Côte d’Ivoire VS Sénégal : les supporteurs se mobilisent !

Un match de football, on le sait, n’est pas seulement une question de joueurs sur le terrain, de primes de match ou de fédération. Il faut aussi compter avec le public, et surtout le bataillon de supporteurs mobilisés pour porter l’équipe vers la victoire. La Côte d’Ivoire ne fait pas exception à cette règle surtout quand il s’agit du football. Le match Côte d’Ivoire vs Sénégal sera encore une occasion de démontrer le soutien du peuple à son équipe nationale de football. Dans les quartiers d’Abidjan l’heure est à la mobilisation. Ceux qui ont les moyens vont chercher leurs tickets pour vivre en direct les beaux gestes techniques des Didier Drogba, Aruna Koné, Kader Kéïta et autres Yaya et Kolo pour ne citer que ces quelques stars du ballon rond. « Moi j’aime le live et donc j’ai pris deux tickets de 5000 f pour éviter les virages qui seront très vite encombrés avec les bousculades et tout ça. J’irais voir ce match surtout par amour pour le drapeau car le pays compte beaucoup pour moi » affirme Kouassi Jean-Claude un jeune cadre. Il y a ceux qui aiment le stade et ceux qui aiment l’ambiance maquis pour suivre les matchs des éléphants. Sur ce point les arguments ne manquent pas pour défendre ce choix. « Tu vas aller au stade pour quoi faire ? Il y a des écrans géants au maquis et puis surtout il y a l’ambiance et la bière fraiche ! Moi je préfère ça » nous lance tout sourire Guy-Serge Koffi un couturier. Son ami Samba est aussi de cet avis. « Je préfère le maquis ou même la boite qui ouvre tôt les jours de match pour nous livrer le match sur écran ».















Les inondations de ces dernières années en Côte d’Ivoire qui ont entrainées d’importants dégâts dans plusieurs quartiers d’Abidjan ont permis aux Ivoiriens de découvrir la dure réalité de la vie dans les bidonvilles. Des familles entières s’entassaient dans des baraques pourries qui prennent l’eau de partout ! Ces familles mettent en péril leurs vies et certaines malgré les appels du Gouvernement préfèrent camper sur des sites classés à risque. La réalité des inondations a permis également aux Ivoiriens de découvrir l’identité des occupants des bidonvilles. Ils ne sont pas pauvres et démunis comme on pourrait le croire. Ils ne sont pas tous des sans-emplois ou même des immigrés sans argent. Dans les bidonvilles d’Abidjan, toutes les couches sociales se côtoient.