Mon souhait être candidat unique pour le RHDP », « pourquoi j’accepte les marchés gré à gré ». Autre morceau choisi à lire dans Le Patriote « Je veux aller vite » parlant de la relance économique, « 2014 j’augmente les salaires », « nous travaillons pour sortir les plus pauvres de la misère ». Ces promesses n’enchantent en rien le FPI, le parti fidèle à Laurent Gbagbo à tout simplement boycotté la fête nationale. Un acte que Maitre Doumbia Yacouba du MIDH, le Mouvement Ivoirien des Droits Humains qualifie d’inquiétant pour la construction d’un Etat de droit dans les colonnes de Nord-Sud Quotidien. Toujours au sujet de cette célébration, Dernière heure Infos nous laisse entendre qu’une nouvelle tentative de coup d’Etat a été déjouée au Palais présidentiel par les hommes du Ministre Hamed Bakayoko. Pendant que le pays célèbre son 53ème anniversaire, le FPI célèbre la libération de ces 14 détenus ; en témoigne la une des quotidiens proche de l’opposition. Le Démocrate nous indique que juste après sa sortie de prison Affi crache le feu ! En effet à la une du quotidien Le Temps le numéro 1 par intérim du parti annonce clairement qu’ils sont de retour pour redresser les politiques tordues du Président Ouattara. Pour Le Nouveau Courrier c’est l’heure de remobilisation qui vient de sonner et le parti de Gbagbo va encore faire peur. La preuve selon L’Intelligent d’Abidjan, Michel Gbagbo malgré son appel à la paix et à la réconciliation est déjà menacé, plusieurs pro-ouattara sont contre cette liberté provisoire, une rencontre cruciale sera organisée à Accra nous dit le confrère pour le retour des exilés. Quant aux FRCI qui ont élu domicile chez Michel Gbagbo, ils sont sommés de quitter sa résidence. Pour L’Inter et Le Quotidien d’Abidjan la liberté provisoire accordée aux pro-gbagbo n’est pas un cadeau. Le Président cède en réalité aux pressions internationales avec des menaces ouvertes de l’ONU via son secrétaire général et surtout des grandes puissances qui ont décidé de retirer leur soutient à Alassane Ouattara. C’est ici que s’achève cette revue de la semaine ivoirienne, A la semaine prochaine


Savoir dire merci !

Savoir dire merci ne coûte rien
Savoir dire merci ne coûte rien

« Quand vous êtes en palabre avec quelqu’un et que ce dernier vous fait un geste, c’est quelque part le début d’une réconciliation ». Ce dicton posté sur facebook par un célèbre journaliste et blogueur Ivoirien est une phrase que je me permets de reprendre pour illustrer ce post à l’attention des membres et militants du FPI (Front Populaire Ivoirien). Les militants du parti fidèle à Laurent Gbagbo semblent avoir oublié une chose : la justice Ivoirienne n’était nullement obligée de libérer un seul détenu pro-gbagbo. Comme on le dit à Abidjan « s’ils n’étaient pas libérés qu’aurez-vous fait ? ». RIEN à part continuer de crier sous tout les toîts et jouer les victimes à souhait. Quand sur 700 prisonniers on vous libère 14, le premier mot qui doit vous venir à l’esprit c’est merci et non l’orgueil de signifier au Président de la République qu’il n’a rien fait ! Je les vois encore glander à l’arrivée de leurs amis de gabegie et de corruption au siège de leur parti sis à Attoban Cocody Riviera. La joie de retrouver des prisonniers politiques et non des moindre ne doit pas rendre certain amnésique. 90% d’Ivoirien étaient bien loin de s’imaginer que cette libération interviendrait un jour. Le fils de Gbagbo dehors même si c’est provisoire, Affi N’guessan libre…une foutaise caractérisée pour les parents des victimes au moment où des corps sont déterrés ici et là dans la capitale Ivoirienne. Le pouvoir en place a pesé le pour et le contre d’une telle décision. Comme hier certains ne voulaient plus entendre le nom de Gbagbo pour avoir signé les accords de Pretoria, la libération de 14 membres influents du FPI crée forcément un mécontentement dans le cœur de nombreux militants du RHDP et des familles des victimes. « C’est Ouattara qui parle de réconciliation, sinon si c’est moi ils vont tous mourir en prison, Gbagbo le premier ». Quand un pays, 3 ans après une crise qui a fait 3.000 morts il y a encore ce type de réflexion, il faut savoir modérer son arrogance politique et saluer un geste d’ouverture avant d’appeler à la libération d’autres prisonniers. Le malheur du FPI comme dirait un cadre influent du RHDP, c’est d’avoir trop longtemps eu « un comportement de délinquance politique ». « Ils ne savent qu’injurier et le mot remise en cause n’existe pas dans leur vocabulaire ». Pour une fois dans la vie du parti de Laurent Gbagbo, que le mot MERCI puisse faire son entrée dans votre dictionnaire politique.


Mendiant d’Abidjan l’heure est venue de se reconvertir

Plus de mendiants dans les rues!
Plus de mendiants dans les rues!

Les mendiants et les commerçants ambulants désormais personæ non grata dans les rues d’Abidjan ! La décision émane du Gouvernement Ivoirien. Visibles à tous les carrefours, les mendiants qui affichent leurs infirmités pour recevoir des pièces sont une tâche dans le décor de la capital Ivoirienne. Abidjan qui après avoir souffert de la crise post-électorale retrouve son lustre d’antan veut avoir fière allure surtout qu’elle est aujourd’hui le centre névralgique de plusieurs rencontres internationales et sous régionales. En prenant la décision de déguerpir les mendiants, les autorités Ivoiriennes par le canal du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité veulent assainir les grands carrefours de la perles des lagunes qui sont devenus des nids de promotion de la misère humaine. Plus de mendiants dans les rues et il va falloir s’y faire et surtout se conformer à cette décision au risque d’être déguerpis manu militari ! Quant aux vendeurs ambulants, bras armés de certains grossistes véreux, perturbateurs à souhait du trafic routier et souffre-douleur des unités de police dédiées à la circulation ils doivent aussi quitter la rue. Les activités de commerce selon Sidiki Diakité préfet de la région des lagunes répondent à des normes fiscales clairement établies par les autorités Ivoiriennes. Nul n’a le droit de contourner de telles mesures pour se sucrer sur le dos des contribuables sans payer d’impôt ou de taxes. Les commerçants ambulants affiliés aux grossistes indélicats écoulent à bas prix des marchandises qui n’ont pas été déclaré aux services fiscaux.

Mendiants ou commerçants ambulants, si tel est leurs activités premières pour se prendre en charge, tous devront se faire identifier auprès des services rattachés au Ministère de la Solidarité, celui de l’emploi et des personnes handicapés pour pouvoir bénéficier d’un programme de prise en charge social. Si depuis ce 5 août 2013 la phase de déguerpissement a débuté, les autorités Ivoiriennes veulent également se donner les moyens de convaincre les Ivoiriens du bien-fondé de cette mesure. Aussi une campagne de sensibilisation sera menée par les ministères engagés dans l’opération. La mesure de déguerpir les mendiants et les commerçants ambulants s’inscrit dans le cadre des opérations de lutte contre l’insécurité engagés par les autorités Ivoiriennes. Présenter la mendicité comme activité de promotion de l’insécurité n’est pas anodin. Force est de constater que de véritables empires financiers à Abidjan se sont construits grâce aux mendiants. Très bien organisés, ces réseaux de mafieux exploitent la misère des handicapés et autres personnes vulnérables. Dès le matin, les mendiants rallient par véhicules entiers leurs « différents lieux de travail ». Ils doivent ensuite se faufiler entre les voitures pour faire la recette du jour. Le soir venu il dépose leurs avoirs auprès du Chef de réseau par l’entremise de ces petites mains. C’est contre de telles pratiques que l’Etat Ivoirien va désormais en guerre.


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Journalistes à la matinale de Classe Fm
Journalistes à la matinale de Classe Fm

La Côte d’Ivoire a désormais sa première web-radio d’information continue. Il s’agit de Classe Fm, un projet impulsé par l’agence de communication E-VOIR. Après le site d’information de proximité Avenue225 et le service de revue de presse Infopress, l’Agence dirigée par Israël Yoroba vient de réussir un autre pari dans le paysage audio-visuel Ivoirien. Un pari fou pour tous ceux et celles qui considèrent qu’une web-radio d’information n’a pas de chance de tenir le cap dans un univers dominé par les web-radios musicales. Classe Fm émet depuis le 15 juillet 2013 depuis ses studios d’Abidjan-Cocody pour le monde. Son programme est exclusivement composé de journaux, de flashs d’information et de magazines. Conçue pour diffuser 24h/24 et 7 jours/7, la radio émet pour le moment chaque jour de 7 h 30 à 20 h. Le programme est caractérisé par deux grands rendez-vous : la matinal baptisée Abidjan Matin et le principal programme de la soirée, Abidjan Soir. Chaque heure est marquée par un journal et chaque demi-heure par un flash. Il s’agit d’un projet innovant qui donne l’opportunité à des jeunes passionnés par la radio de pouvoir réaliser leur rêve. 9 jeunes ont ainsi eu la chance de participer à une formation accélérée de 15 jours qui s’est déroulée dans une atmosphère décontractée. Les fondamentaux du journalisme étaient au menu de la formation. Il s’agit de l’écriture et le langage radiophonique, le montage audio numérique, la maîtrise des outils de reportage et de l’environnement du studio. Après 10 jours d’antenne, de nombreux internautes ont déjà inscrit l’URL de la radio dans leurs favoris. Des rendez-vous et des voix se signalent déjà ! Stéphane Kra s’occupe du journal de l’Economie et partage avec les internautes du monde des informations économiques sur la Côte d’Ivoire. Daouda Coulibaly se spécialise sur les questions touchant au développement technologique à travers le journal du Web. Le sport est l’affaire de Landry Zahouré quand le jeune Jonas Héouman s’illustre à travers l’espace ‘’A votre avis’’. Cette rubrique culte de la chaîne donne l’opportunité aux Ivoiriens de se prononcer sur des questions d’actualité. Déjà diffusé des vox-pop autour des questions « faut-il reconduire le mandat de la CDVR ? », « comment trouvez-vous le nouvel uniforme des FRCI ? », « pour ou contre le mariage pour tous ? »

Retrouvez toutes les émissions et les clouds sur www.classe.fm !


Côte d’Ivoire : La corruption, un monstre à terrasser !

Panneau de sensibilisation contre la corruption (Abidjan-Cocody)
Panneau de sensibilisation contre la corruption (Abidjan-Cocody)

Le visiteur d’un jour qui découvre la capitale ivoirienne Abidjan sera sans doute frappé par une nouvelle campagne d’affichage qui envahi la ville. Les carrefours stratégiques sont les espaces privilégiés pour sensibiliser les Ivoiriens sur les méfaits de la corruption. Ces panneaux publicitaires qui accompagnent les spots radio et télé font parti des outils de communication que le Gouvernement Ivoirien utilise pour lutter contre la corruption.

Corruption tous coupables, tous victimes ! Voici le slogan de la nouvelle campagne nationale de lutte contre la corruption lancée par les autorités ivoiriennes. Il s’agit d’envoyer des signaux forts aux bailleurs de fond et de faire face à un fléau qui gangrène la Côte d’Ivoire depuis son indépendance. La corruption, un fléau pour la Côte d’Ivoire et c’est peu de le dire tant le mal est omniprésent ! Difficile lorsque vous parcourez les rues d’Abidjan de ne pas trouver un homme ou une femme qui n’a pas été victime de la corruption. Tous les corps de métier sont touchés et les services publics se taillent la part du lion.

Un vol institutionnel

Ministère, Impôt, Trésor Public, Fonction Publique, Police, Douane…tous les services que compte la Côte d’Ivoire rivalisent dans la bêtise quand il s’agit de parler de corruption. Et dans ce schéma, ce sont les populations les plus démunies et les plus vulnérables qui payent le plus lourd tribut.

« Vous avez dit corruption ? Eh bien sur la route c’est notre quotidien ! Chaque matin que vous vous levez, vous êtes sûr de verser de l’argent aux policiers de la commune avant de pouvoir circuler tranquillement avec votre taxi. C’est devenu normal, disons naturel pour un policier de soutirer de l’argent aux chauffeurs. Donc oui, la corruption est notre quotidien » nous explique Diakité Ismaël chauffeur de taxi.

Diakité Ismaël nous explique que de nombreux agents des forces de l’ordre n’hésitent pas à dire haut et fort que « l’argent qu’ils prennent aux chauffeurs nourrit un vaste réseau où chaque haut gradé à sa part du butin ». Ce vol institutionnalisé d’hommes en uniforme sur les routes ivoiriennes n’est que la partie visible d’un iceberg. Bien que nos tentatives pour avoir des entretiens avec des agents du Ministère de la fonction publique soient restées vaines, il est aisé, grâce aux témoignages des fonctionnaires et des aspirants à la fonction publique de nous rendre compte de l’ampleur de la corruption.

« Tous les concours dans ce pays ont une valeur marchande. Si vous avez le bon « circuit » et l’argent qu’il faut vous avez le poste que vous voulez. Les montants varient de la centaine de mille au million ! » nous explique K. Zébéhi Serges un jeune démarcheur que nous avons interrogé devant le siège de la Fonction Publique au Plateau.

Cette manière d’agir est connue de tous les Ivoiriens. Le succès à un concours dépend très peu de vos compétences mais plutôt de la faculté que vous aurez à verser un pot de vin là où il faut. La Côte d’Ivoire est dans cercle vicieux, à l’image d’un serpent qui se mord la queue ! Si le fonctionnaire débourse de l’argent pour un poste comment ne serait-il pas tenté d’escroquer d’autres ivoiriens ? « La question ne se pose même pas car c’est bien ce qui se passe ! » affirme Coulibaly Mohamed un jeune infirmier avant de nous expliquer que « chaque personne qui débourse de l’argent pour entrer à la fonction publique doit rembourser sa dette avant d’abuser de sa position pour escroquer d’autres Ivoiriens ». Coulibaly Mohamed fait bien de parler de dette pour financer les concours et autres recrutements exceptionnels. Ce sont des parents, des amis, des bonnes volontés qui vous prêtent des sous pour corrompre. Il faut pouvoir rembourser l’argent reçu ! Voici pourquoi dans ce pays le policier et le gendarme ne se lassent pas de soutirer de l’argent aux chauffeurs, la sage femme de s’enrichir sur le dos des femmes enceintes, les cadres des ministères de passer des marchés de gré à gré, les agents du trésor d’exiger un pourcentage avant de régler la facture d’un homme d’affaire…

« Nous sommes passés de l’orange au rouge »

Il est vrai que la corruption est un fléau qui existe en Côte d’Ivoire depuis longtemps mais elle a pris du poil de la bête ces dernières années. Malan Ehounou est président de l’ONG Transparency Justice. Observateur averti de la scène sociale Ivoirienne, il nous explique comment en l’espace de 10 ans la Côte d’Ivoire a chuté encore plus dans la corruption.

« Il faut comprendre que la corruption se développe là où il n’y pas de structures étatiques, là où l’Etat est faible, là où les structures sont décomposées. Et donc forcément durant ces dix dernières années et durant la crise post-électorale en particulier, l’Etat paraissant inexistant, la corruption s’est développée » nous explique Malan Ehounou.

Dans une Côte d’Ivoire divisée il y a encore quelques années, les propos de l’acteur de la société civile ivoirienne trouvent tout leur sens. Les mines exploitées illégalement par les ex-com zone au nord, l’argent du café-cacao pillé au sud, les listes présidentielles ou celles de la Première Dame lors des concours pour la fonction publique sont des exemples. Malgré ce sombre tableau, Malan Ehounou reste convaincu que l’espoir est permis. Et cet espoir réside dans l’action du Gouvernement qui doit engager une lutte effectivement contre la corruption. La nouvelle campagne de lutte contre la corruption répond à cette requête. Méïté Sindou Secrétaire national à gouvernance et aux renforcements des capacités, la campagne est basée sur une double stratégie. Les agences en charge de la moralisation de la vie publique du pays auront à mener des études en interne pour que la Côte d’Ivoire puisse s’approprier le phénomène de la corruption.

« Nous avons proposé au Gouvernement la mise en place du dispositif juridique et institutionnel anti-corruption, un dispositif juridique fort. Nous avons proposé également une deuxième loi sur la mise en place d’une Institution, d’une Haute Autorité chargée de la bonne Gouvernance. Donc le processus est en cours pour l’adoption d’un dispositif juridique mais également d’un dispositif de sanction contre la corruption » nous explique Méïté Sindou.

La phase de la répression, c’est précisément à ce niveau que les Ivoiriens attendent de pied ferme le Gouvernement. Qui osera jeter son amis, son parent ou un des ses militants de la première heure en prison ? Oui qui osera le premier s’élever contre le système de la corruption ? « De beaux spots télé et radio, de beaux panneaux d’affichage mais nous attendons du concret dans la répression de la corruption » réclame Konan Clément un enseignant.

SUY Kahofi


Revue de presse Ivoirienne du 8 au 13 juillet 2013

Qui doit demander pardon aux Ivoiriens?
Qui doit demander pardon aux Ivoiriens?

Qui doit demander pardon aux Ivoiriens pour les affres de la crise post-électorale ? Pour le Président Alassane Ouattara qui cette semaine achevait sa visite dans le nord, c’est le FPI de Laurent Gbagbo qui doit le faire. Selon Le Patriote le chef de l’Etat a appelé l’ancien parti au pouvoir à se ressaisir, à faire preuve d’humilité et à accepter de faire son mea-culpa. Chez nos confrères du quotidien Le Mandat, l’appel d’Alassane Ouattara trouve également un écho favorable puisse qu’il est relayé avec ce titre : « le FPI doit demander pardon ». Pardon ? Et pour quoi ? se demande Notre Voie qui fait rappeler au Président Alassane Ouattara que ce sont ses hommes (entendez les FRCI) qui depuis leur rébellion au nord ont mis le pays à feu et à sang. C’est donc à Alassane Ouattara et ses suppos du RDR de demander pardon aux Ivoiriens martèle Le Temps. Pendant que les partis politique se chicanent pour savoir qui doit endosser la responsabilité de la crise, les anciens barrons de la filière café-cacao tombent en disgrâce dans le procès qui les opposent à l’Etat de Côte d’Ivoire qui s’est porté partie civile. Le procureur de la République, Fernand Oulaye a rendu le mercredi 10 juillet 2013 ses réquisitions relatives aux 5 infractions de ‘’détournement de fonds, abus de confiance, abus de biens sociaux, escroquerie, faux et usage de faux en écriture privée de banque ou commerce’’ constatées dans la gestion des ex-barons de la filière café-cacao indique L’Intelligent d’Abidjan. Ainsi, le procureur a requis 20 ans de prison ferme contre Henri Kassi Amouzou (président de l’ex-Fdpcc) et chacun de ses lieutenants précise Le Jour Plus. Le Mandat et Nord-Sud quotidien dans leur parution du 11 juillet égrainent le nom de ces hommes et de ces femmes qui hier faisaient la pluie et le beau temps dans la filière. Sale temps également pour les compagnons de lutte de Laurent Gbagbo. En effet la justice Ivoirienne vient de trancher nous indique L’Inter. Dans le cadre de la gestion des dossiers relatifs à la crise post-électorale la justice confirme les charges contre Simone Gbagbo, Affi N’guessan, Aké N’gbo ou encore Michel Gbagbo. Le Nouveau Réveil confirme cette décision de justice mais précise comme pour décrisper l’atmosphère sociale que Simone Gbagbo et Blé Goudé ne seront pas transférer à la CPI. Les principaux détenus pro-gbagbo au nombre de 84 seront donc jugés en cours d’assise. Quant à Laurent Gbagbo sa mise en liberté provisoire a été de nouveau refusé par la CPI soutient Le Nouveau Courrier. Enfin pour finir, la 39ème session de l’Association des parlementaires francophones s’est ouverte en Côte d’Ivoire le 8 juillet en présence de plusieurs hautes personnalités Ivoiriennes et mondiales. L’actualité de cette rencontre a alimenté les colonnes du quotidien pro-gouvernemental Fraternité Matin tout au long de cette semaine.

A la semaine prochaine !


Santé/Nutrition : comment réussir le jeûne du ramadan ?

Très utile de bien manger durant le jeûne
Très utile de bien manger durant le jeûne

Le mois marquant le jeûne musulman est un mois où les habitudes alimentaires sont totalement bouleversées. Les heures de repas changent et le contenu des assiettes également ! Ces bouleversements ajoutés à la privation de nourriture peuvent s’avérer dangereux pour certaines personnes.           

Le jeûne du ramadan est une étape importante dans la vie du musulman. Malheureusement chaque année de nombreux fidèles ne peuvent pas accomplir cet acte de haute portée spirituelle à cause de leur état de santé. Il s’agit des diabétiques, des hypertendus artériels, des ulcéreux et de toutes les personnes souffrant de maladies cardio-vasculaires ou d’hyperacidité gastrique. Comment éviter que le jeûne, moment de piété, ne devienne dangereux pour le musulman qui se sait malade ? Comment éviter de tomber malade après le jeûne pour des raisons de mauvaises habitudes alimentaires ? Voici les deux questions que se posent de nombreuses personnes qui ont à cœur de respecter un pilier important de l’Islam. Docteur Diaby Moustapha président de l’ONG Islam Action Sanitaire a une position très claire sur le musulman qui a des doutes sur son état de santé et qui veut observer le jeûne.

« S’agissant des malades vulnérables au sein de la communauté et qui sont sujets aux maladies chroniques, il y a la nécessité pour tout musulman cardiopathe, hypertendu, diabétique ou ulcéreux d’aller rendre visite à son médecin avant même le mois du carême. Cette consultation lui permettra de savoir s’il y a une certaine compatibilité entre son état de santé et l’observance du jeûne. Bien sûr si son médecin l’autorise à observer le jeûne, il revient au fidèle de respecter les prises médicamenteuses aux doses et aux manières qui lui seront indiqués par le médecin » nous explique Docteur Diaby Moustapha.

A ces premières dispositions s’ajoute un strict respect des règles d’hygiènes et de diététiques qui accompagnent la prise des médicaments. Cependant si le médecin déconseille au fidèle d’observer le jeûne, point besoin de faire du forcing pour montrer qu’on est « un bon musulman ». La religion musulmane prévoie des dispositions à titre de compensation pour tout fidèle dans ce genre de situation.

Toutes ces dispositions sont aussi bien valables pour les hommes que les femmes surtout celles qui attendent un enfant. Malade ou bien portant, la nature de votre alimentation durant ce mois de privation est importante. Votre nourriture vous permettra d’aller ou non au bout de la période de jeûne. Rien ne sert de tout avaler, tout est une question de choisir les bons aliments. Ceux que vous consommez au quotidien peuvent constituer votre menu : le mois du jeûne n’est pas un moment de découverte gastronomique ! A force de vouloir se faire ‘’plaisir’’ et d’avoir le ventre toujours plein, on finira par alterner diarrhées et constipations. Selon Konan Kouakou, diététicien-nutritionniste, il suffit d’observer des quelques règles pour rester bien portant pendant et après le jeûne.

« Les trois repas sont à respecter chaque jour. Le petit-déjeuner va se prendre à 4 h du matin. Le matin il faudra consommer des aliments à absorption lente c’est-à-dire des glucides complexes renforcés en fibres. Il ne faut pas oublier de prendre beaucoup d’eau le matin pour éviter la déshydratation pendant les 12 heures de la journée. Le soir à la rupture il faut prendre un produit sucré pour renforcer son organisme. Se réhydraté à petites gorgées puis trois heures après la rupture passer au repas du soir ».

Le repas du soir sera un féculant (riz, mil, sorgho) accompagné d’une sauce avec de la viande ou du poisson. Eviter les excès de table et ne pas s’offrir deux dîners avant 4 h du matin !

SUY Kahofi


« Embargo » sur les poissons de la lagune Ebrié

A quand le retour des pêcheurs sur la lagune ?
A quand le retour des pêcheurs sur la lagune ?

Voici près d’un mois que les populations Ivoiriennes ont été informées d’une décision gouvernementale qui passe plutôt mal. En effet les poissons des lagunes du sud principalement celles de Dabou et Jacqueville ont été déclaré impropres à la consommation. Les raisons évoquées par le ministère des ressources animales et halieutiques sont d’ordres sanitaires. La vase de la lagune est polluée ! Les déchets qui se déposent dans le fond lagunaire deviennent hautement toxiques sous l’action du réchauffement lagunaire. Cette pollution se manifeste par des poissons étouffés qui échouent sur les berges par bancs entiers. C’est donc de nombreux pêcheurs qui sont aujourd’hui au chômage avec cette décision du gouvernement. Plus un seul poisson, plus un seul crabe n’a été sorti des lagunes depuis près d’un mois !

Sur le chemin des pêcheurs et surtout des consommateurs du bon poisson frais des lagunes, il n’y a que des grincements de dents, de l’amertume et un mécontentement. Les pirogues sont à quai, les filets sont toujours au soleil et les commerçantes des marchés villageois sont en cessation d’activité. Le chef de village d’Ahuabo ne cache pas sa colère.

« Nous ne vivons que de la pêche et du fruit de la pêche. Voici plusieurs jours que nous ne mangeons que de la viande et pour des peuples lagunaires habitués au poisson c’est difficile. Personne n’a pollué la lagune avec du poison pour capturer des poissons. Le phénomène des poissons étouffés est naturelle et se produit à une période précise ».

La lagune n’est pas polluée confirme également le Maire de Dabou, Soukou Sess Mohamed qui confirme que ce phénomène qui touche la vase de la lagune est une situation cyclique.

« Ce phénomène depuis que cette lagune existe se produit chaque 7 ou 8 ans. Que les populations se calment : le Gouvernement travaille pour nous situer sur le problème. Le Préfet a été claire sur la consommation du poisson de la lagune et nous soutenons cette interdiction ».

Le Maire se veut formel à l’endroit des populations qui vivent de la pêche : chaque habitant doit respecter la décision des autorités sanitaires. Selon des indiscrétions, la décision de ne pas consommer les poissons de la lagune n’est pas respectée par certains pêcheurs. Ces derniers nuitamment se glissent en silence sur la lagune pour prendre les poissons. Une situation qui échappe aux autorités compétentes parce que n’ayant pas de moyens pour effectuer la surveillance des entendues d’eau. Ce poisson ainsi ramené clandestinement sur le marché est présenté comme une denrée venue d’autres villes voisines.

Pendant que le sort des poissons étouffés est en discussion dans les laboratoires, les consommateurs s’impatientent. Beugré Paul dit en avoir marre de manger les produits surgelés qui représentent une perte pour l’économie locale et une atteinte gustative aux palais des consommateurs !

« L’attente est longue ! Que nos autorités nous rassurent. Regardez, je viens de manger un bon foutou banane avec une sauce mais en lieu et place du poisson c’est une patte de bœuf. Si le phénomène est périodique et qu’il est passé, que le Ministère autorise de nouveau la pêche » plaide le gourmet.

Après un mois d’attente le poisson de la lagune de Dabou et de Jacqueville reviendra-t-il sur les tables des maquis ? Les résultats des analyses de la vase polluée seront-ils rendus publics ? Dans l’espoir d’une réponse favorable à toutes ces préoccupations, tous les Ivoiriens restent à l’écoute de la décision du Ministère des ressources animales et halieutiques.

SUY Kahofi


Abidjan : cette plaie appelée insécurité !

Qui sont les vrais auteurs des agressions?
Qui sont les vrais auteurs des agressions?

Dimanche 29 juin 2013, je sirote une bière avec un ami à Cocody à quelques pas de La Maison du Parti (PDCI). Nous discutions tranquillement quand des coups de feu se font entendre non loin des tours Sainte Marie. Un officier de police nous fait signe de rester à l’abri dans le maquis.

« Nous traquons 2 braqueurs qui viennent d’attaquer un domicile à la kalachnikov. Le premier vient d’être abattu le second se cache certainement dans une des ruelles du quartier. Restez là où vous êtes au risque de prendre une balle » nous ordonne l’homme, un Beretta 9 mn en main.

Ce type de scène digne des polars américains sont désormais monnaie courante à Abidjan si bien qu’elles ne surprennent plus personne. La preuve lors des échanges de coup de feu ce dimanche entre les éléments de PJ et les braqueurs, des gamins et leurs parents sont sortis pour « apprécier le spectacle ». Diantre ! Dans quel pays sommes nous ? Abidjan avec des braquages en plein midi, des gangs qui égorgent à la machette, d’autres qui se spécialisent dans les viols sans oublier les coupeurs de route qui signent leur grand retour…L’insécurité est totale pourtant lors de son dernier passage sur les antennes de la RTI, le Ministre Ivoirien de l’Intérieur (Hamed Bakayoko) a précisé que tout va bien au plan sécuritaire. Ces propos sont proches (ou plutôt semblables) à ceux du Général Talla Niang porte-parole des trois forces militaires présentes en Côte d’Ivoire (FRCI, Licorne, ONUCI). L’officier supérieur des Nations Unies affirmait lors du dernier conclave des forces militaires que « la situation sécuritaire en Côte d’Ivoire est sous contrôle ». De quelle Côte d’Ivoire parle le Général Talla Niang ? Comment peut-on affirmer que la situation sécuritaire est sous contrôle quand chaque jour les journaux relatent en cœur des situations d’agressions violentes avec mort d’homme ? Les domiciles, services publics, PME et commerces sont visités par des voleurs qui semblent éprouver un macabre plaisir à tuer de sang froid ! Entre temps les unités paramilitaires se créent à longueur de journée mais elles peinent à rassurer les Ivoiriens !

« C’est triste : on ne peut pas chanter à la télé que tout va bien et abandonner les Ivoiriens et les Ivoiriennes à la merci des braqueurs. Il faut des mesures concrètes pour rassurer les populations au lieu de donner des réponses politiques pour attirer les investisseurs » s’indigne Guy Roger un étudiant vivant à Yopougon.

Un nombre insoupçonné d’armes légères continuent de circuler en toute impunité dans le pays malgré les opérations de DDR. Pour Sylvanus K., électricien, il faut également chercher du côté des démobilisés mécontents du régime Ouattara qui « se payent » en attaquant les domiciles. Il va plus loin en soulignant qu’il reste convaincu « que des hommes en uniforme sont eux-mêmes auteurs de certaines agressions ». Sur ce point il est difficile de ne pas croire en ces révélations car depuis la fin de la crise de nombreux militaires ont été radié de l’armée et jetés en prison pour des agissements contraire à l’étique de l’uniforme.

« Il y a quelques années lorsque vous voyez un militaire vous êtes rassuré mais aujourd’hui c’est le contraire ! Avec une armée infestée d’anciens détenus comment voulez-vous être rassuré ? » s’interroge Mr Koffi Ekissi G. un enseignant à la retraite.

Qui pourra sauver Abidjan de son insécurité chronique ? Entre ceux qui réclament un changement de la législation sur la détention des armes à feu et ceux qui veulent la levée de l’embargo sur les armes, certains optent pour des solutions plus immédiates et qui selon eux peuvent être « appliquées rapidement ».

« Il faut commencer par nettoyer l’armée elle-même des brebis galeuses ! Si l’armée n’est pas propre comment peut-elle contribuer à asseoir un climat sécuritaire digne du nom ? La guerre fait parti de notre passé alors comment pouvons-nous encore accepter que des illettrés et des évadés de la MACA soient encore en uniforme ? Il faut que cela change ! » nous explique Yao Jacques un gérant de cabine téléphonique.

Un grand nettoyage de l’armée OUI mais pour certaines ONG il faut dans l’immédiat réussir l’opération du DDR : Démobilisation Désarmement Réinsertion. Difficile de calmer des hommes qui ont faim ! Si ceux qui ont pris les armes hier ne retournent pas à la vie civile, il sera bien difficile de lutter contre l’insécurité. A ce niveau la mauvaise fois des démobilisés est aussi à souligner.

« Ils ne déposent que de petites armes et des caisses de munitions juste pour de l’argent mais Dieu seul sait l’arsenal qu’ils cachent ! Les mêmes têtes se retrouvent dans toutes les opérations de DDR toujours avec des armes » nous explique un journaliste.

La Côte d’Ivoire est dans un cercle vicieux où la seule solution qui s’offre à elle est de faire fusionner le DDR, l’insertion des ex-combattants et le toilettage de l’armée pour réussir d’ici 10 ans – minimum – son programme de lutte contre l’insécurité.

SUY Kahofi


Côte d’Ivoire : l’audit 2012 de la liberté économique rendu public

Pourquoi refuser le progrès aux Ivoiriens ? C’est autour de cette interrogation que AIA (Audace Institut Afrique) a réuni les autorités administratives et politiques, les leaders d’opinion, les économistes, les hommes de média et les étudiants à l’occasion de l’audit 2012 de la liberté économique en Côte d’Ivoire. L’amphithéâtre de l’espace CRRAE-UEMOA a servi de cadre d’échange entre les orateurs et le public toute la matinée du 19 septembre. Trois organisations se sont jointes à Audace Institut Afrique pour rendre possible cet audit. Il s’agit de la Fondation ATLAS pour la recherche économique, le Projet Un Monde Libre et le FRASER Institute. Deux orateurs se sont succédé au pupitre pour tour à tour exposer sur un pan de la thématique du jour. Le Professeur Mamadou Koulibaly, Président d’Audace Institut Afrique s’est évertué à décortiquer le thème « La liberté économique, un défi incontournable sur la voie du progrès« . Quant au Docteur Emmanuel Martin du Projet Un Monde Libre, il a présenté, chiffre à l’appui « L’audit de la liberté économique en Côte d’Ivoire » pour cette année 2012.


Carton rouge collectif pour les bleus !

Les journaux proches de l’opposition suspendus en Côte d’Ivoire

L’exercice de la revue de la presse équilibrée sera un véritable casse-tête pour les chroniqueurs Ivoiriens cette semaine. La raison est connue de tous : les journaux proches de l’opposition ne seront pas dans les bacs. Le CNP (Conseil National de la Presse) en a décidé ainsi. Très officiellement ce carton rouge collectif fait suite à un acte d’indiscipline constaté par le CNP. Le communiqué signé du président de l’organe de régulation et daté du 12 septembre 2012 souligne un même manquement imputé aux six quotidiens pro-gbagbo. Le texte mentionne ceci :

« Il  ressort des faits que le quotidien Notre Voie a été suspendu par décision du CNP du 6 septembre 2012 pour avoir publié en quatrième de couverture, des photographies soutenues de légendes interdites par le CNP ; Que suite à cette suspension, les journaux Le Nouveau Courrier, Lg Info, Le Temps, Aujourd’hui, Le Quotidien d’Abidjan L’ Alternative, ont en guise de protestation à cette décision, reproduit collectivement, le manquement objet de la suspension de Notre Voie ; Que le faisant, ils contribuent sciemment, par voie de presse à entretenir dans l’esprit des populations, l’existence d’un bicéphalisme au sommet de l’Etat. Qu’une telle pratique relève de la sédition et ne saurait être tolérée« 

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Rien ne se perd, tout peut encore servir !

Le tri, une alternative dans la gestion des ordures

Les dépotoirs sauvages d’ordures pourront-ils disparaître un jour du paysage urbain africain ? Oui. A condition d’opter pour une meilleure politique de gestion des déchets et des ordures ménagères qui représentent une part importante de ce que nous jetons. Pour arriver à gérer efficacement les ordures en milieu urbain et surtout en tirer profit, nombreux sont les spécialistes qui misent sur le tri des ordures pour une meilleure exploitation. A ce niveau, quatre types de déchets ménagers et de consommation courante sont répertoriés : le plastique, les métaux, le papier et les déchets alimentaires.

Le plastique, les métaux et le papier au recyclage

Sur le célèbre dépotoir d’Akouédo à Abidjan, des familles entières sont présentes sur les tas d’ordures et vivent de menu objets récupérés. En plus du fer et de l’aluminium, le plastique est la matière qu’on recherche le plus ici. « On recherche des sacs plastiques et les sachets pour une entreprise qui les achète au kilo pour les recycler», souligne Dian Baldé, ressortissant burkinabé avant de conclure «l’aluminium est acheté par les forgerons et le fer par les ferrailleurs qui le revendent à la forge ».

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