Kahofi SUY

Côte d’Ivoire VS Sénégal : les supporteurs se mobilisent !

Supporteurs de l'équipe nationale Ivoirienne

Un match de football, on le sait, n’est pas seulement une question de joueurs sur le terrain, de primes de match ou de fédération. Il faut aussi compter avec le public, et surtout le bataillon de supporteurs mobilisés pour porter l’équipe vers la victoire. La Côte d’Ivoire ne fait pas exception à cette règle surtout quand il s’agit du football. Le match Côte d’Ivoire vs Sénégal sera encore une occasion de démontrer le soutien du peuple à son équipe nationale de football. Dans les quartiers d’Abidjan l’heure est à la mobilisation. Ceux qui ont les moyens vont chercher leurs tickets pour vivre en direct les beaux gestes techniques des Didier Drogba, Aruna Koné, Kader Kéïta et autres Yaya et Kolo pour ne citer que ces quelques stars du ballon rond. « Moi j’aime le live et donc j’ai pris deux tickets de 5000 f pour éviter les virages qui seront très vite encombrés avec les bousculades et tout ça. J’irais voir ce match surtout par amour pour le drapeau car le pays compte beaucoup pour moi » affirme Kouassi Jean-Claude un jeune cadre. Il y a ceux qui aiment le stade et ceux qui aiment l’ambiance maquis pour suivre les matchs des éléphants. Sur ce point les arguments ne manquent pas pour défendre ce choix. « Tu vas aller au stade pour quoi faire ? Il y a des écrans géants au maquis et puis surtout il y a l’ambiance et la bière fraiche ! Moi je préfère ça » nous lance tout sourire Guy-Serge Koffi un couturier. Son ami Samba est aussi de cet avis. « Je préfère le maquis ou même la boite qui ouvre tôt les jours de match pour nous livrer le match sur écran ».

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Côte d’Ivoire : Radio de proximité et réconciliation

Les radios de proximité s’engagent pour la réconiliation

En Côte d’Ivoire l’expression Radio de proximité désigne les radios communautaires ou non commerciales. Ces radios qui naissent chaque jour à travers la Côte d’Ivoire occupent une place importante dans le processus de sensibilisation des populations. En effet, de nombreuses localités de la Côte d’Ivoire ne pouvant avoir accès aux ondes de la chaîne nationale ne reçoivent des informations que grâce au radio de proximité. Même si elles n’ont pas le droit de faire de l’information au sens d’une production quotidienne d’éditions de journaux parlés, elles informent les populations sur l’actualité immédiate de la cité. Les programmes sont composés généralement de magazines de sensibilisation sur la santé, l’éducation, le développement rural, l’agriculture…La musique tient également une place de choix et pour couronner le tout les programmes sont produits également dans les langues locales ! Ce dernier atout est le moyen principal par lequel les radios de proximité se rapprochent plus des populations. Elles sont donc incontournables surtout dans les zones rurales où tout ce qui s’entend à la radio est parole d’évangile ! Ce statut particulier des radios de proximité peut et doit leur permettre de jouer un rôle clé dans le processus de réconciliation nationale.

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Universités Ivoiriennes : après le bruit…espérons le changement !

Une nouvelle Université pour quel avenir?

Combien de millions auront coûté la petite frasque du gaspillage pour la réouverture de l’Université Ivoirienne ? Je suis de ceux qui ne seront pas surpris si officiellement on nous dit que le Gouvernement Ouattara aura englouti une centaine de millions pour simplement faire du bruit. Du bruit pour montrer qu’on a jeté une couche de peinture à eau sur les murs des amphithéâtres. Du bruit pour dire qu’on a enterré des pavés composés à 80% de sable. Du bruit pour justifier une facture de rénovation estimée à plus de 100 milliard f CFA ! Du bruit pour dire aux étudiants et aux parents qu’ils doivent désormais payer plus cher pour avoir accès à l’éducation. Après ce vacarme dont le plus grand bénéficiaire est le Sieur Cissé Bacongo, heureux dans le bruit de la fanfare comme personne, à quoi devons-nous nous attendre ? Une Université nouvelle n’est pas simplement une histoire de nouveaux bâtiments. Une Université nouvelle n’est pas simplement une question de nouvelle dénomination. Le véritable changement devait venir avant tout ce raffut ! Si l’on ne s’attaque pas aux problèmes de base, l’Université, même avec ses nouveaux bâtiments ne pourra jamais pondre des cadres sérieux.

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Horticulture : entre passion du jardinage et difficultés quotidiennes

La passion ne masque pas les difficultés

Cocody-Riviéra, sur près de 6 km reliant le carrefour du Boulevard Mitterrand au carrefour N’Poutto, plusieurs jardins de fleurs bordent la lagune. Ces jardins sont la propriété d’une trentaine d’horticulteurs qui chaque jour se battent pour écouler leurs plantes aux clients venus de toute la capitale ivoirienne. Malgré l’amour pour leur métier, ils sont de plus en plus gagnés par un certain découragement à cause des difficultés qu’ils vivent au quotidien.

Organisation de la filière

La filière horticulture existe dans les grandes académies agronomiques de Côte d’Ivoire. Une formation de 3 à 5 ans permet aux étudiants de pouvoir exercer la profession dans les règles de l’art. Lors de notre enquête, les horticulteurs que nous avons croisés ont reçu leur formation sur le tas aux côtés des anciens du métier. Une chose est sûre, c’est que dans ce métier l’amour de la nature et des plantes est une condition indispensable pour réussir. «Voici 15 ans que je suis dans ce milieu et il faut dire que seule la passion pour cette profession nous maintien accroupi pour les soins de nos plantes», affirme Yaméogo Yacou horticulteur avant de conclure : «la nature elle-même choisi les hommes qui doivent la préserver car tout le monde n’a pas forcément la main pour faire pousser les plantes».

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La Côte d’Ivoire célèbre la journée de l’aide humanitaire

Stands des acteurs humanitaires

A l’image de tous les pays du monde, la Côte d’Ivoire a célébré la journée mondiale de l’aide humanitaire. La date retenue officiellement par les Nations Unies pour cette célébration est le 19 août mais en Côte d’Ivoire c’est ce 24 août que les acteurs humanitaires se sont retrouvés pour marquer l’évènement. Le siège du Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires en Côte d’Ivoire (OCHA) a servi de cadre à cette manifestation qui a permis au public de redécouvrir les Agences du système des Nations Unies, les ONG Internationales et Nationales qui apportent leurs soutiens aux populations en difficultés. Cette célébration selon le Ndolamb Ngokwey, le Coordonateur Humanitaire des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire a deux objectifs principaux : « il s’agit dans un premier temps d’attirer l’attention sur l’aide humanitaire et sa nécessité pour les populations en difficulté mais aussi et surtout de rendre un hommage appuyé aux hommes et femmes qui au péril de leurs vies viennent en aide aux plus vulnérables ». Sur ce deuxième objectif de la célébration, il est important de noter que sur les dix dernières années, plus de 800 travailleurs humanitaires ont été tués et 1.300 autres blessés en venant en aide à ceux qui en ont le plus besoin. Ce 24 août, la célébration d’Abidjan a été une occasion de faire un large focus sur l’action humanitaire à travers des projectifs de films et de clips humanitaires, des expositions et des stands de sensibilisation. Bien avant Abidjan, les acteurs humanitaires ont célébré cette journée à Tabou et Guiglo respectivement les 19 et 23 août. La journée mondiale de l’aide humanitaire revêt un caractère très important dans le contexte Ivoirien dans la mesure où près de 175 agences et organisations nationales et internationales œuvrent sur le terrain.

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Anokoua Kouté : les leaders communautaires formés à la cohésion

Formation des leaders communautaires à Anonkoua kouté

Dans le cadre du vaste Projet d’accompagnement juridique et judiciaire des victimes de la crise Ivoirienne, l’APDH (Action pour la Protection des Droits de l’Homme) a débuté ce 22 août 2012 ses campagnes de sensibilisation à la cohésion sociale à l’endroit des populations. Première étape de cette opération le village martyr d’Anokoua Kouté dans la communauté d’Abobo. Plus d’une vingtaine de leaders communautaires du village se sont réunis autour du thème « la cohésion sociale et le développement communautaire à travers le respect des droits de l’homme et des valeurs démocratiques« . Ces leaders communautaires, déjà réunis en comité de veille pour prévoir les crises et autres tensions ont été formé grâce à deux modules. Le premier, éducation au respect des droits de l’homme et aux valeurs démocratiques, avait pour objectif d’instruire les leaders communautaires sur les notions de bases liées aux droits de l’homme, la nécessité de les respecter et de les promouvoir. Le second module, la réconciliation, la cohésion sociale et le développement communautaire, visait à faire comprendre aux acteurs que le vivre ensemble et la réconciliation vraie peuvent aider au développement.

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L’Aïd el-fitr célébré par les musulmans Ivoiriens

La fête du Ramadan marquant la fin du mois de jeûne portant le même nom a été célébrée ce 19 août sur toute l’étendue du territoire Ivoirien. Malgré le contexte social marqué par la crise et une flambée des prix sur les marchés, les musulmans ont voulu célébré cette fête, moment important du calendrier islamique. Très tôt le matin de nombreux musulmans ont pris d’assaut les marchés qui pour acheter des légumes ou du riz, qui pour chercher un poulet ou quelques kilogrammes de viande. Vu les quantités demandées par la clientèle, on se rend compte que chacun joue sur les réserves et calcule énormément avant de se décider. « Voici notre deuxième année consécutive sans le mouton ! C’est devenu trop cher donc on se rabat sur les poulets ou la viande de bœuf. Là encore il y a problème : 2200 f le kilo ce n’est pas donné » nous confie Mme Traoré une mère de famille venue chercher de la viande au marché de 9 kilo, Riviera 3. Non loin nous retrouvons une autre ménagère qui, la paume remplie de jetons, semble pianoter sur le clavier d’une calculatrice invisible les yeux dans le vide. « Excusez moi je fais mes comptes » nous dit-elle. Dame Sidibé est là pour acheter du riz et des légumes. Pour l’occasion elle reste fidèle à la consommation habituelle de la famille. « Je vais prendre du riz maman à 2500 f les 5 kilo. C’est ce qu’on mange d’habitude à la maison ». Elle nous confiera que pour la viande, sa famille s’est associée avec deux autres pour un mouton à 100.000 f ! Une vrai chance car comme le confirme Naré le bouché de Belleville « certain mouton se vendait à 150.000 voir 175.000 ! ».

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Indénié : les bassins de retenue comme solution

Carrefour de l’Indénié lors d’une inondations (Abidjan, Côte d’Ivoire)

Les inondations spectaculaires du carrefour de l’Indénié à Abidjan seront-ils un vieux souvenir d’ici peu ? Difficile de répondre à cette question pour l’instant mais des signes sur le terrain donnent de l’espoir aux abidjanais.

Depuis la fin de la crise post-électorale, la Côte d’Ivoire est un pays en pleine reconstruction grâce à des chantiers disséminés sur toute l’étendue du territoire. Bien plus que simples chantiers, certains sont de véritables projets sensés venir à bout de plusieurs années d’échec de l’homme face au casse-tête de l’urbanisation. Le projet d’aménagement du site de l’Indénié est l’un de ces projets. Il est financé par la Banque Mondiale à hauteur 1,5 milliard et doit être exécuté sur une période de 6 mois par l’entreprise de Travaux Publics FRANZETTI-CI. L’une des innovations majeures de ce projet est la réalisation des bassins de retenue d’eau. Le rôle de ces bassins est de réduire la vitesse de l’eau, retenir les déchets solides (sachets, bouteilles, pneus…) et le sable.

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Mode Ivoirienne : le pire est à venir !

via Valeri-DBF in Orlando

Le 22 juillet 2010 je signais sur le site d’information en ligne Avenue.225.com un article sur les pantalons à taille basse qui ont fait leur entrée dans la garde robe des Ivoiriennes. Le post baptisé « Mode : Les taille-basses, ces pantalons qui scandalisent de plus en plus » avait été repris par les observateurs de France 24 et par plusieurs blogs. Il a suscité un vif débat entre ceux qui se disaient partisans de la liberté de la femme sur tous les plans et les défenseurs de l’éthique vestimentaire féminine. Bien que de nombreuses personnes aient conclu que les pantalons à taille basse contribuaient à dévoiler l’intimité des femmes et qu’il fallait les mettre en respectant certaines règles, les pantalons à taille basse ont continué à attirer un nombre incalculable de fans. Petites ou grandes, jeunes ou âgées, le nombre de femmes qui ont adopté le style est toujours plus élevé. Certaines sont plus discrètes, d’autres demeurent provocatrices à souhait avec les strings et autres cache sexe qui déborde gracieusement à l’arrière du jean ! C’est particulièrement au sein de cette deuxième catégorie de femme que la mode des pantalons à taille basse a subit une nouvelle évolution. Avec elles on serait tenté de dire que le pantalon est passé de son statut de taille basse à TAILLE TRES BASSE !

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Côte d’Ivoire : une vieille Dame au berceau !

Nanan Boigny, le vrai bâtisseur de la Côte d’Ivoire

52 ans voici l’âge de ma belle Côte d’Ivoire, Patrie pour laquelle nos pères se son battus et pour laquelle nous continuons de nous battre. Nos pères se sont battus pour arracher l’indépendance politique au colonisateur et nous – chacun avec ses convictions politiques – nous battons pour l’indépendance économique. Du brave planteur Houphouët Boigny à Alassane Ouattara en passant par le Général Robert Gueï, la Côte d’Ivoire trace son chemin et tente tant bien que mal de faire entendre sa voix dans le concert des nations. Le temps passe et pour moi, jeune Ivoirien né 20 ans après l’indépendance de son pays, je constate que mon pays loin d’évoluer recule sur le plan politique et économique. Rien à part l’œuvre du Père Fondateur n’a été réalisé après lui. Tout ce que la Côte d’Ivoire a et est nous le devons au Boigny de Yamoussoukro. 90% des bâtiments administratifs, des hôpitaux, des aéroports, des routes, des barrages hydro-électriques, des aérodromes…nous le devons à un seul homme qui loin d’avoir pensé à sa famille et son clan politique a pensé à la Côte d’Ivoire. La Côte d’Ivoire est ce qu’elle est grâce à Houphouët Boigny et les pseudo-politiciens qui lui ont succédé sans exception ne pourront pas dire le contraire ! C’est malheureusement à cause de ces hommes qui se sont assis dans le fauteuil présidentiel après Houphouët Boigny que mon Pays a sombré dans les bas-fonds du développement.

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Sur les pas des agents de vente abidjanais

Agents de vente dans le quartier de Yopougon (Abidjan)

« Je suis titulaire d’une licence en criminologie et je veux me présenter cette année au concours de police. Avec le yoyo à l’Université et un avenir incertain pour les jeunes de ce pays, je n’ai plus cette volonté de poursuivre mes études. C’est juste pour réunir de l’argent pour le concours que j’ai accepté l’offre de cette PME qui s’occupe de la vente de biens de consommation d’origine asiatique »Comme Francis Aka, nombreux sont ces jeunes ivoiriens qui ont accepté un poste d’agent de vente au sein de ces PME qui se sont spécialisées dans la promotion de divers produits. Ils ont entre 18 et 35 ans, jeunes hommes ou jeunes femmes, ils sont de couches sociales défavorisées et veulent se faire de l’argent pour s’assurer les fins de mois en attendant des jours meilleurs. Plusieurs raisons les poussent donc vers cette profession : certains sont en quête d’argent pour financer leurs concours ou leurs petits projets, d’autres y viennent le temps de trouver un emploi stable et certains la pratique comme activité première. A Abidjan par respect pour ces jeunes gens on les appelle par abus de langage commerciaux ou démarcheurs !

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Intermédiaires administratifs : les dessous d’une organisation bien huilée

Intermédiaires administratifs aux abords de la Mairie de Cocody Abidjan

Ils sont visibles aux abords de la quasi-totalité des services administratifs de la Côte d’Ivoire. Ils servent d’intermédiaires très officieusement à ceux qui ont la lourde charge d’émettre des documents pour les examens, concours et autre dossier de la fonction publique. Leur service ne sont pas gratuits et ils appartiennent à un milieu très organisé…bienvenu dans l’antre des intermédiaires administratifs ivoiriens !

Il n’existe pas un seul endroit où l’on émet des documents administratifs qui échappe à leur contrôle ou plutôt à leur présence. Les intermédiaires administratifs sont présents aussi bien dans les Mairies, sous-préfectures, centres d’orientations, services de scolarité des universités… Leur mission consiste à vous faire obtenir en quelques minutes un document pour lequel vous aurez dû mettre trois ou quatre jours d’attente. Ils sont le bras officieux de l’administration. Les fonctionnaires se défendent d’avoir recours à leurs services mais avec le temps qui passe les Ivoiriens savent désormais comment cette petite ‘’mafia’’ fonctionne.

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Universités Ivoiriennes : 1600% de majoration pour les frais d’inscription !

La réhabilitation des Universités Ivoiriennes, on le savait déjà, allait avoir un coût sur les droits d’inscription. Les Parents et Etudiants étaient certes préparés mais ils étaient loin de s’imaginer que le Gouvernement ivoirien allait majorer à plus de 1600% les frais d’inscription ! De 6000 f CFA à l’origine soit 0,5% du coût de formation, le droit d’inscription dans les Universités publiques passe à 100.000 f CFA à partir de la rentrée académique fixée au 3 septembre prochain. Pour être plus explicite les étudiants Ivoiriens et leurs camarades de l’espace UEMOA paieront, pour la Licence, 100.000 f CFA, le Master 200.000 f CFA et le Doctorat 300.000 f CFA. Tandis que les étudiants hors espace UEMOA devront s’acquitter pour les mêmes niveaux d’étude respectivement de 300.000 f CFA, 400.000 f CFA et de 500.000 f CFA. La participation des apprenants au coût de leur formation augmente donc d’une manière vertigineuse ! Avec des coûts aussi élevés qui laissent parents et étudiants sans voix, les Ivoiriens se posent des questions. L’argent investi dans la réhabilitation de l’Université sera-t-il remboursé par les Etudiants ? Alassane Ouattara le technocrate champion de la privatisation veut-il faire basculer les universités publiques dans le privé ? Comment expliquer que les réformes éducatives en pleine situation post-crise puissent être aussi couteuses pour les contribuables ?

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Rafles intempestifs : les éléments FRCI rançonnent les Ivoiriens

Eléments FRCI

Depuis un certain temps les hommes du Docteur Alassane Ouattara, Président de la République de Côte d’Ivoire, Ministre de la Défense, Président du Comité RSS (Réforme du Secteur de la sécurité)…ces hommes dis-je ont trouvé une nouvelle occupation ‘’très saine’’ pour se faire de l’argent de poche. Dans un pays où des ministres supposés corrompus ont été débarqués, il est préférable de tourner le dos aux vieux systèmes de racket sur les routes pour expérimenter de nouvelles stratégies. Dame insécurité à un dos large et c’est elle qui désormais sert de dépotoir aux comportements gauches de nos sacrés FRCI. Bien que les choses aient évolué côté style (nouveaux uniformes, ils parlent un peu français et prennent des bains), côté comportement il faut encore patienter. Pour lutter contre l’insécurité, les éléments FRCI décrétant l’Etat d’Urgence se sont métamorphosés en Gendarmes et Policiers ! Ils opèrent des rafles RPG au poing et ne se privent pas de rançonner les imprudents. « Vous avez des pièces ou pas vous payez entre 2.000 et 3.000 f CFA ! C’est quoi ça encore ? » s’interroge un jeune homme d’une trentaine d’année.

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Formation professionnelle, école ou atelier : que choisir ?

Nombreux sont les jeunes qui fréquentent aujourd’hui les Instituts et centres de formation professionnelle. Certains sont venus ici pour la passion qu’ils éprouvent, pour le métier qu’ils ont choisi; d’autres sont là par le ‘’heureux hasard’’ des orientations après les classes de troisième ou de terminale. N’ayant pas pu poursuivre leurs études dans les cycles classiques de nos écoles secondaires, ils ont choisi d’apprendre un métier dans les centres de formation professionnelle. L’apprentissage d’un métier ne se résume pas à retenir des leçons par cœur : il s’agit d’un système basé sur la théorie et la pratique. Mais dans les entreprises qui accueillent les étudiants, bon nombre de maîtres de stage se plaignent de l’incapacité des jeunes à réaliser les manœuvres les plus élémentaires. Les problèmes de l’apprentissage sur le tas et celui de la formation dans les centres professionnels refont donc surface.

« Ils ont des diplômes mais ils ne connaissent pas le travail ! Or les métiers c’est la maîtrise de la pratique et non de la théorie : ce que le diplôme justifie doit se voir dans les faits » souligne M. Zamblé chef électro-mécanicien,  responsable d’un groupe de stagiaires. En effet, nombreux sont les jeunes diplômés qui peinent à s’insérer dans les entreprises faute de maîtrise des rouages de leurs métiers qu’ils ont pourtant appris. « A les voir transpirer sur les machines, je me demande ce qu’on leur enseigne dans leurs écoles » renchérit M. Zamblé avant de conclure « nous sommes obligés de tout leur apprendre de nouveau. Un métier on ne le connait pas sur papier mais on le connait en pratique ».

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La délinquance routière : le fléau du bitume Ivoirien

Les mauvais chauffeurs occasionnent de nombreux accidents chaque année

Ils ont un permis de conduire, ils sortent pour certains tout fraichement des auto-écoles, ils ont pour d’autres plusieurs années d’expérience au volant mais sur les routes, leur manière de conduire font dresser les cheveux des usagers assis à l’arrière. Chauffeurs de taxi-compteur ou de wôrô-wôrô (taxi communal), de mini-cars ou de voiture personnelle, les délinquants du volant se comptent parmi toutes les classes sociales et tous les milieux professionnels. On dit souvent d’eux qu’ils considèrent la route comme leur chambre à coucher et qu’ils y font ce qu’ils veulent au risque de mettre en danger la vie des autres.

Les origines d’un mal persistant

La délinquance routière trouve ses origines dans le manque de formation à la maîtrise du code de la route et de la conduite. En effet en Côte d’Ivoire un nombre pléthorique d’auto-écoles ouvre chaque jour. Avec moins de 90.000 f CFA un Ivoirien peut s’offrir le permis de conduire en 15 ou 25 jours. Les cours de conduite et le programme du code sont dispensés selon un programme conçu par l’apprenant lui-même. Certaines auto-école – on ne sait comment ? – arrivent à délivrer un permis de conduire en moins d’une semaine !

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Bidonvilles d’Abidjan, qui sont les vrais habitants ?

Les inondations de ces dernières années en Côte d’Ivoire qui ont entrainées d’importants dégâts dans plusieurs quartiers d’Abidjan ont permis aux Ivoiriens de découvrir la dure réalité de la vie dans les bidonvilles. Des familles entières s’entassaient dans des baraques pourries qui prennent l’eau de partout ! Ces familles mettent en péril leurs vies et certaines malgré les appels du Gouvernement préfèrent camper sur des sites classés à risque. La réalité des inondations a permis également aux Ivoiriens de découvrir l’identité des occupants des bidonvilles. Ils ne sont pas pauvres et démunis comme on pourrait le croire. Ils ne sont pas tous des sans-emplois ou même des immigrés sans argent. Dans les bidonvilles d’Abidjan, toutes les couches sociales se côtoient.

Les toitures rouillées s’étendent à perte de vue, à quelques endroits des constructions en dur, ici une habitation faite de matériaux de récupération…Voici le visage que nous offre Washington nouveau quartier situé entre les communes de Cocody et d’Adjamé. Ici, comme dans la majorité des bidonvilles, les familles luttent pour survivre dans un univers insalubre. Manque d’eau potable, d’électricité, de sanitaire digne du nom et de canaux d’évacuation des eaux usées sont les premiers problèmes que l’on y rencontre. Pourtant lorsqu’on s’approche des habitants on se rend compte que les raisons de leurs présences en ces lieux sont différentes.

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L’APDH accompagne au plan juridique les victimes de la crise Ivoirienne

L’ONG de défense des Droits de l’Homme APDH (Action pour la Protection des Droit de l’Homme) a présenté officiellement son projet d’accompagnement juridique et judiciaire des victimes de la crise Ivoirienne. Ce projet qui vise à accompagner les victimes de la crise Ivoirienne pour leur permettre de saisir de façon efficace les juridictions nationales et internationales intervient dans un contexte particulier. La Côte d’Ivoire comme toute société en sortie de crise est confrontée à la gestion de son sombre passé pour parvenir à une société plus démocratique et à un Etat de Droit affirmé. Pour y arriver, le pays doit pouvoir instaurer une politique de lutte contre l’impunité et l’instauration d’une justice transversale applicable à tous. Dans ce schéma, les acteurs de la société civile sont mis à contribution pour jouer le rôle d’éveilleur de conscience et surtout contribué à rétablir la vérité. L’APDH n’entend pas se faire prier pour remplir cette mission ! Son projet baptisé « Accompagnement juridique et judiciaire des victimes de la crise Ivoirienne » est le canal par lequel l’ONG veut aider à faire la lumière sur les violations des droits de l’homme et surtout aider les victimes à obtenir réparation.

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